Oman Air et Arkema s’imposent sur la 1ère étape offshore

Sidney Gavignet et son équipage ont remporté mercredi la 1ère étape de la Route des Princes, Oman Air Musandam s’est imposé à Lisbonne, devant le maxi 80 Prince de Bretagne mené par Lionel Lemonchois. Le 2nd MOD 70, Spindrift racing termine 3ème de cette étape et 2nd de sa classe à 45 minutes d’Oman Air et 5 de Prince de Bretagne, Yann Guichard avait effectué un beau retour sur le leader la veille, mais n’aura pas pu s’imposer, Groupe Edmond de Rotshchild et Virbac Paprec 70 complètent le plateau des MOD en 3 et 4èmes positions.

© M. Mochet/RDP

En Multi50, Lalou Roucayrol fait une très belle entrée sur ce tour de l’Europe, avec une victoire sur cette étape pour la première course du trimaran, Yves le Blévec sur Actual termine en 2nde position à 15 minutes du vainqueur, Erwan le Roux sur FenêtréA-Cardinal ferme la marche.

©Marcel Mochet/RDP

Au classement général, en MOD70, Oman air mène devant Spindrift racing, à 4 points, Groupe Edmond de Rothschild est 3ème à 6 points et Virbac Paprec 70 4ème à 14 points. En Multi50 Arkema Région Aquitaine est leader avec 42 points devant Actual (36 points) et FenêtréA Cardinal (32 points)

Les réactions des skippers

Sidney Gavignet, MOD70 Oman Air Musandam : « Nous sommes heureux, nous avons fait du bon travail, seulement quelques petites erreurs, mais c’est un bon résultat. Cela signifie simplement que nous travaillons bien ensemble. Hier soir, c’était un peu difficile. Nous avons eu Spindrift et Prince de Bretagne juste derrière nous à la côte. Ils remontaient, et la bascule que nous venions chercher n’arrivait pas ! Ca a été difficile, rien n’était joué jusqu’au bout.

En fait, nous étions tous ensemble à Benicarlo, mais quand nous sommes allés au large, c’est là que nous avons pris la tête, jusqu’à 20 milles devant. Nous étions bien positionnés et je suppose que ce fut un moment clé de la course.
J’ai passé une seule journée avec Jean-Yves Bernot sur ​​la météo avant de venir à Valence et pour être honnête, beaucoup de choses se sont éclaircies dans mon esprit. Je voudrais lui dédicacer cette manche. C’était juste une journée, je dois dire que cela m’a rendu plus confiant car nous n’avons pas de navigateur à bord. Sans poste de navigateur, je sortais les fichiers météo, je les examinais et ensuite nous prenions une décision tous ensemble. »

Yann Guichard, MOD70 Spindrift racing : « C’était une belle étape, avec un beau vainqueur qui nous a mis une belle déculottée dès la première marque. Après, c’est vrai qu’on a bien navigué, alors on n’est pas déçu de finir deuxième. A Benicarlo, on était en tête avant d’arriver à la bouée mais on a un peu buté contre le vent alors qu’Oman Air-Musandam a fait une belle option. On n’a jamais réussi à revenir. Ca c’est joué surtout au cap de la Nau où il est passé à l’extérieur du DST alors qu’on est tous passé à l’intérieur et qu’on n’a pas eu de vent pendant un bout de temps. Ensuite, c’est parti par devant. En Méditerranée, ça a été compliqué mais c’est ce qui fait le charme de cette mer là. On a pris beaucoup de plaisir à bord. C’était sympa parce qu’on avait un concurrent, un peu plus gros que nous, mais qui avançait à peu près à la même vitesse. On s’est bataillé avec Prince de Bretagne pendant trois jours. Je crois que ça nous a permis de garder le rythme et de tenir la pression pour essayer de remonter sur Oman. C’était assez sympa au passage du cap Saint-Vincent, trois heures avant l’arrivée, parce qu’on l’a vu à l’horizon. C’était fatiguant mais surtout, on a eu un rythme assez bizarre. On a l’habitude d’avoir des MOD70 juste à côté de nous, ce qui nous permet de nous étalonner… Dans ce cas, c’est à celui qui ne lâche rien. Là, on a un peu fait la course seul. Oman aussi. C’était donc un peu dur, de temps en temps, de trouver la bonne vitesse du bateau mais Prince de Bretagne nous a bien aidés. Visiblement les Omanais aiment bien la Méditerranée. L’année dernière, ils avaient aussi gagné cette étape avec beaucoup d’avance. Là, ils récidivent. Ils ont été bien inspirés. Le bateau va bien, les bonshommes aussi. On a eu le temps de prendre notre rythme. On a eu un super passage de Gibraltar, avec 25 nœuds et un grand soleil. C’était sympa, surtout qu’on n’avait pas vraiment de pression : nos concurrents étaient 40-50 milles derrière. On avait juste à bien travailler pour essayer de revenir sur l’équipage de Sidney Gavignet. »

Sébastien Josse, MOD70 Groupe Edmond de Rothschild : « Dès le début, on a subit les caprices de la Méditerranée. Il y a eu de nombreuses transitions à gérer. Certains bateaux ont réussi à s’extirper des calmes et pas d’autres non. Ca ne s’est pas joué à grand-chose. Au cap de la Nau, on était à 100 mètres les uns des autres avec des risées à droite et des risées à gauche. Nous, on est resté collé au milieu. Après, il y a eu des regroupements mais Oman Air-Musandam est parti à l’est et a pris le large assez rapidement. L’année dernière, il nous a fait la même. Une fois qu’il était parti avec 30 milles, ça a été impossible de revenir car ça partait par devant et derrière, ça mollissait. Il fallait mettre un peu de charbon pour rester accroché et ne pas se retrouver empétolé à Gibraltar. Après, ça s’est plutôt bien déroulé sur la fin du parcours mais c’est vrai que les premiers ont été avantagés. On n’était plus dans les mêmes systèmes météo et plus dans la même logique non plus. A la fin, l’idée c’était d’arriver à garder les points de la troisième place. On a donc un peu marqué Virbac-Paprec 70 pendant toute la fin de la régate. C’était un peu match-racing. Il virait, on virait. On n’avait pas d’initiative ni de stratégie à part celle de rester au contact avec lui et rester devant. On s’en sort pas trop mal on va dire. On n’a pas trop bien navigué jusqu’au cap de la Nau. Mais c’est la Méditerranée… On sait que des fois, ça  passe bien et que d’autres fois, ça passe mal. Là, l’équipage à plutôt bien navigué. Là-dessus, je suis plutôt satisfait mais j’espère que les prochaines étapes seront un peu différentes. »

Jean Pierre Dick, MOD70 Virbac Paprec 70 : « Pour des coups, il y a en a eu et des sacrés ! Nos bateaux sont véloces pour aller d’un endroit à un autre mais ils peuvent aussi s’arrêter. On n’a pas forcément eu beaucoup de réussite mais on n’a pas toujours pris les bonnes décisions non plus. En tous les cas, ce qui était sympa, c’est qu’on a appris et qu’on a été au contact vraiment longtemps avec Edmond de Rothschild. Il y a eu une sacrée régate et c’était sympa de vivre ça. On était dans le paquet. On passe la bouée de Benicarlo en troisième position. Après, beaucoup de choses se sont passées, notamment  au cap de la Nau qui a été un moment un peu clé de cette course. On a pris une relativement mauvaise décision puisqu’on est revenu sur le cap de Palos ce qui nous a énormément retardés et fait perdre le contact avec Sprindrift. Hier, on a tenté un bon coup. On a failli passer devant Gitana et on s’est battu jusqu’à la fin. C’était sympa, mais si, comme je le disais, on n’a pas eu trop de réussite, j’espère que les prochaines régates vont enfin nous sourire comme ça a souri cette fois-ci à Oman Air-Musandam que je félicite. Pour nous, le duel avec l’équipage de Sébastien Josse a été important car nous n’avons pas beaucoup de repères, notre bateau étant encore neuf. Ca nous montre le chemin à parcourir. On n’est pas loin mais on a encore à apprendre. »

Lionel Lemonchois, Maxi 80 Prince de Bretagne : « C’était compliqué mais très sympa. La météo en Méditerranée a été comme d’habitude, un peu aléatoire. Un coup il y avait trop de vent, un coup pas assez. On a fait beaucoup de près. Oman Air-Musadam a réussi  à s’échapper, d’autres sont restés derrière. En ce qui nous concerne, on a été pas trop mal servi. L’équipage de Sidney Gavignet a fait le trou le lendemain du départ en restant au large. Il était avec Virbac-Paprec 70 qui a, lui, dû rester dans un trou. Nous, on était avec Edmond de Rothschild mais on a mieux négocié deux ou trois passages et il n’est jamais revenu. C’est parti par devant. Le passage de Gibraltar a été assez simple. Assez venté au début. On a navigué très haut de range, avec Sprindrift jamais très loin. Lui et nous avons été à la bagarre quasiment tout du long. On a tiré des bords, essayé d’être du bon côté. C’était vraiment super. On n’a rien cassé, le bateau est nickel. Idem pour l’ambiance à bord. J’ai embauché un « petit jeune », Jean-Luc Nélias, qui n’est pas trop mauvais à la nav (rires)… ça aide bien, c’est sûr. Depuis hier soir, on a fait que reprendre des milles à Oman. Il nous a mis une trentaine de milles au début mais on a grignoté et grignoté… Ce matin, on le voyait tout petit à l’horizon. Il a bien joué, bravo ! L’arrivée à Lisbonne c’est sympa. C’est toujours un endroit où on aime venir. L’entrée du Tage, c’est magnifique ! Si je suis heureux ? Oui, le bateau a été bien, il va de plus en plus vite. »

© Marcel MOCHET

Lalou Roucayrol, Multi50 Arkema Région Aquitaine : « C’était une régate incroyable. Depuis le début, avec Actual, nous avons navigué côte à côte, à se contrôler, à se surveiller, à s’envoyer au lof comme autour de trois bouées ! Yves Le Blevec et son équipage navigue vraiment bien, alors c’est une grande fierté pour nous. Surtout que c’est notre première grande course, et on la claque ! Il faut dire qu’on n’a pas chômé. L’équipage a très peu dormi, on a tout donné, nous n’avions pas le choix pour rester dans le match. C’était magnifique, quelle régate ! Et si Actual avait gagné, j’aurais été aussi fier… »

Yves le Blévec, Multi50 Actual « Du départ jusqu’à l’arrivée, on a toujours été au contact visuel avec Arkema – Région Aquitaine. Je n’ai pas compté le nombre de fois où il est passé devant et inversement mais ce doit être énorme. En fait, à chaque passage stratégique il y avait un petit retournement de situation. C’était super intéressant. Au final, ça s’est joué à quelques minutes. Ce qu’on a constaté, c’est que la logique a été respectée. Arkema est un bateau tout récent et il semble qu’il a un potentiel de vitesse vraiment intéressant. On s’est fait un peu largué en vitesse pure. Ca ne joue pas sur grand-chose, seulement sur des centimètres mais on était vraiment à la peine. On était ensemble au cap Saint-Vincent et petit à petit on s’est fait distancé. On a essayé de jouer des coups mais évidement il nous a accompagnés. Ca ne s’est pas passé comme on aurait voulu que ça se passe. A la fin, comme on a vu que le petit truc qu’on attendait n’allait pas venir on a mis la trinquette à la fin ce qui explique la dizaine de minutes de retard. »

Erwan le Roux, Multi50 FenêtréA Cardinal : « On ne pensait vraiment pas que le petit retard qu’on a pris au cap de la Nau allait prendre cette ampleur. Sur le coup, on s’est dit que ce n’était pas grave, qu’on s’était fait collés mais qu’on allait revenir. En fait non… C’est dommage parce qu’on se rend compte que c’est ça qui nous plante l’étape. C’est comme ça. On a essayé de revenir, on est revenu, puis on a essayé de refaire un petit coup pour recoller davantage mais ils sont repartis. Ca n’a fait que se tendre ensuite. Cette nuit, à un moment, on y a encore cru. A la côte, tout se goupillait bien puis d’un coup c’est passé de 23 à 0 nœuds. Après, c’était mort. On n’a aucun regret de ce qu’on a pu faire. C’est comme ça. Il y a des étapes à oublier. Heureusement, il y en a trois autres à venir donc ça va aller. »

Arrivée des premiers multis dans 12 heures à Lisbonne

L’ensemble de la flotte de la Route des Princes a fait son entrée en Atlantique ce midi pour les premiers, le bal a été ouvert par Oman Air Musandam suivi à deux heures par Spindrift racing qui était talonné par le Maxi 80 Prince de Bretagne dix minutes plus tard. En Multi50, Actual et Arkema Région Aquitaine passaient le Cap de Gibraltar a quinze minutes d’écart, avec un avantage pour le bateau de Lalou Roucayrol.Les premiers bateaux de chaque classe empochaient au passage un point de bonus.

Ce soir la situation est un peu moins favorable pour Sidney Gavignet puisque Spindrift racing mené par Yann Guichard a grapillé des milles sur le leader, divisant quasiment par deux son déficit en ne pointant qu’à dix petits milles du trimaran omanais au dernier pointage. Le MOD70 Spindrift est toujours suivi de près (moins d’un mille) par Lionel Lemonchois sur Prince de Bretagne, qui tient le rythme en tête de flotte. Les deux autres MOD, Groupe Edmond de Rothschild et Virbac Paprec 70 se battront pour la 3ème place, leur retard de 70 à 80 milles sur les leaders ne pouvant plus être comblés désormais.

Dans la classe Multi50, Erwan le Roux, sur FenêtréA Cardinal a également été décroché et pointe à 18 milles des leaders, Lalou Roucayrol et Yves le Blévec naviguent à vue, à moins de deux milles l’un de l’autre.

Oman Air et Actual mènent la flotte sur la première étape de la Route des Princes

La flotte de la Route des Princes qui regroupent trois Multi50′, quatre MOD70 et le Multi 80′ de Lionel Lemonchois a pris le départ de la première étape de ce tour de l’Europe hier après midi.

SIdney Gavignet sur Oman Air Musandam avait déjà pris la tête de la classe MOD70 et s’était présenté en tête à la bouée de Benicarlo hier soir, les multis ont ensuite évolués dans des vents changeants avec jusqu’à trente noeuds à l’approche du cap de la Nau et ensuite une zone de dévent avec seulement quelques noeuds. Coté Multi50′, les trois trimarans ont suivi une route directe ont bénéficié de vents soutenus eux aussi jusqu’à la Nau avant de subir le dévent, Actual menait alors déjà la flotte.

© M. Mochet/RDP

Ce soir, Yves le Blévec mène toujours la flotte devant Arkema Région Aquitaine et FenêtréA Cardinal qui avait tenté une option un peu plus près des côtes africaines, sans que celle-ci soit payante, ils pointent ce soir à 10 milles du leader alors que Lalou Roucayrol est intercalé à 5 milles.

© M. Mochet/RDP

En MOD 70, Sidney Gavignet a choisi une option un peu plus au large que ses concurrents depuis le passage de la bouée de Benicarlo, ce qui lui a permis de creuser un petit écart sur le reste de la flotte, Yann Guichard et Jean Pierre Dick avaient également suivi le leader, mais Virbac Paprec s’est recalé dans la matinée. Yann Guichard a poursuivi sa route jusqu’à midi suivi à vue de Lionel Lemonchois sur Prince de Bretagne, Groupe Edmond de Rothschild et Virbac Paprec 70 naviguent à environ 15 milles du 2nd également le long des côtes espagnoles.  La flotte devrait poursuivre sa route au près jusqu’à Gibraltar.

Les réactions à la vacation de midi :

Yann Guichard, skipper de Spindrift racing : « On a enfin du vent un peu stable, la nuit a été dure pour tout le monde, on a eu du mal à aller chercher la bouée dans le nord de Valence, on était en tête et on a buté contre une bulle sans vent. Du coup, on s’est fait décrocher, mais dans la nuit on a réussi à revenir au contact, à part Oman Air qui a très bien navigué et qui a fait un choix différent. C’était la bonne solution ! Maintenant, ça repart, on a du vent de sud-ouest, du soleil, un grand ciel bleu, toujours une mer de face, on marche à 18-19 nœuds au près, et je pense que ça être comme ça pendant une bonne journée et demie pour arriver à Gilbratar. C’est bien d’avoir Virbac-Paprec pour s’étalonner.  A l’AIS, on voit constamment à quelle vitesse il marche, quel cap il fait.  Après le cap Nao, il y a eu deux groupes, mais c’est le vent qui nous a obligé à choisir ces routes, on comptera les points après. Il y a maintenant de gros écarts en latéral. Avec Virbac Paprec 70, on risque de rester ensemble un petit moment.

Pour l’organisation à bord, on fait trois quarts de deux : deux quarts sur le pont, un qui barre un qui règle, deux en stand by, mais cette nuit les stand by n’ont pas pu se reposer, car on a manœuvré beaucoup. Ca tapait, ce n’était pas facile de dormir, on sautait, le bateau n’avançait qu’à trois nœuds.

On a 20 nœuds à 50 ° du vent, Xavier et Christophe vont aller se coucher, manger un peu.. On prend le rythme sur cette première étape…Maintenant on est rentré dan le flux de sud ouest, on va être calé, c’est du louvoyage, du près, le jeu va être d’aller chercher des effets de site, on sait qu’il y a moins de vent à terre. C’est une alchimie à trouver et c’est une course de vitesse, mais dans la mer, ce pas facile de trouver une vitesse stable… »

Jean-Pierre Dick, skipper de Virbac Paprec 70 : « Tout se passe bien, mais la une nuit a été agitée, avec beaucoup de sautes de vent ce matin, mais le vent est revenu heureusement, même si cela a favorisé nos amis omanais. Le vent est bien revenu, on longe les côtes espagnoles, le bateau se comporte bien pour l’instant. On a été au contact avec beaucoup de bateau, notamment en ce moment, on voit que Spindrift n’est pas loin, avec derrière Edmond de Rotschild, et devant nos amis omanais ; les conditions sont agréables, il fait beau, il n’y a pas beaucoup d’eau sur le pont, jusqu’à présent le vent n’est pas monté, et on espère qu’il ne va trop monter. On fait des quarts mais cette nuit personne n’a beaucoup dormi, en moyenne on dort 3 heures par personnes. Il faut tourner à la barre, tout le monde barre parce que ça nécessite un maximum de concentration, donc il faut changer de barreur le plus possible. »

http://www.dailymotion.com/video/x10rj8h_route-des-princes-lundi-10-juin_sport

Realstone de retour aux avants postes

Les équipages des onze D35 prenant part à la première journée de l’Open de Versoix II ont rejoint le plan d’eau vers 13 heures aujourd’hui, Stève Ravussin était de retour à la barre de Veltigroup, le bateau de Marco Simeoni, et Pierre Pennec venait épauler l’équipage de SUI-9.

La première manche était lancée dans un séchard établi autour de 8 noeuds, Alinghi passait la première bouée en tête, le passage entre Ladycat powered by Spindrift racing et Okalys Corum, 2nd et 3ème à la porte au vent, était très chaud, Nicolas Grange réclamait contre Dona Bertarelli, qui se voyait disqualifiée à l’issue de la manche, Alinghi conserve la tête jusqu’à la ligne d’arrivée, Zen Too, barré par Fred le Peutrec effectuait un beau retour et prenait la seconde place de cette manche devant Team SUI-9 et Okalys Corum, Realstone Sailing prenait la cinquième place.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

La seconde manche était rapidement enchainée avec un beau départ de Realstone en bout de ligne, l’équipage de Jérôme Clerc choisissait la gauche du plan d’eau, ce qui s’avérait payant puisque Realstone ne cessait de creuser son avance sur le reste de la flotte, Ladycat revenait fort dans cette manche et terminait également avec une belle marge sur le troisième, Nickel, Alinghi prenait la 4ème place devant Sui-9, Zen Too et Veltigroup.

La troisième manche était courue dans un vent faiblissant, Okalys, Oryx et Alinghi partaient sur la droite du plan d’eau, le reste de la flotte étant groupée sur la gauche, Jérôme Clerc déclenche son virement au bon moment et passe la première bouée en tête devant Alinghi et Veltigroup. Le trio de tête restera figé jusqu’à l’arrivée de cette manche. Team SUI-9 prenait la 4ème place devant Zen Too et Ladycat.

 

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

A l’issue de cette journée, Realstone Sailing pointe en tête devant Alinghi (à égalité de points, mais avec une seule victoire de manche), Team SUI-9 prend une belle troisième place au provisoire devant Zen Too (à un point de SUI-9), Nickel, Veltigroup et Ladycat suivent à respectivement 9, 12 et 13 points du leader.

Les équipages des Decision 35 s’aligneront demain à 13h sur la première classique lémanique de la saison, la Genève-Rolle-Genève, avant de reprendre dimanche la seconde journée de cet Open de Versoix II.

1ères inshores de la Route des Princes

Les quatre équipages des MOD 70, engagés sur la Route des Princes, ont pu disputer trois régates inshore aujourd’hui à Valence, les parcours de petite taille ont sollicité les hommes avec de multiples manoeuvres.

Sur la première, Spindrift racing, mené par Xavier Revil (en l’absence de Yann Guichard qui courrait l’Open de Versoix aujourd’hui et qui enchainera avec la Genève-Rolle-Genève demain) s’imposait quelques longueurs devant Groupe Edmond de Rothschild, Virbac Paprec prenait la troisième place, Oman Air fermait la marche.

Le co-skipper de Spindrift ratait son second départ en passant la ligne trop tôt et était contraint de réaliser une pénalité, ce qui laissait le champ libre à Sébastien Josse sur Groupe Edmond de Rothschild et SIdney Gavignet sur Oman Air qui terminaient en 1ère et 2ème place, Jean Pierre Dick terminait quatrième après divers problèmes mineurs.

La dernière manche souriait plus au niçois, qui prenait un superbe départ et menait toute la régate pour s’offrir une première victoire de manche en MOD 70, Spindrift racing prenait la seconde place devant le bateau du Gitana Team et Oman Air.

A l’issue de la journée, Spindrift et Groupe Edmond de Rothschild étaient 1ers à égalité de points devant Virbac Paprec et Oman Air Musandam.

© Marcel MOCHET

 

Les réactions des skippers et équipiers :

Roland Jourdain, sur Virbac Paprec « Aujourd’hui, il y a eu des bons coups sur les départs, un peu de réussite aussi. C’est vrai que Jean-Pierre (Dick) et Fred (Guilmin), le tacticien, forment un bon couple parce qu’il faut apprivoiser la machine. Dans les choses moins bien, on a eu un petit problème sur un hook de gennaker qui ne fonctionne pas. Du coup, tout le monde nous a marché dessus dans la première manche. Dans la deuxième course, on a connu quelques petits soucis divers et variés de jeunesse générale. Au départ de la troisième on s’est dit qu’il n’était pas question d’aller ce coucher ce soir sur des mauvaises choses. Qu’il fallait qu’on se débrouille pour faire quelque chose de bien. On a pris un très joli départ et après tout a bien fonctionné.  On est toujours plus intelligent quand on est devant, toutes les manoeuvres sont bien passées.

Les bateaux recommencent cette saison comme ils ont fini la dernière. C’est spectaculaire, c’est incroyable, ce sont de vraies bagarres ! C’est super ! Sur Paprec-Virbac, on est content car on est les derniers-nés, on est à peine sorti de la maternité et on joue avec les ados dans la cour d’école ! (rires) Aujourd’hui, c’était la bonne force de vent pour se mettre dedans. Avec cinq nœuds de plus, la panique serait vite arrivée. Les courses in-shore sont une discipline très spécifique. La chorégraphie doit être connue à 100%. Individuellement, il y a de très bons éléments, mais on n’a pas fait une tournée de concert ensemble depuis très longtemps. Heureusement, on a des calibres comme Thierry Douillard, Fred Guilmin, Fred Le Maistre qui ont tout les trois ont participé à la Coupe de l’America. »

Sébastien Josse, skipper de Groupe Edmond de Rothschild : «Trois manches et trois vainqueurs différents : c’est serré ! Nous avons pu constater aujourd’hui qu’un bon départ n’était pas forcément synonyme d’une victoire et inversement. Nous remportons la deuxième course du jour devant Oman Air-Musandam dans les tous derniers mètres grâce à une meilleure manœuvre. Les parcours étaient relativement petits – entre 1,5 et 1 mille – ce qui rendait l’exercice physique pour l’équipage qui n’a cessé d’enchaîner les manœuvres. La journée a été très positive à bord d’Edmond de Rothschild même si nous avons rencontré un léger problème technique sur la 3e et dernière manche. Sur le premier bord de portant, notre bout d’enrouleur est passé au dessus de la galette fixée à l’avant du bateau et nous ne pouvions plus enrouler le gennaker. C’était assez chaud et notre participation à la course a été menacée pendant un moment. Mais nous avons pu trouver une solution et rester ainsi devant Oman. L’équipage est resté très calme malgré cette situation. Nous avons pris beaucoup de plaisir et l’ambiance très agréable qui règne à bord est de bon augure pour la suite. Ce soir, nous sommes en tête ex æquo avec Spindrift qui est le bateau référence. Demain, il faut continuer de faire ce que nous savons faire en essayant de prendre des beaux départs et d’être le plus régulier possible en s’appliquant sur la tactique.»

© Marcel MOCHET

Xavier Revil skipper de Spindrift racing pour les in shore deValence :  “On passe en tête à la bouée au vent sur la première manche, et on réussi à garder notre avance jusqu’à la fin, grâce à un super placement de Christophe Espagnon. Sur la seconde manche, on était bien positionnés mais on a lancé un peu trop tôt le départ, on fini troisième après avoir été contraints de réparer. Sur la dernière manche, on fait un beau virement à la bouée mais Virbac Paprec passe à l’intérieur et nous terminons second. C’est une journée satisfaisante, en fait cela se joue beaucoup sur les départs et les manœuvres“.

Les Multi50,  disputaient également des in-shore, sans que celles-ci ne comptent pour le classement général, contrairement aux MOD70.

Deux manches ont été lancées, la première a été remportée par l’équipage de FenêtréA-Cardinal emmené par Erwan Le Roux devant Arkema – Région Aquitaine de Lalou Roucayrol qui rate sa dernière manœuvre et offre la victoire à Erwan Le Roux, Actual se classe 3ème de cette manche.

© Marcel MOCHET

Lalou Roucayrol ne restait pas sur cette erreur et s’imposait sur la manche suivante devant Actual et FenétrêA-Cardinal, respectivement 2e et 3e.

Au final, se sont Erwan Le Roux et sa troupe qui ont réalisé la meilleure journée même s’ils terminent à égalité de points avec Actual.

Erwan Le Roux : « Sur l’eau, ça a pas mal joué. La première course s’est super bien déroulée. Dans la seconde, nous avons fait une faute sur Actual. Nous lui avons refusé une priorité sur le premier bord de près et avons été contraint d’effectuer un 270° pour réparer. Reste que c’était vraiment sympa ».

Route des Princes J-4

Le départ de la première édition de la Route des Princes, sera donnée le 9 juin à Valence. Ce tour de l’Europe permettra aux équipages de s’affronter sur des étapes offshores et des courses inshores qui animeront les différentes étapes (Valence, Lisbonne, Dublin, Plymouth), la course se terminera dans le cadre des fêtes Entre Terre et Mer à Morlaix le 30 juin.

Quatre Multis 50′ sont inscrits, Gilles Lamiré et son équipage ne prendront part à la course qu’à partir de la seconde étape (Lisbonne-Dublin) suite à une avarie d’alternateur voir ici,.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

FenétréA-Cardinal, Arkema – Région Aquitaine et Actual sont quant à eux à quai à Valence en attendant le départ de l’épreuve, les équipages d’Erwan le Roux et d’Yves le Blévec semblent les mieux armés pour la victoire dans la classe des 50′, puisque leurs bateaux sont fiabilisés (ex Crèpes Whaou 3 pour le Roux) et restent sur des succès lors des saisons précédentes. La tâche sera plus difficile pour Gilles Lamiré, qui en plus de rater la première étape devra apprendre maitriser son nouveau Rennes Métropole – Saint-Malo Agglomération, qui n’est autre que l’ancien Prince de Bretagne, vainqueur de la dernière Route du Rhum dans sa classe. Lalou Roucayrol s’aligne sur un bateau récemment mis à l’eau, dont le dessin est issu de celui d’Actual, une des références du circuit, mais il faudra probablement un temps d’adaptation à l’équipage pour tirer la quintessence du trimaran.

Côté MOD 70, quatre des sept trimarans construits seront au départ, Jean Pierre Dick s’est entouré d’un équipage expérimenté pour sa première saison en multicoque sur Virbac Paprec 70, mais aura fort à faire face aux trois équipages affutés qui naviguent sur le support depuis près de deux ans.

© Chris Schmid

© Chris Schmid

Spindrift racing, mené par Yann Guichard reste sur une belle saison 2012 avec une victoire sur la transatlantique et une seconde place sur le Tour de l’Europe (qui avait été remporté par Michel Desjoyaux), Sébastien Josse aura à coeur de confirmer sa belle place sur l’Armen Race après un European Tour décevant la saison précédente, Sidney Gavignet poursuit quant à lui l’apprentissage de marins omanais sur Oman Air, et a déjà montré de belles dispositions sur les courses d’avant saison.

Lionel Lemonchois sera le seul représentant dans la classe Ultime, sur son Multi 80′ Prince de Bretagne, le skipper normand a participé à l’Armen Race le mois dernier avec une quatrième place dans des conditions musclées et avec une panne informatique, sur le papier, le Multi devrait avoir une petite supériorité sur les MOD 70, mais l’équipage de Lionel Lemonchois ne navigue sur le trimaran que depuis début 2013.

Les équipages

FenétréA-Cardinal : Un équipage de fidèles
L’équipage : Erwan Le Roux, Didier Le Vourc’h, Laurent Mermod, Gildas Dubois, Martin Kéruzoré, Simon Vasseur, Dominique Lamballe.
L’avis du skipper : « On peut dire que mon équipage pour cette Route des Princes est composé du noyau dur de mon projet puisque l’on retrouvera à bord mes fidèles complices que sont Laurent Mermod, Gildas Dubois et Didier Le Vourc’h. Martin Kéruzoré sera également présent sur FenétréA-Cardinal avec la casquette de Media Man. L’an dernier, il avait réalisé le clip du bateau. Entre lui et moi, il s’agira en quelque sorte d’un échange. Il me formera à la vidéo afin que je puisse, à l’avenir, être autonome sur la prise du vue et le montage de petits films en mer. Simon Vasseur, le préparateur du bateau, participera à l’une des deux dernières étapes tandis que Dominique Lamballe, le PGD de FenétréA-Cardinal, embarquera pour le sprint entre Plymouth et Morlaix. »

Rennes Métropole – Saint-Malo Agglomération : Se donner le mode d’emploi du bateau
L’équipage : Gilles Lamiré, Nils Boyer, Arnaud Aubry et Pierre Brasseur.
L’avis du skipper : « Mon équipage s’est constitué assez tardivement, mais l’objectif pour moi à l’occasion de cette Route des Princes, est de prendre en main ma nouvelle monture, l’ex Multi50 Prince de Bretagne. C’est pourquoi Arnaud Aubry, qui fait partie du team de Lionel Lemonchois et qui connait, en conséquence, le bateau sur le bout des doigts, sera à bord avec nous. Son rôle sera véritablement de nous donner le mode d’emploi du bateau. Il y aura également le jeune Nils Boyer, 19 ans, avec qui je m’alignerai en double au départ de la Transat Jacques Vabre en novembre prochain. Autant dire que tous les milles que nous avalerons entre Valence et la baie de Morlaix seront précieux pour notre duo. Le quatrième homme du bord sera Pierre Brasseur. Je ne le connais pas encore. C’est quelqu’un que l’on m’a recommandé et qui affiche au compteur huit participations à la Mini Transat. Le convoyage jusqu’à l’Espagne va nous permettre de nous découvrir. »

Arkema – Région Aquitaine: Apprendre le bateau et naviguer au contact
L’équipage : Lalou Roucayrol, Quentin Vlamynck, Mayeul Rifflet, Tommaso Stella.
L’avis du skipper : « Le bateau a été mis à l’eau en mars dernier. Nous le découvrons et il nous reste beaucoup à apprendre. L’objectif, pour nous, à l’occasion de cette Route des Princes est donc de continuer à l’optimiser et de régater au contact des autres. Pour cela, je serai entouré du tout jeune Quentin Vlamynck que j’ai choisi d’intégrer au sein de mon équipe pour deux ans afin de lui donner la chance de vivre l’expérience de la construction, de la navigation et de la course. Mayeul Rifflet, qui faisait déjà partie de mon aventure en multicoque 60’ en à la fin des années 90, sera également à mes côtés. Sa présence s’est imposée naturellement pour moi. Nous avons la même façon de voir les choses. Le quatrième homme du bord devait, initialement, être Marc Thiercelin  mais ce dernier a préféré se concentrer sur son projet personnel. C’est donc l’Italien Tommaso Stella qui complétera l’équipage. Il connait bien le bateau pour avoir travaillé avec nous lors de la construction. C’est aussi un bon marin. Il a notamment navigué en Mini 6.50 en et Class40. »

Actual : Un état d’esprit sportif et détendu
L’équipage : Yves Le Blévec, Luc Alphand, Jean-Baptiste Le Vaillant, Ronan Deshayes.
L’avis du skipper : « J’ai sollicité des personnes que je connais bien et qui participent activement à un état d’esprit aussi sportif que détendu à bord d’Actual. Ronan Deshayes, qui est à mes côtés depuis 2010, connaît très bien le bateau et est un très bon navigateur. Jean-Baptiste le Vaillant est un personnage très riche humainement, un très bon barreur et a déjà beaucoup navigué à bord d’Actual. Quant à Luc Alphand, il est un véritable élément de partage issu d’autres univers, ceux du ski et du sport automobile. Cela élargit le champ de vision et les questionnements et ne peut qu’aller dans le sens de la performance. Ils seront tous les trois à bord pour les deux premières étapes. Pour les deux dernières étapes, les postes de Jean-Baptiste et de Luc devraient être occupés par des équipiers issus de la classe Mini. »

MULTI70

Virbac-Paprec 70 : L’expérience du large
L’équipage : Jean-Pierre Dick, Roland Jourdain, Vincent Riou, Thierry Duprey du Vorsent, Fred Guilmin, Thierry Douillard, Guillaume Le Brec.
L’avis du skipper : « J’ai réfléchi à mon équipage bien avant le Vendée Globe car mon souhait était de réunir des gens très polyvalents, tournés vers le large et connaissant le multicoque. En clair, des pointures. Le choix de Thierry Duprey du Vorsent, qui est aussi le boat-captain du bateau, s’est imposé naturellement tout comme celui de Roland Jourdain qui va apporter son expérience d’une saison en MOD70 sur Véolia. Idem pour Thierry Douillard et Fred Guilmin. L’un et l’autre possèdent également un gros palmarès en voile olympique, en match-race, en Class America ou en Orma. Autant dire qu’ils maîtrisent leur sujet. Vincent Riou, que l’on ne présente plus, était très motivé pour changer  de support et ses connaissances techniques ne sont plus à démontrer. A cet équipage incroyable s’ajoute Guillaume Le Brec. Ce dernier est remplaçant au sein de l’écurie Absolute Dreamer. Son rôle : analyser les données récoltées à bord. Tous ensemble, nous avons déjà réalisé de belles choses sur les courses d’avant saison comme le Grand Prix Guyader ou l’ArMen Race. Nous espérons poursuivre sur cette voie.»

Oman Air – Musandam : Transfert de connaissances
L’équipage : Sidney Gavignet, Fahad Al Hasni, Thomas Le Breton, Mohsin Al Busaidi, Ahmed Al Hassani, Neal Mac Donald, Damian Foxall, Gilles Favennec.
L’avis du skipper : « Comme l’an passé, lors de notre première saison sur le circuit MOD70, les Omanais Fahad Al Hasni et Mohsin Al Busaidi, qui avaient montré leurs capacités à apprendre et leur habileté naturelle à la barre, seront à bord. Idem pour Thomas Le Breton. Gilles Favennec, qui a  notamment navigué en Figaro Bénéteau et sur le circuit Match-Race, sera le troisième français du bateau tandis que deux grosses pointures du large, le Britannique Neal McDonald, qui ne compte pas moins de six Volvo Ocean Race à son actif et avec qui j’ai navigué sur Assa Abloy en 2001, puis l’Irlandais Damian Foxall, vainqueur en titre de la Volvo sur Groupama IV avec lequel j’ai régaté en Figaro et sur l’Admiral’s Cup, compléteront le team lors de cette Route des Princes. Sur les courses d’avant saison, nous étions dans le coup. Sur ce tour de l’Europe, on espère le meilleur. »

Spindrift racing : Un team solide et expérimenté
L’équipage : Yann Guichard, Xavier Revil, Jacques Guichard, Erwan Tabarly, Pascal Bidegorry, Christophe Espagnon, Sébastien Marsset, Nicolas Chabonnier, Christophe André, Fred Brousse, Nicolas Texier, Jean-Baptiste Le Vaillant.
L’avis du skipper : « J’ai choisi des gens possédant une grosse expérience du multicoque et/ou de la course au large. Pascal Bidégorry, Erwan Tabarly et mon frère, Jacques, sont typiquement dans ce cas. De plus, ce sont des gens qui sont bien en mer. En ce qui les concerne, Christophe Espagnon et Xavier Revil ont une expérience très similaire à la mienne puisqu’ils sont, eux aussi, issus du Tornado Olympique. Ils savent parfaitement régler et faire avancer un bateau. Pour les régates In-shore, qui sont un exercice très différent, je me suis entouré de marins costauds tels que Seb Marsset, Christophe André, Fred Brousse et Nicolas Texier. Les trois derniers sont des habitués de la Coupe America. A la tactique sur ces petits parcours, c’est Nicolas Charbonnier, spécialiste de 470, qui officiera. Par ailleurs, sur les deux derniers In-Shore, Xavier Revil me remplacera à la barre puisque je serai sur le circuit D35 au même moment. J’attache énormément d’importance au côté humain et cet équipage est à mon image. Il correspond à ma philosophie. C’était déjà le cas l’an dernier et cela a plutôt bien fonctionné, alors… »

Edmond de Rothschild : Mix de compétences du large et de la régate
L’équipage : Sébastien Josse, Charles Caudrelier, Thomas Rouxel, Florent Chastel, Sébastien Col, Olivier Douillard, Antoine Koch, David Boileau, Cyril Dardashti, Jean-Christophe Mourniac.
L’avis du skipper : « Cette année, j’ai conservé une bonne partie de mon équipage de la saison passée. Ainsi, Thomas Rouxel, Florent Chastel seront de nouveau à bord. Même chose pour Olivier Douillard et Antoine Koch qui se relayeront à la mi-course pour les courses off-shore ou encore pour David Boileau et Cyril Dardashti qui, eux, se répartiront les régates in-shore. Pour ces dernières, Sébastien Col, grand spécialiste du match-race, viendra également compéter l’équipe. Lui et moi avons finalement peu navigué ensemble jusqu’ici mais nous nous sommes rencontrés il y a une dizaine d’années sur le Tour de France à la Voile et je sais que son expérience sera un vrai atout sur ces courses courtes entre trois bouées. Il ne sera pas le seul « nouveau » du bord puisque Jean-Christophe Mourniac est également dans ce cas. Là encore, j’ai peu couru avec lui,  mais c’est un spécialiste du multicoque, le Formule 18 en particulier et il a beaucoup à nous apporter. Bien sûr, il y aura aussi Charles Caudrelier avec qui je participerai en double à la Transat Jacques Vabre. J’ai voulu des gens issus à la fois de la course au large, du Figaro, du Match-Race et du multicoque pour avoir un maximum de compétences sur Edmond de Rothschild. »

ULTIMES

Maxi 80 Prince de Bretagne : Des « anciens » et des « nouveaux »
L’équipage : Lionel Lemonchois, François Denis, Matthieu Souben, Jean-Luc Nélias, Alex Pella.
L’avis du skipper : « Grand bateau, petit équipage. En tous les cas, l’idée, c’est vraiment de développer le bateau et de valider les petits changements récemment effectués, sur la grand voile par exemple. J’ai donc fait appel à des gens que je connais bien et qui connaissent bien le projet Prince de Bretagne. Dans ce sens, Matthieu Souben, avec qui j’avais pris le départ de la Transat Jacques Vabre 2011 et avec lequel je travaille depuis, fait logiquement partie de l’équipage. Idem pour Bambino (François Denis). Il est le gréeur du team technique et officiera à un poste qu’il maîtrise parfaitement : numéro un. Mais j’ai aussi choisi de faire appel à deux nouvelles recrues : Alex Pella et Jean-Luc Nélias. Le premier est  grand spécialiste du circuit Mini 6.50 qui peut aussi se targuer d’avoir déjà fait le tour du monde lors de la Barcelona World Race 2010. De plus, comme il est Espagnol, son expérience sera précieuse le long des côtes de la péninsule ibérique. Le second affiche une expérience plus grande encore et il a déjà largement fait ses preuves au poste de navigateur. Il a notamment remporté la Volvo Ocean Race aux côtés de Franck Cammas sur Groupama IV. Son expertise sera, sans conteste, un atout. »

 

Zen Too prend la tête du Vulcain Trophy

Le week-end dernier était l’occasion pour les équipages du Vulcain Trophy de se mesurer lors du Grand Prix LES AMBASSADEURS au large de Genève.
Le vent a eu du mal à s’établir samedi, ce qui n’a permis au comité de ne lancer qu’une manche qui était remportée par Okalys Corum, Veltigroup prenait une belle seconde place  et Ylliam-Comptoir immobilier terminait troisième devant Ladycat powered by Spindrift racing et Zen Too.
Dimanche les équipages ont de nouveau dû patienter à terre avant que le vent ne rentre dans l’après midi.
Départcopyright : Loris Von Siebenthal
La première manche était remportée par Ladycat, Zen Too, barré par Fred Le Peutrec terminait derrière le catamaran de Dona Bertarelli, Nickel complétait le trio de tête, Okalys-Corum, le vainqueur de la veille ne terminait que 8ème, cependant Nicolas Grange se rattrapait sur la dernière manche en prenant une seconde place qui lui permettait de gagner ce grand prix, Zen Too prenait la seconde place (en terminant 6ème de cette troisième manche) et Ylliam-Comptoir immobilier la troisième place en gagnant cette ultime régate du week end, Ladycat termine 4ème, Realstone Sailing et Alinghi, les deux premiers du championnat l’année dernière finissaient en 5 et 6èmes positions. L’équipage d’Oryx pour son premier grand prix fermait la marche.

Les réactions des skippers :

Nicolas Grange, Okalys-Corum : «les conditions légères de ces deux jours permettaient de parier sur une stratégie différente de celle de la flotte, ça a plutôt bien marché. Chacun était en phase et la vitesse très bonne. Le plus difficile et important consiste à rester régulier tout au long de la saison.»

Okalys-Corum-1copyright : Loris Von Siebenthal

Fred Le Peutrec, Zen Too : « Notre performance est aussi une conséquence de l’excellente évolution de nos voiles, mais sur le Léman, les variations de vent obligent à être vigilants, acharnés et disponibles. Il faut persévérer jusqu’au dernier mètre avant l’arrivée, ici rien n’est acquis.»

Christophe Lassègue , régleur de voile avant sur Zen Too : «Guy de Picciotto nous met dans les conditions favorables à la performance en plus de son rôle important à bord.»

Zen Too prend donc la tête du championnat devant Okalys-Corum, Alinghi, Realstone et Ladycat powered by Spindrift racing.

La prochaine manche aura lieu à Versoix les 7 et 9 juin, le 8, les Decision 35 s’aligneront sur la première classique lémanique : la Genève-Rolle-Genève.

Alinghi remporte la 1ère manche du Vulcain Trophy

Le premier grand prix de la saison 2013 des Decision 35 a débuté vendredi à Versoix. Hélas le vent a fait défaut lors de cette première journée, une manche avait été lancée dans la matinée mais stoppée par le comité faute de vent.

Samedi les D35 ont rapidement largué les amarres en début d’après midi et ont pu disputer cinq manches. Alinghi survolait les débats dans un vent soutenu avec quatre victoires et une 3ème place, l’équipage d’Ernesto Bertarelli faisait preuve d’une belle maitrise dans ces conditions. Realston Sailing, vainqueur du Vulcain Trophy l’année dernière faisait preuve d’une belle régularité aux avants-postes et prenait la seconde place provisoire avec deux secondes places, une troisième et deux quatrièmes. Zen Too, le catamaran de Guy de Picciotto prenait une belle troisième place provisoire, Fred le Peutrec à la barre enchainait deux cinquièmes places puis deux troisièmes places et une victoire de manches.

copyright: Loris Von Siebenthal-Myimage.ch

Dimanche les équipages ont enchaîneé six manches,  Ernesto Bertarelli et son équipage restant sur le podium de toutes les manches du jour. Le reste du podium ne changeait pas avec Realstone Sailing à la deuxième place et Zen Too à la troisième.

Ladycat powered by Spindrift racing. terminait au pied du podium devant Tilt et Okalys Corum, Dona Bertarelli cet Yann Guichard auront à coeur de retrouver le podium lors des prochaines étapes du Vulcain Trophy.

Résultats en demi teinte pour Energy Team

Vendredi Yann Guichard et son équipage avaient de nouveau montré leur talent. Ils décrochaient une seconde place sur la première manche du jour et ce malgré une pénalité lors de la phase de pré départ, ils parvenaient ensuite à passer Luna Rossa Swordfish et terminaient derrière Oracle Team USA mené pat Tom Slingsby. Dans la seconde manche du jour, le skipper de l’AC45 français prenait un superbe départ et creusait l’écart, lors des trois premiers bords, sur ses poursuivants Oracle Team USA, Emirates Team New Zealand, et Luna Rossa Piranha. Slingsby et Dean Barker revenaient quelque peu sur le catamaran d’Energy Team, sans pouvoir réellement l’inquiéter cependant, les français s’imposaient sur cette manche et prenaient la seconde place du classement général provisoire des courses en flotte

Yann Guichard:
« Nous avons pris deux très bons départ et bien navigué ensuite, c’est une journée magnifique pour Energy Team !  Sur ces bateaux nous sommes toujours à la limite, particulièrement sur la phase de départ. Nous l’avons bien vu sur la deuxième course aujourd’hui, où quatre bateaux sont pénalisés au départ. On est super content car nous étions un peu frustrés du résultat du match-racing hier contre Ben Ainslie, où nous avions perdu après avoir fait un super départ. Aujourd’hui, après un gros débriefing et des changements de réglages sur le bateau, nous nous sommes très bien repris et ça c’est super bien passé! Je suis vraiment fier du team… »

Samedi la journée de régates était moins souriante aux français, en effet le catamaran Energy Team ne prenait pas le départ de la première manche du jour (la 5ème en tout) suite à une avarie sur la martingale du bateau. Le départ de la seconde est moins percutant qu’à l’accoutumée avec une 7ème position à la première marque. Yann Guichard choisissait cependant le bon côté du plan d’eau et gagnait trois places sur le bord suivant. Luna Rossa Swordfish et Oracle Team USA parviennent à passer le bateau français qui termine finalement 6ème de cette manche.  Les français pointaient à la cinquième place du provisoire à l’issue de cette journée marquée par la démonstration d’Emirates Team New Zealand qui gagnait les deux manches et prenaient la tête des Fleet Races devant Oracle Team USA Slingsby, JP Morgan BAR et Luna Rossa Piranha.

Aujourd’hui, le plan d’eau de Naples était le théâtre du super Sunday, les français débutaient bien tout comme Oracle Team USA qui se partageaient le leadership jusqu’à la cinquième marque, où ils sont passés par les italiens de Swordfish qui continuent sur leur lancée et doublent Tom Slingsby. Yann Guichard écope d’une pénalité au passage de la dernière marque et se voit coiffer par le second bateau italien et termine quatrième de cette manche et sixième de cet America’s Cup World Series de Naples.

Luna Rossa Swordfish décroche l’étape grâce à sa victoire sur cette ultime course, à égalité de points avec Oracle Team USA Slingsby, le podium est complété par Emirates Team New Zealand, Luna Rossa Piranha est 4ème devant JP Morgan BAR. Artemis White mené par de jeunes suédois est 7ème devant les américains de HS Racing et China Team.

En match race, Ben Ainslie qui avait éliminé les français a été éliminé par Slingsby du Team Oracle USA en demi finale, l’autre demi voyait s’opposer les deux bateaux de l’équipe italienne Luna Rossa qui avaient battu ETNZ et Artemis White au tour précédant. En finale Francesco Bruni sur Swordfish s’inclinait face au bateau américain qui s’aduge donc l’étape en match race.

Bruno Peyron :  » A l’évidence, il y a eu du bon et du moins bon pour ce « Super Sunday ». Encore un superbe départ de Yann qui monte ses stats avec plus de 80% de départ canon, puis une bagarre intense contre Oracle Team USA. On prend la tête au 3eme bord puis le mauvais coté durant 30 secondes et ça ne pardonne pas à ce niveau. La pénalité à la dernière marque est en revanche plus difficile a expliquer mais ca fait partie du jeu et il faut l’accepter. Nous aurions aimé finir sur une performance plus conforme à nos ambitions mais il faut accepter notre décalage avec les Top Teams. Le groupe a montré qu’il avait le niveau pour se battre au plus haut niveau dans ces World Series. Encore faut il pouvoir se donner les moyens de ses ambitions. Ce sera la prochaine étape : donner a cette équipe les moyens de se battre, pas seulement en faisant des miracles de temps en temps, mais en construisant la solidité sur la durée ».

Tour d’horizon de l’actualité des maxis multicoques

  • Spindrift 2, le maxi trimaran de 40m, ex Banque Populaire 5, va entrer en chantier à Lorient pour recevoir ses nouvelles couleurs, la 1ère course du maxi sera la Fastnet en août. Le team Spindrift racing remettra le MOD 70 à l’eau mi avril avec une participation au Tour de Belle Ile le 4 mai avec Yann Guichard à la barre après sa participation aux America’s Cup World Series à Naples.
  • Lionel Lemonchois, à la barre du maxi trimaran de 80′ Prince de Bretagne, sera également présent sur le Tour de Belle Ile, son multicoque vient d’entrer en chantier, avec quelques modifications prévues sur le mât, l’installation d’une dérive à trimmer pour les navigations en équipage prévues cette saison (Tour de Belle Ile, Armen Race, Grand Prix Guyader, Tour des Princes).
  • Banque Populaire VII, l’ex Groupama 3, qui sera mené par Armel le Cléac’h sur la prochaine Route du Rhum devrait prochainement être remis à l’eau, le programme du bateau pour cette saison n’a pas été dévoilé.
  •  Sodebo Ultime, ex Géronimo est en chantier chez Multiplast, les décisions concernant les modifications du trimaran (changement de coque centrale ou pas) devraient être finalisées rapidement afin de l’adapter  la navigation en solitaire en vue de la Route du Rhum 2014. Thomas Coville retentera cet hiver sa chance autour du monde, contre le chrono de Francis Joyon.
  • Francis Joyon est quant à lui en stand by pour sa tentative de record sur l’Atlantique Nord, si il arrive à battre le temps de Thomas Coville sur ce parcours, il détiendrait  alors les quatre records majeurs en solitaire (tour du monde, 24 heures, Atlantique Nord et Sud).