Premier bilan un mois après la mise à l’eau du Maxi Edmond de Rothschild

Le Maxi Edmond de Rothschild  a été mis à l’eau voici un mois, l’heure du premier bilan pour les navigants et l’équipe technique est venu.

Après les mise en place des foils (8 mètres de développé), les différents réglages du gréement et les vérifications de l’ensemble des systèmes hydrauliques, électroniques et électriques au ponton, l’équipe a pu effectuer la première navigation sous voile du trimaran le 28 juillet dernier,  en présence  des armateurs du Gitana Team, Ariane et Benjamin de Rothschild.

Depuis l’équipe navigante enchaine les sorties au large de Lorient, le port d’attache du trimaran, le temps clément en cette période estivale a permis aux membres du team de découvrir le bateau dans des conditions médiums.

©Yann Riou/Gitana SA

Gitana 17 a été conçu par Guillaume Verdier et le bureau d’études du Gitana Team pour être le premier multicoque océanique avec des capacités de vol au large, sans pour autant en faire un pur foiler.
Pour l’heure, cet aspect de vol stabilisé au large n’est pas l’objectif premier du team, qui poursuit la prise en main du multicoque. Qui plus est la première course du bateau arrivera vite avec la Transat Jacques Vabre en double en novembre, pour se faire Sébastien Josse sera accompagné de Thomas Rouxel., les deux marins réaliseront leur parcours de qualification dans les semaines à venir.

Le retour est satisfaisant pour le skipper du Maxi Edmond de Rothschild, Sébastien Josse  :
« Les sensations sont très bonnes et nos premières sorties nous donnent toujours envie d’en voir plus ! Après nos cinq premières navigations nous pouvons dire que la plateforme du Maxi Edmond de Rothschild répond parfaitement à notre cahier des charges. C’est un bateau raide, sécurisant – on sent qu’il peut vraiment encaisser – et puissant. Jusqu’à présent nous avons eu des conditions plutôt médium pour le tester, mais on sent tout de suite qu’il y a pas mal de réserves sous le pied, ce qui est très positif. Nous avons tous hâte d’aller naviguer dans du vent fort et de la mer mais chaque chose en son temps. Les conditions « estivales » permettent de prendre la mesure du Maxi petit à petit, de se familiariser avec ses réactions, son comportement. Pour le moment, nous avons effectué des sorties en équipage mais dans les prochains jours nous passerons en mode « double
Le vol ? Ce n’est clairement pas l’objectif prioritaire des premières navigations car il y a déjà beaucoup à faire dans la prise en main de la machine. Mais désormais tout est à poste à bord pour pouvoir exploiter pleinement nos systèmes.
Les quelques sorties que nous avons pu réaliser depuis la mise à l’eau ne nous permettent pas de maîtriser l’exercice, mais ce que l’on peut déjà dire aujourd’hui c’est qu’il n’y a aucun doute sur le fait que le Maxi Edmond de Rothschild volera ! Après, savoir dans quelle configuration cela sera possible et surtout s’avérera efficace en termes de performance… patience ! ».

Le Maxi trimaran Edmond de Rothschild mis à l’eau

Après 170 000 heures de travail  et 20 mois de chantier, le Maxi Edmond de Rothschild a été mis à l’eau ce matin au chantier Multiplast, il a ensuite rejoint son port d’attache et la base du Gitana Team à Lorient, où il a été mâté dans l’après midi.

Ce maxi trimaran a été conçu en collaboration entre le bureau d’études de l’architecte Guillaume Verdier et celui du Gitana Team, pas mons de 240 personnes auront participé à la conception de ce bateau.
De nombreux intervenants ont collaboré pour la construction de celui-ci : Pixel Sur Mer (asservissement), C3 Technologies (cloisons et appendices), Re Fraschini (foils), Lorima (mât), Multiplast (plate-forme) et Persico (cockpit).

©Yvan Zedda/Gitana SA

Ce trimaran bénéficie également des études menées sur le Multi 70 Edmond de Rothschild (vendu à Giovanni Soldini/Maserati), le MOD 70 du team avait été largement modifié, notamment au niveau des appendices, afin de le sustenter et le faire voler.

Le Gitana Team ambitionne, avec ce Maxi Edmond de Rothschild, d’avoir le premier multicoque océanique « volant ».
Force est de constater que le trimaran a bénéficié des dernières avancés, notamment de la Coupe de l’America, afin de lui permettre d’atteindre cet objectif.
Il bénéficie de safrans en T rétractables avec intégration dans un carénage aérodynamique en position haute et intégration des élévateurs dans la carène. Les foils en L de 5 mètres de haut pour près de 3 d’envergure seront mis en place dans les prochains jours, par ailleurs la dérive centrale, à trimmer semble-t-il, bénéficie également d’un plan porteur afin de sustenter le bateau.
La partie émergée n’est pas en reste avec trois coques à fond plat afin de favoriser les phases de décollage grâce à un planing précoce et d’assurer une excellente stabilité par mer formée. Les étrave sont inversée afin de faciliter le passage dans la mer formée, et le franc-bord important pour éviter les impacts des vagues.

Les bras de liaison ont une forme  rectangulaire – afin d’augmenter la rigidité de la plate forme.

La partie aérodynamique est également très soignée avec les carénage de safrans en position haute, mais aussi des carénages textiles sur les bras. La casquette bénéficie du même soin avec une forme de goutte d’eau profilée pour diminuer le fardage.

Gitana 17 va désormais subir les différents tests de résistance en charge,  avant les premières navigations dans dix à quinze jours, puis les premiers vols.

Le programme de course prévoit la Transat Jacques Vabre  en novembre (LE HAVRE – SALVADOR DE BAHIA), que Sébastien Josse, le skipper disputera avec Thomas Rouxel.
En 2018, Sébastien Josse disputera la Route du Rhum (ST MALO – POINTE-À-PITRE) puis le tour du monde en course en solitaire à l’automne 2019.

Ariane de Rothschild, armateur du Gitana Team 

« Ce trimaran perpétue magnifiquement les 140 années de bateaux Gitana ainsi que de recherche et développement au sein de notre famille. Le Maxi Edmond de Rothschild est l’aboutissement de longues réflexions, tant technologiques qu’esthétiques. Il est l’histoire d’une quête continue et d’expérimentations réalisées notamment sur le trimaran Gitana XV, puis avec Gitana 16 (monocoque à foils pour le Vendée Globe). Grâce aux dessins de Cleon Peterson, ce trimaran défend également l’art et donne un écho magnifique à ce que nous faisons aux travers de nos fondations qui traitent de sujets comme l’insertion, la violence urbaine et la philanthropie. Pour toutes ces raisons, ce bateau défend de la plus belle des manières des valeurs que notre famille porte depuis des générations. »

Benjamin de Rothschild, armateur du Gitana Team  

« Cette mise à l’eau a été bien sûr émouvante. A travers le temps, les bateaux Gitana ont eu leur part d’innovations et celui-ci poursuit cette tradition avec l’ambition d’être le premier trimaran offshore volant. La tradition se perpétue avec l’audace que cela implique, tout en faisant confiance à Guillaume Verdier qui a fait ses preuves et à notre équipe qui ne cesse de progresser. C’est aussi une période très stimulante avec ces records qui tombent actuellement, ce qui place la barre toujours plus haute. Nous avons maintenant vraiment hâte de mettre le mât, les voiles et de naviguer »  

Cyril Dardashti, directeur général du Gitana Team 

« Nous vivons une journée très émouvante et importante dans l’histoire du Gitana Team. L’équipe a travaillé d’arrache-pied pour mettre à l’eau ce bateau dans les temps et ça n’a pas été facile tous les jours car le Maxi Edmond de Rothschild est une unité exceptionnelle, hors normes. Les dernières semaines ont été particulièrement intenses pour chacun de nous et je suis très fier de l’équipe car nous avons su nous dépasser ensemble pour clore le chapitre de la construction et démarrer la vie de ce Maxi. C’est le début d’une nouvelle histoire mais déjà la réalisation est exemplaire. Je le repète souvent mais nous avons une chance incroyable qu’Ariane et Benjamin de Rothschild nous honorent d’une telle confiance et nous permettent ainsi d’oser dans l’innovation. Une telle passion et un tel engagement sont le moteur quotidien du Gitana Team.»

Sébastien Josse, skipper du Gitana Team 

« Je suis forcément très impatient mais je reste discret et suis très impressionné par le travail de toute l’équipe. On ne naviguera pas pareil en solitaire ou en équipage, ni en records ou en courses. Les records sont aujourd’hui battus par des équipes qui s’y attèlent depuis longtemps. Il y a une grande part d’inconnu, beaucoup de choses sont ici essayées pour la première fois. Nous allons devoir y aller crescendo, se rencontrer avec ce bateau, s’écouter pour bien se comprendre. La course autour du monde de 2019 apportera en temps voulu, cette pression de la compétition qui va nous passionner avec non seulement la part technologique et bien sûr une aventure humaine incroyable dans une ambiance de pionniers. » 

Pierre Tissier, directeur technique du Gitana Team 

« Il y a dix ans, nous nous interrogions sur la taille des enrouleurs de voiles d’avant, de la force que supportaient les winches, si on mettait des vérins pour certaines fonctions ou de la bascule sur le mât. Aujourd’hui, on ne se pose plus ces questions mais on se demande quel angle donner aux flaps (comme les volets des ailes d’avion), quel type, quelle envergure… On se pose de nouvelles questions sur de nouvelles choses. C’est un bateau de large conçu comme un petit foiler et il a quasiment toutes les fonctions d’un bateau de l’America’s Cup. C’est le début d’une longue découverte, on ouvre une voie, avec un bateau qui a le potentiel de voler au large, maintenant il s’agit de le faire. »  

Guillaume Verdier, architecte naval 

« L’idée première était de concevoir le premier bateau océanique capable de voler avec une fiabilité à toute épreuve. Il y a des élévateurs sur tous les appendices. La dérive a, elle-aussi, un plan porteur en forme d’aile de raie afin de gagner encore un peu plus en stabilité en gîte et avec le roulis. Cela fait énormément de points de réglage pour Sébastien (Josse). Il va falloir y aller par étape, savoir comment être suffisamment raisonnable, savoir aussi comment faire lorsque la mer sera trop forte. Nous étions 80 chez Team New Zealand pour répondre à ces questions. Il va donc falloir être patient, échanger beaucoup pour révéler le potentiel de ce bateau. »

L’actualité des ultimes en bref

  • Thomas Coville a remis à l’eau son trimaran Sodebo après un long chantier post tour du monde. Les principales nouveautés apportées au bateau sont l’adoption d’un mât basculant et la possibilité de régler l’inclinaison des plans porteurs des safrans. Par ailleurs Thomas Coville a dévoilé l’équipage qui l’accompagnera sur The Bridge, à savoir Jean-Luc Nélias, Loïc Le Mignon, Thierry Briend ainsi que Billy Besson et Vincent Riou.
    La suite de la saison sera consacré à une tentative de record sur l’Atlantique Nord en solitaire, et à la Transat Jacques Vabre, avec de nouveau Jean Luc Nélias en tant que co-skipper.

    Photo Jean-Marie Liot / DPPI / SODEBO

  • Vincent Riou, qui sera sur Sodebo Ultim sur la transatlantique en course The Bridge, ne cache pas son intérêt pour ce bateau. Celui-ci sera disponible à l’issue de la Route du Rhum 2018, Thomas Coville aura ensuite une nouvelle monture. Vincent Riou espère s’aligner sur le tour du monde en solitaire en course prévu en 2019 à la barre de ce trimaran. Il recherche des sponsors pour l’accompagner sur ce nouveau projet.
  • François Gabart a également dévoilé son équipage pour The Bridge. Il sera secondé par Pascal Bidégorry, de Yann Riou, Antoine Gautier et Guillaume Combescure et de Benoît Marie.
    Le reste de la saison sera consacrée aux entrainements en solitaire avant une tentative de record autour du monde en solitaire, dont le stand by commencera mi-octobre.

    © Lloyd Images

  • Yves le Blévec a également optimisé son trimaran cette année, avec un nouveau gréement, le mât est légèrement plus court (30,5m contre 33 auparavant), mais la surface de voilure reste la même. La puissance du bateau reste identique, tout en ayant un trimaran plus sécuritaire et plus adapté à l’exercice en solitaire.
    Le trimaran a fini samedi dernier 2nd du Tour de Belle Ile, il sera ensuite aligné sur The Bridge.

    © Th.Martinez / Sea&Co.
    Trimaran ULTIM “ACTUAL”

     

  • Francis Joyon et son équipage Clément Surtel, Alex Pella, Bernard Stamm, Gwénolé Gahinet ont quant à eux reçu le Trophée Jules Verne au Musée de la Marine la semaine dernière.  Sébastien Audigane en convoyage sur l’Atlantique était absent de cette cérémonie.
    Idec Sport sera également engagé sur The Bridge cet été.

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

  • L’équipe Spindrift racing est quant à elle concentrée sur sa préparation au Trophée Jules Verne cet hiver. Le trimaran a été optimisé avec de nouveaux appendices (safrans et foils) afin de soulager le bateau. Le bateau ne participera pas à The Bridge suite à la modification du nombre d’équipiers autorisés.
    Par ailleurs le team mené par Yann Guichard et Dona Bertarelli ouvre sa base au public samedi prochain dans le cadre d’une journée portes ouvertes, les détails à découvrir : ICI.

    © Eloi Stichelbaut

 

 

Le Maxi Edmond de Rothschild dévoilé par le Gitana Team

Le Gitana Team a dévoilé en grande partie son nouveau trimaran, le Maxi Edmond de Rothschild, qui sera mené par Sébastien Josse.

Celui-ci est actuellement en chantier chez Multiplast à Vannes, le multicoque a été dessiné par l’architecte naval  Guillaume Verdier  en collaboration avec le bureau d’études Gitana.

Le trimaran bénéficie des recherches faites par l’équipe de Guillaume Verdier sur la dernière Coupe de l’America’ (l’architecte avait dessiné le catamaran d’Emirates Team New Zealand, finaliste de l’America’s Cup), la coque centrale et des flotteurs sont fins et leurs carènes présentent une forme en U afin de favoriser le planning, et le vol.
L’objectif du Gitana Team étant de disposer du premier trimaran océanique capable de voler au large, pour se faire l’équipe avait déjà grandement fait évoluer le MOD70 du team (qui navigue aujourd’hui sous les couleurs de Maserati), qui a servi de laboratoire pour le développement des appendices.
Comme sur le Multi70′, le Maxi Edmond de Rothschild disposera de foils en L et de safrans à plans porteurs, qui permettront au trimaran de décoller, ils ne seront dévoilés que lors de la mise à l’eau en juillet.
Le skipper espère des vitesses proches des 40 noeuds en mode archimédien, et probablement quelques noeuds de plus en mode « aérien ».

Un soin particulier a également été porté à l’aérodynamisme de la plate forme avec des carénages de bras et un cellule de vie profilé en forme de goutte d’eau intégrant l’emplanture du mât, ainsi que la cellule de vie et le poste de manoeuvre, qui offrira au skipper un espace protégé pour mener son trimaran.

Initialement prévu avec une taille de 33m de long pour 23 de large, le trimaran ne mesurera finalement que 32m de long, afin de coller aux mesures maximales du Collectif Ultim. Reste la question de l’asservissement des appendices sur lequel le Gitana Team travaille depuis plusieurs années, celui-ci est jusqu’ici interdit par le Collectif. Cependant il est probable que ce point puisse être rapidement revu afin d’intégrer le Maxi Edmond de Rothschild au groupe.

Le programme de Gitana 17 comprend la Transat Jacques Vabre en novembre 2017(Sébastien Josse embarquera Thomas Rouxel pour le seconder), en 2018 il sera sur la ligne de départ de la Route du Rhum puis  sur celle du tour du monde en solitaire en course à l’automne 2019.

En dehors des innovations technologiques, le Gitana Team innove aussi du côté artistique avec une décoration adaptée par Jean-Baptiste Epron au trimaran d’après une oeuvre originale de Cleon Peterson.

Un nouveau trimaran ultime Sodebo pour Thomas Coville en 2018

Sodebo a confirmé la construction d’un nouveau trimaran ultime. Le multicoque sera mis à l’eau fin 2018 et bénéficiera donc d’un an de mise au point avant le tour du monde en course au départ de Brest prévu à l’automne 2019.

Thomas Coville courra donc sur son actuel ultim, détenteur du record autour du monde en solitaire depuis quelques semaines, sur The Bridge et la Transat Jacques Vabre  en 2017 et la Route du Rhum en  2018, avant de prendre possession de son nouveau bateau.

Le nouveau trimaran respectera la « jauge » du Collectif Ultim, en l’exploitant au maximum, à savoir 32m de long par 23 de large, comme le futur Banque Populaire IX. Sans surprise le bateau sera conçu par le cabinet VPLP (comme Banque Populaire IX ,le futur Gitana Ultim étant conçu par G.Verdier), le design team sera complété par Renaud Banuls (ex VPLP, ex Oracle, ex du design team Banque Populaire V et Groupama) ainsi que Martin Fisher pour les appendices.
Le trimaran sera bien évidemment doté de foils et de plans porteurs de safrans, afin de soulager au maximum le bateau et de « voler » le plus possible.

Le team Sodebo devrait par ailleurs établir sa future base à la BSM de Lorient.

 
Patricia Brochard, coprésidente de SODEBO :
« Avec ce nouveau bateau, notre ambition est bien de figurer au premier plan face aux acteurs en présence. 
Avec le collectif Ultim, nous sommes en train de constituer une flotte capable d’apporter de l’émotion et de susciter de l’intérêt. Parmi nos objectifs, outre la sécurité, nous voulons offrir des courses avec du suspense, de l’émulation entre les marins et pour chaque événement, une histoire à écrire qui pourra passionner le public 
 
Depuis un an, nous échangeons avec Thomas et son équipe avec, au centre de nos débats, le timing, le bon moment pour se lancer dans un nouveau bateau. Dans toute phase d’innovation, il faut arriver au bon moment. Nous le savons aussi chez Sodebo pour nos lancements de produits. Il nous arrive de renoncer quand nous estimons que nous ne sommes pas dans le bon timing.
 
Nous avons envisagé d’améliorer Sodebo Ultim’. Avec cette plate forme, nous partions de nouveau d’une contrainte que nous pouvions améliorer mais pas révolutionner. La décision finale a été prise, pendant le tour du monde, avec l’envie d’innover. Les enseignements de ce tour du monde en mode record ont permis d’enrichir la réflexion et donc la prise de décision. A chaque fois qu’on innove, on prend un risque. Heureusement, l’expérience permet de le limiter. Et un risque, c’est aussi une opportunité. Chez Sodebo, l’innovation fait partie de notre histoire, de notre ADN. 
 
Thomas naviguera sur Sodebo Ultim’ pendant encore deux saisons et sur le nouveau bateau en 2019. Le trimaran sera ensuite à vendre permettant ainsi à un nouveau projet de participer à cette course majeure que sera le tour du monde en Ultim en solitaire en 2019. Nous avons toujours revendu nos bateaux pour alimenter les compétitions existantes. Ce nouveau projet a pour ambition de continuer à révéler l’entreprise au travers de ce sponsoring et de faire vibrer toujours plus de personnes grâce à ce sport et ces marins qui racontent de belles histoires. » 
 
 
 
Thomas Coville, skipper de Sodebo Ultim et futur skipper du prochain Sodebo :
« Ce nouveau bateau est pour nous la concrétisation de cette idée qui a germé en 2007 en ouvrant le terrain de jeu au tour du monde en multicoque en solitaire.
 
Malgré le devis de poids très présent avec les bras qui datent des années 2000,
Sodebo Ultim’ reste un bateau intéressant et performant qui a de très grandes qualités parmi lesquelles sa polyvalence, sa simplicité et sa robustesse.
 
Tout ce qu’on a appris et conçu avec Sodebo Ultim’ nous sert aujourd’hui. Nous avons la chance d’avoir un Ultim comme laboratoire pour tenter, chercher, explorer, tester grandeur nature et concevoir un nouveau bateau. Nos trois tours du monde en multicoque en solitaire constituent une base de données unique. En 2007/2008, nous avons avions une vision, celle de pouvoir faire le tour du monde en solitaire sur un multicoque.
 
Pour continuer après la Route du Rhum 2014, il fallait que je m’entoure de spécialistes qui m’alimentent, qui me nourrissent. Tous les vendredis, nous avons mis en place une veille technologique pendant laquelle nous débâtions sur ce que font nos concurrents directs ou pas. Nous avons dialogué avec des architectes qui nous ont immergé dans cette évolution technologique des bateaux qui volent. Nous avons aussi observé tout ce qui se fait de mieux dans la voile actuelle, sur la Coupe de l’America et même dans l’aéronautique et l’automobile en se posant la question : si je devais concevoir un nouveau bateau, qu’est ce qui nous aiderait ?
Nous sommes sur un projet qui n’est pas encore définitif avec des avant-projets pionniers et une organisation très innovante que nous dévoilerons au printemps.
 
Nos bateaux sont aujourd’hui capables de participer à un programme complet avec les courses historiques et de nouvelles épreuves dont de l’équipage qui nous permet de former des marins pour transmettre et donner la place aux jeunes talents. Cette idée de nouveau bateau m’a accompagné pendant le record. Quand c’était vraiment dur, cette dynamique m’a permis de trouver de la ressource et de l’énergie. Pour me motiver, j’imaginais que j’étais en course et qu’il y avait un bateau à côté de moi …
L’émulation, la compétition est au cœur de notre système et de notre évolution. Aujourd’hui, notre plateau se constitue et nous construisons avec le collectif en vue ce tour du monde en solitaire au départ de Brest en 2019. »
 
Agenda
 
2017
The Bridge (équipage)
Transat Jacques Vabre (double)
 
2018
Route du Rhum (solitaire)
Mise à l’eau du nouveau bateau fin 2018
 
2019
Course autour du monde en solitaire en Ultim

Le Gitana Team lance la construction d’un maxi multicoque

Le Gitana Team a annoncé hier le lancement de la construction d’un maxi multicoque en fin d’année, pour une livraison au printemps ou à l’été 2017.
Le chantier Multiplast se chargera de la construction du bateau, la taille devrait être comprise en 31 et 35m, le plus probable étant 32m soit 105′, ce qui permettrait son intégration au collectif Ultim.

L’objectif principal de ce maxi-multicoque sera le tour de monde, que ce soit en équipage ou en solitaire. Par ailleurs le Gitana Team, fort de son expérience sur le Multi 70, souhaite construire un multi qui permettra des phase de vol dans certaines conditions (ce qui semble également être l’objectif de Macif et Banque Populaire).
La première course du futur multi devrait être la Route du Rhum 2018.

Cyril Dardashti, directeur général de l’écurie : « Grâce au soutien et à la volonté d’Ariane et de Benjamin de Rothschild, mais aussi des collaborateurs du Groupe Edmond de Rothschild, le Gitana Team se lance dans l’aventure d’un géant des mers. C’est une chance incroyable pour l’équipe de pouvoir s’engager dans cette voie d’autant que notre objectif est bien de lancer la conception d’un maxi-multicoque polyvalent en nous appuyant sur les récentes avancées technologiques en matière d’appendices mais en les transposant au large. Nous sommes aux portes d’une nouvelle génération de bateaux et c’est pourquoi même si les équipes de conception y travaillent déjà depuis de nombreux mois, il nous reste encore beaucoup de points à entériner avant le début de la construction fixé à la fin de l’année 2015.»

Le bureau d’études du Gitana Team, dirigé par Antoine Koch, a confié la conception de son futur bateau à Guillaume Verdier et à son équipe. Ils seront épaulés par Bobby Kleinschmit et la société Pure Design, qui officient habituellement au sein du Team New Zealand.

L’équipe continuera à s’appuyer sur l’expérience acquise sur le Multi 70 qui poursuit sa campagne de test sur les nouveaux appendices (foils en L et en C et safrans en T).

Sébastien Josse : « Lors de la Route du Rhum, les gains observées sur la plateforme ont été vraiment encourageants mais les safrans en T n’étaient qu’un pas vers notre objectif. Car sustenter un trimaran de 70 pieds au large et en solitaire est déjà un vrai challenge mais le faire voler est encore autre chose ! Avec cette version 2015, nous entrons dans une autre dimension, une période de mise au point et de tests indispensables pour la suite des projets du Gitana Team. Les études et simulations théoriques sont capitales mais elles ne seront jamais suffisantes car rien ne remplace la pratique. Nous avons une chance incroyable de pouvoir tester les pistes architecturales au réel sur le Multi70 Edmond de Rothschild. Il y a encore tellement d’inconnus dans le comportement des nouveaux dans une mer formée et sur une longue distance, que toutes nos navigations nous permettent d’enregistrer des données plus que précieuses.»

Le GC32 du Gitana Team, qui permet également aux marins d’appréhender le vol sur multicoque sera engagé sur le Bol d’Or Mirabaud qui se déroulera le 13 juin sur le lac Léman.

 

Le maxi Spindrift 2 remis à l’eau

Le maxi trimaran Spindrift 2 a été remis à l’eau aujourd’hui après un chantier d’hiver chez Multiplast.
Le multicoque avec lequel Yann Guichard avait terminé 2nd de la dernière Route du Rhum a été reconfiguré pour l’équipage en vue du Trophée Jules Verne.
La plate forme a été allégée de 1,5 tonnes (passant de 23 à 21,5T), un nouveau mât de 42 m a été grée sur le trimaran (avec un gain de poids de 25% sur le profil initial).
Le bateau va également recevoir un nouveau jeu de voiles en 3Di, avec un gain de 500kg par rapport au précédent. L’aérodynamique a été améliorée avec une réduction de la taille des filets à l’avant, le remplacement du filet arrière par des bâches.

Après le convoyage vers la Trinité sur Mer, et les habituels tests structurels, l’équipage débutera les entrainements avant la Fastnet Race en août et le début du stand-by pour le Trophée Jules Verne le 20 octobre, ce qui permettra une seconde tentative pendant l’hiver si une fenêtre précoce s’avérait insuffisante au Cap de Bonne Espérance.

Le team Spindrift racing a par ailleurs effectué la première navigation sur son GC32 hier.

Banque Populaire annonce un nouveau maxi trimaran solo pour Armel le Cléac’h

La Banque Populaire a annoncé ce matin la poursuite de son engagement dans le sponsoring voile jusqu’en 2020.

L’annonce majeure reste la construction d’un nouveau maxi trimaran solo, Banque Populaire IX, dont le skipper sera Armel le Cléac’h.

Ce bateau intégrera le collectif Ultim et son programme de courses (non dévoilé jusqu’ici), l’objectif est une mise à l’eau en 2017, la participation à la Route du Rhum en 2018 semble actée.

Les architectes de ce nouveau trimaran est les chantiers n’ont pas été dévoilés, les dernières rumeurs faisaient état de la possible reprise des moules de Macif pour la construction de ce nouveau multi.

Par ailleurs, le Maxi Solo Banque Populaire VII a été vendu, l’acquéreur n’a pas été dévoilé par le vendeur, mais des discussions semblaient engagées avec Idec. Le sponsor souhaitait semble-t-il offrir à son skipper Francis Joyon un nouveau bateau performant en remplacement du plan Irens/Cabaret de 2007.

Armel le Cléac’h, skipper de Banque Populaire  :

« C’est à nouveau un défi magnifique que l’on s’apprête à relever avec le Team et c’est une fierté de constater que Banque Populaire me renouvelle sa confiance. J’ai eu la chance de naviguer sur un bateau comme le Maxi Solo Banque Populaire VII et j’ai vu que j’étais capable de le mener en solitaire et même de battre des records. Je suis donc plus motivé que jamais pour naviguer sur un nouveau multicoque qui sera, cette fois-ci, conçu et adapté spécialement pour de la navigation en solitaire : aller encore plus vite, encore plus haut, tel est notre objectif. Le programme de courses sur lequel travaille le Collectif Ultim donne vraiment envie, et notamment un tour du monde en solitaire…cela serait passionnant !
Et puis j’ai toujours ce goût d’inachevé avec cette Route du Rhum 2014 que je n’ai pas pu faire, donc je prends cela pour une seconde chance, une sorte de revanche !
Pour le moment nous sommes déjà sur un projet passionnant avec la construction du Monocoque IMOCA Banque Populaire VIII en vue du Vendée Globe 2016 ; avec le Team Banque Populaire nous sommes « à fond ». Je dois dire que c’est rassurant et très motivant d’avoir un « après », de savoir que l’histoire va se prolonger. »

Ronan Lucas, Directeur du Team Banque Populaire :

« C’est une excellente nouvelle pour nous tous. Nous sommes contents de la confiance que nous accorde Banque Populaire. Ce nouveau projet permet à tout le monde de pouvoir se projeter dans l’avenir et c’est vraiment appréciable, c’est une chance. Au sein du Team nous aimons beaucoup le « multi ». La construction de ce nouveau bateau, de A à Z, va être passionnante et va permettre une fois de plus à l’équipe de mettre en application tout son savoir-faire, c’est un nouveau challenge que nous relevons avec passion. Et cela va permettre à Armel de s’aligner au départ de la prochaine Route du Rhum, il a une revanche à prendre sur le destin. 
Nous allons créer un bateau vraiment optimisé pour le solitaire, nous pouvons l’alléger, gagner jusqu’à 2 tonnes… Les multicoques sont des bateaux qui ne cessent d’évoluer, ils représentent l’avenir. C’est donc la suite logique pour Banque Populaire afin de rester parmi les leaders de ce sport, mélange de technologies et d’aventure… »

Mise à jour : La vente du Maxi trimaran Banque populaire VII à Idec serait confirmée par le quotidien L’Equipe ce jour.

 

Changement de propriétaire pour Banque Populaire VII ?

Le trimaran Banque Populaire VII, vainqueur des deux dernières éditions de la Route du Rhum (2010 sous le couleurs de Groupama et 2014 avec Banque Populaire) est à vendre depuis son arrivée.

Il semblerait que la vente soir quasi finalisée, Francis Joyon et des représentants d’Idec sont venus naviguer à au moins deux reprises sur le multicoque, qui viendrait donc remplacer le trimaran de 97′ sur plans Irens Cabaret de 2007.

Pourquoi interdire Spindrift 2 de Transat Jacques Vabre ?

Au cours du Nautic, l’organisation de la Transat Jacques Vabre a dévoilé le format de la course en double entre le Havre et Itajai (Brésil), cette course sera ouverte aux Multi 50′ répondant à la jauge de la classe et aux Ultimes.

On pouvait légitiment s’attendre aux mêmes règles que sur la Route du Rhum 2014 concernant la classe Ultime, soit une absence de limitation de taille (sur la Route du Rhum, étaient admissibles les bateaux de taille égale ou supérieure à 60′).

Cependant, dans l’avis de course, sont admissibles dans la classe Ultime les bateaux compris entre 70 et 105′ de longueur hors tout, ce qui exclut le maxi trimaran Spindrift 2, sur lequel Yann Guichard a terminé à une belle seconde place sur la Route du Rhum 2014.

Comme en 2010 avec Franck Cammas et Groupama 3, les chances  de réussite du skipper en solo sur son trimaran de 40m étaient jugées faibles. Il a démontré que le défi était possible, on peut donc imaginer qu’une telle performance sur une course en double puisse être réitérée.

Yann Guichard, le skipper de Spindrift 2 avait d’ailleurs réagi sur son fil twitter :

Transat Jacques Vabre. Spindrift2 interdit de participation! Merci aux organisateurs

Si je comprends bien, pour participer à la je dois couper mon bateau de 8m. Très élégant comme réponse!

Le reste de la flotte est donc préservée, à savoir les Multis 70, et l’ensemble des autres maxis multicoques (le 80′ Prince de Bretagne, l’ancien Sodeb’O de 105′, son sister ship ex Oman Air, l’ex B&Q Castorama, le 97′ Idec Sport, le nouveau Sodeb’O Ultim de 102′, le Banque Populaire VII de 105′ et le nouveau Macif de François Gabart actuellement en construction de 100 à 105′).

Pourquoi une telle décision ?

L’organisation aurait pu justifier cette décision par le fait de vouloir réunir une flotte relativement homogène de gros multicoques plus adaptée au solitaire ou au double que le trimaran de 40 mètres. En effet Spindrift 2 de par sa taille et sa puissance pourrait être à son avantage sur cette transat Jacques Vabre qui se déroule majoritairement dans les alizés.

La communication a semble-t-il été défaillante du côté de l’organisation qui a répondu à Yann Guichard via twitter par ceci :

La accueillera la classe Ultime, si intègre le collectif est le bienvenu sur la course

 

Quel est donc le rapport entre le collectif Ultim et la Transat Jacques Vabre ?

A priori aucun, le collectif Ultim a été lancé en fin d’année dernière par trois armateurs de Maxis Multicoques destinés au solo, à savoir Banque Populaire, Macif et Sodeb’O qui ambitionnait de lancer un programme sur 4 ans à partir de 2015.

A son lancement, le communiqué de presse du Collectif Ultim précisait :

Le Collectif Ultim s’est donné pour objectif de travailler à la mise en place d’un programme sur 4 ans, appelé Challenge Ultim qui intégrerait un tour du monde en solitaire et au minimum une course intermédiaire, les autres années. Le format requis pour ces courses serait du solo ou du double. Rejoindre le collectif pour un armateur suppose que son bateau soit maniable sans assistance électrique ou hydraulique et puisse s’aligner au moins au départ d’une course par an.

L’objectif était donc de fédérer les équipes de maxis multicoques de plus de 80′ sans se substituer aux organisateurs de course.

A l’heure actuelle, le Collectif Ultim reste à l’état de projet, et aucun programme n’a été dévoilé.

Pourquoi l’organisateur de la Transat Jacques Vabre demande alors à Spindrift de rejoindre ce collectif, alors que la participation des bateaux plus petits n’est pas soumise à l’adhésion à celui-ci ?

L’objectif du collectif Ultim semble être de développer une « classe » de Maxis Multis Solo.  Les flotteurs du nouveau Macif ont d’ailleurs été construits  dans des moules femelles afin de pouvoir construire d’autres unités, il semblerait que Banque Populaire songe fortement à faire construire un nouveau trimaran dans ces moules pour la Route du Rhum 2018, le Gitana Team semble également réfléchir à cette option.