Armel Le Cléac’h au départ de la Route du Rhum 2014 sur l’ex-Groupama 3

La Banque Populaire a officialisé aujourd’hui l’achat de Groupama 3, le maxi trimaran de 31,50m, sur lequel Franck Cammas avait remporté la Route du Rhum 2010, c’est Armel le Cléac’h qui prendra la barre du multicoque sur la prochaine édition de la célèbre transatlantique en solitaire.

Le bateau devrait être remis à l’eau début avril, ce qui permettra au skipper de prendre du repos après le Vendée Globe qui se terminera dans les semaines à venir, le programme précis n’est pas défini mais devrait comprendre des tentatives de record (Atlantique et Méditerranée), et la Transat Jacques Vabre si les organisateurs acceptent l’ouverture d’une classe Ultime (qui pourrait également accueillir le 80′ Prince de Bretagne, le 77′ Gitana 11, les MOD70 ou encore les 100′ Idec et Sodeb’O).

Armel le Cléac’h reprendra donc du service en multicoque pour deux ans, jusqu’à la Route du Rhum, après son expérience malheureuse en 60′ ORMA (chavirage sur la Jacques Vabre), qui l’avait mené vers le 60′ IMOCA.

 

Armel Le Cléac’h, skipper Banque Populaire : « Je suis très heureux de continuer cette belle collaboration avec le Team Banque Populaire. Ces nouveaux défis passionnants vont me permettre d’enchaîner notamment sur 2 grandes courses en solitaire que sont la Solitaire du Figaro et la Route du Rhum. Actuellement en mer sur le Vendée Globe, je sais que l’équipe technique prépare déjà la suite du programme sportif. Cela va me permettre d’enchaîner dans de bonnes conditions le programme annoncé. »

Première sortie pour le Maxi Prince de Bretagne

Lionel Lemonchois et son équipe ont fait leur première sortie, sur le trimaran de 80′ Prince de Bretagne, avant hier au large de Lorient dans des conditions clémentes.

Cette sortie intervient un peu plus de deux mois après la mise à l’eau et un mois et demi après le mâtage du multicoque, le temps pour le team Prince de Bretagne de peaufiner les réglages du bateau, l’équipe devrait maintenant enchainer les navigations d’essais avant que le skipper ne puisse entreprendre les premières sorties en solitaire en vue de sa préparation à la Route du Rhum 2014.

© Prince de Bretagne

Yann Guichard : « La motivation et l’esprit d’équipe sont restées intacts, ce qui fait une des forces de l’Energy Team. »

Yann Guichard, skipper du MOD Spindrift racing, de l’AC45 de l’Energy Team et tacticien sur le D35 Ladycat a de nouveau répondu aux questions de Voile-Multicoques (interview réalisée lors de l’Open de Crans).

© Chris Schmid / Spindrift racing

Voile-Multicoques.com : Tu intègres l’équipage de Ladycat, qui participe au Vulcain Trophy avec un équipage remanié, qui s’est professionnalisé, quels sont vos objectifs ?

Yann Guichard : Dona Bertarelli, la propriétaire, prend les saison les unes après les autres, elle a voulu un peu de changement cette année, en prenant un équipage plus professionnel et avec des hommes.

Ceci permet de naviguer à six et non plus à sept comme avec les filles, ce qui simplifie les choses, avec un poste pour chaque personne.

L’objectif chiffré est d’essayer d’accrocher les troisième, quatrième ou cinquième place du championnat, ce qui est faisable mais difficile.

Alinghi, le CER (Realstone Sailing), et Artemis sont un peu au dessus du lot, mais le reste de la flotte est assez homogène, la course à la quatrième place risque donc d’être serrée.

Cette saison se court exclusivement sur le Léman cette année, quelles sont les spécificités de ce plan d’eau ?

Sur le premier grand prix, nous avons eu un vent de sud un peu instable, ce qui est habituel sur le lac, tout comme le petit séchard pour le second grand prix, les conditions sont toujours plus ou moins piègeuses, il faut être opportuniste, tout peut arriver jusqu’à la ligne soit coupée.

C’est aussi ce qui fait l’intérêt de ce type de plan d’eau, tout peut être remis en questions rapidement, les nouveaux parcours, plus courts que la saison dernière, et avec une porte au vent ouvrent également un peu le jeu, ce qui ajoute des opportunités pour revenir sur les bateaux qui nous précèdent.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Revenons sur ces changements de format des régates, avec un raccourcissement des parcours et l’introduction de la porte au vent, ce format se rapproche de ceux qui ont été adoptés sur les autres circuits multicoques (America’s Cup World Séries, Extrême Sailing Series), penses-tu qu’il s’agit de la bonne formule pour courir en multicoque ?

Je ne pense pas qu’un type de parcours soit meilleur qu’un autre, tout dépend du type de bateau, et de l’objectif, comme on peut le voir sur les circuits tournés vers le public à terre.

L’introduction de la porte au vent en D35 ouvre le jeu, mais l’idéal serait d’avoir les règles de la Coupe de l’America en ce qui concerne l’engagement à la bouée, le tribord reste donc roi selon les règles ISAF avec des passages de bouées parfois un peu dangereux.

Ce format donne plus d’intensité, mais aussi plus de travail à l’équipage avec des manœuvres incessantes, ce qui change des longs bords calés que nous avons connu jusqu’ici sur le circuit.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Tu es le skipper du MOD Spindrift racing depuis quelques mois, quelles sont les qualités du bateau par rapport aux autres trimarans que tu as barré jusqu’ici (60′ ORMA, Gitana 11 sous sa forme rallongée) ?

Ces bateaux sont difficilement comparables, le choix d’un bateau monotype fait que les coefficients de sécurité sont plus importants, le bateau est donc plus costaud, plus raide, à un plan de voilure un peu moins puissant par rapport aux autres bateaux que j’ai pu barrer.

Dans les petits airs, le bateau est un peu plus difficile à faire avancer qu’un 60′ ORMA, du fait d’un rapport poids/puissance un peu moins favorable, mais ce bateau est très intéressant, la monotypie a été très bien respectée, comme nous avons pu le constater sur les régates courues jusqu’ici avec des écarts très serrés, il faut aller chercher quelques centièmes de nœuds face aux adversaires pour s’imposer. Ce qui promet de belles régates inshores, mais aussi sur l’Atlantique dès cet été.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Certains skippers ont déjà evoqué une participation à la Route du Rhum 2014 sur les MOD, l’envisages-tu et quelles seraient les modifications à apporter au bateau pour l’adapter au solitaire ?

Le bateau semble plutôt adapté, il y aurait bien sûr un second pilote à installer et quelques modifications mineures.

La course aura lieu dans deux ans et demi, l’objectif immédiat reste bien sûr le Multi One Championship, mais il est clair que je participerai à la course sur ce bateau, nous verrons si une classe MOD sera créee pour la course ou si nous participerons dans la classe Ultime. Il serait dommage que ces bateaux restent à quai pendant la Route du Rhum, ce type de course permettrait aussi de mettre en valeur la classe.

Les deux premières confrontations avec tes concurrents ont été très serrés cette année, que ce soit sur le Tour de Belle Ile ou l’Armen Race, où se sont jouées ces courses ?

Pour le Tour de Belle Ile, nous avons pris une option au départ qui n’était pas la bonne, Foncia et Groupe Edmond de Rothschild ont donc été devant dès le début et nous n’avons fait que lutter pour revenir sur eux, ce que nous avons fait petit à petit.

Sur l’Armen Race, nous étions en tête sur le retour, mais nous avons eu un problème pour hooker la GV, ce qui a permis à Foncia de revenir et de nous passer, les bateaux ont été au contact pendant toute la course, la moindre erreur fait que le copain passe devant, il faut donc être irréprochable sur les manœuvres. Nous avons fait quelques erreurs, c’est le métier qui rentre, nos adversaires ont un peu plus d’expérience sur ces bateaux et nous progressons de jour en jour, nous allons donc poursuivre nos entraînements dès la semaine prochaine.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Revenons sur ces entraînements, quelles informations sont partagées avec les autres teams, avez-vous des debriefings communs, quelles informations partagez-vous ?

Avec Foncia, nous partageons en live les réglages à la VHF quand nous sommes sur l’eau, nous ne faisons pas de véritables debriefs, nous discutons des réglages de manière informelle.

Ces sessions permettent de progresser dans la connaissance du bateau grâce à ces échanges, en naviguant seuls le feeling est rapidement bon, et on pense être champion de la baie, la confrontation permet de faire des progrès exponentiels, je pense que ces entraînements sont indispensables pour bien figurer face aux autres.

De notre côté nous avons choisi, et eu l’opportunité, de nous entraîner avec Michel Desjoyaux, ce qui est une excellente expérience, je pense que Foncia est une des grosses équipes en MOD 70, c’est donc super de pouvoir mettre des choses en commun avec eux.

Passons aux America’s Cup World Series, Energy Team termine sur trois belles performances, que ce soit avec toi, ou Loick Peyron à la barre, quelles sont les forces de cette équipe qui a pourtant un déficit d’entraînement par rapport aux top teams (Oracle Racing, Artemis, Emirates Team New Zealand et Luna Rossa) ?

Etape après étape, nous avons réussi à poser des bases qui font qu’aujourd’hui notre équipe est solide à terre et sur l’eau.

Nous avons bien travaillé sur l’eau, les manœuvres et la communication se déroulent très bien, l’ambiance est excellente au sein de l’équipe. Même après de mauvais résultats la motivation et l’esprit d’équipe sont restées intacts, ce qui fait une des forces de l’Energy Team.

Nous avons aussi beaucoup travaillé sur les voiles avec Incidences, ce qui nous donne un petit plus en vitesse, surtout dans le vent médium et le petit temps, comme sur les dernières étapes. Cet avantage est une des clefs du succès dans ces régates serrées, où il ne faut rien lâcher.

Les grosses équipes gardent un avantage dans le gros temps car ils ont plus d’entraînement. Dans les vents faibles ou modérés, toutes les équipes manœuvrent bien et les petites équipes rattrapent leur retard sur les détails de réglages.

De notre côté, nous avons réussi à gommer toutes les grosses erreurs, ce qui resserre forcément le jeu. Les régates deviennent donc de plus en plus intéressantes avec des vainqueurs différents à chaque Act.

©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget

Il ne reste qu’un Act avant la fin de la saison, avez-vous prévu des navigations sur d’autres supports afin de continuer la préparation à la possible participation de l’Energy Team à la 33ème Coupe de l’America ?

Tout dépendra de la suite, si nous décrochons le financement pour l’AC 72, il y aura des entraînements en commun qui pourront se faire sur le MOD 70 pour préparer l’équipage.

En attendant, nous conservons tous nos programmes différents et assez complets pour tous les membres d’équipage de l’AC45.

Arnaud Jarlegan et Devan Le Bihan naviguent avec moi sur le D35 Ladycat, ce qui permet de parfaire les automatismes sur l’AC45, ces passages sur différents supports sont aussi une force, même si nous n’avons pas l’opportunité de nous entraîner sur l’AC 45.

Est ce que les parcours des régates des America’s Cup World Series, à proximité immédiate des côtes, sont adaptés à l’AC45 ? Ou est ce que ces bateaux mériteraient-ils un terrain de jeu plus vaste ?

Les formats sont parfaitement adaptés pour le public, mais aussi pour nous, on s’éclate sur l’eau, il faut seulement intégrer les limites virtuelles, ce qui est difficile au début. Tactiquement ces limites sont intéressantes, elles resserrent le jeu et gomment le défaut du multicoque, du fait du manque de manœuvrabilité de ces bateaux, nous avions tendance à aller sur les extrêmes, ce format permet de recréer du contact entre les bateaux.

©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget

Le format des régates reste parfois assez obscur, avec certains Acts où les match-races se déroulaient en une seule manche contre deux manches gagnantes sur d’autres Acts, est ce que les équipes participent à la prise de décisions concernant l’organisation des régates ?

Les équipes ont leur mot à dire, mais au final Oracle Racing définit les règles avec le retour de différents teams. Il est vrai que le format à une manche gagnante pour le match-racing est un peu dur.

Un autre petit reproche que je ferai concerne le fait que la l’America’s Cup se court en match-race, alors que les ACWS se courent en grande partie en flotte, mais il faut aussi prendre en compte l’aspect télévisuel, et là je pense que suivre une course en flotte est plus sympathique pour les téléspectateurs et le public.

Au final l’équilibre est assez bon, que ce soit pour les compétiteurs ou les spectateurs qui semblent satisfaits.

Le MOD Spindrift Racing de Yann Guichard mis à l’eau

Le MOD n°5 du team Spindrift Racing a été mis à l’eau à la BSM de Lorient vendredi matin. Ce trimaran sera barré par Yann Guichard, qui s’entoure de Pascal Bidégorry, Billy Besson et Jacques Guichard qui feront parti de l’équipage.

Le skipper avait eu l’occasion de découvrir le bateau lors des Krys Match sur Race for Water,le MOD Spindrift Racing, rejoindra sa base de la Trinité sur Mer dès le 1er février, suivront des sessions d’entrainement inshore et offshore en collaboration avec l’équipe de Foncia menée par Michel Desjoyaux.

Avant le début officiel du Multi One Championship avec la Krys Ocean Race, Yann Guichard et son équipage s’aligneront sur les courses « régionales » avec au programme le Tour de Belle-Ile, l’Armen Race et le Trophée SNSM.

Yann Guichard :« Je suis fier de pouvoir m’entourer d’une équipe technique de grande expérience et de marins d’exception, tous spécialistes du multicoque. Après 8 mois de chantier et d’attente, nous rentrons enfin dans le vif du sujet. Tous, nous sommes impatients de tirer les premiers bords »

Pascal Bidégorry : « C’est une grande joie d’intégrer l’équipe de Spindrift racing et participer au circuit MOD70 qui s’annonce passionnant. Comme j’ai déjà eu l’occasion de naviguer avec Yann, je connais bien ses compétences et ses qualités humaines que j’apprécie. Spindrift racing sera très compétitif, je n’en ai aucun doute. »

Yann Guichard et Léo Lucet, le Directeur du team sont toujours en négociations avec d’éventuels partenaires afin d’envisager le futur de l’équipe ; par ailleurs le skipper espère pouvoir s’engager sur la prochaine Route du Rhum en 2014, comme il l’explique dans un interview pour Sports.fr.

Chantier inédit sur le maxi Sodeb’O

Alors que Thomas Coville participe à la Volvo Ocean Race avec Franck Cammas sur Groupama 4, son équipe s’affaire sur son maxi trimaran Sodeb’O avec lequel il a bouclé deux tours du monde.

L’objectif de ce chantier est de modifier le comportement du trimaran, afin que le skipper puisse naviguer plus en sécurité dans le grand sud, les architectes, Nigel Irens et Benoit Cabaret ainsi que Martin Fischer en charge du développement des appendices, ont donc décidé d’avancer les foils qui soulagent le flotteur sous le vent, ce qui augmentera le cabrage du multicoque.

Les explications de Benoit Cabaret sur cette modification : “Lorsque les foils ont été implantés en 2010, Martin Fischer a proposé une géométrie et un positionnement dans les flotteurs. De notre côté avec Nigel, nous avons assuré le côté structure mais nous avions également fait un travail de positionnement et étions arrivés au même résultat que Martin. Une fois en mer, les foils ont marché de façon efficace. Ils soulagent bien le bateau mais c’est tout le flotteur qui sort de l’eau alors que Thomas préférait qu’il cabre, c’est à dire qu’il s’appuie sur son tableau arrière avec l’étrave hors de l’eau. En tant qu’architectes et hydrodynamiciens, nous avons travaillé sur la solution qui réduit au maximum la trainée ce qui est le cas lorsque le flotteur sort complètement de l’eau. En revanche, pour Thomas, plus de cabrage c’est plus de sécurité puisque cela réduit le risque d’enfournemen.” 

La première solution envisagée pour avancer les foils était de modifier l’emplacement sur des puits des appendices sur les flotteurs, celle-ci n’a pas été retenu, et l’équipe s’engage donc sur une voie inédite puisque c’est les flotteurs qui vont être avancés pour obtenir ce cabrage.

Benoit Cabaret : “Après avoir échangé avec l’équipe technique, il s’avère qu’avancer les foils n’est pas une tâche facile et il aurait fallu détruire ce qui a été fait il y a un an pour tout recommencer quelques centimètres plus loin. Nous avons donc étudié la possibilité d’avancer, non pas les foils mais carrément les flotteurs. Avancer le tout a aussi un autre avantage, puisque l’on avance le centre de flottabilité du flotteur ce qui contribue également au cabrage. Cette seconde solution permet également de faire travailler beaucoup plus de personnes en parallèle, chacun dans son domaine, alors que sur une implantation dans un endroit confiné comme l’intérieur du flotteur, les taches doivent être réalisées les unes après les autres, ce qui prend beaucoup de temps. Nous avons ainsi comparé les deux solutions et lorsque nous faisons le bilan, avancer les flotteurs est plus simple à tous points de vue.”

Les flotteurs seront donc avancés de 60cm sans qu’ils soient allongés, cette modification ne devrait pas modifier l’équilibre général du trimaran, à noter également le renfort des bras de liaison suite à la casse d’Oman Air, sistership de Sodeb’O, lors de la Route du Rhum 2010. Le chantier devrait s’achever fin avril, et le skipper pourrait de nouveau tenter de battre le record autour du monde en solitaire l’hiver prochain.

Le détail du projet Maxi Prince de Bretagne dévoilé

Lionel Lemonchois et les représentants de la marque Prince de Bretagne ont détaillé le projet du futur Maxi trimaran hier, sans surprise, le choix du cabinet VPLP comme architectes et de Multiplast comme chantier ont été confirmés.

La construction, basée sur la plate forme du 60′ ORMA Sodeb’O devrait débuter dans les jours qui viennent à Vannes, comme le confirme le skipper dont le principal objectif est de remporter la Route du Rhum 2014.

Lionel Lemonchois : « En ce qui concerne l’architecte, choisir VPLP paraissait logique. D’abord parce que ce cabinet a construit le 60 pieds Sodebo, ensuite parce qu’en terme d’acquis, d’expériences et de résultats, il a fait ses preuves. Disons que s’engager avec eux, c’était minimiser les risques. Le chantier débutera le 2 novembre chez Mutiplast à Vannes pour une mise à l’eau en septembre 2012. Pour la longueur, nous partons sur un 80 pieds. Nous avons déterminé la longueur du Maxi à partir des analyses réalisées par les architectes par rapport à ce que je voulais dès le départ, c’est-à-dire à peu près le même déplacement qu’avait Sodebo au niveau du poids et de la masse, etc… Le but ? Pouvoir garder le mât, l’accastillage et ainsi ne pas partir dans une spirale de coûts délirante.  Au final, nous aurons un 80 pieds pour moins cher qu’un 60 pieds il y a cinq ans. »
En ce qui concerne l’avenir du trimaran de la classe Multi 50′, aucune décision ne semble avoir été prise, Lionel Lemonchois et Prince de Bretagne ont à priori défini un programme sur le maxi trimaran pour 2013, le 50′ devrait donc être utilisé pour la saison 2012.
Emmanuel Descloux : « Notre décision n’est pas arrêtée (concernant le Multo 50′). Toutes les options sont encore possibles. En tous les cas, le résultat de la Transat Jacques Vabre n’influencera pas la décision finale. Pour commencer, nous devons avaler le gros morceau de la construction du Maxi. Nous nous sommes engagés à garder un budget constant entre le Multi50 aujourd’hui et le Maxi 80 demain. »

Conditions soutenues pour le tour de Belle Ile demain

Les organisateurs du tour de Belle Ile prévoient des conditions soutenues pour cette quatrième édition, avec 25 noeuds établis et 30 en rafales. Le départ aura lieu à 11h pour les 480 bateaux inscrits.

Les prétendants au titre seront principalement  Sébastien Josse et l’équipage de Gitana 11, le skipper, nouveau venu en multicoque a effectué aujourd’hui un tour de reconnaissance du parcours, bouclé en 2h15, à 20 noeuds de moyenne, mais aussi Alain Gautier sur le 60′ ORMA Sensations 2, l’ancien Foncia, un des 60′ les plus véloces construit à l’époque du championnat ORMA, Lalou Roucayrol pourrait créer la surprise sur le trimaran de 75′ sur plans Irens (ex B&Q Castorama d’Ellen MacArthur).

Côté Multi 50′, une petite dizaine de trimarans  se retrouveronnt au départ à La Trinité-sur-Mer demain, dans cette classe, il faudra compter sur les valeurs sûres, à savoir Franck-Yves Escoffier, à la barre de Crêpes Whaou ! remis à neuf après les avaries de la Route du Rhum, tout comme Actual d’Yves Le Blévec, Lionel Lemonchois, vainqueur de la route du Rhum, sera également un prétendant à la victoire dans cette classe sur Prince de Bretagne, Loïc Féquet (Maître Jacques) qui a effectué une belle première sortie à Douarnenez sera à surveiller.

Sodeb’O en stand by à Brest

Deux mois après la Route du Rhum et après un chantier, Sodeb’O a rejoint Brest pour le début de son stand by.

L’objectif de Thomas Coville est de battre le record autour du monde en solitaire détenu par Francis Joyon, reste à attendre une fenêtre météo pour s’élancer autour du monde, la problématique est la même pour son voisin de ponton, Banque Populaire 5 qui est amarré dans le Port du Chateau depuis plus de deux mois.

A lire sur Ouest France, les interviews de :

Pascal Bidégorry, skipper de Banque Populaire 5, qui évoque ce stand-by et un possible départ dans la semaine

Fred le Peutrec, détenteur du Trophée Jules Verne sur Groupama 3 et chef de quart sur Banque Populaire 5

Gitana Team se sépare de Yann Guichard

Après Fred Le Peutrec, Lionel Lemonchois et Loick Peyron, c’est au tour de Yann Guichard de quitter le Gitana Team, tout comme les anciens skippers de l’équipe, Yann Guichard n’a pas à rougir de ses résultats avec deux places de dauphin sur les Extreme Sailing Series 2009 et 2010 et une quatrième place sur la Route du Rhum 2010.

Extrait du communiqué de presse du Gitana Team :

Pour la saison 2011, le Gitana Team souhaite confier la barre de ses différents bateaux à deux skippers distincts : un régatier pour mener l’Extreme 40 Groupe Edmond de Rothschild sur les Extreme Sailing Series et un navigateur pour initier l’histoire des Multi One Design, trimaran monotype de 70 pieds.
Cette évolution stratégique se base sur le programme de l’Extreme Sailing Series, qui verra s’affronter pour la saison 2011 de nouveaux compétiteurs de haut niveau et qui s’ouvrira plus largement à l’international. Dans le même temps, le lancement des Multi One Design demandera un investissement sportif et technique conséquent.
Le Gitana Team et Yann Guichard n’ont pas trouvé d’accord face à cette nouvelle organisation pour le nouveau programme sportif proposé.

© Yvan Zedda / Gitana S.A.


Les noms des nouveaux skippers devraient être dévoilés assez rapidement, puisque la saison des Extreme Sailing Series débute dès le mois de février, à noter également la vente du maxi catamaran Gitana 13 à un particulier, le bateau subit actuellement un refit à Lorient avant d’être livré à son nouveau propriétaire.

Mise à jour :Yann Guichard est revenu sur son départ dans un article du Télégramme du 16 décembre, il explique que le team lui a proposé la barre de l’Extreme 40 pour la saison 2011 mais pas celle du futur MOD 70, raison pour laquelle les deux parties ont cessé leur collaboration.
A lire ICI

Oman Air Majan en chantier à Lorient

La plate forme et le flotteur tribord d’Oman Air Majan sont arrivés par cargo à Lorient la semaine dernière. Le bateau skippé par Sidney Gavignet lors de la Route du Rhum avait été remorqué jusqu’à Horta aux Açores suite à la rupture du  bras de liaison tribord.

Photo : Vivien Gautier

Ce plan Irens/Cabaret, sistership de Sodeb’O va entrer en chantier chez Marsauson Composites pour tenter d’analyser les causes de l’avarie, avant d’être remis en état (le bateau est assuré ce qui permet à Oman Sail de lancer ces coûteuses réparations).

Aucune information n’a filtré sur le programme du trimaran à sa sortie de chantier.

Photo : Vivien Gautier