Le défi Energy Team des frères Peyron, Challenger de l’America’s Cup

Energy Team, initié par Loïck et Bruno Peyron est officiellement devenu Challenger pour la 34e  pour la 34e America’s Cup, ce défi porte les couleurs du Yacht Club de France.

Ce second défi français (après l’Aleph Team mené par Alain Gautier et Bertrand Pacé) est donc le sixième Challenger pour la conquête de l’aiguière d’argent.

Bruno Peyron est le manager global du projet, Loïck le skipper en titre des futurs bateaux. L’équipe ambitionne la construction de son catamaran AC 72par le chantier Multiplast à Vannes, le début de la construction étant prévue pour septembre prochain, avec une mise à l’eau en avril 2012.

Dès mars 2011,l’ Energy Team devrait prendre livraison d’un premier AC45, les frères Peyron espèrent également multiplier les plateformes d’entrainement multicoque : quatre Class A, quatre F18, un D35, unExtreme 40, un G-Class (l’ex-Orange II qui servira de bateaux de relations publiques), deux AC45 et deux AC72; ainsi que quatre répliques d’AC72 à à l’échelle 1/3.

Ce défi français sera installé sur la façade bretonne avec :

  • à Vannes, le chantier Multiplast, en charge de la construction et de développement technologique
  • à Lorient, la base des catamarans AC72 et du G-Class (ex Orange II)
  • à La Baule,  le lieu d’entraînement privilégié de l’équipe sportive, qui servira à l’ensemble des activités de relations partenaires et de relations presse.

Outre Bruno et Loick Peyron, Yann Guichard intègre le team en qualité de barreur N°2, Thierry Fouchier (vainqueur de la 33ème America’s Cup avec BMW Oracle) en tant que performer, tout comme   :Jean-Christophe Mourniac, Yves Loday devrait quand à lui assurer le rôle de coach des jeunes espoirs.

© Gilles Martin-Raget

 

On ne peut que se réjouir de cette inscription, et de l’intérêt des spécialistes du multicoque français pour cette Coupe de l’America, cependant ces annonces ne restent à l’heure actuelle qu’une déclaration d’intentions, puisqu’il semble qu’aucun sponsor n’ait encore décidé de rejoindre l’aventure, le Team Aleph semble être dans le même cas.

Les réactions des principaux intéressés :

Philippe Court, Président du Yacht Club de France : « …après que nous ayons tenté avec force mais en vain de réunir les deux équipes potentielles connues, il a paru non seulement normal mais nécessaire au YCF et à son Conseil de soutenir le projet de Bruno et de Loick Peyron et de porter un défi au Golden Gate Yacht Club en devenant Challenger Officiel pour la 34e Coupe de l’America. Normal car dans le nouveau format de l’America’s Cup, le palmarès de Bruno et de Loick en multicoques, grande spécialité française, leur légitimité donc, leurs compétences techniques et managériales, font de ces deux marins d’exception les meilleurs candidats à une tentative française dans la Cup. Nécessaire car il est dans le droit fil de la mission du YCF de participer à toute tentative qui peut donner à la France une chance sérieuse de prétendre (enfin) à une victoire dans la Coupe de l’America à laquelle la France a pourtant participé sans interruption depuis 1970 ».

Russell Coutts : « C’est fantastique d’avoir une équipe de plus inscrite et très compétitive, dans l’America’s Cup. Loïck et Bruno Peyron ont acquis une énorme expérience en multicoque et ils savent manier ces bateaux, notamment Loïck qui fut déjà très impliqué lors de la dernière America’s Cup. Je trouve que c’est fabuleux de les voir participer à la prochaine édition. Je sais qu’ils en avaient très envie et c’est génial qu’ils soient désormais inscrits ».

Richard Worth, CEO America’s Cup Race Management : « La Coupe de l’America présentera les meilleurs marins sur les bateaux les plus rapides et c’est pour cette raison que nous sommes heureux d’accueillir le Yacht Club de France et la formidable équipe de Energy Team, réputée pour sa grande expérience en multicoque ».

A lire, l’analyse de Matthieu Robert sur la situation des deux teams français, sur son blog Tribord Amure

L’AC45 à 30 noeuds

Les essais de l’AC45 se poursuivent pour l’équipe d’Oracle Racing, le monotype a participé à une régate organisée depuis 1840 pour fêter l’anniversaire de la fondation de la ville d’Auckland en Nouvelle-Zélande.

© Gilles Martin-Raget

L’occasion d’une sortie avec un vent de trente noeuds, ce qui a permis à l’équipage de sortir avec le vent le plus fort rencontré jusqu’ici. Ils ont profité de ces conditions musclées pour pousser le multi à fond, et en ce faisant le bord de fuite de l’aile a été légèrement endommagé, mais les hommes ont pu continuer sur le parcours de 30 milles au large de l’île de Rangitoto. Pour Jimmy Spithill, ces conditions étaient « une sacrée épreuve pour le bateau. Nous étions vraiment aux limites! » a-t-il précisé. Autre satisfaction pour l’équipe. Le grutage a pu s’effectuer sans souci à la fin de la journée malgré le vent fort.

L’aile a été rapidement réparée, et le catamaran a repris la mer depuis 48h pour de nouveau essais, les équipes inscrites pour la 34ème Coupe de l’America pourront quant à elles débuter leurs essais sur le bateau dès le 1er mars.

1ère navigation pour l’AC45

Après sa mise à l´eau samedi, le premier AC45 a effectué sa première sortie hier (dans la nuit heure française) à Auckland. Les essais devraient se poursuivre dans les semaines à venir afin de boucler de façon définitive les caractéristiques du monotype.

L’AC45 sera la plateforme utilisée pour la World Series 2011-2012, qui précéderont la Coupe de l’America qui se courra sur des catamarans de 72′ en 2013, ce support permettra également aux équipes engagées de se familiariser avec le maniement des ailes rigides, comme l’explique James Spithill, barreur vainqueur de la 33ème America’s Cup et du 1ère AC45 : «Il faut toujours imaginer ce qui va arriver. Je crois que l’AC45 permettra à toutes les équipes de s’habituer à cette façon de faire. »

© Gilles Martin Raget

Ce montoype est construit en carbone-époxy avec une structure nid d’abeille offrant de la légèreté et de la rigidité.

Données techniques

Longueur hors tout : 44,13 pieds (13,45m)
Largeur :22,6 pieds (6,9m)
Déplacement:1 400 kg
Mât:70,5 pieds (21,5m)
Surface voile:Au près 133 m² (GV+ gennaker)
Au portant 210 m² (GV et reacher)

Le premier AC45 mis à l’eau

Le premier AC45, catamaran à aile rigide qui servira de support aux pré régates de la 34ème America’s Cup, a été mis à l’eau aujourd’hui à Auckland, en Nouvelle Zélande.

© Gilles Martin Raget

L’équipe technique avait installé l’aile rigide hier après-midi avant de débuter le grutage du catamaran afin qu’il rejoigne le port,  la première sortie est prévue demain matin dès 6h avec  des essais en mer afin de profiter du calme avant une tempête tropicale annoncée dans la semaine.

Le programme des America’s Cup World Series (6 étapes cette année) devrait être dévoilé bientôt, la ville de Marseille s’est portée candidate pour l’accueil des AC45…

La 34ème Coupe de l’America à San Francisco

Le defender américain de la Coupe de l’America, mené par Larry Ellisson et Russel Coutts, a choisi le plan d’eau de la 34ème Coupe de l’America, celle-ci se déroulera à San Francisco en 2013.

Une conférence de presse aura lieu le 5 janvier pour dévoiler les détails de l’organisation de ces régates sur des catamarans à ailes rigides de 72′.

Cinq équipes sont officiellement inscrites à l’heure actuelle, d’autres devraient les faire dans les mois à venir, la marque Louis Vuitton redevient sponsor des régates de sélection du challenger.

Aleph : challenger français pour la Coupe de l’America

L’inscription de l’équipe de France pour la 34ème Coupe de l’America a été validée vendredi par le Golden Gate Yacht Club.

Ce défi est mené par Bertrand Pacé et Alain Gautier, qui a semble-t-il attiré des investisseurs qui devraient en partie financer le défi.

Bertrand Pacé : « Représenter son pays est un immense privilège, une raison supplémentaire de ne pas décevoir et d’être à la hauteur de l’enjeu. Fidèle à sa stratégie, ALEPH – EQUIPE DE FRANCE va continuer de rassembler les talents français qui veulent favoriser le collectif au service de la performance. »

Alain Gautier : « Pour chacun des membres de notre équipe c’est un moment de fierté et d’émotion. L’esprit d’équipe cultivé par les équipes de France de handball, d’athlétisme, de natation, ou plus récemment de la brillante équipe de France de voile olympique est une source d’inspiration pour ALEPH – EQUIPE DE FRANCE: le succès se construit dans la force d’une équipe, dans les sports individuels comme collectifs ».

Cette inscription vient s’ajouter à celle de Mascalzone Latino, Artemis, et probablement Team New Zealand (même si l’équipe n’a toujours pas confirmée cette information), d’autres équipes françaises sont à la recherche d’un budget pour la 34ème America’s Cup, dont All4One, les frères Peyron, Olivier de Kersauson ( qui cherche à s’allier à All4One).

Fred Le Peutrec : « J’ai rêvé d’une Coupe en multicoque »

Fred Le Peutrec a de nouveau accepté de répondre aux questions de Voile-Multicoques, apportant un éclairage sur sa nouvelle tentative sur le Trophée Jules Verne, sur la Coupe de l’America etc.

Tu es déjà détenteur du Trophée Jules Verne avec l’équipage de Groupama 3 depuis l’hiver dernier ; qu’est ce qui t’as poussé à repartir sur une nouvelle tentative cette année avec Banque Populaire ?

 

C’est tout simplement ce genre de navigations, qui sont très rares, associées à des bateaux comme Groupama 3 ou Banque Populaire V qui sont des protoypes uniques, donc j’en profite pendant qu’il y a des bateaux qui sont armés pour ce type de navigations.

 

 

Mais aussi parce que Pascal (Bidégorry) me l’a proposé. Après être revenu avec Groupama je me disais qu’il était dommage d’imaginer que je ne serai peut être plus amené à revivre un tour du monde sur ce type de bateaux, parce qu’évidemment des projets comme le Jules Verne avec des bateaux construits uniquement pour ça sont des projets coûteux et de longue haleine.

Je ne vois pas un projet naître rapidement après celui de Banque Populaire, donc je n’ai pas hésité longtemps après la proposition de Pascal.

 

Quels sont les différences entre ces deux maxis trimarans (Banque Populaire V et Groupama 3) ?

 

Banque Populaire 5 est un peu plus grand , un peu plus lourd, il a plus d’inertie, le bateau demande donc plus d’anticipation, plus de bras, avec des temps de manoeuvres un peu plus longs que ceux de Groupama 3.

BP5 a un gros potentiel, comparable si ce n’est un peu supérieur, au moins pour ce qui est d’entretenir une vitesse moyenne, c’est un bateau plus constant en vitesse que ne l’est Groupama 3, sans doute par un effet de masse et de longueur associée.

Le bateau a certes moins navigué, mais comme le cabinet d’architecture (VPLP) et de calcul de structures sont les mêmes, toutes les évolutions et les constats de faiblesse de Groupama 3 ont été transféré à Banque Populaire, le bateau a donc bien évolué depuis sa mise à l’eau même s’ il y a eu moins de navigations accumulées qu’avec Groupama 3.

 

 

Concernant le comportement à la mer du trimaran et les performances pures, j’ai du mal à en juger, il faudra attendre d’être en « situation réelle » .

Dans peu de vent et de mer, le bateau avance très convenablement, il n’y a pas de quoi rougir ou avoir un blocage psychologique par rapport aux performances de Groupama.

Dans le contournement d’anticyclones, je ne pense pas que le bateau soit aussi arrêté que ce que je pensais l’année dernière, bien évidemment ceci repose sur des valeurs relatives, il n’y a jamais eu de bord à bord avec Groupama 3,

Est ce qu’on se permettra de passer dans une mer plus formée, un peu plus vite avec ce bateau, là où nous étions « limites » avec Groupama 3 ?

Cette hypothèse reste à prouver, solliciter le bateau sur un tour du monde est toujours difficile étant donné qu’il s’agit d’une épreuve de longue haleine.

 

© Yvan Zedda

 

Le bateau est un peu plus haut sur l’eau, le cockipt plus protégé, Banque Populaire 5 sera-t-il plus « confortable » que ne l’était Groupama 3 pour un tour du monde?

 

Vraisemblablement, la hauteur du bateau et les protections de cockpit vont dans le sens d’un peu plus de confort, ce qui nous permettra peut être d’attaquer un peu plus, mais le confort est très lié à la vitesse.

Comme ce sont des bateaux très rapides, il paraît justifié de se protéger parce que c’est sollicitant, mais ça ne sera jamais le confort d’un 4 étoiles.

 

Le multicoque revient sur le devant de la scène avec le passage de la Coupe de l’America sur des catamarans, penses-tu que ceci va relancer le multi (MOD, Multi 50′, Extreme 40, support olympique…) ou au contraire focaliser les teams autour de ce seul événement ?

A mon sens, ceci va surtout faire venir des gens aux multis, alors qu’ils étaient depuis longtemps concentrés sur un système de monocoques, je pense qu’une fois qu’ils auront mis le pied à bord, ils auront du mal à en débarquer.

L’épreuve reine médiatiquement et financièrement parlant devenant une épreuve en multicoques profitera à tout le monde, et peut possiblement favoriser le retour des multicoques aux Jeux Olympiques. Ce passage de la coupe de l’America au multi rendrait encore plus illégitime le fait de ne plus avoir de support multicoque aux JO.

 

© Gilles Martin Raget

 

 

Le fait que des marins formés à la Coupe de l’America depuis des années, et qui sont les vraies notoriétés mondiales de la voile, passent au multi va les convaincre définitivement, j’en ai fait l’expérience avec Grant Dalton sur The Race, il n’avait de cesse de dire à l’arrivée que c’était la plus belle navigation autour du monde qu’il ait faite.

Autant ils avaient peut être une réticence à venir dans un système qui avait évolué en France et dans lequel ils se sentaient probablement en retard, autant là, le multi va vers la Coupe et rejoint leur système avec de grosses équipes, du match racing etc. Selon moi, c’est un pas plus facile vers le multicoque pour eux.

 

Pour la course océanique, les Multi 50′ se développent en ce moment, le MOD pointe le bout de son nez, on verra comment ces séries vont se stabiliser, mais je pense que ceci sera favorable aussi pour ces bateaux,

Ce support permet d’entrevoir une autre manière de naviguer, d’utiliser la météo différemment, tout ça est logique, la voile reste un sport mécanique, je ne vois pas quel pilote auto ne rêve pas un jour de faire de la F1.

 

Que penses-tu des gréements des futurs AC72 et AC45 (des ailes rigides) ?

 

En terme d’aérodynamique, les ailes sont magnifiques, les bateaux qui en sont pourvus sont ceux qui sont les plus pointus à régler, les plus efficaces en rendement par rapport au vent.

On l’a vu lors la dernière coupe avec des vitesses réelles atteintes jusqu’à cinq fois la vitesse du vent pour BMW Oracle, dans des vents faibles, c’est colossal, c’est forcément beaucoup de finesse, de technologie, de plaisir, de précision, de développement et de mise au point.

 

 

© 34th America's Cup

 

Malgré tout les ailes rendent l’utilisation du bateau complexe, parce qu’il faut mâter/démâter tous les jours, ceci demande une logistique assez lourde, et donc du temps et des moyens pour développer plusieurs ailes, bien évidemment,

 

C’est intéressant, j’imagine que les voiliers ne sont pas forcément contents, d’un point de vue technologique les voiliers seront magnifiques, au sens propre, avec beaucoup de finesse, de légèreté, de précision, d’aisance.

 

 

Tu fais partie des spécialistes du multicoque, as-tu déjà des contacts avec d ‘éventuels teams pour cette 34ème Coupe de l’America ?

 

Des contacts directs non, j’ai des connaissances qui font partie des équipes, avec lesquelles elles sont en train d’établir un plan d’attaque, et je sais que de temps en temps elles pensent à moi, je sais qu’il n’y a rien d’acté.

Je suis plutôt concentré sur mon tour du monde avec Banque Populaire et on verra après.

 

D’ici là les équipes seront un peu plus organisées. Cela me plairait beaucoup de participer à un projet, dans un rôle proche de la performance, de la barre, ça représente une synthèse entre tout ce que j’ai fait.

 

J’ai rêvé d’une Coupe en multicoque, parce qu’originellement, c’est un défi entre deux bateaux les plus rapides de la planète, le système avait évolué par la force des choses vers quelque chose d’un peu archaïque avec des bateaux qui valaient des fortunes pour déplacer le plus vite possible 23 tonnes de plomb. Tout ça ne me paraissait pas cohérent avec la Coupe et encore moins avec ce que l’on vivait dans les grand prix en championnat ORMA, lorsque l’on était entre 11 et 13 bateaux au départ, ce qui me paraissait plus prometteur que la Coupe sur des ACC à l’époque.

 

Ma vision de la coupe ce sont des bateaux ultimes, très rapides, très efficaces pour faire de la régate, et le catamaran,dans la version qui a été retenue le sera forcément, j’en suis donc très content.

Je pense aussi que ça remettra le multicoque en selle pour les jeux (ce qui est quasiment assuré suite à une décision de l’ISAF qui prône le retour d’un catamaran de sport à équipage mixte).

 

 

Tu participais au Championnat Julius Baer l’année dernière sur le D35 SmartHome, il semble que les bateaux seront amenés à courir quelques épreuves en Méditerranée, que penses-tu de cette évolution ?

 

Ce ne sont certes pas des bateaux faits pour les grosses vagues, mais il y beaucoup de plans d’eau qui peuvent les accueillir en été. Le bateau navigue correctement avec un ris-solent jusqu’à 22-23 noeuds, il y a donc une possibilité de faire des régates en mer.

 

 

Tes projets pour l’année prochaine ?

 

Au retour de Groupama 3 l’année dernière, j’avais envie de régates au contact, je pense que ça sera encore plus le cas après le Jules Verne avec Banque Populaire, les projets viendront donc en fonction des opportunités qui me seront offertes.

Les systèmes qui existent actuellement, que ce soient les circuits Extreme 40 ou D35, s’inscriront forcément dans le programme des équipes qui participeront à la Coupe, pour faire naviguer les marins, les habituer au multicoque, apprendre des réflexes de positionnement tactique, de barre, de réglages etc.

Je pense que ces deux circuits verront arriver des équipages de Coupe de l’America l’année prochaine.

Il y aura aussi l’AC45, mais je pense que la plupart ne se priveront pas de venir naviguer le plus tôt possible sur les séries qui existent déjà, on l’a vu avec les néo-zélandais qui ont participé à la dernière étape des Extreme Sailing Series.

Alinghi de retour sur le cicruit Extreme 40

Alinghi, double vainqueur de l’America’s Cup,  a annoncé que l’équipe prendra part à la saison 2011 des Extreme Sailing Series, l’équipe d’Ernesto Bertarelli renonce par contre à s’engager dans la 34ème Coupe de l’America.

© Lloyd Images

En parallèle, l’équipe a également confirmé sa participation de championnat de D35 qui se court sur le Léman, mais dont quelques manches auront lieu en Méditerranée, à priori en septembre.

La prochaine Coupe de l’America en catamarans à ailes rigides

Russell Coutts a dévoilé au cours d’une conférence de presse tenue lundi à Valence (Espagne), le support de la prochaine Coupe de l’America, qui se disputera  sur des catamarans de 72′ (22 mètres) gréés avec des ailes rigides de 40 mètres de haut, et menés par un équipage de 11 marins, les nouveaux AC72. Ces bateaux devraient être capables de naviguer dans des vents allant de 3 à 33 noeuds, chaque équipe pourra construire deux bateaux et huit ailes.

© 34th America's Cup

La prochaine America’s Cup se déroulera en 2013, la ville hôte n’a pas encore été annoncé.

Le defender a également décidé de créer un nouveau circuit : America’s Cup World Series, qui se déroulera sur les AC45, classe monotype de catamarans à ailes de 13,70m, les challengers pourront donc se mesurer sur ce circuit entre 2011 et 2012, ces bateaux seront ensuite dédiés à la Youth America’s Cup, qui permettra à de jeunes marins d’accéder à une compétition de niveau international.

Les deux premiers AC45 devraient être livrés en fin d’année en Nouvelle Zélande pour des tests.

La 34ème Coupe de l’America en catamarans à ailes rigides?

Loick Le Bras de VoilesetVoiliers dévoile aujourd’hui dans un article la décision du defender américain BMW Oracle en ce qui concerne le prochain voilier de l’America’s Cup. Selon le journaliste qui semble avoir glané ses informations à Carthagène, le prochain voilier de l’America’s Cup sera un catamaran de 72′ (22m) à aile rigide. Cette information devrait être officialisée mardi prochain.

Ce choix fait suite aux essais menés à Valence par le defender entre des catamarans Extreme 40′ et des monocoques RC44.

Les moteurs devraient de nouveau être autorisés pour mobiliser les appendices.

BMW Oracle semble déjà préparer la prochaine Coupe de l’America qui devrait avoir lieu en 2014 à San Francisco, puisque l’équipe aurait acheté deux nouveaux Extreme 40 (l’équipe en possède déjà deux), probablement pour commencer des tests avec des ailes rigides, il semblerait également que le team américain ait prévu de nouvelles sessions d’entrainement sur le 60′ ORMA Groupama 2, qui a été remis à l’eau à Lorient.

Les Extreme 40 pourraient être le support d’une nouvelle compétition organisée par Offshore Challenges (tout comme les Extreme Sailing Series) pour le compte du defender.