Le mercato continue pour les ultimes

Après Groupama 3 cédé à la Banque Populaire pour la Route du Rhum, Banque Populaire V vendu à Spindrift racing, c’est à Sodeb’O d’acquérir un nouveau multicoque.

Thomas Coville, le skipper du trimaran de 105′ Sodeb’O était intéressé par Groupama 3, cependant la vente n’avait pas abouti et c’est Armel le Cléac’h qui a hérité du maxi vainqueur de la Route du Rhum 2010.

Il semblerait que le multi actuel Sodeb’O ait été vendu à Ken Read (info dévoilée sur SeaSailSurf), sans bateau pour la suite de son programme, Thomas Coville a donc jeté son dévolu sur Géronimo, le bateau de Kersauson, qui attendait un acquéreur depuis de nombreuses années

D’après le Télégramme, le tri devrait rejoindre le chantier Multiplast pour un refit et une adaptation au solitaire.

Thomas Coville établit le temps de référence en solo sur la Méditerranée

Thomas Coville aura traversé la Méditerranée (Marseille-Carthage) en 25 heures 36 minutes 36 secondes à une moyenne de 17,62 noeuds.

Le skipper espérait initialement réaliser cette traversée en une vingtaine d’heures, mais quelques grains au niveau de la Sardaigne et sur l’arrivée en Tunisie l’ont ralenti, ainsi qu’un choc intervenu cette nuit, comme l’explique le skipper : ‘’Je ne sais pas ce que le safran a touché mais j’ai gardé quelque chose qui a ralenti le bateau pendant au moins quatre heures,”

© Gilles Martin-Raget/Sodebo

 

Réaction de Thomas Coville à l’arrivée :

‘’La Méditerranée est toujours plus difficile que l’on s’y attend. Les routages théoriques donnaient de 20 à 22 heures. J’ai traversé en 25 heures, ce qui parait simple mais ce parcours est plein de pièges.

Parmi les grandes difficultés, il faut éviter de chavirer et, cette nuit, il y avait tous les ingrédients pour se retrouver à l’eau au milieu de la Méditerranée. Une mer très hachée se forme avec le mistral. Elle peut surprendre et faire culbuter le bateau par l’avant. J’avais un peu de marge mais cela a quand même été très chaud par deux fois.

Outre mon problème de safran qui m’a fait ralentir (voir news précédentes), je pense que pour gagner du temps, il faut parfaitement négocier la sortie de Marseille en visant comme nous l’avons fait un top départ ni trop tôt ni trop tard, afin de garder une mer maniable. Ensuite, il faut bien gérer la transition sous la Sardaigne où j’ai été pris sous plusieurs grains orageux que ne voient pas les routages. Et enfin, j’ai aussi été pris dans un bon grain en arrivant sur Carthage.

Mon prochain objectif ne sera pas d’améliorer ce chrono mais de nous attaquer cet automne avec Sodebo à la transatlantique entre Cadix (Espagne) et San Salavador (Bahamas), sur la Route de la Découverte de Christophe Colomb.

Là, je vais faire une petite sieste. On va faire demi-tour avec mes deux équipiers qui m’ont rejoint et rentrer sur Marseille. Cela s’annonce un peu à saute-moutons sur les vagues, car c’est comme au ski, une fois descendu, il faut remonter ! Nous arriverons samedi ou dimanche je pense.”

Départ de record de la Méditerranée pour Thomas Coville

Le skipper du maxi trimaran Sodebo a largué les amarres cette après midi et à pris le départ du record de la Méditerranée entre Marseille et Carthage à 14h48’36 » dans un vent soutenu qui va forcir durant la nuit, Thomas Coville a franchi la ligne de départ avec deux ris dans la grand voile et le Solent à l’avant.

©Gilles Martin-Raget/Sodebo

Les conditions sont donc musclées pour ce record en solo avec une mer hachée sous l’influence du fort mistral. Pour battre le record, le skipper devra parcourir les 458 milles qui le sépare de la Tunisie en une vingtaine d’heures afin d’établir un temps de référence en multicoque et en solitaire.

Thomas Coville avant le départ :
« Ce matin, je sentais monter la petite pression liée au fait de repartir en solo, c’est bon signe. Cela fait un peu plus d’un an que je n’ai pas mené seul Sodebo. J’ai beaucoup navigué ces derniers temps mais en équipage. L’exercice du solitaire n’est pas anodin et j’ai envie d’y aller.

En me réveillant à l’Estaque ce matin, j’avais une vue superbe sur la rade où il n’y avait pas de vent. Cela aurait pu faire douter certains mais c’est déjà en train de s’installer, on sent déjà les bouffes qui descendent de la montagne derrière nous.

J’ai toujours pris la Méditerranée très au sérieux, c’est une mer que je ne connais peu. Cela s’est révélé être une épreuve à chaque fois et j’ai toujours ressenti ce besoin d’être sur mes gardes. Ce run va être musclé et sportif. Dès le départ, il faut avoir une bonne trajectoire dans le bon tempo au portant avec la mer qui se forme. Plus on s’écarte de la terre, plus ça rentre fort. L’idéal serait de faire le bon choix de voile d’avant tout de suite pour ne pas avoir à la changer pendant la traversée parce que c’est de l’énergie mais surtout du temps perdu.

Ce qui l’emporte, c’est vraiment le plaisir de revenir sur mon bateau et de repartir à la conquête de ces records et de cette aventure qui ne me lâche jamais avec Sodebo. Il n’y a pas beaucoup de bateaux à voiles sur la planète qui ont la capacité de traversée la Méditerranée en une journée. On est dans le temps des ferries par contre je n’emmène personne à bord et je ne consomme pas non plus de gasoil. Demain, on sera en Tunisie, c’est aussi le côté voyage et décalé de ces records.

Plus on navigue et plus l’expérience sert à être vigilent et humble. Sauter d’un bateau à l’autre permet d’aiguiser son sens marin, de garder toujours le niveau technique et sportif. Si je n’avais pas navigué depuis six mois, ce serait comme un cycliste ou un coureur, j’aurais perdu mes sensations et là, j’aurais beau avoir passé je sais pas combien de fois le Cap Horn, je ne serais pas au meilleur de moi-même pour autant. »

Pas de tour du monde cet hiver pour Thomas Coville

Thomas Coville, qui faisait parti de l’équipage de Groupama 4, vient de remporter la Volvo Ocean Race aux côtés de Franck Cammas cette nuit après leur arrivée à Galway.

Le skipper du trimaran Sodeb’o devrait rapidement reprendre la barre de son multicoque, avec un programme de records en Méditerranée et en Atlantique cette saison, Thomas Coville explique les raisons de ce choix dans une interview à Sports.fr, il s’alignera donc sur le record de la Méditerranée et celui de l’Atlantique sud (Cadix-San Salvador), Thomas Coville ne devrait retenter le record en solitaire autour du monde qu’en 2014, sauf fenêtre météo exceptionnelle cet hiver, du fait du sponsoring de Sodeb’O sur le Vendée Globe cet hiver.

Le record SNSM annulé

Suite à un mouvement de grève des officiers du port de Saint Nazaire, les organisateurs sont contraints d’annuler la course, ils avaient dans un premier temps espérer reporter le départ à demain matin, mais les négociations ont échoué comme l’explique Damien Grimont, l’inventeur et organisateur du record SNSM :

« Nous souhaitons revenir vers vous pour vous préciser l’enchaînement des décisions qui ont été prises cet après midi dans l’urgence, suite au blocage de l’écluse par les officiers de port, et à l’échec des négociations menées par la SNSM, Mich Desj, parrain du Record depuis l’origine et notre équipe.

Les partenaires du record SNSM et la SNSM ont en conséquence estimé que le blocage du port par des marins professionnels était une entrave inadmissible à la solidarité légendaire des gens de Mer.
Profondément affectés par cette décision, les bénévoles de la SNSM, qui sauvent plus de 600 vies par an au péril de la leur, ont estimé que l’esprit général de la manifestation n’était donc plus respecté.
D’un commun accord, les partenaires publics et la SNSM ont donc décidé l’annulation de la manifestation sportive liée à l’événement Record SNSM.

Par voie de conséquence, notre souhait initial d’organiser des parcours de remplacement est devenu juridiquement et administrativement impossible car il aurait fallu pour cela créer une nouvelle manifestation sportive.

Vous comprendrez que cette décision a été très dure à prendre et que notre déception est à la hauteur de la vôtre.
Les raisons de cette annulation ont pour but de tenter d’obtenir définitivement des garanties permettant d’assurer le bon déroulement des futures manifestations nautiques de Saint-Nazaire, et en particulier celles défendant des valeurs immuables de solidarité comme celles du Record SNSM. »

La réaction de Jacques Auxiette, Président du Conseil Général des Pays de la Loire, qui est partenaire du record :

« La course du Record SNS a été annulée suite à la décision d’Officiers du Port de St Nazaire de ne pas donner suite à un accord, pourtant intervenu avec les organisateurs, alors qu’un conflit social agite le Port depuis plusieurs jours.
Le droit de grève et le droit syndical ne sont pas en cause, mais prendre pour cible le record SNSM est incompréhensible et inacceptable. La SNSM est sans aucun doute l’organisation la plus populaire du monde de la mer. Cette course contribue à son financement et à sa notoriété. Quelles que soient les revendications, s’attaquer ainsi à un symbole de la solidarité des gens de mer est consternant. »

Trois skippers des trimarans MOD 70, Michel Desjoyeaux (Foncia), Sidney Gavignet (Musandam-Oman Sail) et Sébastien Josse (Groupe Edmond de Rothschild) ont décidé, malgré cette annulation d’effectuer une partie du parcours en prenant un départ commun, demain à 8h30, pour soutenir la SNSM. Les trois équipages mettront le cap vers Sainte-Marine avant de rallier leur port d’attache respectif. Sébastien Josse sur Spindrift Racing n’a pas confirmé sa participation à cette boucle, Thomas Coville qui espérait reprendre la barre de son maxi trimaran Sodeb’O entre deux étapes de la Volvo Ocean Race devra attendre pour prendre la mesure des modifications apportées à son bateau.

Michel Desjoyeaux, parrain du record SNSM, skipper du MOD 70 Foncia : « Nous sommes dans un pays démocratique où le droit de vote existe, il faut bien sûr le respecter. La décision d’annuler cette édition du Record qui porte le nom de la SNSM est cohérente, on ne brade pas l’image de la SNSM. Pour perpétuer la dynamique en faveur des sauveteurs bénévoles et du message de prévention, on vient de se mettre d’accord avec les skippers des trois MOD 70 présents ici pour symboliquement partir de Saint-Nazaire demain, et aller virer la bouée de Sainte-Marine. »

Sidney Gavignet, skipper du MOD Musandam – Oman Sail : « On n’a pas à rouspéter, c’est comme ça. On est bien sûr déçu pour les organisateurs, le public et la SNSM. Pour la beauté du geste, on fera donc notre petite course à trois au départ de Saint-Nazaire pour aller saluer Sainte-Marine. C’est notre façon de marquer, dans ce contexte, notre total soutien à la SNSM. »

Thomas Coville, skipper du maxi multicoque Sodebo : « Même si le droit de grève existe, la prise d’otages quelque soit, c’est quelque chose qui m’échappe. On est tous solidaires et d’accord de façon unanime pour s’associer à une cause comme celle du Record SNSM. C’est décevant de la pénaliser même si les grévistes ont sans doute de bonnes raisons. On est nombreux entre les organisateurs et les marins à s’investir pour faire de cette date un moment symbolique dans le monde de la voile en France et d’y répondre présent en fonction de notre planning. »

Foncia remporte l’Ingérop Armen Race

Michel Desjoyaux et son équipage ont remporté  l’Ingérop ArMen Race2012 sur Foncia ce matin en 14h15m35s à la vitesse moyenne de 23,14 noeuds. Michel Desjoyeaux et ses 6 équipiers ont bouclé les 330 milles du parcours  entre la Trinité sur Mer, l’Ile de Sein et l’Ile d’Yeu devant trois autres MOD 70, Spindrift Racing, Oman Sail et Groupe Edmond de Rothschild, le professeur ne bat pas le record de l’épreuve qui reste la propriété de Sébastien Josse sur Gitana 11 qui avait mis 10 minutes de moins pour boucler le parcours l’année dernière.

La victoire a été acquise lors des derniers milles après un match serré entre les 4 MOD 70 qui se sont partagés la tête de course à tour de rôle. Les multicoques ont bénéficié d’un vent soutenu sur cette épreuve avec 15 à 30 noeuds permettant des pointes de vitesse à près de 40 noeuds. Le maxi trimaran Sodeb’O, skippé par Karine Fauconnier pour l’occasion (‘en l’absence de Thomas Coville) termine 5 ème. En Multi 50, Actual s’impose à 19,09 nœuds de moyenne devant FenêtréA Cardinal et Maître Jacques.

Michel Desjoyeaux, skipper de Foncia: « Nous nous sommes bien bagarrés mais nous avons perdu nos copains dans la nuit pour les retrouver finalement à la bouée USHIP de Belle Ile. Cette Armen Race, je la qualifierai de boucailleuse et sinueuse, le vent n’était pas régulier du tout et surtout la rotation du vent est arrivée avec 2h de retard ou alors c’était peut-être nous qui étions 2h en avance ! En tout cas, cela a été rapide, même si nous ratons le temps pour 10 minutes ! L’équipage va me maudire car j’ai demandé de calmer le jeu à l’Ile d’Yeu, je pense qu’elles sont là ces 10 minutes ! Belle bagarre, on est monté à 36,8 nœuds, c’est le record du bateau ! C’était une belle épreuve, on reviendra ! »

Yves Le Blevec, skipper d’Actual : « Super content de la course ! Le parcours est génial ! Un beau départ dans de belles conditions, le vent est monté fort à l’occidentale de Sein et du côté de l’ile d’Yeu ce matin, la mer était assez formée. Avec FenêtréA Cardinal, nous étions au coude à coude tout au long du parcours. On a rien lâché ! A un moment j’ai vu dans notre tableau-arrière un feu vert, je me suis demandé si ce n’était pas une vedette et bien non c’était le mât de FenêtréA Cardinal à quelques mètres de nous. »

Yann Guichard, skipper de Spindrift racing: « Cela a été humide ! Super mais très humide et rapide ! De belles conditions, nous sommes partis avec du vent et cela a bien forci pendant la nuit. Cela a été une belle lutte entre les MOD70, à Sein, nous étions 3 premiers en 2 minutes ! Nous avons eu jusqu’à 27 – 28 nœuds, il fallait trouver la bonne configuration de voile. Foncia nous a doublé au passage du Palais où nous avons eu un petit souci de ris dans la GV et nous n’avons pas été très bons entre Hoëdic et l’ile d’Yeu où nous avons attrapé un casier donc le safran central s’est relevé ! Ensuite, nous nous sommes battus pour la deuxième place avec Oman Sail. On a fait tout le retour depuis l’ile d’Yeu avec eux à nos côtés. Un qualificatif : « fast and furious »  mais à refaire ! On a pris beaucoup de plaisir même si cela a été difficile mais nous étions aussi venus chercher ça. Nous n’avons pas dormi, pas mangé ! On a été servi ! »

Erwan Leroux, skipper de FenêtréA Cardinal : «  C’est incroyable ce parcours ! Une belle bagarre bien humide, les gars ce sont donnés à fond à bord ! Gennaker pour faire le tour de Belle-Ile, gennaker pour faire le tour  de l’ile d’Yeu, on a rien lâché mais on rate la victoire pour moins de 3 minutes ! Le format est génial, c’est ce qui se fait de mieux en Bretagne Sud en ce moment, ce matin au vent de l’ile d’Yeu, c’était magique ! Il ne faut rien changer. »

Karine Faconnier, skipper de Sodeb’O : «A part dans un bord de portant assez mou, on s’est régalé dans les conditions de reaching malgré une mer relativement formée et des rafales jusqu’à 30 nœuds ! Sur un bateau de cette taille, tu n’as pas le droit à la moindre erreur de concentration. Le skipper est obligé d’être hyper rigoureux et attentif pour que chacun tienne son rôle. Comme l’équipe technique embarquée n’est pas un équipage de régatiers professionnels, on a systématiquement anticipé chaque manœuvre et ainsi, on n’a jamais été pris au dépourvu».

Temps de course :

1 – Foncia à 6h05’35 » en 14h15’35 » à 23,14 noeuds de moyenne
2 – Spindrift racing à 6h10′ en 14h20’56
3- Oman Sail à 6h13′ en 14h23’53 en 14h23’53’
4- Groupe Edmond de Rothschild à 6h49 en 14h59’59’
5 – Sodebo à 8h37’06’ en 16h47’06’ à 19,66 noeuds de moyenne
6 – Actual  à 8h52′ en 17h 17’47 » à 19,09 noeuds de moyenne
7- FenêtréA Cardinal à 8h55 en 17h20’36
8- Maitre Jacques à 10h07 en 18h32’06
9- Vers un monde sans Sida à 12h35’50 »

Chantier inédit sur le maxi Sodeb’O

Alors que Thomas Coville participe à la Volvo Ocean Race avec Franck Cammas sur Groupama 4, son équipe s’affaire sur son maxi trimaran Sodeb’O avec lequel il a bouclé deux tours du monde.

L’objectif de ce chantier est de modifier le comportement du trimaran, afin que le skipper puisse naviguer plus en sécurité dans le grand sud, les architectes, Nigel Irens et Benoit Cabaret ainsi que Martin Fischer en charge du développement des appendices, ont donc décidé d’avancer les foils qui soulagent le flotteur sous le vent, ce qui augmentera le cabrage du multicoque.

Les explications de Benoit Cabaret sur cette modification : “Lorsque les foils ont été implantés en 2010, Martin Fischer a proposé une géométrie et un positionnement dans les flotteurs. De notre côté avec Nigel, nous avons assuré le côté structure mais nous avions également fait un travail de positionnement et étions arrivés au même résultat que Martin. Une fois en mer, les foils ont marché de façon efficace. Ils soulagent bien le bateau mais c’est tout le flotteur qui sort de l’eau alors que Thomas préférait qu’il cabre, c’est à dire qu’il s’appuie sur son tableau arrière avec l’étrave hors de l’eau. En tant qu’architectes et hydrodynamiciens, nous avons travaillé sur la solution qui réduit au maximum la trainée ce qui est le cas lorsque le flotteur sort complètement de l’eau. En revanche, pour Thomas, plus de cabrage c’est plus de sécurité puisque cela réduit le risque d’enfournemen.” 

La première solution envisagée pour avancer les foils était de modifier l’emplacement sur des puits des appendices sur les flotteurs, celle-ci n’a pas été retenu, et l’équipe s’engage donc sur une voie inédite puisque c’est les flotteurs qui vont être avancés pour obtenir ce cabrage.

Benoit Cabaret : “Après avoir échangé avec l’équipe technique, il s’avère qu’avancer les foils n’est pas une tâche facile et il aurait fallu détruire ce qui a été fait il y a un an pour tout recommencer quelques centimètres plus loin. Nous avons donc étudié la possibilité d’avancer, non pas les foils mais carrément les flotteurs. Avancer le tout a aussi un autre avantage, puisque l’on avance le centre de flottabilité du flotteur ce qui contribue également au cabrage. Cette seconde solution permet également de faire travailler beaucoup plus de personnes en parallèle, chacun dans son domaine, alors que sur une implantation dans un endroit confiné comme l’intérieur du flotteur, les taches doivent être réalisées les unes après les autres, ce qui prend beaucoup de temps. Nous avons ainsi comparé les deux solutions et lorsque nous faisons le bilan, avancer les flotteurs est plus simple à tous points de vue.”

Les flotteurs seront donc avancés de 60cm sans qu’ils soient allongés, cette modification ne devrait pas modifier l’équilibre général du trimaran, à noter également le renfort des bras de liaison suite à la casse d’Oman Air, sistership de Sodeb’O, lors de la Route du Rhum 2010. Le chantier devrait s’achever fin avril, et le skipper pourrait de nouveau tenter de battre le record autour du monde en solitaire l’hiver prochain.

Le détail du projet Maxi Prince de Bretagne dévoilé

Lionel Lemonchois et les représentants de la marque Prince de Bretagne ont détaillé le projet du futur Maxi trimaran hier, sans surprise, le choix du cabinet VPLP comme architectes et de Multiplast comme chantier ont été confirmés.

La construction, basée sur la plate forme du 60′ ORMA Sodeb’O devrait débuter dans les jours qui viennent à Vannes, comme le confirme le skipper dont le principal objectif est de remporter la Route du Rhum 2014.

Lionel Lemonchois : « En ce qui concerne l’architecte, choisir VPLP paraissait logique. D’abord parce que ce cabinet a construit le 60 pieds Sodebo, ensuite parce qu’en terme d’acquis, d’expériences et de résultats, il a fait ses preuves. Disons que s’engager avec eux, c’était minimiser les risques. Le chantier débutera le 2 novembre chez Mutiplast à Vannes pour une mise à l’eau en septembre 2012. Pour la longueur, nous partons sur un 80 pieds. Nous avons déterminé la longueur du Maxi à partir des analyses réalisées par les architectes par rapport à ce que je voulais dès le départ, c’est-à-dire à peu près le même déplacement qu’avait Sodebo au niveau du poids et de la masse, etc… Le but ? Pouvoir garder le mât, l’accastillage et ainsi ne pas partir dans une spirale de coûts délirante.  Au final, nous aurons un 80 pieds pour moins cher qu’un 60 pieds il y a cinq ans. »
En ce qui concerne l’avenir du trimaran de la classe Multi 50′, aucune décision ne semble avoir été prise, Lionel Lemonchois et Prince de Bretagne ont à priori défini un programme sur le maxi trimaran pour 2013, le 50′ devrait donc être utilisé pour la saison 2012.
Emmanuel Descloux : « Notre décision n’est pas arrêtée (concernant le Multo 50′). Toutes les options sont encore possibles. En tous les cas, le résultat de la Transat Jacques Vabre n’influencera pas la décision finale. Pour commencer, nous devons avaler le gros morceau de la construction du Maxi. Nous nous sommes engagés à garder un budget constant entre le Multi50 aujourd’hui et le Maxi 80 demain. »

Lionel Lemonchois prend possession de son futur maxi

Lionel Lemonchois a mis à l’eau le trimaran de 60′ ORMA de Prince de Bretagne, à la Trinité. Son équipe a effectué cette manoeuvre avec l’aide de celle de Sodeb’O qui se sépare donc de son 60′ qui a connu de nombreux succès avec Thomas Coville à la barre.

© Marcel MOCHET

Le bateau a été mâté dans la foulée, il a ensuite passé une nuit au port de la trinité avant d’être convoyé à Lorient le lendemain. L’équipe de Prince de Bretagne va désormais lancer la phase d’études afin de transformer le bateau en maxi multicoque.

Lemonchois et Prince de Bretagne vont lancer un multi Ultime

Forts de leur succès sur la Route du Rhum en Multi 50′, Lionel Lemonchois et Prince de Bretagne ont décidé de se lancer un nouveau défi, en effet ils ont décidé de racheté le 60′ ORMA Sodeb’O  de Thomas Coville, afin de rallonger le bateau pour qu’il puisse courir en classe Ultime.

Lionel Lemonchois avait imaginé un projet similaire lorsqu’il était skipper chez Gitana, le projet avait abouti à Gitana 11 en version 77′, mais le double vainqueur de la Route du Rhum avait été débarqué avant la mise à l’eau du bateau.

Le 60′ sera dans un premier temps loué jusqu’à la fin de l’année afin de lancer les études en collaboration avec les architectes VPLP puis acheté avant la mise en chantier, pour une mise à l’eau prévue en  2012. Le skipper prévoit une nouvelle coque centrale ainsi que les flotteurs, en conservant le reste du trimaran qui devrait atteindre une taille de 80′.

© Prince de Bretagne

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Lionel Lemonchois : « Je suis vraiment heureux de partir sur un nouveau projet tel que celui-ci. Partir d’une page blanche, cogiter, créer et modifier un 60 pieds, c’est toujours très enrichissant. J’ai cette idée et cette envie dans la tête depuis déjà longtemps et je suis ravi que Prince de Bretagne m’accorde sa confiance aujourd’hui pour que nous nous lancions ensemble dans cette aventure. La confiance de son partenaire, c’est valorisant et important. Je n’ai jamais navigué sur le 60 pieds « Sodeb’O » mais je sais que c’est un bon bateau. Nous allons partir d’une bonne base et construire une jolie bête de course. »

Joseph Rousseau, président du Cerafel (Prince de Bretagne) :
« Avec ce nouveau projet, nous renforçons notre engagement dans la voile. A l’issue de la Route du Rhum, nous avons eu ce souhait et cette réflexion en constatant deux choses. La première, que nous avions un ‘vrai chef’ à bord de notre multi50 et la deuxième, que l’on parlait beaucoup du grand gagnant de la course, toutes catégories confondues. Nous avons alors voulu donner les moyens à Lionel d’exprimer tout son talent. L’ambition est une valeur que Prince de Bretagne partage avec son skipper. »

Jean-François Jacob, secrétaire général de la SICA : « La classe Ultime est pour nous une évolution normale qui confirme notre intérêt et notre volonté de monter en puissance dans notre communication tournée vers la mer et vers la voile. Nous avons de belles échéances devant nous et notamment la Route du rhum 2014, sur laquelle nous viendrons jouer la grande victoire. D’ici là, le bateau naviguera sur un programme qui n’est pas encore défini entre les courses et les campagnes de record auxquelles un bateau de cette classe peut prétendre. »