Création d’un collectif Ultim par les armateurs des maxis multis solo

Banque Populaire, Macif et Sodebo, armateurs  ou futurs aramateurs de maxis multicoques solitaire ont annoncé aujourd’hui la création du Collectif Ultim. Leur but est de soutenir cette « nouvelle » classe et de la doter d’un programme de courses sur 4 ans réservé aux multicoques de 80 pieds et plus.

Ce nouveau Challenge Ultim prévu dès 2015 intégrera un tour du monde en solitaire en 2017 et au minimum une course intermédiaire, les autres années, celle-ci aurait pour format du solo ou du double.

Les bateaux éligibles à intégrer ce collectif devront être maniables en solitaire sans assistance électrique ou hydraulique devront s’aligner au moins au départ d’une course par an.

Les trois bateaux de Banque Populaire (Banque Populaire VII, ex Groupama 3, mené par Armel le Cléac’h), le futur Sodeb’O Ultime (ex Géronimo en cours de modification mené par Thomas Coville), et le futur Macif (mené par François Gabart) seront aligné sur ce circuit, reste à convaincre d’autres armateurs de les rejoindre.

© Yvan Zedda/BPCE

Yann Guichard espère pouvoir modifier son maxi trimaran de 140′, Spindrift 2 (ex Banque Populaire V), afin de l’adapter au solitaire et pourrait être un candidat convoité, mais aussi redouté du fait de la puissance de son bateau.

Francis Joyon et son sponsor possède un bel outil, mais même si le duo détient les quatre records majeurs en solitaire, le trimaran âgé de 6 ans, ne devrait pas avoir le potentiel de vitesse du futur Sodeb’O ou Macif.

L’actuel Sodeb’O (105′), quasi sistership d’Idec sera à la vente l’année prochaine et pourrait grossir les rangs de la classe, Lionel Lemonchois et Prince de Bretagne sont dotés d’un trimaran de 80′ mais celui-ci est plus adapté à des transatlantiques qu’à un tour du monde.

Marc Thiercelin cherche toujours un financement pour réparer l’ex Oman Air Musandam (sistership de Sodeb’O), tout comme Philippe Monnet qui possède l’ex B&Q Castorama (précédemment mené par Ellen MacArthur).

Le polonais Roman Paszke a déjà tenté deux tours du monde sur son maxi catamaran Bioton, mais a renoncé  à deux reprises au large de l’Amérique du Sud. Reste également disponible un catamaran qui pourrait être adapté au solitaire : l’ex Orange 2 de Bruno Peyron.

Thierry Bouvard, Responsable du Pôle Programmes Editoriaux et Sponsoring de Banque Populaire
« Banque Populaire est un acteur impliqué dans la voile depuis plus de 25 ans. Nous avons toujours été favorables à ce que les grands bateaux participent à des courses, et s’affrontent les uns aux autres dans un esprit de compétition et de partage des émotions. Nous sommes ravis de voir aujourd’hui les forces fédérées autour du Collectif Ultim pour offrir au public des moments forts de voile, d’aventure humaine comme nous les aimons tant. »

Jean-Bernard Le Boucher, Directeur des programmes de course au large du groupe Macif
« La Macif porte des valeurs de solidarité, d’innovation, de performance et de partage. Ces mêmes valeurs animent les armateurs qui fondent le Collectif Ultim. C’est une chance pour Macif de s’engager dans ce programme ambitieux à partir de 2015. Notre objectif est de repousser collectivement les limites de la Course au Large en solitaire, synonyme d’aventure et d’émotions pour un large public. »

Patricia Brochard, co-Présidente de Sodebo
« L’esprit pionnier et aventurier est toujours à l’origine de la réussite des entreprises qui, comme les marins, osent ou ont osé se lancer dans des paris audacieux. La création du Collectif Ultim est née de la volonté de plusieurs armateurs de construire ensemble un projet pour relever de nouveaux défis et le partager avec un large public. La liberté d’agir pour créer notre avenir nous anime au quotidien. »

Armel Le Cleac’h, skipper de Banque Populaire
« Je suis heureux de la dynamique qui est en train de naître, qui va permettra à ces formidables bateaux de se confronter et ainsi, de nous offrir de nouvelles aventures. »

François Gabart, skipper de MACIF
« C’est un nouveau défi à relever pour faire grandir nos rêves et les partager avec le plus grand nombre. »

Thomas Coville, skipper de Sodebo
« Cette dynamique collective est une chance unique pour promouvoir les fondamentaux véhiculés par la course au large : liberté, engagement, partage. »

Abandons et programme des G-Class solos

  • Thomas Coville, le skipper du maxi trimaran Sodeb’O , est contraint de renoncer à sa tentative de record sur la Route de la Découverte suite  à une blessure à la jambe gauche. Celle-ci date de dimanche, lors d’un empannage dans un vent fort. Le skipper fait désormais route vers les Açores qu’il devrait atteindre demain. Il suit ainsi les conseils de deux médecins, afin d’éviter des séquelles ultérieures.

Thomas Coville « J’ai cru que ça allait se résorber mais la situation s’est rapidement dégradée, ma cheville a beaucoup enflé et j’ai maintenant du mal à me déplacer ce qui peut engager ma sécurité et celle du bateau. Les médecins craignent que cela s’aggrave et entraine des conséquences sur ma récupération à long terme. Comme je ne suis pas loin des Açores, me dérouter s’avère être une sage décision. C’est dommage car je me sentais vraiment bien sur ce bateau transfiguré au portant. Cet entrainement m’intéressait beaucoup même si ce record de la Découverte n’est pas le centre de notre programme avec Sodebo. »

  • Le principal adversaire de Thomas Coville, Francis Joyon, va quant à lui reprendre sa campagne de records, sur le quasi sistership de Sodeb’O. Il détient trois des quatre principaux records en solo sur son trimaran Idec (tour du monde, route de la Découverte, record des 24 heures). Il devrait s’aligner sur le record de la Route de la Découverte pour améliorer son propre record, suite à l’abandon de Soded’O. Puis il  retentera sa chance sur l’Atlantique Nord avec la traversée de New York au Cap Lizard. Il avait chaviré peu après son départ en 2011 lors de sa précédente tentative.
  • Roman Paszke, sur son maxi catamaran Bioton, a pris la décision de renoncer à son tour du monde contre vents et courants dominants il y a quelques jours en raison du mauvais temps dans la zone du Cap Horn. Cette décision est une surprise puisque le marin polonais visait le temps de Jean Luc Van Den Heede sur un monocoque en 129 jours, et qu’il était possible pour lui de passer le Horn en moins de 30 jours en s’abritant, et en attendant des conditions météos favorables.

Roman Paszke passe l’équateur

Le skipper polonais, qui tente un tour du monde en solitaire sur son maxi catamaran Gemini 3, a passé l’équateur hier après 6 jours, 11 heures et 23 minutes de mer (au départ des Canaries), le marin améliore son temps de l’année dernière de près de 20 heures. Il navigue actuellement au large du Brésil.

Roman Paszke retente son tour du monde à l’envers

Le navigateur polonais Roman Paszke a repris la mer il y a 48 heures, au départ de Las Palmas aux Canaries, pour une nouvelle tentative de record en solitaire autour du monde contre vents et courants dominants.

Il avait du revenir à Las Palmas lors de sa première tentative de la saison suite à une collision avec un OFNI qui avait arraché un des safrans de son catamaran Gemini 3.

Après deux jours de navigation, le skipper approche du Cap Vert après avoir parcouru environ 700 milles.

Gemini 3 heurte un OFNI

Roman Paszke, le skipper polonais, qui avait pris le départ de sa tentative de tour du monde en solitaire à l’envers est en approche de Las Palmas ; environ six heures après son départ des Canaries son catamaran Gemini 3 a heurté un OFNI, le choc a arraché le safran tribord, obligeant le marin à revenir au port de départ. Au moment de l’impact, le bateau avançait à 23 noeuds dans un vent d’une trentaine de noeuds de nord-est, avec une houle de 2,5 à 3 mètres.

Roman Paszke a pris le départ de son tour du monde

Le skipper polonais, Roman Paszke, a pris le départ de sa tentative de tour du monde en solitaire à l’envers (contre vents et courants dominants) aujourd’hui ; au départ de Las Palmas aux Canaries.

La marin effectue sa seconde tentative après l’échec de la première l’année dernière, il a pris le départ sur son catamaran Gemini 3, long de 27,43m.

Une sélection de photographies de Thierry Martinez est disponible sur le site officiel.

Roman Paszke tentera de nouveau son tour du monde cet hiver

Roman Paszke, le skipper polonais, tentera de nouveau un tour du monde d’est en oust (contre vents et courants dominants) cet hiver, à la barre de son catamaran Gemini 3.

Sa tentative précédente s’était soldée par un abandon en Argentine suite à une voie d’eau, et s’était compliqué d’un umbroglio juridique suite aux opérations de « sauvetage » du bateau, ce qui avait entrainé une immobilisation de celui-ci durant plusieurs mois dans le port argentin.

Le skipper est prêt pour une nouvelle tentative avec un catamaran allégé de 400kg, grâce aux changement des réservoirs de carburant et l’adoption d’un nouveau système de production d’énergie. Il devrait appareillé la semaine prochaine pour un port français (probablement Lorient), où il sera en stand-by pour cette nouvelle tentative de tour du monde en solitaire contre vents et courants dominants.