Foncia en tête devant Zen Too et Alinghi

Les D35 régatent depuis jeudi à Antibes pour la dernière étape du Vulcain Trophy, malgré cette délocalisation en Méditerranée, les équipages ont retrouvé des conditions lémaniques pour ces ultimes régates de la saison avec une brise très légère et une mer plate.

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Jeudi, c’est Zen Too qui a le mieux débuté avec une seconde place et une victoire, le catamaran barré par Fred Le Peutrec pointait en tête devant Foncia à l’issue de ces deux manches de la première journée, le skipper français était bien évidemment très satisfait : « Ce matin, nous avions bien lu le plan d’eau, nous croyions avoir bien compris comment cela fonctionnait et cela c’est vérifié pendant les manches. Tous les petits bonus, notamment les manches de second à Beaulieu-sur-Mer, ont mis l’équipage en confiance sur notre capacité à réaliser des performances. Nous sommes arrivés ici en étant persuadé que nous pouvions en faire. Maintenant, il faut les enchaîne. Il reste trois jours, mais c’est la dernière étape, il faut tout donner. C’est bien de commencer comme cela même si c’est loin d’être fini»

Michel Desjoyaux et ses hommes sur Foncia débutaient également bien cette étape avec une victoire et une troisième place, permettant de conforter leur première place au classement général. Leur adversaire direct pour la victoire sur ce championnat de D35, Alinghi, avait mal débuté avec une cinquième et une huitième place, sur cette première journée, l’équipage de Dona Bertarelli, sur Ladycat, confirmait sa bonne forme en pointant en quatrième place derrière le CER.

Lors de la seconde journée, Michel Desjoyaux reprenait la tête de cette étape avec une victoire et une sixième place : « Nous avons pu faire deux manches ce qui n’est pas inintéressant. A la première, nous prenons un super départ qui nous a permis d’aller là où nous voulions. Nous étions d’ailleurs étonnés que personne ne veuille faire la même chose que nous. L’équipage avait une bonne fluidité. D’être devant amène toujours un peu de sérénité et de motivation. La seconde manche c’est moins bien passée, mais ça nous permet de nous remettre en question et de nous rappeler que ces régates ne sont pas faciles ».

Zen Too, le multicoque de Guy de Picciotto arrivait à se maintenir à la seconde place de cette étape malgré deux manches moyennes, comme l’explique le skipper, Fred Le Peutrec : « Nous n’avons pas vraiment réussi à nous placer pour aller du bon côté du plan d’eau. Nous savions qu’en décrochant de la droite, nous allions perdre. Il n’y a pas de panique, nous sommes toujours en bonne position. Nous avons eu un petit déclic quand même, c’est fragile, c’est tout frais, mais c’est là. Nous pouvons réellement prétendre jouer pour la gagne. »

Alinghi, qui avait mal débuté le rendez-vous est revenu lors de cette seconde journée, avec une troisième place et une victoire, permettant à l’équipage d’Ernesto Bertarelli de prendre la 3ème place du provisoire. Pierre-Yves Jorand, régleur sur Alinghi : « Aujourd’hui nous avons fait deux belles manches dans des conditions solides, nous sommes clairement plus à l’aise quand c’est un peu plus appuyé. Les départs étaient importants, nous avons notamment réussi un superbe départ bâbord lors de la seconde manche qui nous a solidement installé en tête. En plus nous avions une bonne vitesse et nous avons réalisé de bonnes manœuvres. Avec quatre points, c’est une bonne journée. »

La quatrième place est occupée par les jeunes marins du CER Carrefour Prévention, qui devancent Ladycat de Dona Bertarelli à la cinquième place. Artemis Racing de Torbjorn Tornqvist est sixième devant Veltigroup de Marco Simeoni qui voit s’éloigner la seconde place du Vulcain Trophy.

Aujourd’hui les courses ont été annulées du fait de l’absence de vent, les Decision 35 et leurs équipages se retrouveront sur l’eau demain pour les ultimes manches de ce Vulcain Trophy, ce qui permettra de désigner le vainqueur de cette saison.

Fred Le Peutrec : « Banque Populaire V est un avion de chasse » (Interview)

Fred Le Peutrec, barreur du  maxi trimaran Banque Populaire V, détenteur du Trophée Jules Verne sur Groupama 3, a répondu aux questions de Voile-Multicoques.com sur son début de saison à la barre de Zen Too, la future tentative de Trophée Jules Verne de Banque Populaire V.

Voile-Multicoques.com : Tu barres de nouveau un D35 cette saison, Zen Too, vous êtes actuellement en 9ème position au classement général, quels sont les objectifs de l’équipage cette année ?

Fred Le Peutrec : Cette saison n’est pas évidente, je navigue avec des gens dont la voile n’est pas le métier, ils ont donc assez peu de temps à consacrer au D35. Les entrainements sont très réduits, nous naviguons seulement la veille des régates, l’équipage manque donc d’automatismes dans le fonctionnement pour s’affirmer dans le haut du classement.

Voile-multicoques.com

Nous ne sommes pas très loin, la plupart du temps nous terminons à quelques longueurs des premières places.

L’objectif est avant tout de progresser, notamment sur les deux dernières manches en France.

Concernant les classiques courues sur le Léman (Bol d’Or et Genève-Rolle-Genève), quelles sont les difficultés de ces courses « longue distance » ?

La plus grosse difficulté réside dans les changements de systèmes météos, avec des effets de sites et beaucoup de transitions, qui ne sont pas systématiques.

Les locaux qui naviguent à l’année sur le Lac ont quelques automatismes qui permettent de déterminer des schémas, malgré tout, les effets de couloirs et de vents réservent beaucoup de surprises avec des vents différents qui se succèdent tout au long du Léman.

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Quel a été le programme d’entrainement de l’équipage avant le début du Vulcain Trophy ?

Nous avons eu seulement quelques sessions d’entrainement avec de belles conditions de vent en avril, ce qui représente 6 jours de navigation, sans confrontation aux autres équipages avant le début de la saison.

Deux grand prix seront courues en Méditerranée cette année, penses-tu que ces étapes peuvent changer la hiérarchie actuelle ?

Je ne pense pas que ces étapes hors du lac bouleversent le classement, les équipages au point resteront logiquement devant.

Le Léman est un beau stade pour naviguer, mais je crois que sortir de ce plan d’eau est une bonne chose pour la série puisque les bateaux naviguent uniquement sur le lac depuis plusieurs années avec des lieux de régates peu variés.

Le bateau en lui même n’est pas forcément très adapté à ce type de navigations, le catamaran n’aime pas la mer, mais en été et dans l’est méditerranéen de telles conditions de vagues sont peu probable.

Les D35 sont utilisés depuis 7 ans, penses-tu que les propriétaires s’orientent vers une nouvelle jauge ?

Tout dépendra de la direction vers laquelle les propriétaires veulent aller, puisque les décisions sont prises en assemblée générale. Cette série est avant tout un loisir pour eux, avec une ambition sportive plus ou moins importantes selon les propriétaires.

La donne est un peu différente désormais avec plusieurs séries de catamarans de 40′ et le passage de la Coupe de l’America aux multicoques, ce qui tire les différents circuits vers le haut.

Revenons à ta saison sur le Maxi Banque Populaire V, vous avez abandonné sur casse l’hiver dernier lors de la tentative de Trophée jules Verne, quel bilan tirez-vous de cette tentative concernant le trimaran ?

Ce bateau est un avion de chasse, qui s’inscrit dans l’évolution de Groupama 3, puisqu’il a été généré par le même cabinet d’architecte (VPLP), « il a le Jules Verne dans les jambes ».

Malgré tout, il faudra des conditions favorables pour réussir à battre le record, ce tour du monde est avant tout une histoire de trajectoires, le point primordial est de ne pas faire trop de route.

Le bateau a intrinsèquement un peu plus de vitesse que Groupama 3 dans certaines conditions, mais cet avantage ne permet pas de compenser en vitesse pure ce que nous pouvons perdre sur le contournement de l’anticyclone de Saint Hélène par exemple.

Banque Populaire V peut conserver des vitesses moyennes un peu plus élevées dans la mer formée, du fait de sa longueur et de sa masse.

Le trimaran semble donc plus à son avantage dans le vent médium et fort, qu’en est-il dans les vents faibles, que vous rencontrerez dans les zones de transition ?

Même en ayant navigué sur les deux bateaux, la différence est difficile à quantifier, il faudrait vraiment faire des speed-tests pour déterminer quel est le trimaran le plus rapide dans ces conditions.

Les comportements sont vraiment très proches, je pense que Groupama 3 est probablement un peu plus rapide dans la pétole, mais les différences ne sont pas substantielles.

Un avis sur les catamarans monotypes AC 45 à ailes rigides qui naviguent depuis quelques mois, et qui seront utilisés pour les séries préparatoires à l’America’s Cup ?

Les bateaux paraissent vraiment excitants, l’idée de naviguer avec une aile intéresse forcément tous les gens qui viennent du multi et qui régatent.

Cette voilure impose une logistique importante, ces innovations ne sont donc pas utilisables en dehors d’un circuit professionnalisé et structuré.

Les services de communication ont tendance à diffuser des images spectaculaires avec des chavirages, mais d’après les images dont nous disposons, les catamarans semblent particulièrement véloces et évolutifs dans toutes les phases de contacts serrés.

Ces AC45 permettent d’imaginer les régates en 72′ dans la mer et la brise de San Francisco, puisque ce plan d’eau est assez venté, les régates sur les AC72 seront probablement très spectaculaires voir dangereuses parfois du fait des vitesses élevées et des engagements forts dans les phases de contact.

Évidemment, ce circuit m’attire, comme tous les régatiers venant du multicoque.

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Trois équipes françaises se sont déclarées, dont deux sont inscrites officiellement, ces divisions récurrentes des marins français ne sont-elles pas préjudiciables ?

Tel qu’est structuré le sport voile en France, ces « divisions » ne me paraissent pas choquante.

C’est le signe d’une bonne activité vélique avec un nombre importants de régatiers dans un petit pays, ce sport est très développée, par rapport à d’autres nations où il est concentrée au sein de yachts clubs, avec des institutions plus « rigides ».

Au niveau des financements, les teams français devront probablement trouver des fonds en dehors de l’hexagone pour accéder à la compétition.

L’essentiel du problème vient du fait que nous ne sommes pas assis sur une tradition de l’America’s Cup en France, tous les projets précédents étaient moins bien financés que les grosses équipes étrangères, sans permanence entre les différentes éditions.

Avec le passage au multicoque, beaucoup pensaient que les français seraient les mieux placés pour tenir la dragée haute aux autres équipes, mais il y a une structure, une culture du travail dans les grosses équipes qui est moins présente en France, ce qui explique la présence de trois équipes qui étaient déjà structurées lors de l’édition précédente.

Tu as navigué sur 60′ ORMA pendant plusieurs saisons, as-tu eu l’occasion de naviguer sur un des deux premiers MOD 70 ?

Non, pas encore, j’espère pouvoir le faire, nous partageons les mêmes pontons, nous naviguons sur le même plan d’eau, je reste très attentif à ce qui se passe sur cette série.

Alinghi s’offre le Bol d’Or

Samedi, Ernesto Bertarelli et son équipage se sont adjugé le Bol d’Or Mirabaud 2011 sur le D35 Alinghi et le record de l’épreuve en D35 en bouclant le tour du lac en 6h25.

Cette édition s’est courue dans des vents soutenus avec des rafales à plus de 25 noeuds et de longs bords à plus de 20 noeuds pour les équipages. Celui d’Alinghi aura mené sur la quasi totalité du parcours suivi de près par Ylliam, Foncia barré par Michel Desjoyaux avait choisi de partir du côté français lors du départ et suivait le duo de tête à la bouée de dégagement, ce trio ne sera jamais rejoint par les poursuivants. La plus belle remontée est à mettre à l’actif d’Okalys Corum, le bateau de Nicolas Grange barré par Loick Peyron, l’équipage a perdu du temps en récupérant un de ses équipiers passé par dessus bord et blessé à la cheville, et a failli chavirer dans un grain, mais ils parvenaient néanmoins à se hisser en 4ème place à l’arrivée devant de Rham Sotheby’s et Ladycat (vainqueur l’année dernière). Le CER qui accueillait Pascal Bidégorry à son bord se classe 7ème devant Veltigroup, Zen Too barré par Fred Le Peutrec, Artemis et Nickel qui ferme la marche, en ayant également du repêcher un équipier tombé à l’eau.

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Ernesto Bertarelli : «C’est très sympa de gagner le Bol d’Or Mirabaud après ma sœur. Nous avons bien navigué, c’est un Bol d’Or  musclé, heureusement, nous arrivons dans l’après-midi et nous avons bien navigué au départ. Nous avons bien négocié toutes les transitions. Le passage de la barge du Bouveret a été très délicat à manœuvrer, car avec plus de 25 noeuds de vent nous avons décidé de ne pas prendre de ris, contrairement à nos poursuivants.»

Michel Desjoyeaux : «Nous tenons à féliciter le vainqueur qui l’a amplement mérité. Nous n’avons pas réussi à lui résister quand nous étions devant, il était vraiment plus fort. Mais nous remercions la Suisse qui nous a offert un temps breton qui nous convenait parfaitement. Evidemment, le vent était un peu tordu pour nous rappeler que nous n’étions pas en mer mais bien sur le lac.»

Arnaud Psarofaghis, barreur d’Ylliam  : «Nous tenions à prendre un bon départ pour pouvoir naviguer dégagé. Une fois dans le Haut Lac nous avons suivi la route pour le Bouveret derrière Alinghi. Là-bas, au vu des vagues et de la force du vent, nous avons opté pour la prise de ris, qui s’est avéré un choix payant. A l’arrivée, nous avons plutôt cherché à contrôler Okalys-Corum qu’attaquer Foncia. Nous sommes très contents de cette troisième place.»

Au classement général du Vulcain Trophy, et après les cinq étapes lémaniques de cette saison, c’est Foncia de Michel Desjoyaux qui mène devant Veltigroup et Alinghi qui effectue une belle remontée suite à sa victoire sur le Bol d’Or, Artemis Racing, l’équipe engagée sur la Coupe de l’America pointe en 4ème place grâce à sa régularité.

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Les D35 ont désormais rendez-vous en septembre, à Beaulieu sur Mer, puis à Antibes, pour les premières régates en mer et en France de ces multicoques lémaniques.

Week end chargé pour les D35

Le week end pascal a commencé samedi pour les équipages des D35 qui se retrouvaient au large de la Tour Carré  pour le départ de la Genève-Rolle-Genève. Très vite Foncia s’est démarqué emmenant dans son sillage Zen Too de Guy de Picciotto et Ladycat de Dona Bertarelli dans un vent faible jusqu’ Rolle.

La Bise s’est ensuite levée (12 nœuds)

Michel Desjoyeaux s’avouait très heureux : « Nous voulions partir à gauche et longer la côte Suisse à l’aller comme au retour. Il a juste fallu gérer le rythme et l’avance sur toute la course pour ne pas nous faire déborder, car à un moment nos concurrents sont partis à droite et au retour à gauche. Nous avons dû rester zen et très concentré dans les derniers mètres de l’arrivée. »

Artemis Racing de Torbjorn Tornqvist  termine second de la Genève-Rolle-Genève, après une première partie de course difficile (10ème au passage de la bouée de Rolle), l’équipage suédois s’est rapidement familiarisé au support et peut compter sur deux marins suisses pour les conseiller sur ce plan d’eau difficile . Paul Cayard, tacticien sur Artemis Racing analyse sa navigation: « Je ne dirai pas que j’ai compris le Lac, mais c’est plutôt Yvan et Pierre qui étaient convaincus de ce bord côte Suisse. Dès que nous avons passé la bouée de Rolle, nous avons essayé de tenir la droite et cela s’est très bien passé. Ils ont bien pensé et cela a payé.» Veltigroup de Marco Simeoni et barré par Stève Ravussin complète le podium après avoir également effectué une remontée incroyable

Marco Simeoni : «Nous sommes contents, cela s’est bien passé. Après Rolle, nous avons pu voir les erreurs des autres donc nous avons pu prendre les bons côtés, c’est ce qui nous a permis de les rattraper. Au début, nous avons grillé le départ donc nous avons dû repasser la ligne, dû coup nous étions dernier».

Alinghi d’Ernesto Bertarelli cinquième devant de Rham Sotheby’s de Philippe Cardis, sixième et Ladycat de Dona Bertarelli. Zen Too de Guy de Picciotto, barré par Fred Le Peutrec est classé onzième de la Genève-Rolle-Genève en raison d’une pénalité de course pour départ prématuré (OCS). Zen Too a engagé une procédure contre le Comité de Course.

Les Décision 35 ont terminé le week end au large de Bellevue pour la quatrième étape du Vulcain Trophy. Veltigroup de Marco Simeoni s’offre sa première victoire, devant Artemis Racing de Torbjorn Tornqvist et Foncia de Michel Desjoyeaux.

 Veltigroup barré par Steve Ravussin remporte donc la Sogeti Cup avec quatre places sur le podium, dont deux victoires. : «Nous sommes toujours contents de gagner un grand prix et c’est le premier pour Veltigroup, mais je crois aussi que le team commence de mieux en mieux à se connaître. Je pense que nous n’avons pas forcément été les meilleures aujourd’hui en manœuvres, mais nous avons fait des bons choix, nous arrivions à faire avancer le bateau, pris les bonnes décisions dans les réglages et François nous a fait une belle tactique, donc la régularité paie.»
A la seconde place, Artemis Racing de Torbjorn Tornqvist confirme sa montée en puissance, malgré deux réagates non courues lundi suite à une collision avec Okalys Corum.  Yvan Ravussin, équipier d’Artemis Racing, revient sur leur week-end : «Joli week-end pour Artemis Racing, vu que nous terminons deuxième sur le podium, dans des conditions diverses et variées avec un peu de Bise inattendue aujourd’hui. Nous avons pu bien gérer, même si le vent était un peu plus fort que d’habitude. Tout a bien marché, nous avons bien navigué, nous sommes très contents. Nous sommes troisième au général, c’est très bien pour des nouveaux venus. »
L’équipage de Michel Desjoyeaux complète le podium à la troisième place. Michel Desjoyeaux : «Je confirme ce que j’ai dit hier soir, cela n’est jamais fini. Le vent « distribue ». C’est très serré et sur la dernière manche les trois premiers pouvaient encore tous prétendre à la victoire. Tant mieux, car cela veut dire que le groupe est très homogène. Les places sont chers lors des passages de bouées, mais c’est aussi ça qui est sympa car c’est très disputé.»

Okalys-Corum de Nicolas Grange se classe quatrième de la Sogeti Cup avec deux places sur le podium. Au cinquième rang se trouve Alinghi d’Ernesto Bertarelli qui termine son week-end en beauté avec notamment une première place méritée. Le CER Carrefour Prévention est sixième de la Sogeti Cup, l’équipage accueillera Pascal Bidégorry pour le Bol d’Or le week end prochain. Septième, Zen Too de Guy de Picciotto devance de Rham Sotheby’s de Philippe Cardis. Ladycat de Dona Bertarelli se classe onzième et ferme la marche.

Les trois équipages qui composent le podium de la Sogeti Cup sont ceux qui mènent le classement général du Vulcain Trophy. En effet, Foncia est en tête et devance Veltigroup et Artemis Racing, respectivement deuxième et troisième à égalité de point. Ils sont suivis de près par le CER Carrefour Prévention (4ème) et Alinghi (5ème).

Loick Peyron nommé skipper du maxi trimaran Banque Populaire V

Alors que les noms de Michel Desjoyaux et de Fred Le Peutrec avaient circulé comme potentiels remplaçants de Pascal Bidégorry à la barre du maxi trimaran Banque Populaire V, c’est finalement Loick Peyron qui a été confirmé à ce poste aujourd’hui.
Le Baulois aux 42 transats et aux 3 tours du Monde mènera donc le plus grand trimaran de course océanique jamais construit pour la prochaine tentative de Trophée Jules Verne de la Banque de la Voile.

Olivier Klein, Directeur Général Banque Commerciale et Assurance du Groupe BPCE : « Le Maxi Banque Populaire V est une illustration du credo qui anime les Banques Populaires : la confiance dans la volonté des hommes de se réaliser à travers leurs projets et leur travail, leur envie de se dépasser, leur engagement personnel, comme leur esprit d’équipe. Tous les jours, dans nos régions, les Banques Populaires accompagnent des personnes entreprenantes et audacieuses pour leur permettre de concrétiser leur envie d’agir. Ce projet démontre aussi le goût de la Banque de la Voile pour les défis. Loïck Peyron, par son parcours exceptionnel et son goût des challenges nous a semblé le parfait candidat pour mener ce navire si emblématique de notre entreprise. »

© B.Stichelbault/BPCE

Le baulois a effectué sa première navigation sur le trimaran hier au large de Lorient, avec l’équipage habituel du bateau qui devrait être conservé.

Première sortie pour Banque Populaire V

Banque Populaire V, le trimaran géant a effectué sa première sortie mercredi, en rade de Lorient. Cette navigation avait pour objectif de valider les travaux effectués sur le bateau cet hiver, en particulier la consolidation du bras arrière après l’abandon sur le Jules-Verne.

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C’est Fred Le Peutrec, chef de quart lors de la tentative de trophée Jules Verne, et détenteur de celui-ci sur Groupama 3 qui officiait en tant que skipper lors de cette sortie. Le choix définitif du marin qui remplacera Pascal Bidégorry à la tête de l’équipage qui tentera le tour du monde cet hiver devrait être annoncé d’ici peu (début juin), avant les premières courses de la saison,  le trimaran étant engagé sur le record SNSM (17 au 21 juin) et la Fastnet Race (départ le 14 août).

Les locaux du CER mènent la flotte des D35

C’est une surprise à Genève, après deux journées de course, le jeune équipage du CER Carrefour Prévention mène au classement provisoire, grâce à une belle régularité aujourd’hui.

Hier la flotte des Decision 35 a effectué un parcours côtier entre Rolle et Versoix, les nouveaux venus d’Artemis se sont imposés devant Rham Sotheby’s et Alinghi d’Ernesto Bertarelli, Veltigroup terminait au pied du podium devant CER.

Aujourd’hui, les équipages se sont affrontés sur quatre parcours bananes, CER s’adjugent trois secondes places et une victoire de manche, Artemis Racing se classe second avec Paul Cayard à la barre, devant Alinghi et Veltigroup qui s’offre une victoire de manche.

Rham Sotheby’s pointe à la cinquième place devant Zen Too, désormais barré par Fred Le Peutrec, Foncia de Michel Desjoyaux  connait des débuts difficiles sur ces parcours après un beau côtier hier (terminé en seconde position mais l’équipaga a été disqualifié suite à une erreur de passage de la ligne de départ).

Les quatre dernières manches de ce premier Grand Prix Les Ambassadeurs par le Beau-Rivage Palace auront lieu demain à partir de 11h

Retard de 245 milles pour Banque Populaire 5

L’équipage du trimaran Banque Populaire 5 a été contraint de poursuivre sa route proche des côtes brésiliennes pour contourner l’anticyclone de Saint Hélène, comme l’explique le skipper Pascal Bidégorry :   » On est repassé bâbord amure hier soir avec un cap à peu près au Sud. On a fait 22/23 nœuds de moyenne toute la nuit. Depuis que le jour s’est levé, le vent a perdu un peu en intensité. On fait toujours cap au Sud et on attend une petite bascule au Nord . On en profitera pour faire un petit bout de tribord amure, on empannera donc pour repartir vers les côtes de l’Amérique du Sud. On sera un peu en « travers de la piste » par rapport à notre but qui est Bonne Espérance. Ca va encore être une journée où il faudra investir dans l’Ouest pour garder un minimum de pression, parce que devant nous il y a cette « sacrée Sainte-Hélène » qui nous barre le chemin la coquine ! »

L’équipage a pu empanné ce soir pour reprendre sa route vers le premier Cap de ce tour du monde, qui plus est le vent devrait se renforcer, permettant au trimaran de reprendre de la vitesse vers la pointe sud du continent africain : « Dès la nuit prochaine on pourra repartir en tribord amure et dès demain on sera soumis à l’influence de cette dépression qui va arriver et nous permettre de faire une route au Sud Sud Est avec un vent se renforçant à 20 nœuds. On va pouvoir redémarrer et arriver de manière quasi certaine à la moitié de l’Atlantique Sud ».

Bien évidemment ce ralentissement et ce contournement se font ressentir sur le tableau de marche de Banque Populaire 5 qui accuse ce soir un retard de 245 milles sur le temps de Groupama 3 , Fred Le Peutrec qui faisait également parti de l’équipage détenteur du Trophée l’année dernière explique également ce retard  :  » Ce sont approximativement les mêmes conditions que celles avec lesquelles on est passé l’année dernière, avec le même genre de trajectoire pour éviter l’anticyclone de Sainte-Hélène et attraper la première dépression pour faire de l’Est. Pour l’instant c’est la même stratégie sur l’eau. On a hâte de se retrouver tous avec un cap vers l’Est et du vent soutenu pour  faire le tour du monde ».

Top départ pour Banque Populaire V

L’équipage de Pascal Bidégorry s’est élancé ce midi pour sa tentative de Trophée Jules Verne, après un long stand-by à Brest, pour battre le record, il leur faudra boucler leur tour du monde en moins de 48 jours 7 heures 44 minutes et 52 secondes ( soit le temps de référence détenu par les hommes de Groupama 3 depuis mars 2010), et donc être de retour avant le 11 mars 2010 à 18 heures 55 minutes 37 secondes.

© B. STICHELBAUT/BPCE

Les réactions de l’équipage au moment du départ :

Pascal Bidégorry, skipper : « On va partir avec du vent portant. On va faire le tour d’une dépression. En dessous de cette dépression on ne va pas se cacher que ce n’est pas extraordinaire. Toutes les secondes sur le record seront importantes. Il faut aller vite, il faut être clairvoyant. Il ne faut pas casser le moindre truc. Il faudra accepter éventuellement d’avoir du retard parce que la météo aura fait son choix.

Je suis impatient qu’on se retrouve sur l’eau parce que je pense qu’on le mérite bien. J’ai hâte que, demain matin, demain soir ou dans deux jours, on se dise : « ça y est, on y est ! ». Je pense qu’on est tous prêts depuis bien longtemps, maintenant il faut vivre tout ça. Je suis content de partir parce que ce stand by a quand même été un peu pénible et donc c’est libératoire tout ça. J’attends avec impatience de pouvoir me dire qu’on est dans le Trophée Jules Verne, ce pour quoi on travaille depuis quatre ans. Ce sera un petit instant de vie super agréable. Je suis également ravi de partir avec cet équipage, parce qu’indépendamment de leurs compétences sportives, ce sont vraiment de belles personnes et il y a une super ambiance à bord. C’est agréable de partager ça avec ces gens là et je me réjouis de vivre avant tout une belle histoire d’hommes. ».

Juan Vila, navigateur embarqué : « Finalement on peut partir et c’est une bonne sensation. C’est toujours une nouvelle expérience, il n’y a pas deux départs qui se ressemblent. Je n’ai pas forcément beaucoup dormi ces dernières nuits parce que j’ai beaucoup regardé les fichiers. En termes de sommeil, j’ai déjà le rythme du bateau.  On attend un départ au portant avec des vents de Nord-Est. Ensuite on va contourner une petite dépression au Nord des Canaries et après cette dépression il y a la transition vers les alizés. C’est d’ailleurs ce phénomène qui a déterminé notre choix quant à l’heure de départ de ce matin ».

Frédéric Le Peutrec, chef de quart et détenteur du Trophée Jules Verne :  » On ressent de l’impatience. Le moment qu’on attend tous c’est qu’on soit voiles hissées, sur le terrain, entre nous tout simplement. Ce qu’on attend, c’est de se retrouver en mer, au large de la pointe Bretagne face à la ligne et de se dire c’est maintenant, on part en route pour l’aventure. J’aurai forcément envie de dire quelque chose aux équipiers à ce moment là, je ne sais pas quoi encore, ça viendra spontanément. Sur ce nouveau Trophée Jules Verne, je pars chercher de l’intensité, de l’exactitude, du plaisir, la sensation de collectif, le partage d’une arrivée, quelques images, quelques photos, quelques trouilles aussi parce qu’on aime bien de temps en temps se faire peur. C’est un melting pot, mais évidemment ce qu’on attend au bout du compte c’est le succès ».


Thomas Coville, s’apprête également à s’élancer autour du monde, mais en solitaire, son départ était prévu ce week end, mais le skipper et sa cellule météo ont décidé de reporter celui-ci.

© Yvan Zedda-Sea&Co/Sodebo

Les explications du skipper :

« Depuis 48 heures, nous observons que l’ouverture que nous avions pour partir de Brest se dégrade et dans la réalisation de ce qu’il faut en faire en solitaire cela n’est pas acceptable aujourd’hui dans les temps que nous nous sommes fixés à l’équateur. Moins que le temps à l’équateur, la réalisation en terme de météo est très complexe en solitaire avec trois transitions sur lesquelles il ne faut pas se rater. L’incertitude en solo est bien plus importante qu’en équipage.
Nous sommes depuis vendredi dernier avec Sodebo à Brest, donc seulement depuis une semaine et on peut se permettre d’attendre. Dans la semaine qui vient, nous avons toujours cette fenêtre avec un enchainement qui pourrait être beaucoup plus favorable en solitaire, c’est pourquoi nous avons pris la décision de ne pas partir aujourd’hui. Nous décalons notre départ de quelques jours afin d’optimiser notre début de parcours.

Dans le cas de Banque Populaire, la réalisation est plus facile en équipage dans le sens où ils sont 14 à bord. Ils ont raison de partir et je suis heureux pour eux.
Je ne suis pas déçu, il y a deux mois j’arrivais de la Route du Rhum donc je ne suis pas en manque. Nous avons plutôt réussi à enchaîner techniquement la préparation des deux épreuves. Je ne suis pas déçu non plus car je sais ce qui m’attend si je partais aujourd’hui ! »


Sodeb’O en stand by à Brest

Deux mois après la Route du Rhum et après un chantier, Sodeb’O a rejoint Brest pour le début de son stand by.

L’objectif de Thomas Coville est de battre le record autour du monde en solitaire détenu par Francis Joyon, reste à attendre une fenêtre météo pour s’élancer autour du monde, la problématique est la même pour son voisin de ponton, Banque Populaire 5 qui est amarré dans le Port du Chateau depuis plus de deux mois.

A lire sur Ouest France, les interviews de :

Pascal Bidégorry, skipper de Banque Populaire 5, qui évoque ce stand-by et un possible départ dans la semaine

Fred le Peutrec, détenteur du Trophée Jules Verne sur Groupama 3 et chef de quart sur Banque Populaire 5