Retard de 245 milles pour Banque Populaire 5

L’équipage du trimaran Banque Populaire 5 a été contraint de poursuivre sa route proche des côtes brésiliennes pour contourner l’anticyclone de Saint Hélène, comme l’explique le skipper Pascal Bidégorry :   » On est repassé bâbord amure hier soir avec un cap à peu près au Sud. On a fait 22/23 nœuds de moyenne toute la nuit. Depuis que le jour s’est levé, le vent a perdu un peu en intensité. On fait toujours cap au Sud et on attend une petite bascule au Nord . On en profitera pour faire un petit bout de tribord amure, on empannera donc pour repartir vers les côtes de l’Amérique du Sud. On sera un peu en « travers de la piste » par rapport à notre but qui est Bonne Espérance. Ca va encore être une journée où il faudra investir dans l’Ouest pour garder un minimum de pression, parce que devant nous il y a cette « sacrée Sainte-Hélène » qui nous barre le chemin la coquine ! »

L’équipage a pu empanné ce soir pour reprendre sa route vers le premier Cap de ce tour du monde, qui plus est le vent devrait se renforcer, permettant au trimaran de reprendre de la vitesse vers la pointe sud du continent africain : « Dès la nuit prochaine on pourra repartir en tribord amure et dès demain on sera soumis à l’influence de cette dépression qui va arriver et nous permettre de faire une route au Sud Sud Est avec un vent se renforçant à 20 nœuds. On va pouvoir redémarrer et arriver de manière quasi certaine à la moitié de l’Atlantique Sud ».

Bien évidemment ce ralentissement et ce contournement se font ressentir sur le tableau de marche de Banque Populaire 5 qui accuse ce soir un retard de 245 milles sur le temps de Groupama 3 , Fred Le Peutrec qui faisait également parti de l’équipage détenteur du Trophée l’année dernière explique également ce retard  :  » Ce sont approximativement les mêmes conditions que celles avec lesquelles on est passé l’année dernière, avec le même genre de trajectoire pour éviter l’anticyclone de Sainte-Hélène et attraper la première dépression pour faire de l’Est. Pour l’instant c’est la même stratégie sur l’eau. On a hâte de se retrouver tous avec un cap vers l’Est et du vent soutenu pour  faire le tour du monde ».

Thomas Coville dans les temps à Madère

Après une mise en jambe musclée au large d’Ouessant (voir la vidéo ce dessous à 3:00), Thomas Coville a pris un rythme de croisière sur son maxi trimaran sur plan Irens/Cabaret, il a glissé le long des côtes portugaises sous gennaker, il se trouve désormais au large de Madère dans un temps proche de celui d’Idec (33 milles d’avance).

Les extraits de la vacation du jour :

« De l’extérieur, c’est surement très impressionnant. Cela ne prévient pas franchement, il faut être aux aguets et, même si tu es tout seul depuis quelques minutes, il faut être présent tout de suite. Le bateau pivote, l’angle au vent est mauvais et cela emporte la plateforme avec la vitesse. Il faut réagir vite et sur le bon paramètre. Souvent, on nous demande de raconter ce que l’on vit en multicoque, là, vous avez eu un « planté » à Ouessant, mais dans l’après-midi de samedi, j’en ai fait deux ou trois comme ça dont un encore plus impressionnant : le bateau est parti sur le côté et est monté vraiment très haut. »


Ces images spectaculaires du départ nous rappellent combien l’exercice du multicoque océanique est difficile, qui plus est sur un tour du monde et en solitaire…
«  Sortir du Golfe de Gascogne est toujours compliqué. Là, c’est beaucoup plus clément. Je viens de m’offrir un lever de soleil superbe avec un thé en terrasse. Il faut profiter de ces conditions de navigations parfaites. J’ai tout dessus, gennaker, trinquette et grand voile haute. Je vais entre 22 et 24 nœuds, la mer n’est pas bien installée pour aller très vite. Dans cette première phase du voyage, tu distilles les émotions du départ. J’ai des « flash-back », je revois des visages à Brest, là, je ne vais plus voir un seul visage pendant 57 jours. Malgré tout, j’adore partir pour me consacrer à une unique passion, c’est un beau symbole de liberté. »

Entrée en matière musclée pour Thomas Coville

Comme prévu, Thomas Coville a quitté le ponton du Port du Chateau à Brest ce matin et s’est dirigé vers la ligne de départ de son tour du monde en solitaire au large de Ouessant, le skipper du trimaran Sodeb’O a coupé celle-ci à 12h07’28 » heure dans un vent de Nord-Est de 20 à 25 nœuds, sous grand-voile à deux ris et « string » (petit gennaker).

Le skipper de Sodebo doit revenir couper la ligne à Ouessant avant le 28 mars à 1h40’34’’ afin de battre le temps de référence de Francis Joyon (Idec) qui est de 57 jours, 13 heures, 34 minutes et 6 secondes.

© Sea & Co

Les impressions du skipper avant son départ :

« Nous avons pris la décision de partir depuis deux jours et c’est suffisamment rare pour être apprécié. Partir est un moment très fort et d’en parler fait monter l’émotion. A Brest, il y a toujours du monde et même si vous partez à 4 heures du matin, il y a des gens pour y croire.
En 2008, j’ai fait 59 jours et il faut en faire moins de 57 jours et 13 heures pour battre le record. Je repars car j’ai la sensation que je suis capable de tourner autour de la planète en étant le plus rapide et pas seulement de faire le tour du monde.

Cela représente deux nouvelles années de travail et quatre ans de maturité d’un bateau que nous avons conçu pour cela. Mon principal trait de caractère est d’être pugnace, je me fais plaisir à aller au bout des choses, techniquement, physiquement et humainement.

Quand on parle d’aventure à terre, on n’aime pas ça car, dans notre métier, on essaie de prévoir l’aléatoire. Au moment du départ, on entre pourtant dans la vraie aventure, celle que l’on essaie de réduire mais que l’on va vivre malgré tout.

Je n’aurais pas accepté de repartir avec un bateau qui n’avait pas un potentiel supérieur pour réussir. Lorsque nous avons fait les routages théoriques après notre premier tour du monde et en perspective des évolutions apportées à Sodebo, c’était dans l’idée qu’avec le bateau que nous avons aujourd’hui et les mêmes conditions qu’en 2008, je pourrais aller plus vite que Francis Joyon.

L’émotion c’est de quitter mon monde de terrien pour redevenir un marin. Etre en éveil pendant 57 jours, avec un stress permanent lié à la vitesse, à l’environnement, c’est grisant même si nous allons dans un univers dans lequel nous sommes juste tolérés et quand vous êtes en symbiose avec la nature, c’est l’extase.

J’y vais parce que j’ai envie d’y aller, parce que j’ai besoin de retrouver un équilibre que je vais chercher. A l’intérieur de moi, là maintenant, je suis heureux et fier de le faire avec Sodebo.
Ce n’est jamais une routine de partir autour du monde.
Il y a sur le ponton, Michel Botillon (Mich’ Bot’) avec lequel j’ai réalisé mon premier Trophée Jules Verne (1997) et Jacques Caraès avec lequel j’ai fait mon second (2010). Il n’y a personne d’autre qu’un marin, pour juger un autre marin. Chaque tour du monde est unique et je vous raconterai celui-là à mon retour. »

Le 1er MOD sera mis à l’eau le 21 mars

Le 1er trimaran monotype de la série MOD 70 sera mis à l’eau à Lorient le 21 mars au pied de la Cité de la Voile Eric Tabarly. Ce trimaran est destiné à Steve Ravussin, initiateur de la série avec Franck David et Marco Simeoni.

Le baptême du multicoque aura lieu ke 25 mars et sera suivi en soirée par un son et lumière.

Les bateaux suivants seront livrés entre mai et octobre 2011, les engagés sont Steve Ravussin, Roland Jourdain sur Veolia Environnement, Michel Desjoyaux sur Foncia et un bateau pour le Gitana Team.

©Yvan Zedda / Sea&Co

Les rendez-vous MOD 2011-2012

Mars 2011 : Mise à l’eau du MOD 70 no 1 (Lorient)
Mai à octobre 2011 : Livraison des MOD 70 no 2 à no 4
Oct ou nov 2011 : Test-Match ( 4 MOD 70 en course exhibition)
Janvier à mai 2012 : Livraison des MOD 70 no 5 et no 6

Passage de l’Equateur pour l’équipage de Banque Populaire 5

L’équipage de Banque Populaire a vécu sa journée la plus lente depuis 6 jours hier, avec le passage du Pot au Noir, Pascal Bidégorry en sont sortis aujourd’hui retrouvant un régime de vent plus stable, avec en prime le passage de l’Equateur en 5 jours, 17 heures, 44 minutes, réalisant ainsi le second temps sur le tronçon Ouessant-Equateur.
Les extraits de la vacation :
Pascal Bidégorry : « C’est libératoire ! C’est toujours plus facile de faire du bateau quand il y a un peu de vent que quand il n’y en a pas du tout. Là on marche à 27 nœuds, on a entre 15 et 17 nœuds de vent. On est au vent de travers, avec la grand voile haute et le solent. Il y a encore quelques grains mais on est vraiment en train d’en sortir et je pense qu’on va bientôt trouver un ciel un peu plus établi, avec des nuages qui vont ressembler un peu plus à des alizés et un vent un peu plus stable. Ce qui est bien, c’est qu’on est dans le rythme. Maintenant, on n’en est qu’au début de l’histoire et on sait très bien qu’il y aura des moments d’euphorie parce qu’on aura un peu d’avance et des moments qui seront un peu plus délicats à vivre, parce qu’on aura du retard. Mais ça fait partie de la loi des records! »

Ce passage à niveau a sensiblement réduit l’avance du trimaran, avec ce soir et sur une route identique à celle de Groupama 3 une avance de 64milles.

Yann Guichard intègre l’équipe Alinghi

L’ancien skipper du Gitana Team va donc intégrer l’équipe suisse pour la saison 2011, Alinghi s’engagera sur deux circuits multicoques : les Extreme Sailing Series et le challenge  D35 (anciennement Challenge Julius Baër).

Le rôle de Yann Guichard au sein du team n’a pas été précisé, Tanguy Cariou avait été désigné barreur de l’Extreme 40 alors qu’Ernesto Bertarelli était traditionnellement à la barre du D35, le team a désormais trois barreurs pour deux catamarans.

Les Extreme Sailing Series débuteront à Oman dans quelques semaines (20 au 24 février), alors que le championnat D35 débutera en mai sur le lac Léman avant de rejoindre la Méditerranée en septembre (deux étapes françaises à Beaulieu et Antibes).

Au total, le calendrier 2011 d’Alinghi comprenrad 15 compétitions dans 10 pays sur une période de 11 mois.

Départ demain pour Thomas Coville

Thomas Coville a confirmé son départ pour le samedi 29 janvier à 9H00 pour un passage de ligne à Ouessant vers 12H00. Il s’élancera une nouvelle fois autour du monde pour tenter de battre le record de Francis Joyon.

Les routeurs prévoient un temps de passage à l’Equateur d’environ 7 jours, cette descente s’annonce musclée, comme l’explique le skipper du trimaran Sodeb’O : « Plus ou moins 7 jours dans un portant fort et soutenu, c’est viable mais physique en solo sur un multicoque de 32 mètres. Cela ne fait que 15 jours que nous sommes en stand-by à Brest. Nous sommes fin janvier et nous avons déjà eu deux fenêtres potentielles. Moins de trois mois après l’arrivée de la Route du Rhum, je suis heureux de saisir cette belle opportunité et de prendre le départ d’une nouvelle tentative de record autour du monde en solo ».

Le temps à battre :
Trimaran Idec, skippé par Francis Joyon, 19 janvier 2008
En 57 jours, 13 heures, 34 minutes et 6 secondes à la vitesse moyenne


200 milles d’avance pour Banque Populaire 5

Comme prévu, l’équipage de Banque Populaire 5 a été légèrement ralenti lors du passage d’une dépression au large du Cap Vert avec une vitesse qui a chuté entre 15 et 20 noeuds, le maxi trimaran progresse vers le Pot au Noir dans  un alizé modéré. Pascal Bidégorry et ses hommes ont une avance d’un peu plus de  200 milles sur le record de Groupama 3 après 4 jours de mer.
Les extraits de la vacation du jour :
Pascal Bidégorry : « La nuit dernière était super agréable parce qu’on avait davantage de vent. En moyenne avec le réchauffement des températures, les alizés ont tendance à se casser un peu la figure en milieu d’après midi et dès qu’arrive la tombée de la nuit. Dès que ça se rafraîchit un peu, tout ça se réactive. Du coup c’est plus agréable parce qu’on arrive à aller plus vite.On sait très bien qu’on est dans une partie délicate mais on fait avec ce qu’on a et on est bien content d’être là ! « 

Kévin Escoffier : « Cette nuit c’était vraiment superbe à barrer. C’était mer plate, le bateau était bien équilibré. On a eu jusqu’à 18 nœuds de vent donc ça glissait vraiment bien. On a eu une entrée en matière beaucoup plus virile, c’est bien ça a mis tout le monde dans le bain. Là on est content, on retrouve le soleil, ça permet à tout le monde de se reposer un petit peu. »

Jérémie Beyou : «  Le vent s’est calmé, on en a profité pour remettre la grande voile haute et le grand gennaker pendant la nuit. On a également re-matossé vers l’avant du bateau car on attend moins de vent par la suite. Dans l’ensemble le bateau se porte bien. Sinon, à bord, l’ambiance est bonne, on retrouve petit à petit nos marques mais pour l’instant on ne vit qu’avec notre quart, on ne fait que se croiser avec le reste de l’équipage. Comme le beau temps est là et que le vent à tendance à mollir un peu, nous pouvons nous reposer et profiter un peu. « 

USA 17 de retour aux Etats Unis

L’équipe Oracle Racing, defender de l’America’s Cup, a  confirmé aujourd’hui le retour du trimaran à aile rigide aux Etats Unis.

Le multicoque quittera Valence dans les jours qui viennent pour un voyage retour vers la Côte Est des Etats Unis (à San Francisco), pour l’instant, le bateau sera seulement rapatrié, un éventuel programme de navigations pourrait être dévoilé plus tard, l’équipe se concentrant sur la prochaine Coupe de l’America.

Du côté d’Auckland, la phase d’essais se poursuit sur le premier AC45, le maniement et la manutention de l’aile ne semble pas poser de problème à l’équipe sur place.

© Gilles Martin-Raget

Par ailleurs, le directeur de course a confirmé les dates de la Louis Vuitton Cup et de l’America’s Cup :

Louis Vuitton Cup:  13 Juillet – 1 Septembre 2013
America’s Cup Match (Finals):  7-22 Septembre 2013

Banque Populaire en avance aux Canaries

L’équipage du trimaran Banque Populaire 5 s’est élancé samedi midi à l’assaut du Trophée Jules Verne. Les deux premières journées de ce record ont été à l’avantage du trimaran géant par rapport à son adversaire virtuel Groupama 3, avec une avance de 177 milles au large des Canaries.

Banque Populaire 5 a compté jusqu’à 270 milles d’avance hier, grâce à une route directe et des vents soutenus (jusqu’à 40 noeuds), alors que Groupama 3 avait du multiplier les empennages au large du Cap Finistère, cette entrée en matière réussie a cependant été musclée, comme l’expliquait le skipper Pascal Bidégorry :  » Nous avons eu droit à une entrée en matière un peu costaud, avec jusqu’à 47 nœuds de vent dans une mer forte et courte en approche du Cap Finisterre. On a barré au dessus de 40 noeuds, il faut faire attention à ces vitesses-là ! Nous avons dû mettre tout le matos à l’arrière, il a même fallu mettre un peu de ballastes derrière, car le bateau avait tendance à planter un peu comme sur le record de la Méditerranée. C’était un peu tendu cette nuit, mais nous avons bien fait nos manoeuvres. »


L’équipage a pu conserver un flux soutenu aujourd’hui, le premier passage « difficile » s’annonce au niveau des îles de Cap Vert, les explications du skipper : « ça va un peu mollir en début de soirée mais nous devrions garder 18 nœuds de vent. On va avoir un premier empannage à faire dans le contournement de la dépression et une fois que le vent aura bien basculé, nous aurons un nouvel empannage. La transition au niveau du Cap Vert va être délicate. On va avoir des vents assez faibles. Je suis plus optimiste (concernant le passage de l’Equateur) qu’il y a 24h avec des fichiers qui étaient alarmants. Pour l’heure, à mon avis l’ETA à l’Équateur va tourner autour de 6 jours ».