Vulcain Trophy : Alinghi reprend la tête, Ladycat powered by Spindrift remporte le Bol d’Or

L’équipage d’Ernesto Bertarelli a repris les commandes du Vulcain Trophy avec sa victoire sur la Genève Rolle Genève, sur l’Open de Versoix et sa 3ème place sur le Bol d’Or.

Alinghi avait pris les commandes de l’Open de Versoix dès les premières manches avec deux victoires d’entrée de jeu, ils contrôlaient ensuite malgré une dernière place sur la dernière manche suite à une pénalité, ce grand prix se réduisait à une journée de régate et six manches faute de vent le lendemain. Ils s’étaient imposé la veille sur la première classique lémanique de la saison : la Genève Rolle Genève, celle-ci s’est courue dans des vents faibles à modérés, Alinghi et Realstone avaient pris la tête dès le début, Mobimo et team Tilt bataillaient pour la troisième place, c’était finalement Christian Wahl qui prenait celle-ci devant Tilt, Zen Too et Ladycat powered by Spindrift.

A noter sur ces deux rendez-vous la belle performance de Realstone, qui avait chaviré quelques jours avant ces régates et qui naviguait avec un mât de spare de Zen Too et une coque d’Artemis.

Sur la plus célèbre régate lémanique, le Bol d’Or, c’est Ladycat qui s’imposait, l’équipage de Dona Bertarelli et Yann Guichard choisissait de ne pas prendre d’option extreme dans une bise soutenue, ce choix stratégique payait puisque l’équipage s’imposait devant Realstone, Alinghi, Mobimo et Zen Too. Hydros autre bateau de classe M1 se classait 9ème (suite à la pénalité de Veltigroup) derrière 8 D35, à 30 minutes du vainqueur, le catamaran Flying Phantom, qui disputait la régate « hors classement » termine juste derrière le foiler de 35′. A noter la casse d’un foil du GC 32 engagé qui termine donc en 17ème position.

Dona Bertarelli, skipper de Ladycat powered by Spindrift racing « La stratégie était de rester au contact de nos concurrents et de ne pas prendre d’options extrêmes afin de pouvoir saisir toutes les opportunités et avoir des cartes à jouer. Nous sommes restés très concentrés pendant toute la course, car les conditions étaient vraiment difficiles et nous étions toujours à l’attaque et donc sur le fil du rasoir. Je suis très fière de mon équipe qui a bien navigué de bout en bout. C’est aussi un immense bonheur de remporter le Bol d’Or Mirabaud, surtout pour la seconde fois. Cette édition a une saveur particulière, car Ladycat powered by Spindrift racing porte les couleurs de Mirabaud. Je suis fière et émue de pouvoir partager cette victoire avec tous mes partenaires. Maintenant il faudrait qu’on réussisse encore à s’imposer sur la prochaine édition car pour remporter définitivement le challenge du Bol d’Or, il faut gagner 3 fois l’épreuve en 5 ans !»

©Loris Von Siebenthal

Yann Guichard « Nous avons un peu souffert au près. Nous avions fait le choix de régler le bateau pour des conditions très ventées donc nous n’avons pas pu bénéficier des avantages de cette option sur les premiers miles. L’objectif était néanmoins d’arriver dans le paquet de tête à la mi-parcours et nous avons réussi à prendre les commandes de la flotte à 150 mètres du Bouveret. Sur la fin, c’était vraiment très chaud, on était à pleine vitesse dans un mouchoir de poche avec Realstone et Veltigroup. Nous avons réussi à les doubler à 300 mètres de la ligne d’arrivée et ils terminent 50 mètres derrière nous. Le suspens a été jusqu’au bout ! Nous avons eu une bonne stratégie et vraiment un super travail d’équipe. Nous avions fait certains choix techniques et stratégiques qui ont payé. Pour ma part, c’est la première fois que je remporte le Bol d’Or Mirabaud. Cela représente pour moi une course mythique, une épreuve que je rêvais d’accrocher un jour dans ma carrière. Je suis vraiment super content ! »

 

Les néo-zélandais vainqueurs de la Youth America’s Cup

Les deux jeunes équipages néo-zélandais ont brillé sur cette première édition de la Red Bull Youth America’s Cup. La compétition s’est déroulée sur quatre jours et  a offert des régates en flotte spectaculaires pour le public, dix équipes étaient engagées.

L’accès au podium a été très disputé, les français de Next World Energy Team avait bien commencé la compétition, mais ont finalement eu plus de difficultés lors des dernières manches. Le podium étaient encore accessible pour eux après deux journées de course, 7 équipages se tenant en 3 points, mais les français ont du revoir leur ambition à la baisse sur la fin de cette Youth America’s Cup. Qui plus est la dernière régate n’a pas été disputée pour cause de vent trop fort sur le plan d’eau.

Au final New Zealand Sailing Team with Emirates Team New Zealand  s’impose, devant la seconde équipe kiwi de Full Metal Jacket (NZL) et les Portugais de ROFF/Cascais Sailing Team.

L’équipage suisse termine au pied du podium, à un point de l’équipage portugais, les français de Next World Energy Team terminent à la huitième place.

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

Classement final de la Red Bull Youth America’s Cup (Après sept courses sur huit, la dernière ayant été annulée en raison du vent dépassant la limite maximale de 18 nœuds) :

1. NZL Sailing Team with Emirates Team New Zealand (NZL) 2-RDG-7-3-1-1-4 – 57 points

2. Full Metal Jacket Racing (NZL) 7-1-4-6-6-3-5 – 45 points

3. ROFF/Cascais Sailing Team (POR) 3-6-1-8-8-5-2 – 44 points

4. Team TILT (SUI) 8-5-2-2-9-7-1 – 43 points

5. American Youth Sailing Force (USA) 1-7-3-5-7-4-8 – 42 points

6. Swedish Youth Challenge (SWE) 6-2-9-1-4-6-10 – 39 points

7. Objective Australia (AUS) RDG-10-6-10-2-3 – 38 points

8. Next World Energy (FRA) 4-4-8-4-5-9-6 – 37 points

9. All In Racing (GER) 5-8-5-9-3-8-9 – 30 points

10. USA45 Racing (USA) 9-9-10-7-10-10-7 – 15 points

Lucien Cujean, skipper de Team Tilt « Nous sommes déçus de ne pas avoir pu naviguer cette dernière manche, mais le résultat final et cette dernière victoire sont vraiment exceptionnels pour nous. Les neufs autres équipes avaient à leur bord des navigateurs chevronnés, nous avons réussi à naviguer à leur niveau et en sommes très fiers. Ces quatre jours de compétition ont été les plus beaux de ma carrière vélique, aux côtés d’une équipe formidable. Nous en sortons tous grandis, avec une expérience vraiment utile pour la suite de nos carrières »

 

Antoine Mermod, team manager de Next World Energy : « C’est vraiment dommage que la dernière manche ait été annulée, parce qu’on était encore une fois dans une bonne dynamique. Le bateau kiwi était au-dessus de tout le monde et mérite largement, largement sa victoire. Mais derrière lui, c’était une énorme bagarre pour les places de 2e à 10e. Nous n’avons pas démérité, on peut être fiers de ce qu’on a fait je pense… On a bien navigué, fait plein de belles choses. Il a manqué parfois de la réussite et de la lucidité – c’est vrai – mais à l’inverse, on s’est bien sortis parfois de situations compliquées. Nous sommes forcément frustrés du résultat, mais nous avons vécu une super expérience. On a bien bossé en prenant plein de plaisir, autant no! us les coaches que les jeunes ! Vivement qu’on puisse repartir en AC45 ! « .

 

 

Arthur Ponroy, skipper de Next World Energy : « On prend un super départ, on fait plus de la moitié de la course dans les trois premiers et au final on se fait avoir un peu bêtement en choisissant la mauvaise bouée. On perd comme ça trois petits points qui nous flinguent le classement général. C’est un peu dommage… A chaud, comme ça juste après la régate, c’est dur à encaisser côté résultat comptable, car nous étions capables de faire beaucoup mieux. En revanche naviguer ici, entourés d’une équipe comme celle d’Energy Team et avec le soutien des gens de Next World Energy, c’est évidemment génial… »

 

 


Deux nouvelles équipes francophones pour la dernière étape des Extreme Sailing Series

Le dernier acte des Extreme Sailing Series 2011 se déroulera du 7 au 11 décembre à Singapour et déterminera le vainqueur du championnat des Extreme 40. La huitième étape à Almeria le mois dernier avait vu Alinghi remporter cet acte, devant Luna Rossa et Oman Air ; Groupe Edmond de Rothschild se classait 5ème et perdait sa première place au classement provisoire au profit de Luna Rossa qui compte désormais un point d’avance sur l’équipage français, la victoire devrait se jouer entre ces deux équipages puisque le troisième, ETNZ pointe à 9 points du leader, ETNZ est talonné par Alinghi et The Wave Muscat qui chercheront à s’emparer la troisième marche du podium.

Classement de l’Extreme Sailing Series 2011 après huit Grands Prix

  1. Luna Rossa (ITA) – 69 points
  2. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 68 points
  3. Emirates Team New Zealand (NZ) – 60 points
  4. Alinghi (SUI) – 59 points
  5. The Wave, Muscat (OMA) – 57 points
  6. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 53 points
  7. Artemis Racing (SWE) – 48 points
  8. Oman Air (OMA) – 47 points
  9. Team GAC Pindar (GBR) – 30 points
  10. Niceforyou (ITA) – 17 points
  11. Team Extreme (EUR) – 17 points

Cette dernière étape accueillera deux équipes francophones, Stéphane Kandler qui dirige All4One, toujours à la recherche d’un budget pour l’America’s Cup, inscrit une équipe 100% française dans la compétition, ce team est soutenu par SOITEC et the first club™. Team Extreme – the first club™, sera mené par Sébastien Col (skipper et régleur de Grand Voile), Jean-Christophe Mourniac (barreur), Franck Citeau (régleur) et Christophe André (numéro 1). Bruno Dubois aura un rôle de coach et manager auprès de cet équipage expérimenté sur le circuit Extreme 40 . L’objectif est de pérenniser ce team pour la saison 2012.

© Lloyd Images

Stéphane Kandler, Directeur de K-Challenge. « L’objectif est de mener un projet à long terme et d’effectuer la globalité de la saison 2012. C’est une réelle opportunité pour l’avenir car le multicoque est désormais un passage obligé dans la voile professionnelle. Nous avons donc décidé de suivre cette logique, et de se concentrer sur les formats très compétitifs, comme nous l’avons fait depuis 20 ans. »

L’autre équipe est le Team Tilt, mené par le suisse Alex Schneiter, l’équipage sera renforcé par Arnaud Psarofaghis, qui navigue sur l’AC 45 Aleph. L’Extreme 40 suisse poursuivra donc sur ce circuit après une première expérience positive à Almeria (9ème sur 11).

A noter le retrait d’Artemis Racing qui se consacre désormais pleinement à sa participation à la 33ème America’s Cup.