Tour d’horizon de l’actualité des maxis multicoques

  • Spindrift 2, le maxi trimaran de 40m, ex Banque Populaire 5, va entrer en chantier à Lorient pour recevoir ses nouvelles couleurs, la 1ère course du maxi sera la Fastnet en août. Le team Spindrift racing remettra le MOD 70 à l’eau mi avril avec une participation au Tour de Belle Ile le 4 mai avec Yann Guichard à la barre après sa participation aux America’s Cup World Series à Naples.
  • Lionel Lemonchois, à la barre du maxi trimaran de 80′ Prince de Bretagne, sera également présent sur le Tour de Belle Ile, son multicoque vient d’entrer en chantier, avec quelques modifications prévues sur le mât, l’installation d’une dérive à trimmer pour les navigations en équipage prévues cette saison (Tour de Belle Ile, Armen Race, Grand Prix Guyader, Tour des Princes).
  • Banque Populaire VII, l’ex Groupama 3, qui sera mené par Armel le Cléac’h sur la prochaine Route du Rhum devrait prochainement être remis à l’eau, le programme du bateau pour cette saison n’a pas été dévoilé.
  •  Sodebo Ultime, ex Géronimo est en chantier chez Multiplast, les décisions concernant les modifications du trimaran (changement de coque centrale ou pas) devraient être finalisées rapidement afin de l’adapter  la navigation en solitaire en vue de la Route du Rhum 2014. Thomas Coville retentera cet hiver sa chance autour du monde, contre le chrono de Francis Joyon.
  • Francis Joyon est quant à lui en stand by pour sa tentative de record sur l’Atlantique Nord, si il arrive à battre le temps de Thomas Coville sur ce parcours, il détiendrait  alors les quatre records majeurs en solitaire (tour du monde, 24 heures, Atlantique Nord et Sud).

 

Les MOD70 sur les courses existantes en 2013

La plupart des équipes engagées sur le Multi One Championship la saison dernière vont s’aligner sur les épreuves « classiques » cette année, suite à un désaccord financier avec l’organisation Multi One SA.

Virbac Paprec, qui vient d’être mis à l’eau et qui sera skippé par Jean Pierre Dick et Musandam (Oman Sail/Sidney Gavignet) participeront au Grand Prix Guyader, à l’Armen Race en début de saison, Groupe Edmond de Rothschild devrait également être présent sur l’Armen Race.

Les MOD 70 enchaineront ensuite avec le Tour de l’Europe organisé par Prince de Bretagne en juin, puis avec la Transat Jacques Vabre qui a ouvert ses portes à la classe.

Orion Racing, le MOD 70 n°2, vendu à un propriétaire américain, naviguera sous la houlette de Cam Lewis, le trimaran devrait bientôt quitter la Bretagne pour le Mexique où l’équipage s’entrainera avant de rejoindre San Francisco.

Michel Desjoyaux est à la recherche de partenaires pour relancer l’ex Foncia et s’aligner sur le Tour des Princes et la Transat Jacques Vabre.

L’équipe Race for Water, mené par Stève Ravussin, n’a pas communiquée sur le programme de sa saison, le skipper suisse devrait toutefois tout faire pour être présent sur la ligne de départ de la transat.

Pas de programme non plus pour Spindrift racing, l’équipe de Dona Bertarelli aura fort à faire avec son maxi trimaran Spindrift 2 (ex Banque Populaire V), et pourrait ne s’aligner que sur un nombre réduit d’épreuves dont le Tour des Princes (l’organisateur a préféré ne pas voir le maxi de 140′ au départ afin de favoriser un plateau « homogène ») et la Transat Jacques Vabre, que Yann Guichard, le skipper a déjà couru.

Sidney Gavignet, qui avait quitté Lorient avec son équipage il y a quelques jours afin de s’élancer sur une tentative de record autour de l’Irlande a préféré renoncer du fait de conditions météos très musclées, Musandam Oman Sail est donc rentré à son port d’attache et la tentative est reportée.

La maxi trimaran Banque Populaire V passe sous les couleurs de Spindrift racing

La nouvelle est tombée aujourd’hui, le maxi trimaran de 40m, Banque Populaire V (détenteur du Trophée Jules Verne) a été vendu à l’équipe Spindrift racing.

Le team, basé à Saint Philibert, mené par Dona Bertarelli et son compagnon Yann Guichard va donc se lancer dans une nouvelle campagne de records. Le programme n’a pas été dévoilé mais devrait comprendre les records de l’Atlantique, des 24 heures, et peut être le Jules Verne.

Le couple mutualise ses projets et réuni le D35, le MOD70 et le maxi trimaran au sein de l’équipe Spindrift racing.

Le trimaran va entrer en chantier pour recevoir ses nouvelles couleurs, il sera remis à l’eau au printemps avant d’être aligné sur la Rolex Fasnet Race qui inaugurera la saison de records.

Dona Bertarelli : « C’est une joie et une fierté de pouvoir skipper ce bateau de légende et aussi un défi important et difficile que de se lancer à l’assaut des records détenus aujourd’hui par ce même trimaran. Je compte sur l’expérience de mon compagnon Yann Guichard ainsi que de toute l’équipe de notre écurie de course Spindrift racing pour mener à bien ce projet. »

Le bateau est rebaptisé Spindrift 2, Dona Bertarelli devient skipper de celui-ci, elle sera épaulée par Yann Guichard, et probablement par l’ancien skipper du trimaran, Pascal Bidégorry, qui a navigué sur le MOD 70 de l’équipe la saison dernière.

Le Gitana Team également engagé en MOD était sur les rangs pour l’achat du bateau, mais l’écurie du Baron de Rothschild devra se contenter du MOD et du 77′, Gitana 11.

Realstone Sailing domine le dernier grand prix devant la famille Bertarelli

L’équipage du CER mené par Jérôme Clerc sur Realstone Sailing a remporté le Grand Prix Facchinetti, le dernier de la saison 2012 des D35 devant Ladycat et Alinghi. Le jeune équipage aura très largement dominé cette saison avec un quasi sans faute, deux victoires sur les classiques lémaniques, vainqueur de quatre des six grand prix, et une 3ème place comme plus mauvais résultat. Alinghi mené par Ernesto Bertarelli termine à bonne distance et n’aura jamais été en mesure d’inquiéter le CER.

Ladycat, barré par Dona Bertarelli effectue sa meilleure saison avec une troisième place au général après une belle lutte contre de Rham qui termine au pied du podium cette année. Philippe Cardis barreur, propriétaire de de Rham, et un des initiateurs de la série a décidé d’arrêter la compétition à l’issue de cette saison 2012

Philippe Cardis: « C’est une page importante de ma vie qui se tourne. Je souhaite remercier mon équipage. Je souhaite aussi remercier mes amis Ernesto Bertarelli, Nicolas Grange et Guy de Picciotto, sans qui tout cela n’existerait pas. Nous avons décidé un jour de nous assoir autour d’une table pour monter ce projet qui est devenu une classe de bateaux exceptionnelle. Enfin, je souhaite rendre hommage à Dona Bertarelli, avec qui nous nous sommes battus jusqu’au bout pour arracher la troisième place du classement. Nous avons dû nous incliner, je la félicite car je suis vraiment impressionné par la vitesse à laquelle elle a appris à barrer ce bateau ! »

Dona Bertarelli : « Je suis heureuse ! C’est le résultat de 6 ans d’apprentissage. Je souhaite remercier, non seulement mon équipage actuel, mais toutes les navigatrices qui ont navigué avec moi jusqu’à aujourd’hui. Il nous a fallu 4 ans pour gagner le Bol d’Or Mirabaud et 6 ans pour monter sur le podium du Vulcain Trophy. Je suis vraiment fière du travail accompli ! »Ernesto Bertarelli  : « Je suis très fier de ce que ma sœur a accompli. Je suis très heureux qu’une femme, non professionnelle, ait pu accéder au podium. C’est vraiment une consécration et c’est aussi la beauté de notre sport ! »

La bataille aura également été acharnée pour les 5 et 6ème place, c’est finalement l’équipage d’Artemis Racing qui s’impose face à Zen Too, barré par Fred le Peutrec.

Classement général Grand Prix Facchinetti :             

  1. Realstone Sailing (22 points)
  2. Ladycat (25 points)
  3. Alinghi (25 points)
  4. Artemis Racing (35 points)
  5. Zen Too (38 points)
  6. De Rham-Sotheby’s (45 points)
  7. Okalys-Corum (56 points)
  8. Veltigroup (66 points)
  9. Nickel (66 points)

Classement général VULCAIN TROPHY 2012 :

  1. Realstone Sailing – Jérôme Clerc (8 points)
  2. Alinghi – Ernesto Bertarelli (19 points)
  3. Ladycat – Dona Bertarelli (25 points)
  4. De Rham Sotheby’s – Philippe Cardis (27 points)
  5. Artemis Racing – Torbjorn Tornqvist  (34 points)
  6. Zen Too – Guy De Picciotto – Fred Le Peutrec (35 points)
  7. Okalys-Corum – Nicolas Grange (44 points)
  8. Veltigroup  – Marco Simeoni – Boris Lerch (48 points)
  9. Nickel – Fred Moura (50 points)

Realstone Sailing remporte le grand prix Grange&Cie et le Vulcain Trophy 2012

L’avant dernier grand prix du Vulcain Trophy s’est déroulé dans des conditions idéales pour les équipages des D35, avec six régates courues le premier jour dans des vents d’une dizaine de noeuds et pas moins de cinq vainqueurs différents sur un flotte de neuf bateaux lors de cette journée de samedi.

A l’issue de ces six régates, l’équipage du CER sur Realstone Sailing menait déjà le grand prix, avec une victoire, trois secondes places, une 4ème et une 6ème place. De Rham Sotheby’s qui avait très bien débuté en enchainant deux victoires et une seconde place fléchissait en fin de journée avec deux places de 7ème et une de 9. Il prenait malgré tout la seconde position du provisoire à égalité de points avec Okalys Corum et Zen Too, mené par Fred le Peutrec. La famille Bertarelli était en embuscade avec Alinghi, barré par Ernesto Bertarelli en 5ème position à un point de de Rham, Okalys et Zen Too, alors que Dona Bertarelli prenait la 6ème position du provisoire à deux points de son frère, Artemis Racing, Veltigroup  et Nickel fermaient la marche.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

La seconde journée courue aujourd’hui aura été aussi disputée Realstone Sailing, qui avait mal débuté avec une dernière place se rattrape sur les trois manches suivantes en se classant 4ème puis deux fois second, parvenant même à creuser son avance, la bonne opération du jour était réalisée par l’équipage de Zen Too qui enchainait deux victoires de manches, ce qui leur permettait de prendre la seconde place de ce grand prix Grange&Cie, devant Alinghi, qui effectuait un beau retour en prenant cette troisième place devant de Rham Sotheby’s et Okalys Corum, Ladycat se classait 6ème devant Artemis Racing, Veltigroup et Nickel.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

L’équipage de Realstone, en remportant cet événement, ne pourra plus être rejoint au classement final du Vulcain Trophy et est donc proclamé vainqueur de cette édition 2012, avant la dernière épreuve.  Le jeune équipage du CER mené par Jérôme Clerc aura donc survolé ce championnat, en effet ils ont gagné quatre des cinq grands prix courus jusqu’ici et se sont également adjugé les deux classiques lémaniques, la Genève-Rolle-Genève et le Bol d’Or, leur plus mauvaise place étant jusqu’ici la troisième marche du podium lors de l’Open de Versoix II.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Alinghi reste second du classement et devrait conservé sa place lors du dernier événement de la saison, sauf grosse contre performance, la troisième place sera plus disputée avec de Rham Sotheby’s et Ladycat qui sont séparés par deux points. Zen Too et Artemis Racing sont cinq et six du provisoire, à égalité de points.

La saison 2012 se terminera par  le Grand Prix Facchinetti Automobiles qui se disputera les 12, 13 et 14 octobre 2012 à Genève.
CLASSEMENT DU GRAND PRIX GRANGE & CIE:

1. Realstone Sailing 25 pts

2. Zen Too 31 pts

3. Alinghi 34 pts

4. De Rham Sotheby’s 37 pts

5. Okalys Corum 39 pts

6. Ladycat 40 pts

7. Artemis Racing 49 pts

8. Veltigroup 55 pts

9. Nickel 62 pts

Alinghi remporte l’Open de Versoix II

Le Club Nautique de Versoix a accueilli la sixième manche  du Vulcain Trophy le week-end dernier. Les équipages auront beaucoup patienté lors de ce rendez-vous avec seulement deux manches courues au cours des deux journées de régates.

La manche de samedi a été remporté par Nickel,  devant Veltigroup et Realstone Sailing, si l’équipage du CER est habitué aux podiums, les équipages des deux autres catamarans ont profité de cette unique régate pour démontrer leurs qualités

Fred Moura, skipper de Nickel :  « Ce sont des conditions qui nous conviennent bien. Nous avons un équipage léger et nous réussissons à penser, et à penser plutôt bien jusqu’à 8 nœuds de vent. Ensuite c’est plus difficile, car nous devons beaucoup travaillé physiquement et nous n’avons pas le gabarit nécessaire. Nous avons trois nouveaux équipiers pour cette deuxième partie de saison, et cela risque d’évoluer encore jusqu’au dernier Grand Prix, car nous sommes déjà en train de nous préparer pour l’année prochaine. » 

On notait quelques changements dans les équipages avec Marie Riou qui remplaçait Yann Guichard sur Ladycat, de Dona Bertarelli, celui-ci étant retenu sur son MOD70. Du côté de l’équipe Artemis Racing, on notait le retour de  Terry Hutchinson et Morgan Larson.
Le lendemain, les équipages patientaient jusqu’à 16 heures avant de pouvoir naviguer, dans un vent d’environ 10 noeuds. Le départ est disputé avec trois D35 en avance sur la ligne, De Rham Sotheby’s, Okalys et Veltigroup doivent repasser la ligne et partent donc avec un handicap certain. Zen Too domine cette régate avant d’écoper d’une pénalité au passage de l’avant dernière bouée, ce qui laisse le champ libre à la famille Bertarelli qui s’offre les deux premières places avec Alinghi qui gagne cette manche devant Ladycat. Reastone Sailing prend la 3ème place devant Zen Too.
La réaction du vainqueur du jour et du grand prix :
Ernesto Bertarelli : « Il est toujours difficile d’être triomphaliste quand la victoire se joue sur deux régates seulement. Nous n’avons pas eu de chance avec la météo. En plus, nous sommes 3 bateaux à égalité. Mais au moins, nous avions promis de donner du fil à retordre à l’équipage de Realstone… alors on fait ce qu’on peut pour y arriver ! »
Alinghi remporte donc ce grand prix grâce à sa victoire de manche, à égalité de points avec Nickel et Realstone Sailing, deux et troisième. Au classement général provisoire, Realstone Sailing conserve sa place de leader avec une confortable avance sur Alinghi  et de Rham à égalité de points, Ladycat pointe en quatrième position devant Artemis Racing et Zen Too.
Le prochain rendez-vous aura lieu dans le cadre due Grand Prix Grange & Cie, à Genève pour l’avant-dernière étape du Vulcain Trophy.
Les catamarans monotypes évolueront quelques peu la saison prochaine avec une nouvelle grand voile dont la corne sera allongée d’un mètre environ, ce qui permettra d’augmenter la vitesse au vent arrière, au vent de travers, et au près dans le petit temps, et qui rendra les D35 plus évolutifs.

Coup double pour Realstone Sailing

L’équipage du CER, Realstone Sailing, a de nouveau démontré son très beau potentiel ce week-end à Versoix et sur le Genève Rolle Genève, puisque le D35 mené par Jérôme Clerc s’est imposé sur la classique lémanique et sur l’Open de Versoix.

Les D35 avaient repris les hostilités dès vendredi pour l’Open de Versoix, le vent était absent une bonne partie de l’après midi et n’avait daigné se lever qu’à 17h, ce qui avait permis au comité de lancer trois manches. C’est Dona Bertarelli et son équipage de Ladycat, qui se montraient les plus réguliers avec une quatrième place puis une victoire et une seconde place, comme l’expliquait Yann Guichard, tacticien sur Ladycat les automatismes commencent à se mettre en place et cet équipage pourrait faire figure d’outsider face aux favoris,dont Alinghi, mené par Ernesto Bertarelli, frère de Dona  qui était en embuscade à un point de Ladycat à l’issue des trois régates de vendredi, Realstone Sailing, leader du classement provisoire était sur le podium avec deux points de retard sur les leaders, devant de Rham – Sotheby’s.

Artemis Racing était cette fois-ci mené par Xavier Revil, qui débute sur ce support et prenait la 5ème place provisoire devant Zen Too, le D35 de Guy de Picciotto, était présent après avoir talonné il y a 15 jours lors de l’Open de Crans.

Dona Bertarelli, propriétaire et barreuse de Ladycat, à l’issue des trois manches de vendredi :« Nous avons eu beaucoup de plaisir à naviguer aujourd’hui. Nous avons enfin trouvé les bons réglages du bateau, nous nous sommes beaucoup entraînés cette semaine et ça a payé. Nous avons retrouvé la vitesse, ce qui nous a manqué lors du dernier événement.  Cette nouvelle équipe est fantastique. Nous avons une bonne cohésion de groupe, et le résultat s’en ressent : tout a bien fonctionné. J’ai trouvé le bateau plus facile à la barre et quand on a la bonne vitesse et que les manœuvres fonctionnent, ça ne peut que bien aller ».

Les catamarans étaient présents samedi sur la ligne de départ de la classique Genève-Rolle-Genève, avec environ 200 autres bateaux.
Dès le départ, Realstone Sailing a pris les commandes de la flotte des D35, en se laissant très vite glisser vers la côte suisse, de Rham Sotheby’s, Zen Too et Ladycat étaient les adversaires les plus dangereux pour l’équipage du CER, qui se retrouvaient parfois scotcher dans les dévents au plus près de la côte, alors que les autres équipes avaient choisi de naviguer plus au large.

Sur la deuxième partie du parcours, après le passage de Nyon, le Joran s’est levé à plus de 15 nœuds, imposant une navigation physique aux équipages.

De Rham Sotheby’s longtemps second se fera passer par Ladycat sur le retour vers Genève, Zen Too barré par Fred Le Peutrec, restera bien placé sur cette course et prendra une belle 4ème place devant Veltigroup, Artemis et Alinghi.

Okalys Corum, mené par nicolas Grange démâtera lors du retour vers Genève, sans blessés à bord.

Jérôme Clerc, barreur de Reastone Sailing : « La stratégie de notre tacticien Denis Girardet a été excellente de bout en bout. Nous avons fait des choix et nous nous y sommes tenu. Nous avons fait ce que nous avons voulu faire, même si cela semblait « gonflé » quelques fois.  C’est vrai qu’il y a eu 3 ou 4 transitions de vent, qui nous ont laissé un peu « scotchés » à certains moments, mais même si nous avons parfois tremblé, nous avons tenu notre ligne et ça a payé ! »

Classement Genève-Rolle-Genève:
1. Realstone Sailing (J. Clerc)
2. Ladycat (D. Bertarelli)
3. De Rham-Sotheby’s (Ph. Cardis)
4. Zen Too (F. Le Peutrec – G. de Picciotto)
5. Veltigroup (B. Lerch – M. Simeoni)
6. Artemis Racing (P.Cayard – T. Tornqvist)
7. Alinghi (E. Bertarelli)
8. Nickel (F. Moura)
DNF Okalys-Corum (N. Grange)

Pour la dernière journée de l’Open de Versoix, le comité n’aura pu lancer qu’une seule course dans des airs extrêmement légers avec seulement à 1 à 3 nœuds de vent.
Dans ces conditions plus que légères, les marins de Realstone Sailing  signent une nouvelle victoire de manche  devant Veltigroup et Artemis Racing barré par Torbjorn Tornqvist, avec Paul Cayard à la tactique.

Okalys-Corum, était présent, malgré son démâtage la veille et terminait en 4e position de la manche

Nicolas Grange, propriétaire et barreur du catamaran : « Ce fut un weekend contrasté. Nous sommes un peu frustrés car nous avons fait une très bonne première partie de course hier lors de la Genève-Rolle-Genève, mais nous sommes néanmoins heureux d’avoir pu faire au moins une manche aujourd’hui, avant le Bol d’Or Mirabaud. Du coup, nous sommes rassurés sur le fait que nous pourrons y participer ! »

Le classement général après 4 étapes: Realstone Sailing domine avec 3 pts d’avance sur Alinghi (8 pts), à égalité de points avec Ladycat. Ce trio est suivi de Artemis Racing (10 pts) et de De Rham Sotheby’s (10 pts). Les suivants sont au coude à coude avec Veltigroup (17 pts), Zen Too (18 pts), Okalys Corum (19 pts), puis Nickel (24 pts).

Prochain rendez-vous, le Bol d’Or Mirabaud qui aura lieu le samedi 16 juin. Le départ de la classique lémanique aura lieu à 10 heures avec près de  600 bateaux sur la ligne.

Yann Guichard : « La motivation et l’esprit d’équipe sont restées intacts, ce qui fait une des forces de l’Energy Team. »

Yann Guichard, skipper du MOD Spindrift racing, de l’AC45 de l’Energy Team et tacticien sur le D35 Ladycat a de nouveau répondu aux questions de Voile-Multicoques (interview réalisée lors de l’Open de Crans).

© Chris Schmid / Spindrift racing

Voile-Multicoques.com : Tu intègres l’équipage de Ladycat, qui participe au Vulcain Trophy avec un équipage remanié, qui s’est professionnalisé, quels sont vos objectifs ?

Yann Guichard : Dona Bertarelli, la propriétaire, prend les saison les unes après les autres, elle a voulu un peu de changement cette année, en prenant un équipage plus professionnel et avec des hommes.

Ceci permet de naviguer à six et non plus à sept comme avec les filles, ce qui simplifie les choses, avec un poste pour chaque personne.

L’objectif chiffré est d’essayer d’accrocher les troisième, quatrième ou cinquième place du championnat, ce qui est faisable mais difficile.

Alinghi, le CER (Realstone Sailing), et Artemis sont un peu au dessus du lot, mais le reste de la flotte est assez homogène, la course à la quatrième place risque donc d’être serrée.

Cette saison se court exclusivement sur le Léman cette année, quelles sont les spécificités de ce plan d’eau ?

Sur le premier grand prix, nous avons eu un vent de sud un peu instable, ce qui est habituel sur le lac, tout comme le petit séchard pour le second grand prix, les conditions sont toujours plus ou moins piègeuses, il faut être opportuniste, tout peut arriver jusqu’à la ligne soit coupée.

C’est aussi ce qui fait l’intérêt de ce type de plan d’eau, tout peut être remis en questions rapidement, les nouveaux parcours, plus courts que la saison dernière, et avec une porte au vent ouvrent également un peu le jeu, ce qui ajoute des opportunités pour revenir sur les bateaux qui nous précèdent.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Revenons sur ces changements de format des régates, avec un raccourcissement des parcours et l’introduction de la porte au vent, ce format se rapproche de ceux qui ont été adoptés sur les autres circuits multicoques (America’s Cup World Séries, Extrême Sailing Series), penses-tu qu’il s’agit de la bonne formule pour courir en multicoque ?

Je ne pense pas qu’un type de parcours soit meilleur qu’un autre, tout dépend du type de bateau, et de l’objectif, comme on peut le voir sur les circuits tournés vers le public à terre.

L’introduction de la porte au vent en D35 ouvre le jeu, mais l’idéal serait d’avoir les règles de la Coupe de l’America en ce qui concerne l’engagement à la bouée, le tribord reste donc roi selon les règles ISAF avec des passages de bouées parfois un peu dangereux.

Ce format donne plus d’intensité, mais aussi plus de travail à l’équipage avec des manœuvres incessantes, ce qui change des longs bords calés que nous avons connu jusqu’ici sur le circuit.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Tu es le skipper du MOD Spindrift racing depuis quelques mois, quelles sont les qualités du bateau par rapport aux autres trimarans que tu as barré jusqu’ici (60′ ORMA, Gitana 11 sous sa forme rallongée) ?

Ces bateaux sont difficilement comparables, le choix d’un bateau monotype fait que les coefficients de sécurité sont plus importants, le bateau est donc plus costaud, plus raide, à un plan de voilure un peu moins puissant par rapport aux autres bateaux que j’ai pu barrer.

Dans les petits airs, le bateau est un peu plus difficile à faire avancer qu’un 60′ ORMA, du fait d’un rapport poids/puissance un peu moins favorable, mais ce bateau est très intéressant, la monotypie a été très bien respectée, comme nous avons pu le constater sur les régates courues jusqu’ici avec des écarts très serrés, il faut aller chercher quelques centièmes de nœuds face aux adversaires pour s’imposer. Ce qui promet de belles régates inshores, mais aussi sur l’Atlantique dès cet été.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Certains skippers ont déjà evoqué une participation à la Route du Rhum 2014 sur les MOD, l’envisages-tu et quelles seraient les modifications à apporter au bateau pour l’adapter au solitaire ?

Le bateau semble plutôt adapté, il y aurait bien sûr un second pilote à installer et quelques modifications mineures.

La course aura lieu dans deux ans et demi, l’objectif immédiat reste bien sûr le Multi One Championship, mais il est clair que je participerai à la course sur ce bateau, nous verrons si une classe MOD sera créee pour la course ou si nous participerons dans la classe Ultime. Il serait dommage que ces bateaux restent à quai pendant la Route du Rhum, ce type de course permettrait aussi de mettre en valeur la classe.

Les deux premières confrontations avec tes concurrents ont été très serrés cette année, que ce soit sur le Tour de Belle Ile ou l’Armen Race, où se sont jouées ces courses ?

Pour le Tour de Belle Ile, nous avons pris une option au départ qui n’était pas la bonne, Foncia et Groupe Edmond de Rothschild ont donc été devant dès le début et nous n’avons fait que lutter pour revenir sur eux, ce que nous avons fait petit à petit.

Sur l’Armen Race, nous étions en tête sur le retour, mais nous avons eu un problème pour hooker la GV, ce qui a permis à Foncia de revenir et de nous passer, les bateaux ont été au contact pendant toute la course, la moindre erreur fait que le copain passe devant, il faut donc être irréprochable sur les manœuvres. Nous avons fait quelques erreurs, c’est le métier qui rentre, nos adversaires ont un peu plus d’expérience sur ces bateaux et nous progressons de jour en jour, nous allons donc poursuivre nos entraînements dès la semaine prochaine.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Revenons sur ces entraînements, quelles informations sont partagées avec les autres teams, avez-vous des debriefings communs, quelles informations partagez-vous ?

Avec Foncia, nous partageons en live les réglages à la VHF quand nous sommes sur l’eau, nous ne faisons pas de véritables debriefs, nous discutons des réglages de manière informelle.

Ces sessions permettent de progresser dans la connaissance du bateau grâce à ces échanges, en naviguant seuls le feeling est rapidement bon, et on pense être champion de la baie, la confrontation permet de faire des progrès exponentiels, je pense que ces entraînements sont indispensables pour bien figurer face aux autres.

De notre côté nous avons choisi, et eu l’opportunité, de nous entraîner avec Michel Desjoyaux, ce qui est une excellente expérience, je pense que Foncia est une des grosses équipes en MOD 70, c’est donc super de pouvoir mettre des choses en commun avec eux.

Passons aux America’s Cup World Series, Energy Team termine sur trois belles performances, que ce soit avec toi, ou Loick Peyron à la barre, quelles sont les forces de cette équipe qui a pourtant un déficit d’entraînement par rapport aux top teams (Oracle Racing, Artemis, Emirates Team New Zealand et Luna Rossa) ?

Etape après étape, nous avons réussi à poser des bases qui font qu’aujourd’hui notre équipe est solide à terre et sur l’eau.

Nous avons bien travaillé sur l’eau, les manœuvres et la communication se déroulent très bien, l’ambiance est excellente au sein de l’équipe. Même après de mauvais résultats la motivation et l’esprit d’équipe sont restées intacts, ce qui fait une des forces de l’Energy Team.

Nous avons aussi beaucoup travaillé sur les voiles avec Incidences, ce qui nous donne un petit plus en vitesse, surtout dans le vent médium et le petit temps, comme sur les dernières étapes. Cet avantage est une des clefs du succès dans ces régates serrées, où il ne faut rien lâcher.

Les grosses équipes gardent un avantage dans le gros temps car ils ont plus d’entraînement. Dans les vents faibles ou modérés, toutes les équipes manœuvrent bien et les petites équipes rattrapent leur retard sur les détails de réglages.

De notre côté, nous avons réussi à gommer toutes les grosses erreurs, ce qui resserre forcément le jeu. Les régates deviennent donc de plus en plus intéressantes avec des vainqueurs différents à chaque Act.

©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget

Il ne reste qu’un Act avant la fin de la saison, avez-vous prévu des navigations sur d’autres supports afin de continuer la préparation à la possible participation de l’Energy Team à la 33ème Coupe de l’America ?

Tout dépendra de la suite, si nous décrochons le financement pour l’AC 72, il y aura des entraînements en commun qui pourront se faire sur le MOD 70 pour préparer l’équipage.

En attendant, nous conservons tous nos programmes différents et assez complets pour tous les membres d’équipage de l’AC45.

Arnaud Jarlegan et Devan Le Bihan naviguent avec moi sur le D35 Ladycat, ce qui permet de parfaire les automatismes sur l’AC45, ces passages sur différents supports sont aussi une force, même si nous n’avons pas l’opportunité de nous entraîner sur l’AC 45.

Est ce que les parcours des régates des America’s Cup World Series, à proximité immédiate des côtes, sont adaptés à l’AC45 ? Ou est ce que ces bateaux mériteraient-ils un terrain de jeu plus vaste ?

Les formats sont parfaitement adaptés pour le public, mais aussi pour nous, on s’éclate sur l’eau, il faut seulement intégrer les limites virtuelles, ce qui est difficile au début. Tactiquement ces limites sont intéressantes, elles resserrent le jeu et gomment le défaut du multicoque, du fait du manque de manœuvrabilité de ces bateaux, nous avions tendance à aller sur les extrêmes, ce format permet de recréer du contact entre les bateaux.

©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget

Le format des régates reste parfois assez obscur, avec certains Acts où les match-races se déroulaient en une seule manche contre deux manches gagnantes sur d’autres Acts, est ce que les équipes participent à la prise de décisions concernant l’organisation des régates ?

Les équipes ont leur mot à dire, mais au final Oracle Racing définit les règles avec le retour de différents teams. Il est vrai que le format à une manche gagnante pour le match-racing est un peu dur.

Un autre petit reproche que je ferai concerne le fait que la l’America’s Cup se court en match-race, alors que les ACWS se courent en grande partie en flotte, mais il faut aussi prendre en compte l’aspect télévisuel, et là je pense que suivre une course en flotte est plus sympathique pour les téléspectateurs et le public.

Au final l’équilibre est assez bon, que ce soit pour les compétiteurs ou les spectateurs qui semblent satisfaits.

Realstone remporte l’Open de Crans

L’Open de Crans n’a finalement débuté que le dimanche 27, suite à un calme plat sur le Léman le samedi, les marins auront donc patienté une journée à terre avant de reprendre les hostilités sur le lac pour cette deuxième manche du Vulcain Trophy.

La journée a commencé à 12h30 avec le départ de la première manche avec un petit séchard qui commençait à s’établir au large du port de Crans Près Céligny.

Artemis Racing avait remanié son équipage pour cette épreuve en faisant appel à Michel Desjoyaux pour prendre la barre du D35 de l’équipe suédoise, il était accompagné d’Yvan Ravussin à la tactique, Jean-Christophe Mourniac était également de la partie à la tactique sur Okalys Corum, enfin Nicolas Charbonnier prenait la barre d’Alinghi en l’absence d’Ernesto Bertarelli.

La première manche était remportée par Realstone Sailing, du CER devant Okalys et Artemis Racing, Nickel fermait la marche après la disqualification de Veltigroup sur le second portant, l’équipage de Marco Simeoni contestant la pénalité prise à la porte au vent suite à un tribord d’Alinghi, en effet l’équipage de Veltigroup estimait qu’Alinghi avait abattu pour provoquer la pénalité, cet argument n’a semble-t-il pas convaincu le jury qui sortait le drapeau noir.

Petit à petit les nuages arrivaient sur le plan d’eau renforçant le séchard, la seconde manche revenait facilement  à Artemis Racing devant de Rham Sotheby’s et Alinghi, Realstone prenait la 4ème place. Zen Too qui avait pris la 5ème place de la première manche fleurtait de trop près avec la côte et talonnait, ce qui entrainait une voie d’eau, l’équipage mené par Fred Le Peutrec quittait dans l’Open pour prendre la direction de Versoix afin de mettre le catamaran au sec pour réparer les dégâts.

La troisième manche était lancée avec un départ babord amure pour Alinghi et Artemis, mais c’est de nouveau Jérôme Clerc et l’équipage du CER qui emporte cette régate devant de Rham, Okalys et Alinghi, Ladycat prend de nouveau la sixième place après une belle bataille avec Veltigroup.

La quatrième manche est remportée par Alinghi devant Realstone qui enchaine les places sur le podium et  de Rham qui effectue également une belle journée, Artemis se classe 4ème, en queue de flotte, Veltigroup passe Nickel sur le dernier empannage et prend la 6ème place, Ladycat ferme la marche.

La cinquième et dernière manche est très disputée avec un mauvais départ d’Artemis qui prend la gauche du plan d’eau, ce qui s’avère finalement favorable puisque l’équipage de Michel Desjoyaux revient à la seconde place devant Okalys-Corum, Realstone remporte de nouveau la manche.

L’équipage de Realstone Sailing s’impose donc  avec 3 victoires sur 5 devant Artemis Racing barré par Michel Desjoyeaux et Rham Sotheby’s de Philippe Cardis. Alinghi prend la quatrième place , suivent Okalys-Corum, Veltigroup, LAdycat, Nickel et Zen Too qui n’aura pu boucler que la première manche avant de connaitre une avarie.

Jérôme Clerc (barreur de Realstone Sailing) : « On voulait prendre notre revanche sur le Grand Prix Les Ambassadeurs (pour rappel Realstone avait terminé 2e juste derrière Alinghi mais à égalité de points). La pression est montée aujourd’hui. Nous savions que nous avions peu de manches pour nous démarquer et le petit temps n’a pas arrangé les choses. De plus avec des adversaires comme Michel Desjoyeaux ou Nicolas Charbonnier, nous ne pouvons qu’être encore plus heureux de cette victoire ! »

Michel Desjoyeaux, Artemis Racing : « Cette journée a été fabuleuse ! Ce n’était pas gagné ce matin, surtout après la journée d’hier. Le petit temps (ndlr. le peu de vent) permet de garder le jeu très ouvert sur toutes les régates. Cependant Realstone Sailing est vraiment au-dessus du lot ! ».

Philippe Cardis, skipper de De Rham Sotheby’s : « Nous avons la chance d’avoir un très bon tacticien : Christian Wahl est vraiment un magicien du lac, même lorsque nous avons fait des bêtises, il a réussi à les rattraper par une tactique remarquable » .

Le prochain rendez-vous est un double événement le week-end du 8, 9 et 10 juin, avec l’Open de Versoix, vendredi et dimanche, et la Genève-Rolle-Genève (connue comme la répétition générale du Bol d’Or Mirabaud) intercalée le samedi 9 juin 2012. Les D35 seront donc entre eux le vendredi et le dimanche à Versoix, alors qu’ils rejoindront une flotte nombreuse de plusieurs centaines de bateaux pour l’une des « grandes classiques » du lac Léman le samedi !

Classement de l’Open de Crans:
1. Realstone Sailing (Jérôme Clerc) – 5 pts
2. Artemis Racing (Michel Desjoyeaux) – 10 pts
3. De Rham Sotheby’s (Philippe Cardis) – 11 pts
4. Alinghi (Nicolas Charbonnier) – 12 pts
5. Okalys-Corum (Nicolas Grange) – 13 pts
6. Veltigroup (Boris Lerch) – 25 pts
7. Ladycat (Dona Bertarelli) – 26 pts
8. Nickel (Fred Moura) – 28 pts
9. Zen Too (Fred Le Peutrec) – 35 pt

Au classement général provisoire, Realstone s’installe en tête devant Alinghi et Artemis à égalité de points, de Rham pointe à 3 points des 2 et 3èmes.

Alinghi s’adjuge le grand prix les Ambassadeurs

Les équipages des neuf D35 inscrits sur le Vulcain Trophy se sont retrouvés pour le premier grand prix de la saison, au large de Genève, le week end dernier.

Le grand prix a commencé dans des conditions classiques, 7 à 8 noeuds de vent vendredi matin, avant de forcir nettement pour monter entre 16 et 18 nœuds. Cette nouvelle saison des catamarans monotypes inaugure un nouveau format court de régates (30 minutes), calqué sur les autres circuits multicoques (Extreme Sailing Series, America’s Cup World Series).

C’est l’équipage de Realstone Sailing mené par Jérôme Clerc, qui s’imposait lors de cette première journée de régates devant Alinghi et Ladycat. A noter une collision entre Artemis Racing  et Zen Too, barré par Fred le Peutrec.

Côté suédois, c’est Paul Cayard qui prend la barre du catamaran, sa réaction suite à la collision « J’ai un immense plaisir à être de retour sur le circuit des D35 ! Nous avons été les victimes d’une collision (dans la dernière régate, juste avant le passage de la première porte, Artemis, tribord amure prioritaire, a été heurté par Zen Too, qui arrivait bâbord et s’est trouvé dans l’impossibilité d’abattre), heureusement personne n’a été blessé, seul un équipier est passé par-dessus bord ! L’échelle du bateau qui a été endommagée va pouvoir être remplacée pendant la nuit et nous serons sur la ligne de départ demain matin » .

Du côté de Zen Too, la coque bâbord était endommagée, mais les deux bateaux retrouvaient le plan d’eau le lendemain pour la suite des régates.

Samedi, les conditions étaient toujours piégeuses avec un vent d’ouest variable de 9 à 18 noeuds, six manches ont pu être courues, avec un chavirage et des passages par dessus bord.

C’est Zen Too qui faisait les frais de ces conditions difficiles dans la 4ème manche du jour, une violente rafale a fait enfourner le catamaran à la bouée au vent entrainant un chavirage, heureusement sans conséquence ni pour l’équipage ni pour le matériel, puisque le bateau sera aligné sur les deux dernières manches du jour. Veltigroup a également participé au spectacle avec deux passages à l’eau pour le propriétaire et barreur Marco Simeoni.

Alinghi et Realstone s’illustraient de nouveau en restant aux deux premières places, Artemis effectuait une belle remontée en prenant la 3ème place à Ladycat.

Tout restait donc à faire pour la dernière journée, dimanche, au final l’expérience a payé puisqu’Alinghi s’impose devant Realstone Sailing, l’équipage d’Ernesto Bertarelli termine à égalité de points avec celui du CER, mais remporte le grand prix grâce à ses cinq victoires de manches contre quatre pour leurs adversaires. Paul Cayard et Artemis conservaient leur 3ème place.

Ladycat, avec un équipage pro cette année, a bénéficié de l’expérience de Yann Guichard et termine à une encourageante 4ème place (à lire, linterview croisé de Dona Bertarelli, barreuse et de Yann Guichard, tacticien, sur Skippers.ch) avec un point d’avance sur De Rahm – Sotheby’s et quatre sur Zen Too. Okalys – Corum, privé de Loick Peyron cette saison, a effectué de beaux débuts de manches, sans parvenir à maintenir leur vitesse sur la fin de celles-ci. Nickel et Veltigroup fermaient la marche.

Classement général :

1. Alinghi (29 points)
2. Realstone Sailing (29 points)
3. Artemis Racing (54 points)
4. Ladycat (62 points)
5. De Rahm – Sotheby’s (63 points)
6. Zen Too (66 points)
7. Okalys – Corum (70 points)
8. Nickel (85 points)
9. Veltigroup (102 points)

Les réactions des équipages :

Ernesto Bertarelli, Alinghi : « C’est fantastique de courir 14 régates en un weekend et c’est vraiment très satisfaisant de régater à ce niveau ! Je tiens à féliciter l’équipe de Realstone qui a très bien navigué pendant les 3 jours. Ça s’est joué à très peu de choses, à une seule course en fait. Ça aurait pu être eux, ça aurait pu être nous ! Je suis heureux de débuter la saison dans ces conditions magnifiques! Je rends également hommage à notre tacticien Tanguy Cariou qui a fait un travail remarquable » .

Dona Bertarelli, Ladycat. : « Le résultat de ces 3 jours de courses dans des conditions musclées est encourageant. Nous cherchons encore nos automatismes sur les manœuvres n’ayant pas eu l’opportunité de nous entrainer dans du vent soutenu. A la barre, cela a été un Grand Prix éprouvant mais j’ai pris beaucoup de plaisir. Je me réjouis d’ores et déjà de la suite».

Jérôme Clerc, skipper de Realstone Sailing : « Je suis forcément déçu. Sur l’ensemble du weekend, nous avons été réguliers et avons montré une grande solidité. J’étais nerveux aujourd’hui car nous avions grillé notre joker hier, suite à une disqualification à l’occasion d’une légère collision avec Ladycat. Cela explique en bonne partie une erreur que j’ai faite lors du départ de la deuxième course. J’ai manqué de lucidité au moment de démarrer et cela nous a porté préjudice aujourd’hui. Il faut maintenant digérer et passer à la suite ! »

La seconde manche de ce Vulcain trophy 2012 aura lieu dans 15 jours lors de l’Open de Crans.