Premier vol pour l’AC45 Test de Groupama Team France

Le communiqué de presse de Groupama Team France :

35000 heures de construction et quasi autant en terme de réflexion au sein du design team, et voilà le catamaran prototype qui vole avec 10 nœuds de vent. Au portant d’abord, puis au près, les coques se sont surélevées, portées simplement par les appendices : 2 foils en L et 2 safrans en T. Majestueux !

C’est avec de grands sourires que l’ensemble de l’équipe Groupama Team France est rentré au ponton en cette fin d’après-midi après cinq heures sur l’eau au large de Lorient.

Lors d’une première journée de navigation, il n’est pas question de contraindre massivement et immédiatement la structure. Aussi l’équipage a progressivement augmenté le rythme à bord du Class AC Test.

Le semi-rigide remorquant le bateau dans un premier temps, a fini par larguer le bout pour laisser le prototype « designé » par le bureau d’étude de Groupama Team France s’exprimer. Les premiers bords timides ont vite cédé la place à une navigation plus assurée ; une heure plus tard, les coques décollaient au-dessus de l’eau. Seule ombre au tableau, la confirmation de la mauvaise santé du foil bâbord qui s’est abîmé durant cette première sortie. Mais l’équipe menée par Franck Cammas avait anticipé et mis en construction un autre appendice.

©Eloi Stichelbaut/Groupama Team France

Franck Cammas : « C’était extra ! Groupama Team France est un bateau sain. Il y a beaucoup de systèmes à gérer à bord, notamment autour de la barre ; mais c’est assez simple. Aujourd’hui il y avait 10 nœuds de vent et on a volé. Seul le foil qu’on savait d’ores et déjà endommagé suite aux tests de rupture, a comme prévu eu une durée de vie très brève. Mais on a anticipé la construction d’un nouvel appendice.
La journée est très positive, étourdissante ! »

Martin Fischer, responsable Design Team : « Le Class AC Test a bien volé. Il est très stable au portant et au près l’angle est correct ! Quant au fonctionnement des systèmes, c’est encore mieux que ce qu’on espérait ! A part le foil, mais nous n’avons pas été surpris, cette première sortie s’est très bien passée. »

Le Class AC Test Groupama Team France va poursuivre les entrainements pendant encore cinq mois avant de se transformer en Class AC avec des coques plus longues de 1,5 mètres et prendre le chemin des Bermudes.

Les néo-zélandais vainqueurs de la Youth America’s Cup

Les deux jeunes équipages néo-zélandais ont brillé sur cette première édition de la Red Bull Youth America’s Cup. La compétition s’est déroulée sur quatre jours et  a offert des régates en flotte spectaculaires pour le public, dix équipes étaient engagées.

L’accès au podium a été très disputé, les français de Next World Energy Team avait bien commencé la compétition, mais ont finalement eu plus de difficultés lors des dernières manches. Le podium étaient encore accessible pour eux après deux journées de course, 7 équipages se tenant en 3 points, mais les français ont du revoir leur ambition à la baisse sur la fin de cette Youth America’s Cup. Qui plus est la dernière régate n’a pas été disputée pour cause de vent trop fort sur le plan d’eau.

Au final New Zealand Sailing Team with Emirates Team New Zealand  s’impose, devant la seconde équipe kiwi de Full Metal Jacket (NZL) et les Portugais de ROFF/Cascais Sailing Team.

L’équipage suisse termine au pied du podium, à un point de l’équipage portugais, les français de Next World Energy Team terminent à la huitième place.

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

Classement final de la Red Bull Youth America’s Cup (Après sept courses sur huit, la dernière ayant été annulée en raison du vent dépassant la limite maximale de 18 nœuds) :

1. NZL Sailing Team with Emirates Team New Zealand (NZL) 2-RDG-7-3-1-1-4 – 57 points

2. Full Metal Jacket Racing (NZL) 7-1-4-6-6-3-5 – 45 points

3. ROFF/Cascais Sailing Team (POR) 3-6-1-8-8-5-2 – 44 points

4. Team TILT (SUI) 8-5-2-2-9-7-1 – 43 points

5. American Youth Sailing Force (USA) 1-7-3-5-7-4-8 – 42 points

6. Swedish Youth Challenge (SWE) 6-2-9-1-4-6-10 – 39 points

7. Objective Australia (AUS) RDG-10-6-10-2-3 – 38 points

8. Next World Energy (FRA) 4-4-8-4-5-9-6 – 37 points

9. All In Racing (GER) 5-8-5-9-3-8-9 – 30 points

10. USA45 Racing (USA) 9-9-10-7-10-10-7 – 15 points

Lucien Cujean, skipper de Team Tilt « Nous sommes déçus de ne pas avoir pu naviguer cette dernière manche, mais le résultat final et cette dernière victoire sont vraiment exceptionnels pour nous. Les neufs autres équipes avaient à leur bord des navigateurs chevronnés, nous avons réussi à naviguer à leur niveau et en sommes très fiers. Ces quatre jours de compétition ont été les plus beaux de ma carrière vélique, aux côtés d’une équipe formidable. Nous en sortons tous grandis, avec une expérience vraiment utile pour la suite de nos carrières »

 

Antoine Mermod, team manager de Next World Energy : « C’est vraiment dommage que la dernière manche ait été annulée, parce qu’on était encore une fois dans une bonne dynamique. Le bateau kiwi était au-dessus de tout le monde et mérite largement, largement sa victoire. Mais derrière lui, c’était une énorme bagarre pour les places de 2e à 10e. Nous n’avons pas démérité, on peut être fiers de ce qu’on a fait je pense… On a bien navigué, fait plein de belles choses. Il a manqué parfois de la réussite et de la lucidité – c’est vrai – mais à l’inverse, on s’est bien sortis parfois de situations compliquées. Nous sommes forcément frustrés du résultat, mais nous avons vécu une super expérience. On a bien bossé en prenant plein de plaisir, autant no! us les coaches que les jeunes ! Vivement qu’on puisse repartir en AC45 ! « .

 

 

Arthur Ponroy, skipper de Next World Energy : « On prend un super départ, on fait plus de la moitié de la course dans les trois premiers et au final on se fait avoir un peu bêtement en choisissant la mauvaise bouée. On perd comme ça trois petits points qui nous flinguent le classement général. C’est un peu dommage… A chaud, comme ça juste après la régate, c’est dur à encaisser côté résultat comptable, car nous étions capables de faire beaucoup mieux. En revanche naviguer ici, entourés d’une équipe comme celle d’Energy Team et avec le soutien des gens de Next World Energy, c’est évidemment génial… »

 

 


Tricherie lors des America’s Cup World Series ?

L’équipe américaine et defender de l’Amaerica’s Cup, Oracle Team USA, s’est retiré à titre rétroactif des America’s Cup World Series courus la saison dernière.

En effet, des mesures effectuées par America’s Cup Race Management, ont mis en évidence un poids anormal des trois AC45 alignés par Oracle Team USA (les deux d’Oracle Team USA et celui de Ben Ainslie), ces mesures ont été faites avant la Youth America’s Cup qui aura lieu en septembre, cette compétition réservée aux jeunes équipages ayant pour support le catamaran monotype à aile rigide utilisés sur les ACWS.

Selon l’équipe américaine, une enquête interne a révélé une modification concernent l’ajout de lest au niveau de la martingale grâce à une résine, il semble que tous les AC45 du team américain (les deux bateaux Oracle utilisés lors des ACWS, celui de Ben Ainslie, et les deux autres catamarans ayant servi de plate forme pour le développement des dagger foils). Ces modifications auraient été faites par plusieurs membres du shore team et un membre de l’équipe navigante.

Ben Ainslie a tenu à souligner  que son AC45 avait été préparé par les Américains avant l’arrivée du skipper britannique, qui ignorait complètement la non-conformité de son multi.

© ACEA / photo Gilles Martin-Raget

L’équipe néo-zélandaise a vivement réagi, estimant que ces faits révélaient d’une tricherie de la part du defender et pas de modifications effectuées à l’insu du reste de l’équipe, comme le prétend le communiqué de presse américain.

Il semble en effet difficile de croire que des membres de l’équipe technique et navigante d’Oracle aient pris l’initiative de modifier cinq AC45 sans en référer au reste du team et que cette modification soit passée inaperçue au sein de la base.

 

 

Le point sur les America’s Cup World Series de Naples

Les équipages des AC45 se sont retrouvés sur le plan d’eau de Naples mercredi pour le premier événement de la saison 2012.

Cette première journée a été consacrée à des courses en flotte, qui entrent également en jeu pour la détermination des duels en match race. Le format a été un peu simplifié par rapport à 2011, mais reste toujours relativement flou avec une alternance de courses en flotte, de match race et de speed tests, comptant pour différents classements. Vous pouvez retrouver le programme de cet Act ici.

Canal + a signé un accord de diffusion de l’intégralité du circuit de la 34ème America’s Cup, de la Louis Vuitton Cup et des étapes des America’s Cup World Series avec l’organisation,  sa chaine Canal + Sport diffuse donc en intégralité les différentes régates en direct.

Cet accord a pour effet de priver une grande partie des amateurs de voile de ces événements puisque le flux direct accessible jusqu’ici sur YouTube est désormais indisponible, tout comme les résumés des différentes journées de régates, désormais exclusivement réservés aux abonnés Canal +, obligeant les internautes à se cacher derrière des proxis étrangers afin d’accéder à ce contenu vidéo…

Cette première journée de régates a été animée, avec un fort clapot et des rafales à 25 noeuds, offrant un beau spectacle au public venu nombreux. La première manche été menée de bout en bout par James Spithill sur Oracle Racing suivi par Artemis, l’équipage de  Terry Hutchinson effectuait un passage de la dernière marque catastrophique avec un manque à virer suivi d’un enfournement et d’un chavirage, ce qui permettait à Energy Team, auteur d’une belle remontée suite à une pénalité dans la phase de pré-départ, de prendre la 2nd place de cette manche.

China Team, mené par Fred Le Peutrec était contraint d’abandonner suite à un problème d’aile, comme l’expliquait le barreur :
« Nous avons abîmé l’arrière de notre aile sur une bonne hauteur. Je ne sais pas comment s’est arrivé, un problème de compression dans les vagues peut-être. Les techniciens termineront les réparations vers 22h00 ce soir. C’est sûr que pour une première journée, les conditions étaient un peu violentes ! J’aime la brise mais nous n’avons navigué que six jours ensemble donc c’est encore très juste. C’est un équipage jeune et motivé, je suis sûr que cela va venir rapidement. »

Le podium de cette manche était complété par L’équipage d’Emirates Team New Zealand, toujours très constant quelque soit les conditions. Team Korea se plaçait 4ème devant Oracle Racing Bundock et les deux Luna Rossa, peu à l’aise dans ces conditions.

La seconde course était réduite à deux tours avec trois bateaux non partants : Artemis suite à son chavirage qui a très largement endommagé l’aile (panneau supérieur désolidarisé de la partie avant, carénage de la partie en grande partie détruit), China Team suite à l’avarie sur l’aile et Oracle Racing Bundock, après une avarie de coque (fissure de 20cm).

Cette manche était remportée par Dean Barker et l’équipage d’ETNZ, suivi de Team Korea et d’Oracle Racing Spithill. Yann Guichard s’offrait une satisfaisante quatrième place pour Energy Team, les deux Luna Rossa fermaient de nouveau la marche dans ces conditions musclées.

ETNZ et Oracle Racing Spithill pointaient donc en tête à égalité de points avec une victoire et une 3ème place, Energy Team et Team Korea se partageant la troisième place avec leurs secondes et quatrièmes places, suivis des Luna Rossa, Oracle Racing Bundock et d’Artemis Racing et China Team.

Les réactions des skippers à l’issue de cette première journée :

Yann Guichard (FRA), skipper, Energy Team (FRA) :
« C’était clairement des conditions de survie à bord. J’ai dis aux garçons que si nous nous appliquions sur les manœuvres, nous pourrions accrocher de bonnes places et je suis super content d’eux. C’était la première fois que je barrais le bateau dans ce type de conditions, surtout dans cette houle car le vent était moins compliqué à gérer que la mer. Il ne fallait pas aller trop vite, surtout au près, car on soulevait la coque jusqu’au safran. Nous étions à la limite des conditions de navigation pour ces bateaux. Il fallait bien se tirer de cette journée et c’est ce que nous avons fait. Demain, c’est le retour de conditions familières avec un vent plus léger, il fallait donc se démarquer aujourd’hui. »

Dean Barker (NZL), skipper, Emirates Team New Zealand (ETNZ) :
« Il ne faut pas se plaindre de courir dans de telles conditions car c’est vraiment excitant. C’est évidemment terriblement éprouvant pour les bateaux et les équipages. L’objectif du jour était de revenir à quai en un seul morceau, ce que nous avons fait et, en plus, nous sommes bien classés. »

Terry Hutchinson (USA), skipper, Artemis Racing (SUE) :
« C’était un équilibre à trouver entre la régate et la prise de risques. Je n’avais pas le sentiment de nous avoir mis dans une situation délicate mais nous nous sommes retrouvés sur le flanc…très frustrant. Tout allait bien, les deux coques plantaient mais nous restions en sécurité quand, d’un seul coup, l’une de nos étraves a plongé et disparu. Par chance, personne n’est blessé mais notre aile est très abîmée, complément cassée même. J’espère qu’il y en a une de rechange par ici, peut être que nous utiliserons celle d’Aleph où une qui ne sert pas. C’est une profonde déception, le bateau était si bien préparé et nous étions si à l’aise en entrainements, c’est difficile à accepter. »

Darren Bundock (AUS), skipper, ORACLE Racing Bundock (USA) :
« Malheureusement, nous n’avons couru qu’une seule manche aujourd’hui. Nous avons eu un problème sérieux sur la première course. L’une des coques s’est fissurée, avec un crac de 20 centimètres de long qui part du capot du pont. C’est seulement causé par le martèlement des vagues sur les bords de près. Nous avons une équipe à terre fantastique qui va travailler dur pour que nous puissions régater demain.  Depuis le rivage, les vagues ne semblaient pas si grosses mais une fois dehors, la houle était forte, ralentissant d’ailleurs les bateaux même si le vent était correct. »

Jeudi était le premier jour de match racing, dans un vent d’une dizaine de noeuds ; dans ces duels, Artemis Racing se qualifiait facilement face à China Team, l’équipe suédoise a semble-t-il acheté l’aile d’Aleph, qui s’est retiré du circuit, afin de poursuivre la compétition.

Deux quarts de finale ont également été couru, au cours desquels Luna Rossa Piranha battait sur le fil Team Korea (4 secondes) et ORACLE Racing Bundock créait la surprise en venant à bout d’ORACLE Racing Spithill.

Le comité lançait ensuite deux manches en flotte, qui voyait ETNZ s’imposer sur ces deux régates, les deux équipages de Luna Rossa brillaient à domicile avec une seconde et une troisième place pour Luna Rossa Piranha et une troisième position pour Luna Rossa Swordfish sur la deuxième manche du jour. Du côté des contre performances, James Spithill ne se classait que 7ème et 4ème, alors qu’Energy Team ne réussissait à faire mieux que 8ème et 4ème. China Team fermait la marche avec des dernières places, logique avec un équipage novice sur ce catamaran AC45.

©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget

Les réactions des skippers à l’issue de cette seconde journée :

Yann Guichard (FRA), skipper, Energy Team (FRA) :
“J’ai été moins inspiré,” admet Yann Guichard. “Dans ces conditions légères, les équipes savent à quel point les départs comptent. Nous avons été couverts par deux bateaux OCS (départs volés) sur la première manche puis, sur la seconde, nous étions presque tous trop tôt sur la ligne mais il faut lancer le bateau en même temps que les autres et là, avec les systèmes de positionnement, il n’y a pas de ‘pas vu, pas pris’, cela peut se jouer à moins d’un mètre.”

Paul Campbell-James (GBR), skipper, Luna Rossa Sworsfish (ITA) :
« Nous avons vraiment pris du plaisir, réussissant à rester devant nos co-équipiers. En début de semaine, vous m’auriez dit que l’on se classerait seconds, j’aurais signé. Si nous n’avions pas fait une petite erreur au départ, nous aurions pu nous battre pour la victoire de la première manche. Chris et moi, nous sommes de bons amis depuis longtemps. Il a beaucoup d’expérience sur ces bateaux et nous aide beaucoup mais nous aimons penser que nous le poussons en match race et sur les entrainements en général. »

Chris Draper (GBR), skipper, Luna Rossa Piranha (ITA) :
« Ce vent correspond plus à celui pour lequel nous nous étions préparés. Les gars ont super bien navigué et pris de bonnes options sur le parcours. Je ne leur ai pas offert les meilleurs départs mais Bruni (Francesco, tacticien) a fait un super job pour nous permettre de remonter la flotte. Un grand contraste avec hier. Nous avons beaucoup à faire pour nous améliorer mais c’est un bon début. Le public a été génial, c’était impressionnant d’entendre la foule crier lorsque nous nous sommes approchés des quais. »

Darren Bundock (AUS), skipper, ORACLE Racing (USA) :
« Nous avons bien commencé la journée sur le match race contre Jimmy (Spithill), le vainqueur de l’America’s Cup ! Repartir avec son scalpe est plutôt bien d’autant que cela nous pousse en demi-finale. Les courses en flotte n’ont pas tourné en notre faveur avec une pénalité sur le premier départ et un OCS sur le second. Nous allons analyser tout cela ensemble pour comprendre ce qu’il se passe. »

Au classement général provisoire des courses en flotte, ETNZ prenait les devants avec 9 points d’avance sur Oracle Racing Spithill. Chris Draper sur Luna Rossa – Piranha pointait en troisième place avec 27 points devant Team Korea avec le même total et Energy Team, cinquième avec 25 points.

Vendredi, le comité de course a décidé de lancer les courses en flotte avant de reprendre les quarts de finale du match race en fin de journée.

La première manche en flotte est brillamment remporté par Energy Team qui mène de bout en bout, et résiste à la pression d’Oracle Racing Spithill qui termine à 10 secondes du catamaran français, Emirates Team New Zealand termine à une décevante 8ème place de cette régate dans des vents instables d’une dizaine de noeuds.

La seconde manche sera moins favorable aux français qui écopent de nouveau d’une pénalité pour un départ anticipé, et terminent 7ème après une belle bataille en milieu de peloton. C’est ETNZ qui s’impose devant Oracle Racing Spithill et les deux Luna Rossa.

ETNZ conserve donc son leadership sur le classement flotte, Spithill revient à seulement 5 points des néo-zélandais,  Luna Rossa – Piranha se classe en troisième position devant Team Korea et Energy Team.

Au cours du troisième quart de finale Artemis Racing bat Emirates Team New Zealand qui termine seulement à la 8e du Match Racing Championship.
Luna Rossa Swordfish battait Energy Team après un beau duel, reléguant l’équipe française en 5e du Match Racing Championship
Les deux équipes victorieuses s’affronteront donc dans la demi-finale 1.

Aujourd’hui le comité de course a annulé les régates du fait d’un vent fort, 25 noeuds établis avec des rafales à 35 et de nouveau un fort clapot.

La compétition reprendra donc demain à Naples pour clôturer cette première épreuve de l’année.

Artemis teste une aile sur l’ex Gitana 12 ; Fred Le Peutrec en AC 45 ?

  • Une aile rigide, semblable à celle qui sera utilisée sur les catamarans AC 72 lors de la prochaine coupe de l’america a été grée pour la première fois hier sur l’ancien 60′ ORMA Gitana 12 ; l’équipe suédoise Artemis a largement modifié le trimaran qui mesure désormais 72′, et a déjà testé plusieurs configurations d’appendices (foils). Le multicoque devrait effectuer les premiers tests dynamiques dans les jours à venir. Thierry Fouchier, détenteur de la 33 ème America’s Cup sur USA-17 intègre l’équipe suédoise, qui pourra profiter de son expérience sur le réglage de l’aile. La photo du trimaran avec l’aile à voir sur Vsail.
  • L’équipe China Team va choisir un nouveau skipper pour son AC 45 dans les jours à venir après plusieurs changements à ce poste lors des America’s Cup World Series 2011, deux candidats ont été retenus,  Fred Le Peutrec et le  Néo-Zélandais Phil Robertson, spéciliste du match racing. Les deux marins vont s’entraîner sur les catamarans M2 à Sanya pour déterminer lequel des deux mènera l’équipage lors des prochaines étapes des AC 45 à Naples.

Emirates Team New Zealand s’impose en match race, Oracle Racing Spithill en flotte

Vendredi et samedi, le plan d’eau de Pylmouth accueillait les duels comptant pour le Match Race Championship.

Aleph ouvrait le bal face aux Espagnols de Green Comm en quarts de finale, Bertrand Pacé et ses hommes effectuaient un bon départ, et établissaient une bonne tactique, jusqu’au dernier bord, où le gennaker passe à l’eau, ce qui permet à l’équipage espagnol de passer le catamaran français et de s’offrir une victoire.

Team Korea s’offrait facilement China Team lors du second quart, pour le troisième, Oracle Racing Spithill était également large vainqueur face à Green Comm.

James Spithill  devra s’incliner face à Chris Draper lors du quatrième quart. A la barre du bateau coréen, le Britannique s’accroche à son adversaire et repasse en tête à la fin du premier bord portant, le vent monte à 20 noeuds avec une mer qui s’agite, le Defender frôle le chavirage à la seconde marque sous le vent. Draper s’envole vers la victoire.

Le cinquième quart opposait Energy Team et Team Korea, Loïck Peyron signe un bon départ, enroulant la première marque en tête mais très vite Team Korea choisit le bon côté du plan d’eau et navigue avec une voile d’avant plus adaptée, permettant à l’équipage « coréen » de prendre la tête et de remporter le match.

La première demi-finale opposait Russell Coutts à Dean Barker au meilleur de trois manches. Sur le premier départ, une petite collision entraine une pénalité pour Russell Coutts qui part en retrait mais remporte la manche. Barker gagne ensuite la seconde et la dernière manche, s’offrant une place en finale.

Samedi, Chris Draper élimine Terry Hutchinson, en demi-finale. Team Korea a de nouveau gagné la première manche sur le dernier portant, lors de la seconde Artemis écope d’une pénalité pour être entré trop tôt dans la zone de pré départ, l’équipage de Terry Hutchinson réparait dès le départ lancé et revenait au contact dès le premier près mais cédait sa place de leader, malgré un seperbe retour, Team Korea s’imposait avec 15 secondes d’avance et s’offrait une finale face à ETNZ.

James Spithill survolait  son duel face à Loïck Peyron pour la 5e place. Lors du pré départ, Oracle loffe Energy Team qui s’arrête. Peyron et son équipe cravachent pour revenir avec quelques plantés spectaculaires. L’équipage américain s’impose avec plus de 2min 45′ d’avance.

Sur les deux autres petites finales, les Chinois passent la ligne devant Green Comm Racing mais sont disqualifiés pour avoir enroulé une bouée à l’envers. Et dans celle pour la troisième marche du podium, Coutts revanait au contact d’Artemis Racing sur le dernier près, mais écopait d’une pénalité après être sorti du cadre, offrant la victoire à Artemis.

©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

La finale opposait donc les Kiwis à Team Korea (composé de quatre britanniques et un néozélandais. Dean Barker empoche les deux points d’affilée face à Chris Draper, qui a offert une belle résistance à l’équipage d’ETNZ qui remporte donc ce championnat de Match Racing de PLymouth.

Les réactions des skippers :

Loïck Peyron (FRA), skipper/barreur, Energy Team (FRA) :
« Perdre contre une grande équipe ne me pose pas de problème si c’est avec panache mais là, nous avons fait tout ce qu’il ne fallait pas. Mauvais timing, nous avons coincé la bastaque dans l’aile, planté par deux fois, failli nous prendre une bouée. Il y a des journées sans. Les régates en flotte semblent mieux nous réussir, attendons donc demain. »

Chris Draper (GBR), skipper/barreur, Team Korea (KOR) :
« Nous avons fait quelques erreurs sur la première manche en finale et nous nous en sommes bien tirés sur la suite mais ETNZ n’a jamais trébuché. Nous avons beaucoup appris à Cascais et depuis. Nous sommes très heureux d’avoir su bien appliquer cela tous ensemble, espérons juste qu’il nous reste encore un peu d’énergie demain. »

Terry Hutchinson (USA), skipper/barreur, Artemis Racing (SUE) :
« Nous sommes déçus d’avoir perdu nos deux matchs contre Team Korea alors que nous menions à chaque fois à la marque sous le vent et malgré nos meilleurs efforts nous n’avons pas pu nous imposer. Nous avons le cerveau encore un peu encombré, nous pensons encore comme à la vieille école alors que nous devons être plus instinctifs. »

Dean Barker (NZL), skipper/barreur, Emirates Team New Zealand (NZL) :
« Dure journée de bureau ! Après avoir observé Team Korea en demi-finale nous savions que c’était une équipe difficile à battre. Nous avons pu prendre deux fois l’avantage au départ mais ils sont revenus à chaque fois, nous donnant du fil à retordre. Nous sommes contents de gagner en match race après notre défaite de Cascais (face à Spithill) et ce serait bien de faire le doublé demain. Quel public ici, c’est vraiment génial. »

Loïck Peyron (FRA), skipper/barreur, Energy Team (FRA) :
« Perdre contre une grande équipe ne me pose pas de problème si c’est avec panache mais là, nous avons fait tout ce qu’il ne fallait pas. Mauvais timing, nous avons coincé la bastaque dans l’aile, planté par deux fois, failli nous prendre une bouée. Il y a des journées sans. Les régates en flotte semblent mieux nous réussir, attendons donc demain. »

Chris Draper (GBR), skipper/barreur, Team Korea (KOR) :
« Nous avons fait quelques erreurs sur la première manche en finale et nous nous en sommes bien tirés sur la suite mais ETNZ n’a jamais trébuché. Nous avons beaucoup appris à Cascais et depuis. Nous sommes très heureux d’avoir su bien appliquer cela tous ensemble, espérons juste qu’il nous reste encore un peu d’énergie demain. »

Terry Hutchinson (USA), skipper/barreur, Artemis Racing (SUE) :
« Nous sommes déçus d’avoir perdu nos deux matchs contre Team Korea alors que nous menions à chaque fois à la marque sous le vent et malgré nos meilleurs efforts nous n’avons pas pu nous imposer. Nous avons le cerveau encore un peu encombré, nous pensons encore comme à la vieille école alors que nous devons être plus instinctifs. »

Dean Barker (NZL), skipper/barreur, Emirates Team New Zealand (NZL) :
« Dure journée de bureau ! Après avoir observé Team Korea en demi-finale nous savions que c’était une équipe difficile à battre. Nous avons pu prendre deux fois l’avantage au départ mais ils sont revenus à chaque fois, nous donnant du fil à retordre. Nous sommes contents de gagner en match race après notre défaite de Cascais (face à Spithill) et ce serait bien de faire le doublé demain. Quel public ici, c’est vraiment génial. »


CLASSEMENT FINAL DU PLYMOUTH MATCH RACING CHAMPIONSHIP

1. Emirates Team New Zealand
2. Team Korea
3. Artemis Racing
4. ORACLE Racing Coutts
5. ORACLE Racing Spithill
6. Energy Team
7. Green Comm Racing
8. China Team
9. Aleph

Dimanche, les équipages se retrouvaient sur le plan d’eau pour une course en flotte pour le Plymouth Fleet Racing Championship (course comptant pour le championnat AC 45), les conditions étaient musclées avec 30 noeuds de vent et une mer qui se formait.

Lors du pré-départ, Team Korea évite de justesse un chavirage, le catamaran se retrouve arrêté suite à cet incident, Loïck Peyron dans le sillage des coréens évite la collision mais chavire, l’équipe technique intervient rapidement et peut redresser le bateau français avant le départ de la manche, avec cependant le haut de l’aile endommagé.
Au même moment, Aleph vient de toucher Green Comm (ESP) avec une étrave, collision sans gravité mais quelques mètres plus loin c’est l’étrave tribord d’Artemis Racing qui passe violemment sous la coque bâbord du catamaran l’Espagnol. Les bateaux restent enchevêtrés quelques minutes, Green Comm abandonne, son skipper étant légèrement blessé, Artemis parvient à repartir avec une étrave qui se délamine.

Au coup d’envoi, seuls Spithill, Coutts et Barker s’élancent au coup de canon. Team Korea, Aleph, China Team et Energy Team partent en second rideau devant Artemis.

Le bateau chinois se retourne dans une rafale avant le passage de la première bouée. Là aussi, le bateau est rapidement remis sur ses deux flotteurs et China Team peut continuer sa course, loin derrière les leaders.

©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

Dans le pelotonde tête, la course était très disputée ORACLE Racing Coutts menait d’une courte tête devant James Spithill. Ce dernier réussit à reprendre la main au passage de la bouée au vent mais écopait d’une pénalité, réalisée immédiatement, Spithill revenait malgré tout et creusait l’écart sur les deux derniers bords tandis que Emirates Team New Zealand s’intercalait à la seconde place.

L’équipage de Bertrand Pacé (Aleph) effectuait une course prudent, contrôlant Team Korea et s’offrant une encourageante quatrièmeplace devant Team Korea. Energy Team termine 6ème devant China Team qui termine 9 minutes 54 après le vainqueur (et donc 6 secondes avant le temps limite), Artemis Racing chavire sur le dernier près et ne terminera pas la course.

Au classement America’s Cup World Championship, ETNZ mène avec 4 points d’avance sur Oracle Racing Spithill, Oracle Racing Coutts et Artemis sont 3ème ex-aequo, devant Team Korea, les deux équipes françaises sont également ex-aequo en 6ème position devant China Team et Green Comm Racing.

Interview de Tanguy Cariou (Alinghi)

© lloyd Images

Tanguy Cariou, tacticien du D35 et skipper de l’Extreme 40 Alinghi a accepté de répondre aux questions de Voile-Multcoques, concernant le début de saison de l’équipe suisse sur les deux circuits multicoques sur lesquels le team est engagé (Vulcain Trophy et Extreme Sailing Series).

Voile-Multicoques.com : Tu navigues depuis 2007 sur le D35 Alinghi, en tant que tacticien. Quelles sont les particularités du Lac Léman, ce lieu de régates assez particulier ?

Tanguy Cariou : Même si le lac est grand, les vents sont très instables et les prévisions difficiles.
On a soit l’influence des  flux d’ouest lorsque des perturbations océaniques attaquent la façade atlantique et traversent toute la France, soit un vent de nord Est quand il y une influence thermique.
Le petit lac (entre Yvoire et Genève) est en théorie la partie la plus ventée du plan d’eau.
Les conditions sont assez particulières avec des vents changeants en direction et en intensité. Il faut donc être opportuniste, les régates ici ne sont jamais jouées avant la ligne d’arrivée !

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Alinghi a toujours terminé sur le podium du championnat de Decision 35. Vous pointez en 3ème position du classement provisoire (après le Bol d’Or), quels sont vos adversaires les plus redoutables ?

A l’heure actuelle ce sont principalement les équipages qui viennent de l’étranger. Ces équipes sont structurées et organisées, et possèdent des moyens techniques et humains importants, comme Foncia et Artemis.
Le CER, le centre d’entrainement à la régate de Genève, effectue sa première saison sur le circuit, mais a également une approche très professionnelle, ils naviguent avec envie et passion, ce qui fait d’eux des concurrents redoutables.
Le Challenge s’est peu à peu professionnalisé, à quel niveau le situes-tu par rapport à un circuit international tel que les Extreme  Sailing Series sur lequel est également engagé Alinghi ?

Ces deux championnats sont assez difficiles à comparer, car les concepts sont différents.
Le D35 est un catamaran monotype mais les équipes peuvent travailler sur les voiles en respectant la jauge et un nombre de boutons par an contrairement à l’Extreme 40 où l’ensemble bateau et voiles est monotype.
Le travail de développement sur les voiles des D35 est donc important, nous disposons de plusieurs gennakers (creux, plats) même si nous ne pouvons en embarquer qu’un sur le bateau, d’un code 0, de solents.

Mais la plus grosse différence est qu’un manche de D35 dure 45 minutes à une heure, alors qu’une manche d’Extreme 40 ne dépasse pas 7 à 15 minutes. Au niveau intensité l’Extreme 40 est assez proche du match racing, le D35 est un peu plus proche d’une régate conventionnelle.

Pour faire une comparaison avec le ski,  le D35 est un slalom géant avec un parcours dans l’axe, une piste et des skis bien préparés, l’Extreme 40 serait plus du boardercross, avec une piste plus « surprenante ».

 Les D 35 naviguent depuis sept ans dans un cadre monotype, reste-t-il des améliorations possibles à apporter au catamaran, ou s’oriente-t-on vers un changement de classe ?

Sur les cinq dernières années, le bateau a peu évolué, il pourrait bien sûr être « relooké » avec des grands voiles à cornes, des lignes plus tendues à l’avant, ce qui améliorerait les performances.
Mais il faut conserver le compromis entre performances sportives et contraintes économiques. Jusqu’ici le circuit se portait bien, le nombre de bateaux est passé de 12 en 2010 à 10 réguliers cette saison, le circuit se déplacera en Méditerranée, je ne sais pas si les dix seront présents pour ces deux dernières étapes.
Il faudra suivre l’évolution, voir si le relookage apporterait une nouvelle vie à la classe ou si il faut continuer sur ces bateaux avant d’envisager un nouveau circuit.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Deux étapes du Vulcain Trophy seront courues en Méditerranée en fin de saison, cette nouveauté peut-elle changer la donne par rapport à un championnat classique couru exclusivement sur le Léman ?

Complétement, l’intérêt de ce circuit est de courir sur des multicoques très pointus à régler, très performants, dans des conditions très changeantes sur le lac ; sur ces plans d’eau ouverts en Méditerranée, nous allons probablement rencontrer des vents plus réguliers, des conditions plus stables. Au niveau tactique les possibilités seront peu être un peu plus limitées, nous pouvons aussi imaginer  des manches avec plus de vagues, ce qui sera probablement difficile sur ces bateaux. La découverte sera probablement intéressante, il faudra ensuite en tirer les conclusions à la fin de la saison.

Quel a été le programme d’entrainement d’Alinghi avant le début du Vulcain Trophy ?

L’équipe est constituée des mêmes personnes depuis maintenant 4 ou 5ans, ce qui constitue un point positif, car le support est bien connu, comme le plan d’eau, avec des vents changeants. Il est donc difficile de faire de bonnes sessions d’entrainement, nous essayons donc de faire du qualitatif avec 30% de navigations seul et 70% sur des parcours avec d’autres équipages, ce qui correspond à une quinzaine de jours d’entrainements avant la saison.

Alinghi est engagé sur l’autre grand circuit de régates en multicoque, les Extreme Sailing Series, l’équipe est actuellement en 7ème position du classement provisoire, quelles sont vos ambitions pour cette saison ?

Nos ambitions sont clairement meilleures que notre place actuelle, Alinghi est une équipe avec une histoire importante et riche sur les dix dernières années, depuis la fin de la 33ème Coupe de l’America en février 2010, la structure de l’équipe a beaucoup évolué en passant de 150 à une petite dizaine de personnes.

Nous avons voulu nous engager sur ce circuit Extreme 40 pour maintenir la compétitivité d’Alinghi en étant présent sur un circuit international.

Une grande partie de l’équipage a découvert ce circuit lors de la première étape à Oman, nous avons maintenant fait un tiers de la saison, et les trois épreuves courues ne correspondent pas à nos attentes, nous pouvons objectivement faire mieux que lors de ces trois étapes.

© lloyd Images

Quelle est la plus grande difficulté sur ce circuit ? L’exiguïté des plans d’eau, le format court des régates etc ?

Tout est difficile sur ce circuit, d’abord l’intensité, avec des manches très courtes, nombreuses, avec  peu de temps entre celles-ci, sur des plans d’eau très petits avec beaucoup de bateaux et un niveau assez élevé.

C’est un circuit où chaque régate est un combat, il faut se battre, attaquer, être agressif, parfois avec de la réussite, d’autre fois sans, nous faisons des erreurs, mais nous devons tout de suite passer à la régate suivante. Nous pouvons difficilement analyser entre les manches, prendre du recul.

J’ai fait différentes choses (Coupe de l’America, multicoque ORMA, Jeux Olympiques, Tour de France, match-racing),  mais ce circuit montre immédiatement les forces et les faiblesses des équipages : manque de puissance, d’agressivité, de gestion etc, ce qui est parfois moins flagrant sur d’autres compétitions.

Tu as participé à deux America’s Cup (en 2003 et 2007 avec les défis français), que penses -tu de la prochaine avec le passage au multicoque ?

C’est une évolution normale des choses, les dernières éditions de la Coupe de l’America en monocoque ne correspondaient pas au niveau actuel de la technologie en matière de voile.
Le programme est ambitieux par rapport au contexte économique, avec des séries annuelles (America’s Cup World Series), nous verrons combien de participants accèdent aux sélections des challengers.

Un avis sur les catamarans monotypes AC 45 à ailes rigides qui naviguent depuis quelques mois ?

Les bateaux ont l’air réussi, même si les retours sont peu nombreux, mais les images sont intéressantes.
L’aile amène de l’évolutivité à la plate forme, ce qui compense les faiblesses des multicoques.

Tu as navigué sur 60′ ORMA pendant plusieurs saisons, que penses-tu du nouveau circuit qui est amené à le remplacer et des nouveaux trimarans monotypes MOD 70 ?

J’ai eu l’opportunité de naviguer sur le MOD n°1 (barré par Steve Ravussin), le bateau est très bien conçu et s’adaptera très bien à des traversées de l’Atlantique ou à des tours de l’Europe, qui seront de belles épreuves.
Les courses en multicoques océaniques manquent au paysage vélique actuel.