Le Maxi Solo Banque Populaire IX a été présenté

Le Maxi Solo Banque Populaire IX, qui sera mis à l’eau en juillet prochain a été dévoilé hier.
La majeure partie des éléments du bateau sont d’ores et déjà construits, l’assemblage des différentes pièces débutera fin 2016 et se poursuivra pendant que le skipper, Armel le Cléac’h disputera le Vendée Globe sur son monocoque IMOCA.

© Banque Populaire/ JB Epron

© Banque Populaire/ JB Epron

Ce nouveau trimaran, qui bénéficie du savoir faire du team Banque Populaire dans la conception de grands multicoques (ORMA, Banque Populaire V et VII), a été imaginé par le cabinet  Van Peteghem – Lauriot Prévost , tandis que les appendices seront l’oeuvre de Martin Fisher.
Le multicoque sera au maximum de la jauge Ultim avec 32m de long pour 23m de large, pour un poids donné de 15 tonnes (ce chiffre est toujours à prendre en compte avec précautions) et un mât de 38m, à titre de comparaison, les derniers multicoques utilisés en solo sont un peu de deçà des mensurations du futur Banque Populaire IX avec 30mx21m et un mât de 35m pour MACIF et 31,5mx21,2m et un mât de 35m pour Sodebo Ultim. Banque Populaire IX sera donc plus puissant que ses concurrents déjà en lice sur le circuit. Les étraves sont de type perce vagues comme sur toutes les dernières créations du cabinet VPLP, les volumes de la coque centrale et des flotteurs seront réduits, comme sur MAcif, afin de conserver un poids mesuré afin de favoriser le vol. La partie aérodynamique s’annonce également soignée  avec des carénages des bras de liaison, la seule inconnue demeure l’aménagement du cockpit, le skipper optera-t-il pour un cockpit semi ouvert comme sur Sodebo ultim ou un poste fermé comprenant la cellule de vie et la zone de manoeuvres comme sur MACIF ?

Les explications de Kevin Escoffier, responsable du bureau d’étude :

« La philosophie générale du projet est de construire une plateforme destinée au solitaire, dans les limites maximales du cadre de la catégorie Ultim, soit 32 m. de long et 23 m. de large. Ces bateaux de course ont une durée de vie importante ; ainsi, dans la perspective d’évolutions futures, on se dote d’une plateforme au maximum de la jauge, mais avec un plus typé pour le solitaire … Banque Populaire IX sera une évolution des Ultims actuels, en plus grand et plus puissant, un bateau léger, avec et mât basculant…  On essaie d’être un cran au-dessus de l’évolution du moment. »

Concernant les appendices, les foils et les plans porteurs présents sur les trois safrans devraient permettre de sustenter totalement le bateau dès 23 à 25 noeuds de vent, et le soulageront grandement dans les vents plus faibles.

Kevin Escoffier, responsable du bureau d’étude :

« Armel était très satisfait du couple de redressement (point d’équilibre à la ndlr) de Banque Populaire VII. On reconduit ce couple de redressement tout en essayant de faire le plus léger possible, avec un plan de voilure plus élancé. Banque Populaire VII avait des déficits dans le petit temps et on s’attache à compenser ces manques. On sera en dessous du poids de Banque Populaire  VII, tout en étant plus large, avec un même redressement. Le tout pour une plus grande sécurité. Parallèlement au gros œuvre, la fabrication des appendices (safrans et ) est l’une des composantes importantes du projet. Ils vont être omniprésents sur ce bateau. On est sur de nouvelles générations d’appendices. Des plans porteurs apparaissent sur les safrans de flotteurs, sur le central. »

Armel Le Cléac’h, futur skipper de Banque Populaire IX :

« Le Maxi Solo Banque Populaire IX est un bateau magnifique sur lequel on travaille depuis pas mal de temps avec le Team Banque Populaire. On utilise beaucoup notre expérience du Maxi Solo Banque Populaire VII. Ce qui change avec celui-ci c’est la vitesse et le poid, plus on le soulève avec les et plus il accélère. C’est à la fois passionnant car on a l’impression de planer mais ça devient de la conduite de haut vol qu’il faut alors maitriser pour assurer la sécurité sur un tour du monde. C’est un beau challenge !  J’ai fait déjà deux tours du monde, bientôt trois et ce flux d’expériences m’a donné envie d’aller en faire un nouveau sur ce nouveau maxi »

 

Programme sportif du Maxi Solo Banque Populaire IX
– Mise à l’eau été 2017
– Participation à la Transat Jacques Vabre 2017

Caractéristiques :
Longueur : 32.00 m
Largeur : 23.00 m
Poids : 15 t
Hauteur du mât : 38.00  m
Matérieux : Carbon/Kevlar/Normex
Surface de voile au près : 610 m²
Surface de voile au portant : 890 m²
Architectes : VPLP /  : Martin Fisher
Chantier : CDK Technologie, C3 Tech pour les et Green Marine pour la coque centrale
Mât : CDK – Voiles :
Mise à l’eau : 2017

Sodeb’O ultim a été mis à l’eau

Le nouveau trimaran de Thomas Coville a touché l’eau en fin de matinée.
14 mois ont été nécessaires au chantier Multiplast pour transformer l’ancien Géronimo en Sodeb’O Ultim, le chantier a réalisé la nouvelle coque centrale, les tronçons avant des flotteurs qui ont été greffés sur ceux d’origine, l’intégration des appendices issus de Dogzilla-USA 17 (le trimaran à aile rigide d’Oracle Team USA, vainqueur de la 33ème Coupe de l’America), ce chantier a permis d’alléger le bateau de 7 tonnes par rapport au trimaran initial. Le cabinet VPLP, concepteur de Géronimo, était de nouveau de la partie avec la modification des plans pour arriver à ce trimaran solo, avec lequel le skipper débutera la compétition lors de la prochaine Route du Rhum.

Le bateau devrait rapidement être mâté (le mât a été construit  par Lorima dans les moules de Groupama 3 version solo, l’actuel Banque Populaire VII), les voiles ont été conçues par North Sails.

 

© Jimmy Bonnal/ www.jbonnal.fr/

© Jimmy Bonnal/ http://www.jbonnal.fr

Les réactions des acteurs de cette transformation
Thomas Coville, skipper de Sodebo Ultim’ : « C’est une journée symbolique. Cela fait 14 mois que l’on a ramené Geronimo de Brest. Il fallait avoir de l’imagination pour arriver à un bateau de cette forme et de cette modernité. Nous avons la fierté d’avoir osé quelque chose d’assez incroyable. ll y a 20 ans, je faisais mon premier tour du monde avec Olivier de Kersauson et il y a quelques jours, nous nous sommes fait plaisir tous les deux à rencontrer ce bateau. Olivier était comme un gamin, enthousiaste comme nous ! »

Patricia Brochard, co-présidente de Sodebo : « Notre engagement dans les plus grandes courses au large et dans des campagnes de records audacieux participe largement depuis 16 ans au développement de la marque et à la côte de sympathie des consommateurs qui voient en nous une marque audacieuse et exigeante qui sait s’engager, une marque fidèle et passionnée. »

Olivier de Kersauson, skipper de Geronimo : « Je reconnais les bras qui typent le bateau, les flotteurs aussi et j’aime la coque centrale, c’est vachement intelligent d’avoir changé ça. L’autre était faite pour naviguer à onze alors que là, c’est un programme solo. Ce que devient Geronimo, c’est une réflexion complètement logique et tu vois tout de suite que c’est bien. Les bateaux de ‘Sieur Coville’ ont toujours été cohérents et ça c’est dû au fait de naviguer, à l’intelligence maritime. On est là, 20 ans après, ce n’est pas un hasard. On a maintenant un bateau moins gras et plus rapide. J’ai hâte de le voir naviguer, de voir les progrès qui ont été faits. »

Vincent Lauriot-Prévost, architecte de Geronimo puis de Sodebo Ultim’ : « En 2001, en vue des records en équipage, Olivier souhaitait un bateau qui joue sur la longueur de la coque centrale de 34 mètres pour un meilleur passage dans la mer dans la longue houle du Sud et sur le fait de naviguer sur deux coques tout en glisse avec un seul safran sur la coque centrale. La démarche de Thomas est différente et découle de ses précédentes navigations en solitaire : plus focalisée sur la navigation sous foils que sur la coque centrale, réduire la taille du mat et la surface de voiles, et adapter trois safrans pour pouvoir naviguer sur un flotteur tout en conservant la garde à la mer des bras de liaisons de la version précédente. »

LA TRANSFORMATION EN QUELQUES CHIFFRES
14 mois de chantier
200 fournisseurs dans 12 pays
40 000 heures de travail
7 tonnes gagnées sur la plateforme depuis Geronimo
70m2 de voilure de plus que le précédent maxi-trimaran Sodebo

SODEBO ULTIM’
Numéro : 73 (En référence à la création de Sodebo par Simone et Joseph Bougro en 1973)
Architectes : cabinet Van Peteghem-Lauriot-Prévost
Structures : Hervé Devaux Structures
Réalisation plateforme : chantier Multiplast et Team Sodebo
Longueur : 31m
Largeur : 21,20m
Constructeur mât : Lorima
Hauteur mât : 35m
Corde mât : 1,20m
Tirant d’air : 37m
Conception et fabrication voiles : North Sails
Surface Grand Voile : 283m2
Surface voiles max au près : 444m2
Surface voiles max au portant : 663m2
3m2 d’espace de vie de plain-pied
Cockpit avec 1 colonne et 6 winchs
400m2 de filets de dyneema
Pilotes automatiques : électrique et hydraulique
Décoration : Désigne.fr

Sodeb’O confirme l’achat de Géronimo et lancera un circuit pour les Ultimes

L’entreprise vendéenne a confirmé aujourd’hui l’achat du trimaran Géronimo, qui appartenait jusqu’ici à Olivier de Kersauson. Sodeb’O renouvelle sa confiance à son skipper, Thomas Coville, qui alignera le trimaran sur la Route du Rhum 2014.

Le sponsor a également confirmé le développement d’un nouveau programme de courses au large. « Depuis de longs mois, nous travaillons à un nouveau circuit que nous avons prévu de finaliser et de présenter concrètement au cours de l’année 2013, » confie la coprésidente de SODEBO qui poursuit les consultations avec Thomas Coville et son équipe.

L’actuel maxi trimaran Sodeb’O de 105′, sur plan Irens Cabaret sera de nouveau aligné sur une tentative de record autour du monde en solitaire à l’automne, il sera ensuite mis en vente (même si certaines rumeurs le donnent déjà vendu à Ken Read). Parallèlement au programme de record cette année, Géronimo entrera en chantier chez Multiplast, sous la houlette des architectes Lauriost Prévaut et Van Pethegem (VPLP) et de Hervé Devaux Structure, afin d’optimiser le trimaran à son programme qui sera dévoilé en cours d’année.

Les réactions d’ODK : »Geronimo nous a donné beaucoup d’émotions et de plaisir, plein de records magnifiques, dont la Transpac et l’Australie qui tiennent toujours. C’est le premier grand trimaran, conçu à une époque dominée par les catamarans, et on a pris beaucoup de risques avec lui. Il nous l’a bien rendu. Il nous a quand même fait passer le Horn dans des conditions dantesques où aucun autre bateau ne serait passé ! Geronimo s’est souvent trouvé dans des conditions rugueuses (cassé le bras dans les déchets du tsunami dans l’Indien, passé le Horn en pleine baston), on n’a pas été gâtés en météo et on a dû payer pas mal de pots cassés, mais ce bateau a de l’âme et il nous a toujours permis de rentrer à la maison avec fierté. Thomas va faire ce que je ferais si je le pouvais encore, on est en ligne sur les objectifs et les moyens d’y parvenir. Cela me fait plaisir que ce bateau existe et évolue encore entre ses mains. Thomas a une équipe qui développe, réfléchit, navigue beaucoup et partout, ce sont des gens pour qui j’ai de l’estime. Avec notre expérience et nos partenaires Cap Gemini et Schneider, nous avions optimisé ce bateau au mieux de nos moyens et des technos disponibles, sans économies ni compromis. Il peut encore évoluer, rester une référence. Cela nous fait vraiment plaisir que Sodebo et Thomas donnent un avenir à tout ce qu’on a fait.« 

 

Lionel Lemonchois met à l’eau son maxi 80 Prince de Bretagne

Le skipper Lionel Lemonchois, a mis à l’eau hier son trimaran, maxi 80′, aux couleurs de son sponsor, Prince de Bretagne. Ce bateau est l’ancien 60′ ORMA Sodeb’O, profondément remanié, puisque seul le gréement et les bras de liaison ont été conservé. Le trimaran a été construit par le chantier Multiplast, et le design est l’ouvre du cabinet VPLP.

Le bateau sera convoyé dès  lundi à Lorient où il sera mâté en vue d’effectuer ses premières navigations.

© Marcel MOCHET

L’objectif du skipper est la victoire dans la catégorie Ultime lors de la prochaine Route du Rhum, mais il espère également titiller les autres maxis (Sodeb’O et Idec) sur les records en Atlantique et briller sur la Route de l’Europe prévue l’année prochaine.

Lionel Lemonchois : « Je suis évidemment très heureux. Le bateau était là, et frémissait sur ses berres depuis quelques jours. Il me tardait que le rideau se lève et de le voir toucher l’eau. Je remercie bien évidemment Prince de Bretagne sans qui nous ne serions pas là. C’est aussi un plaisir que je suis heureux de partager avec tous ceux qui se sont penchés sur son berceau : les jeunes architectes du cabinet Van Peteghem-Lauriot Prévost, ainsi que toutes les petites mains du chantier Multiplast et de mon équipe. C’est très valorisant pour nous tous de le découvrir dans sa globalité et de mesurer tout le boulot réalisé. Je pense que nous sommes bien partis pour écrire de nouvelles histoires avec Prince de Bretagne. C’est un grand jour et je suis très ému. »

Joseph Rousseau, président de Prince de Bretagne, producteur à Trélevern (22) : « C’est un grand jour pour les 2 350 producteurs de la marque. C’est beaucoup d’émotion et de fierté aussi de découvrir ce superbe bateau, ses couleurs et ses lignes uniques. Cette mise à l’eau concrétise une étape importante de notre engagement dans la voile. Il symbolise la complémentarité entre la terre et la mer qui fait notre force. Il illustre enfin la dimension humaine de ce projet initié par un skipper qui depuis le début s’est mis à la portée des producteurs de légumes. Lionel Lemonchois est notre ambassadeur, on l’appelle « Le Prince de Bretagne », et il a toute notre confiance pour relever de nouveaux défis, notamment la prochaine Route du Rhum qui résonne déjà comme une évidence. »

Jean-François Jacob, président de la SICA : « Ce bateau s’inscrit dans la continuité d’un projet initié il y a quelques années et qui monte en puissance. Ce maxi multicoque est magnifique ! Il est typé, assez racé, il dégage à la fois de la légèreté et de la puissance. Il est à la mesure de ses objectifs et de ses prochains défis, sur lesquels il pourra véhiculer toutes les valeurs qui réunissent les producteurs et leurs familles. Il porte le goût du risque et le plaisir du travail bien fait des paysans, qui tous les jours se battent pour produire des légumes de qualité en dépit des contraintes du marché et des conditions climatiques. »

Caractéristiques techniques
Longueur hors tout                    24 mètres
Largeur                                      18,2 mètres
Poids                                          7,2 tonnes
Surface Grand Voile                  180 m2
Surface Solent                           137 m2
Surface de Gennaker                 261 m2
Surface de voilure au près         317 m2
Surface de voilure au portant     441 m2