Les français d’Energy Team se sont illustrées la nuit dernière à San Francisco en remportant l’une des deux régates en flotte et en terminant 3ème de la seconde, ce qui leur permet de se hisser à la seconde place du classement provisoire des courses en flotte avant le Super Sunday d’aujourd’hui (une régate au coefficient 4).
La journée avait commencée par les deux demis finales, qui ont tournées à l’avantage de l’équipe américaine d’Oracle Racing, Russell Coutts remportant son match face à Artemis Racing White et James Spithill faisant de même face à Emirates Team new Zealand. La finale de ce soir consacrera donc les équipages d’Oracle Team USA.
En flotte, les français prenaient un départ relativement bon lors de la première régate, avec la quatrième place à la première bouée, ils gagnent un place sur le portant derrière Emirates Team New Zealand et Artemis Racing White, puis une autre sur la remontée au près, pointant en deuxième position à la marque 3, à sept secondes des leaders néo-zélandais. La surprise vient d’Oracle Team USA Spithill qui revient sur les leaders et prend la tête. A la marque 4, cinq secondes séparent les trois bateaux de tête, qui possède un bel écart sur le reste des concurrents.
Les français effectuent un superbe deuxième bord de près et passent Spithill, et parviennent à conserver le leadership jusqu’à la ligne d’arrivée. ETNZ termine 3ème devant les deux bateaux de Luna Rossa, Team Korea brillant hier termine 8ème de cette manche.
Energy Team poursuit sur sa lancée lors de la seconde régate avecun très bon départ, ce qui leur permet d’enrouler la première marque en tête, cependant l’équipage d’Oracle Team USA Spithill passe Energy sur le 1er portant. James Spithill creuse son avance alors que les français perdent une place à la marque 3, au profit de Team Korea qui revient dans le match. Les positions seront figées pour le podium jusqu’à la ligne d’arrivée.
Au général provisoire, Oracle Team USA Spithill creuse encore son avance, Enregy Team s’empare de la seconde place avec 3 points d’avance sur Team Korea et Luna Rossa Piranha.
Yann Guichard, skipper d’Energy Team : « C’était une course fantastique pour Energy Team. Après un départ mitigé, nous avons joué à fond sur nos réglages pour optimiser la vitesse puis nous avons enchaîné les bons bords. La victoire s’est jouée à rien mais on gagne devant les plus grosses écuries. Aujourd’hui, je pense que nous étions plus opportunistes voire plus agressifs lors des départs et peut-être plus en phase avec le vent qui était pourtant très instable. Nous étions aussi équipés d’une voile d’avant plus grande. La prise de risque au départ est déterminante. Demain, il faudra en faire de même ».
Réaction de Bruno Peyron, CEO Energy Team : ” C’est une très belle journée pour Energy Team, avec cette victoire dès la première manche et une belle place de 3eme dans la seconde. Deux départs presque parfaits, une bonne vitesse comparée à celle d’hier, une bonne concentration, de bons réglages et plus de rigueur dans la lecture du plan d’eau. On commet juste une petite erreur dans la deuxième manche de ne pas ducker derrière Team Korea au lieu de repartir à gauche, mais globalement une journée superbe pour l’équipe. Essayons de faire aussi bien demain dans le fameux Super Sunday et son coeff 4 qui déterminera le classement final. Nous sommes ce soir 2e au classement général derrière James Spithill, c’est du très beau travail de la part de toute l’équipe que l’on ne peut que féliciter ce soir ”
La 3ème journée des America’s Cup World Series de San Francisco a débuté hier avec les deux derniers quarts de finale qui opposaient JP Morgan BAR à Emirates Team New Zealand et Oracle Team USA Coutts aux français d’Energy Team.
Ben Ainslie a mal débuté son match face aux néo zélandais en prenant le départ en retard suite à une erreur de décompte, ce qui a permis à Dean Barker et ses hommes de profiter d’une avance relativement confortable pour assurer le contrôle pendant cette mancher et d’accéder facilement aux demi finales de match racing.
Le second duel, opposait l’équipage français mené par Yann Guichard au Team Oracle de Russel Coutts, les américains réussissaient à préserver l’intérieur à la première marqueet donc le leadership, cependant les français revenaient en tête grâce à un enchaînement de virements. Malgré tout, les américains repassaient le catamaran français et s’imposaient avec quelques longueurs d’avance.
Yann Guichard, skipper d’Energy Team, explique : ‘C’était un beau match au coude à coude face à Russell et son équipage. Nous avons perdu le départ contre eux, mais nous sommes bien revenus après à la porte sous le vent pour ensuite prendre temporairement la tête du match. Puis nous avons commis quelques erreurs stratégiques qui nous ont coûté cher sur un plan d’eau très tactique’.
Les deux équipages vainqueurs s’affronteront donc en demi-finale ce soir, l’autre match opposera Oracle Team USA Spithill à Artemis Racing White.
La journée s’est poursuivie avec deux courses en flotte. Le départ de la première sera « fatal » à ORACLE TEAM USA Coutts, en effet le skipper a tenté de s’engager entre le bateau comité et son coéquipier James Spithill, mais l’équipage percute de plein fouet le comité sur cette manoeuvre et abandonne pour le reste de la journée avec une étrave tribord sérieusement endommagée.
Russell Coutts : “Je pensais qu’il y avait assez de place et j’ai eu tort. J’ai cru qu’ils étaient sur le point d’abattre mais ils ont continué à lofer et la porte s’est refermée sur nous.”
Les français prennent un bon départ sur cette manche et passent la marque 2 en tête avant de connaitre des difficultés sur le bord de près suivant où ils perdent deux places. Emirates Team New Zealand, qui avait pris le meilleur départ,perd beaucoup de terrain en choisissant le mauvais côté du plan d’eau et terminait 5 ème de cette manche, mauvais manche également pour James Spithill qui prenait la 7ème place.La réussite était italienne pour cette manche avec un doublé de Luna Rossa, Swordfish s’imposait devant Piranha et Energy Team qui terminait donc à une belle troisième place, devant Team Korea.
La seconde manche était lancée dans la foulée, avec un excellent départ des néo-zélandais et des italiens, James Spithill effectue une superbe remontée, tout comme Team Korea, ces deux bateaux terminent aux deux premières places, le podium est complété par ETNZ, les italiens ont perdus quelques placent et terminent 5 et 6ème derrière JP Morgan BAR et devant Energy Team. Les deux équipages suédois d’Artemis ferment la marche devant China Team qui peine grandement et semble condamner à ramasser les bouées…
Nathan Outteridge, skipper de Team Korea : “Les conditions étaient musclées et nous étions souvent dans le peloton de tête. Quatrièmes et seconds, cela nous convient comme résultat tous les jours. La régularité est l’une des clé du succès même si l’essentiel consiste à tout donner lors de l’ultime manche en course du ‘Super Sunday’.”
L’équipage de Jimmy Spithill mène logiquement le classement en flotte avec deux victoires, une seconde et une septième place, Team Korea pointe à la seconde place devant Luna Rossa Piranha et Energy Team qui a effectué une belle remontée, l’équipage français a trois points de retard sur le 3ème et quatre sur le second. Les deux Ac45 d’Artemis se classent 5 et 6ème au provisoire, Oracle Team USA Coutts rétrograde en 10ème place avec ses deux manches non courues, mais reste devant China Team.
Le defender s’est illustré cette nuit à San Francisco pour la deuxième journée des America’s Cup World Series, ORACLE TEAM USA, James Spithill et son équipage gagne une des régates en flotte et termine second de l’autre manche derrière Oracle Team USA Coutts.
Les conditions étaient relativement clémentes dans la Baie de San Francisco avec des vents de 12 à 16 nœuds d’ouest-sud-ouest sans houle.
La journée a été plus difficile pour Yann Guichard et ses hommes sur l’Ac45 d’Energy Team, ils terminent quatrième de la première manche puis 7ème de la seconde, la réaction du skipper : « La journée a été mitigée pour ENERGY TEAM, souvent en milieu de flotte, malgré un bon premier départ. Nous avons eu plus de mal lors de la seconde manche car avec 11 bateaux le départ est crucial : celui qui passe en tête a de grandes chances de gagner. Demain, nous avons un “gros match” face à ORACLE TEAM USA Coutts qui nous attend. Il faudra assurer, car la suite en match race dépendra de cette unique manche gagnante. J’espère pouvoir prendre de meilleurs départs qu’aujourd’hui lors des courses en flotte, même si c’est surtout celle de dimanche qui compte car le ‘Super Sunday’ est doté du plus fort coefficient »
Les français pointent donc en 6ème place du provisoire des courses en flotte à égalité de points avec Team Korea et à deux points des bateaux d’Artemis, 3 et 4ème.
Si les américains et les suédois pouvaient être satisfaits, ça n’était pas le cas de l’équipe italienne de Luna Rossa qui terminent 7 et 10ème du provisoire, qui plus est les deux équipages sont éliminés lors des quarts de finale de match race face à Oracle Spithill et Artemis White, journée également difficile pour les néo zélandais qui peinent à retrouver leur meilleur niveau avec des 8 et 9ème places en flotte, ils feront leur début, tout comme les français en match race ce soir.
Les équipages des Ac45 ont pris leurs quartiers à San Francisco depuis la semaine dernière, les marins se sont entrainés dans des conditions musclées jusqu’à 25-30 noeuds, avec plusieurs avaries, et des chavirages pour Luna Rossa Swordfish, China Team, Team Korea et ETNZ, Ben Ainslie qui fait ses débuts sur ce support a aussi connu des mésaventures avec une avarie d’aile.
Copyright ACEA 2012 / Photo: Gilles Martin-Raget
Le coup d’envoi des America’s Cup World Series de San Francisco a été donné hier avec du match racing. Six équipes se sont afrontées pour décrocher les trois places restantes en quart de finale lors de cette toute première journée.
Le vent du sud était « seulement » d’une quinzaine de nœuds sur la Baie de San Francisco, mais le courant bien présent a compliqué la vie des tacticiens.
Les grands vainqueurs du jour étaient les équipages de Luna Rossa : Swordfish barré par Paul Campbell-James et Piranha par Chris Draper, qui s’imposaient 2-0 respectivement face à China Team skippé par Phil Roberston et à Artemis Racing Red confié à Santiago Lange .
Copyright ACEA 2012 / Photo: Gilles Martin-Raget
Ben Ainslie, qui intégrera l’équipe d’Oracle Racing après cette saison des America’s Cup World Series, a bien débuté sur J.P. Morgan BAR , en battant Team Korea de 13, puis de 29 secondes lors de la seconde manche.
Ben Ainslie : “Il nous reste encore beaucoup à apprendre, nous avons eu quelques petits incidents, mais l’équipage a assuré un super travail à bord. Nous avons doublé Team Korea à deux reprises (lors des deux manches) et je pense que leur pénalité nous a favorablement aidé lors de la seconde course. »
Nathan Outteridge, skipper de Team Korea : “Nous avons pris un bon premier départ, mais nous avons fait une petite erreur qui leur a offert une opportunité. Lors de la seconde manche, nous avons été pénalisés pour des raisons encore incomprises… et nous avons dû leur laisser la priorité … Ce soir, nous sommes dans l’incompréhension face à cette décision.”
Team Korea avait donc déposé une requête auprès du Directeur de course, afin de pouvoir recourir cette manche, cette demande a été rejetée et les résultats sont donc maintenus.
Aujourd’hui auront lieu les deux premières régates en flotte et deux quarts de finale opposant Luna Rossa Swordfish à Artemis Racing White et Luna Rossa Piranha à Oracle Racing Spithill. Les vainqueurs de ces matchs accéderont aux demis finales courues samedi.
Copyright ACEA 2012 / Photo: Gilles Martin-Raget
Les Français d’Energy Team, barré par Yann Guichard, étaient directement qualifiés pour les quarts de finale et débuteront face à ORACLE TEAM USA Coutts demain, l’autre match opposera ETNZ et JP Morgan BAR.
L’équipage d’Emirates Team New Zealand, challenger pour la 34ème Coupe de l’America, a effectué sa troisième sortie dans la baie d’Hauraki aujourd’hui, l’occasion de découvrir les foils du catamaran AC72.
Ces appendices ont donc un profil en S, comme ceux testés par l’équipe d’Alinghi 5, ce qui permet d’obtenir une « géométrie variable » en fonction des conditions météorologiques par vent faible celle-ci est entièrement imergée et offre un plan antidérive maximal, comme une dérive droite, lorsque le vent augmente l’appendice est partiellement relevée et la poussée devient plus verticale, ce qui permet de soulager la coque sous le vent, cet effet de soulagement de la coque sous le vent est favorisé par un volet perpendiculaire au plan antidérive à l’extrémité de ce foil/dérive.
Ce type d’appendice est également testé par l’équipage italien de Luna Rossa qui s’entraine actuellement en Sardaigne sur des petits catamarans SL33, dont l’un est équipé de ce type de foils, avec également un plan porteur sur les safrans en « T », l’un des catamarans de l’équipe, grée avec une aile rigide a chaviré il y a peu lors d’une sortie d’entrainement. A voir sur les pages de Sailing Sardinia.
Les dates de mise à l’eau des prochains AC72 ne sont toujours pas connues, celui d’Artemis est en cours de transport vers San Francisco, pendant que l’équipage s’entraine dans la ville américaine sur les deux AC45 de l’équipe.
Le bateau ne sera « officiellement » dévoilé que samedi au grand public. Malgré tout il est difficile de cacher un catamaran de 22 mètres de long et une aile rigide de 40 mètres de haut ; l’équipe technique d’Emirates Team New Zealand a donc sorti son catamaran du chantier et à gréer l’aile sur la plate-forme pour la première fois aujourd’hui, quelques photos ont filtrées.
La structure du catamaran semble assez proche de celle d’Alinghi 5 avec une structure en V entre le pied de mât et les bras de liaison afin de reprendre les efforts du gréement, avec deux renforts parallèles aux coques. Le tableau arrière des coques semble être vertical, chacune possède semble-t-il deux colonnes de moulins à café. L’aile semble quant à elle assez classique dans sa conception et assez proche de celle d’Artemis.
L’équipe française brille à Venise après les deux premières journées des America’s Cup World Series, Loïck Peyron et son équipageont débuté fort dès jeudi avec une troisième place et une victoire de manche
ils avaient pourtant mal débuté avec un départ volé, tout comme pour ETNZ, la catamaran français pointait en 6e position à la marque 1. A la 3ème marque, Team korea prenait la tête de la flotte alors que les deux leaders au classement général, Team New Zealand et Oracle Racing Spithill, fermaient la marche. Sur ce bord, Energy Team passait Luna Rossa Piranha et gagnait une place. Sur le bord suivant, les français profitent d’un problème lors du déroulement du gennaker d’Oracle Racing Bundock pour prendre la 4ème place, ils poursuivent sur leur lancée et dépassent Luna Rossa Swordfish mené ( Paul Campbell-James) sur le dernier portant et s’emparant au final de la 3e place dans la première manche derrière Team Korea, vainqueur et Artemis Racing.
Lors de la seconde manche, Energy Team est bien placé dès le départ et passe la marque 1 en quatrième position, ils gagnent une place sur le bord suivant, et croisent ensuite second devant Emirates Team New Zealand. Luna Rossa Swordfish était en tête, s’engageait alors un duel entre les français et l’équipage italien, un autre mano à mano opposait RTNZ et Oracle Spithill pour la 3ème place.
A la marque 5, Energy Team choisit la gauche du plan d’eau, suivi pas Team New Zealand et Oracle Spithill, alors que Luna Rossa prend la droite, le choix des français s’avère favorable, puisqu’ils prenaient la tête de la flotte, creusant l’écart sur les bords restants, ils s’imposaient avec 26 secondes d’avance sur les italiens, ETNZ terminait 3ème devant James Spithill ; Luna Rossa Piranha prenait la cinquième place devant Team Korea, Artemis, Oracle Bundock et China Team.
En match-race, Daren Bundock l’emporte logiquement sur China Team, désormais barré par Phil Robertson, après le départ de Fred le Peutrec. Difficile d’imaginr meilleur résultat pour l’équipe chinoise, qui change son barreur à chaque acte….
James Spithill s’imposait deux victoires à zéro face à Paul Campbell James pour le 1er quart de finale, Chris Draper faisait mieux que son coéquipier de Luna Rossa en s’imposant face à Nathan Outteridge sur Team Korea dans le second quart.
Dean Barker, inconstant sur les deux courses en flotte (6 et 3ème) s’inclinait 2 à 0 dans le troisième quart de finale ; face à Artemis dont l’équipage est également capable du meilleur comme du pire avec une seconde et une septième place lors des deux courses en flotte.
Energy Team s’imposait également sur le même score face à Oracle Racing Bundock dans le dernier quart.
Réaction de Loïck Peyron : « Energy Team est en haut de la montagne aujourd’hui. Nous sommes très comptants de ce résultat. On s’est bien entrainé toute la semaine. Je suis ravi d’être à la barre et de pouvoir confirmer les bons résultats de Yann Guichard à Naples. J’ai pu voir à quel point l’équipage a progressé à ses côtés. On a une telle chance de naviguer sur ces machines. Il y a encore du travail à faire, ce qui prouve que l’on peut progresser encore. On peut être un peu plus agressif sur les départs. Mais le bateau marche bien, on a une bonne vitesse, une bonne communication à bord et des manoeuvres propres. Même si nous ne disposons que d’un seul bateau, le résultat n’est pas si mal ce soir. »
A noter pour cette première journée des America’s Cup World Series de Venise, l’arrivée de Red Bull en tant que sponsor de la Red Bull Youth America’s Cup. Dix équipes nationales, réunissant six marins âgés de 19 à 23 ans seront sélectionnés par America’s Cup Race Management, et se verront remettre un catamaran AC45 pour s‘affronter l’été prochain à San Francisco qui en parallèle de la 34ème America’s Cup.
Lors de la seconde journée de ces America’s Cup World Series de Venise, l’équipage français s’est de nouveau fait remarquer en enchainant deux podiums.
La première course du jour a eu lieu dans des vents faibles de 6 à 8 noeuds de vent, à l’intérieur de la lagune, devant la magnifique ville italienne. Energy Team entre rapidement dans le trio de tête, derrière ENTZqui était sous la menace de Luna Rossa Swordfish.
A la porte 3, le catamaran italien Luna Rossa Swordfish ravi son public, venu nombreux, en prenant la tête devant les néo-zélandais et Energy Team.
Deux des favoris étaient de nouveau en difficulté puisqu’Artemis et Oracle Spithil occupaient les deux dernières places. Luna Rossa Swordfish continuait sa course en tête et creusait un bel avantage sur ses adversaires, Energy Team toujours troisième se voyait menacer par Chris Draper sur le second catamaran Luna Rossa.
Le classement restera figé jusqu’à l’arrivée avec une victoire pour Luna Rosa Swordfish devant Dean Barker et ETNZ à 1’34, puis Energy Team et Luna Rossa Piranha. Artemis et Oracle Spithill ne pouvaient faire mieux que 7 et 8 ème.
La seconde manche a été courue dans 7 noeuds de vent de Sud-Est. Energy Team prenait un départ en second rideau après une belle manoeuvre d’Artemis alors qu’Oracle – Bundock occupait la 1ère place devant Luna Rossa Swordfish, les hommes de Loïck Peyron entament une belle remontée sur le premier portant mais écopent d’une pénalité, dans une manoeuvre au contact de Team Korea. La tête de la flotte est alors occupée par les deux bateaux américains et italiens.
Les français profitent d’une veine de vent pour effectuer une formidable remontée en deux bords de folie, ce qui les propulse à la deuxième place. Sur ce même bord ETNZ et Oracle Bundock entrent en collision!
Sur le second tour Energy Team conforte sa place derrière Luna Rossa Piranha et devant Oracle Spithill, l’autre Luna Rossa, Swordfish, concurrent direct des français pour le leadership du général, est en difficulté en 7ème position. Luna Rossa Piranha l’emporte donc devant Energy Team, Oracle Racing Spithill, ETNZ , Team Korea et LR Swordfish.
Loïck Peyron : « On a été un peu chanceux aujourd’hui, car on n’a pas pris de très bons départs et même deux très mauvais. Ça été parfois très chaud, on était souvent en zone rouge, surtout dans la manche 1, ça chauffait aussi pour moi sous mon petit casque. Mais tout va bien, car si j’ai bien compris on est toujours en tête à l’issue de cette deuxième journée et on creuse même l’écart. On a toujours une très belle vitesse et on a pu saisir de belles opportunités, notamment dans les bords de portant. On doit continuer à travailler toutes les phases du jeu. Avec l’équipage c’est magnifique, ça se déroule comme du papier à musique, même si les garçons sont un peu épuisés »
Fleet Racing Championship – Résultats provisoires (à l’issue des deux premières journées)
Energy Team…35 points
Luna Rossa Swordfish…31 points
Luna Rossa Piranha…29 points
Emirates Team New Zealand…29 points
Team Korea…26 points
ORACLE TEAM USA Spithill…21 points
Artemis Racing…21 points
ORACLE TEAM USA Bundock…16 points
China Team…8 points
Les demis-finales initialement prévues en fin de journée n’ont pas été courues du fait du petit temps et du retard pris au cours de la journée, elles devraient être reportées à samedi.
Les équipages des AC45 se sont retrouvés sur le plan d’eau de Naples mercredi pour le premier événement de la saison 2012.
Cette première journée a été consacrée à des courses en flotte, qui entrent également en jeu pour la détermination des duels en match race. Le format a été un peu simplifié par rapport à 2011, mais reste toujours relativement flou avec une alternance de courses en flotte, de match race et de speed tests, comptant pour différents classements. Vous pouvez retrouver le programme de cet Act ici.
Canal + a signé un accord de diffusion de l’intégralité du circuit de la 34ème America’s Cup, de la Louis Vuitton Cup et des étapes des America’s Cup World Series avec l’organisation, sa chaine Canal + Sport diffuse donc en intégralité les différentes régates en direct.
Cet accord a pour effet de priver une grande partie des amateurs de voile de ces événements puisque le flux direct accessible jusqu’ici sur YouTube est désormais indisponible, tout comme les résumés des différentes journées de régates, désormais exclusivement réservés aux abonnés Canal +, obligeant les internautes à se cacher derrière des proxis étrangers afin d’accéder à ce contenu vidéo…
Cette première journée de régates a été animée, avec un fort clapot et des rafales à 25 noeuds, offrant un beau spectacle au public venu nombreux. La première manche été menée de bout en bout par James Spithill sur Oracle Racing suivi par Artemis, l’équipage de Terry Hutchinson effectuait un passage de la dernière marque catastrophique avec un manque à virer suivi d’un enfournement et d’un chavirage, ce qui permettait à Energy Team, auteur d’une belle remontée suite à une pénalité dans la phase de pré-départ, de prendre la 2nd place de cette manche.
China Team, mené par Fred Le Peutrec était contraint d’abandonner suite à un problème d’aile, comme l’expliquait le barreur :
« Nous avons abîmé l’arrière de notre aile sur une bonne hauteur. Je ne sais pas comment s’est arrivé, un problème de compression dans les vagues peut-être. Les techniciens termineront les réparations vers 22h00 ce soir. C’est sûr que pour une première journée, les conditions étaient un peu violentes ! J’aime la brise mais nous n’avons navigué que six jours ensemble donc c’est encore très juste. C’est un équipage jeune et motivé, je suis sûr que cela va venir rapidement. »
Le podium de cette manche était complété par L’équipage d’Emirates Team New Zealand, toujours très constant quelque soit les conditions. Team Korea se plaçait 4ème devant Oracle Racing Bundock et les deux Luna Rossa, peu à l’aise dans ces conditions.
La seconde course était réduite à deux tours avec trois bateaux non partants : Artemis suite à son chavirage qui a très largement endommagé l’aile (panneau supérieur désolidarisé de la partie avant, carénage de la partie en grande partie détruit), China Team suite à l’avarie sur l’aile et Oracle Racing Bundock, après une avarie de coque (fissure de 20cm).
Cette manche était remportée par Dean Barker et l’équipage d’ETNZ, suivi de Team Korea et d’Oracle Racing Spithill. Yann Guichard s’offrait une satisfaisante quatrième place pour Energy Team, les deux Luna Rossa fermaient de nouveau la marche dans ces conditions musclées.
ETNZ et Oracle Racing Spithill pointaient donc en tête à égalité de points avec une victoire et une 3ème place, Energy Team et Team Korea se partageant la troisième place avec leurs secondes et quatrièmes places, suivis des Luna Rossa, Oracle Racing Bundock et d’Artemis Racing et China Team.
Les réactions des skippers à l’issue de cette première journée :
Yann Guichard (FRA), skipper, Energy Team (FRA) : « C’était clairement des conditions de survie à bord. J’ai dis aux garçons que si nous nous appliquions sur les manœuvres, nous pourrions accrocher de bonnes places et je suis super content d’eux. C’était la première fois que je barrais le bateau dans ce type de conditions, surtout dans cette houle car le vent était moins compliqué à gérer que la mer. Il ne fallait pas aller trop vite, surtout au près, car on soulevait la coque jusqu’au safran. Nous étions à la limite des conditions de navigation pour ces bateaux. Il fallait bien se tirer de cette journée et c’est ce que nous avons fait. Demain, c’est le retour de conditions familières avec un vent plus léger, il fallait donc se démarquer aujourd’hui. »
Dean Barker (NZL), skipper, Emirates Team New Zealand (ETNZ) :
« Il ne faut pas se plaindre de courir dans de telles conditions car c’est vraiment excitant. C’est évidemment terriblement éprouvant pour les bateaux et les équipages. L’objectif du jour était de revenir à quai en un seul morceau, ce que nous avons fait et, en plus, nous sommes bien classés. »
Terry Hutchinson (USA), skipper, Artemis Racing (SUE) :
« C’était un équilibre à trouver entre la régate et la prise de risques. Je n’avais pas le sentiment de nous avoir mis dans une situation délicate mais nous nous sommes retrouvés sur le flanc…très frustrant. Tout allait bien, les deux coques plantaient mais nous restions en sécurité quand, d’un seul coup, l’une de nos étraves a plongé et disparu. Par chance, personne n’est blessé mais notre aile est très abîmée, complément cassée même. J’espère qu’il y en a une de rechange par ici, peut être que nous utiliserons celle d’Aleph où une qui ne sert pas. C’est une profonde déception, le bateau était si bien préparé et nous étions si à l’aise en entrainements, c’est difficile à accepter. »
Darren Bundock (AUS), skipper, ORACLE Racing Bundock (USA) :
« Malheureusement, nous n’avons couru qu’une seule manche aujourd’hui. Nous avons eu un problème sérieux sur la première course. L’une des coques s’est fissurée, avec un crac de 20 centimètres de long qui part du capot du pont. C’est seulement causé par le martèlement des vagues sur les bords de près. Nous avons une équipe à terre fantastique qui va travailler dur pour que nous puissions régater demain. Depuis le rivage, les vagues ne semblaient pas si grosses mais une fois dehors, la houle était forte, ralentissant d’ailleurs les bateaux même si le vent était correct. »
Jeudi était le premier jour de match racing, dans un vent d’une dizaine de noeuds ; dans ces duels, Artemis Racing se qualifiait facilement face à China Team, l’équipe suédoise a semble-t-il acheté l’aile d’Aleph, qui s’est retiré du circuit, afin de poursuivre la compétition.
Deux quarts de finale ont également été couru, au cours desquels Luna Rossa Piranha battait sur le fil Team Korea (4 secondes) et ORACLE Racing Bundock créait la surprise en venant à bout d’ORACLE Racing Spithill.
Le comité lançait ensuite deux manches en flotte, qui voyait ETNZ s’imposer sur ces deux régates, les deux équipages de Luna Rossa brillaient à domicile avec une seconde et une troisième place pour Luna Rossa Piranha et une troisième position pour Luna Rossa Swordfish sur la deuxième manche du jour. Du côté des contre performances, James Spithill ne se classait que 7ème et 4ème, alors qu’Energy Team ne réussissait à faire mieux que 8ème et 4ème. China Team fermait la marche avec des dernières places, logique avec un équipage novice sur ce catamaran AC45.
Les réactions des skippers à l’issue de cette seconde journée :
Yann Guichard (FRA), skipper, Energy Team (FRA) :
“J’ai été moins inspiré,” admet Yann Guichard. “Dans ces conditions légères, les équipes savent à quel point les départs comptent. Nous avons été couverts par deux bateaux OCS (départs volés) sur la première manche puis, sur la seconde, nous étions presque tous trop tôt sur la ligne mais il faut lancer le bateau en même temps que les autres et là, avec les systèmes de positionnement, il n’y a pas de ‘pas vu, pas pris’, cela peut se jouer à moins d’un mètre.”
Paul Campbell-James (GBR), skipper, Luna Rossa Sworsfish (ITA) : « Nous avons vraiment pris du plaisir, réussissant à rester devant nos co-équipiers. En début de semaine, vous m’auriez dit que l’on se classerait seconds, j’aurais signé. Si nous n’avions pas fait une petite erreur au départ, nous aurions pu nous battre pour la victoire de la première manche. Chris et moi, nous sommes de bons amis depuis longtemps. Il a beaucoup d’expérience sur ces bateaux et nous aide beaucoup mais nous aimons penser que nous le poussons en match race et sur les entrainements en général. »
Chris Draper (GBR), skipper, Luna Rossa Piranha (ITA) : « Ce vent correspond plus à celui pour lequel nous nous étions préparés. Les gars ont super bien navigué et pris de bonnes options sur le parcours. Je ne leur ai pas offert les meilleurs départs mais Bruni (Francesco, tacticien) a fait un super job pour nous permettre de remonter la flotte. Un grand contraste avec hier. Nous avons beaucoup à faire pour nous améliorer mais c’est un bon début. Le public a été génial, c’était impressionnant d’entendre la foule crier lorsque nous nous sommes approchés des quais. »
Darren Bundock (AUS), skipper, ORACLE Racing (USA) :
« Nous avons bien commencé la journée sur le match race contre Jimmy (Spithill), le vainqueur de l’America’s Cup ! Repartir avec son scalpe est plutôt bien d’autant que cela nous pousse en demi-finale. Les courses en flotte n’ont pas tourné en notre faveur avec une pénalité sur le premier départ et un OCS sur le second. Nous allons analyser tout cela ensemble pour comprendre ce qu’il se passe. »
Au classement général provisoire des courses en flotte, ETNZ prenait les devants avec 9 points d’avance sur Oracle Racing Spithill. Chris Draper sur Luna Rossa – Piranha pointait en troisième place avec 27 points devant Team Korea avec le même total et Energy Team, cinquième avec 25 points.
Vendredi, le comité de course a décidé de lancer les courses en flotte avant de reprendre les quarts de finale du match race en fin de journée.
La première manche en flotte est brillamment remporté par Energy Team qui mène de bout en bout, et résiste à la pression d’Oracle Racing Spithill qui termine à 10 secondes du catamaran français, Emirates Team New Zealand termine à une décevante 8ème place de cette régate dans des vents instables d’une dizaine de noeuds.
La seconde manche sera moins favorable aux français qui écopent de nouveau d’une pénalité pour un départ anticipé, et terminent 7ème après une belle bataille en milieu de peloton. C’est ETNZ qui s’impose devant Oracle Racing Spithill et les deux Luna Rossa.
ETNZ conserve donc son leadership sur le classement flotte, Spithill revient à seulement 5 points des néo-zélandais, Luna Rossa – Piranha se classe en troisième position devant Team Korea et Energy Team.
Au cours du troisième quart de finale Artemis Racing bat Emirates Team New Zealand qui termine seulement à la 8e du Match Racing Championship.
Luna Rossa Swordfish battait Energy Team après un beau duel, reléguant l’équipe française en 5e du Match Racing Championship
Les deux équipes victorieuses s’affronteront donc dans la demi-finale 1.
Aujourd’hui le comité de course a annulé les régates du fait d’un vent fort, 25 noeuds établis avec des rafales à 35 et de nouveau un fort clapot.
La compétition reprendra donc demain à Naples pour clôturer cette première épreuve de l’année.
Les Italiens de Luna Rossa ont remporté hier la dernière épreuve des Extreme Sailing Series et le titre de champion 2011 de la série. Max Sirena, Paul Campbell-James, Alister Richardson et Manuel Modena, ont été impérieux sur ce dernier Act reléguant le second, The Wave Muscat, à 45 points d’avance à l’issue des 35 manches courues à Singapour.
Les réactions du skipper, Max Sirena : « Je suis vraiment très heureux ! Nous y sommes enfin. Nous finissons l’année en beauté et je dois dire que c’était assez inattendu car nous n’avons pas très bien navigué dans la précédente épreuve. Tactiquement et côté manœuvres, nous étions à 100% et je suis très fier des gars à bord. C’est formidable pour l’avenir de l’équipe à long-terme. Nous sommes très, très heureux ».
Le barreur Paul Campbell James remporte donc son second titre en deux ans après sa victoire avec The Wave Muscat l’année dernière.
Les grands perdants de ce dernier Act sont les français de Groupe Edmond de Rothschild, ils étaient dans la course au titre face à Luna Rossa, mais ce dernier rendez-vous s’est révélé catastrophique pour l’équipage du Gitana Team avec une septième place sur cette épreuve, mais malgré tout une belle deuxième place au général.
Les réactions de l’équipage :
Pierre Pennec, barreur de Gitana Extrême : « Il y a forcément un peu de déception sur la façon dont s’est déroulé ce Grand Prix d’autant plus que nous l’avions bien commencé en remportant deux manches dès la première journée. Mais nous n’avons pas su conserver ce niveau de jeu durant les cinq jours de compétition. Notre adversaire, Luna Rossa, a lui très bien navigué et a survolé les débats, ce qui lui permet de remporter le championnat. C’est amplement mérité, ils ont été très forts, plus forts que nous. En mettant de côté ce dernier Grand Prix et en parlant plus généralement de la saison, je suis satisfait de cette deuxième place. Nos adversaires étaient vraiment redoutables et nous sommes parvenus à faire de très belles choses et à les laisser derrière nous plusieurs fois au cours de la saison. Lors des neuf évènements nous avons disputé 300 régates. L’Extreme Sailing Series est un circuit très spécifique avec des petits parcours donnés sur des plans d’eau atypiques au cœur des villes : je crois que le mot qui le résume le mieux est Intense ! Pour moi, cette intensité est comparable à une journée de « final race » sur les JO, mais c’est le cas chaque jour et les Grand Prix comptaient cinq jours de régates …
Personnellement, cette saison m’a appris beaucoup de choses, j’ai retrouvé beaucoup de sensations à la barre et j’ai encore de nombreuses choses à montrer ; cela faisait dix ans que j’attendais une telle opportunité. J’ai eu la chance d’être à la tête d’un équipage très fort tant physiquement que techniquement et humainement : notre groupe a toujours très bien fonctionné. Cette cohésion nous a permis de nous surpasser même si, ici, cela n’a pas suffi. Je tiens vraiment à les remercier de leur confiance et de leur travail. Mes remerciements s’adressent naturellement avant tout à Ariane et Benjamin de Rothschild qui m’ont offert une chance incroyable en me confiant la barre de leur bateau. Ils nous permettent de vivre notre passion à 100 %.»
Hervé Cunningham, n°1 : « Il y a un petit goût de déjà vu dans cette deuxième place mais le circuit 2011 n’est pas vraiment comparable à nos précédentes participations tant au niveau du plateau que de la durée de la compétition. Durant cette semaine de compétition à Singapour, nous n’avions pas les armes pour lutter contre Luna Rossa. Notre deuxième place au classement 2011 scelle néanmoins une belle saison de navigation. »
Christophe Espagnon, régleur de Grand Voile : « Nous sommes des compétiteurs et la victoire était à notre portée donc la première sensation est bien sûr la déception. Mais si l’on regarde la saison dans son ensemble, c’est un sentiment de satisfaction qui s’en dégage. Ce fut une très longue saison qui a réclamé beaucoup de concentration. Nous avons certainement manqué de régularité mais chaque évènement est à part et propose un scénario unique. Notre équipage a montré de belles choses, alors même si nous devons encore travailler, je crois que nous avons encore une belle marge de progression.»
Thierry Fouchier, régleur des voiles d’avant : « Malgré ce que l’on peut penser, nous sommes arrivés à Singapour conscients de l’enjeu mais relativement détendus. Notre deuxième place ne doit rien à une pression mal gérée. Par contre, nous avons manqué de réussite et nous sommes passés à côté de beaucoup de choses. Luna Rossa n’a pas failli et il mérite la victoire finale. Nous allons devoir débriefer entre nous pour comprendre ce qui nous a manqué et aller très vite de l’avant. »
Emirates Team New Zealand, termine second de cette dernière étape et troisième au général , après avoir survolé le début de saison, Dean Barker et les autres kiwis ont été moins performants en seconde partie de circuit, l’équipage étant probablement plus concentré sur le circuit des America’s Cup World Series, même cas de figure pour Artemis Racing, qui n’a pas participé aux deux derniers grand prix, pour se concentrer sur sa préparation à la prochaine Coupe de l’America.
Dean Barker, barreur dETNZ : « L’épreuve de Singapour a été particulièrement difficile, Luna Rossa a vraiment été très bon dans ces conditions et la bagarre était rude pour grimper sur le podium. Nous avions bien commencé la saison, en tête du circuit après quatre épreuves, puis nous avons eu quelques coups durs en milieu de saison. Nous savions en arrivant ici que nous ne pourrions pas faire mieux qu’une troisième place au général ».
The Wave Muscat termine quatrième au général devant Alinghi, qui aura alterné le bon et le moins bon.
A noter sur cette épreuve de Singapour, la présence d’un équipe française the first club, qui termine à la dernière place du classement, mais qui a montré de belles dispositions pour l’exercice avec plusieurs victoires de manches. L’équipage mené par Sébastien Col espère pouvoir s’aligner l’an prochain sur le circuit avec l’équipe All4One/K Challenge, cette participation pourrait être favorisée par l’annulation de l’Audi Med Cup, épreuve sur laquelle l’équipe engageait un bateau
Franck Citeau, régleur de voile d’avant : « La démarche est bonne et ce que nous avons fait est de bon augure pour la suite, même si nous n’avons pas bien marché en terme de résultat final. Il y a eu des moments durs où l’on a su relever la tête, des moments où l’on a pris du plaisir, donc cela a été assez complet »
Cette cinquième saison des Extreme Sailing Series s’achève donc après 301 manches courues sur neuf plans d’eau à travers le monde, les épreuves ont accueilli au total 287 000 spectateurs qui ont pu vivre la course au plus près de l’action grâce à son format « stade nautique » avec des manches courtes, rapides et variées, allant de la régate en flotte au match-racing en passant par les duels de vitesse pure.
Le programme 2012 du Championnat Extreme 40 sera dévoilé demain au cours du World Yacht Racing Forum.
Classement de l’Extreme Sailing Series 2011 après neuf épreuves
La bataille se poursuit à Singapour entre Groupe Edmond de Rothschild et les Italiens de Luna Rossa dans chaque course dans cette ultime étape des Extreme Sailing Series, car le titre de Champion 2011 est en jeu. Aujourd’hui c’étaient les Italiens qui prenaient l’avantage dans des conditions assez difficiles avec des bascules importantes. Mais il ne faut pas sous-estimer les Français, qui sous pression sont souvent revenus en force dans d’autres étapes de cette saison. C’est Red Bull qui domine encore à Singapour et qui garde la première place dans cette étape.
A l’issue des neuf manches courues en deux jours, c’est Red Bull Extreme Racing qui pointe en tête du 9ème et dernier Act des Extreme Sailing Series 2011,Roman Hagara et ses hommes ont très bien débuté ce rendez-vous avec deux victoires, deux secondes places et une 4ème lors de la première journée, la seconde a été moins convaincante. L’équipe autrichienne est talonnée à 1 point par Team New Zealand qui retrouve son rang après quelques contre performances sur ce circuit, Luna Rossa pointe à la troisième place à deux points du leader et à un point d’ETNZ.
Pierre Pennec et l’équipage de Groupe Edmond de Rothschild, avaient bien débuté cet Act avec une troisième place provisoire hier à un point de Luna Rossa, leur seconde journée a été plus difficile dans des vents faibles avec des phases de départ moins inspirées que la veille, les hommes du Gitana Team sont en lutte pour le titre avec Luna Rossa, comme l’explique le skipper du catamaran français, les phases de départ sont primordiales pour contrer leur adversaire : « Je n’ai pas été performant sur les départs aujourd’hui et cela est pour beaucoup dans nos mauvaises manches. Sur cette finale, il ne nous suffit pas uniquement de bien nous placer sur la ligne car notre adversaire pour le titre cherche constamment à venir nous gêner sur les phases de départ. C’est le jeu mais c’est un paramètre supplémentaire à intégrer et sur lequel je dois m’améliorer. La morale du jour est aussi que nous ne sommes pas uniquement deux sur l’eau et qu’il faut également que je soigne notre placement par rapport au reste de la flotte. Le bilan de la journée n’est pas positif en termes de places mais il est loin d’être rédhibitoire question points. Il nous faut rester calmes et concentrés car il reste trois jours. Les bateaux du haut de tableau sont très proches les uns des autres et de nombreuses cartes restent encore à distribuer »
Paul Campbell James, barreur de Luna Rossa a donc réussi à mettre en difficulté son adversaire qui pointe ce soir à la 5ème place du provisoire avec 9 points de retard sur le catamaran italien. Le nouveau skipper d’Oman Air, Chris Draper réussit ses débuts et s’intercale en quatrième position. Alinghi mené par Yann Guichard est sixième.
Les deux équipages du Team Tilt et de Team Extreme sont aux deux dernières places, les français menés par Sébastien Col sur Team Extreme ont cependant terminé en beauté cette journée avec une victoire de manche.
Il reste donc trois journées de régates aux français du Gitana Team pour tenter de remporter le titre cette année.
Classement du Grand Prix de Singapour à l’issue de la deuxième journée