Artemis en tête à Istambul

La première journée de l’Acte 3 des Extreme Sailing Series™ à Istanbul en Turquie a été disputée par les 11 équipages avec sept courses et six vainqueurs différents.

Artemis Racing l’emporte avec un total de 52 points, avec un  point d’avance sur Luna Rossa (barré par le vainqueur de l’an dernier Paul Campbell James) et Alinghi troisième avec 47 points (et barré par Yann Guichard), second du championnat 2010 sur Gitana).

Alinghi, Emirates Team New Zealand, The Wave Muscat, Groupe Edmond de Rothschild, Team GAC Pindar ont tous remporté une manche, Luna Rossa en empochant deux,  Terry Hutchinson à la barre d’Artemis Racing s’est montré le plus régulier, ce qui semble la clef de réussite sur ce championnat où de nombreuses manches sont courues : « L’une des meilleure choses que nous avons faite a été de ne pas trop nous énerver quand nous n’étions pas gâté par les conditions. La dernière course était l’exemple parfait : nous nous sommes accrochés pendant la course et avons attendu qu’une opportunité se présente à nous pour la saisir.  Quand une jolie petite bascule est arrivée sur le parcours, nous y sommes allés en empannant tôt, je pense que nous avons passé trois bateaux en une seule manœuvre, c’était très très bien ! »

Team GAC Pindar remporte sa toute première manche cette année. Ian Williams, skipper, était réjoui de remporter sa première course dans des conditions si difficiles : « C’était un vrai challenge aujourd’hui, avec des conditions très instables, des vents parfois forts, parfois légers ce qui a rendu les choses vraiment compliquées. Remporter notre première victoire aujourd’hui, c’est super. C’était très serré avec Team Extreme mais au final, on s’est faufilé sur la ligne laissant Team Extreme terminer deuxième. »

Oman Air est bien placé en 4ème position devant Emirates Team New Zealand, The Wave et Groupe Edmond de Rothschild en 7ème position.

Pas d’inquiétude outre mesure du côté de l’équipage français, avec seulement 8 points de retard sur les hommes de tête, comme l’explique Hervé Cunningham, n°1 : « Il est vraiment difficile d’analyser ce plan d’eau et de tirer son épingle du jeu. Les eaux où nous naviguons sont encaissées entre deux collines, ce qui dans les faits nous donnent deux vents très différents en direction à gérer. D’où la difficulté d’appréhender le régime qui va rentrer dans les prochaines longueurs. Le plan d’eau marque peu et les risées sont vraiment dures à anticiper. Tout ce que je viens d’expliquer réclame d’être opportuniste et malheureusement d’avoir un peu de chance. Je n’ai pas la sensation que la chance ait été notre point fort aujourd’hui. Néanmoins, le bilan de la journée reste positif. Ca distribue beaucoup ici : nous avons pu voir un bateau gagner une manche et terminer dernier de la suivante… Les premiers bateaux, dont nous faisons ce soir partie, sont extrêmement serrés en termes de points. Nous allons nous bagarrer jusqu’au bout et ne rien lâcher car, comme nous le répétons souvent, en Extreme un seul point peut faire la différence.»

A partir de demain, les parcours seront plus courts, puisqu’ils les courses auront lieu devant la partie VIP pour la journée presse avant l’ouverture du village de course des Extreme Sailing Series au public, ce vendredi 28.

Etape mouvementée à Qingdao et 1ère victoire pour Luna Rossa

La première journée des Extreme Sailing Series de Qingdao s’était déroulée sans accrocs dans des conditions modérées, Dean Barker et ses hommes démontraient leurs qualités d’adaptation au multicoque en terminant la journée en tête du classement. Le skipper néo-zélandais a débuté son apprentissage du catamaran en octobre dernier sur un Extreme 40 lors de la dernière étape des Extreme Sailing Series avant de poursuivre les navigations sur des Class A et sur l’AC45 depuis quelques mois.

L’autre équipe engagée sur l’America’s Cup, Artemis, terminait seconde devant Red Bull, The Wave Muscat, les français du Gitana Team étaient malmenés en cette première journée en 7ème place derrière Alinghi et Luna Rossa.

Pierre Pennec et son équipage reprenait le dessus jeudi avec une cinquième place provisoire, ETNZ menait toujours la flotte devant Red Bull,  Alinghi et Luna Rossa ; Artemis sombrait à la 7ème place.

La journée de vendredi a été des plus mouvementées avec une collision entre Oman Air et The Wave Muscat lors de la première manche, puis pas moins de quatre chavirages (plus d’un tiers de la flotte), le premier à ouvrir la sérié était The Wave Muscat lors de la seconde manche du jour, Torvar Mirsky, qui débute dans la série après de longues années en match racing, heurtait le mât lors du chavirage, tout comme son tacticien, entrainant la casse de celui-ci, la cinquième et dernière manche du jour était de loin la plus animée avec les chavirages de Red Bull Extreme Saling, GAC Pindar et Oman Air. Ces chavirages sont probablement dûs à des conditions assez instables sur le plan d’eau, tant en force (15 noeuds établis, 25 en rafale), qu’en direction avec des bascules de 100°, comme l’expliquait Pierre Pennec : « Sur le plan d’eau, le vent a été très oscillant tant en force qu’en direction. Nous avons eu de 0 à 25 nœuds, avec une dominante de brise car nous avons eu de la pétole uniquement sur le début de la deuxième manche, et un vent très irrégulier en direction, avec des variations de plus de 100° occasionnées par les nombreux buildings qui encerclent le port. Les risées (rafales de vent brutales) demeurent ce qu’il y a de plus dangereux sur l’eau car malgré les réglages le bateau monte haut. Tout l’équipage était extrêmement concentré sur les écoutes et il m’annonçait sans cesse le vent à venir, ce qu’il se passait pour nos concurrents sur le plan d’eau et cela afin d’anticiper au maximum les éventuels problèmes »


Tous les équipages pouvaient être présents le lendemain dans des conditions nettement plus légères (5 noeuds) avec deux manches de match racing pour débuter la journée, puis quatre courses en flotte, Dean Barker perdait le leadership au profit de Luna Rossa, barré par Paul Campbell James (vainqueur du circuit l’année dernière), Alinghi poitait à la 3ème place devant Groupe Edmond de Rothschild.

La journée de dimanche était de nouveau décisive, les hommes de Pierre Pennec coiffaient l’équipage d’Alinghi et de Red Bull et obtenaient la 3ème place derrière Luna Rossa et Emirates Team New Zealand.

Au classement général, Groupe Edmond de Rothschild pointe toujours en tête devant ETNZ, qui fait de plus en plus figure d’outsider, Luna Rossa grâce à cette victoire  pointe à la 3ème place.

Classement de l’Extreme Sailing Series 2011 après le Grand Prix de Qingdao
1. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) –  20 points
2. Emirates Team New Zealand (NZ) – 18 points
3. Luna Rossa (ITA) – 18 points
4. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 17 points
5. Artemis Racing (SWE)  –  16 points
6. Alinghi  (SUI) –  13 points
7. The Wave, Muscat (OMA) – 10 points
8. Oman Air (OMA) – 7 points
9. Team Extreme (EUR) – 7 points
10. Niceforyou (ITA) – 4 points

Le Gitana Team s’impose à Muscate

Les Français de Groupe Edmond de Rothschild se sont imposés à Mascate après  32 manches disputées en 5 jours. Leader dès le premier jour, Pierre Pennec et ses hommes ont défendu jusqu’à la dernière manche cette première place. « Quelle journée ! Je suis bien évidemment heureux du résultat mais aussi particulièrement fier de la manière dont nous avons remporté ce Grand Prix. Nous avons su être relativement réguliers même si la troisième journée de régates s’est moins bien déroulée que les autres. J’ai une chance incroyable de naviguer avec un tel équipage. J’ai pris beaucoup de plaisir à barrer Groupe Edmond de Rothschild, et particulièrement sur la journée de brise de lundi. Sur les petits parcours, la pression était très grande et j’étais un peu plus tendu. Je n’avais pas le droit à l’erreur, pas avec un équipage comme le mien. Hervé, Thierry et Christophe sont aussi forts techniquement que tactiquement. Ils ont un très bon feeling et ils sont puissants physiquement. J’ai une dream team . Cette victoire me procure beaucoup d’émotion …Cela fait dix ans que l’on ne m’avait pas confié la barre d’un catamaran. »

© Lloyd Images

Cette dernière journée a ,comme souvent sur les Extreme Sailing Series, offert un combat acharné pour le podium, les 7 premiers du classement provisoire pouvaient encore, en théorie, remporter ce premier acte! Terry Hutchinson, skipper d’Artemis Racing et bizu de l’épreuve monte sur la deuxième place du podium : « C’est bon de voir que tous nos efforts depuis fin 2010 ont porté leurs fruits mais il reste encore beaucoup à faire pour nous améliorer. Nous allons légèrement modifier l’équipage pour la seconde épreuve, donc il y a un gros effort à fournir le mois prochain. »
Roman Hagara, skipper de Red Bull Extreme Sailing, accompagné de Hans Peter Steinacher, Will Howden et Craig Monk, complète le podium. Pour le duo olympique de Hagara et Steinacher, qui courraient déjà ensemble l’an dernier, il s’agit du meilleur résultat jamais enregistré: «Nous sommes très heureux ce soir, c’est le résultat que nous recherchions», a déclaré Steinacher. « Le niveau est de nouveau très élevé mais nous sommes ravis de nous battre contre les meilleurs. »


Emirates Team New Zealand, barré par Dean Barker, a effectué une très belle remontée, tout comme Luna Rossa (mené par le vainqueur de l’année dernière, Paul Campbell James), ils finissent respectivement 4ème et 5ème, Alinghi termine a une décevante 6ème place, comme l’explique Tanguy Cariou : «Nous sommes certainement déçus par ce résultat. La sixième place ce n’est pas ce que nous avions espéré avant de voyager à Oman mais nous avons manqué de rythme et d’agressivité sur les trois jours de courses en format stadium. L’équipe est encore en phase d’apprentissage sur ce circuit. Maintenant c’est à nous de faire un bilan objectif de cette première confrontation avant d’attaquer la suite de la saison en Chine mi avril».

© Lloyd Images

Les deux équipages des bateaux du team Oman Sail, complétement restructurés cette année terminent 7 et 8 ème.

Le second acte des Extreme Sailing Series se déroulera à Qingdao, Chine du 13 au 17 Avril.

Classement du Grand Prix de Muscat le 24 février (après trente-deux manches)

  1. Groupe Edmond de Rothschild (Pierre Pennec) – 253 points
  2. Artemis Racing (Terry Hutchinson) – 243 points
  3. Red Bull Extreme Sailing (Roman Hagara) – 239 points
  4. Emirates Team New Zealand (Dean Barker) – 236 points
  5. Luna Rossa (Max Sirena) –   234 points
  6. Alinghi (Tanguy Cariou) – 217 points
  7. The Wave, Muscat (Torvar Mirsky) – 208 points
  8. Oman Air (Sydney Gavignet) – 188 points
  9. Team Extreme (Roland Gaebler) – 140 points
  10. Niceforyou (Alberto Barovier) – 95 points
  11. Team GAC Pindar (Ian Williams) – 62 points

Groupe Edmond de Rothschild toujours en tête

Pierre Pennec et son équipage ont réussi à conserver la tête du classement provisoire, lors de la 3ème journée des Extreme Sailing Series Oman.

Après une excellente journée hier (3 victoires sur 5 manches et 10 points d’avance), l’équipage du Gitana Team a été moins à son aise aujourd’hui dans un vent d’une dizaine de noeuds sur des parcours « Stadium Racing », comme l’explique Hervé Cunningham, le n°1 du bord : « Cette troisième journée de compétition était un nouveau départ pour nous car le format des parcours changeait. Des courses « longues » sur lesquelles nous nous sommes affrontés les deux premiers jours, nous passions aujourd’hui à des parcours beaucoup plus courts. L’exercice est très différent et malheureusement nous n’avons pas su aussi bien nous exprimer sur l’eau. Avant le début du Grand Prix nous savions que nos lacunes portaient sur ces courses que les organisateurs appellent les « stadium racing ». Le bilan à l’issue des cinq régates disputées ce mardi est que nous devons travailler et progresser sur les départs car ils ont été le point noir de notre journée. Nous sommes nombreux sur la ligne, nos adversaires sont agressifs et il faut se battre en permanence pour faire sa place et la garder jusqu’au coup de canon. Je crois qu’il nous faudra être plus agressifs demain sur ces phases cruciales et cela passe peut être par une plus grande prise de risque.»

Groupe Edmond de Rothschild a également un nouveau dauphin, Artemis Racing,  5ème hier, est revenu à la 2nde place grâce à cinq victoires et deux deuxièmes places, l’équipage de The Wave Muscat reste sur le podium après une journée en demi-teinte.

Cependant rien n’est joué avec les cinq premiers équipages qui se tiennent en 13 points. Alinghi barré par Yann Guichard est 4ème.

Classement provisoire du Grand Prix de Muscat le 22 février (après dix-sept manches)
1. Groupe Edmond de Rothschild – 133 points
2. Artemis Racing – 130 points
3. The Wave, Muscat – 124 points
4. Alinghi  – 121 points
5. Red Bull Extreme Sailing – 120 points
6. Luna Rossa – 103 points
7. Emirates Team New Zealand – 102 points
8. Oman Air – 101 points
9. Team Extreme – 59 points
10. Niceforyou – 37 points
11. Team GAC Pindar – 29 points

Quatre ex aequo pour la 1ère journée des Extreme Sailing Series 2011

La première journée des Extreme Sailing Series 2011 s’est déroulée aujourd’hui à Masquate, dans le sultanat d’Oman.

Les conditions étaient parfaites pour une mise en jambe avec une brise stable de 12 à 15 noeuds, qui a permis de lancer 6 courses. Au classement provisoire ce soir, c’est The Wave, Muscat, Groupe Edmond de Rothschild, Artemis Racing et Alinghi qui se partagent la tête du classement, ex aequo avec 49 points.

The Wave-Muscat et Groupe Edmond de Rothschild signent deux victoires de manche, les équipages des deux bateaux semblent partis pour une nouvelle saison de luttes au sommet, malgré les changements de skippers (Pierre Pennec pour Gitana, Torbar Mirsky pour The Wave). Les deux autres équipages à se partager la 1ère place provisoire sont Alinghi et Artemis.

© Lloyd Images

Team New Zealand, très attendu sur le circuit ne pointe qu’à la 8ème place, Sydney Gavignet, pour ses débuts termine à une belle 5ème place lors de cette première journée ( à lire une interview du skipper d’Oman Air sur V&V.com).
Pierre Pennec, skipper de Groupe Edmond de Rothschild :

« C’est ma 3ème saison en Extreme 40 mais ma première à la barre et j’ai 3 supers équipiers qui connaissent vraiment bien le bateau, ils sont très techniques et physiques. Évidemment après deux secondes places en 2009 et 2010 on vise la première place cette année, mais on est conscient que le niveau est vraiment élevé. […]

La journée s’est plutôt bien déroulée. Nous avons été bien inspirés sur les départs et une bonne vitesse au près nous a permis de passer régulièrement dans le paquet de tête à la bouée au vent. Ces petits plus ont constitué nos points forts aujourd’hui et ils nous permettent d’être deuxième ce soir. Être onze sur le plan d’eau ne complique pas plus les phases de départs mais ça ajoute du piment lors des passages de bouées. C’est assez spectaculaire et ça se bouscule pas mal. Schématiquement, la flotte se scinde en deux et à la première marque au vent, la première moitié arrive bâbord et l’autre moitié arrive tribord et tout cela dans un mouchoir de poche comme le niveau est très homogène (ndlr, en voile un bateau arrivant tribord (droite) est prioritaire sur un bateau venant de bâbord (gauche) et le bateau non prioritaire doit laisser suffisamment de place à son adversaire pour passer. Dans le cas inverse, il réalise ce que l’on appelle dans le jargon vélique un refus de tribord et est logiquement sanctionné). Ca se joue à trois mètres près de passer premier, deuxième ou cinquième voire huitième. Mes équipiers ont fait un super travail aujourd’hui, les manœuvres et la communication sont fluides et quand nous sommes en difficulté nous nous serrons les coudes pour revenir.»

Tanguy Cariou, Skipper d’Alinghi
« Nous sommes à Oman depuis un mois, on a passé presque 2 semaines à préparer notre nouveau bateau. On n’était pas vraiment en mode régate, donc c’était un peu la découverte aujourd’hui. On a réussi à bien se positionner par rapport à nos adversaires, on se sent bien à bord et la courbe d’apprentissage est encore longue. »

© Lloyd Images

Les régates reprendront demain à partir de 14h.

Extreme Sailing Series, Act 1 – The Wave, Muscat
Résultats après la première journée de course
1er The Wave, 49 points
2ème Groupe Edmond de Rothschild, 49 points
3ème Artemis Racing, 49 points
4ème Alinghi, 49 points
5ème Oman Air, 42 points
6ème Red Bull Extreme Sailing, 39 points
7ème Luna Rossa, 38 points
8ème Team New Zealand, 31 points
9ème Niceforyou, 24 points
10ème Team Extreme, 17 points
11ème Team GAC Pindar, 9 points

Le défi Energy Team des frères Peyron, Challenger de l’America’s Cup

Energy Team, initié par Loïck et Bruno Peyron est officiellement devenu Challenger pour la 34e  pour la 34e America’s Cup, ce défi porte les couleurs du Yacht Club de France.

Ce second défi français (après l’Aleph Team mené par Alain Gautier et Bertrand Pacé) est donc le sixième Challenger pour la conquête de l’aiguière d’argent.

Bruno Peyron est le manager global du projet, Loïck le skipper en titre des futurs bateaux. L’équipe ambitionne la construction de son catamaran AC 72par le chantier Multiplast à Vannes, le début de la construction étant prévue pour septembre prochain, avec une mise à l’eau en avril 2012.

Dès mars 2011,l’ Energy Team devrait prendre livraison d’un premier AC45, les frères Peyron espèrent également multiplier les plateformes d’entrainement multicoque : quatre Class A, quatre F18, un D35, unExtreme 40, un G-Class (l’ex-Orange II qui servira de bateaux de relations publiques), deux AC45 et deux AC72; ainsi que quatre répliques d’AC72 à à l’échelle 1/3.

Ce défi français sera installé sur la façade bretonne avec :

  • à Vannes, le chantier Multiplast, en charge de la construction et de développement technologique
  • à Lorient, la base des catamarans AC72 et du G-Class (ex Orange II)
  • à La Baule,  le lieu d’entraînement privilégié de l’équipe sportive, qui servira à l’ensemble des activités de relations partenaires et de relations presse.

Outre Bruno et Loick Peyron, Yann Guichard intègre le team en qualité de barreur N°2, Thierry Fouchier (vainqueur de la 33ème America’s Cup avec BMW Oracle) en tant que performer, tout comme   :Jean-Christophe Mourniac, Yves Loday devrait quand à lui assurer le rôle de coach des jeunes espoirs.

© Gilles Martin-Raget

 

On ne peut que se réjouir de cette inscription, et de l’intérêt des spécialistes du multicoque français pour cette Coupe de l’America, cependant ces annonces ne restent à l’heure actuelle qu’une déclaration d’intentions, puisqu’il semble qu’aucun sponsor n’ait encore décidé de rejoindre l’aventure, le Team Aleph semble être dans le même cas.

Les réactions des principaux intéressés :

Philippe Court, Président du Yacht Club de France : « …après que nous ayons tenté avec force mais en vain de réunir les deux équipes potentielles connues, il a paru non seulement normal mais nécessaire au YCF et à son Conseil de soutenir le projet de Bruno et de Loick Peyron et de porter un défi au Golden Gate Yacht Club en devenant Challenger Officiel pour la 34e Coupe de l’America. Normal car dans le nouveau format de l’America’s Cup, le palmarès de Bruno et de Loick en multicoques, grande spécialité française, leur légitimité donc, leurs compétences techniques et managériales, font de ces deux marins d’exception les meilleurs candidats à une tentative française dans la Cup. Nécessaire car il est dans le droit fil de la mission du YCF de participer à toute tentative qui peut donner à la France une chance sérieuse de prétendre (enfin) à une victoire dans la Coupe de l’America à laquelle la France a pourtant participé sans interruption depuis 1970 ».

Russell Coutts : « C’est fantastique d’avoir une équipe de plus inscrite et très compétitive, dans l’America’s Cup. Loïck et Bruno Peyron ont acquis une énorme expérience en multicoque et ils savent manier ces bateaux, notamment Loïck qui fut déjà très impliqué lors de la dernière America’s Cup. Je trouve que c’est fabuleux de les voir participer à la prochaine édition. Je sais qu’ils en avaient très envie et c’est génial qu’ils soient désormais inscrits ».

Richard Worth, CEO America’s Cup Race Management : « La Coupe de l’America présentera les meilleurs marins sur les bateaux les plus rapides et c’est pour cette raison que nous sommes heureux d’accueillir le Yacht Club de France et la formidable équipe de Energy Team, réputée pour sa grande expérience en multicoque ».

A lire, l’analyse de Matthieu Robert sur la situation des deux teams français, sur son blog Tribord Amure

Yann Guichard intègre l’équipe Alinghi

L’ancien skipper du Gitana Team va donc intégrer l’équipe suisse pour la saison 2011, Alinghi s’engagera sur deux circuits multicoques : les Extreme Sailing Series et le challenge  D35 (anciennement Challenge Julius Baër).

Le rôle de Yann Guichard au sein du team n’a pas été précisé, Tanguy Cariou avait été désigné barreur de l’Extreme 40 alors qu’Ernesto Bertarelli était traditionnellement à la barre du D35, le team a désormais trois barreurs pour deux catamarans.

Les Extreme Sailing Series débuteront à Oman dans quelques semaines (20 au 24 février), alors que le championnat D35 débutera en mai sur le lac Léman avant de rejoindre la Méditerranée en septembre (deux étapes françaises à Beaulieu et Antibes).

Au total, le calendrier 2011 d’Alinghi comprenrad 15 compétitions dans 10 pays sur une période de 11 mois.

La saison 2011 des Extreme Sailing Series dévoilée

La saison 2011 des Extreme Sailing Series a été dévoilée ce soir en ouverture du World Yacht Racing Forum à Estoril au Portugal,  dix équipes sont engagés cette saison, elles se disputeront la victoire sur neuf événements, qui se dérouleront sur 3 continents (Europe, Asie, Amérique).

Le circuit obtient le label ISAF Special Event, d’autres classes de voilierscomplèteront le spectacle offert par les catamarans Extreme 40 dont des optimists, des 49ers, kiteboards et planches à voile. Les compétitions se dérouleront désormais sur 5 jours avec des parcours un peu plus diversifiés que les années précédentes : raids côtiers, régates au contact proches du public en courses en flotte, duels, chronos, match-race
La saison 2011 débutera à Muscat en Février 2011 et terminera à Singapour en Décembre, après l’étape omanaise, les concurrents rejoindront la Chine puis Istanbul avant une étape à Boston (USA) pendant les fêtes du 4 Juillet.
La Cowes Week accueillera les Extreme 40 pour la cinquième année consécutive avant un retour dans le port de Trapani pour la deuxième année consécutive. L’étape française reste dans les eaux méditerranéennes, à Nice avant que la flotte ne retrouve l’Andalousie et Almería en Espagne pour l’avant-dernier événement de la saison. Le vainqueur du circuit 2011 sera ensuite couronné à Singapour, mi-Décembre.
10 équipes sont inscrites, elles représenteront 8 pays avec des navigateurs de 12 nationalités différentes issus de disciplines très variées (Volvo Ocean Race, Coupe de l’America, Médaillés d’or Olympiques, World Match Racing Tour etc…)

On retrouvera l’équipe du Groupe Edmond de Rothschild deux fois dauphin du circuit, l’équipe n’a pas encore annoncé le nom de son skipper, Yann Guichard était pressenti pour prendre la barre d’Alinghi, mais l’équipe suisse a choisi Tanguy Cariou à ce poste, il officiat jusque là à la tactique sur Groupama 40.

Luna Rossa, ancien challenger de l’America’s Cup s’offre les services du skipper vainqueur de l’an dernier Paul Campbell-James qui sera à la barre du bateau skippé par un vainqueur de l’America’s Cup, Max Sirena.

Oman Sail aligne de nouveau ses deux bateaux :  Masirah sera skippé par un français habitué de la Volvo Ocean Race, Sidney Gavignet, ce bateau était jusqu’à la saison dernière barré par Loick Peyron, qui s’est engagé sur la Barcelona World Race (tour du monde en double en 60′ IMOCA), The Wave, Muscat, le 2nd bateau du team sera skippé par Torvar Mirsky, spécialiste du match race.

Roman Hagara entamera sa deuxième saison avec son équipe Red Bull Extreme Sailing.

Le Britannique Ian Williams, deux fois vainqueur du World Match Racing Tour rejoint Team GAC Pindar ; une nouvelle inscription italienne, Team Nice sera mené par Alberto Barovier, ancien membre de l’équipe BMW Oracle.

Deux challengers de la prochaine America’s Cup rejoignent le circuit à  savoir Artemis Racinng barré par Terry Hutchinson et  Emirates Team New Zealand qui sera mené parDean Barker.

Mark Turner a confirmé : « Nous nous engageons à conserver la plus haute intégrité sportive comme nous l’avons fait depuis 2007. Reprendre les rênes de la classe Extreme 40 après son créateur TornadoSport, nous a permis de développer les règles de l’événement et des bateaux à l’unisson, afin de donner à tous une égalité de chances de gagner, et de réduire les coûts pour les équipes. Nous avons limité les voiles (et baissé leurs prix), diminué les coûts d’assistance avec une équipe et zone technique centrales et nous gérons toute la logistique de transport de façon centralisée ainsi que toute une liste de petits changements qui non seulement augmentent le retour sur investissement des sponsors des bateaux, mais garantit aussi une égalité de chances quelque que soit la taille du budget. »

Les nouvelles règles de classe sont publiées cette semaine. Un budget complet classique pour un projet compétitif varie de 450 à 650 000 Euros par an, en plus du bateau à environ 100 000 Euros par an (location ou achat déprécié sur 4 ans).

Calendrier et villes d’accueil 2011
Acte 1 : 22-24 Février, Muscat, Oman (20-21 courses en « parcours ouvert » *
Acte 2 : 15-17 Avril, Chine (13-14 courses en « parcours ouvert »)
Acte 3 : 27-29 Mai, Istanbul, Turquie (25-26 courses en « parcours ouvert »)
Acte 4 : 30 Juin – 4 Juillet, Boston, USA (tous les jours en parcours « devant le grand public »)
Acte 5 : 6-12 Août, Cowes, UK (courses en « parcours ouvert »)
Acte 6 : 16-18 Septembre, Trapani, Italie (14-15 courses en « parcours ouvert »)
Acte 7 : 30 Septembre – 2 Octobre, Nice, France (28-29 courses en « parcours ouvert »)
Acte 8 : 12-16 Octobre, Almeria, Espagne (tous les jours en parcours « devant le grand public»)
Acte 9 : 9-11 Décembre, Singapour (7-8, courses en « parcours ouvert »)
* Les courses en « parcours ouvert » signifient que le directeur de course peut décider de lancer les courses sur la partie du plan d’eau qui est la plus favorable à la régate. Une fois que le village public est ouvert, les courses se dérouleront au plus proche des spectateurs.

Skippers & équipes confirmées** 2011 :

Alinghi/ SUI – Tanguy Cariou (FRA)
Artemis Racing/ SWE – Terry Hutchinson (USA)
Emirates Team New Zealand/ NZL – Dean Barker (NZL)
Groupe Edmond de Rothschild/ FRA (As Yet Unknown)
Luna Rossa/ ITA – Max Sirena (ITA)
Oman Air Masirah/ OMA – Sidney Gavignet (FRA)
Red Bull Extreme Sailing/ AUT – Roman Hagara (AUT)
Team GAC Pindar/ GBR – Ian Williams (GBR)
Team Nice/ ITA – Alberto Barovier (ITA)
The Wave, Muscat/ OMA – Torvar Mirsky (AUS)
** La période d’inscription initiale se termine aujourd’hui 13 décembre. Cependant, des inscriptions de dernière minute sont autorisées par avis de course avec un maximum de 11 bateaux et 3 « wild cards » attribuées par l’organisation. L’objectif annuel des Extreme Sailing Series™ est d’avoir 8 équipes de qualité.

Fred Le Peutrec : « J’ai rêvé d’une Coupe en multicoque »

Fred Le Peutrec a de nouveau accepté de répondre aux questions de Voile-Multicoques, apportant un éclairage sur sa nouvelle tentative sur le Trophée Jules Verne, sur la Coupe de l’America etc.

Tu es déjà détenteur du Trophée Jules Verne avec l’équipage de Groupama 3 depuis l’hiver dernier ; qu’est ce qui t’as poussé à repartir sur une nouvelle tentative cette année avec Banque Populaire ?

 

C’est tout simplement ce genre de navigations, qui sont très rares, associées à des bateaux comme Groupama 3 ou Banque Populaire V qui sont des protoypes uniques, donc j’en profite pendant qu’il y a des bateaux qui sont armés pour ce type de navigations.

 

 

Mais aussi parce que Pascal (Bidégorry) me l’a proposé. Après être revenu avec Groupama je me disais qu’il était dommage d’imaginer que je ne serai peut être plus amené à revivre un tour du monde sur ce type de bateaux, parce qu’évidemment des projets comme le Jules Verne avec des bateaux construits uniquement pour ça sont des projets coûteux et de longue haleine.

Je ne vois pas un projet naître rapidement après celui de Banque Populaire, donc je n’ai pas hésité longtemps après la proposition de Pascal.

 

Quels sont les différences entre ces deux maxis trimarans (Banque Populaire V et Groupama 3) ?

 

Banque Populaire 5 est un peu plus grand , un peu plus lourd, il a plus d’inertie, le bateau demande donc plus d’anticipation, plus de bras, avec des temps de manoeuvres un peu plus longs que ceux de Groupama 3.

BP5 a un gros potentiel, comparable si ce n’est un peu supérieur, au moins pour ce qui est d’entretenir une vitesse moyenne, c’est un bateau plus constant en vitesse que ne l’est Groupama 3, sans doute par un effet de masse et de longueur associée.

Le bateau a certes moins navigué, mais comme le cabinet d’architecture (VPLP) et de calcul de structures sont les mêmes, toutes les évolutions et les constats de faiblesse de Groupama 3 ont été transféré à Banque Populaire, le bateau a donc bien évolué depuis sa mise à l’eau même s’ il y a eu moins de navigations accumulées qu’avec Groupama 3.

 

 

Concernant le comportement à la mer du trimaran et les performances pures, j’ai du mal à en juger, il faudra attendre d’être en « situation réelle » .

Dans peu de vent et de mer, le bateau avance très convenablement, il n’y a pas de quoi rougir ou avoir un blocage psychologique par rapport aux performances de Groupama.

Dans le contournement d’anticyclones, je ne pense pas que le bateau soit aussi arrêté que ce que je pensais l’année dernière, bien évidemment ceci repose sur des valeurs relatives, il n’y a jamais eu de bord à bord avec Groupama 3,

Est ce qu’on se permettra de passer dans une mer plus formée, un peu plus vite avec ce bateau, là où nous étions « limites » avec Groupama 3 ?

Cette hypothèse reste à prouver, solliciter le bateau sur un tour du monde est toujours difficile étant donné qu’il s’agit d’une épreuve de longue haleine.

 

© Yvan Zedda

 

Le bateau est un peu plus haut sur l’eau, le cockipt plus protégé, Banque Populaire 5 sera-t-il plus « confortable » que ne l’était Groupama 3 pour un tour du monde?

 

Vraisemblablement, la hauteur du bateau et les protections de cockpit vont dans le sens d’un peu plus de confort, ce qui nous permettra peut être d’attaquer un peu plus, mais le confort est très lié à la vitesse.

Comme ce sont des bateaux très rapides, il paraît justifié de se protéger parce que c’est sollicitant, mais ça ne sera jamais le confort d’un 4 étoiles.

 

Le multicoque revient sur le devant de la scène avec le passage de la Coupe de l’America sur des catamarans, penses-tu que ceci va relancer le multi (MOD, Multi 50′, Extreme 40, support olympique…) ou au contraire focaliser les teams autour de ce seul événement ?

A mon sens, ceci va surtout faire venir des gens aux multis, alors qu’ils étaient depuis longtemps concentrés sur un système de monocoques, je pense qu’une fois qu’ils auront mis le pied à bord, ils auront du mal à en débarquer.

L’épreuve reine médiatiquement et financièrement parlant devenant une épreuve en multicoques profitera à tout le monde, et peut possiblement favoriser le retour des multicoques aux Jeux Olympiques. Ce passage de la coupe de l’America au multi rendrait encore plus illégitime le fait de ne plus avoir de support multicoque aux JO.

 

© Gilles Martin Raget

 

 

Le fait que des marins formés à la Coupe de l’America depuis des années, et qui sont les vraies notoriétés mondiales de la voile, passent au multi va les convaincre définitivement, j’en ai fait l’expérience avec Grant Dalton sur The Race, il n’avait de cesse de dire à l’arrivée que c’était la plus belle navigation autour du monde qu’il ait faite.

Autant ils avaient peut être une réticence à venir dans un système qui avait évolué en France et dans lequel ils se sentaient probablement en retard, autant là, le multi va vers la Coupe et rejoint leur système avec de grosses équipes, du match racing etc. Selon moi, c’est un pas plus facile vers le multicoque pour eux.

 

Pour la course océanique, les Multi 50′ se développent en ce moment, le MOD pointe le bout de son nez, on verra comment ces séries vont se stabiliser, mais je pense que ceci sera favorable aussi pour ces bateaux,

Ce support permet d’entrevoir une autre manière de naviguer, d’utiliser la météo différemment, tout ça est logique, la voile reste un sport mécanique, je ne vois pas quel pilote auto ne rêve pas un jour de faire de la F1.

 

Que penses-tu des gréements des futurs AC72 et AC45 (des ailes rigides) ?

 

En terme d’aérodynamique, les ailes sont magnifiques, les bateaux qui en sont pourvus sont ceux qui sont les plus pointus à régler, les plus efficaces en rendement par rapport au vent.

On l’a vu lors la dernière coupe avec des vitesses réelles atteintes jusqu’à cinq fois la vitesse du vent pour BMW Oracle, dans des vents faibles, c’est colossal, c’est forcément beaucoup de finesse, de technologie, de plaisir, de précision, de développement et de mise au point.

 

 

© 34th America's Cup

 

Malgré tout les ailes rendent l’utilisation du bateau complexe, parce qu’il faut mâter/démâter tous les jours, ceci demande une logistique assez lourde, et donc du temps et des moyens pour développer plusieurs ailes, bien évidemment,

 

C’est intéressant, j’imagine que les voiliers ne sont pas forcément contents, d’un point de vue technologique les voiliers seront magnifiques, au sens propre, avec beaucoup de finesse, de légèreté, de précision, d’aisance.

 

 

Tu fais partie des spécialistes du multicoque, as-tu déjà des contacts avec d ‘éventuels teams pour cette 34ème Coupe de l’America ?

 

Des contacts directs non, j’ai des connaissances qui font partie des équipes, avec lesquelles elles sont en train d’établir un plan d’attaque, et je sais que de temps en temps elles pensent à moi, je sais qu’il n’y a rien d’acté.

Je suis plutôt concentré sur mon tour du monde avec Banque Populaire et on verra après.

 

D’ici là les équipes seront un peu plus organisées. Cela me plairait beaucoup de participer à un projet, dans un rôle proche de la performance, de la barre, ça représente une synthèse entre tout ce que j’ai fait.

 

J’ai rêvé d’une Coupe en multicoque, parce qu’originellement, c’est un défi entre deux bateaux les plus rapides de la planète, le système avait évolué par la force des choses vers quelque chose d’un peu archaïque avec des bateaux qui valaient des fortunes pour déplacer le plus vite possible 23 tonnes de plomb. Tout ça ne me paraissait pas cohérent avec la Coupe et encore moins avec ce que l’on vivait dans les grand prix en championnat ORMA, lorsque l’on était entre 11 et 13 bateaux au départ, ce qui me paraissait plus prometteur que la Coupe sur des ACC à l’époque.

 

Ma vision de la coupe ce sont des bateaux ultimes, très rapides, très efficaces pour faire de la régate, et le catamaran,dans la version qui a été retenue le sera forcément, j’en suis donc très content.

Je pense aussi que ça remettra le multicoque en selle pour les jeux (ce qui est quasiment assuré suite à une décision de l’ISAF qui prône le retour d’un catamaran de sport à équipage mixte).

 

 

Tu participais au Championnat Julius Baer l’année dernière sur le D35 SmartHome, il semble que les bateaux seront amenés à courir quelques épreuves en Méditerranée, que penses-tu de cette évolution ?

 

Ce ne sont certes pas des bateaux faits pour les grosses vagues, mais il y beaucoup de plans d’eau qui peuvent les accueillir en été. Le bateau navigue correctement avec un ris-solent jusqu’à 22-23 noeuds, il y a donc une possibilité de faire des régates en mer.

 

 

Tes projets pour l’année prochaine ?

 

Au retour de Groupama 3 l’année dernière, j’avais envie de régates au contact, je pense que ça sera encore plus le cas après le Jules Verne avec Banque Populaire, les projets viendront donc en fonction des opportunités qui me seront offertes.

Les systèmes qui existent actuellement, que ce soient les circuits Extreme 40 ou D35, s’inscriront forcément dans le programme des équipes qui participeront à la Coupe, pour faire naviguer les marins, les habituer au multicoque, apprendre des réflexes de positionnement tactique, de barre, de réglages etc.

Je pense que ces deux circuits verront arriver des équipages de Coupe de l’America l’année prochaine.

Il y aura aussi l’AC45, mais je pense que la plupart ne se priveront pas de venir naviguer le plus tôt possible sur les séries qui existent déjà, on l’a vu avec les néo-zélandais qui ont participé à la dernière étape des Extreme Sailing Series.

Alinghi de retour sur le cicruit Extreme 40

Alinghi, double vainqueur de l’America’s Cup,  a annoncé que l’équipe prendra part à la saison 2011 des Extreme Sailing Series, l’équipe d’Ernesto Bertarelli renonce par contre à s’engager dans la 34ème Coupe de l’America.

© Lloyd Images

En parallèle, l’équipe a également confirmé sa participation de championnat de D35 qui se court sur le Léman, mais dont quelques manches auront lieu en Méditerranée, à priori en septembre.