L’apparition d’un circuit AC50 refait surface

Tom Ehman, le CEO d’Oracle Team USA, a confirmé des rumeurs courant depuis la fin de la 35ème America’s Cup. Suite au changement de support pour la prochaine Coupe, Oracle cherche à relancer un circuit sur les AC50.

© ACEA 2017 / Photo Ricardo Pinto

Les catamarans à foils de la 35ème édition devraient donc reprendre du service. Un premier événement devrait avoir lieu du 28 octobre au 1 novembre 2018 à San Francisco, durant l’Oracle Open World, la convention annuelle de l’entreprise fondée par Larry Ellison.

En 2019, d’autres événements devraient s’ajouter afin de créer un circuit annuel, Tim Ehman ayant évoqué un retour aux Bermudes et une étape à Chicago.
Il a par ailleurs fait part de six concurrents potentiels, sans surprise,   Oracle Team USA, Artemis Racing, Softbank Team Japan et Team France, concurrents lors de la dernière coupe reviendraient sur le circuit. Red Bull, sponsor de la Youth America’s Cup devrait également rejoindre le circuit, et plus surprenant, Alinghi, mené par Ernesto Bertarelli ferait son retour, malgré la brouille ayant entaché les relations entre Bertarelli et Ellison lors de la 33ème America’s Cup.

L’équipe suisse chercherait à acquérir un AC50. l’objectif serait que chaque team possède deux bateaux, ce qui implique des transformations sur les AC45T ou S, ou la construction de nouveaux bateaux. Par ailleurs un circuit jeune sur les AC45F pourrait également être reconduit.

Même si le circuit reste au stade de projet, celui-ci semble tout de même prendre forme. A suivre dans les mois à venir.

Les informations liées à cette article ont été publiées initialement sur Sail-World.

 

Tour du Monde à l’envers : Yves le Blévec et le président d’Actual reviennent sur cette tentative après le chavirage du trimaran

Huit jours après son chavirage au large du Cap Horn sur Actual Ultim, Yves le Blevec et Samuel Tual, président du Groupe Actual ont fait le point sur cette tentative de tour du monde à l’envers.

© Th.Martinez / Sea&Co.
Trimaran ULTIM “ACTUAL”

Le communiqué de l’équipe :

« Je vais bien. Moralement, ça va comme un projet qui s’arrête : un sentiment d’inachevé qui n’est pas très agréable, mais l’essentiel c’est d’être là avec l’envie de continuer, plein d’idées, plein d’envies… » , résume Yves le Blévec.

Samuel Tual, président du Groupe Actual : Il est un peu tôt pour savoir si et comment nous pourrons repartir sur un nouveau défi. Nous venons de traverser une période compliquée, chargée en émotions. Nous avons eu peur pour Yves. Quand, à 5h du matin on est réveillé et que l’on apprend que les deux balises ont été décl enchées et que l’on est sans nouvelle, on est très inquiet. Après la question du sauvetage, parfaitement gérée par le team, nous sommes maintenant dans la troisième phase, celle de la récupération du bateau. Il est trop tôt pour se projeter dans l’avenir. »

L’émotion est en effet encore bel et bien présente au sein du team et des collaborateurs du Groupe Actual. De retour en France en milieu de semaine, Yves a retrouvé ses proches, son équipe, et il a pu, hier, échanger avec les salariés Actual. L’occasion de revenir sur les conditions de son chavirage.

Je n’ai pas fait d’erreur

Yves le Blevec : « Nous étions à un passage stratégique de notre tour du monde, le plus compliqué. Les conditions étaient conformes aux prévisions. Dès le cap Horn franchi, le vent est rentré fort (30 à 40 – 50 nœuds). J’avais adapté la voilure d’Actual à ces conditions, il y avait des creux de 5 mètres, c’était des conditions normales.

Le bateau est retombé dans une vague, ça a fait un sale bruit, puis d’autres bruits de composite qui lâche et j’ai senti le bateau gîter de façon anormale : j’ai tout de suite compris qu’il y avait une casse majeure.

Je n‘ai pas fait d’erreur. Je n’ai rien à me reprocher. Le bateau n’aurait pas dû se casser. Je n’ai pas tiré dessus, je n’ai pas fait de bêtise. Depuis le départ de la Trinité-sur-mer, j’ai toujours mené le bateau de façon sécuritaire. C’était même parfois difficile de mettre le frein ! La priorité a toujours été de tenir dans la durée et non rechercher des records de vitesse. Je n’étais, sauf conditions ‘’safe’’ (mer plate, vent maniable) jamais à 100% du potentiel du bateau. »

J’assume pleinement

« Nous savions que ce défi était exceptionnel, qu’il serait difficile à relever, qu’il y avait une part de risque, maîtrisé. » Samuel Tual Samuel Tual : « Nous savions que ce défi était exceptionnel, qu’il serait difficile à relever, qu’il y avait une part de risque, maîtrisé. J’assume pleinement la responsabilité du choix de ce défi et de la situation actuelle. Dans l’entreprise, nous portons des valeurs humanistes, mais aussi d’innovation et d’excellence. Ce projet incarnait tout cela. Yves est un marin exceptionnel, il l’a encore prouvé dans cet épisode difficile. Son engagement, il l’a montré. Le côté humain a été très fort dans cette aventure innovante, expérimentale : nous sommes allés sur des terrains de jeux que d’autres n’osent investir. C’est l’ADN de notre Groupe. »

Récupération difficile

Le team Actual est à pied d’œuvre depuis une semaine pour trouver un moyen de remorquer le trimaran, mais cette zone de navigation particulièrement hostile est logiquement peu fréquentée. L’Ultim est toujours à la latitude du Cap Horn, il dérive à petite vitesse vers l’est, en Atlantique.

« Il n’y a pas de trafic commercial, pas de plateforme pétrolière, pas de gros bateau qui pourrait intervenir… A proximité des côtes, il y a des bateaux touristiques, mais c’est la pleine saison, ils sont tous très occupés. Nous avons des pistes, malgré tout, mais nous ne nous lancerons pas dans des opérations qui pourraient être risquées humainement et matériellement » , précise Yves le Blevec.

On ne peut pas rester sur un échec

Lorsque cette phase de récupération sera terminée, il sera alors temps de se tourner vers l’avenir : « Il faut rebondir, considérer cela comme une expérience qui devrait nous faire grandir

Il y a une envie réelle, forte, parce qu’on ne peut pas rester sur un échec. Il faut cependant corréler cela avec le projet d’entreprise, qui a un projet assez ambitieux pour 2018. Il y a des considérations matérielles et financières à intégrer à cette opération qui nécessitent de sortir de la période d’émotion dans laquelle nous sommes, de façon à poser les choses à plat pour pouvoir nous projeter sur l’avenir. Nous allons réfléchir à tout cela en début d’année prochaine » , conclut le président du Groupe Actual.

Tour du Monde à l’envers : Yves le Blévec en sécurité après le chavirage d’Actual Ultim

Yves le Blévec a chaviré ce matin vers 4h sur le trimaran Actual Ultim.
Ce chavirage fait suite à la casse d’un bras de liaison bâbord. Les conditions étaient musclées lors de l’incident avec un vent de secteur ouest-nord-ouest de 30 – 40 nœuds et 5m de creux.

Le skipper Actual avait doublé le cap Horn à 1h 34min ce jeudi 14 décembre, avec des conditions encore plus musclées : 30 à 50 nœuds, rafales à 70, et  5 à 6 mètres de creux.

© Th.Martinez / Sea&Co.
Trimaran ULTIM “ACTUAL”

La première balise a été déclenchée à 4h21, puis la seconde 40 minutes plus tard, Le CROSS prenait le relais et alertait  le MRCC Chilien, afin d’organiser le sauvetage.
Dans le même temps l’équipe technique d’Actual joignait le marin qui se trouvait en sécurité à l’intérieur de son bateau en attendant les secours.

 

Dans un premier temps, un bateau à passagers était dérouté  par le MRCC Chilien pour porter secours à Yves le Blevec.

Mais le marin était finalement  hélitreuillé en tout début d’après-midi par les gardes côtes chiliens. Il était déposé  à Puerto William (port chilien de l’île Navarino, situe dans le canal de Beagle) avant un transfert à  Punta Arenas.

Désormais l’équipe technique va s’atteler à la question du sauvetage du trimaran. Celle-ci s’annonce compliquée dans une zone maritime peu fréquentée et avec des conditions météorologiques difficiles.

La réaction de Samuel TUAL, Président du Groupe Actual  : « C’est une grande déception à la dimension de la taille du défi que nous avons essayé de réaliser avec Yves. Je suis forcément triste pour Yves et les collaborateurs du Groupe Actual qui étaient tous mobilisés derrière lui. Nous savions que cela allait être difficile mais je salue l’audace et le courage d’Yves d’avoir essayé. Cette épreuve n’enlève rien à notre détermination à relever des défis. Nous continuons d’apprendre et de grandir, et nous gardons le cap ».

Les photos de la marine chilienne après le sauvetage d’Yves le Blévec : ICI

36ème America’s Cup : Emirates Team New Zealand abandonne le multicoque pour la prochaine édition de la Coupe

La confidence sur le support de la prochaine America’s Cup a fuitée via Patrizio Bertelli, CEO du challenger of record Luna Rossa au journal italien la Stampa.

© ACEA 2017 / Photo Gilles Martin-Raget

Le choix se porte donc sur un monocoque à foils, exit donc les multicoques des trois dernières éditions (90′, AC72 puis AC50).

Le defender Emirates Team New Zealand a été contraint de confirmer ce choix, après les déclarations de Bertelli au quotidien italien, alors même que le protocole ne sera publié qu’à la fin du mois.

Cet article permet d’en savoir un peu plus sur ce choix, alors même que les navigants kiwis semblaient espérer poursuivre en multi. Un accord avait en fait été passé entre ETNZ et Bertelli, celui-ci fournissait un soutien logistique et probablement financier en échange du choix du futur bateau en cas de victoire néo-zélandaise.

Ceci permet également de comprendre pourquoi les kiwis ne se sont pas joint au protocole signé pat les autres challengers et à l’ex defender concernant le maintien de la jauge AC50 en cas de victoire de l’un d’entre eux.

La prochaine édition se courra donc sur des monos à foils, les rumeurs font état d’une taille comprise entre 62′ et 100′.

Emirates Team New Zealand remporte l’America’s Cup 7-1 face à Oracle Team USA

Emirates Team New Zealand vient de remporter un nouveau match face à Oracle Team USA et décroche donc la 35ème America’s Cup, sur le score de 7-1.

© ACEA 2017 / Photo Gilles Martin-Raget

Huitième victoire pour les kiwis, les américains n’auront remporté qu’un match face aux néo-zéds.
James Spithill et ses hommes avaient pourtant mieux débuté qu’habituellement avec un bon départ et le passage de la 1ère marque en tête.
Ensuite les kiwis virent en premier et mieux, ils reprennent la tête de la course et passent la porte avec 4s d’avance, les américains choisissent l’autre côté du plan d’eau.
Peter Burling et Glenn Ashby couvrent les américains qui ne parviennent jamais à refaire leur retard, malgré une bataille de virements.

© ACEA 2017 / Photo Sander van der Borch

Cette Coupe de l’America se termine donc sur une très nette domination kiwi que ce soit lors des phases qualificatives, mais aussi sur cette opposition au defender.
Les néo-zéds ont pris quelques risques au niveau des innovations sur leur bateau, alors que les autres challengers et le defender sont restés à des solutions classiques.
Celles-ci se sont avérées payantes et ont permis aux kiwis de remporter le pichet. La plus visible restera les quatre cadres de vélos et quatre marins qui pédalent pour fournir l’énergie hydraulique nécessaire à la bonne marche du réglage des foils, des safrans et de l’aile ; le fait que Blair Turke gère le rake des foils depuis son vélo est également l’une des raisons de la réussite, en libérant le barreur de cet tâche. Le système de contrôle de l’aile avec un système électronique, sans écoute est également une des innovations majeures, Glenn Ashby pouvait donc assurer cette tâche et aider au placement du bateau sur le plan d’eau, par ailleurs ce système facilitait grandement les manoeuvres. Sur Oracle Team USA et chez les autres équipes, le barreur devait gérer la manoeuvre de virement, l’écoute d’aile et le réglage des foils sur ces phases.

Félicitations aux kiwis pour cette victoire éclatante, reste maintenant la question de l’avenir de l’America’s Cup. Emirates Team New Zealand a les cartes en main pour l’organisation de la 36ème édition et le choix du bateau. Le second rôle a été accordé à Luna Rossa, l’équipe italienne de Patrizio Bertelli, patron de Prada, qui sera l’interlocuteur principal du nouveau defender et représentant des challengers.

Le lieu de la prochaine Coupe ne fait aucun doute, ce sera Auckland, reste à définir le choix du bateau, Bertelli semble favorable à un retour au monocoque.
Il semblerait qu’ETNZ lance une étude de marché et une concertation avec les équipes intéressés avant de dévoiler son choix.

N’en déplaise à certains, un retour à des bateaux non foilant serait un terrible retour en arrière, la Coupe de l’America ayant été historiquement la plupart du temps à la pointe de l’innovation et des nouvelles technologies dans le monde de la voile.

America’s Cup, Emirates Team New Zealand à un point de la victoire

Après une première victoire américaine hier, nous pouvions logiquement espérer de beaux duels entre Oracle Team USA et Emirates Team New Zealand, mais ceux-ci ne sont pas arrivés. James Spithill a de nouveaux manqué ses départs et les américains ont perdu leurs deux matchs du jour.

© ACEA 2017 / Photo Sander van der Borch

Emirates Team New Zealand mène donc 6-1 ce soir, et n’est plus qu’à un point de remporter cette 35ème America’s Cup. Peter Burling et son équipage ont parfaitement gérer ces deux duels et enchainant des manoeuvres parfaites et en piégeant Spithill sur les départs, notamment sur la manche 2. Les américains sont donc contraints de gagner cinq matchs d’affilé pour espérer revenir, ce qui semble hautement improbable tant les kiwis dominent tous les compartiments du jeu.

Sur le premier match, le vent était plutôt faible, autour de 8 à 9 noeuds. Les kiwis dominent de nouveau et partent avec une meilleure vitesse, le match se resserre à la 2ème marque, mais les néo-zéds touchent plus de vent de leur côté et augmentent leur avance. Les américains reviennent sur le dernier portant mais échouent à 12 secondes des kiwis.

© ACEA 2017 / Photo Gilles Martin-Raget

Sur la course 8, Spithill se montre plus menaçant sur le départ, les deux équipages se lançant quasiment dans un dial-up, mais les américains se font piégés sur un lof. Les kiwis parvenant de nouveau à partir lancés alors que le catamaran américain peine de longues secondes à retrouver de la vitesse et à remonter sur ses foils. Emirates Team New Zealand ne cessera de creuser une belle avance tout en contrôlant parfaitement son adversaire. ETNZ remporte cette manche avec 30 secondes d’avance sur Oracle Team USA.

Suite et probable fin des régates demain, sauf miracle dans le camp américain dans les 24 heures à venir.

America’s Cup : une première victoire d’Oracle face à Emirates Team New Zealand

Il aura fallu attendre la 3ème journée de course  et la 6ème manche de cette finale de l’America’s Cup entre le defender Oracle Team et le vainqueurs des séries qualificatives, Emirates Team New Zealand, pour voir une victoire américaine.

© ACEA 2017 / Photo Sander van der Borch

Le defender a bu batailler pendant ces cinq jours off pour combler une bonne partie de son déficit de vitesse et de cap face aux kiwis, qui dominaient largement jusqu’ici.

Les deux matchs d’hier ont donc offert plus de spectacle que les quatre manches précédentes où la domination néo-zéd avait été sans partage que ce soit au niveau de la vitesse,  ou des manoeuvres.

Sur la manche 5, Oracle se retrouve de nouveau trop tôt sur la ligne et écope d’une pénalité, les kiwis prenaient donc la tête de la manche. Sur le premier près, les américains faisaient jeu égal en vitesse et parvenaient à passer devant au premier virement, au second, les kiwis prioritaires repassent devant et chassent Oracle Team USA qui ne répond pas assez vite et écope de nouveau d’une pénalité.
James Spithill et ses hommes semblent alors complètement dépassés et enchainent des manoeuvres catastrophiques. Ils finissent à plus de deux minutes des néo-zéds qui menaient donc 4-0.

Sur la seconde manche du jour, et après un débrief, on retrouvait enfin un James Spithill plus agressif sur le départ, il parvenait à prendre le meilleur sur ETNZ et passait la première marque en tête. Oracle parvenait ensuite à contrôler son adversaire sur le portant avec un écart de 6s à la porte 1. Le match reste très serré, mais les néo-zéds ne parviennent pas à combler les quelques longueurs les séparant des américains sur le début de manche. Ils parvenaient cependant à passer sur une faute des américains, mais sur la fin de manche, Oracle profite d’une risée pour revenir et chasser les kiwis à la bouée. Les américains n’ont plus qu’à contrôler leur adversaire jusqu’à la ligne d’arrivée.
Oracle Team USA marque son premier point face à ETNZ qui mène donc avec 4 à 1.

Deux nouvelles manches sont prévues ce soir à 19h12 et 19h57.

 

 

35ème America’s Cup : reprise de la compétition demain et de nombreuses rumeurs

Emirates Team New Zealand, qui a gagné les sélections parmi les cinq challengers et Oracle Team USA, le defender américain, se retrouveront demain sur le Great Sound pour la reprise des hostilités.

© ACEA 2017 / Photo Gilles Martin-Raget

Les deux équipages ont navigué durant la semaine afin d’améliorer leurs catamarans et parfaire leurs manoeuvres, les conditions s’annoncent similaires à celle du week end dernier à savoir 7 à 12 noeuds de vent. Peter Burling et son équipage se sont montrés redoutables dans ces conditions, avec une meilleure vitesse au près (près de 2 noeuds sur certaines séquences). Mais aussi de meilleures manoeuvres, probablement grâce au système de réglage de l’aile sans transfert d’écoute contrairement au bateau américain, mais aussi grâce à la puissance développée par les équipiers montés sur leurs vélos. Les américains ont d’ailleurs eux aussi installé un vélo sur leur AC50 avant les Qualifiers avant d’apporter un surcroit de puissance.
Par ailleurs James Spithill, connu pour ses départs agressifs jusqu’ici, ne fait pas forte impression sur cette finale avec peu d’engagement sur ces phases.

Les kiwis qui partaient avec un point de déficit, du fait de la victoire d’Oracle Team USA lors des Qualifiers, a fait jusque là un sans faute avec 4 victoires et un score de 3-0 en leur faveur.

Reste donc à découvrir si les américains trouveront une faille chez leur adversaire, ou s’il auront réussi à faire progresser suffisamment leur catamaran pour combler leur retard. Réponse ce week-end et peut être en début de semaine si aucune des deux équipes n’est parvenue aux 7 points nécessaires pour remporter la 35ème America’s Cup.

© ACEA 2017 / Photo Austin Wong

Concernant le futur de la compétition, de nombreuses rumeurs fusent ces derniers jours.

En cas de nouvelle victoire américaine, la compétition aura lieu comme prévu, par un agreement avec quatre des cinq challengers, en 2019, avec reprise d’un circuit de régates préliminaires.
La compétition pourrait faire son retour sur le sol américain, à Chicago. Les Bermudes, malgré un cadre superbe, n’auront pas attiré autant de spectateurs que l’édition courue à San Francisco, et les équipes se plaignent du coup élevé de la vie sur place. Artemis ou Land Rover BAR devrait être challenger of record en cas de nouvelle défense américaine.

Russell Coutts, CEO de l’événement, a renoué le contact avec Ernesto Bertarelli, qui ne cache pas son intérêt pour un retour d’Alinghi dans la compétition, à fortiori si les kiwis gagnent.
Patrizio Bertelli, patron de Prada, qui avait retiré son équipe suite au changement de jauge aimerait également faire son come back en cas de victoire néo-zélandaise, tout comme les australiens.
Bertarelli et Bertelli souhaiteraient devenir challenger of record en cas de victoire kiwi, mais l’italien semble tenir la corde, les deux équipes avaient travaillé de concert sur la 34ème édition.
La compétition dans ce cas de figure ferait son retour à Auckland mais seulement en 2021 ou 2022. Par ailleurs les néo-zéds lanceraient une étude marketing et une consultation des challengers afin de définir le futur bateau sur lequel se disputerait la compétition. Les marins du team feraient le forcing pour rester en multi, alors qu’un retour au mono pourrait être envisagé, soutenu par Patrizio Bertelli notamment.
Ils réintroduiraient également une règle de nationalité pour l’équipage avec 80% de marins locaux exigés sur le futur bateau.

Ces derniers élément ne sont que des rumeurs, et l’America’s Cup a réservé de nombreuses surprises et rebondissements au cours de son histoire, il faudra donc patienter jusqu’à la fin de la compétition pour avoir une idée plus précise du futur de la compétition.

 

 

America’s Cup : Emirates Team New Zealand mène 3-0 face à Oracle Team USA

Le Match de la 35ème America’s Cup presented by Louis Vuitton a débuté samedi aux Bermudes. Elle oppose le defender (vainqueur de la dernière édition) au vainqueur des sélections, Emirates Team New Zealand.
A noter qu’Oracle Team USA partait avec un point de bonus face aux néo-zéds suite à leur victoire sur les Qualifiers.


18 06 2017 – Bermuda (BDA) – 35th America’s Cup 2017 – 35th America’s Cup Match Presented by Louis Vuitton – Race Day 2
© ACEA 2017 / Photo Sander van der Borch

Samedi, deux matchs étaient disputés dans un vent d’une dizaine de noeuds.
Sur la première manche, James Spithill poussé par Peter Burling vers la ligne de départ se voit pénalisé pour un départ trop précoce. ETNZ passe la première bouée avec 14s d’avance, et ne cessera ensuite de creuser, malgré une molle près de la ligne d’arrivée qui ralentira les kiwis, mais aussi les américains.
Emirates Team New Zealand remportait avec 30s d’avance. Les kiwis ramenaient donc le score à 0-0

Lors de la seconde manche, Peter Burling et Glen Ashby effectuaient de nouveau un beau départ en conservant de la vitesse, ce qui leur permettait de passer la bouée 1 avec 5s d’avance. Emirates continue ensuite à creuser grâce à un meilleur cap et une meilleure vitesse, mais sur le dernier près, Tom Slingsby permet aux américains d’effectuer un magnifique retour  grâce à des risées salvatrices et de revenir à une longueur des kiwis.
ETNZ vire devant le bateau américain et garde l’avantage à la bouée en gybant sur ses foils alors que les américains retombent lourdement sur l’eau.
Le match est joué, les néo-zéds s’envolent vers une seconde victoire et portent le score à 1-0.

La suite du match se disputait dimanche.
Sur la manche 3, l’équipage d’Oracle Team USA ratait son premier gybe permettant aux néo-zélandais de prendre l’avantage, avantage qui ne cessera de s’accroitre au fur à et mesure de la régate. Tom Slingsby, le tacticien américain tentant vainement de chercher des solutions tactiques.
Nouvelle victoire des kiwis sur cette manche 3, avec un score de 2-0.

Sur la quatrième manche, les deux bateaux partaient bord à bord, les kiwis passaient de nouveau la marque 1 en tête, et le scénario se répète, Emirates Team New Zealand est plus rapide et fait un meilleur cap, ce qui permet à l’équipage de gérer et de creuser une avance non négligeable. Les américains subissent une quatrième défaite d’affilée, les kiwis mènent 3-0.

Les prochaines régates se disputeront samedi et dimanche prochain, le premier à 7 point remportera l’America’s Cup.

A noter la présence sur place d’Ernesto Bertarelli, qui ne cache pas son intérêt pour cette nouvelle jauge, et qui pourrait envisager un retour sur l’épreuve ( interview à lire dans Le Temps). Le marin suisse qui a gagné deux fois l’America’s Cup a d’ailleurs navigué sur l’AC50 de Groupama Team France samedi. Patrizio Bertelli, le patron de Prada, qui s’était retiré de cette édition suite au changement de classe était également présent pour suivre les régates.

 

America’s Cup Playoffs : Emirates Team New Zealand remporte l’épreuve face à Artemis Racing, les kiwis seront opposés à Oracle Team USA pour The America’s Cup Match

Le score était de 4 à 2 en faveur des néo-zélandais face aux suédois avant cette ultime journée des America’s Cup Playoffs.

© ACEA 2017 / Photo Gilles Martin-Raget

La régate 7 opposant les deux challengers était lancée dans des vents faibles, de 7 à 8 noeuds, Nathan Outteridge et son équipage écopaient d’une pénalité pour un départ anticipé, permettant aux kiwis de prendre la tête. Ensuite les néo-zéds creusaient leur avance, avant que la pluie ne s’invite sur le plan d’eau et anéantisse le petit flux installé sur le plan d’eau.

Artemis Racing refaisait son retard à la faveur d’une risée qui leur permettait de foiler alors que l’AC50 était en mode archimédien. Les suédois écopaient de nouveau d’une pénalité sur un croisement avec un lof des kiwis sur lequel Nathan Outteridge ne répondait pas franchement.

Les deux équipages restaient ensuite au contact dans environ 2 noeuds de vent, mais malgré le raccourcissement du parcours, la limite de temps de 25 minutes était dépassée, et la régate annulée.

© ACEA 2017 / Photo Ricardo Pinto

Le comité de course mettait alors les équipages en attente, le vent rentrait de nouveau, avec 7 à 8 noeuds établis.

Peter Burling défendait sa place sur la ligne, que les deux équipages franchissaient côte à côte, le jeune barreur kiwi loffait ensuite son adversaire obligé de répondre. ETNZ passait la bouée de dégagement en tête puis ne cessait ensuite d’augmenter son avance. Malgré leurs tentatives, l’équipage d’Artemis Racing n’avait aucune opportunité de revenir et s’incline avec près d’une minute de retard.

Artemis Racing est donc éliminé en finale de ses America’s Cup Playoffs et Emirates Team New Zealand remporte cette phase.

L’équipage néo-zélandais affrontera donc le defender Oracle Team USA, pour le match de l’America’s Cup. Le premier des deux équipages à 7 points remportera la compétition. Oracle Team USA part avec un score de +1 suite à sa victoire sur les Qualifiers, pour l’emporter Emirates Team New Zealand devra remporter au moins 8 manches.
Peter Burling le barreur kiwi s’est montré confiant sur la vitesse de sa monture et se montre impatient de rencontrer les américains, dans ce qui s’annonce contre la revanche de la 34 ème America’s Cup.

Les deux premiers matchs auront lieu le samedi 17 juin, dans l’intervalle, les jeunes concurrents de la Red Bull Youth America’s Cup disputeront leurs qualifications.