Actual a démâté

Deux démâtages sont à déplorer dans la classe Multi 50′ lors des convoyages retours après le Trophée de Fécamp.

Pascal Quintin, qui avait réussi à réarmer son trimaran pour ce Trophée, a démâté au large de la Hague lundi matin, Yves le Blévec a connu la même mésaventure au large des côtes anglaises dans la nuit de lundi à mardi.

Le gréement d’Actual a pu être récupéré, et le bateau a été mis à l’abri dans la riviére de Hamble, l’équipe cherche des solutions pour être au départ de la Transat Jacques Vabre le 30 octobre au Havre.

Quelques photos du trimaran à quai ici

J-4 avant les America’s Cup World Series Plymouth, Green Comm chavire

Les équipages en lice pour les America’s Cup World Series de Plymouth ont repris les entrainements depuis quelques jours, aujourd’hui les conditions étaient musclées pour les AC 45, avec 20 noeuds établis.

Les Espagnols de Green Comm Racing en ont fait les frais  avec un chavirage qui n’a occasionné que des dégâts matériels sur le haut de l’aile rigide.

 

© Gilles Martin-Raget

Le skipper Vasilij Zbogar a expliqué que l’équipage était en train de travailler sur le gennaker sur la plage avant lors de l’incident :
« C’est bien venté aujourd’hui. Nous sommes sortis naviguer pour la première fois depuis Cascais et avec ces bateaux dans ces conditions, il faut être à 100% tout le temps. Certaines choses ont mal tourné et nous avons chaviré. « 

 » Bien sûr que cela fait partie du jeu mais il aurait été préférable que cela arrive en fin de la journée plutôt qu’au tout début de notre entrainement. Mais c’est une bonne expérience et nous avons ressalé le bateau plutôt rapidement, essayons maintenant de ne pas commettre la même erreur en course. »

Quelques changements d’équipage au sein des équipages, Bertrand Pacé prendra la barre d’Aleph à la place d’Alain Gautier, Mitch Booth est remplacé à la barre de China Team par Andreas Hagara, l’équipage sera renforcé par Charlie Ogletree au poste de skipper, changement notable également au sein d’Oracle Racing puisque Darren Bundock remplace Russell Coutts à la barre d’Oracle Racing 5.

L’organisation de l’America’s Cup a également annoncé une nouvelle ville étape des derniers America’s Cup World Series, Venise accueillera des régates d’AC45 du  17 au 20 mai 2012 et en avril 2013

Loic Féquet s’impose à Fécamp

Après deux journée de petit temps, les équipages ont rencontré des conditions plus soutenues aujourd’hui avec 15 à 20 noeuds de vent. Loïc Féquet sur Maître Jacques a confirmé sa progression fulgurante en s’adjugeant le Trophée, après une belle seconde place lors du dernier rendez-vous des Multis 50′.

Franck Yves Escoffier sur Crêpes Whaou! se contente de la seconde place, Lionel Lemonchois renoue avec des performances honorables sur Prince de Bretagne en terminant à égalité de points avec Actual d’Yves le Blévec dans le petit temps, au général Yves Le Blévec prend la troisième place grâce à une victoire de manches et malgré deux disqualifications pour manquement au règles de priorité et d’engagement en début de rendez-vous.

Photo Patrick Deroualle

Loic Féquet : « Nous sommes les premiers surpris de nos performances. Nous soignons nos départs et tout s’enchaîne sans heurts. A nous de confirmer demain dans du vent plus soutenu. »

Franck Yves Escoffier : « On a fait trop de bêtises, notamment lors des phases de départ[…] Avec de l’air ça va mieux ! On était sur un patin, on sentait bien le bateau, l’équipage fonctionnait correctement. Bref, tout est rentré dans l’ordre… mais un peu trop tard.  Aujourd’hui, on a été meilleurs que Maitre Jacques. Hier on a eu moins de talent dans nos réglages, dans la coordination de l’équipage. Loïc Féquet mérite largement de gagner ce Trophée. C’est aussi pour lui une juste récompense d’être venu dans la classe Multi50 avec un bateau qui n’est pas neuf mais parfaitement optimisé »
Lionel Lemonchois : « Nous nous sommes bien battus. Nous étions constamment au contact avec les autres. La bagarre a été belle tout au long de l’épreuve. Globalement, nous avons pris de bons départs ce qui nous a permis de rester dans le coup dans le petit temps même avec un bateau plus lourd. Evidement, nous restons plus à l’aise dès que le vent rentre. La différence est flagrante au près. A cette allure, quand c’est fort, ça va tout seul. Ceci étant dit, nous avons pris beaucoup de plaisir sur l’eau. Chaque course était très serrée. Au final, il nous manque une victoire de manche. Nous sommes passés tout près dans la course n°6. Malheureusement, il fallait composer avec des grains et certains ont eu plus de réussite que nous. Quoi qu’il en soit, c’était sympa »

Classement général

1- Maitre Jacques – Loïc Féquet : 8 pts
2- Crêpes Whaou! – Franck-Yves Escoffier : 12 pts
3- Actual – Yves Le Blévec : 19 pts
4- Prince de Bretagne – Lionel Lemonchois : 19 pts
5- La mer révèle nos sens – Philippe Laperche : 29 pts
6- FenetreA-Cardinal – Erwann Le Roux : 33 pts
7- CLM – Hervé Cléris : 40 pts
8- Nootka – Gilles Buekenhout : 48 pts
9- Martenat Bretagne – Pascal Quintin : 57 pts
10-Citoyens du Monde – Jean-François Lilti : 61 pts
11-PIR2 – Etienne Hochedé : 66 pts
12-Delirium : Nolwenn de Carlan : 73 pts

Alinghi s’impose en Méditerranée

Ce premier grand prix en mer aura été un succès pour la classe des Décision 35, les catamarans lémaniques ont tenu le choc à Beaulieu sur Mer, où une seule journée a du être annulés du fait de conditions trop fortes (mer et vent).

Les concurrents du Vulcain Trophy se sont donc affrontés sur trois jours et  dix manches au total. Les conditions météos ont été assez variées, avec des vents de 5 à 15 nœuds.

L’équipage le plus à l’aise a été sans conteste Alinghi d’Ernesto Bertarelli qui remporte le Grand Prix de Beaulieu-sur-Mer. Foncia de Michel Desjoyeaux monte sur la seconde marche du podium ; le podium est complété par Ladycat de Dona Bertarelli, qui avait renforcé son équipage avec Yann Guichard à la tactique.


© Chris Schmid / Alinghi.com

Alinghi avait pris l’avantage dès le premier jour avec Foncia en embuscade, Ladycat avait également bien commencé ces régates avec une quatrième place au provisoire après la première journée. Artemis Racing s’est au contraire effondré au cours du week-end passant de la 3ème à la 6ème place.

Ernesto Bertarelli : « Nous avons très bien marché. Je pense que le fait de naviguer ensemble depuis tellement d’année nous a permis de nous adapter très rapidement aux nouvelles conditions en mer avec de la vague. C’est grâce à la coordination de l’équipage et à la constance des réglages que nous avons optimisé les performances du bateau. Nous sommes ravis de cet événement dans le Sud. Régater autant en quatre jours permet d’enlever le facteur chance dans les résultats. »

Michel Desjoyeaux : « Nous aurions aimé avoir un peu plus de réussite, mais il nous manque de la fluidité et de l’expérience dans les transitions. Nous avons fait des erreurs qui ont plombé l’ambiance et qui nous ont empêchées d’être complètement disponibles pour la régate. Mais nous avons tout de même réalisé de belles choses, comme la première journée qui nous a aidé pour la général. Cette régate nous a permis d’identifier clairement notre concurrent pour le prochain Grand Prix. »

Dona Bertarelli : « Pour nous, ce sont des excellentes régates dans le Sud. C’est surprenant car les conditions sont difficiles. C’est dur de barrer et de régler le bateau, mais en fin de compte, nous avons réussi à prendre de bons repères. Le fait d’avoir Yann Guichard à bord à la tactique et en tant que performeur fait une grosse différence. Nous avons trouvé une bonne vitesse et mis au point une bonne tactique. Pour le week-end prochain, nous souhaitons continuer sur cette lancée. Ce podium, c’est un travaille de cinq années et il est mérité pour tout l’équipage. »

© Chris Schmid / Alinghi.com

Veltigroup de Marco Simeoni prend la quatrième place avec quatre podiums de manche.
Beau grand prix pour Zen Too de Guy de Picciotto, le catamaran barré par Fred Le Peutrec signe sa plus belle place cette saison en terminant 5ème. Les trois équipages qui suivent sont à égalités de point à l’issue des dix manches courues. Okalys-Corum de Nicolas Grange occupe la sixième position, grâce à une victoire de manche, il devance Nickel, barré par Fred Moura. Le CER Carrefour-Prévention ferme la marche en se classant neuvième, avec Pascal Bidégorry à la barre.

Au classement général du Vulcain Trophy,Foncia de Michel Desjoyeaux conserve sa première position avec 4 points d’avance sur Alinghi. Veltigroup de Marco Simeoni complète le trio de tête. Il n’est qu’à deux points de son concurrent direct et pourrait jouer les troubles fêtes dans le duel pour la victoire au Grand Prix d’Antibes.

Classement Vulcain Trophy 2011

1er – FONCIA (8e, 1er, 1er, 3e, 2e, 2e = 9 pts)
2e – Alinghi (2e, 4e, 5e, 5e, 1er, 1er = 13 pts)
3e – Veltigroup (4e, 3e, 3e, 1er, 8e, 4e = 15 pts)
4e – Artemis Racing (3e, 5e, 2e, 2e, 10e, 6e = 18 pts)
5e – CER Carrefour Prévention (1er, 2e, 10e, 6e, 7e, 9e = 25 pts)
6e – Okalys-Corum (6e, 6e, 8e, 4e, 4e, 7e = 27 pts)
7e – De Rham Sotheby’s (5e, 7e, 6e, 8e, 5e, 10 = 31 pts)
8e – Ladycat (9e, 10e, 7e, 11e, 6e, 3e = 35 pts)
9e – Zen Too (7e, 8e, 11e, 7e, 9e, 5e = 36 pts)
10e – Nickel (10e, 9e, 4e, 9e, 11e, 8e = 40 pts)
11e – Ylliam (11e, 11e, 9e, 10e, 3e, 10e = 43 pts)

1er Grand Prix en mer pour les D35 le 1er septembre

Après cinq grands prix courus en Suisse sur le Lac Léman, les catamarans Décision 35 ont été démontés et convoyés par camions dans le sud de la France, pour les deux dernières étapes de la saison.

Les D35 quittent donc pour la première fois le Léman pour la Méditerranée, où se dérouleront du 1er au 4 septembre 2011, le grand prix de  Beaulieu-sur-Mer puis du 22 au 25 septembre le grand prix d’Antibes.

Ces deux dernières étapes permettront de départager les prétendants au titre, au classement général, c’est Foncia de Michel Desjoyeaux qui est le mieux placé avec  7 points devant Veltigroup de Marco Simeoni (11 points) et Alinghi d’Ernesto Bertarelli (12 points),  à égalité avec Artemis Racing.

Autre nouveauté pour ces deux événements en mer, les régates se dérouleront sur quatre jours, contre deux ou trois pour les grands prix lémaniques, ce qui permettra aux équipages de s’adapter aux nouvelles conditions.

Le point de vue de Michel Desjoyaux, leader du Vulcain Trophy avant ces premières régates à Beaulieu : « ela va être une découverte pour les D35, car ils n’ont jamais vu la mer. Le plan d’eau est plus ouvert, cela laissera un petit peu plus de terrain de jeu. Le problème pourrait venir du Mistral ou d’un coup de vent d’Est qui nous clouerait au port. « L’hydraulique et l’électronique vont plus vieillir en deux mois sur un plan d’eau salé qu’en cinq ans sur un plan d’eau douce. Le bateau est en carbone avec des pièces en aluminium ou en inox de haute qualité. Ces matériaux, conjugués à l’eau de mer, forment une véritable pile électrique ».

A noter que deux bateaux participant au Vulcain Trophy ne feront pas le déplacement, il s’agit de Ylliam de Pierre-Yves Firmenich et De Rham Sothebys de Philippe Cardis.

 

 

Idec à destination

48 heures après son chavirage, Francis Joyon et son trimaran sont arrivés dans le port de Montauk ,le bateau a été remorqué à l’envers, à petite allure, vers ce port près de Long Island.

La plate forme ne semble pas avoir subi de dégâts après une première inspection, le mât est brisé en deux parties mais a pu être récupéré, ainsi que le reste du gréement. Une grue a été réservée dans le port afin d’effectuer l’opération de retournement du trimaran.

Le remorqueur sur la zone du chavirage d’Idec

Le remorqueur affrété par Idec a rejoint le trimaran retourné et son skipper cet après midi (15h30 heure française) ,un plongeur est rapidement monté à bord du maxi-trimaran IDEC afin d’organiser les opérations avec Un plongeur est rapidement monté à bord du maxi-trimaran IDEC afin de converser avec Francis Joyon, s’assurer de sa santé, et  faire le point sur la marche à suivre. Aidé de Francis, l’équipage du remorqueur s’est tout de suite attelé à détacher le gréement, il semblerait d’après un premier examen sous marin que la récupération du mât et de la bôme soit envisageable sans pouvoir préjuger de l’état de ceux-ci.

Equipage et skipper se sont donnés jusqu’à la nuit pour sécuriser la plate forme avant de commencer le remorquage, le temps devant se dégrader sur zone dans les heures à venir. Le retournement du trimaran ne se fera pas sur le  lieu du chavirage mais à l’abri de la côte, à la pointe nord de Long Island

Francis Joyon a chaviré

Francis Joyon, sur son trimaran Idec avait coupé la ligne de départ ce matin à 8h08 heure locale (2h 08min heure française), malheureusement le skipper a chaviré environ cinq heures après son départ.

©Don Emmert / AFP Photo / DPPI

Francis Joyon revient sur son chavirage : « J’étais sur mon siège de veille à l’extérieur du bateau. Je commençais à m’extirper de la zone météorologiquement perturbée au plus près des côtes américaines. J’avais réussi à parcourir environ 90 milles sur la route dans des conditions très irrégulières et très instables, avec un vent mal établi en direction qui oscillait entre 10 et 30 noeuds. J’ai traversé quelques épisodes orageux très intenses, marqués par de violentes rafales mais c’est à un moment où je pensais m’extraire de cette zone que j’ai reçu comme un véritable coup de poing géant qui a catapulté le bateau sur le côté. Je naviguais sous grand voile arisée à trois ris, avec le petit ORC à l’avant. La violence de la rafale a été telle que le détecteur de gîte, sorte d’alarme anti chavirage n’a pas eu le temps de se déclencher ; J’ai senti la poussée et j’ai choqué la grand voile, puis le chariot en grand. Le vent a continué de pousser très violemment et j’ai senti le bateau littéralement catapulté en l’air. En quelques secondes, j’étais « sur le toit ». Je me suis retrouvé sous l’eau, comme plaqué sous les filets. J’ai tenté de m’orienter pour voir comment remonter à l’air libre. C’était la nuit et le chaos. À l’énergie, je me suis retrouvé près d’un flotteur. Je ne sais trop comment j’ai rejoint le bras de liaison avant et j’ai pu me hisser sur la plateforme. J’ai ensuite rejoint l’intérieur du bateau par la trappe de survie.

Il me semble que Idec n’a pas trop souffert. J’ai environ 10 cm d’eau à l’intérieur. J’ai pu sauver mon électronique. J’ai récupéré mon téléphone Irridium pour prévenir de mon chavirage. J’ai un « flash light » très puissant et comme je sentais le bateau dériver vers la route de l’important trafic maritime vers New York, j’ai passé la fin de nuit sur les filets à signaler ma présence aux cargos. Le jour se lève à présent et ce danger est écarté. Je suis en contact heure par heure avec Christophe Houdet à terre. Je sais que de nombreuses personnes se mobilisent pour trouver un remorqueur. Je ne suis qu’à une cinquantaine de milles de Newport (Rhodes Island). Le bateau me semble intact et je sais que le gréement ne cogne pas contre la plate forme. L’état de la mer est relativeme nt calme et la température de l’air très supportable. J’ai de quoi manger. Dès qu’un navire de remorquage arrivera, je serai en mesure de larguer le gréement, et peut-être d’envisager une opération de retournement afin de faciliter le remorquage… »

Un bateau de secours avait rejoint la zone dans la journée afin d’évaluer la situation et de participer à la sécurisation de la zone du chavirage, ce soir un remorqueur américain est parti de Port Jefferson, port sur la face nord de Long Island dans l’Etat de New York pour rejoindre le maxi trimaran IDEC retourné ;  il devrait procéder au remorquage du trimaran vers Newport demain après que le skipper ait larguer le mât, les voiles et le gréement.

 

L’équipage de Crêpes Whaou s’impose à Saint Quay

L’équipage de Franck-Yves Escoffier s’est imposé au Trophée des Multis 50′ à Saint Quay suite à un sans faute ce dimanche, ils avaient du, hier, faire face à un adversaire coriace, Maitre Jacques, qui prend ce soir la deuxième place.

Le skipper de Crêpes Whaou avait réuni un équipage de haut vol pour ce rendez-vous : Antoine Koch, Kevin Escoffier, Sébastien Josse, et Pierre Hingant.

© Fanch Galivel

Les équipages se sont confrontés sur huit manches courues depuis vendredi matin, dans des conditions légères,  Crêpes Whaou ! et Maitre Jacques terminent à égalité de points, la victoire a été attribué au bateau vainqueur de la dernière manche à savoir Crêpes Whaou.
Franck-Yves Escoffier : « ça, c’est sur le papier mais sur l’eau, Loïc Féquet a gagné tout autant que nous puisque nous sommes à égalité de points. Hier ils ont très bien navigué. Aujourd’hui, nous avons réussi à prendre de meilleurs départs qu’hier. Nous étions peut-être plus concentrés, plus attentifs et savions que chaque manche se jouerait sur le départ. Nous avons amélioré aussi l’efficacité de nos virements de bord. Hier nous avions des problèmes pour relancer en sortie de virement. Aujourd’hui on redémarrait bien »
Loic Féquet poursuit son ascension dans la classe Multis 50′ avec cette belle deuxième place.
Loïc Féquet : « Nous prenons à nouveau de bons départs aujourd’hui mais cette fois Crêpes Whaou nous double sur une manœuvre à la première manche et sur une autre petite erreur à la deuxième.
L’important est d’avoir pu exploiter le bateau comme jamais on ne l’avait encore fait. Nous avons éclaircis pas mal de points techniques, notamment sur les voiles. Nous savons par exemple désormais quelle sera la combinaison de voiles que nous retiendrons pour la Transat Jacques Vabre. Plusieurs questions techniques ont trouvé leurs réponses au cours de ces trois jours de course. L’équipage a super bien fonctionné, ils étaient tous là pour se faire plaisir ! De mon côté, comme je n’étais pas à la barre
(laissée à Billy Besson, ndlr) j’ai pu gérer le bateau différemment, observer d’autres points techniques… »

Yves Le Blévec place Actual sur la dernière marche du podium, et Lionel Lemonchois prend la quatrième position, les deux skippers n’auront pu faire mieux dans ces vents faibles sur des trimarans plutôt typés transat.

Lionel Lemonchois : « Par rapport à la concurrence, nous sommes plus lourd et avec nos deux dérives à bouger dans les manœuvres nous sommes peut-être un peu moins réactifs. Il n’y a pas vraiment de surprises quant aux résultats, nous n’avons pas toujours pris de bons départs et nos adversaires sont talentueux. Dans ce type de conditions nous sommes comme qui dirait, abonnés à la quatrième place.  Malgré tout, je suis content de cette course, nous avons fait de belles manœuvres, progressé sur certains points et mis en évidence des choses à améliorer. Dans tous les cas nous avons passé un excellent moment ».

Le prochain rendez-vous pour les Multis 50′ aura lieu dans deux semaines pour le Trophée du Port de Fécamp qui devrait compter 14 multicoques au départ.

Classement général à l’issue de huit manches
1- Crêpes Whaou ! (FY Escoffier) – 9 pts
2- Maitre Jacques (L.Féquet) – 9 pts
3- Actual (Y.Le Blévec) – 13 pts
4- Prince de Bretagne (L.Lemonchois) – 20 pts
5- CLM (D.Cloarec) – 30 pts
6- La Mer révèle nos Sens (Ph.Laperche) – 33 pts
7- Fenêtréa-Cardinal (E.Le Roux) – 38 pts
8- Martenat Bretagne (P.Quintin) – 47 pts
9- Nootka (G.Buekenhout) – 50 pts
10-Citoyens du monde (JF. Lilti) – 61 pts
11-Delirium (H.de Carlan) – 62 pts
12-PiR2 (E.Hochédé) – 64 pts

Nouveau départ demain matin pour Francis Joyon

Après une tentative avortée avant même le départ suite à une collision avec une bouée de chenal la semaine dernière, Francis Joyon devrait s’élancer cette nuit sur son trimaran Idec, pour une tentative de record sur l’Atlantique Nord, le skipper devrait couper la ligne entre 2 et 8h du matin demain.

Francis Joyon : « Cela vaut vraiment la peine d’essayer. J’espère un départ rapide dès le passage de ligne dans un bon flux de sud ouest. La première partie du parcours me semble propice à la vitesse et à m’installer d’emblée dans les temps du record. La saison est bien avancée pour espérer une fenêtre idéale et celle que nous avons choisie est loin d’être parfaite, avec notamment une petite dorsale anticyclonique à traverser au beau milieu de l’Atlantique Nord. Je vais jouer ma carte à fond car de toutes manières, il n’ y a rien à regretter. Jean Yves Bernot, qui m’assiste depuis la terre, et moi-même observions une autre opportunité pour le 25 août prochain, mais elle ne semble guère promise à un très bel avenir. Je préfère donc me contenter de ce que l’Atlantique m’offre cette nuit pour tenter ma chance. »

Jean-Yves Bernot : « Des opportunités comme celle-ci ne se présentent pas 50 fois dans l’été d’autant que plus on avance en saison, plus les chances de trouver des conditions propices s’amenuisent. Cette fenêtre météo est donc intéressante et semble un peu plus favorable que celle de la semaine dernière, au moins pour le départ. Elle devrait permettre à Francis de naviguer assez proche de la route directe et donc de faire moins de manœuvres, ce qui est toujours appréciable en solitaire ».

Francis Joyon décidera de l’heure de son départ en fonction des conditions rencontrées au large de New York, il lui faudra, pour reprendre ce record passer la ligne d’arrivée au Cap Lizard en moins de 5 jours, 19 heures, 30 minutes et 40 seconde. Le skipper conserve la possibilité de s’attaquer au record de la plus longue distance parcourue à la voile et en solitaire sur 24 heures, si les conditions ne s’avéraient pas favorables à l’établissement du record de l’Atlantique Nord.