Thomas Coville fait demi-tour

Thomas Coville, le skipper de Sodebo a pris la décision de faire demi-tour hier suite à une avarie.
Celle-ci est survenue hier vers 15h30, alors que letrimaran naviguait au portant dans 23 nœuds de vent, le cordage d’accroche du petit gennaker a rompu. En se brisant, le bout a entraîné la perte du balcon avant. Continuer vers les mers du sud sans ce balcon remettait en cause la sécurité du skipper, ce pourquoi il a fait demi-tour vers Brest afin de réparer, avant de repartir sur ce tour du monde, dès qu’une nouvelle fenêtre météo se présentera, ce qui pourrait être le cas en début de semaine prochaine.

Thomas Coville s’attaque de nouveau au record de Francis Joyon

Thomas Coville s’est élance sur sa tentative de record autour du monde en solitaire aujourd’hui  à 14h33’08’’ (heure française) au large d’Ouessant, dans 25 nœuds de vent de Nord et avec un courant favorable.

Pour battre le record détenu par Francis Joyon à bord d’Idec depuis  janvier 2008 (temps de 57 jours, 13 heures, 34 minutes et 6 secondes), le skipper du maxi trimaran Sodebo devra rejoindre son point de départ avant le 9 janvier 2014 à 4h06’14’’ (heure française).

Le skipper devrait empanner cette nuit pour plonger au sud en direction du Cap Finistère, le vent devrait forcir dans les heures qui viennent, puis il devrait de nouveau empanner sous la Corogne.

© Yvan Zedda / Sodebo

Thomas Coville : « C’est un mélange d’impatience et forcément de beaucoup d’émotion. Celle de laisser ses proches et de quitter la terre pour entrer dans un autre monde. Une fois dans le goulet de Brest, et surtout à Ouessant, je suis dans mon univers. Il faut savoir s’extraire rapidement et se concentrer sur ce qu’on a à faire mais la mer vous l’impose vite ! On a une fenêtre intéressante pour rejoindre l’équateur en sept jours. C’est la nature qui nous offre la fenêtre et pas l’inverse. C’est ça qui est beau. Nous sommes assez tôt en saison, ce qui est optimal en terme de climatologie pour l’hémisphère sud. D’après les études statistiques, du 10 novembre jusqu’au 15 décembre, nous sommes dans la période idéale. C’est donc un timing excellent et de bon augure pour la suite.

Je vais avoir 48 heures difficiles et très physiques pour quitter le Golfe de Gascogne. Je n’ai pas été le seul à attendre qu’il se calme. Comme nous l’avons vu sur la Mini Transat et la Transat Jacques Vabre, beaucoup de dépressions sont passées et la mer résiduelle est forte. Après les Canaries, l’alizé reste un peu plus mou. D’un fichier à l’autre, c’est mieux ou moins bien. Au final, nous n’avons pas voulu nous arrêter à ça. La fenêtre idéale n’existe pas et si tu l’attends toujours, tu ne pars jamais. » 

Thomas Coville s’élancera pour un nouveau tour du monde demain

Thomas Coville, skipper du maxi multi Sodeb’O, quittera Brest demain pour rejoindre la ligne de départ de son record autour du monde en solitaire demain. Il tentera de battre le record détenu par Francis Joyon sur Idec depuis 2008 en 57 jours 13 heures 34 minutes.

Les fichiers météo de ce soir confirment e bonnes conditions jusqu’à l’équateur, le départ se fera à la mi-journée.
Thierry Briend membre de l’équipe de routage du team Sodebo : « Avancer le départ nous permet d’optimiser la trajectoire générale jusqu’aux Canaries,. Cela nous permet aussi de bénéficier tôt d’un bon angle de vent pour gagner rapidement dans l’Ouest et de nous dégager des côtes et de la mer difficile au large de La Corogne. Thomas partira de jour, ce qui simplifie également les manœuvres délicates dans une zone comme Ouessant. En début d’après-midi, nous serons en début de marée descendante ce qui aplatira la mer et Thomas bénéficiera d’un courant favorable. Pour la suite et nos doutes sur la force de l’alizé sous les Canaries, la situation n’évolue pas beaucoup mais les quatre premiers jours promettent un bel enchaînement. »
Thomas Coville :  « C’est une belle fenêtre même si elle n’est pas parfaite, c’est toujours une cotte mal taillée une bonne fenêtre météo. Il faut accepter que ce ne soit pas idéal et savoir se faire violence pour s’élancer. Le départ se ferait demain en fin de journée à Ouessant avec 25/30 nœuds de vent de Nord et de la mer de face. Les 24 premières heures devraient être viriles entre le Golfe de Gascogne et le Cap Finisterre. Ensuite, nous pourrions dessiner une jolie trajectoire entre le large du Portugal et l’équateur, presque sur un bord. En revanche, nous avons une période de vent plus faible entre les Canaries et le Cap Vert, nous souhaitons donc attendre les prochains fichiers pour voir comment cela évolue. »

© Yvan Zedda / Sodebo

Déroulé de la journée de départ
H-4 = 9h : Le maxi-trimaran Sodebo largue les amarres de Brest
H-2 = 11h Thomas Coville est seul à bord du maxi-trimaran Sodebo
Autour de 13 heures : top départ !

L’équipage de Spindrift 2 décroche son premier record

L’équipage de Spindrift 2 mené par Dona Bertarelli et Yann Guichard ont décroché ce matin le premier record sur leur maxi trimaran (ex Banque Populaire V), en traversant l’atlantique sud (Cadix-San Salvador) en  6  jours, 14  heures,   29 minutes, et 21 secondes, soit une vitesse moyenne de 24,5 noeuds (sur les 3885milles de la route orthodromique). Spindrift 2 a réellement parcouru 4 503 milles nautiques, soit une vitesse moyenne de  28,41 noeuds. Le précédent record, détenu par Franck Cammas et son équipage sur Groupama 3 est ainsi amélioré de 20 heures, 29 minutes et 32 secondes.

L’équipage après avoir passé le thalweg, entre les deux anticyclones il y a 24 heures, a bénéficié de vents forts sur les derniers milles, après avoir passé la ligne, ils ont mis le cap sur Miami pour un check up du bateau avant un retour en équipage réduit, afin d’évaluer la faisabilité d’une Route du Rhum pour le skipper Yann Guichard.

 

Dona Bertarelli :

Une dernière nuit musclée : « Passée la zone de transition marquée par de nombreux épisodes orageux, nous sommes entrés sans transition ou presque dans de forts vents de secteur nord est. On a eu toute la nuit entre 30 et 35 noeuds, et l’état de la mer s’est rapidement dégradé, avec des creux de 5 à 6 mètres et des vagues courtes et croisées. On se serait cru en Méditerranée! C’était assez usant. Le bateau accélérait fort en bas des vagues et le travail à la barre était assez stressant. Il fallait progresser vers l’ouest rapidement sans trop solliciter le matériel. On avait la toile du temps et ça accélérait très fort… »

Passage de ligne : « Ce fut un moment rare, un peu curieux car San Salvador est une petite île, bordée de plages. Nous avons dû nous approcher très près du rivage pour distinguer le bateau à bord duquel l’officiel du World Speed Sailing Record Council avait pris place. C’était un peu stressant à cause de la proximité des bancs de sable. Puis il y a eu explosion de joie à bord… un beau moment… « 

Record : « Nous avons réalisé une belle route, une trajectoire efficace. Je crois que ce nouveau record sera difficile à battre. On a le résultat que nous étions venu chercher. C’est une grande satisfaction… »

Emotions : « C’est énorme. L’émotion était au rendez vous au moment du passage de la ligne. J’ai pris un plaisir immense durant cette course, ma première traversée de l’Atlantique, en course, en record… avec un beau résultat à la clé. Tous les doutes que je pouvais avoir sur ce bateau ont été levés. La machine est extraordinaire, et combinée avec un formidable équipage, suite à une superbe préparation réalisée par l’équipe à terre, un choix de route judicieux, l’excellent travail de navigation réalisé par Erwan Israel, avec Richard Silvani à terre… « 

Sur le plan personnel…  » Au delà de l’immense plaisir et de la satisfaction du résultat, je crois avoir beaucoup appris sur moi-même. J’ai barré dans des conditions très dures, notamment la nuit dernière sur une mer vraiment désordonnée, et dans 35 noeuds de vent. Yann était à mes côtés car cela peut devenir très physique. Ce bateau dispose d’une puissance incroyable. La course est terminée. Nous rentrons sur Miami et je ne ressens pas la moindre lassitude. Je pense déjà au Trophée Jules Verne… « 

A propos de Yann Guichard : « J’ai découvert davantage encore Yann le skipper, Yann le meneur. Son sang froid, sa sérénité, son calme en toutes circonstances sont impressionnants. C’est un homme très structuré dont il émane beaucoup de confiance en soi et de pragmatisme… « 

L’équipage : « Nous avions constitué un savant mélange de compétences et d’expériences très diverses, issus de la Coupe de l’America, du Figaro, de la voile légère ou hauturière… et le mariage des compétences a merveilleusement fonctionné… »

Une femme et 13 hommes : « Il faudra demander à l’équipage son sentiment d’avoir eu une femme à bord. En ce qui me concerne, et peut-être parce que j’ai grandi dans un univers masculin, et que j’ai toujours navigué avec des garçons, cela ne m’a pas causé de problèmes particuliers. Très rapidement, on s’est tous retrouvés à partager les mêmes choses. On a appris à se connaître petit à petit, à tout partager, dans une ambiance vraiment amicale… »

Yann Guichard :

Chrono : « Nous sommes partis dans une belle fenêtre météo. On savait dès le départ de Cadix qu’il y avait moyen de réaliser quelque chose de grand. C’est fait, et bien fait, avec un super Chrono. Mais ce n’était pas joué d’avance. Nous savions que le dernier tiers du parcours serait compliqué. On a eu beaucoup de vent et beaucoup de mer sur le tronçon Cadix-Canaries, puis sur les dernières 24 heures. La traversée du col barométrique a été un moment stressant, quand des grains orageux nous ont arrêté à plusieurs reprises. On a terminé très vite, dans des conditions très dures pour les hommes et le bateau. C’était la première traversée pour Spindrift 2, pour Dona aussi. Nous sommes tous heureux et satisfaits. « 

Secret : « La recette est simple : un bel équipage, une belle fenêtre météo, une superbe route au plus près de l’ortho, une formidable machine très bien préparée. Et ne jamais se laisser dépasser par le bateau… On a tous très bien vécu ensemble, et cela donne envie d’aller plus loin avec ces hommes et ce bateau. »

En pensant à Colomb : « Cette arrivée est chargée d’émotions. On a beaucoup pensé à Christophe Colomb en approchant des îles. On essayait d’imaginer ces hommes arrivés là après plus de 70 jours de mer. On a ressenti un grand respect pour eux. C’est aussi cela la magie de ce record, cet ancrage dans l’histoire des grandes découvertes… »

Dona : « Dona est fière d’un travail bien fait. Je l’ai senti heureuse, très à l’aise à bord. Elle a beaucoup barré, et dans des conditions très difficiles…. »

 

335 milles d’avance pour Spindrift 2 et moins de 1000 milles à parcourir

Dona Bertarelli, Yann Guichard et leur équipage poursuivent leur record sur la Route de la Découverte avec une belle avance sur le record, celle-ci se porte ce soir à plus de 335 milles et ce avec moins de 1 000 milles de l’arrivée à San Salvador. L’équipage du maxi trimaran maintient depuis le départ une moyenne de quasi 30 noeuds  (environ 26 sur la route directe théorique).

Le trimaran se trouve actuellement dans le thalweg, zone de basse pression entre l’anticyclone des Açores et celui des Bermudes, l’équipage devrait passer cette zone dans la nuit et retrouver des vents soutenus au matin pour ensuite être accompagné par un flux supérieur à 20 noeuds jusqu’à l’arrivée.

 

300 milles d’avance pour l’équipage de Spindrift 2

Spindrift 2 a franchi la mi-parcours théorique du record de la Route de la Découverte aujourd’hui avec une avance confortable qui se porte désormais à prêt de 300 milles.
Si cette avance peut sembler confortable, l’arrivée sur les Bahamas peut s’avérer piégeuse, avec la plupart du temps des vents faibles.
L’équipage opère depuis 48 heures des bords de recadrage, en plongeant pour quelques heures au sud, ceci afin de maintenir le trimaran dans le plus fort du flux de la dépression qui les accompagne vers l’arc antillais.
Yann Guichard : « C’est toujours un peu frustrant de ne pas faire la route directe mais cela fait partie du jeu. Nous disposons d’une petite avance qui nous permet de nous offrir ce luxe. Ces recalages sont indispensables pour bien négocier l’alizé. Après quelques heures à naviguer plein sud, nous allons repartir de plus belle cap à l’ouest. Notre trajectoire depuis les Canaries est satisfaisante, proche de l’ortho, et nous allons certainement renouveler l’exercice au moins une fois encore, après notre redémarrage en tribord d’ici peu de temps. Nous alternons en permanence les combinaisons 2 ris, puis un ris, avec à l’avant le solent ou le gennaker. Les ballasts hier nous ont aussi bien aidé à faciliter le passage des étraves dans une mer décidément bien désordonnée. Nous avons connu quelques grains cette nuit, et il y’a eu pas mal d’ajustements à effectuer pour éviter de se faire surprendre avec la grand voile haute et gennaker. L’ambiance à bord est excellente, mélange de bonne humeur et de concentration. Nous sommes à peine à la mi-course. Il nous reste deux difficultés majeures à affronter, d’abord avec ce thalweg, petit col barométrique peu venté qu’il nous faudra négocier en bâbord amure après un « gybe » que nous espérons le plus judicieux possible. Erwan Israël veille au grain. Puis viendra ce passage de front en milieu de journée demain à bien gérer. »
Dona Bertarelli :  « Bonjour à tous, Cette troisième nuit à commencé par un magnifique couché de soleil couleur ambre. Les vagues en s’écrasant sur les flotteurs se pulvérisaient en milliers de paillettes dorées. Spindrift 2 n’a jamais été aussi beau qu’à ce moment là ! La nuit s’est poursuivie par une intense chasse aux grains. L’équipage à joué toute la nuit au chat et à la sourie, toujours dans une nuit noire. A tour  de rôle, Yann et Erwan sont restés fixés sur l’écran du radar et des images satellites pour anticiper la prise ou le renvoi de ris. Le vent passant de 10 à 30 noeuds, n’a donné que peu de répit à l’équipe. Seul luxe, la mer est moins formée et donne un confort indéniable à la vie à bord. Reste que, par surprise, quelques vagues viennent tout de même s’écraser sur la casquette en éclaboussant jusqu’à l’intérieur du cockpit. Cirés et bottes restent donc de mise!  »

Spindrift 2 en avance sur le record à l’approche des Canaries

L’équipage de Spindrift 2 s’est élance hier à 15h30 sur sa tentative de record de la Route de la Découverte, entre Cadix et San Salvador. Dona Bertarelli, Yann Guichard et leurs équipiers ont profité  d’un bon flux de secteur nord établi pour un premier bord vers Madère avant de plonger au sud vers les Canaries

L’avance était à son maximum ce matin avec 180 milles, elle est légèrement moindre ce soir (162 milles) avec l’approche de l’archipel des Canaries, l’équipage devant laisser l’ile de Gran Canaria à tribord, comme l’avait fait Christophe Colomb au 15ème siècle. Ceci impose quelques manoeuvres, il semblerait que le trimaran ait besoin d’au moins deux empannages pour s’extirper de l’archipel et éviter les dévents des iles volcaniques.

© Spindrift racing

Mot de la nuit reçu du bord : 

Yann Guichard : « Nuit comme anticipée très « nerveuse », tonique, avec une mer courte pas facile à gérer. Ciel étoilé superbe. Avec le lever du jour, la chaleur est au rendez vous, et le paysage est celui d’une mer d’alizé typique, avec quelques grains, une belle lumière, mais toujours cette mer peu ordonnée qui nuit quelque peu à la vitesse, et nous contraint à une vigilance accrue, car Spindrift 2 lève vite « la patte » quand il butte contre un train de vagues venu par le travers. Le travail des barreurs a donc été  très intense, et nous avons limité les temps de barre à 40 mn, voire une heure. Nous sommes satisfaits de notre départ, avec une petite avance sur le record, mais aussi sur notre propre estimation jusqu’aux Canaries. Nous allons devoir empanner à nouveau cet après midi pour pouvoir passer au plus près de Gran Canaria et bien anticiper sur notre trajectoire au dévent  de l’archipel. Comme prévu, personne n’a vraiment fermé l’oeil depuis hier, car le bateau bouge beaucoup. Chaque fois que possible, on a renvoyé des équipiers à l’intérieur pour au moins se reposer à l’abris des embruns… »

Dona Bertarelli : « Cette première nuit en mer s’est bien passée. Nous avons eu plus de vent que prévu sous un beau ciel étoilé mais sans lune. Ca commence à mouiller. On a fait de belles pointes de vitesse de 44 noeuds dans une mer formée de travers par tribord. Assez chaotique pour barrer mais aussi pour dormir ! Le jour se lève, on vient de renvoyer un ris. »

Spindrift 2 sur le départ

L’équipage de Spindrift 2, mené par Yann Guichard et Dona Bertarelli, est désormais dans les starting-blocs, après trois semaines d’attente, une fenêtre météo s’ouvre.  Richard Silviani, le routeur météo du team prévoit un départ mardi à la mi-journée., pour cette première tentative de record pour Spindrift racing.

Yann Guichard, le skipper du maxi-trimaran :  « La fenêtre qui se présente est plutôt bonne avec une navigation dans les alizés sur la majeure partie du parcours. Au départ, il faudra rapidement s’extirper de la côte espagnole et de ses dévents pour bénéficier du flux de Nord qui s’installera et oscillera entre 25-30 nœuds. La première partie jusqu’aux Canaries sera assez sportive avec du vent soutenu et de nombreux empannages. En revanche les dépressions qui se sont accumulées ces dernières semaines ont généré une mer de Nord-Ouest assez forte et formée, pas très propice à la vitesse (on attend près de 4 mètres de vagues). Après avoir laissé Grand Canaria sur notre tribord, il s’agira d’aiguiser notre stratégie et de choisir la meilleure route possible pour rejoindre San Salvador: une Nord (plus près de la Route directe) ou une plus Sud (qui s’éloigne de la route directe mais qui peut présenter de meilleures conditions) »
Le temps à battre sur cette Route de la Découverte, est celui établi par Franck Cammas et son équipage sur Groupama 3 en 2007, en 7 jours, 10 heures, 58 minutes et 53 secondes.

Armel le Cléac’h décroche son premier record en solo sur Banque Populaire VII

Armel Le Cléac’h a très nettement amélioré le temps de la traversée de la Méditerranée en solitaire, le skipper avait repris un nouveau départ lundi matin après une tentative avortée la veille du fait de vents mollissants au large de Marseille. Le skipper aidé par son routeur Marcel van Triest, a bénéficié de conditions favorables avec peu de manoeuvres et un vent établi, qui ont permis  une trajectoire proche de l’orthodromie.

© Y.Zedda / BPCE

Armel le Cléac’h décroche donc son premier record en solo sur son maxi trimaran Banque populaire VII avec un temps de 18 heures 58 minutes 13 secondes, il améliore le record de Thomas Coville sur Sodeb’O de 6h 40’ 23’’
 Le skipper : « J’ai encore dû manœuvrer devant Bizerte et passer sous foc solent car le vent est alors monté à plus de 30 nœuds ! C’était un peu chaud mais j’ai pu rester proche de la route directe presque tout le parcours. Le trimaran est très sain et très rapide dès qu’il y a du vent : c’est encourageant pour la suite, pour les records de la saison prochaine et pour la Route du Rhum… C’était intensif surtout avec les manœuvres et les enroulés de gennaker. Je suis super content d’avoir réussi et puis c’est bien d’être descendu en dessous de dix-neuf heures. De belle manière puisque le chrono indique 6h40’ de mieux que Thomas Coville ! Je dois remercier Marcel (van Triest) qui m’a superbement routé et toute l’équipe technique car le bateau arrive en Tunisie en parfait état. »

© Y.Zedda / BPCE

L’année prochaine, le skipper s’attaquera aux temps de Francis Joyon sur l’Atlantique Sud (Route de la Découverte) et Nord.

Report de la tentative de Banque Populaire VII

Alors que les vitesses de Banque Populaire VII étaient très faibles sur les premières heures du record, et faisaient craindre un problème sur le bateau, la tentative a finalement a finalement été reportée suite à un mistral évanescent, contrairement aux prévisions météorologiques.
Armel Le Cléac’h : « On savait que cette ouverture météo était incertaine : le vent d’Ouest n’a pas réussi à s’établir et ce soir je n’ai que 5 nœuds de vent de Nord-Ouest. On va donc reporter cette tentative. Nous ne sommes qu’en début de stand-by et c’est toujours un bon entraînement pour moi en solitaire ! Demain, la configuration sera un peu différente puisque ce Mistral modéré doit me permettre d’envoyer le gennaker et de le garder jusqu’à l’arrivée… »

Le skipper du  trimaran Banque Populaire VII devrait repartir très rapidement sur ce record de la Méditerranée, potentiellement dans les 24 heures, avec pour objectif les 25 heures 38 minutes et 36 secondes de Thomas Coville.