Banque Populaire annonce la construction d’un nouveau trimaran Ultim

La conférence de presse de Banque Populaire a confirmé les rumeurs qui couraient depuis quelques temps, le sponsor historique de la voile dans l’hexagone poursuit son engagement dans ce sport.
Ceci passera par la construction d’un nouvel Ultime, Banque Populaire XI, Armel le Cléac’h est confirmé au poste de skipper.
Ceci a permis de revenir sur les origines de la casse du Maxi Banque Populaire IX, ayant entrainé son chavirage pendant la Route du Rhum. D’après les expertises et les avis de l’équipe technique et navigante, il semblerait que la casse du bras de liaison avant ait entrainé la perte du flotteur et le chavirage. Ceci pourrait être lié à un choc avec un OFNI ayant eu pour conséquence un délaminage progressif et la rupture du bras.


La construction du nouveau trimaran démarrera au printemps, pour une mise à l’eau prévue fin 2020, début 2021.
Cette construction s’appuiera sur de l’existant, les moules de flotteurs et potentiellement de bras de Banque Populaire IX, avec cependant une structure différente pour éviter de nouveaux problèmes techniques. Le bateau sera donc l’oeuvre du cabinet d’architectes VPLP, avec l’appui de GSea Design pour la structure, en collaboration avec les ingénieurs du bureau d’études du Team Banque Populaire. Le design des appendices sera par contre nouveau, tout comme le positionnement de ceux-ci, ainsi que celui du mât.

 

© Yvan ZEDDA

Armel le Cléac’h, skipper du Maxi Banque Populaire IX et du futur Banque Populaire XI :
« Nous avons eu une année 2018 compliquée. Malgré cela, la confiance de Banque Populaire a été renouvelée pour repartir sur plusieurs projets et notamment repartir en Ultim. Je suis vraiment très content, malgré ce que j’ai vécu, malgré le stress de la casse et du sauvetage, je suis à 200 % et j’ai envie de naviguer sur ces bateaux. Nous avons la chance d’avoir la construction d’un nouveau bateau, le Maxi Banque Populaire XI, qui va se dérouler sur 18 mois avec une mise à l’eau au cours de l’hiver 2020 / 2021. On est très content avec toute l’équipe de repartir dans cette aventure. Il y a une vraie volonté d’y retourner tous ensemble 

Ce qui m’est arrivé pendant la Route du Rhum reste pour moi une casse brutale et cela ne remet pas en cause mon envie et mon engagement. Il y a eu de la peur, l’accident a été soudain. On passe d’un moment où l’on maîtrise à peu près tout ce qui se passe et puis d’un coup, on se trouve en danger, avec un bateau en train de chavirer suite à la casse du bras. Ces événements en course au large et encore plus en solitaire peuvent arriver, le risque zéro n’existe pas, on le sait et on en a conscience quand on fait ce métier-là, même si toute l’équipe avait extrêmement bien préparé le bateau. On a longuement débriefé avec mon équipe et on travaille pour comprendre ce qui s’est passé et être plus en sécurité dans le futur. On a partagé avec les autres équipes dans ce sens car il y a une vraie volonté commune d’avancer.  »

A lire également, i’interview d’Armel le Cléac’h sur le Télégramme, et celle de Ronan Lucas, directeur du team Banque Populaire dans Ouest-France.

Banque Populaire IX mis à l’eau

 

Le Maxi Banque Populaire IX a été mis à l’eau aujourd’hui avant d’être mâté et de rejoindre son ponton à la BSM de Lorient.

Ce nouveau trimaran ultime est l’oeuvre du cabinet d’architecte VPLP pour la plate forme et de Martin Fisher pour les appendices. Les architectes ont donc opté pour une évolution de Macif, également connu par le même cabinet, tout en affinant les lignes et en intégrant des appendices plus évolués que ceux du multi de François Gabart. La construction d’une durée de 20 mois a été menée par le chantier CDK Technologies.
Les dimensions de ce nouveau maxi sont au maximum de la jauge définie par par le collectif Ultim, à savoir 32m de long par 23m de large, pour un poids donné à 14 tonnes.

Le Maxi Banque Populaire IX, est doté d’un mât-aile basculant, concernant les appendices, outre les foils en L, les safrans sont dotés de plans porteurs . Le but étant bien sûr des phases de vol pour ce nouveau multicoque, à l’instar du Maxi Groupe Edmond de Rothschild.
Les foils sont réglables sur tous les axes.  A noter également une bôme innovante avec un carénage sur prolongeant jusqu’à la plate forme avant d’améliorer l’aérodynamique du trimaran.

 

Copyright : Easy Ride / BPCE

La reste de la semaine sera consacrée à des tests statiques avant une première sortie en mer prévue entre  vendredi et dimanche en fonction des conditions météos.
Armel le Cléac’h devrait parfaire la connaissance de son nouveau multicoque jusqu’en fin d’année avant une tentative de record sur la Route de la Découverte, entre Cadix et San Salvador en janvier ou février. La première confrontation en course aura lieu dans le cadre de la Nice Ultimed (en équipage), avant la  Route du Rhum en novembre 2018.

Ronan LUCAS, directeur du Team Banque Populaire
« C’est un grand jour avec un peu d’émotion. Maintenant on est très impatients d’aller faire nos premiers milles en volant. C’est le 3e bateau réalisé avec CDK Technologies, ce sont des gros projets de tels multicoques et cette longue aventure requiert beaucoup d’énergie. On remercie aussi nos amis architectes pour le travail des calculateurs et de toute l’équipe. On espère naviguer en fin de semaine on a encore quelques tests statiques à faire et confirmer si tous les points d’ancrage correspondent au cahier des charges. On commencera à mettre en place tout ce qui doit l’être dans les jours qui suivent. On aura pas mal d’essais. Mi-novembre on devrait voler ».

Kevin ESCOFFIER, responsable du Bureau d’Etudes Team Banque Populaire
« Un jour comme aujourd’hui, c’est toujours une étape, on a mis le bateau à l’eau et c’est toujours émouvant car c’est la fin d’un cycle qui a duré pratiquement deux ans depuis le début de la construction. On a pensé, conçu, construit le bateau, on a imaginé comment il allait fonctionner. Maintenant on a hâte de voir si son comportement réel sur l’eau est tel qu’on l’a imaginé. Ce qui est sûr, c’est qu’on va voler ! La question est de savoir quand et à quelle vitesse !

Stéphane DIGARD, responsable du chantier CDK Technologies
« Le chantier s’est très bien passé ! Je remercie Banque Populaire de sa confiance pour ce projet qui représente 135 000 heures de travail sur 20 mois de construction. Nous avions tous hâte de voir le bateau sortir des ateliers, de le voir sur l’eau retrouver son élément premier ».

Vincent LAURIOT-PREVOST, architecte Cabinet VPLP :
« Autour du Maxi Banque Populaire IX, il y a une belle histoire humaine qui dure depuis deux ans. Armel a pu nous donner les grandes lignes car il connaît bien le fonctionnement de ce support grâce à son expérience avec Banque Populaire VII à une nouveauté près, c’est que ce bateau doit voler. Nous avons dû rajouter quelques artifices pour que le trimaran vole. C’est un bateau laboratoire, nous aurons bien sûr des évolutions à faire au fil des mois. »

Jean-Baptiste EPRON, graphiste-navigateur
« Cela fait longtemps que je travaille avec Banque Populaire et c’est vraiment très agréable pour la confiance que cet armateur historique m’accorde. Cette fois-ci, sur la décoration, les échanges avec l’équipe communication ont été très intéressants tout comme le travail avec Pierre-Yves Moreau, mon interlocuteur pour la réalisation technique au sein du Team Banque Populaire. Cette année, ma mission a été élargie avec une collaboration menée avec Kevin Escoffier sur le style du roof. C’est à chaque fois une grande chance de travailler sur des oiseaux d’une telle envergure et aussi un grand moment d’émotion. »

Frédéric CHENOT, Directeur du Développement Banques Populaires
« Nous sommes très heureux de cette nouvelle étape dans le développement de notre politique de sponsoring. La construction par le Team Banque Populaire d’un bateau innovant qui participera à de grandes aventures illustre nos valeurs d’audace, de ténacité, et de recherche de performance. Après la victoire d’Armel sur le dernier Vendée Globe, notre engagement dans la voile de compétition s’inscrit une nouvelle fois dans la confiance et la durée. J’ai hâte de voir cette belle machine prendre son envol au-dessus des flots pour écrire de nouvelles grandes et belles histoires. »

Une réparation sur le trimaran Banque Populaire IX avant la mise à l’eau

Petit contre temps avant la mise à l’eau du Maxi Trimaran Banque Populaire IX.
Du fait des conditions météorologiques défavorables, l’équipe technique a débuté des tests d’efforts sur la structure au sec, ce qui a permis de détecter une anomalie sans gravité.
Celle-ci nécessite des travaux qui seront réalisés la semaine prochaine par le chantier CDK.
Le trimaran qui sera mené par Arme le Cléac’h ne touchera donc pas l’eau avant  le 30  octobre.

Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire : « Nous allons tout mettre en œuvre avec les équipes du chantier CDK pour pallier ce contretemps de dernière minute et peaufiner les détails qui nous permettront de partir rapidement au large tester le bateau. »

Le multicoque a été dessiné par le cabinet VPLP avec la participation de Martin Fisher, la construction aura nécessité 135 000 heures de travaiL.

Le trimaran est muni de foils réglables dans les trois dimensions, de plans porteurs sur les safrans et la dérive centrale.
Ronan Lucas : « Les safrans munis de plans porteurs, et les foils mobiles dont on pourra régler le cant (l’angulation du foil de l’intérieur vers l’extérieur et vice et versa) et le rake (l’angle d’incidence de l’avant vers l’arrière et vive et versa) en navigation comme sur les bateaux de la dernière Coupe de l’America, nécessitent énormément de mise au point et de temps pour tout fiabiliser. On ne perd pas de vue que Banque Populaire IX va faire le tour du monde. Et s’il y a défaillance dans le système hydraulique, il faut pouvoir bloquer et figer manuellement les appendices afin de naviguer de manière conventionnelle. C’est cela qui rajoute beaucoup de complexité à l’ensemble.»

Le programme prévisionnel après la mise à l’eau :

Janvier-Février 2018
Tentative de record de la Route de la Découverte

Mai 2018
Nice Ultimed

Novembre 2018
Route du Rhum

Décembre 2019
Tour du Monde en solitaire

Brest choisi comme port de départ du tour du monde du Collectif Ultim en 2019

Après un travail de 18 mois, le Collectif Ultim a choisi la ville de Brest comme port de départ de son futur tour du monde en solitaire sur maxi trimaran qui aura lieu en 2019.
Nice et Lorient étaient également en lice pour cette course.

La décision a été prise à la majorité des cinq votants, à savoir les armateurs (Actual, Banque Populaire, Idec, Macif et Sodebo).

Patricia Brochard, Présidente du Collectif Ultim : « En constituant le Collectif Ultim, l’un de nos objectifs majeurs était de réunir les meilleures chances de succès, pour aboutir à la création du premier Tour du Monde en solitaire sur nos Ultims. Aujourd’hui est une étape très importante car à 5, avec les groupes Actual et Idec qui nous avaient rejoints, nous avons procédé au choix de la ville de Brest avec laquelle nous allons désormais travailler étroitement. A l’issue de ce vote, le Collectif annonce le retrait d’Idec. Je le regrette mais je respecte sa décision. Nous allons désormais continuer à travailler à 4 armateurs, et davantage progressivement j’en suis convaincue, pour faire de ce Tour du Monde, dont la première édition se déroulera en 2019, l’une des épreuves phares de la course au large. Nous serons ensemble, côte à côte, avec les autorités publiques brestoises lors du prochain Nautic pour présenter plus en détail cet événement. Je tiens à remercier Actual, Banque Populaire, Idec et Macif pour la qualité de nos débats et, en leur nom, je tiens à féliciter l’ensemble des collectivités qui ont échangé avec nous depuis 18 mois tant leur implication et la qualité de leurs dossiers étaient remarquables. Il nous a fallu procéder à un choix, forcément très difficile, mais je suis convaincue que nos échanges fructueux serviront, à l’avenir ».

François Cuillandre, Maire de Brest et Président de Brest Métropole : « C’est une très bonne nouvelle particulièrement du fait que ce soit un « collectif » d’entrepreneurs et de navigateurs qui a fait ce choix. Brest Métropole aime accueillir ces bateaux et ces marins d’exception qui ont choisi notre ville comme plate-forme de départ et d’arrivée de leurs épreuves maritimes. Connue comme le Port des Records des multicoques, Brest collaborera de manière étroite avec le Collectif Ultim dans le but de faire de cet évènement LA grande aventure tant attendue. Choisir Brest, le Finistère et la Bretagne est aussi la valorisation de toute une filière nautique d’excellence basée sur notre territoire. La course au large est devenue au fil des années une activité économique mais aussi un élément d’attractivité touristique. En effet, les grands ports bretons de course au large, comme Port La Forêt, permettent de voir les bateaux les plus performants du moment. Tous les investissements matériels et immatériels qui ont été réalisés sur notre territoire ces dernières années lui confèrent un rayonnement et une légitimité reconnus nationalement et internationalement ».

Jean-Pierre Champion, Président de la Fédération Française de Voile : « Le choix de la ville de Brest, comme ville de départ du Tour du Monde des Ultim 2019, est tout à fait légitime, compte tenu de l’attachement historique de la ville aux grands multicoques océaniques. Une nouvelle fois, plusieurs candidatures de grandes qualités étaient présentées, montrant le dynamisme de notre littoral et l’attachement des grandes villes côtières à notre sport. Je les remercie toutes pour leur implication. Brest présente de nombreux atouts. Ses capacités d’accueil des équipes, ses moyens d’animation de la rade, l’engouement du public et les moyens mis en place pour leur permettre de découvrir ces bateaux extraordinaires feront de cet événement un moment unique ».

Spindrift racing s’impose en Diam 24 au Grand Prix Atlantique

Le Grand Prix Atlantique de Pornichet était le deuxième rendez-vous pour la flotte des Diam 24 cette saison.
Plusieurs équipages absents du Spi Ouest France Intermarché faisaient leur rentrée sur le circuit lors de cet événement : Banque Populaire, mené par Armel le Cléac’h, Macif par François Gabart, Oman Sail par Sidney Gavignet ou encore Cheminées Poujoulat par Bernard Stamm.

Le programme des trois jours alternait  parcours côtier, des parcours techniques en deux poules de douze concurrents et encore du stadium par groupe de huit ou douze, se rapprochant grandement du format du Tour de France à la Voile.

Les équipages qui avaient briller au Spi n’ont pas déçus puisque les deux trimarans de Spindrift racing terminaient sur le podium avec la victoire pour Yann Guichard et la 3ème pour Xavier Revil. Pierre Pennec sur Groupama prenait la seconde place à l’issue de la dernière manche courue, profitant d’une erreur de Xavier Revil .

Belle performance pour le jeune équipage de Matthieu Salomon (Vannes Agglo Golfe du Morbihan) qui termint quatrième au pied du podium devant Fred Guilmin de Combiwest.

A noter le premier chavirage pour un Diam24, en effet GDF Suez mené par Sébastien Rogues a chaviré sur la première manche du jour, sans conséquence puisque l’équipage a pu courir les deux manches suivantes.

Autre mésaventure pour Vincent Riou sur PRB, le trimaran a été percuté par Oman Sail lors d’un empannage, le flotteur était cassé en deux, l’équipage a néanmoins pu courir la dernière journée.

Les réactions des skippers :

Yann Guichard, Spindrift White : 1er au classement général

« Le bilan pour l’écurie est très positif car nos deux bateaux sont sur le podium. C’est mieux qu’au Spi Ouest-France donc c’est la preuve qu’on a encore progressé. Maintenant, il y a encore du chemin à parcourir mais on va commencer par apprécier cette belle victoire car on a bien navigué du premier jour au dernier jour. On a pris manche après manche. Nous avions avant tout des objectifs de travail sur cette régate puisque c’était la première occasion d’avoir le même format que celui qu’on retrouvera sur le Tour de France à la Voile. En plus on gagne, c’est donc fantastique. Aujourd’hui c’était physique, stressant, le départ était encore plus important que sur un parcours normal mais les gars ont fait un super boulot, ils maitrisent parfaitement le bateau. J’apprécie énormément ce type de format. Les manches durent 20 minutes, il a beaucoup de contact, et la moindre mauvaise manœuvre est rédhibitoire. Nous n’avons pas le droit à l’erreur. Pour le Tour de France à la Voile nous serons un groupe de 5-6 personnes à tourner sur le Diam 24. Nous avons une écurie avec des gens compétents, des talents, et c’est ça qui fait la force de Spindrift. »

Pierre Pennec, Groupama : 2ème au classement général

« Aujourd’hui, ce qui était particulier et sympa, c’est que nous avions du soleil et du vent. Le vent était oscillant donc ça ressemble vraiment à du « stadium » c’est-à-dire des positions qui changent très vite. Alors que les jours précédents les parcours étaient plus grands et le vent était plus stable. C’était un bon entrainement pour le Tour de France à la Voile où les parcours ressembleront plutôt à ça, et il faudra être très réactif. Ce que je retiens c’est qu’on va vite. L’équipage est réactif à la fois sur les manœuvres et les réglages. Nous avons encore besoin de nous entrainer sur les départs au largue car c’est un exercice qui n’est pas facile et qui sera important pour les « stadiums ». Dans l’ensemble on voit qu’on a surtout progressé sur les plans stratégiques et tactiques, et en fluidité sur le fonctionnement à bord sans se mettre de pression. »

Xavier Revil, Spindrift Black : 3ème au classement général

« Sur l’ensemble du Grand Prix Atlantique, le bilan est positif car nous étions dans une nouvelle configuration avec un nouvel équipage, et nous étions dans un objectif de travail. Faire un podium avec un équipage qui n’a jamais navigué ensemble, c’est super. Pour la suite, il faut que nous travaillons les petits détails qui font que nous perdons notre deuxième place aujourd’hui dans les 50 derniers mètres, à cause d’une erreur que nous n’avons pas le droit de faire sur ce type de bateaux : le bout d’enrouleur de gennaker était mal bloqué dans le taquet, celui-ci s’est alors déroulé à cause du vent, nous faisant perdre de la vitesse. On perd une place sur la manche qui nous coûte également une place au général. C’est le jeu mais ça fait mal, d’autant plus que nous avons été deuxième pendant tout le championnat. On est un peu déçu pour aujourd’hui mais nous sommes quand même très satisfaits de nos résultats sur l’ensemble des régates, et on voit bien qu’on travaille dans le bon sens pour notre objectif final qui est de gagner le Tour de France à la Voile. »

Matthieu Salomon, Vannes Agglo Golfe du Morbihan : 4ème au classement général

« La journée s’est bien passée aujourd’hui pour nous, on a fait trois belles manches. On termine respectivement 4ème, 2ème, et 3ème. On est super content. On tire un très bon bilan du Grand Prix Atlantique. On a une bonne vitesse. Il va falloir qu’on travaille sur la partie technique car nous avons eu des petits soucis. Aujourd’hui, il fallait vraiment être attentif aux zones de pression et aux zones de molle, il fallait jouer avec ça. Dans ce vent, nous sommes plutôt à l’aise, nous n’étions pas déboussolés et on est content de ce qu’on a fait par rapport aux adversaires. Maintenant nous avons hâte d’être sur la prochaine régate ! »

 

Classement général du Grand Prix Atlantique :

Groupe OR

– Spindrift White (Yann Guichard) : 23 pts
– Groupama (Pierre Pennec) : 32 pts
– Spindrift Black (Xavier Revil) : 32 pts
– Vannes Agglo Golfe du Morbihan (Matthieu Salomon) : 39 pts
– CombiWest (Frédéric Guilmin) : 44 pts
– West Courtage Ecole Navale (Simon Moriceau) : 51 pts
– Macif (François Gabart) : 63 pts
– Votre Plus Long Périple (Loïc Fequet) : 63 pts
– Armor Lux – Comptoir de la Mer (Erwan Tabarly) : 66 pts
– Dynamique Voile (Emeric Dary) : 68 pts
– Radio Vinci Autoroutes (Jean-Baptiste Gellée) : 69 pts
– Banque Populaire (Armel Le Cléac’h) : 76 pts

Groupe Argent

– Made in Midi (Kito de Pavant) : 52 pts
– PRB (Vincent Riou) : 61 pts
– Grandeur Nature Vérandas (Frédéric Duthil) : 66 pts
– Courrier Choc (Pierre-Loïc Berthet) : 66 pts
– Sodebo (Daniel Souben) : 69 pts
– Oman Sail (Sidney Gavignet) : 72 pts
– Ramouna (Charles Hainneville) : 72 pts
– GDF SUEZ (Sébastien Rogues) : 75 pts
– Prince de Bretagne (Lionel Lemonchois) : 85 pts
– Agrival (Pauline Chalaux) : 94 pts
– 30 Corsaires (Alexia Barrier) : 97 pts
– Cheminées Poujoulat (Barnard Stamm) : 97 pts

 

Banque Populaire annonce un nouveau maxi trimaran solo pour Armel le Cléac’h

La Banque Populaire a annoncé ce matin la poursuite de son engagement dans le sponsoring voile jusqu’en 2020.

L’annonce majeure reste la construction d’un nouveau maxi trimaran solo, Banque Populaire IX, dont le skipper sera Armel le Cléac’h.

Ce bateau intégrera le collectif Ultim et son programme de courses (non dévoilé jusqu’ici), l’objectif est une mise à l’eau en 2017, la participation à la Route du Rhum en 2018 semble actée.

Les architectes de ce nouveau trimaran est les chantiers n’ont pas été dévoilés, les dernières rumeurs faisaient état de la possible reprise des moules de Macif pour la construction de ce nouveau multi.

Par ailleurs, le Maxi Solo Banque Populaire VII a été vendu, l’acquéreur n’a pas été dévoilé par le vendeur, mais des discussions semblaient engagées avec Idec. Le sponsor souhaitait semble-t-il offrir à son skipper Francis Joyon un nouveau bateau performant en remplacement du plan Irens/Cabaret de 2007.

Armel le Cléac’h, skipper de Banque Populaire  :

« C’est à nouveau un défi magnifique que l’on s’apprête à relever avec le Team et c’est une fierté de constater que Banque Populaire me renouvelle sa confiance. J’ai eu la chance de naviguer sur un bateau comme le Maxi Solo Banque Populaire VII et j’ai vu que j’étais capable de le mener en solitaire et même de battre des records. Je suis donc plus motivé que jamais pour naviguer sur un nouveau multicoque qui sera, cette fois-ci, conçu et adapté spécialement pour de la navigation en solitaire : aller encore plus vite, encore plus haut, tel est notre objectif. Le programme de courses sur lequel travaille le Collectif Ultim donne vraiment envie, et notamment un tour du monde en solitaire…cela serait passionnant !
Et puis j’ai toujours ce goût d’inachevé avec cette Route du Rhum 2014 que je n’ai pas pu faire, donc je prends cela pour une seconde chance, une sorte de revanche !
Pour le moment nous sommes déjà sur un projet passionnant avec la construction du Monocoque IMOCA Banque Populaire VIII en vue du Vendée Globe 2016 ; avec le Team Banque Populaire nous sommes « à fond ». Je dois dire que c’est rassurant et très motivant d’avoir un « après », de savoir que l’histoire va se prolonger. »

Ronan Lucas, Directeur du Team Banque Populaire :

« C’est une excellente nouvelle pour nous tous. Nous sommes contents de la confiance que nous accorde Banque Populaire. Ce nouveau projet permet à tout le monde de pouvoir se projeter dans l’avenir et c’est vraiment appréciable, c’est une chance. Au sein du Team nous aimons beaucoup le « multi ». La construction de ce nouveau bateau, de A à Z, va être passionnante et va permettre une fois de plus à l’équipe de mettre en application tout son savoir-faire, c’est un nouveau challenge que nous relevons avec passion. Et cela va permettre à Armel de s’aligner au départ de la prochaine Route du Rhum, il a une revanche à prendre sur le destin. 
Nous allons créer un bateau vraiment optimisé pour le solitaire, nous pouvons l’alléger, gagner jusqu’à 2 tonnes… Les multicoques sont des bateaux qui ne cessent d’évoluer, ils représentent l’avenir. C’est donc la suite logique pour Banque Populaire afin de rester parmi les leaders de ce sport, mélange de technologies et d’aventure… »

Mise à jour : La vente du Maxi trimaran Banque populaire VII à Idec serait confirmée par le quotidien L’Equipe ce jour.

 

Création d’un collectif Ultim par les armateurs des maxis multis solo

Banque Populaire, Macif et Sodebo, armateurs  ou futurs aramateurs de maxis multicoques solitaire ont annoncé aujourd’hui la création du Collectif Ultim. Leur but est de soutenir cette « nouvelle » classe et de la doter d’un programme de courses sur 4 ans réservé aux multicoques de 80 pieds et plus.

Ce nouveau Challenge Ultim prévu dès 2015 intégrera un tour du monde en solitaire en 2017 et au minimum une course intermédiaire, les autres années, celle-ci aurait pour format du solo ou du double.

Les bateaux éligibles à intégrer ce collectif devront être maniables en solitaire sans assistance électrique ou hydraulique devront s’aligner au moins au départ d’une course par an.

Les trois bateaux de Banque Populaire (Banque Populaire VII, ex Groupama 3, mené par Armel le Cléac’h), le futur Sodeb’O Ultime (ex Géronimo en cours de modification mené par Thomas Coville), et le futur Macif (mené par François Gabart) seront aligné sur ce circuit, reste à convaincre d’autres armateurs de les rejoindre.

© Yvan Zedda/BPCE

Yann Guichard espère pouvoir modifier son maxi trimaran de 140′, Spindrift 2 (ex Banque Populaire V), afin de l’adapter au solitaire et pourrait être un candidat convoité, mais aussi redouté du fait de la puissance de son bateau.

Francis Joyon et son sponsor possède un bel outil, mais même si le duo détient les quatre records majeurs en solitaire, le trimaran âgé de 6 ans, ne devrait pas avoir le potentiel de vitesse du futur Sodeb’O ou Macif.

L’actuel Sodeb’O (105′), quasi sistership d’Idec sera à la vente l’année prochaine et pourrait grossir les rangs de la classe, Lionel Lemonchois et Prince de Bretagne sont dotés d’un trimaran de 80′ mais celui-ci est plus adapté à des transatlantiques qu’à un tour du monde.

Marc Thiercelin cherche toujours un financement pour réparer l’ex Oman Air Musandam (sistership de Sodeb’O), tout comme Philippe Monnet qui possède l’ex B&Q Castorama (précédemment mené par Ellen MacArthur).

Le polonais Roman Paszke a déjà tenté deux tours du monde sur son maxi catamaran Bioton, mais a renoncé  à deux reprises au large de l’Amérique du Sud. Reste également disponible un catamaran qui pourrait être adapté au solitaire : l’ex Orange 2 de Bruno Peyron.

Thierry Bouvard, Responsable du Pôle Programmes Editoriaux et Sponsoring de Banque Populaire
« Banque Populaire est un acteur impliqué dans la voile depuis plus de 25 ans. Nous avons toujours été favorables à ce que les grands bateaux participent à des courses, et s’affrontent les uns aux autres dans un esprit de compétition et de partage des émotions. Nous sommes ravis de voir aujourd’hui les forces fédérées autour du Collectif Ultim pour offrir au public des moments forts de voile, d’aventure humaine comme nous les aimons tant. »

Jean-Bernard Le Boucher, Directeur des programmes de course au large du groupe Macif
« La Macif porte des valeurs de solidarité, d’innovation, de performance et de partage. Ces mêmes valeurs animent les armateurs qui fondent le Collectif Ultim. C’est une chance pour Macif de s’engager dans ce programme ambitieux à partir de 2015. Notre objectif est de repousser collectivement les limites de la Course au Large en solitaire, synonyme d’aventure et d’émotions pour un large public. »

Patricia Brochard, co-Présidente de Sodebo
« L’esprit pionnier et aventurier est toujours à l’origine de la réussite des entreprises qui, comme les marins, osent ou ont osé se lancer dans des paris audacieux. La création du Collectif Ultim est née de la volonté de plusieurs armateurs de construire ensemble un projet pour relever de nouveaux défis et le partager avec un large public. La liberté d’agir pour créer notre avenir nous anime au quotidien. »

Armel Le Cleac’h, skipper de Banque Populaire
« Je suis heureux de la dynamique qui est en train de naître, qui va permettra à ces formidables bateaux de se confronter et ainsi, de nous offrir de nouvelles aventures. »

François Gabart, skipper de MACIF
« C’est un nouveau défi à relever pour faire grandir nos rêves et les partager avec le plus grand nombre. »

Thomas Coville, skipper de Sodebo
« Cette dynamique collective est une chance unique pour promouvoir les fondamentaux véhiculés par la course au large : liberté, engagement, partage. »