Arrivée de la Krys Ocean Race demain

Le trio de tête de la Krys Ocean Race touche au but avec moins de 600 milles à parcourir avant l’arrivée au large de Brest, les trois équipages des trimarans ont successivement choisi de passer en mode furtif aujourd’hui, permettant de disparaitre de la cartographie pendant 9 heures, afin de négocier au mieux les quelques empannages nécessaires pour rejoindre les îles Scilly.

© MOD70 Spindrift racing / On board

Foncia a lancé le mouvement, suivi 3 heures plus tard par Groupe Edmond de Rothschild, et dans l’après midi par Spindrift racing.

Le trimaran mené par Yann Guichard a peu de chances d’être rejoint grâce à ses 60 milles d’avance, la seconde place reste très disputée entre Sébastien Josse sur Groupe Edmond de Rothschild et Michel Desjoyaux sur Foncia. Les deux bateaux se tenaient en 10 milles lors de leur passage en mode furtif, le final s’annonce donc crucial pour le gain de la place de dauphin. Les trimarans filent toujours à près de 30 noeuds vers la pointe sud ouest de l’Angleterre, avant de piquer vers le sud après le passage des Scilly pour rejoindre Brest.

Cette transat devrait donc se terminer en 5 jours, avec des conditions exceptionnelles tout au long de celle-ci, les équipages ayant pu profiter de la même dépression pendant cette traversée de l’Atlantique.

L’arrivée des trois premiers est prévue demain après midi, malgré tout les équipages resteront au large afin de rejoindre le port de Brest vendredi vers 15 heures pour l’ouverture des fêtes nautiques des Tonnerres de Brest.

Musandam Oman Sail reste 4ème, l’équipage de Sidney Gavignet poursuit sa route à des vitesses élevées grâce au foil tribord qui a été déplacé sur le flotteur babord, Race for Water poursuit sa route à 400 milles de la tête de flotte, Stève Ravussin et ses hommes doivent faire face à une voie d’eau en avant du puit de dérive, après un choc avec un OFNI.

Yann Guichard (Spindrift racing)

« La mer est devenue plus plate depuis le milieu de la nuit : on se remet à attaquer ! On va pouvoir aller tout droit jusqu’aux Scilly, toujours à près de trente nœuds de moyenne. On devrait passer la marque anglaise vers jeudi midi. Stratégiquement, il n’y a pas vraiment d’option : il nous faut juste tenir le rythme de nos poursuivants…

Les modèles météo convergent pour cette fin de traversée avec un peu plus de brise ces prochaines heures. Et un vent de travers pour finir sur Brest. On avait la sensation la nuit dernière d’être sur les bancs de Terre-Neuve : il y avait une bruine dense mais ça commence à s’éclaircir même si le plafond reste bas et gris. Nous sommes en veille permanente au radar : cela nous permet de bien anticiper la route des cargos mais aussi de voir les grains qui se forment. On reste vigilant. »

Sébastien Col (FONCIA)

« C’était un peu notre dernière cartouche avant le Fastnet pour se cacher et tenter des choses… L’intérêt, c’est surtout de mettre la pression sur notre concurrent direct, Groupe Edmond de Rothschild. Il ne sait plus comment on mène le bateau, même si la route pour les Scilly est assez directe. On n’avait plus trop de possibilités d’utiliser ce monde fantôme après… Ces prochaines heures, on va reprendre un peu de terrain au leader, mais pas suffisamment pour l’inquiéter. Mais en ce moment, on a mis la barre vitesse un peu plus haute ! Là, on va directement se coucher après son quart : ça ne rigole plus… Seb cherche à nous contrôler : à nous de saisir une opportunité pour revenir au contact ! »

Sidney Gavignet (Musandam-Oman Sail)

« On ne peut pas être au maximum de la vitesse, mais les conditions sont bonnes avec une mer relativement plate et une belle brise. On profite de notre position pour faire barrer Farad et Moshin parce qu’il y a peu de chance de gagner une place à moins d’une avarie. Pour installer le foil tribord à bâbord, il a d’abord fallu enlever le morceau cassé, puis hisser l’appendice qui fait autour de 90 kg avec une drisse. Ce matin, on a réussi du premier coup à glisser le foil dans le puits bâbord avec trois équipiers en basculant le mât sous le vent pour que ce soit plus facile à encastrer. Mais on ne peut le descendre que de 80% ! Cela ne nous empêche pas de faire des « plantés » dans une vague de temps en temps… Autrement, l’équipage se porte bien. »

Stève Ravussin (Race For Water)

«  Attendez : je reviens ! Je vais pomper mes 150 litres d’eau… Me revoilà, quelques coups de pompes et c’est reparti ! Nous nous sommes donnés un timing de 40 minutes max pour ne pas avoir trop d’eau devant, la fissure à l’air de ne pas s’agrandir donc c’est bon signe….

Quand nous avons appelé le bateau « Race For Water », je n’ai pas pensé qu’à la première transat en course, nous allions finir dans un container ou un sous marin américain ? Qui sait ? En tout cas, je pense que lui n’a rien eu… Comme je le disais, le nom du MOD 70 est encore plus justifié quand on n’arrive pas à traverser l’Atlantique sans taper quelque chose : c’est qu’il y a vraiment un souci quand on voit la surface de la mer sur le globe ! »

Avarie de foil pour Musandam, Spindrift et Foncia en tête de la flotte

Comme prévu, la brise a forci cette nuit, et les conditions de mer se sont durcies avec l’entrée dans le flux du Gulf Stream qui apporte deux nœuds de courant portant à l’Est,mais aussi un renforcement de la houle près des Grands Bancs de Terre-Neuve.

Les équipages naviguent désormais sous deux ris dans la grand-voile et solent ou foc de brise, avec des vitesses de l’ordre de trente nœuds, la prudence reste cependant de mise au sein avec les avaries d’appendices survenues à bord de Race for Water (dérive endommagée suite à une collision avec un OFNI hier) et celle de Musandam-Oman Sail ce jour ; comme l’explique le skipper Sidney Gavignet : « En milieu de nuit, tout allait bien avec une vitesse moyenne oscillant entre 30 et 33 nœuds sous deux ris dans la grand-voile et foc solent. Le foil s’est rompu mais nous n’avons pas eu l’impression d’avoir touché quelque chose… Nous l’avons retiré de son puits et stocké dans la coque centrale. Nous devons donc naviguer désormais sous deux ris et foc de brise ORC à 70% de notre vitesse normale. Ce qui fait que nous allons perdre 200 milles par jour ! Mais nous pouvons arriver sans encombre jusqu’à Brest : il faut juste rester plus prudent car le bateau enfourne dans la mer plus brutalement. On garde le moral… Nous aurons besoin d’un nouveau foil à Brest, car une escale technique aux Açores n’est pas envisageable : il n’y a pas de vent en ce moment autour de l’archipel. »

Le potentiel du trimaran omanais est donc largement entamé et l’équipage se trouve relégué à plus de 100 milles de la tête de flotte ce soir.

Ce soir Spindrift racing mène la flotte devant Foncia et Groupe Edmond de Rothschild, ces trois bateaux filent toujours à près de 30 nœuds avec une route nord est, avec des moyennes sur 24 heures supérieures à 700 milles ; le déclenchement de l’empannage prévu demain ou mercredi s’annonce crucial pour la suite de la course avec le front où le vent va mollir à une vingtaine de nœuds puis s’orienter au secteur Ouest. Il faudra alors choisir entre deux options soit plonger vers le Sud-Est et l’anticyclone des Açores sur une mer calme mais un vent faiblissant, soit continuer vers le Nord-Est pour longer le front et se rapprocher de la route directe avec une mer plus agitée et un vent plus instable.

Les skippers à la vacation :

Michel Desjoyeaux (FONCIA)

« Côté conditions météo, ça commence à mollir doucement et on ne devrait pas tarder à renvoyer de la toile. Cette nuit, nous n’avions pas beaucoup de repères et il fallait se fier à l’électronique qui nous donne la force et la direction du vent, la vitesse du bateau et son cap. On a bien eu un bout de lune en fin de nuit, mais on ne voyait pas grand-chose parce que c’est très nuageux à l’avant du front. Côté stratégie, il n’y a pas d’initiatives à prendre dans l’immédiat et tout le monde suit à peu près la même route. Mais à la longitude des Açores, il y aura des opportunités… On ne voit plus Spindrift racing mais on le suit avec l’AIS. Tout est trempé à bord ! Parce qu’il y a quand même de belles vagues. Et il y a toujours quelqu’un à l’écoute pour gérer la situation dans une bouffée d’air. A l’intérieur, c’est un véritable shaker ! »

« C’est plutôt sympa d’avancer si vite vers la maison. C’est très grisant, mais un peu stressant aussi. Dans ces conditions, on libère la puissance, ou on réduit la toile par l’arrière. Mais, on adapte en bordant ou choquant l’écoute de voile d’avant. Cela nécessite une vigilance de tous les instants et c’est la condition sine qua non pour rester à l’endroit. A la barre, on porte un casque avec une visière pour se protéger des gerbes d’embruns qui déferlent par dessus le pont. Il faut avouer que depuis cette nuit, c’est un peu ambiance sport de combat ! »

Sébastien Josse (Groupe Edmond de Rothschild)

« Nuit mouvementée et assez ventée : on a eu jusqu’à 30-35 nœuds avec pas mal de grains et une houle croisée qui ne facilitait pas le pilotage. La brise devrait se calmer un peu en milieu d’après-midi ou en début de nuit prochaine, mais on aura quand même 25 nœuds et une mer de 2,5 mètres… Ce midi, comme nous sommes juste au Sud des bancs de Terre-Neuve, il y a parfois des zones très chaotiques avec les méandres du Gulf Stream, puis vingt milles plus loin, ça se réorganise… On navigue sous deux ris et solent à 140-150° du vent réel, un angle assez abattu pour gérer la vitesse et glisser vers le Nord-Est progressivement. On se maintient à 28 nœuds de moyenne et c’est plus « supportable » que les 30-32 nœuds de dimanche soir : c’est important que le barreur joue avec les creux pour ne pas trop solliciter le bateau. Alors avec cette « molle » à venir, ça sera tout de même plus aisé pour négocier les vagues. »

Antoine Kock (Groupe Edmond de Rothschild)
« Tout va bien à bord de Groupe Edmond de Rothschild, sauf qu’il est très compliqué, voire impossible de taper sur le clavier !! La vie est encore plus compliquée à l’intérieur du bateau que sur le pont. C’est aussi humide, mais comme on ne voit pas les vagues arriver, lorsque le bateau plante- ce qui arrive environ une fois toutes les heures – on fait de beaux vols planés à l’intérieur… Les déplacements sont vraiment longs et difficiles… A part ça, cette transat express tient ses promesses, et le speedo ne descend que rarement en-dessous de 30 nœuds. Florent a amélioré le record de vitesse du bateau : 40,7 nœuds… A demain, Antoine Koch »

© Yvan Zedda / Sea&Co / Gitana Team

Yann Guichard (Spindrift racing)

« C’est humide, très humide ! On a passé une bonne première partie de nuit, mais c’est difficile de tenir des vitesses élevées sans risque à cause des vagues, car la mer est assez agitée… On a pris notre rythme, mais ce n’est pas facile de dormir parce qu’il faut être tous à l’arrière du bateau et il n’y a pas de bannettes derrière : ça secoue beaucoup. On prend quelques petits grains qu’on anticipe bien au radar : en ce moment, on a 32 nœuds de vent réel mais il n’y a pas trop de méchantes rafales et c’est moins stressant. Nous sommes quatre barreurs à nous relayer toutes les quarante minutes parce que c’est assez éprouvant. On a pu manger correctement jusqu’à hier soir où nous avons fait notre premier lyophilisé : c’était assez rock & roll ! Il faut garder des forces et c’est vrai que le sommeil, ce n’est pas aisé…   Nous avons fait un joli « planté » ce matin. Nous avons réduit la voilure. L’expérience de garçons comme Jean-Baptiste Levaillant et Pascal Bidégorry est précieuse. »

A noter que la direction de course envisage de mettre en place une nouvelle marque de parcours, en imposant aux équipages le passage entre une porte préfigurée par les îles Scilly et le phare de Wolf Rock, afin de faire coïncider  l’arrivée des trimarans avec le début de fêtes de Brest vendredi.
Un aperçu des conditions de navigation sur une vidéo transmise par l’équipage du MOD 70 Groupe Edmond de Rothschlid .

Les MOD à haute vitesse

Les premiers milles de la Krys Ocean Race au pied des buildings new-yorkais à petite vitesse ont vite été oubliés pour les équipages des cinq MOD 70 qui ont rencontré des conditions musclées mais maniables au cours de cette première journée de course.

Les trimarans ont navigué sous grand-voile haute et gennaker une bonne partie de la nuit avant que les équipages ne prennent un ris et établissent le génois afin d’éviter tout risque d’enfournement et de possible chavirage.

Sidney Gavignet et son équipage sur Musandam-Oman Sail ont gardé la tête de la flotte jusqu’au classement de 18 heures, avant de céder la place de leader à Groupe Edmond de Rothschild mené par Sébastien Josse, cette belle tenue de l’équipage aux couleurs d’Oman est une petite surprise, puisque l’équipage est celui qui dispose du moins d’entrainement sur le trimaran monotype. A 21h, c’est Michel Desjyaux sur Foncia qui était crédité de la première place, en fait trois bateaux, Groupe Edmond de Rothschild,  Foncia et Spindrift racing naviguent en tête de la flotte et risquent de s’échanger le leadership lors des prochains pointages, Oman Sail a décidé de prendre une route un peu plus sud pendant l’après midi, s’éloignant de la route directe.

Quant à Race for Water, la nouvelle est est tombée au petit matin, le trimaran de Stève Ravussin a touché un container flottant entre deux eaux cette nuit et la dérive a été sérieusement endommagée. Yvan Ravussin, frère du skipper et spécialiste du composite, a effectué avec deux équipiers une réparation et l’équipage a pu reprendre sa route à plus de 25 noeuds au cours de l’après midi comme l’explique le skipper : «  Notre dérive est cassée à plusieurs niveaux. Il n’y a pas grand chose à faire. Nous l’avons remise à poste. Elle est désormais en position haute. Nous avons perdu du temps dans la réparation et le check du Race For Water. On reprend notre rythme de course. Nous sommes dans un vent de 25 nœuds avec des vagues de 3 mètres environ. »

Les réactions des skippers :

Sébastien Josse, Groupe Edmond de Rothschild : « La première nuit a été plutôt agréable sur une mer relativement plate et avec une belle lune. Ce midi, le temps commence à se dégrader : la mer se forme et devient plus hachée car nous sommes rentrés dans le Gulf Stream, mais cela reste maniable parce qu’il n’y a pas plus de 20-25 nœuds de brise. Les conditions actuelles sont celles attendues, c’est-à-dire une mer en cours de formation et un vent de Sud-Ouest d’une vingtaine de nœuds qui nous permettent d’aligner des vitesses assez élevées ! Samedi soir, nous étions à vue de Race For Water mais on s’est perdu avec la nuit. On s’attend à des conditions météorologiques assez similaires bien que le vent doive se renforcer à plus de trente nœuds encore au cours de l’après-midi, voir de la nuit. Mais la bonne nouvelle, c’est que nous sommes bien dans le flux qui va nous propulser vers l’Angleterre : on va essayer de rester dans ce couloir pour gérer au mieux notre trajectoire. Nous sommes deux ou trois sur le pont selon les moments, car le troisième équipier s’occupe aussi de faire le ménage ! C’est de plus en plus humide : il y a quelques entrées d’eau et il faut écoper…  »

Yann Guichard, Spindrift Racing : « C’est très humide à bord. Avec le bruit et la vitesse, il est très difficile de se reposer. Nous sommes au moment où je parle à… 39 nœuds de vitesse instantanée. C’est ainsi depuis plusieurs heures. Cela ne va pas durer car la mer se forme, avec l’entrée dans le Golfe Stream. Nous sommes à vue de Foncia et on calque notre rythme sur celui de Musandam Oman sail. Il faut faire très attention aux excès de vitesse. Au-delà de 35 nœuds, surtout la nuit, la moindre erreur est fatale… On est aussi vigilant aux OFNIs (Objets Flottants non Identifiés), comme celui qu’a percuté Race for Water.»

Les conditions vont se durcir lors des prochaines heures, puisque les équipages vont rencontrer une mer plus dure avec des creux de 4 mètres et des vents d’une trentaine de noeuds en rafale.

La cartographie Géovoile,  les interviews de Michel Desjoyaux et de Stève Ravussin avant le départ sur Sports.fr

Les MOD 70 en route vers les Etats Unis

Les cinq trimarans MOD 70, qui disputeront leur première course officielle au départ de New York le 7 juillet, ont quitté la Bretagne à destination de Newport au cours des derniers jours, les équipages ont rencontré des conditions musclées lors des dernières 24 heures.

 Michel Desjoaux, skipper de Foncia :  » Nous avons enfin trouvé l’accélérateur depuis hier midi, on est vent de travers. Nous avons commencé avec des conditons un peu musclées avec environs 28 noeuds sous 3 ris ORC. Puis, nous avons remis de la toile et nous sommes maitenant sous GV Solent. Nous avons même bon espoir de mettre un jour le Genak, ce qui n’était pas gagné il y a quelques jours ! Les vitesses varient de 20 à 34 noeud. Nous avons parcouru environs 330 milles dans les 12 dernières heures. Le bateau va bien et nous n’avons toujours pas de gros problèmes techniques.
L’equipage aussi est en forme, même si la nuit a été un peu fraiche et qu’il a falllu se cramponner à la banette pour essayer de dormir un peu. Mission quasiment impossible!  »

Yann Guichard, skipper de Spindrift Racing :  » On approche d’une dépression au sud de Terre Neuve qu’on contourne par le nord. » expliquait Yann à la mi-journée. « On est en bâbord, et on va passer son centre dans la nuit, avec  des vents de l’ordre de 30 nœuds. On pourra alors empanner et faire route sur Newport. « 

Stève Ravussin, skipper de Race for Water : « Nous avons passé les Açores et avançons au vent de travers à 25 30 noeuds. Le bateau se comporte bien. Nous avons eu une nuit mouvementée en manoeuvres avec un grain à 40 noeuds ! Les hommes ont été bien rincés et maintenant nous filons avec au programme vent de travers et portant: que du bonheur ! »

crédit : Lloyd Images/Oman Sail

Sidney Gavignet, qui a reçu son trimaran il y a quelques mois a également largué les amarres, tout comme Sébastien Josse sur Gitana 15, les premiers bateaux devraient arriver à Newport en début de semaine, le départ de la Krys Ocean Race aura lieu le 7 juillet au pied de la statue de la Liberté.

Le sixième MOD mis à l’eau jeudi

Le MOD70 Oman Sail aété mis à l’eau le jeudi 12 avril à la BSM de Lorient, sous les yeux de son skipper Sidney Gavignet et de son équipe. Les membres de l’équipage avaient déjà eu l’occasion de se familiariser avec le bateau en naviguant une semaine sur Race For Water, le MOD 70 de Steve Ravussin, loué par l’équipe omanaise pour l’occasion.

Sidney Gavignet, skipper du MOD70 OMAN SAIL : « Ce projet OMAN SAIL me tient à cœur et le soutenir est un véritable honneur. L’idée du Sultanat est de créer une industrie voile parallèlement à celle du tourisme afin de développer les emplois. Au sein de notre équipe, il y a des navigants omanais qui s’ouvrent sur le monde maritime. Aujourd’hui, notre histoire se poursuit avec la mise à l’eau d’OMAN SAIL et je lis dans les yeux de mes équipiers beaucoup d’émotion. C’est une grande première pour nous tous, un moment émouvant et à part. »

L’équipage du MOD70 Oman Sail naviguera dans les semaines qui viennent afin de finaliser  la sélection de l’équipage qui participera à la KRYS OCEAN RACE dont le départ sera donné dans 3 mois et à l’European Tour.

Sidney Gavignet : « OMAN SAIL est le petit poucet de la flotte puisqu’il est le dernier bateau à être mis à l’eau avant la KRYS OCEAN RACE. Il nous reste effectivement un peu moins de trois mois de préparation. Cependant, nous avons navigué à bord de Race for Water et réalisé un stage de sécurité ces dernières semaines. Nous allons désormais poursuivre cet apprentissage à bord d’OMAN SAIL. A venir un stage à Port La Forêt avec Foncia et Groupe Edmond de Rothschild dans deux semaines puis à suivre une semaine d’entraînement au large avec un système de quart la nuit et toute une batterie d’enregistrements de données au cours des journées.
Certes, les autres équipes sont plus expérimentées mais l’équipage OMAN SAIL est bon. Notre objectif pour cette première course est de la terminer et de faire notre maximum pour figurer à la meilleure place. »

Le prochain trimaran monotype à être mis à l’eau sera Paprec-Virbac 70 en juillet, il sera skippé par Jean Pierre Dick.

Le parcours de l’European Tour dévoilé

Le premier European Tour de la série des MOD70 qui aura lieu du 29 août au 7 octobre 2012 a été dévoilé aujourd’hui au salon nautique de Düsseldorf.
Les équipages auront près de 5000 milles à couvrir en quatre étapes de ralliement en course au large et cinq city races dans chacune des villes étapes.

Les six MOD70 et leurs équipages partiront de Kiel en Allemagne, la première étape vers la côte est de l’Irlande, après un passage par le nord des Iles Shetlands. La seconde étape emmènera les équipages vers Cascaïs au Portugal pour une escale de huit jours.

La troisième étape permettra aux MOD70 de rejoindre les côtes françaises avec une arrivée d’étape et une city race à Marseille du 23 au 30 septembre.
L’ultime étape de l’European Tour 2012 entrainera les MOD70 dans une grande boucle autour des îles de la Corse et de la Sardaigne avant une remontée à destination dun port italien donnant sur la mer de Ligurie…


Marco Simeoni, Président de MOD S.A. : « Nous sommes heureux aujourd’hui de pouvoir présenter la première édition du parcours autour de l’Europe, à bord des MOD70. Depuis 2009, nous oeuvrons pour la constitution d’une classe monotype et d’un circuit cohérent pour les coureurs, les armateurs et nos partenaires. Dans le contexte économique actuel européen, les choses ne sont pas aisées mais finalement nous y sommes parvenus. Les villes de Kiel, de Marseille et de Cascaïs sont les trois premières villes à s’être engagées à nos côtés. Les contrats avec les deux dernières villes concernées seront signés dans les jours à venir. 5000 milles, 5 pays, 5 villes étapes et 5 City races, ce MOD European Tour va être riche au niveau sportif et aussi culturel ! Grâce à la monotypie qui garantit l’équité sportive, nous allons assurément assister à de belles confrontations nautiques entre les équipages MOD70 engagés cette saison 2012. »

Michel Desjoyeaux, skipper du MOD70 Foncia : « Cet European Tour 2012 version MOD70 sera la seconde épreuve de la saison. Il sera plus long et plus intense que la Krys Ocean Race mais gageons que l’équipage de Foncia sera rodé! En plus, le Tour de l’Europe ne m’est pas totalement inconnu puisque j’ai couru à bord de Crédit Agricole, le bateau vainqueur, la première édition en 1985. Puis, à nouveau en 1993, à bord de la Poste. C’est toujours très passionnant car il y a de nombreux passages intéressants à négocier. Le plan d’eau mérite vraiment d’être connu! Cette alternance d’étapes offshore et d’épreuves in shore me plait puisqu’il va nous permettre de faire découvrir le MOD 70 Foncia à différents invités lors des escales. Ces moments de partage et d’échanges à bord de nos fabuleuses machines sont toujours riches et intéressants.  »

Sidney Gavignet, skipper du MOD70 Oman Sail : « Nos MOD70 sont capables de parcourir de grandes distances en peu de temps ; il sont vraiment taillés pour ce type de parcours autour de l’Europe ! De mon côté, j’ai déjà eu l’opportunité de courir deux courses de l’Europe en 1993 et en 1997. J’en garde d’excellents souvenirs avec de belles bagarres sur l’eau. Je ne m’attends pas à moins lors de cette édition.
Cet European Tour correspond vraiment à ce que recherche mon partenaire OMAN qui souhaite promouvoir le tourisme dans le sultanat auprès du public européen. »

Yann Guichard, skipper du MOD70 Spindrift racing : « Je suis plutôt un habitué des transatlantiques. Ce sera ma première participation à un tour de l’Europe. Je suis très enthousiaste à l’idée de mener mon MOD70 Spindrift racing sur ce parcours qui va me permettre de découvrir des plans d’eaux, notamment sur la première étape entre Kiel et l’Irlande. Egalement une première pour moi, cette alternance de courses offshore et de courses in shore et, qui plus est, sur un mois ! Le rythme va être soutenu et il nous faudra être réguliers et performants quelque soit le format de course. »

Roland Jourdain, skipper du MOD70 Veolia Environnement : « C’est une navigation qui s’annonce passionnante…A l’époque déjà en multi et, aussi en mono, tous les coureurs adoraient. Au niveau sportif c’est un super mélange de large et de parcours côtiers. A bord du MOD70 Veolia Environnement, on va se régaler, c’est certain ! »

 

Stève Ravussin, skipper du MOD70 Race for Water : « L’Allemagne est un grand pays de navigateurs qui a une place particulièrement importante sur la carte de l’Europe ; je suis donc très heureux et fier de débuter ce premier European Tour à Kiel. Aventure, vitesse et adrénaline, un mélange de régates hauturières et de city races spectaculaires à armes égales … c’est tout ce que j’aime ! En plus de la compétition sportive, je me réjouis de pouvoir sensibiliser les gens et les enfants sur les problèmes de l’eau… avec le MOD70 RACE FOR WATER ambassadeur de la Fondation Multi One Attitude, nous allons porter ce message aux quatre coins de l’Europe et nous battre pour faire des courses magnifiques. »

Sébastien Josse, skipper du MOD70 Groupe Edmond de Rothschild : « L’European Tour propose un programme ambitieux et sera une course difficile. Durant trois semaines, nous allons enchaîner les parcours au large et les city race à un rythme soutenu et les équipes auront très peu de temps pour souffler. Ce deuxième événement de la saison 2012 révèlera l’endurance des équipages et leur capacité à s’adapter aux changements d’exercices. Le tracé Nord – Sud de la course devrait nous offrir des conditions très variées. La partie Nord peut nous proposer des conditions vraiment musclées à cette époque de l’année tandis que la deuxième partie, dans le Sud de l’Europe, devrait s’avérer plus clémente ; mais c’est uniquement une hypothèse car la Méditerranée n’est jamais avare de surprise et pourrait très bien nous dérouler un tout autre scénario. Le Tour de l’Europe sera intense avec un plateau de six équipages affûtés après la Krys Ocean Race.»

 

Calendrier des escales :

Kiel (Allemagne) du 29 août au 2 septembre
Irlande du 5 au 9 septembre
Cascaïs (Portugal) du 12 au 20 septembre
Marseille (France) du 23 au 30 septembre
Italie du 3 au 7 octobre

Rendez-vous réussi pour les MOD70

Les KRYS MATCH se sont clôturés hier à la Trinité sur Mer après trois jours de régates et de beaux combats pour la victoire entre les trois équipages des MOD 70 (Gitana 11 n’intégrait pas le classement).
C’est finalement Race for Water skippé par Stève Ravussin qui remportait la victoire de l’événement inaugural du Multi One Championship après huit manches courues.
Ils devancent  Veolia Environnement de Roland Jourdain et  Foncia de Michel Desjoyaux.

La première journée s’est déroulée dans un vent de secteur nord ouest soutenu de 15-20 nœuds forcissant jusqu’à 30 nœuds en fin d’après midi, dans ces conditions musclées, c’est Roland Jourdain qui prenait la tête grâce à une excellente vitesse sur le bords de près et des manoeuvres fluides de son équipage, qui avait répété cette première confrontation en enchainant les entrainements pendant deux semaines avec notamment un stage au centre d’entrainement de Port la Forêt ; le trimaran rouge était talonné par Race For Water de Stève Ravussin, Michel Desjoyaux et son équipage fermaient la marche à l’issue de la première journée, après plusieurs soucis d’envoi de gennaker, l’équipage de Foncia payait son manque d’entrainement comme l’expliquait le skipper  : « Quel plaisir de naviguer à bord de multicoque et qui plus est à la Trinité sur Mer ! Nous n’avons jamais navigué dans ces conditions auparavant à bord de notre MOD Foncia. D’ailleurs, nous n’avons que très peu navigué depuis sa mise à l’eau pour cause de régates en D35. Aujourd’hui, c’était une très bonne mise en jambe qui nous a permis de nous situer par rapport à nos concurrents. Nous avons connu quelques déboires avec l’enroulage de notre gennaker ; on va régler ça pour demain ! On apprend, on apprend !»

Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild, le trimaran de 77′ invité sur l’événement était hors classement, Sébastien Josse et ses hommes se mesurent en effet aux MOD 70 en attendant la livraison de leur propre monotype prévue à la fin du mois, le Gitana Team n’a d’ailleures pas fait de figuration lors de cette première journée en terminant premier de chaque course.

La seconde journée de régates a été moins ventée, quinze noeuds avec une mer plate, mais le spectacle n’en fut pas moins intéressant avec de belles courses, Race For Water prenait la tête du classement provisoire avec des places de 3ème, 1er et 2ème,  Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild poursuivait sur sa lancée avec des places de 2ème, 2ème et 1er, Roland Jourdain rétrogradait à la seconde place, devant Foncia, Michel Desjoaux décrochait une première victoire de manche sur la première régate de la journée.

© Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A.

En fin d’après midi, les quatre teams se sont de nouveau affrontés sur des runs de vitesse, qui consistaient en un aller-retour au vent de travers. Ces runs avaient pour objectif de départager les concurrents ex-aequo. C’est l’équipage de Foncia qui s’avérait le plus rapide devant Gitana 11, Véolia et Race For Water.

Les réactions à l’issue de cette seconde journée :

Stève Ravussin, skipper du MOD70 Race for Water : « Nous sommes vraiment contents ! Nous avons pris de bons départs et réussi la plupart de nos manœuvres. Je suis très content de mon équipe qui évolue très vite. François Morvan, notre tacticien, s’est adapté très vite et nous a dessiné de belles trajectoires. Mais il ne faut pas crier victoire ! Attendons demain soir ! »

Sébastien Josse, skipper du prototype Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild : « Venir sur les KRYS MATCH est pour nous l’occasion d’observer nos futurs adversaires en MOD70. Nous pouvons constater à l’issue de ces deux premiers jours de course que les écarts ne sont pas si conséquents. Les MOD70 répondent à ce que nous souhaitions, à savoir un trimaran capable de naviguer dans 30 nœuds de vent sans que nous ayons des réparations à faire le soir. De plus, le format des courses rend possible un enchaînement de manches, ce qui laisse le jeu ouvert côté sportif ! »

Pour la dernière journée des KRYS MATCH, les trimarans se sont affrontés sur un parcours côtier de 22 milles en baie de Quiberon puis sur une ultime régate.

Le côtier a été animé par deux duels au sein de la flotte, à la première bouée, Race For Water et Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild  viraient la bouée devant Port Haliguen au coude à coude alors que Veolia Environnement et Foncia se disputaient la trosième place. Dans le long bord de portant au retour, Gitana11-Groupe Edmond de Rothschild a dû déclarer forfait suite à l’explosion de son gennaker. Les trois MOD70 ont ensuite pris des options différentes, ce qui a permis à Roland Jourdain et à ses sept équipiers de prendre l’avantage sur ses adversaires et de remporter cette course devant Race for Water et Foncia.

Pour  l’ultime manche des KRYS MATCH, Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild faisait un retour réussi après son abandon sur le côtier en signant une nouvelle victoire devant Veolia Environnement, Foncia et Race for Water.

Au classement final, Race For Water s’impose avec deux points d’avance sur Véolia Environnement et cinq sur Foncia, Gitana 11, hors classement termine à égalité de points avec le vainqueur malgré son abandon sur le côtier.

© Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A.

Ces trois jours de régates ont donc permis de valider le concept des city races qui auront lieu dans les villes étapes du Multi One Design Championship, au vu des résultats, cette première confrontation est une réussite avec des bateaux performants et des régates au contact.

Michel Desjoyeaux, skipper du MOD70 Foncia : « Ca fait du bien de se retrouver en course à bord d’un multicoque ! Ca faisait longtemps ! Avec l’équipage de Foncia à bord du MOD70, ces KRYS MATCH étaient notre baptême du feu puisque nous n’avons pas eu beaucoup l’occasion de nous entrainer. Jeudi, nous avons été un peu cueillis à froid dans la brise. Mais, les réflexes reviennent vite ! On a hâte d’être plus nombreux. A trois, c’est top ; à douze, ça le sera encore davantage ! »

Roland Jourdain, skipper du MOD70 Veolia Environnement : « Je voudrais vraiment féliciter mon équipage. Humainement, ces trois jours se sont très bien passés et ça aide lorsque l’on doit faire face à des hauts et surtout des bas comme sur ces trois jours. Nous avons connu le meilleur jeudi pour descendre en bas de tableau vendredi. Aujourd’hui, nous rebondissons donc en soi c’est déjà un succès car très vite tu peux tomber dans une spirale négative ! Sportivement, c’était chaud, des régates de haute tenue. Bravo à nos adversaires ! A fond sur un patin, nous nous sommes régalés ! Nous ne gagnons pas mais nous sommes contents d’avoir engrangé tant d’expérience. Le trimaran est une discipline que je n’avais pas pratiquée depuis longtemps et, avec moi à la barre, c’était une grande première. Vivement la suite ! »

Stève Ravussin, skipper du MOD70 Race for Water : « Nous sommes très très contents d’autant que le nombre d’entrainements avec l’équipage a été réduit. Le MOD70 est pour moi un bateau magique, solide et costaud. C’est toute une philosophie cette monotypie stricte. On est en plein dedans et on constate aujourd’hui sur ces KRYS MATCH que ça fonctionne ! Rendez-vous sur la KRYS OCEAN RACE à New York ! »

Sébastien Josse, skipper du prototype Gitana11 et futur skipper du MOD70 Groupe Edmond de Rothschild : « A bord de Gitana11-Groupe Edmond de Rothschild, nous nous sommes régalés de voir ces belles batailles sur l’eau. Ca a été serré ! Pour nous, ces KRYS MATCH ont fait office de warm-up. Nous avons hâte de réceptionner notre MOD70 à la fin du mois et de le prendre en mains. »

Marco Simeoni, président de MOD S.A : « Je viens de vivre trois jours magiques et inoubliables ! Ces KRYS MATCH ont été l’occasion pour notre partenaire KRYS et tous les membres du Multi One Championship de partager un premier événement ensemble et de faire découvrir le MOD70 au public et à nos invités.
Merci aux 32 marins engagés de nous avoir servi un si beau spectacle nautique et à l’ensemble des acteurs du circuit : armateurs et partenaires d’avoir activement participé à ces KRYS MATCH ! Merci à la Trinité sur Mer de nous avoir accueillis, à la SNT et à tous les bénévoles sur l’eau ! Merci à notre directeur de course Jean Maurel.
Ces trois jours à la Trinité sur Mer avaient plusieurs objectifs pour nous, organisateurs. Tout d’abord la production d’un contenu de qualité pour une meilleure lisibilité et une optimisation de la valorisation de notre circuit MOD70. Ensuite, la validation des formats de course. Et enfin, la production audiovisuelle pour associer live et voile. A l’issue de ces KRYS MATCH, les trois cibles sont atteintes. Je ne peux que m’en réjouir ! »

L’agenda du Krys Match

Les KRYS MATCH, première confrontation officielle des MOD 70 aura lieu du 6 au 8 octobre,  à la Trinité sur Mer. Les trois premiers MOD seront présents, avec leurs skippers et l’équipage : Michel Desjoyeaux sur Foncia, Roland Jourdain sur Véolia Environnement, Stève Ravussin sur Race For Water, Sébastien Josse le skipper du futur Gitana XV sera également présent sur Gitana 11, l’ex ORMA allongé à 77′ ; tout comme Sidney Gavignet qui skipper le trimaran de l’Oman Sail (MOD n°6), et Yann Guichard qui aura la barre de Spindrif Racing (MOD n°5).

© MOD S.A. - Yvan Zedda / Sea&Co / http://www.zedda.com

Les KRYS MATCH constitueront l’événement inaugural du Multi One Championship, le véritable lancement de ce dernier aura lieu en juillet 2012 lors de la KRYS OCEAN RACE, transat en équipage qui s’élancera de New York (USA) pour rallier Brest (France).

Cette exhibition permettra de valider les formats des courses d’exhibition qui seront courues lors des différentes escales des MOD 70 :
• Les parcours techniques type « RACE » avec départ et arrivée à 90° du vent, au reaching.
• Les Speed Match – runs de 10 minutes en duel
• Les Raids – parcours plus long s’apparentant davantage à un parcours côtier

Le programme des Krys Match et l’organisation

– Les KRYS MATCH se courent du jeudi 6 octobre au samedi 8 octobre 2011.
– La flotte est amarrée sur la panne Loïc Caradec, derrière la capitainerie à compter de mercredi 5 octobre 12h00.
– Race for Water et Gitana 11 sont en entrainement sur zone dès lundi 3 octobre.
– Les arrivées de Veolia Environnement et Foncia sont prévues mercredi 5 octobre dans la matinée.
– Les régates sont visibles depuis la pointe de Kerbihan, à la Trinité sur Mer, chaque après-midi de 14h00 à 18h00 ou depuis un écran géant dans le village.
– Les KRYS MATCH sont des courses in shore en équipage de 8 marins.
– Le village des KRYS MATCH est installé près de la capitainerie du port de la Trinité sur Mer.
– L’espace de la Fondation Multi One Attitude accueille le public de 10h00 à 19h00.

Un nouveau site internet est mis en ligne dès aujourd’hui, il permettra de suivre les résultats et les différentes news,ainsi que les régates en live : www.krys-oceanrace.com, à suivre également sur lapage Facebook https://www.facebook.com/KrysOceanRace ou sur twitter : http://twitter.com/#!/MOD70


L’agenda trinitain :

Jeudi 6 octobre
13h00 18h00 City Races et speed match

Vendredi 7 octobre
10h00 12h30 Pro-Am
13h00 18h00 City Races et speed match

Samedi 8 octobre
10h00 12h30 Pro-Am
13h00 16h00 City Races et speed match
17h30 Remise de prix

Michel Desjoyaux sur Foncia remporte le Vulcain Trophy

 Quatre manches ont été courues hier, pour clore l’étape antiboise et le Vulcain Trophy. Si Foncia avait pris un sérieux avantage pour la victoire, trois équipages pouvaient encore prétendre à la seconde place du classement général à deux manches de la fin.

C’est donc Foncia de Michel Desjoyeaux s’est imposé sur cette dernière étape et qui remporte également le Vulcain Trophy. L’équipage du CER Carrefour Prévention se place en seconde position de ce grand prix devant Zen Too de Guy de Picciotto qui complète le podium, et signe sa meilleure performance de la saison .

Alinghi d’Ernesto Bertarelli termine au quatrième rang. Il a été l’auteur d’un départ bâbord magistral qui lui a offert une victoire de manche. A la cinquième place, les Suédois d’Artemis Racing, de Torbjorn Tornqvist, ont réussi trois manches sur le podium. Okalys-Corum de Nicolas Grange se classe sixième. Veltigroup de Marco Simeoni termine au septième rang du Grand Prix d’Antibes devant Ladycat de Dona Bertarelli.

© Gilles Morelle / Team FONCIA

 

Au classement général, Foncia remporte le titre, un excellent résultat pour Michel Desjoyeaux qui effectuait sa première saison à la barre du D35 Foncia.

Michel Desjoyeaux à propos de la victoire sur le Grand Prix d’Antibes :
« Jeu Set et Match ! Ici au dernier Grand Prix à Antibes le match était serré puisqu’avant l’avant-dernière manche, la victoire n’était pas assurée. Nous gagnons le Vulcain Trophy avec une victoire sur la dernière épreuve et c’est génial. C’est plus propre de remporter le Championnat de cette manière. Cela veut dire que nous avons bien bossé à bord. » 

Michel Desjoyeaux à propos de la victoire sur le Vulcain Trophy 2011
« Nous commençons très mal puisque nous terminons huitième du premier Grand Prix. Nous perdons alors un peu les pédales sur le premier Grand Prix. Ensuite le Team FONCIA réussit à gagner à Crans sans moi. La confiance est alors revenue. Nous remportons la Genève-Rolle-Genève quelques semaines après puis nous accumulons les podiums. C’est le jeu des championnats. Il faut viser la régularité. Il ne faut pas prendre de risque, mais être bon et incisif tout le temps. C’est ce que nous avons réussi à faire. »
 

Michel Desjoyeaux, à propos de l’équipage de FONCIA

« Dès le départ l’équipage a été un grand bonheur. Il a été très fort toute la saison. Le pari était audacieux,car nous n’avions jamais navigué tous ensemble. Ce n’est pas le tout de prendre des bons individus, il faut aussi que la mayonnaise prenne.  À bord chacun a pris sa place, nous avons trouvé une bonne fluidité. C’est exceptionnel face à des bateaux comme Alinghi dont l’équipage navigue ensemble depuis près de 10 ans. Nous ne sommes jamais restés sur des acquis. Nous nous sommes toujours remis en question. C’est ce qui nous a permis de progresser et d’arriver où nous en sommes aujourd’hui. »

Alinghi d’Ernesto Bertarelli monte sur la seconde marche du podium avec deux victoires sur le Bol d’Or Mirabaud et sur le Grand Prix de Beaulieu-sur-Mer.

Ernesto Bertarelli revient sur la saison : « Nous tenons à féliciter Foncia et Michel Desjoyeaux qui ont mérité leur victoire au Vulcain Trophy. Ils ont été réguliers tout au long de la saison et ont régné sans partage sur le circuit des Décision 35. Nous sommes très contents de notre saison et nous espérons faire encore mieux l’année prochaine. »

Veltigroup de Marco Simeoni complète le podium.Une belle saison pour l’équipage mené par le suisse Stève Ravussin qui a atteint ses objectifs cette saison.

Stève Ravussin, barreur de Veltigroup :  « Nous sommes très heureux de notre position finale sur l’année. Nous n’avons pas eu beaucoup de temps pour s’entraîner mais nous avons une bonne équipe. Derrière les deux premiers Foncia et Alinghi,  le classement était très serré. Cette saison  le niveau était très haut et homogène. Cela renforce encore notre satisfaction. »

 Artemis Racing de Torbjorn Tornqvist, nouveau venu sur le circuit termine à la quatrième place. L’équipage suédois qui participera à la Coupe de l’America a pu tester différents équipiers différents sur ce support en vue de la sélection de l’équipage de l’AC72.
Le CER Carrefour-Prévention, premier équipage amateur, se classe à la cinquième place du Vulcain Trophy. Le multicoque skippé par Jérôme Clerc a su s’imposer face à des équipages plus professionnels pour sa première saison sur le circuit,  ils devancent Okalys-Corum de Nicolas Grange, équipage amateur également.
Zen Too de Guy de Picciotto termine le Vulcain Trophy en beauté, grâce à sa deuxième place au Grand Prix d’Antibes, le multicoque barré par Fred Le Peutrec prend le septième rang, devant de Rham Sotheby’s de Philippe Cardis. Le multicoque bleu et blanc, huitième n’a pas pu disputer les deux dernières étapes en raison d’une blessure du barreur et propriétaire du bateau.
Au neuvième rang, Ladycat de Dona Bertarelli devance Nickel, barré par Fred Moura.

Banque Populaire 5 remporte la Fasnet Race devant Gitana 11 et les deux MOD 70

L’équipage du maxi trimaran Banque Populaire V s’est  imposé sur la Fastnet Race, en bouclant les 608 milles du parcours aller-retour entre le Solent et le phare irlandais en 32 heures 48 minutes et 46 secondes, Loïck Peyron et ses hommes battant le record déjà détenu par Loïck Peyron depuis 1999 sur le 60′ ORMA Fujicolor.

L’équipage a réussi à tenir ses trois adversaires directs ( Gitana 11 et les deux MOD 70) dans le tableau arrière du trimaran de 40m, cette édition de la célèbre course du RORC s’est couru dans des conditions relativement clémentes pour ces multicoques : Loick Peyron : « Nous sommes partis avec du très beau temps ce qui nous a permis de faire un beau départ dans le Solent. Nous avons eu beaucoup de près pour dérouler la première partie du parcours. Des conditions très anglaises, avec assez peu de vent. Et puis heureusement, en virant une nouvelle fois le Fastnet –  un joli phare que nous croisons décidément beaucoup ces derniers temps – nous avons enfin eu 30 nœuds de vent pour redescendre vers la ligne d’arrivée ».

 Loïck Peyron et ses hommes auront eu affaire à un concurrent de taille sur cette course, avec Gitana 11 qui a tenu le rythme sur une bonne moitié du parcours et qui ne termine qu’à une heure du vainqueur :  « Nous avions déjà vu que notre concurrent direct, Gitana 11, allait bien, à l’occasion du Record SNSM. Une fois encore, ils n’ont pas été loin de nous, à nos fesses même. Cela nous a forcé à tenter des choses que nous n’aurions sans doute pas faites sans cette motivation. Nous avons vraiment régaté et ça nous a appris beaucoup de choses sur le bateau » .

Sébastien Josse et son équipage sur Gitana 11 ont donc peaufiné leur préparation à l’arrivée du MOD 70, aux couleurs de l’armement Rotshchild, d’une belle manière sur cette Fasnet en ne terminant qu’à environ une heure du nouveau détenteur du record de l’épreuve et une vingtaine de minutes avant les deux MOD 70 en lice. Le maxi-trimaran armé par le Baron Benjamin de Rothschild a parcouru les 608 milles théoriques du parcours en 33 heures 44 minutes et 36 secondes.

Sébastien Josse, skipper de Gitana 11 : « Nous avions déjà couru contre eux lors du record SNSM mais ils s’étaient rapidement échappé après le départ. Sur cette course, c’est assez incroyable car nous avons fait plus de la moitié de la régate au contact voire à vue par certains moments, notamment lors du passage du célèbre phare irlandais. Gitana 11 est puissant mais également très polyvalent, ce qui lui permet de garder une belle vitesse et de l’aisance dans les petits airs. C’est un beau bateau et il vient une nouvelle fois de le démontrer. C’est extrêmement stimulant d’être au contact, cela force à être appliqué. Contrairement à nos précédentes courses de la saison, où nous n’avions pas vraiment de concurrents de notre taille, la Rolex Fastnet Race était une première confrontation avec des voiliers proches du potentiel de Gitana 11. C’est bien plus facile de quantifier la performance du bateau et de l’équipage dans cette configuration là. Sur cette course, nous avons su exploiter le potentiel de Gitana 11 à 100 %. L’apprentissage est sur la bonne voie …»

Sébastien Josse revient sur les conditions météos et la confrontation avec Banque Populaire 5 : « Nous avons eu des conditions très maniables tout au long de la course. La sortie du Solent, ainsi que toute notre montée vers le rocher du Fastnet, s’est essentiellement faite au près avec un vent d’une quinzaine de nœuds et une mer relativement plate ; exception faite de notre premier passage à l’Ouest des îles Scilly où il y a eu quelques heures peu confortables dans une mer dure. Par contre, pour la descente entre la pointe Sud de l’Irlande et la pointe Ouest anglaise le vent a tourné et nous avons pu un peu ouvrir les voiles avec du reaching serré. Banque Populaire a profité de ces conditions pour faire parler ses 20 mètres supplémentaires et allonger la foulée. Puis, la fin de course le long des côtes sud anglaises a été marquée par de la glisse sous gennaker dans des vents faiblissants. Mais tous les bateaux de tête n’ont pas subi le même sort car le vent est rentré par le large et du coup nos poursuivants en ont profité pour recoller à notre tableau arrière dans les derniers milles, tout comme nous en avons profité pour revenir sur Banque Populaire sur la fin.»

 Les deux MOD70 menés par Roland Jourdain et Stève Ravussin se sont lancés dès le départ dans un véritable match-race, les deux trimarans ayant navigué sur une grande partie des 608 milles à vue.

Stève Ravussin et son équipage dont faisaient parti Dee Caffari et Pascal Bidégorry avaient mal entamer la course, en prenant un départ anticipé les obligeant à repasser la ligne, malgré tout l’équipage de Race for Water revenait au contact avant la sortie du solent.

Les deux équipages ne se départageront que sur les derniers milles, avec Veolia Environnement qui coupera la ligne 3 minutes et 23 secondes avant Race for Water après les 608 milles du parcours, ce qui promet de belles luttes pour les futures courses de la classe MOD 70

Stève Ravussin : «Ça a été une course formidable! Nous avons été au contact avec Veolia tout le temps. Quelquefois devant, quelquefois derrière. Vraiment intéressant. Et nous y sommes allés à fond tout le temps ! A la fin, c’est le meilleur qui a gagné. La classe MOD70 est une vraie monotypie: c’est l’homme qui fait la différence. Nous n’avons aucune excuse, ils ont juste été meilleurs que nous!»

Marco Simeoni , Président de Multi One Design et co-fondateur de la classe MOD70 avec Franck David et Stève Ravussin: «Je suis vraiment heureux de ce résultat. Les deux bateaux ont fait une course fantastique… Moins de 4 minutes entre les bateaux à l’arrivée après plus de 600 miles de course… Imaginez le spectacle l’année prochaine avec les 6 bateaux concourant dans la Krys Ocean Race et les 7 unités partant sur le European Tour en septembre 2012. Et nous prévoyons 12 bateaux pour l’Ocean World Tour. C’est un concept one-design unique pour un si grand multicoque océanique. Je me réjouis beaucoup de voir la flotte grandir très prochainement!»

Sébastien Josse, futur skipper du MOD n°4 qui sera mis à l’eau en avril 201 : « Tout en naviguant, j’ai toujours garder un œil sur la route des deux MOD 70. Sur le papier, les MOD et Gitana 11 sont assez proches en termes de performance. C’est une satisfaction de voir que les bateaux tiennent la cadence. Et c’est assez génial de voir des équipages arriver à quatre minutes d’intervalle après plus de 600 milles de course. Cela promet vraiment de belles bagarres, où l’équipage prendra toute sa dimension… J’ai hâte mais pour l’instant c’est une chance de pouvoir avoir cette position d’observateur avant de devenir l’un des acteurs de cette nouvelle classe de bateaux» confiait Sébastien Josse.

Rolanc Jourdain, skipper du MOD n°2 « On est toujours resté au contact avec Race for Water et on peut dire qu’il y a eu pas mal de changements aux avant-postes. C’était chaud. Nous sommes d’abord partis en tête après une belle sortie du Solent puis ils nous ont rejoints le long des côtes anglaises. Le spectacle était même hallucinant aux Scilly car nous étions tous les deux à plus de 25 nœuds, à deux longueurs à peine l’un de l’autre, au ras du phare de Bishop. C’est une super entrée en matière pour nous mais pour un match amical, nous étions déjà dans du haut niveau ! Je pense qu’aucun des deux bateaux ne voulaient lâcher et ça promet pour la suite !!! On peut en tout cas déjà dire que l’objectif est atteint parce que c’est vraiment de la monotypie, de ce côté-là, il n’y a pas de problème, le moindre petit relâchement ou problème se paie cash ! »