USA 17 de retour aux Etats Unis

L’équipe Oracle Racing, defender de l’America’s Cup, a  confirmé aujourd’hui le retour du trimaran à aile rigide aux Etats Unis.

Le multicoque quittera Valence dans les jours qui viennent pour un voyage retour vers la Côte Est des Etats Unis (à San Francisco), pour l’instant, le bateau sera seulement rapatrié, un éventuel programme de navigations pourrait être dévoilé plus tard, l’équipe se concentrant sur la prochaine Coupe de l’America.

Du côté d’Auckland, la phase d’essais se poursuit sur le premier AC45, le maniement et la manutention de l’aile ne semble pas poser de problème à l’équipe sur place.

© Gilles Martin-Raget

Par ailleurs, le directeur de course a confirmé les dates de la Louis Vuitton Cup et de l’America’s Cup :

Louis Vuitton Cup:  13 Juillet – 1 Septembre 2013
America’s Cup Match (Finals):  7-22 Septembre 2013

Retour en Code Rouge pour Banque Populaire 5

L’espoir d’une fenêtre météo favorable à un départ du trimaran Banque Populaire 5 pour le Jules Verne s’est éteint ce matin, Pascal Bidégorry et ses hommes ont donc renoncé à larguer les amarres du multicoque de 40m.

Pascal Bidégorry: « Les craintes que nous avions depuis hier se confirment. La fenêtre qui était favorable avant-hier s’est encore dégradée et en l’état actuel des choses, elle nous fait avoir 24 heures de retard au Pot au Noir. Nous étions prêts à partir mais là nous n’avons aucun regret ».

Chavirage et casses, les bateaux sécurisés

  • Spirit of Antigua qui avait chaviré à 130 milles des côtes françaises fin octobre a été remorqué par un chalutier jusqu’à Brest le 5 novembre. Didier Ragot, second d’Olivier de Kersauson s’est chargé de la manoeuvre de retournement du catamaran, ancien vainqueur du Trophée Jules Verne en 1994.
  • Pour les deux Multi 50′, le catamaran d’assistance a rejoint Franck Yves Escoffier qui avait déjà effectuer une réparation sur l’étrave de son trimaran Crèpes Whaou, le skipper ne pense pas avoir à modifier son travail pour rejoindre la Guadeloupe, néanmoins un membre du team a embarqué sur le bateau avec du gasoil pour pallier à un manque de vent, le catamaran se dirige maintenant vers Actual et Yves le Blévec qui décidera de continuer ou non la course au moment du ralliment.
  • Oman Air Majan, le trimaran skippé par Sidney Gavignet a été remorqué jusqu’à Horta aux Açores, l’équipe technique a réussi à ramener le flotteur qui s’était détaché suite à la rupture des bras tribords, quelques dégâts sont visibles sur la coque centrale.

Gallerie Picasa de Velazores arva

Galerie Picasa de Velazores Arva

Avantage Groupe Edmond de Rotshchild

La 1ère journée des Extreme Sailing Series a démarré par deux parcours ‘longs’ hors de l’enceinte du port d’Almeria hier. Cette dernière étape est déterminante pour désigner le vainqueur de la saison The Wave Muscat pointant 1 point devant Groupe Edmond de Rothschild (27 points), la troisième place fait également l’objet des convoitises du second bateau d’Oman Sail, Masirah (25 points) et des anglais d’Ecover (24points) avant cet événement.

Groupama 40 s’adjugeait la première manche longue tandis qu’Ecover remportait la seconde, Masirah mené par Loick Peyron assurait en terminant 2nde de ces deux manches, les deux leaders du championnat finissaient 3ème et 5ème de ces manches,pointant par conséquent à égalité de points.  Les catamarans Extreme 40 regagnaient ensuite l’enceinte du port d’Almeiria  dans un vent faible d’environ 6 nœuds.

Les hommes de Yann Guichard sur Groupe Edmond de Rothschild démontraient leur supériorité dans le petit temps en remportant deux manches et en finissant les autres sur le podium (deux 3èmes places, une 2nde place). The Wave Muscat parvenait à contenir les assauts de Groupe Edmond de Rothschild jusqu’à l’avant dernière manche (avec deux victoires, et une 2nde place), Paul Campbell-James  se retrouvait enfermé à la marque au vent sur cette sixième manche du jour, de plus il heurtait la bouée, et finissait bon dernier après avoir effectué sa pénalité, la dernière manche du jour sera également en demi-teinte pour The Wave avec une cinquième place, alors que l’autre bateau d’Oman Sail, Masirah terminait par une victoire. Ecover faisait preuve d’une belle régularité sur cette première journée avec une victoire, trois 2ndes places, une 3ème et deux 6ème place ce qui permettait aux homme de Mike Golding de pointer à la seconde place du provisoire à 4 points du leader Groupe Edmond de Rothschild, The Wave Muscat était troisième à 7 points et à égalité avec Masirah.

 

© Paul Wyeth/OC Events

 

Malgré un beau début de journée, Franck Cammas et son équipage ne parvenait toujours pas à maintenir leur niveau et enchainait le bon et le mauvais, pointant à la 5ème place du provisoire devant Rumbo Almeria skippé par Mitch Booth et Guillermo Altadill, Red Bull Extreme Sailing et les nouveaux venus Emirates Team New Zealand.

Les réactions des skippers :

Dean Barker, le skipper du catamaran aux couleurs d’Emirates  expliquait son approche  : « Cela ne sert à rien d’arriver comme des cowboys, il faut trouver le bon équilibre, savoir ce que l’on peut se permettre en termes de placement sur l’eau. Revenir au port avec un bateau cassé et rester sur le quai ne nous apporterait pas grand-chose en termes d’apprentissage. »

Yann Guichard  : « J’avoue souvent avoir quelques difficultés à entrer dans le match en début de Grand Prix, mais cette première journée est une bonne journée pour mon équipage. Plus que le classement du jour, qui est évidemment bon puisque nous sommes en tête ce soir, je suis vraiment satisfait de la cohésion dont a fait preuve l’équipage. Nous expérimentons, une nouvelle fois, une configuration différente et malgré cela tout est limpide à bord. Je prends beaucoup de plaisir à naviguer avec Pierre, Thierry et Yves et c’est aussi cela la recette du succès. Il ne faut pas s’emballer, rien n’est fait ! Le niveau est vraiment homogène et nos plus sérieux adversaires ont démontré qu’il fallait compter sur eux.  Puis, il ne faut pas avoir la mémoire courte, à Trapani, nous avions débuté le Grand Prix de la même manière pour finir à la 4ème place … Alors je crois qu’il reste trois jours à courir, qu’il va falloir prendre les régates les unes après les autres sans se tromper d’objectif.»

Paul Campbell-James, The Wave, Muscat
« Les choses allaient plutôt bien jusqu’à l’avant-dernière course, où nous sommes restés coincés sur la marque, puis avons été pénalisés sur la dernière manche – je pense au’en tout on perd une quinzaine de points, si nous avions évité ces erreurs nous serions en haut de tableau. Mais nous restons dans le match, et demain il devrait y avoir du vent, des conditions dans lesquelles nous sommes à l’aise. »

Leigh McMillan, Ecover
« Nous sommes revenus dans le match après un début moyen dans les petits airs. Le vent est rentré avec quelques rafales, et c’est délicat sur ces petits parcours, il y a des murs partout ! C’est très excitant et si c’est musclé demain il va y avoir du sport. »


La seconde journée de cette « finale » des Extreme Sailing Series était nettement plus ventée, environ 25 noeuds, le comité de course décidait donc d’interdire l’usage des gennakers et imposait un ris dans la GV, de plus la flotte était scindée avec seulement quatre bateaux s’affrontant simultanément.

Dans la première course, Groupe Edmond de Rothschild s’imposait assez aisément devant Ecover après un départ parfait, tandis que Red Bull prenait la troisième place devan Emirates Team New Zealand prudent compte tenu des conditions et du manque d’expérience de l’équipage.

Dans la seconde course, Groupama 40 s’imposait facilement alors que la seconde place était très disputée  entre Masirah et The Wave Muscat, Campbell-James attaquait trop et sortait grand perdant en terminant dernier de cette manche.

 

© Paul Wyeth/OC Events

 

Dans la course suivante, le duel entre les deux grands prétendants au titre final tournait à l’avantage de l’équipage de Yann Guichard, qui contrôlait parfaitement The Wave Muscat. Franck Cammas remportait sa seconde victoire du jour tandis devant Leigh MacMillan sur Ecover.

La belle série de Groupama 40 allait néanmoins marquer un temps d’arrêt, l’équipage restant coincé sur la bouée au vent tandis que Masirah volait vers une victoire confortable, Emirates Team New Zealand prenant une belle seconde place devant Groupe Edmond de Rothschild. L’après-midi continuait sur sa lancée spectaculaire, The Wave Muscat effectuant une impressionnante abattée au ras du quai après un départ volé, tandis que quelques minutes plus tard Red Bull accrochait la bouée au vent.

Les deux derniers départs du jour étaient donnés sur un parcours de reaching.  Yann Guichard s’adjugeait une victoire de plus (trois sur quatre régates courues) et confortait son leadership au général. L’ultime victoire de la journée était signée The Wave, Muscat (confronté à Masirah, Groupama 40 et Rumbo Almeria), ayant le champ libre suite au rappel de Masirah et Groupama suite au départ volé de Cammas et Peyron.

Au classement, Groupe Edmond de Rothschild accentuait son avance au général avec 6 points d’avance sur Ecover et 11 sur The Wave Muscat et Masirah, respectivement 3 et 4ème, à égalité de points, devant Groupama 40, Rumbo Almeria, Red Bull Extreme Sailing et Emirates Team New Zealand.

 

© Paul Wyeth/OC Events

 

Les réactions des skippers :

Yann Guichard, Groupe Edmond de Rothschild
« C’était important d’être là aujourd’hui ! Nous faisons quatre belles manches en prenant de bons départs. Puis après, nous sommes dans les bons coups et nous avons une bonne vitesse, ce qui nous permet de tirer notre épingle du jeu. Nous n’avons pas pris de risques à bord tout en étant un peu plus agressifs qu’à Trapani. Nos adversaires se plaisent à dire que nous sommes plus à l’aise dans le petit temps alors nous avons voulu leur montrer que nous étions aussi présents dans la brise …» « A l’issue de ces deux journées, The Wave est passé de la position de chassé à chasseur. Nous ne faisons absolument pas de triomphalisme avant l’heure car il reste encore autant de jours de régates et que nous savons bien qu’en Extreme 40 les choses peuvent basculer très vite d’un côté comme de l’autre. Néanmoins cette position est intéressante car aujourd’hui ils sont obligés de faire leur course et d’engranger les points plutôt que de chercher à contrôler notre régate.»

Paul Campbell-James, The Wave, Muscat
« Nous n’avons pas tiré le meilleur de la journée aujourd’hui, c’était venté et d’habitude nous sommes plutôt bons dans ces conditions, nous n’avons pas bien navigué, c’est aussi simple que ça. On a volé un départ et nous sommes fait doubler au portant, ce qui n’arrive généralement jamais. Mais nous sommes toujours dans la course et c’est ce qui compte. »

Loïck Peyron, Masirah
« Une bien belle journée, avec du sport sur le parcours ! Scinder la flotte en deux était la bonne chose à faire, cela n’aurait pas été raisonnable d’avoir huit bateaux sur la ligne avec ce vent et compte tenu de l’étroitesse du plan d’eau. Bien sûr, lorsque l’on ne courait pas on pouvait profiter du spectacle, et observer un peu nos camarades – c’est intéressant, notamment de regarder les départs ! Niveau résultats, je pense que nous sommes passés partout, du plus haut au plus bas, mais encore une fois le travail de l’équipage a été impeccable. »

Franck Cammas, Groupama 40
« C’était chaud, on a bien fait de naviguer à quatre, sinon je pense que les départs auraient catastrophiques pour tout le monde. Il fallait bien partir et gérer les crises, notamment les manœuvres d’abattée qui sont toujours aléatoires sur ce genre de bateau. On va plutôt vite dans ces conditions, mais on a fait deux erreurs, un toucher de bouée et un départ prématuré, ce qui n’aide pas du tout sur des parcours comme ceux-là ! »

Dean Barker, Emirates Team New Zealand
« C’était incroyable, vraiment beaucoup de plaisir et à chaque course nous avons eu l’impression de progresser, de mieux appréhender ce dont ces bateaux sont capables ainsi que leurs limites. D’évidence nous jouons plus la prudence que l’agressivité, car l’équilibre n’est pas si évident à trouver. Parfois nous avons été un peu limite, et les courses sont si courtes que tout est dans le départ. Le public est vraiment motivant. »


L’ex Géant sous les couleurs de Vodafone

L’ancien 60′ ORMA Géant de Michel Desjoyaux, acheté fin 2009 par Simon Hull, et basé à Auckland a changé de couleurs, il navigue désormais pour un sponsor : Vodafone.

Le bateau devrait prendre le départ de la course HSBC Premier Coastal Classic le 22 octobre avant d’autres records en Océanie.

© Chris Lewis/Team vodafone sailing

Crèpe Wahou 3 ! s’impose à Fécamp

C’est Franck Yves Escoffier et son équipage sur le trimaran Crèpes Wahou 3! qui se sont imposé à l’issue du Trophée de Fécamp, en dominant Actual.

Le plan VPLP et le plan Verdier pointaient à égalité à la fin de la première journée avec deux victoires et deux secondes places. La journée de samedi tournera à l’avantage du skipper malouin qui s’impose sur les trois manches courues dans 20 noeuds établis, Crèpes Wahou continuera son carton plein dimanche avec deux victoires dans un vent cette fois-ci  très léger, et ce malgré un départ raté et une pénalité.

Franck Yves Escoffier, skipper de Crèpes Wahou 3 ! : « Je suis heureux car cette victoire est avant tout une victoire d’équipe. J’étais entouré de jeunes talents dont on va reparler dans les années qui viennent et qui fonctionnent très bien ensemble : Jérémie Lagarrigue, Antoine Koch, Kevin Escoffier, Hervé Thomas. Quant au bateau : il est désormais bien optimisé, il marche vraiment bien. Je suis très content. Au portant je pense qu’on a la même vitesse qu’Actual. Au près dans la brise, on va peut-être un peu plus vite. Mais attention, il s’agissait d’un trophée en équipage, pas d’une transat en solitaire… Dans deux mois, la donne sera totalement différente. Enfin, je pense qu’on a vraiment soigné les manœuvres. Nous avons beaucoup travaillé sur ce point et chaque seconde grappillée peut faire la différence».

© Patrick Deroualle

Actual s’est montré moins à l’aise que son adversaire, en particulier lors des manoeuvres, cependant, le trimaran barré par Yves le Blévec a démontré ses capacités de vitesse lors de ce trophée, de bonne augure pour la Route du Rhum qui clôturera la saison des Multi 50′. Erwan le Roux sur Fenêtre A Cardinal prend une belle troisième place

Yves le Blévec, Actual : « Non, je ne suis pas déçu. Actual a été dessiné pour le grand large. Il est forcément un peu moins réactif dans les manoeuvres. face à Franck Yves Escoffier et son équipage, nous avons trouvé meilleur que nous. Mais ce trophée a donné lieu à de belles empoignades bord à bord, et j’ai pu une nouvelle fois mesurer la fiabilité de mon bateau, en tirant dessus plus qu’à la normale. Cette formule de Trophée est très enthousiasmante et procure du plaisir à tout le monde, équipiers, partenaires et grand public…. »

Le bateau le plus attendu lors de ce Trophée était probablement Prince de Bretagne, récemment sorti de chantier après la casse des bras de liaison l’an dernier, la barre du multicoque a depuis été confiée à Lionel Lemonchois. L’affrontement face aux deux autres trimaran de nouvelle génération aura été de courte durée, puisque Lionel Lemonchois et son équipage n’auront disputé qu’une manche vendredi, préférant abandonner quand le vent fleurta avec les 20 noeuds, du fait d’une fissure apparue sur le bras de liaison arrière, celle-ci n’étant semble-t-il que superficielle, cependant, par sécurité le skipper a préféré regagner sa base de Lorient afin de réparer et continuer l’optimisation du bateau à deux mois de la Route du Rhum.

© Patrick Deroualle

Lionel Lemonchois : « Nous n’avons terminé qu’une seule des sept manches courues entre hier et aujourd’hui. C’est évidement une petite déception mais il ne faut pas se tromper d’objectif. Le notre est et reste la Route du Rhum – La Banque Postale. Le fait est que nous avons pas mal de mise au point à réaliser sur le bateau par rapport à nos petits concurrents qui naviguent depuis un an. Nous avons un mois et demi devant nous pour optimiser Prince de Bretagne et être parfaitement au point la 31 octobre prochain à Saint-Malo »

Classement général – 6 manches retenues sur 8 manches courues
1 – Crêpes Whaou ! (FY Escoffier) – 6 pts
2 – Actual (Y.Le Blevec) – 10 pts
3 – Fenêtréa-Cardinal (E.Le Roux) – 19 pts
4 – Région Aquitaine Port Médoc (L.Roucayrol) – 21 pts
5 – Axa Atout coeur pour Aides (E.Nigon) – 31 pts
6 – La mer révèle nos sens (Ph. Laperche) – 33 pts
7 – Citoyens du monde (JF Lilti) – 40 pts
8 – Delirium (H. de Carlan) – 47 pts
9 – Prince de Bretagne (L.Lemonchois) – 58 pts
10 – PiR2 (E. Hochedé) – 61 pts

1er succès pour The Wave Muscat

Paul Campbell Jones décroche son premier succès sur le circuit Extreme Sailing Series.  L’équipage de The Wave Muscat a su résister au retour d’Ecover et de Groupe Edmond de Rothschild qui gagne la dernière manche mais ne parvient pas à refaire son retard sur les hommes de Mike Golding.

La bonne opération de cette 6ème journée des Extreme Sailing Series Cowes revient à l’équipage de Loick Peyron sur Masirah qui gagne deux places pour finir au pied du podium devant Red Bull et Groupama 40.

Une hiérarchie semble se mettre en place cette saison, avec Groupe Edmond de Rothschild, Ecover, et les deux bateaux du team Oman Sail : Masirah et The Wave Muscat aux quatre premières marches lors des deux événements (Sète et Cowes). Un deuxième groupe constitué de Groupama, Red Bull, The Ocean Racing et Team GAC Pindar lutte en 2nde partie de tableau.

Les réactions des skippers :

Yann Guichard :« Ce Grand Prix de Cowes est l’épreuve que j’appréhendais le plus dans le championnat 2010. On sait le plan d’eau difficile et cela s’est révélé exact une nouvelle fois. Je pense que les régates disputées durant cette semaine de Cowes seront parmi les plus ventées cette année ! Terminer troisième ici est très positif. Le niveau est clairement monté d’un cran et c’est une très bonne chose car plus la compétition est intense et mieux cela est. Trois à quatre bateaux sont aujourd’hui capables de jouer la victoire du championnat, ce qui rendra les trois prochaines épreuves passionnantes.»
Franck Cammas : « Nous avons eu beaucoup de péripéties cette semaine ! C’était plutôt sympa. Il y avait du vent. Depuis deux ans, c’est la première fois, qu’il y en avait autant. Des choses bien et d’autres moins bien ont été réalisées à bord de Groupama 40. Ce matin, la 4ème place était décrochable mais nous la perdons sur la dernière manche. Comme à Sète, nous sommes passés à côté de la manche qui compte double. Conclusion, nous ne sommes pas bons sur les moments importants. Nos départs sont rarement bien pris ; or, ils sont primordiaux sur des parcours aussi courts. Nous perdons donc pas mal de places sur des histoires de positionnement. Ajoutons à cela, notre accrochage avec Groupe Edmond de Rothschild qui nous a peu déconcentrés.
Clairement, nous sommes en arrière du podium. Il nous manque des réflexes dans les transitions qui s’acquièrent durant les régates. Or, entre les épreuves, on ne s’entraîne pas, ce qui fait qu’à chaque fois, on met du temps à se remettre dans le bain. »
Franck Cammas laissera la barre de son catamaran à Tanguy Cariou pour la prochaine étape, pour se concentrer sur la préparation de la Volvo Ocean Race avec une course à bord de Grouapama 70.

Mike Golding « si j’ai laissé ma place à la barre, ce n’était pas pour gagner une ou deux places, mais pour viser bien plus haut. Leigh est excellent, il assure la barre et la tactique, nous garantissons des réglages et des manœuvres propres – la formule marche parfaitement. »

Paul Campbell-James :
« Les conditions étaient difficiles et risquées aujourd’hui. On a joué la prudence pour ne pas mettre notre première place en danger, mais le chavirage n’était jamais loin. Je crois que cette victoire est due à la très bonne entente qui règne au sein de l’équipage, c’est une de nos forces et cela fait une grande différence, notamment dans les situations tendues. »


Classement provisoire de l’Extrême Sailing Series (après deux Grands Prix)
  1. Groupe Edmond de Rothschild (Yann Guichard) –  14 points
  2. The Wave, Muscat (Paul Campbell-James) – 14 points
  3. Oman Sail Masirah (Loïck Peyron) –  12 points
  4. Ecover Sailing Team (Mike Golding) –  12 points
  5. Groupama 40 (Franck Cammas) –  7 points
  6. Red Bull Extrême Sailing (Roman Hagara) –  6 points
  7. The Ocean Racing Club (Mitch Booth) –  4 points
  8. Team GAC Pindar (Nick Moloney) –  3 points

Les locaux en tête du général provisoire à Cowes

Les deux barreurs anglais de la flotte des Extreme 40 pointent en tête du classement général après deux jours de compétition à Cowes.

Paul Campbell-James, barreur de The Wave Muscat, un des deux catamarans du team Oman Sail, s’est montré le plus régulier aujourd’hui en terminant toutes les manches sur le podium, l’autre barreur anglais Leigh McMillan sur Ecover s’est aussi montré particulièrement à l’aise sur les eaux britanniques en maintenant l’Extreme 40 Ecover en seconde place du général provisoire depuis hier en gagnant notamment les deux parcours côtiers.

Côté français, Loick Peyron sur le second bateau de l’Oman Sail Masirah était premier hier, mais a rétrogradé de deux places au classement provisoire aujourd’hui avec trois places de 7ème.

Le spectacle était assurément assuré en ce dimanche du fait d’un vent d’un vingtaine de noeuds et d’un clapot, et de concurrents survoltés, notamment entre Groupe Edmond de Rothschild et Groupama 40 qui pointaient hier en 3ème et 5ème position ; lors de l’avant-dernière manche du jour,  Groupama a été percuté par Groupe Edmond de Rothschild le privant du système de barre, le catamaran se dirigeant vers la côte a donc été rapidement déserté avant de terminer sur la digue.

La réaction des deux skippers :

Franck Cammas :A une bouée au vent, lors d’une abattée, Groupe Edmond de Rothshilch qui part derrière et qui a du mal à abattre nous touche les safrans, pas si violement que ça. Les deux safrans et leurs casques sont partis.  Du coup Groupama 40 était incontrôlable et indirigeable.  Il se dirigeait droit vers la digue. Impossible de le faire changer de direction sans les safrans. L’équipage a été contraint de sauter à l’eau et Groupama 40 est rentré dans le mur, un peu freiné par les dérives qui ont frotté sur les cailloux. Les dégâts auraient pu être pire ! Le système de safran et les casques qui les tiennent sont à remplacer. Une dérive a été coupée en deux au moment de l’impact. Le tangon est à réparer. Les étraves qui ont touché le mur de plein fouet sont abîmées elles aussi. »

© Yvan Zedda

Yann Guichard :  Nous sommes sur la layline tribord et nous virons sous Groupama, ce qui sous-entend que nous sommes engagés. A la bouée au vent, Groupama abat devant nous ce qui ne nous laisse aucune solution : nous ne pouvons pas éviter le choc ! Notre étrave tribord vient alors taper et casser la tête de leur safran bâbord, ce qui arrache l’ensemble de leur système et entraîne la suite. C’est un petit contact mais avec de lourdes conséquences et nous en sommes en profondément désolés Nous avons abandonné la manche car les arbitres nous ont attribué un black flag. Le jury doit se réunir demain pour prendre une décision.

Cette collision ne devrait pas remettre en cause la participation de Groupama 40 à la suite de la compétition, le litige entre les deux concurrents devrait être jugé d’ici demain.

En sixième place, Red Bull effectue une journée similaire à celle d’hier, avec une victoire de manche mais aussi des résultats nettement plus mitigés. Roman Hagara pointe donc derrière The Ocean Racing Club (5ème) tandis que Veolia Environnement, qui n’a pas pris deux départs, ferme la marche derrière Team GAC Pindar.

© Paul Wyeth/OC Events

Roland Jourdain, qui faisait ses débuts sur l’Extreme Sailing Series, a connu des débuts difficiles, hier déjà, ils avaient joué de malchance en touchant une bouée lors du premier départ de l’après-midi, ce qui entrainait la casse de leur safran tribord. L’équipage de Véolia Environnement avait du faire l’impasse sur les cinq régates disputées.  Aujourd’hui, des problèmes techniques les ont empêchés de prendre le départ de deux des six manches courues.

Progression difficile pour Franck Cammas et ses équipiers

La trajectoire du trimaran Groupama 3 s’est infléchie vers le sud est hier soir, avec des vitesses de l’ordre d’environ 25 noeudssur une route convergente avec celle d’Orange 2, cependant la situation a évolué aujourd’hui du fait d’un front froid sur la route du mai multicoque.

Franck Cammas et ses hommes ont désormais deux options divergentes,

« On a pu naviguer sous gennaker en incurvant notre route au fur et à mesure que le vent de Nord-Est faisait place à du Nord, et maintenant à du Nord-Ouest. Nous suivons la courbure naturelle de l’anticyclone. D’ici le début de l’après-midi, nous allons effectuer un empannage pour nous recaler afin d’aller chercher un flux plus soutenu que nous essayerons d’atteindre mercredi. Il faut d’abord passer un petit col entre deux centres de hautes pressions : nous serons cette nuit dans de petits airs… Mais à la sortie, nous attraperons le train dépressionnaire ! »

Il semble donc  que le trimaran géant va voir son avance d’environ 400 milles se réduire sensiblement, au cours des jours qui viennent.

© Team Groupama

America’s Cup :pas de régates en vue mais les bateaux naviguent

Les deux équipes : Alinghi, le defender suisse, et BMW Oracle, le challenger américain n’ont pas réglé leurs différents sur de nombreux points, cependant les deux bateaux ont débuté leurs navigations à Valence, où doit se dérouler cette 33ème Coupe de l’America.

© George Johns / Alinghi

© George Johns / Alinghi

Alinghi 5 a effectué sa première sortie le 15 janvier , et enchaine depuis les navigations dès que les conditions le permettent, il semble que la barre soit partagée par Ernesto Bertarelli et Loick Peyron.

USA 17,le trimaran américain est sorti pour la première fois le 19 janvier, muni de son aile rigide, après des tests structurels effectués avec un mât aile classique. L’aile a été modifiée depuis les dernières navigations qui ont eu lieu à San Diego, elle est encore plus haute, on parle de 67 mètres.

© Gilles Martin-Raget / BMW ORACLE Racing

Malgré les conflits opposants les deux équipes, les deux multicoques se sont enfin rencontrés sur l’eau, pour une première intimidation de l’adversaire ?

© George Johns / Alinghi