Après l’annulation de la régate de lundi, du fait d’un vent erratique et instable en direction, la première manche de l’America’s Cup devrait se courir demain. Cependant les prévisions de demain sont divergents selon les sources, certaines annoncent de nouveau des vents faibles, d’autres des vents soutenus avec une mer formée, le lancement de la régate ne parait donc pas assuré.
Les meilleures conditions cette semaine semblaient être aujourd’hui avec un vent bien établi à plus de 20 noeuds, et jeudi.
A suivre sur Canal + Sport et Eurosport et bien évidemment sur la TSR.
La première manche de l’America’s Cup aura lieu lundi à 10h06 à Valence en Espagne, elle opposera deux maxis multicoques extraordinaires : le catamaran Alinghi 5 et USA17, le trimaran de l’équipe BMW Oracle.
A deux jours de l’échéance, Marco, fidèle lecteur de Voile-Multicoques.com et passionné de multicoques nous fait partager son point de vue sur ces deux bateaux :
Un rapide rappel des faits.
Les Américains, très fâchés contre Alinghi (pour des raisons que je ne développerai pas), décident de lancer le 13 juillet 2007 un défi conforme au Deed of Gift original de l’America’s Cup. Leur challenger : un multicoque de 90’ par 90’ (27,43m).
Les Suisses sont obligés d’accepter.
Le 22 Août 2008, les Américains mettent à l’eau leur trimaran. N’ayant pas le choix du lieu des régates, ils ont décidé de faire un bateau polyvalent et évolutif, un trimaran issu du cabinet d’architectes français VPLP.
Le 8 juillet, les Suisses mettent leur bateau à l’eau. Ils ont choisi un catamaran ultra-léger avec dans l’idée de régater à Ras El Khaïmah, dans le golfe Persique, où les vents sont légers. Malheureusement pour eux le tribunal désignera finalement Valence comme lieu des régates.
La compétition se déroulera en deux régates gagnantes : la première sera un aller-retour de deux fois 20 milles et la seconde un triangle de trois fois 13 milles. Si une troisième régate est nécessaire, elle sera identique à la première.
Détaillons un peu les forces en présence.
Si les deux bateaux font bien 90’ de flottaison à l’arrêt, ils font un peu plus en navigation.
On n’a évidemment aucune donnée officielle sur les bateaux et tous ces chiffres ne sont que des estimations.
Honneur au defender :
Alinghi 5 est un catamaran de 31 ou 32 m de longueur et de 24 m de largeur. Après avoir été lancé avec un mât d’une cinquantaine de mètres, il est désormais doté d’un gigantesque mât-aile de 60 m de haut doté d’une grand voile de 600 m2 et pouvant porter, sur son gigantesque bout-dehors un gennaker de 1000 m2, le plus grand ayant jamais été construit.
Les coques possèdent des étraves inversées de type wave-piercer. Ces étraves, en passant à travers les vagues au lieu d’au-dessus, diminuent le tangage et améliorent l’efficacité du gréement. Elles sont tenues par deux bras seulement et tous les efforts de torsion du gréement sur les coques sont repris par trois poutres de carbone. Ce système, très innovant, avait été imaginé en 2000 pour le petit catamaran de 12,50 m Alinghi qui gagna par la suite plusieurs fois le bol d’or. Il permet une très grande rigidité pour un poids minimal. Ce système a donc tout naturellement été repris pour A5.
Les coques sont dotées de dérives en S (même si des dérives rectilignes ont aussi été utilisées), orientables dans les 3 axes, qui font aussi office de foils.
Autre innovation majeure : la suppression des wincheurs remplacés par un moteur. Pas très sympa pour les oreilles mais très efficace.
Ce moteur sert aussi à remplir et transférer les ballasts dont sont dotées les coques.
Un immense trampoline court entre les bras et les coques tandis que l’arrière du bras avant est caréné d’une toile. Ils viennent même de tester un carénage de l’arrière du second bras, suivant en cela l’exemple des Américains.
Ne comparez pas ce bateau à un multicoque de course au large. Il faut le voir comme un catamaran de plage de 32 m. En fait c’est un agrandissement et une amélioration du Alinghi de 12 m. Bref, un engin extrême, fait pour naviguer sur eau plate dans très peu de vent. Dans ces conditions il est capable d’atteindre des vitesses extraordinaires comprises entre 3 à 4 fois la vitesse du vent.
Le challenger :
Le trimaran Américain n’est pas moins extrême. Il a fortement évolué depuis son lancement. Si la largeur de 27 m n’a pas changé, les flotteurs, originellement à 30 m, doivent en faire désormais près de 32 et sont aussi dotés d’étraves inversées du type wave piercer.
Ces flotteurs sont équipés de foils qui servent aussi de dérive car la dérive centrale de la coque a été supprimée. La forme de ces foils a d’ailleurs évolué. Après avoir commencé avec des foils courbes similaires aux foils des trimarans Orma, ils ont essayé des foils plus rectilignes pour revenir à des foils courbes
Exit aussi le safran central. Gain de poids, gain de trainée. En fait, en navigation, USA se retrouve dans la même configuration qu’un catamaran.
Il est aussi doté de ballasts.
Les Américains ont été obligés de suivre les Suisses dans l’installation d’un moteur. Plus de wincheurs. Et c’est sans doute ce moteur qui a permis l’installation de ballasts jusque dans les flotteurs.
Les Américains ont beaucoup travaillé l’aérodynamique, en carénant l’arrière du bras avant puis en supprimant les filets et, finalement en carénant aussi le bras arrière. Il n’est pourtant pas certain que nous voyions ces carénages en compétition, les bateaux ayant navigué avec ou sans.
La surface de voilure n’a fait qu’augmenter.
Après avoir été lancé avec un mât de 50 m, on est monté à 55, puis 60 m. Ce dernier mât a d’ailleurs cassé au bout de deux jour. Ce qui n’a pas désarmé les Américains qui étaient sur le point lancer leur innovation majeure : une aile rigide.
Rien de révolutionnaire en soi, car des ailes ont été largement utilisées en Little America’s Cup et continuent a être utilisées en classe A. Et Stars et Stripes en possédait déjà une en 88.
D’un strict point de vue aérodynamique une aile rigide ne possède que des avantages. En ne se déformant pas, contrairement à une voile, elle garde toujours son profil idéal.
Mais ce qui est extraordinaire c’est les dimensions de cette aile : plus de 60 m de haut pour une surface de plus de 650 m2. Un monstre dont le poids n’excède pas le poids d’un gréement classique. Mais surtout un monstre d’efficacité. L’aile est composée de deux parties, la partie avant pouvant être considérée comme un mât prolongé par des volets orientables. Ces huits volets, en prenant une angulation différente permettent aussi de faire « twister la voile », d’adapter le profil au vent à quelque hauteur que l’on soit. Par un système gardé secret cette aile est très facile à régler. L’aile permet donc de développer plus de puissance qu’une voile classique. Son second avantage se situe dans les manœuvres, car elle garde de la portance en permanence, permettant au trimaran de virer avec une facilité déconcertante. Son talon d’Achille reste le petit temps, où elle manque un peu de surface, et peut-être aussi le portant. Ils peuvent lui adjoindre une voile d’avant qui augmente la surface mais diminue l’efficacité du profil de l’aile.
Les déplacements : le gros point d’interrogation.
10 T contre 12T ? 12T contre 16T ? 13T contre 18T ? Impossible à savoir.
Mais tout le monde est d’accord pour dire que le catamaran est plus léger et le trimaran plus puissant. Encore que les ballasts modifient la donne.
Alors, qui va gagner ? Bien malin qui pourrait le dire.
Les experts disent que A5 est meilleur dans le petit temps. Ce serait donc la météo du jour qui déciderait du sort du match.
Si A5 est sans aucun doute plus léger je ne suis pas persuadé que la différence de déplacement soit énorme. Deux tonnes d’écart ne changeraient pas grand-chose. Par ailleurs, et contrairement à ce à quoi on pourrait s’attendre, on a déjà vu des multicoques lourds dépasser des légers dans le petit temps.
La thèse la plus communément admise est que USA devrait être intouchable au près, et cela d’autant plus que le vent sera fort. Au portant par contre le cata devrait être mieux et cela d’autant plus que le vent sera faible.
Mais attention, le plan d’eau est grand et le vent pourra y être très variable. C’est peut-être là que se fera la différence, dans la capacité à aller exploiter le vent là où il se trouve. Et les deux équipes ont mis beaucoup de moyens dans ce sens : Alighi utilisera des ULM qui surveilleront le plan d’eau et USA utilisera des « jumelles » capables de donner le force et la direction du vent à un kilomètre de distance.
Si la coupe a été un véritable imbroglio juridique et a donné l’impression d’être une bataille de chiffonniers où tous les (mauvais) coups sont permis, elle a aussi renoué avec les origines : deux milliardaires qui se battent pour construire le bateau le plus rapide du monde. Et c’est ça qui a toujours fait rêver les gens.
Au bout du coup elle aura donné naissance aux deux bateaux les plus excitants depuis Reliance, les bateaux les plus rapides (dans moins de 15 nœuds de vent) qui aient jamais été construits, deux formidables machines à vents. Vivement lundi.
A lire également :
Des interviews des naviguants d’Alinghi : Alain Gautier sur Sports.fr, Loick Peyron qui partagera la barre avec Ernesto Bertaralli sur le Télégramme.
Des architectes au travers d’une interview croisée toujours sur Sports.fr : Vincent Lauriot Prevost pour BMW Oracle, Benoit Cabaret pour Alinghi. A lire ICI.
Groupama 3 a franchi l’Équateur à 9h 2′ 40″ TU soit après 5j 19h 6′ 47″ de mer le départ du Trophée Jules Verne, 2ème meilleur temps sur ce tronçon du tour du monde. Le passage du Pot au Noir s’est déroulé sans encombre comme l’explique les skipper du maxi trimaran :
Franck Cammas : « C’est très bien et au delà de ce qu’on espérait au départ pour cette partie là. On peut être très content même si on aurait pu espérer presque mieux juste en regardant les dernières heures : le Pot au Noir s’est un peu réveillé au moment où on le franchissait, avec des vents très aléatoires qui tournaient de tous les cotés pendant 7-8 heures. Il a été court mais plus violent que ce qu’on imaginait. En ce moment il n’y a pas énormément de vent : 12-13 nœuds. Il nous manque quelques nœuds pour pouvoir accélérer et glisser. On aimerait que ça vienne. Là la route est assez traditionnelle, la dorsale est très proche des côtes et il va falloir la contourner. Le routage nous fait passer dans la bande côtière, à quelques milles des plages du Brésil. Cela nous fait faire un gros détour. C’est toujours un passage délicat mais il l’est encore plus que d’habitude. On va faire de notre mieux dans le sud même si cela ne va pas être évident. Orange II risque de nous repasser devant. »
Malgré une fenêtre météo peu encourageante au départ, les hommes de Groupama 3 ont réussi à tirer parti des performances du bateau dans les vents médiums, ils possèdent désormais 1 journée et 7 heures d’avance sur le temps de référence (Orange 2). Cependant la descente vers les 40 ème rugissants et le Cap de Bonne Espérance devrait être plus complexe : « Les prévisions météo dont on dispose ne sont pas très favorables pour rejoindre les mers du Sud. Pour éviter les calmes, nous allons devoir nous rapprocher fortement des côtes brésiliennes et descendre très bas avant de pouvoir tourner à gauche vers le Cap de Bonne Espérance. On va perdre pas mal de milles sur Orange mais la route est encore longue. Il va falloir rester très concentré et être prêt à saisir les opportunités ».
A lire également à ce sujet, l’interview de Franck Cammas par Axel Capron sur Sports.fr
Après 24 heures difficiles et une centaine de milles de retard sur le temps de référence, les hommes de Groupama 3 ont retrouvé de la vitesse aujourd’hui en accrochant la bordure d’une dépression.
Le trimaran a laissé Madère dans son sillage, le prochain archipel a paré est celui des Canaries, ce passage s’annonce plus délicat avec une brise mollissante à l’approche des iles, il faudra ensuite traverser cette barrière anticyclonique avant d’accrocher les alizés.
Côté équipage, Lionel Lemonchois, a de nouveau fêté son anniversaire (50 ans) sur le parcours du Trophée Jules Verne, comme en 2005 sur Orange 2, espérons que cette tentative se terminera aussi bien que celle d’Orange il y a 5 ans pour l’équipage de Groupama 3.
Bien que l’imbroglio judiciaire ne soit pas encore résolu entre les deux équipes, on s’oriente vers un duel entre Alinghi 5 et USA 17 àValence.
Les deux équipes devraient se retrouver sur l’eau le 8, 10 février, et le 12 en cas d’égalité, cependant les limites de vent (15 noeuds maximum) et de houle (1m maximum) pourraient retarder les dates de l’America’s Cup.
Les deux équipes s’entrainent donc autant que possible en attendant la date fatidique.
Si il semble acquis que James Spithill barrera le trimaran américain, rien n’est sûr chez Alinghi, même si il semble que Loick Peyron et le patron du défi suisse : Ernesto Bertarelli soient les barreurs probables.
Quelques vidéos du trimaran USA 17 à l’entrainement.
La rumeur courait depuis hier soir, l’équipage de Groupama 3 était prêt à reprendre le départ du Trophée Jules Verne.
L’information a été confirmée ce matin, avec le départ du trimaran vert de Brest à 9h30, Franck Cammas et ses équipiers ont rejoint la ligne de départ de cette tentative de tour du monde vers midi pour un départ qui a finalement eu lieu à 14h55 dans une petite brise.
La fenêtre météo est extrêmement serrée, comme l’explique Sylvain Mondon, le routeur de Groupama3 : « Il faut que Franck Cammas et son équipage franchissent la pointe espagnole avant l’arrivée de l’anticyclone, c’est-à-dire avant lundi matin. Il y aura ensuite une dépression au niveau de Madère, à contourner par l’Ouest, puis le franchissement d’une dorsale anticyclonique entre les Canaries et le Cap-Vert où les alizés s’installent durablement. Il y aura donc pas mal de manoeuvres à effectuer, mais la trajectoire est plutôt rectiligne…»et Lionel Lemonchois : « C’est un départ en catimini ! Ce n’était pas prévu il y a deux jours mais samedi matin, la situation météorologique a évolué positivement. Mais ça ne va pas être simple… On devrait pouvoir se glisser dans des « trous de souris », mais il ne faut pas prendre de retard et rester synchro avec le vent. Le passage du cap Finisterre va être délicat ! Et ensuite, nous allons foncer au coeur d’une dépression au large de Madère : il y aura une phase de transition sans beaucoup de brise. Après, on va débouler assez rapidement vers l’archipel du Cap-Vert avec du vent de Nord. Il faut que tout s’enchaîne bien… »
L’objectif pour le skipper et ses neuf équipiers est de revenir couper la ligne devant Ouessant avant le 23 mars 2010 à 06h 14′ 57 » pour conquérir le Trophée Jules Verne.
Quant à Banque Populaire 5, pas de départ envisagé, l’équipage reste en code rouge et le trimaran à quai à Brest.
L’ex Gitana 10, construit en 2002 et skippé par Lionel Lemonchois, puis Marc Guillemot et Thierry Duprey Du Vorsent, a retrouvé son élément début janvier dans le sud de la France.
Le trimaran 60′ ORMA du Gitana Team avait été vendu à un propriétaire anglais qui naviguait en Méditerranée avant une lourde avarie. Le bateau a ensuite été racheté par Constantin Stecki, christophe Houdet, Philippe Derain et Jean-Paul Monthioux.
Ce trimaran, facilement reconaissable par sa structure en X et ses flotteurs bananés sera exploité pour la société Atheos, il sera présent à toutes les manifestations relatives à la voile : Voiles de St-Tropez, Tour de France à la Voile, Figaro… et participera aux départs des courses de renommées internationales ouvertes aux multicoques et monocoques (Vendée Globe, Transat Jacques Vabre, Transat Anglaise, Route du Rhum…).
En dehors de ces activités, le trimaran sera proposé dans le cadre d’opérations de team building ou de journée sensation aux partenaires d’Atheos et aux agences d’événementiel.
Thomas Coville, le skipper du maxi multicoque Sodeb’O, a dévoilé son programme pour la saison 2010, et celui-ci s’annonce chargé.
En effet, le skipper devrait effectuer deux tours du monde, la Route du Rhum, et une traversée de l’Atlantique en mode record.
Pour commencer : un tour du monde en équipage sur Groupama 3 dans le cadre du Trophée Jules Verne si une fenêtre météo s’ouvre avant le 5 février (dead-line pour le départ du trimaran de Franck Cammas).
Ensuite Thomas Coville repartira sur son Sodeb’O : trimaran solo de 105′ sur plans Irens/Cabaret. Il s’alignera de nouveau sur le parcours de la Route de la Découverte (Cadix-San Salvador) à partir du 3 mai, le skipper connait bien ce record puisqu’il l’a repris à Francis Joyon l’an dernier et qu’il en avait été détenteur avec son 60′ ORMA, de plus il lui servira d’entrainement pour la Route du Rhum : « Si j’ai choisi ce parcours, c’est aussi parce que grosso modo c’est celui de la Route du Rhum, ce qui m’offre un galop d’essai grandeur nature sur un trajet qui ressemble fort à celui sur lequel je vais me confronter quelques mois plus tard. Je ferai par contre le retour en équipage pour tester les pilotes automatiques. » Cette tentative de record sera également le premier test de validation des foils, pour lesquels le bateau est actuellement en chantier.
En novembre, il s’alignera sur la Route du Rhum-La Banque Postale face à d’autres maxis trimarans (Idec, Groupama 3, Gitana 11…), avant de repartir pour un nouveau tour du monde en solo.
Les explications du skipper : « Nous avons en effet mis à profit une année 2009 pas très sportive pour entamer une large réflexion sur l’évolution du bateau et notamment sur la mise en place de foils, quelque chose qui me titillait depuis la mise à l’eau en juin 2007. Simplement en ajoutant des foils, on a déroulé une pelote qui a une incidence sur tout le comportement du bateau, sur son équilibre. Cela ira jusqu’à modifier ma façon de naviguer. Nous devons aussi anticiper sur les réactions des pilotes et repenser le plan de voilure. »
Michel Desjoyaux a choisi de revenir vers le multicoque, après un nouvel intermède en 60′ IMOCA en 2010-2011 avec une Route du Rhum et une Barcelona World Race sur un nouveau monocoque dessiné par le duo Guillaume Verdier/VPLP, le 60′ IMOCA sera ensuite vendu avant d’intégrer le futur circuit monotype multicoque MOD 70.
Ensuite retour aux sources pour Foncia et Michel Desjoyaux avec la mise à l’eau du MOD 70 Foncia en 2011 et un programme de 4ans couvrant toutes les courses du futur multi one championship.
Michel Desjoyeaux : « En 2006, en quittant le multi pour m’engager sur le Vendée Globe, je souhaitais ensuite y revenir… et puis l’Orma a périclité. Aujourd’hui, la roue a tourné et ça redémarre avec les MOD 70. Ces bateaux monotypes seront plus simples, plus robustes, plus orientés vers le large et plus accessibles aux équipes moins expérimentées. Avec FONCIA, nous sommes les premiers à nous engager pour 2011. Les 5 premiers bateaux seront disponibles fin 2011 et on devrait être 12 d’ici 2012, de quoi faire de belles compétitions ! »
Les deux équipes des maxis trimarans ont finalement renoncé à la fenêtre météo qui se présentait ce week-end pour le Trophée Jules Verne.
Les explications sur Voiles et Voiliers, et par Pascal Bidégorry, skipper de Banque Populaire V : La fenêtre n’a pas évolué comme on l’espérait. La situation devenait compliquée entre Les Canaries, le Cap Vert et l’Equateur. Le système dépressionnaire situé dans l’Ouest de l’archipel espagnol coupait le régime des alizés et faisait donc place à une zone de vent léger. On avait encore un peu d’espoir hier soir mais plus ce matin. C’est incroyable comment tout est très instable dans l’Atlantique Nord alors que dans le Sud, le système ne bouge pas avec l’anticyclone de Sainte-Hélène qui barre la route. On avait vraiment envie de partir mais le but reste toujours de s’élancer avec une météo propice à battre le record. Nous continuons notre stand by jusqu’au 20 février ».
end. A lire également une interview de Marcel Van Triste, routeur à terre du maxi Banque Populaire V, toujours sur VoilesetVoilers.com.
Une nouvelle fenêtre météo pourrait s’ouvrir en fin de semaine prochaine…
Sur Libération.fr, les explications de Vincent Lauriot Prevost sur les différences entres les deux trimarans : à voir ICI.