Le festival Oman Sail

L’après midi d’hier a été tout à l’avantage de l’équipe Oman Sail puisque Masirah, le catamaran skippé par Pete Cumming a remporté 4 des 6 régates courues, l’autre équipage du team, mené par Loick Peyron n’est pas en reste avec une belle troisièmeplace provisoire, à un point seulement du second, BT, skippé pour cette étape, par le cofondateur de la classe Mitch Booth.

Photo: Baptiste Morel

Photo: Baptiste Morel

La régularité paye sur ces régates où le départ est primordial étant donné la petite taille des parcours, Masirah possède ainsi 9 points d’avance sur BT avec ses quatre places de 1er, une 3eme et une 4eme place. BT et Renaissance se tiennent en 1 point, ensuite Franck Cammas sur Groupama avec des classements en3eme et 6eme occupe la 4eme place devant BMW Oracle et Gitana qui payent quelques erreurs notement des passages de bouées ratées avec pénalité à la clé.

Photo : Baptiste Morel

Photo : Baptiste Morel

IShares et Holmatro occupent les 7 et 8 èmes places, Luna qui c’était montré rdoutable lors des entrainements se classe 9ème du provisoire, avec semble-t-il un gros déficit au portant.

Ecover ferme la marche, Mike Golding, très prudent sur ses départs, semble condamner au dernières places…

Photo : Baptiste Morel

Photo : Baptiste Morel

Le spectacle a été, comme d’habitude exceptionnel avec des bateaux au contact, naviguant le plus souvent sur un flotteur dans environ 12 ou 13 noeuds de vent. Et des parcours mouillés au plus près des spectateurs avec des arrivées le long des digues extremement spectaculaires.

Photo : Baptiste Morel

Photo : Baptiste Morel

Les locaux font figure de favoris

Erik Maris et son équipage sur Luna, les locaux de l’étape, font désormais figure de favoris de cette étape hyèroise de l’iShares Cup après leurs deux victoires sur les parcours cotiers d’hier, cependant la dernière manche adoptait un parcours « traditionnel »  a été remporté assez facilement par Yann Guichard et ses hommes sur Gitana Extreme.

Les autres bateaux les plus en vue ont été Oracle BMW et Groupama qui étaient placés dans le peloton de tête.

Premières régates aujourd’hui à 14h.

L’iShares Cup fait étape à Hyères dans une semaine

Hyères accueillera la seconde étape de l’iShares Cup pour la seconde année consécutive du 3 au 5 juillet.

Les équipages devraient recontrer des conditions assez différentes de celles de l’étape de Venise où le vent n’avait jamais dépassé une dizaine de noeuds.

L’avis des skippers :

Yann Guichard (Gitana Team) : « À Hyères, on peut attendre toutes les conditions possibles ! A cette époque de l’année, nous pouvons espérer des vents soutenus sur la zone et peut être avec un thermique qui se lève en milieu de journée. Je connais bien la zone de course, de même que Pierre Pennec, parce que nous avons participé de nombreuses fois à la Semaine Olympique Française. Cette fois sera tout de même différente car nous allons naviguer au plus près de la digue et cela peut changer beaucoup de chose.
Notre victoire à Venise nous a vraiment rassuré, cependant, nous gardons la tête froide et nous recommencerons de zéro à Hyères car ce sera une manche très difficile ! Selon moi, il y a au moins 5 équipes qui sortent du lot et elles peuvent toutes remporter l’événement d’Hyères. Si je devais nommer une équipe en particulier, je citerais le second de Venise, BMW ORACLE Racing. James Spithill et ses hommes sont très fort et si les trois jours se courent dans des conditions ventées, ils seront sans aucun doute aux avant-postes. »

James Spithill (BMW RACLE Racing) : « Nous n’avons entendu que de bonnes choses du plan d’eau d’Hyères, donc nous sommes impatients de retrouver des conditions plus musclées, bien qu’avec les Extreme 40 nous avons découvert que nous n’avons pas besoin de beaucoup de vent pour lever une coque. Ce sera notre première navigation à Hyères, donc un vrai challenge. »

A noter quelques changements dans les équipages, Franck Cammas devrait reprendre la barre de Groupama 40 et Darren Bundock, barreur de BT se voit contraint de laisser sa place suite à une déchirure des ligaments croisés du genou, il sera remplacé par Mitch Booth, qui est le co-fondateur de la classe Extreme 40.

Safrans et dérives sur les flotteurs de Prince de Bretagne

Alors que la construction de son trimaran 50′ Multi se termine au chantier Marsaudon à Lorient, Hervé Cléris dévoile quelques concepts de son bateau imaginé par les architectes Nigel Irens et Benoit Cabaret.

La grosse surprise vient des appendices puisque les architectes ont cherché à réduire la trainée, comme l’explique Benoît Cabaret :  «nous n’avons pas révolutionné les choses, ces configurations existent déjà sur d’autres bateaux, mais elles sont atypiques pour un trimaran». «C’est une part relativement importante, donc, nous sommes naturellement allés gratter là où il y avait quelque chose à gagner en nous émancipant du modèle des 60 pieds Orma». Ainsi Légumes Prince de Bretagne sera doté d’un safran et d’une dérive sur chaque flotteur, la coque centrale sera donc dénuée de tout appendice. «Safrans et dérives seront plus efficaces dans leur fonction, ce changement n’enlèvera donc rien à la marche du bateau. Sur le papier, il doit être plus rapide, même si, avec deux dérives, les manœuvres, comme les virements de bord, seront un peu plus compliquées à gérer. Cette évolution est née de nos discussions avec Hervé, toute exploration de nouvelle voie est toujours intéressante».

Hervé Cléris, le skipper du bateau qui sortira de chantier fin juillet est confiant en ce qui concerne cette configuration atypqiue : «Ce ne sont pas des fous, mais des magiciens. Ils ne se sont jamais plantés. Le plan initial, quand je suis allé les voir, n’était pas celui-là. Mais quand ils m’ont parlé de cette idée qu’ils avaient déjà bien mûrie et étudiée, j’ai adhéré au projet, d’autant plus que ce principe de trois coques avec des appendices de catamaran me trottait aussi dans la tête. Il reste évidemment quelques inconnues, ce qui est naturel pour toute innovation, que nous aurons à expérimenter puis à valider sur l’eau, mais je pense que cette nouvelle configuration offre un maximum d’avantages».

Les Extreme 40 devant Idec autour de Wight

C’est finalement les Extreme 40 qui ont mené la flotte de plus de 1700 bateaux qui ont navigué autour de l’île de Wight le week end dernier, le petit temps (5 à 10 noeurds) leur a permis de prendre la tête devant les grands monocoques (Icap Leopard, 60′ IMOCA etc) et Idec qui finira en 7h 45 min, à plus d’une heure du vainqueur : Masirah mené par Pete Cumming qui a du batailler avec Russel Coutts qui termine à moins d’une minute du vainqueur.
L’anlyse de Francis Joyon :  « Comme le souligne Rodney Pattison, notre navigateur du jour, qui a participé aux trente dernière éditions de cette course phénoménale, chaque édition ne ressemble à aucune autre. »  « Le vent n’était décidément pas de la partie, pour tous les concurrents et particulièrement pour notre grand trimaran qui n’a jamais trouvé  en quelque recoin de l’île le « range » de vent favorable. »

5 Extreme 40 et Idec autour de l’île de Wight

Cinq Extreme 40 participeront au classique tour de l’île de Wight ce week end dont les deux bateaux de l’Oman Sail : Renaissance qui sera cette fois-ci  par le chmpion de Tornado britannique Andrew, le second bateau du team sera skippé par Pete Cumming, comme sur l’iShares Cup.

Deux des autres bateaus sont d’anciens concurrents de l’iShares Cup 2008 : Team Aqua qui sera skippé par une des légendes de l’America »s Cup, Russel Coutts, il sera accompagné par Cameron Appleton à la tactique. JP Morgan Asset Management/Team Origin sera aussi mené par des stars de la voile Ben Ainslie triple champion olympique à la barre et Mike Sanderson à la tactique.

Le dernier bateau de la classe Extreme 40 inscrit est Tornado Sport qui sera barré par le triple champion du monde de F18 : Herbert Derckson.

© OnEdition / OC Events

Francis Joyon sera aussi présent sur son maxi trimaran Idec, il sera entouré de ses équipiers habituels : Christophe Houdet, Aubin Houdet, Romuald Favreau, Christophe Cudennec et par l’anglais Rodney Pattison, une légende de la voile britannique, l’objectif pour l’équipage sera de battre le chrono record de Francis Joyon qui avait été établi sur son trimaran Eure et Loir en 2001 : 3  heures, 10 minutes et onze secondes pour bouvler la cinquantaine de milles du parcours…

©François Van Malleghem / DPP I / IDEC

Un premier flotteur pour Gitana 11 allongé à 75′

Le communiqué de presse du Gitana Team en ce qui concerne le chantier d’allongement de Gitana 11 pour la Route du Rhum 2010, le trimaran prendra finalement 15′ contrairement à ce qui avait été annoncé initiallement (70′) :

Depuis le mois de janvier 2009 l’équipe technique du Gitana Team s’attèle au chantier de transformation de Gitana 11. Le trimaran vainqueur de la Route du Rhum 2006 sous les couleurs du Groupe LCF Rothschild, connaît actuellement de lourdes modifications structurelles, puisque de 60 pieds le multicoque passera bientôt à 75 pieds. Ce chantier ambitieux, encouragé par le nouvel avis de course de la transatlantique entre St Malo et Pointe-à-Pitre – rappelons que la 9ème édition sera ouverte aux multicoques de la G Class –, pourrait familièrement se comparer à un grand puzzle. En effet, les pièces maîtresses de ce nouveau trimaran arrivent des quatres coins du globe et cette semaine a été marquée par la réception du premier flotteur en provenance de Nouvelle-Zélande.

Le flotteur tribord de Gitana 11, premier à sortir des chantiers néo zélandais, a quitté les Antipodes début mai pour un convoyage en cargo d’une trentaine de jours. Débarquée au Havre samedi dernier, le 6 juin, cette pièce de près de 22 mètres de long a dû alors patienter quelques jours dans le port normand, douane oblige, avant d’être acheminée par camion à la Trinité-sur-Mer. Le convoi exceptionnel est arrivé mercredi en toute fin d’après-midi devant la base technique du Gitana Team. Pour l’équipe, dirigée par William Fabulet, la réception de ce premier flotteur marque le début de l’assemblage. Une étape importante comme nous l’expliquait Yann Guichard, le skipper de Gitana 11 : « Cela fait six mois que les membres du team dédiés à ce chantier préparent la plateforme. Les importants travaux opérés sur le cockpit et les postes de barre se finalisent et dans le même temps les bras ont été renforcés pour anticiper l’augmentation des efforts induit par les nouvelles dimensions de Gitana 11. Mais l’assemblage est une phase cruciale puisque nous allons enfin matérialiser ce que nous observons sur le papier depuis plusieurs mois. Le bateau va désormais renaître et au fil des prochaines semaines ses nouvelles lignes vont se dessiner. Concernant le flotteur, l’équipe va se consacrer à son calage, avant d’attaquer le greffage à proprement dit. Cela représente près de trois semaines de travail. »

Puis ce sera au tour du flotteur bâbord, dont l’arrivée en Bretagne est programmée fin juin, de rejoindre le hangar de la base technique de Saint-Philibert. A noter que ce dernier empruntera précisément le même chemin que son « aîné ».

Pourquoi avoir construit les flotteurs à l’autre bout du monde ? Telle est la question que nous avons posé au team manager de l’écurie de course du Baron Benjamin de Rothschild : « Après études, nous avons choisi de faire construire les nouveaux flotteurs de Gitana 11 en Nouvelle-Zelande. Premièrement, cette décison a été guidée par des raisons économiques évidentes. Mais aussi par un souhait de poursuivre le travail initié avec les Chantiers de Southern Ocean Marine lors de la génèse de Gitana Eighty. Et enfin, cette construction à des milliers de kilomètres permet de travailler tranquillement loin des regards, ce qui n’est jamais désagréable ! » nous expliquait Cyril Dardashti, avant d’apporter des précisions sur cette collaboration : « Rolland Allanic, l’un des spécialistes composites du Gitana Team a ainsi quitté la France pour les Antipodes durant près de six mois. Sa présence quotidienne dans les chantiers était indispensable tant pour superviser la construction que pour assurer le lien et le suivi avec l’équipe technique restée en France. Le résultat est au rendez-vous et nous en sommes ravis.»

La réception de cette première pièce maîtresse a été l’occasion pour Yann Guichard de revenir avec précision sur les spécificités de ces nouveaux flotteurs : « Depuis les premiers jours notre fil conducteur est de rendre Gitana 11 plus polyvalent. Nous cherchons à conserver son potentiel dans le petit temps tout en augmentant ses performances dans la brise. Cette adéquation passait par l’allongement des flotteurs, qui seront plus longs de 4 mètres. Dans les formes, ces coques s’inspirent des nouvelles générations de flotteurs, issues des évolutions techniques réalisées dans ce domaine lors des sept dernières années. Il faut se rappeler que les flotteurs de Gitana 11 dataient tout de même de 2001. Comme toujours, il a été question de compromis poids/puissance lors de la conception puis de la construction.»

Convoyage vers New York pour Sodeb’O et Banque Populaire V, Groupama 3 à suivre

N’ayant, tout comme Pascal Bidégorry et son équipage, pas trouvé de fenêtre météo favorable pour tenter de battre le record sur laRoute de la Découverte (Cadix-San Salvador), Thomas Coville a décidé d’avancer son départ vers New York pour son deuxième objectif de la saison : le record de l’Atlantique Nord en solitaire.

Sodeb’O partira donc en convoyage lundi vers les Etats Unis afin de se mettre en stand by, le skipper s’est entouré d’un équipage réduit pour cette traversée de l’Atlantique : Thierry Briend et Alexis Aveline, respectivement boat capitain du trimaran et responsable de l’électronique et Sidney Gavignet, tout juste débarqué  de la Volvo Ocean Race. Cette traversée sera mise à profit pour mettre au point une méthode d’analyse des vagues sur la marche du bateau de manière à intégrer ce paramètre au futur routage, comme l’explique Thomas Coville : « Avec Christian Dumard, Richard Silvani et Thierry Douillard, nous avons fait cette analyse après le tour du monde. A certaines allures et avec certaines forces de vent, les vagues avaient une influence positive ou négative sur la marche du bateau. On cherche à intégrer cette donnée dans le routage. »

Pascal Bidégorry et son équipage sur Banque Populaire V suivront Sodeb’o puisque le départ vers New York est porgrammé pour mercredi.

Même programme pour Franck Cammas et son équipage sur Groupama 3 qui mettront le cap sur New York le 22 juin, après la fin de leur tournée méditerranéenne.

Début des entrainements pour Banque Populaire V avant l’Atlantique

Le plus grand trimaran de course du monde a été remis à l’eau à Lorient lundi dernier, après un mois de chantier qui a permis d’optimiser le bateau (allégement des postes possibles, renforts des coques au niveau de la zone d’impact avec l’OFNI).

Pascal Bidégorry et son équipage devraient commencer leurs entrainements aujourd’hui au large de Lorient et ce pour une semaine, avant de partir en convoyage vers New York pour le début de stand by pour le record de l’Atlantique qui débutera mi-juin.

Le premier trimaran Arabian 100′ à l’eau cet été

Le premier exemplaire de la série monotype Arabian 100′, construit chez Boatspeed en Australie et arrivé à Oman début mai, est désormais assemblé à Salalah dans le sultanat d’Oman.

Le bateau devrait petre mis à l’eau à la fin de l’été et ensuite commencer des tests en vue de la production en « série » du trimaran de 32m consctruit dans les moules de Sodeb’o.  L’objectif étant de développer la course au large au Moyen Orient et en Asie.

© Oman Sail

Bien que l’Europe ne semble pas être une cible du marketing de l’Oman Sail, l’équipe n’exclut pas une participation à un tour du monde en course en équipage type The Race, si la course venait à être relancée.