Alinghi remporte la 1ère manche du Vulcain Trophy

Le premier grand prix de la saison 2013 des Decision 35 a débuté vendredi à Versoix. Hélas le vent a fait défaut lors de cette première journée, une manche avait été lancée dans la matinée mais stoppée par le comité faute de vent.

Samedi les D35 ont rapidement largué les amarres en début d’après midi et ont pu disputer cinq manches. Alinghi survolait les débats dans un vent soutenu avec quatre victoires et une 3ème place, l’équipage d’Ernesto Bertarelli faisait preuve d’une belle maitrise dans ces conditions. Realston Sailing, vainqueur du Vulcain Trophy l’année dernière faisait preuve d’une belle régularité aux avants-postes et prenait la seconde place provisoire avec deux secondes places, une troisième et deux quatrièmes. Zen Too, le catamaran de Guy de Picciotto prenait une belle troisième place provisoire, Fred le Peutrec à la barre enchainait deux cinquièmes places puis deux troisièmes places et une victoire de manches.

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Dimanche les équipages ont enchaîneé six manches,  Ernesto Bertarelli et son équipage restant sur le podium de toutes les manches du jour. Le reste du podium ne changeait pas avec Realstone Sailing à la deuxième place et Zen Too à la troisième.

Ladycat powered by Spindrift racing. terminait au pied du podium devant Tilt et Okalys Corum, Dona Bertarelli cet Yann Guichard auront à coeur de retrouver le podium lors des prochaines étapes du Vulcain Trophy.

Realstone Sailing domine le dernier grand prix devant la famille Bertarelli

L’équipage du CER mené par Jérôme Clerc sur Realstone Sailing a remporté le Grand Prix Facchinetti, le dernier de la saison 2012 des D35 devant Ladycat et Alinghi. Le jeune équipage aura très largement dominé cette saison avec un quasi sans faute, deux victoires sur les classiques lémaniques, vainqueur de quatre des six grand prix, et une 3ème place comme plus mauvais résultat. Alinghi mené par Ernesto Bertarelli termine à bonne distance et n’aura jamais été en mesure d’inquiéter le CER.

Ladycat, barré par Dona Bertarelli effectue sa meilleure saison avec une troisième place au général après une belle lutte contre de Rham qui termine au pied du podium cette année. Philippe Cardis barreur, propriétaire de de Rham, et un des initiateurs de la série a décidé d’arrêter la compétition à l’issue de cette saison 2012

Philippe Cardis: « C’est une page importante de ma vie qui se tourne. Je souhaite remercier mon équipage. Je souhaite aussi remercier mes amis Ernesto Bertarelli, Nicolas Grange et Guy de Picciotto, sans qui tout cela n’existerait pas. Nous avons décidé un jour de nous assoir autour d’une table pour monter ce projet qui est devenu une classe de bateaux exceptionnelle. Enfin, je souhaite rendre hommage à Dona Bertarelli, avec qui nous nous sommes battus jusqu’au bout pour arracher la troisième place du classement. Nous avons dû nous incliner, je la félicite car je suis vraiment impressionné par la vitesse à laquelle elle a appris à barrer ce bateau ! »

Dona Bertarelli : « Je suis heureuse ! C’est le résultat de 6 ans d’apprentissage. Je souhaite remercier, non seulement mon équipage actuel, mais toutes les navigatrices qui ont navigué avec moi jusqu’à aujourd’hui. Il nous a fallu 4 ans pour gagner le Bol d’Or Mirabaud et 6 ans pour monter sur le podium du Vulcain Trophy. Je suis vraiment fière du travail accompli ! »Ernesto Bertarelli  : « Je suis très fier de ce que ma sœur a accompli. Je suis très heureux qu’une femme, non professionnelle, ait pu accéder au podium. C’est vraiment une consécration et c’est aussi la beauté de notre sport ! »

La bataille aura également été acharnée pour les 5 et 6ème place, c’est finalement l’équipage d’Artemis Racing qui s’impose face à Zen Too, barré par Fred le Peutrec.

Classement général Grand Prix Facchinetti :             

  1. Realstone Sailing (22 points)
  2. Ladycat (25 points)
  3. Alinghi (25 points)
  4. Artemis Racing (35 points)
  5. Zen Too (38 points)
  6. De Rham-Sotheby’s (45 points)
  7. Okalys-Corum (56 points)
  8. Veltigroup (66 points)
  9. Nickel (66 points)

Classement général VULCAIN TROPHY 2012 :

  1. Realstone Sailing – Jérôme Clerc (8 points)
  2. Alinghi – Ernesto Bertarelli (19 points)
  3. Ladycat – Dona Bertarelli (25 points)
  4. De Rham Sotheby’s – Philippe Cardis (27 points)
  5. Artemis Racing – Torbjorn Tornqvist  (34 points)
  6. Zen Too – Guy De Picciotto – Fred Le Peutrec (35 points)
  7. Okalys-Corum – Nicolas Grange (44 points)
  8. Veltigroup  – Marco Simeoni – Boris Lerch (48 points)
  9. Nickel – Fred Moura (50 points)

Realstone Sailing remporte le grand prix Grange&Cie et le Vulcain Trophy 2012

L’avant dernier grand prix du Vulcain Trophy s’est déroulé dans des conditions idéales pour les équipages des D35, avec six régates courues le premier jour dans des vents d’une dizaine de noeuds et pas moins de cinq vainqueurs différents sur un flotte de neuf bateaux lors de cette journée de samedi.

A l’issue de ces six régates, l’équipage du CER sur Realstone Sailing menait déjà le grand prix, avec une victoire, trois secondes places, une 4ème et une 6ème place. De Rham Sotheby’s qui avait très bien débuté en enchainant deux victoires et une seconde place fléchissait en fin de journée avec deux places de 7ème et une de 9. Il prenait malgré tout la seconde position du provisoire à égalité de points avec Okalys Corum et Zen Too, mené par Fred le Peutrec. La famille Bertarelli était en embuscade avec Alinghi, barré par Ernesto Bertarelli en 5ème position à un point de de Rham, Okalys et Zen Too, alors que Dona Bertarelli prenait la 6ème position du provisoire à deux points de son frère, Artemis Racing, Veltigroup  et Nickel fermaient la marche.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

La seconde journée courue aujourd’hui aura été aussi disputée Realstone Sailing, qui avait mal débuté avec une dernière place se rattrape sur les trois manches suivantes en se classant 4ème puis deux fois second, parvenant même à creuser son avance, la bonne opération du jour était réalisée par l’équipage de Zen Too qui enchainait deux victoires de manches, ce qui leur permettait de prendre la seconde place de ce grand prix Grange&Cie, devant Alinghi, qui effectuait un beau retour en prenant cette troisième place devant de Rham Sotheby’s et Okalys Corum, Ladycat se classait 6ème devant Artemis Racing, Veltigroup et Nickel.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

L’équipage de Realstone, en remportant cet événement, ne pourra plus être rejoint au classement final du Vulcain Trophy et est donc proclamé vainqueur de cette édition 2012, avant la dernière épreuve.  Le jeune équipage du CER mené par Jérôme Clerc aura donc survolé ce championnat, en effet ils ont gagné quatre des cinq grands prix courus jusqu’ici et se sont également adjugé les deux classiques lémaniques, la Genève-Rolle-Genève et le Bol d’Or, leur plus mauvaise place étant jusqu’ici la troisième marche du podium lors de l’Open de Versoix II.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Alinghi reste second du classement et devrait conservé sa place lors du dernier événement de la saison, sauf grosse contre performance, la troisième place sera plus disputée avec de Rham Sotheby’s et Ladycat qui sont séparés par deux points. Zen Too et Artemis Racing sont cinq et six du provisoire, à égalité de points.

La saison 2012 se terminera par  le Grand Prix Facchinetti Automobiles qui se disputera les 12, 13 et 14 octobre 2012 à Genève.
CLASSEMENT DU GRAND PRIX GRANGE & CIE:

1. Realstone Sailing 25 pts

2. Zen Too 31 pts

3. Alinghi 34 pts

4. De Rham Sotheby’s 37 pts

5. Okalys Corum 39 pts

6. Ladycat 40 pts

7. Artemis Racing 49 pts

8. Veltigroup 55 pts

9. Nickel 62 pts

Alinghi remporte l’Open de Versoix II

Le Club Nautique de Versoix a accueilli la sixième manche  du Vulcain Trophy le week-end dernier. Les équipages auront beaucoup patienté lors de ce rendez-vous avec seulement deux manches courues au cours des deux journées de régates.

La manche de samedi a été remporté par Nickel,  devant Veltigroup et Realstone Sailing, si l’équipage du CER est habitué aux podiums, les équipages des deux autres catamarans ont profité de cette unique régate pour démontrer leurs qualités

Fred Moura, skipper de Nickel :  « Ce sont des conditions qui nous conviennent bien. Nous avons un équipage léger et nous réussissons à penser, et à penser plutôt bien jusqu’à 8 nœuds de vent. Ensuite c’est plus difficile, car nous devons beaucoup travaillé physiquement et nous n’avons pas le gabarit nécessaire. Nous avons trois nouveaux équipiers pour cette deuxième partie de saison, et cela risque d’évoluer encore jusqu’au dernier Grand Prix, car nous sommes déjà en train de nous préparer pour l’année prochaine. » 

On notait quelques changements dans les équipages avec Marie Riou qui remplaçait Yann Guichard sur Ladycat, de Dona Bertarelli, celui-ci étant retenu sur son MOD70. Du côté de l’équipe Artemis Racing, on notait le retour de  Terry Hutchinson et Morgan Larson.
Le lendemain, les équipages patientaient jusqu’à 16 heures avant de pouvoir naviguer, dans un vent d’environ 10 noeuds. Le départ est disputé avec trois D35 en avance sur la ligne, De Rham Sotheby’s, Okalys et Veltigroup doivent repasser la ligne et partent donc avec un handicap certain. Zen Too domine cette régate avant d’écoper d’une pénalité au passage de l’avant dernière bouée, ce qui laisse le champ libre à la famille Bertarelli qui s’offre les deux premières places avec Alinghi qui gagne cette manche devant Ladycat. Reastone Sailing prend la 3ème place devant Zen Too.
La réaction du vainqueur du jour et du grand prix :
Ernesto Bertarelli : « Il est toujours difficile d’être triomphaliste quand la victoire se joue sur deux régates seulement. Nous n’avons pas eu de chance avec la météo. En plus, nous sommes 3 bateaux à égalité. Mais au moins, nous avions promis de donner du fil à retordre à l’équipage de Realstone… alors on fait ce qu’on peut pour y arriver ! »
Alinghi remporte donc ce grand prix grâce à sa victoire de manche, à égalité de points avec Nickel et Realstone Sailing, deux et troisième. Au classement général provisoire, Realstone Sailing conserve sa place de leader avec une confortable avance sur Alinghi  et de Rham à égalité de points, Ladycat pointe en quatrième position devant Artemis Racing et Zen Too.
Le prochain rendez-vous aura lieu dans le cadre due Grand Prix Grange & Cie, à Genève pour l’avant-dernière étape du Vulcain Trophy.
Les catamarans monotypes évolueront quelques peu la saison prochaine avec une nouvelle grand voile dont la corne sera allongée d’un mètre environ, ce qui permettra d’augmenter la vitesse au vent arrière, au vent de travers, et au près dans le petit temps, et qui rendra les D35 plus évolutifs.

Realstone Racing remporte le Bol d’Or Mirabaud

Le jeune équipage du Centre d’Entraînement à la Régate de Genève s’est de nouveau imposé sur cette 5ème manche du Vulcain Trophy et sur la classique lémanique qu’est le Bol d’Or Mirabaud, L’équipage genevois s’impose avec 7 minutes d’avance sur de Rham Sotheby’s de Philippe Cardis et Zen Too de Guy de Picciotto barré par Fred Le Peutrec, qui franchit la ligne 37 minutes plus tard..

Ce Bol d’Or a débuté dans une légère brise venant de l’ouest jusqu’au Bouveret, Realstone et de Rham étaient déjà en tête, le reste de la flotte était dispersée plus en arrière, sans réel avantage selon la rive choisie, sur le retour, le vent s’est progressivement levé à partir d’Evian pour atteindre 30 noeuds sur quelques milles.

Jérôme Clerc, skipper de Realstone Sailing : « Je souhaite remercier mon équipage qui a fait un travail formidable. Cédric Schmidt, équipier d’avant exceptionnel, le roi du code 0 et du solent, Nils Palmieri, notre embraqueur musclé, Denis Girardet, notre tacticien, notre gourou, qui a su repérer les meilleures routes autant aujourd’hui que pendant la GRG. Arnaud Psarofaghis que je n’ai plus besoin de présenter. Il navigue avec nous depuis deux ans et c’est un vrai plaisir de naviguer avec lui. Et enfin le plus jeune de l’équipe, Bryan Mettraux. Ces deux sœurs avaient déjà gagné le Bol d’Or Mirabaud il y a deux ! ans à bord de Ladycat, il a maintenant lavé l’affront familial… » .

Philippe Cardis, skipper de de Rham Sotheby’s : « Nous avons vraiment bien navigué. Nous avons toujours été devant avec Realstone et nous avons même mené à certains moments. Je dois dire que ce résultat est même inespéré par rapport au peu d’entraînement que nous avons eu, et je dois une fois de plus rendre hommage à notre tacticien Christian Wahl.  Je reconnais que j’aurais bien aimé gagner mon dernier Bol d’Or Mirabaud . J’en ai gagné 4 dans ma vie, j’aurais bien aimé arriver à 5 ! Mais place aux jeunes ! », le propriétaire de de Rham a en effet annoncé qu’il se retirait en fin de saison.

Fred Le Peutrec, barreur de Zen Too: « la descente vers Genève s’est faite dans de très bonnes conditions. Nous avions une très bonne vitesse ».

Ce Bol d’Or Mirabaud était la cinquième étape du Vulcain Trophée, Realstone Sailing a conforté son avance au classement général provisoire loin devant Alinghi et de Rham Sotheby’s, à égalité de points, devant Ladycat, Artemis et Zen Too. Le Vulcain Trophy reprendra  les 8 et 9 septembre au Club Nautique de Morges pour l’Open Guex-Opel.

Classement D35 Bol d’Or Mirabaud:1. Realstone Sailing (J. Clerc) 10:52:282. De Rham Sotheby’s (Ph. Cardis) 10:59:26

3. Zen Too (G. de Picciotto – F. Le Peutrec) 11:37:05

4. Alinghi (E. Bertarelli) 11:41:31

5. Ladycat (D. Bertarelli) 11:49:24

6. Romandie.com – Nickel (F. Moura) 11:49:48

7. Artemis Racing (T. Tornqvist – P. Cayard) 12:03:08

8. Okalys-Corum (N. Grange) 12:08:59

9. Veltigroup (M. Simeoni – B.Lerch) 12:38:00

Yann Guichard : « La motivation et l’esprit d’équipe sont restées intacts, ce qui fait une des forces de l’Energy Team. »

Yann Guichard, skipper du MOD Spindrift racing, de l’AC45 de l’Energy Team et tacticien sur le D35 Ladycat a de nouveau répondu aux questions de Voile-Multicoques (interview réalisée lors de l’Open de Crans).

© Chris Schmid / Spindrift racing

Voile-Multicoques.com : Tu intègres l’équipage de Ladycat, qui participe au Vulcain Trophy avec un équipage remanié, qui s’est professionnalisé, quels sont vos objectifs ?

Yann Guichard : Dona Bertarelli, la propriétaire, prend les saison les unes après les autres, elle a voulu un peu de changement cette année, en prenant un équipage plus professionnel et avec des hommes.

Ceci permet de naviguer à six et non plus à sept comme avec les filles, ce qui simplifie les choses, avec un poste pour chaque personne.

L’objectif chiffré est d’essayer d’accrocher les troisième, quatrième ou cinquième place du championnat, ce qui est faisable mais difficile.

Alinghi, le CER (Realstone Sailing), et Artemis sont un peu au dessus du lot, mais le reste de la flotte est assez homogène, la course à la quatrième place risque donc d’être serrée.

Cette saison se court exclusivement sur le Léman cette année, quelles sont les spécificités de ce plan d’eau ?

Sur le premier grand prix, nous avons eu un vent de sud un peu instable, ce qui est habituel sur le lac, tout comme le petit séchard pour le second grand prix, les conditions sont toujours plus ou moins piègeuses, il faut être opportuniste, tout peut arriver jusqu’à la ligne soit coupée.

C’est aussi ce qui fait l’intérêt de ce type de plan d’eau, tout peut être remis en questions rapidement, les nouveaux parcours, plus courts que la saison dernière, et avec une porte au vent ouvrent également un peu le jeu, ce qui ajoute des opportunités pour revenir sur les bateaux qui nous précèdent.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Revenons sur ces changements de format des régates, avec un raccourcissement des parcours et l’introduction de la porte au vent, ce format se rapproche de ceux qui ont été adoptés sur les autres circuits multicoques (America’s Cup World Séries, Extrême Sailing Series), penses-tu qu’il s’agit de la bonne formule pour courir en multicoque ?

Je ne pense pas qu’un type de parcours soit meilleur qu’un autre, tout dépend du type de bateau, et de l’objectif, comme on peut le voir sur les circuits tournés vers le public à terre.

L’introduction de la porte au vent en D35 ouvre le jeu, mais l’idéal serait d’avoir les règles de la Coupe de l’America en ce qui concerne l’engagement à la bouée, le tribord reste donc roi selon les règles ISAF avec des passages de bouées parfois un peu dangereux.

Ce format donne plus d’intensité, mais aussi plus de travail à l’équipage avec des manœuvres incessantes, ce qui change des longs bords calés que nous avons connu jusqu’ici sur le circuit.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Tu es le skipper du MOD Spindrift racing depuis quelques mois, quelles sont les qualités du bateau par rapport aux autres trimarans que tu as barré jusqu’ici (60′ ORMA, Gitana 11 sous sa forme rallongée) ?

Ces bateaux sont difficilement comparables, le choix d’un bateau monotype fait que les coefficients de sécurité sont plus importants, le bateau est donc plus costaud, plus raide, à un plan de voilure un peu moins puissant par rapport aux autres bateaux que j’ai pu barrer.

Dans les petits airs, le bateau est un peu plus difficile à faire avancer qu’un 60′ ORMA, du fait d’un rapport poids/puissance un peu moins favorable, mais ce bateau est très intéressant, la monotypie a été très bien respectée, comme nous avons pu le constater sur les régates courues jusqu’ici avec des écarts très serrés, il faut aller chercher quelques centièmes de nœuds face aux adversaires pour s’imposer. Ce qui promet de belles régates inshores, mais aussi sur l’Atlantique dès cet été.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Certains skippers ont déjà evoqué une participation à la Route du Rhum 2014 sur les MOD, l’envisages-tu et quelles seraient les modifications à apporter au bateau pour l’adapter au solitaire ?

Le bateau semble plutôt adapté, il y aurait bien sûr un second pilote à installer et quelques modifications mineures.

La course aura lieu dans deux ans et demi, l’objectif immédiat reste bien sûr le Multi One Championship, mais il est clair que je participerai à la course sur ce bateau, nous verrons si une classe MOD sera créee pour la course ou si nous participerons dans la classe Ultime. Il serait dommage que ces bateaux restent à quai pendant la Route du Rhum, ce type de course permettrait aussi de mettre en valeur la classe.

Les deux premières confrontations avec tes concurrents ont été très serrés cette année, que ce soit sur le Tour de Belle Ile ou l’Armen Race, où se sont jouées ces courses ?

Pour le Tour de Belle Ile, nous avons pris une option au départ qui n’était pas la bonne, Foncia et Groupe Edmond de Rothschild ont donc été devant dès le début et nous n’avons fait que lutter pour revenir sur eux, ce que nous avons fait petit à petit.

Sur l’Armen Race, nous étions en tête sur le retour, mais nous avons eu un problème pour hooker la GV, ce qui a permis à Foncia de revenir et de nous passer, les bateaux ont été au contact pendant toute la course, la moindre erreur fait que le copain passe devant, il faut donc être irréprochable sur les manœuvres. Nous avons fait quelques erreurs, c’est le métier qui rentre, nos adversaires ont un peu plus d’expérience sur ces bateaux et nous progressons de jour en jour, nous allons donc poursuivre nos entraînements dès la semaine prochaine.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Revenons sur ces entraînements, quelles informations sont partagées avec les autres teams, avez-vous des debriefings communs, quelles informations partagez-vous ?

Avec Foncia, nous partageons en live les réglages à la VHF quand nous sommes sur l’eau, nous ne faisons pas de véritables debriefs, nous discutons des réglages de manière informelle.

Ces sessions permettent de progresser dans la connaissance du bateau grâce à ces échanges, en naviguant seuls le feeling est rapidement bon, et on pense être champion de la baie, la confrontation permet de faire des progrès exponentiels, je pense que ces entraînements sont indispensables pour bien figurer face aux autres.

De notre côté nous avons choisi, et eu l’opportunité, de nous entraîner avec Michel Desjoyaux, ce qui est une excellente expérience, je pense que Foncia est une des grosses équipes en MOD 70, c’est donc super de pouvoir mettre des choses en commun avec eux.

Passons aux America’s Cup World Series, Energy Team termine sur trois belles performances, que ce soit avec toi, ou Loick Peyron à la barre, quelles sont les forces de cette équipe qui a pourtant un déficit d’entraînement par rapport aux top teams (Oracle Racing, Artemis, Emirates Team New Zealand et Luna Rossa) ?

Etape après étape, nous avons réussi à poser des bases qui font qu’aujourd’hui notre équipe est solide à terre et sur l’eau.

Nous avons bien travaillé sur l’eau, les manœuvres et la communication se déroulent très bien, l’ambiance est excellente au sein de l’équipe. Même après de mauvais résultats la motivation et l’esprit d’équipe sont restées intacts, ce qui fait une des forces de l’Energy Team.

Nous avons aussi beaucoup travaillé sur les voiles avec Incidences, ce qui nous donne un petit plus en vitesse, surtout dans le vent médium et le petit temps, comme sur les dernières étapes. Cet avantage est une des clefs du succès dans ces régates serrées, où il ne faut rien lâcher.

Les grosses équipes gardent un avantage dans le gros temps car ils ont plus d’entraînement. Dans les vents faibles ou modérés, toutes les équipes manœuvrent bien et les petites équipes rattrapent leur retard sur les détails de réglages.

De notre côté, nous avons réussi à gommer toutes les grosses erreurs, ce qui resserre forcément le jeu. Les régates deviennent donc de plus en plus intéressantes avec des vainqueurs différents à chaque Act.

©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget

Il ne reste qu’un Act avant la fin de la saison, avez-vous prévu des navigations sur d’autres supports afin de continuer la préparation à la possible participation de l’Energy Team à la 33ème Coupe de l’America ?

Tout dépendra de la suite, si nous décrochons le financement pour l’AC 72, il y aura des entraînements en commun qui pourront se faire sur le MOD 70 pour préparer l’équipage.

En attendant, nous conservons tous nos programmes différents et assez complets pour tous les membres d’équipage de l’AC45.

Arnaud Jarlegan et Devan Le Bihan naviguent avec moi sur le D35 Ladycat, ce qui permet de parfaire les automatismes sur l’AC45, ces passages sur différents supports sont aussi une force, même si nous n’avons pas l’opportunité de nous entraîner sur l’AC 45.

Est ce que les parcours des régates des America’s Cup World Series, à proximité immédiate des côtes, sont adaptés à l’AC45 ? Ou est ce que ces bateaux mériteraient-ils un terrain de jeu plus vaste ?

Les formats sont parfaitement adaptés pour le public, mais aussi pour nous, on s’éclate sur l’eau, il faut seulement intégrer les limites virtuelles, ce qui est difficile au début. Tactiquement ces limites sont intéressantes, elles resserrent le jeu et gomment le défaut du multicoque, du fait du manque de manœuvrabilité de ces bateaux, nous avions tendance à aller sur les extrêmes, ce format permet de recréer du contact entre les bateaux.

©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget

Le format des régates reste parfois assez obscur, avec certains Acts où les match-races se déroulaient en une seule manche contre deux manches gagnantes sur d’autres Acts, est ce que les équipes participent à la prise de décisions concernant l’organisation des régates ?

Les équipes ont leur mot à dire, mais au final Oracle Racing définit les règles avec le retour de différents teams. Il est vrai que le format à une manche gagnante pour le match-racing est un peu dur.

Un autre petit reproche que je ferai concerne le fait que la l’America’s Cup se court en match-race, alors que les ACWS se courent en grande partie en flotte, mais il faut aussi prendre en compte l’aspect télévisuel, et là je pense que suivre une course en flotte est plus sympathique pour les téléspectateurs et le public.

Au final l’équilibre est assez bon, que ce soit pour les compétiteurs ou les spectateurs qui semblent satisfaits.

Alinghi s’adjuge le grand prix les Ambassadeurs

Les équipages des neuf D35 inscrits sur le Vulcain Trophy se sont retrouvés pour le premier grand prix de la saison, au large de Genève, le week end dernier.

Le grand prix a commencé dans des conditions classiques, 7 à 8 noeuds de vent vendredi matin, avant de forcir nettement pour monter entre 16 et 18 nœuds. Cette nouvelle saison des catamarans monotypes inaugure un nouveau format court de régates (30 minutes), calqué sur les autres circuits multicoques (Extreme Sailing Series, America’s Cup World Series).

C’est l’équipage de Realstone Sailing mené par Jérôme Clerc, qui s’imposait lors de cette première journée de régates devant Alinghi et Ladycat. A noter une collision entre Artemis Racing  et Zen Too, barré par Fred le Peutrec.

Côté suédois, c’est Paul Cayard qui prend la barre du catamaran, sa réaction suite à la collision « J’ai un immense plaisir à être de retour sur le circuit des D35 ! Nous avons été les victimes d’une collision (dans la dernière régate, juste avant le passage de la première porte, Artemis, tribord amure prioritaire, a été heurté par Zen Too, qui arrivait bâbord et s’est trouvé dans l’impossibilité d’abattre), heureusement personne n’a été blessé, seul un équipier est passé par-dessus bord ! L’échelle du bateau qui a été endommagée va pouvoir être remplacée pendant la nuit et nous serons sur la ligne de départ demain matin » .

Du côté de Zen Too, la coque bâbord était endommagée, mais les deux bateaux retrouvaient le plan d’eau le lendemain pour la suite des régates.

Samedi, les conditions étaient toujours piégeuses avec un vent d’ouest variable de 9 à 18 noeuds, six manches ont pu être courues, avec un chavirage et des passages par dessus bord.

C’est Zen Too qui faisait les frais de ces conditions difficiles dans la 4ème manche du jour, une violente rafale a fait enfourner le catamaran à la bouée au vent entrainant un chavirage, heureusement sans conséquence ni pour l’équipage ni pour le matériel, puisque le bateau sera aligné sur les deux dernières manches du jour. Veltigroup a également participé au spectacle avec deux passages à l’eau pour le propriétaire et barreur Marco Simeoni.

Alinghi et Realstone s’illustraient de nouveau en restant aux deux premières places, Artemis effectuait une belle remontée en prenant la 3ème place à Ladycat.

Tout restait donc à faire pour la dernière journée, dimanche, au final l’expérience a payé puisqu’Alinghi s’impose devant Realstone Sailing, l’équipage d’Ernesto Bertarelli termine à égalité de points avec celui du CER, mais remporte le grand prix grâce à ses cinq victoires de manches contre quatre pour leurs adversaires. Paul Cayard et Artemis conservaient leur 3ème place.

Ladycat, avec un équipage pro cette année, a bénéficié de l’expérience de Yann Guichard et termine à une encourageante 4ème place (à lire, linterview croisé de Dona Bertarelli, barreuse et de Yann Guichard, tacticien, sur Skippers.ch) avec un point d’avance sur De Rahm – Sotheby’s et quatre sur Zen Too. Okalys – Corum, privé de Loick Peyron cette saison, a effectué de beaux débuts de manches, sans parvenir à maintenir leur vitesse sur la fin de celles-ci. Nickel et Veltigroup fermaient la marche.

Classement général :

1. Alinghi (29 points)
2. Realstone Sailing (29 points)
3. Artemis Racing (54 points)
4. Ladycat (62 points)
5. De Rahm – Sotheby’s (63 points)
6. Zen Too (66 points)
7. Okalys – Corum (70 points)
8. Nickel (85 points)
9. Veltigroup (102 points)

Les réactions des équipages :

Ernesto Bertarelli, Alinghi : « C’est fantastique de courir 14 régates en un weekend et c’est vraiment très satisfaisant de régater à ce niveau ! Je tiens à féliciter l’équipe de Realstone qui a très bien navigué pendant les 3 jours. Ça s’est joué à très peu de choses, à une seule course en fait. Ça aurait pu être eux, ça aurait pu être nous ! Je suis heureux de débuter la saison dans ces conditions magnifiques! Je rends également hommage à notre tacticien Tanguy Cariou qui a fait un travail remarquable » .

Dona Bertarelli, Ladycat. : « Le résultat de ces 3 jours de courses dans des conditions musclées est encourageant. Nous cherchons encore nos automatismes sur les manœuvres n’ayant pas eu l’opportunité de nous entrainer dans du vent soutenu. A la barre, cela a été un Grand Prix éprouvant mais j’ai pris beaucoup de plaisir. Je me réjouis d’ores et déjà de la suite».

Jérôme Clerc, skipper de Realstone Sailing : « Je suis forcément déçu. Sur l’ensemble du weekend, nous avons été réguliers et avons montré une grande solidité. J’étais nerveux aujourd’hui car nous avions grillé notre joker hier, suite à une disqualification à l’occasion d’une légère collision avec Ladycat. Cela explique en bonne partie une erreur que j’ai faite lors du départ de la deuxième course. J’ai manqué de lucidité au moment de démarrer et cela nous a porté préjudice aujourd’hui. Il faut maintenant digérer et passer à la suite ! »

La seconde manche de ce Vulcain trophy 2012 aura lieu dans 15 jours lors de l’Open de Crans.

Les programmes des multicoques lémaniques dévoilés

C’est au tour des M2 de tenter l’internationalisation, avec deux grands prix prévus en France en Italie pour débuter et clore la saison. Les équipages des catamarans de 28′ débuteront donc le Safram Teamwork Speed Tour à Hyères avec un grand prix et un raid autour de Porquerolles en mai,et clôtureront leur saison avec la même formule sur le lac de Garde.

1. Grand Prix de Méditerranée (17 – 18 mai 2012) (Régate annuelle en mer de la SNG) (Hyères)

2. Raid de Porquerolles (19 – 20 mai 2012 (Hyères)

3. Genève Rolle Genève (9 juin 2012) (Genève)

4. Bol d’Or Mirabaud (16-17 juin 2012) (Genève)

5. Grand Prix du Léman (30 juin-1er juillet 2012) (Morges)

6. Grand Prix d’Italie (6 – 7 septembre 2012) (Gargano, Lac de Garde)

7. Centomiglia (8 – 9 septembre 2012) (Gargano, Lac de Garde)

Les équipages qui participeront aux régates à l’étranger seront dispensées de frais d’inscription au championnat Safram M2. Les organisateurs s’inspireront également des nouveaux formats de régates vus en AC45 et en Extreme 40 en proposant des parcours de maximum 30 minutes avec arrivée ou départ près de la côte.

Du côté des Décision 35, l’expérience méditerranéenne n’est pas reconduite, les propriétaires se retrouveront donc uniquement sur le Léman avec huit rendez-vous classiques. Aucune information n’a filtré sur les teams engagés, cependant on peut s’attendre à retrouver les habituels Alinghi, Ladycat, Okalys-Corum, Foncia, Veltigroup, Zen Too ; Artemis Racing qui avait rejoint le circuit l’an dernier devrai,t selon toute vraisemblance, se consacrer à sa préparation de la 34ème Coupe de l’America avec le circuit AC45 et la mise à l’eau de l’AC72, et devrait donc être absent du plan d’eau helvète cette année.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques

Le programme du Vulcain Trophy :

3 au 5 mai 2012 >> Grand Prix Les Ambassadeurs, Société Nautique de Genève

26 et 27 mai 2012 >> Open de Crans, Club Nautique de Crans-près-Céligny

8 et 10 juin 2012 >> Grand Prix de Versoix, Club Nautique de Versoix

9 juin 2012 >> Genève-Rolle-Genève

15 au 17 juin 2012 >> Bol d’Or Mirabaud

25 et 26 août 2012 >> Open du Yacht Club, Yacht Club de Genève

8 et 9 septembre 2012 >> Open de Morges, Club Nautique de Morges

21 au 23 septembre >> Finale du Vulcain Trophy, Société Nautique de Genève

 

 

Michel Desjoyaux sur Foncia remporte le Vulcain Trophy

 Quatre manches ont été courues hier, pour clore l’étape antiboise et le Vulcain Trophy. Si Foncia avait pris un sérieux avantage pour la victoire, trois équipages pouvaient encore prétendre à la seconde place du classement général à deux manches de la fin.

C’est donc Foncia de Michel Desjoyeaux s’est imposé sur cette dernière étape et qui remporte également le Vulcain Trophy. L’équipage du CER Carrefour Prévention se place en seconde position de ce grand prix devant Zen Too de Guy de Picciotto qui complète le podium, et signe sa meilleure performance de la saison .

Alinghi d’Ernesto Bertarelli termine au quatrième rang. Il a été l’auteur d’un départ bâbord magistral qui lui a offert une victoire de manche. A la cinquième place, les Suédois d’Artemis Racing, de Torbjorn Tornqvist, ont réussi trois manches sur le podium. Okalys-Corum de Nicolas Grange se classe sixième. Veltigroup de Marco Simeoni termine au septième rang du Grand Prix d’Antibes devant Ladycat de Dona Bertarelli.

© Gilles Morelle / Team FONCIA

 

Au classement général, Foncia remporte le titre, un excellent résultat pour Michel Desjoyeaux qui effectuait sa première saison à la barre du D35 Foncia.

Michel Desjoyeaux à propos de la victoire sur le Grand Prix d’Antibes :
« Jeu Set et Match ! Ici au dernier Grand Prix à Antibes le match était serré puisqu’avant l’avant-dernière manche, la victoire n’était pas assurée. Nous gagnons le Vulcain Trophy avec une victoire sur la dernière épreuve et c’est génial. C’est plus propre de remporter le Championnat de cette manière. Cela veut dire que nous avons bien bossé à bord. » 

Michel Desjoyeaux à propos de la victoire sur le Vulcain Trophy 2011
« Nous commençons très mal puisque nous terminons huitième du premier Grand Prix. Nous perdons alors un peu les pédales sur le premier Grand Prix. Ensuite le Team FONCIA réussit à gagner à Crans sans moi. La confiance est alors revenue. Nous remportons la Genève-Rolle-Genève quelques semaines après puis nous accumulons les podiums. C’est le jeu des championnats. Il faut viser la régularité. Il ne faut pas prendre de risque, mais être bon et incisif tout le temps. C’est ce que nous avons réussi à faire. »
 

Michel Desjoyeaux, à propos de l’équipage de FONCIA

« Dès le départ l’équipage a été un grand bonheur. Il a été très fort toute la saison. Le pari était audacieux,car nous n’avions jamais navigué tous ensemble. Ce n’est pas le tout de prendre des bons individus, il faut aussi que la mayonnaise prenne.  À bord chacun a pris sa place, nous avons trouvé une bonne fluidité. C’est exceptionnel face à des bateaux comme Alinghi dont l’équipage navigue ensemble depuis près de 10 ans. Nous ne sommes jamais restés sur des acquis. Nous nous sommes toujours remis en question. C’est ce qui nous a permis de progresser et d’arriver où nous en sommes aujourd’hui. »

Alinghi d’Ernesto Bertarelli monte sur la seconde marche du podium avec deux victoires sur le Bol d’Or Mirabaud et sur le Grand Prix de Beaulieu-sur-Mer.

Ernesto Bertarelli revient sur la saison : « Nous tenons à féliciter Foncia et Michel Desjoyeaux qui ont mérité leur victoire au Vulcain Trophy. Ils ont été réguliers tout au long de la saison et ont régné sans partage sur le circuit des Décision 35. Nous sommes très contents de notre saison et nous espérons faire encore mieux l’année prochaine. »

Veltigroup de Marco Simeoni complète le podium.Une belle saison pour l’équipage mené par le suisse Stève Ravussin qui a atteint ses objectifs cette saison.

Stève Ravussin, barreur de Veltigroup :  « Nous sommes très heureux de notre position finale sur l’année. Nous n’avons pas eu beaucoup de temps pour s’entraîner mais nous avons une bonne équipe. Derrière les deux premiers Foncia et Alinghi,  le classement était très serré. Cette saison  le niveau était très haut et homogène. Cela renforce encore notre satisfaction. »

 Artemis Racing de Torbjorn Tornqvist, nouveau venu sur le circuit termine à la quatrième place. L’équipage suédois qui participera à la Coupe de l’America a pu tester différents équipiers différents sur ce support en vue de la sélection de l’équipage de l’AC72.
Le CER Carrefour-Prévention, premier équipage amateur, se classe à la cinquième place du Vulcain Trophy. Le multicoque skippé par Jérôme Clerc a su s’imposer face à des équipages plus professionnels pour sa première saison sur le circuit,  ils devancent Okalys-Corum de Nicolas Grange, équipage amateur également.
Zen Too de Guy de Picciotto termine le Vulcain Trophy en beauté, grâce à sa deuxième place au Grand Prix d’Antibes, le multicoque barré par Fred Le Peutrec prend le septième rang, devant de Rham Sotheby’s de Philippe Cardis. Le multicoque bleu et blanc, huitième n’a pas pu disputer les deux dernières étapes en raison d’une blessure du barreur et propriétaire du bateau.
Au neuvième rang, Ladycat de Dona Bertarelli devance Nickel, barré par Fred Moura.

Foncia en tête devant Zen Too et Alinghi

Les D35 régatent depuis jeudi à Antibes pour la dernière étape du Vulcain Trophy, malgré cette délocalisation en Méditerranée, les équipages ont retrouvé des conditions lémaniques pour ces ultimes régates de la saison avec une brise très légère et une mer plate.

© myimage.ch

Jeudi, c’est Zen Too qui a le mieux débuté avec une seconde place et une victoire, le catamaran barré par Fred Le Peutrec pointait en tête devant Foncia à l’issue de ces deux manches de la première journée, le skipper français était bien évidemment très satisfait : « Ce matin, nous avions bien lu le plan d’eau, nous croyions avoir bien compris comment cela fonctionnait et cela c’est vérifié pendant les manches. Tous les petits bonus, notamment les manches de second à Beaulieu-sur-Mer, ont mis l’équipage en confiance sur notre capacité à réaliser des performances. Nous sommes arrivés ici en étant persuadé que nous pouvions en faire. Maintenant, il faut les enchaîne. Il reste trois jours, mais c’est la dernière étape, il faut tout donner. C’est bien de commencer comme cela même si c’est loin d’être fini»

Michel Desjoyaux et ses hommes sur Foncia débutaient également bien cette étape avec une victoire et une troisième place, permettant de conforter leur première place au classement général. Leur adversaire direct pour la victoire sur ce championnat de D35, Alinghi, avait mal débuté avec une cinquième et une huitième place, sur cette première journée, l’équipage de Dona Bertarelli, sur Ladycat, confirmait sa bonne forme en pointant en quatrième place derrière le CER.

Lors de la seconde journée, Michel Desjoyaux reprenait la tête de cette étape avec une victoire et une sixième place : « Nous avons pu faire deux manches ce qui n’est pas inintéressant. A la première, nous prenons un super départ qui nous a permis d’aller là où nous voulions. Nous étions d’ailleurs étonnés que personne ne veuille faire la même chose que nous. L’équipage avait une bonne fluidité. D’être devant amène toujours un peu de sérénité et de motivation. La seconde manche c’est moins bien passée, mais ça nous permet de nous remettre en question et de nous rappeler que ces régates ne sont pas faciles ».

Zen Too, le multicoque de Guy de Picciotto arrivait à se maintenir à la seconde place de cette étape malgré deux manches moyennes, comme l’explique le skipper, Fred Le Peutrec : « Nous n’avons pas vraiment réussi à nous placer pour aller du bon côté du plan d’eau. Nous savions qu’en décrochant de la droite, nous allions perdre. Il n’y a pas de panique, nous sommes toujours en bonne position. Nous avons eu un petit déclic quand même, c’est fragile, c’est tout frais, mais c’est là. Nous pouvons réellement prétendre jouer pour la gagne. »

Alinghi, qui avait mal débuté le rendez-vous est revenu lors de cette seconde journée, avec une troisième place et une victoire, permettant à l’équipage d’Ernesto Bertarelli de prendre la 3ème place du provisoire. Pierre-Yves Jorand, régleur sur Alinghi : « Aujourd’hui nous avons fait deux belles manches dans des conditions solides, nous sommes clairement plus à l’aise quand c’est un peu plus appuyé. Les départs étaient importants, nous avons notamment réussi un superbe départ bâbord lors de la seconde manche qui nous a solidement installé en tête. En plus nous avions une bonne vitesse et nous avons réalisé de bonnes manœuvres. Avec quatre points, c’est une bonne journée. »

La quatrième place est occupée par les jeunes marins du CER Carrefour Prévention, qui devancent Ladycat de Dona Bertarelli à la cinquième place. Artemis Racing de Torbjorn Tornqvist est sixième devant Veltigroup de Marco Simeoni qui voit s’éloigner la seconde place du Vulcain Trophy.

Aujourd’hui les courses ont été annulées du fait de l’absence de vent, les Decision 35 et leurs équipages se retrouveront sur l’eau demain pour les ultimes manches de ce Vulcain Trophy, ce qui permettra de désigner le vainqueur de cette saison.