Record du tour du monde en solitaire, 415 milles d’avance pour Thomas Coville

Le skipper de Sodebo s’est adjugé hier le meilleur temps en solitaire sur le tronçon Ouessant-Equateur en 5 jours 17 heures et 15 minutes.
Thomas Coville a ensuite passé sans problème le Pot Au Noir en majorant son avance jusqu’à 415 milles ce soir, il poursuit désormais sa route au large du Brésil en direction de Sainte Hélène.

Thomas Coville, skipper de Sodbo Ultim :
« En partant, je savais que j’avais un bateau qui avait un meilleur potentiel que le précédent. Sans ce nouveau bateau, je ne crois pas que j’y serais retourné. Si on ajoute les conditions météo du départ avec cette belle fenêtre, cela fait un joli temps à l’Equateur.
Ces cinq derniers jours ont été physiques et rapides avec une jolie route presque rectiligne même dans le pot au noir. Je l’ai traversé cette nuit et Sodebo Ultim’ ne s’est jamais arrêté. Je n’ai pas manœuvré, j’ai simplement réglé les voiles.
Cela n’a jamais été scabreux même si je sais que cela peut m’arriver. Je suis très content de mon bateau et du pilote. Je n’ai aucun problème technique majeur, Sodebo Ultim est en parfait état de marche et c’est extrèmement important pour la suite. J’ai eu des journées à plus de 30 noeuds de moyenne, ça va très fort ! Les foils sont très adaptés et je me sens à l’aise sur ce bateau qui a tout de même 5 mètres de plus de large que le précédent. Cette largeur offre une puissance bien supérieure.
J’ai réussi à être tout de suite dans le match, assez libéré avec les bonnes configurations de voiles que nous travaillons depuis trois ans.
Le tour du monde ce n’est pas une transat, ce n’est pas juste aller à l’Equateur. On se dit tout le temps qu’il faut tenir deux mois. Il faut aller jusqu’au bout !
C’est agréable psychologiquement de commencer en étant bien dans le tempo. Quand cela commence comme ça on a un bon moral. Cela montre aussi que nous avons été audacieux de prendre cette fenêtre météo. J’ai un plaisir fou à naviguer et à aller vite. Techniquement, tu sens que tu as du potentiel. On a fait un bon temps en restant raisonnable. Un bon temps sur le premier tronçon, ça met en confiance même si je sais bien qu’il y a tellement d’aléatoires sur un tour du monde. Je ne connais pas beaucoup d’épreuves sportives qui durent aussi longtemps.»

 

Idec Sport en code orange

Francis Joyon Alex Pella, Gwénolé Gahinet, Boris Herrmann, Bernard Stamm et Clément Surtel sont passés en code orange aujourd’hui.
Marcel Van Triest, le routeur d’Idec Sport anvisage un départ pour la tentative de Trophée Jules Verne samedi 12 novembre.
La situation sur  l’Atlantique Nord est moins favorable que le week end dernier mais demeure relativement favorable pour envisager de rallier l’Equateur en moins de 6 jours, et un temps en moins de 13 jours au Cap de Bonne espérance.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

 

Thomas Coville a pris le départ de son tour du monde en solitaire

Thomas Coville sur son trimaran SODEBO ULTIM’ a franchi la ligne de départ du record du tour du monde en solitaire ce dimanche 6 novembre 2016 à 14 heures 49 minutes et 52 secondes.

Depuis son départ au large d’Ouessant, le skipper a déjà parcouru plus de 200 milles à 27 noeuds de moyenne, sa trajectoire rectiligne depuis le départ vers le Cap Finisterre lui a permis de creuser une avance de près de 100 milles sur le temps de référence de Francis Joyon.

Pour battre ce record de Francis Joyon en 57 jours 13 heures et 34 minutes, Thomas Coville devra son tour du monde avant le mardi 3 janvier 2017 à 04 heures 22 minutes et 57 secondes.

© Yvan Zedda / Sodebo

© Yvan Zedda / Sodebo

Thomas Coville, skipper de Sodebo Ultim :
« C’est une excellente fenêtre pour aller jusqu’à l’Equateur. Jean-Luc Nélias (routeur) m’a dit des fenêtres comme celle-ci, il y en une par an ou des fois pas du tout. Alors si tu me demandes en plus de faire la bonne route, d’être calé avec le CAC 40, la Ligue 1, la Ligue des Champions, les élections américaines, et le Vendée Globe ça va être compliqué !
On est resté dans notre histoire. Et plus que cela, j’ai un sponsor qui m’a offert cette liberté de choisir quand je partais car ce sont des gens qui me respectent. Ils m’ont dit : « tu fais comme tu veux et tu pars au moment où tu le souhaites. » Ce départ incroyable, à cette date incroyable, c’est aux gens de Sodebo que je la dois. » 
J’ai eu Armel Le Cléac’h et Vincent Riou au téléphone ces derniers jours, et ils n’étaient pas étonnés de me voir partir aussi. Je vais leur servir de station météo et permettre d’appréhender leur trajectoire pour savoir quel vent ils pourraient avoir en Atlantique Sud. » 
On est dans des temps à l’Equateur en moins de 6 jours ce qui est exceptionnel. Depuis trois jours, l’enchaînement avec l’anticyclone Sainte-Hélène pourrait nous emmener au Cap de Bonne Espérance entre 13-14 jours. Il ne fallait donc pas hésiter à partir aujourd’hui même le jour du départ du Vendée Globe.»
Il y a 10 ans, on nous prenait pour des fous de partir autour du monde en multicoque. Par rapport aux précédentes tentatives, je me sens beaucoup plus confiant, avec plus d’expérience et mieux armé avec Sodebo Ultim’. J’ai de l’expérience avec ce bateau, qui a aussi l’âme de Geronimo, et il a déjà fait le Tour (avec Olivier de Kersauson et son équipage 2004). Nous sommes des pionniers, on ouvre des voies comme les alpinistes en montagne.»
Une Arrivée avant le 31 décembre ? Je ne partirais pas aujourd’hui si je ne pensais pas que je pouvais le faire. Ce record, il fait partie de mon histoire. Il est à ma portée. J’aimerais bien passer le nouvel an avec vous tous !»
Chaque départ est différent. C’est toujours aussi émouvant, difficile de s’extraire et je ne me suis jamais senti aussi aligné par rapport à tout le travail que nous avons fait. Ce record, j’y pense tout le temps. C’est un beau chrono. C’est la même barre que celle des 6,16m, celle que Renaud Lavillénie arrive à passer, faisant tomber le record détenu depuis des années par Sergei Boubka. Pour traverser le golfe de Gascogne, on va avoir un ciel de Nord-Ouest avec des grains puissants jusqu’au Cap Finisterre. Je devrais passer le Cap Finisterre dans la nuit, demain matin au large du Portugal, pour débouler vite vers les iles Canaries. On devrait passer l’Equateur dans les temps du record en fin de semaine.»  

Tours du monde : Code vert pour Thomas Coville, retour au rouge pour l’équipage d’Idec Sport

  • Thomas Coville est passé aujourd’hui en code vert, ce code signifie un départ possible dans les 24h, soit demain Dimanche 6 novembre.
    Le skipper prévoit de quitter le port du Château à Brest demain matin vers 8h. Le marin devrait donc s’élancer seul à la barre de son trimaran Sodebo Ultim pour sa tentative de record autour du monde.
    Il espère atteindre l’Equateur en un peu plus de 5 jours, les prévisions laissent également à penser une avance au Cap de Bonne Espérance.

    © Yvan Zedda / Sodebo

    © Yvan Zedda / Sodebo

    Le temps à battre autour du monde est toujours la propriété de Francis Joyon sur Idec en 57 jours 13 h 34 min et 6 s depuis 2008.

  • Francis Joyon a depuis changé de monture, et s’apprête à s’élancer également autour du monde cette fois-ci en équipage sur Idec Sport (ex Banque Populaire VII, ex Groupama 3).
    Le skipper et ses cinq équipiers visaient la même fenêtre que Thomas Coville. Cependant les routages de Marcel Van Triest donnaient un excellent temps au passage de l’Equateur mais la situation sur l’atlantique sud était nettement défavorable, l’équipage est donc repassé en code rouge, soit une phase de stand-by.

    CREDIT : IDEC SPORT

    CREDIT : IDEC SPORT

    Francis Joyon, skipper d’Idec Sport : « Les conditions en Atlantique Nord sont quasi idéales, mais nos routages nous voient arriver à Bonne Espérance avec un jour et demi, voire deux jours de retard sur le record » explique Francis Joyon, un tantinet déçu de ne pas saisir l’établissement entre Ouessant et l’Equateur de ce vent forcissant de Nord, puis Nord-Ouest, propice à le propulser en 5 jours jusqu’au parallèle Zero. « L’anticyclone de Sainte Hélène est actuellement positionné très bas, ce qui nous obligerait à plonger très sud pour bénéficier de vents portants. Une stratégie coûteuse en distance parcourue, et surtout très risquée compte tenu de la présence importante de glaces en ces latitudes. Nous allons regarder partir les copains, en espérant une évolution favorable en Atlantique Sud pour, peut-être, partir dès mercredi soir dans des conditions intéressantes. Ma terreur est de voir s’établir sur nos côtes des régimes d’Ouest Sud Ouest dont on sait qu’il peuvent perdurer longtemps, et prolonger indéfiniment notre stand by… »

Code orange pour Idec Sport et Sodebo Ultim

Les deux maxis trimarans ont rejoint Brest pour un possible départ ce week end.
Thomas Coville s’élancera en solo sur son maxi trimaran Sodebo Ultim autour du monde, alors que Francis Joyon et ses cinq équipiers partiront sur le même parcours dans la cadre du Trophée Jules Verne (tour du monde à la voile en équipage).

 Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

La fenêtre qui se dessine emmènerait les deux trimarans dans des temps records à l’équateur mais se révèle plus incertaine pour le passage de Sainte Hélène, comme l’explique Francis Joyon : « Une bonne configuration météo se présente à nous, avec un vent orienté majoritairement au nord pour une vingtaine de noeuds, idéal pour  » dégolfer  » rapidement, et rallier l’équateur avec un seul empannage, dans un temps très proche de celui réalisé l’an passé lors de notre tentative. L’incertitude réside dans l’évolution de l’anticyclone de Sainte Hélène. Il est à l’heure actuelle situé très sud, bloquant la route vers le cap de Bonne Espérance et l’océan Indien. Il nous faudrait plonger très sud pour le contourner. Nous allons donc rallier Brest dès demain tout en continuant à surveiller l’évolution de la météo en Atlantique Sud, sachant que l’Atlantique Nord se montre pour l’heure très favorable. »

© Yvan Zedda / Sodebo

© Yvan Zedda / Sodebo

 
 

 

 

Guo Chuan porté disparu, les recherches abandonnées

L’US Navy a dépêché un navire dans le Pacifique afin de retrouver le navigateur chinois, Guo Chuan.
Des membres de l’équipage sont montés à bord du trimaran de Qingdao China ce matin, et ont constaté l’absence du marin à bord du multicoque.

Les recherches ont été abandonnées ensuite, le génois a été remonté à bord, l’équipe technique du navigateur devrait récupérer le bateau dans les jours à venir.

La réaction de FrancisJoyon, skipper d’Idec Sport, qui avait cédé son trimaran au marin chinois
« Nous sommes à plus d’un titre concernés par ce drame qui s’est déroulé à bord de notre ancien bateau. Guo est un homme pour lequel j’ai la plus grande admiration. Ancien scientifique, il n’est pas « du sérail », est venu à la voile tardivement et s’est fait tout seul. Je suivais avec passion ses tentatives, très respectueux de ce qu’il était capable d’accomplir. »

 

Guo Chuan en détresse ?

Le navigateur solitaire chinois, Guo Chuan, semble connaitre des problèmes sur sa traversée entre San Francisco et Shanghai. Le marin tentait d’établir un temps de référence sur son trimaran Qingdao China, ex Idec Sport sur plan Irens/Cabaret.

 

Le navigateur ne répond plus aux appels de son équipe et a été porté disparu, un avion a survolé son bateau, mais ne l’a pas vu sur le pont.
L’espoir est cependant de mise, le bateau garde un cap au sud ouest, cohérente par rapport à la route et la météo et conserve une vitesse modéré de 12 noeuds.

Pas de Trophée Jules Verne cet hiver pour Spindrift racing

Idec Sport mené par Francis Joyon et son équipage réduit, sera seul autour du monde en équipage cet hiver ; en effet, Spindrift 2, le trimaran de 40m ne prendra pas de départ dans le cadre du Trophée Jules Verne cet hiver.

L’annonce a été faite sur le site du team, Yann Guichard expliquant :
« Le Trophée Jules Verne reste un rêve à accomplir, et constitue un des défis ultimes dans la voile de compétition et pour Spindrift racing.

Dona et moi avons l’ambition de battre ce record avec l’équipe que nous avons mise en place depuis maintenant cinq ans. Un record aussi difficile que celui-là demande un engagement absolu et de réunir toutes les conditions nécessaires à la réussite d’un tel défi. Dans un esprit sportif et professionnel, je pense que cet hiver n’est pas le bon moment pour une nouvelle tentative et nous avons donc pris la décision avec Dona de repousser notre départ. Nous finalisons actuellement notre programme sportif pour la saison 2017 et nous aurons le plaisir de l’annoncer prochainement. »

© Eloi Stichelbaut

© Eloi Stichelbaut

 

Francis Joyon repartira sur le Jules Verne avec un équipage inchangé

Francis Joyon s’élancera de nouveau sur une tentative de Trophée Jules Verne dans les semaines à venir.

Le skipper a dévoilé l’équipage réduit qui’ l’accompagnera sur ce tour du monde, et celui-ci est inchangé par rapport à l’année dernière.
Les six hommes repartiront sur le trimaran IDEC SPORT qui a bénéficié d’un check up et de quelques améliorations au cours des derniers mois.Marcel Van Triest s’occupera de nouveau du routage du maxi trimaran, depuis la terre. Les marins se mettront en stand-by dès la fin du mois d’octobre.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

La présentation de l’équipage par le skipper Francis Joyon

Alex Pella (ESP) 43 ans

F.J. : « Alex était de quart avec Bernard (Stamm) et ils s’entendent comme larrons en foire. Il suffit de voir les vidéos rigolotes qu’ils ont fait ensemble pour s’en rendre compte… Alex a une énorme expérience de navigateur sur de nombreux supports et en particulier sur les 60 pieds IMOCA (les bateaux du Vendée Globe). Il apporte sa grosse expérience, à la fois en solitaire en double et en équipage. Comme nous ne sommes pas nombreux, nous n’avons pas de rôle vraiment défini à bord, tout le monde doit savoir tout faire ! Et Alex est à la fois un très bon régleur, un très bon barreur et il est aussi très bon pour les manoeuvres à l’avant du bateau…. En fait, je me demande en quoi il n’est pas bon ! »

Boris Herrmann (GER) 35 ans

F.J : « Avant de partir avec nous, Boris avait déjà un tour du monde dans les pattes sur un petit bateau, projet qu’il avait géré lui-même. Il navigue beaucoup en équipage mais il a aussi une grosse expérience en solitaire. C’est un garçon agréable, au bon caractère et qui sait faire beaucoup de choses. Il est très polyvalent lui aussi. Notre équipage est formé essentiellement de solitaires qui se complètent et s’entraident. Boris correspond parfaitement à ce critère-là. »

Bernard Stamm (SUI) 52 ans

F.J : « De nous tous, c’est Bernard qui du faire le plus de tours du monde. C’est notre barreur le plus acharné, il fait toujours accélérer le bateau, il cherche la vitesse en permanence. Au cours de notre dernière tentative, il a apporté un plus au niveau de la stratégie, de la navigation, de la route du bateau. Il a un avis hyper pertinent. Ses participations au Vendée Globe, où le routage est interdit, lui ont fait travailler vraiment en profondeur ces sujets là. Il est très bon pour analyser les photos satellites. »

Clément Surtel (FRA) 37 ans

F.J : « Avec Corentin (Joyon, son fils) et moi, Clément prépare le bateau à l’année et il s’en occupait déjà pour des skippers précédents. C’est donc lui qui connait le mieux le matériel. Dès qu’il y a un doute technique, un risque d’usure ou une pièce qui peut s’abimer, il sait répondre à nos questions. Il est très précieux, il connaît le bateau depuis des années ! C’est un garçon très gentil qui s’entend bien avec tout le monde, qui a bon caractère et qui aime régler, manoeuvrer, barrer. Il a un profil assez complet et aussi une expérience du solitaire… »

Gwénolé Gahinet (FRA) 32 ans

F.J : « Gwéno est un gars en or apprécié de tous les équipages avec lesquels il a navigué. Il avait un petit manque d’expérience par rapport aux plus anciens au départ du précédent tour du monde… mais là je pense qu’il connait la musique aussi bien que tout le monde maintenant ! Il a beaucoup barré l’an dernier, beaucoup manoeuvré, beaucoup réglé… c’est lui aussi quelqu’un de très complet sur qui on peut compter.

Routeur à terre : Marcel Van Triest (HOLL), 52 ans

F.J : « Un grand routeur… qu’on espère bien faire naviguer avec nous à bord d’IDEC SPORT début octobre, ce qui n’est jamais inutile quand il lui faudra imaginer notre vie à bord. On va encore penser beaucoup à lui qui travaillera sous le soleil des Baléares pendant que nous naviguerons au milieu des glaçons dans le grand Sud, ça nous est arrivé plusieurs fois l’an passé ! (rires) »

Francis Joyon (FRA), 60 ans
F.J : « Pas facile de se présenter soi-même… disons que je suis le petit jeune de la bande ! Une des choses très importantes pour moi avant la dernière tentative était de réussir un tour du monde où les marins étaient heureux de faire ce qu’ils faisaient… parce que c’est plus sympa, mais aussi parce que quand on est heureux de faire quelque chose on le fait bien ! Je pense que de ce côté-là c’était réussi, la preuve, c’est qu’il ne nous a pas manqué grand chose pour réussir… et qu’ils reviennent tous ! Comme nous sommes peu nombreux et que l’objectif est difficile à atteindre, la cohésion de l’équipage est indispensable. Je leur laisse beaucoup d’initiatives. Le système des quarts par exemple, c’est eux qui l’ont inventé, pas moi ! »

. L’équipage d’IDEC SPORT

Francis Joyon (FRA), skipper
Bernard Stamm (SUI), barreur-régleur
Gwénolé Gahinet (FRA), barreur-régleur
Alex Pella (ESP), barreur-régleur
Clément Surtel (FRA), barreur-régleur
Boris Herrmann (GER), barreur-régleur

Marcel Van Triest (HOLL), routeur à terre

Les trois trimarans prétendants à des records autour du monde cet hiver sont à l’eau

  • Après sa victoire sur la Transat Québec Saint Malo cet été, l’équipage et l’équipe technique de Spindrift racing peaufinent leur préparation avec des sorties d’entrainement et de mise au point. L’équipage de Spindrift 2 mené par Yann Guichard et Dona Bertarelli tentera de s’emparer du Trophée Jules Verne cet hiver.

    © Eloi Stichelbaut

    © Eloi Stichelbaut

  • Idec Sport, le trimaran mené par Francis Joyon, vient d’être remis à l’eau après un chantier chez Multiplast. Le concept de l’équipage réduit est reconduit, le skipper annoncera les heureux élus qui l’accompagneront dans cette tentative de Trophée Jules Verne la semaine prochaine.

    Francis Joyon, skipper d’Idec Sport :
    « Le bateau a été mis au sec pendant un mois et demi. Ce chantier a été intense, dans la mesure où nous avions laissé le bateau flot depuis le dernier tour du monde. Il y avait quand même une usure assez importante du matériel et des améliorations à apporter. On a notamment beaucoup travaillé sur la protection du barreur et des régleurs dans un objectif de performance. Nous allons aussi avoir une grand voile et un gennaker neufs. Pour le reste, nous avons peaufiné les choses : les cordages, l’accastillage ainsi que le safran central dont nous avons revu le profil avec le chantier AMCO, très pointu en matière d’appendices. Ce bateau a plus de dix ans, il a été amélioré par de nombreuses équipes, nous avons continué dans ce sens par petites touches. Il a fallu vraiment aller en profondeur pour gagner un peu de poids, un peu de vitesse, et je pense que nous avons fait du bon travail !
    Dès cet après-midi, nous rallions la Trinité-sur-Mer, notre port d’attache. La mise en place des voiles et des cordages pour rendre le pont opérationnel va nous demander une semaine de travail. La phase d’entraînement débutera début octobre avec des sorties avec le plus de membres d’équipage possibles et, je l’espère, Marcel Van Triest, notre routeur. On peut espérer être en stand-by pour le 20 octobre. C’est une vision optimiste des choses qui peut se réaliser si nous ne rencontrons pas de problème technique majeur. »

    La probabilité d’une fenêtre avant la mi-novembre est extrêmement faible, mais il faut être prêt pour en saisir une si elle se présente. Partir assez tôt dans la saison peut également nous permettre de bénéficier d’une meilleure remontée de l’Atlantique, même s’il restera forcément une grande part d’inconnu. La saison est relativement courte, elle se termine en février. Plus on peut partir tôt, mieux on se porte. On partira quand le vent le permettra, quand la situation sera correcte, même si elle ne sera  idéale. »

    Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

    Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

     

  • Thomas Coville, le dernier candidat à un record autour du monde cet hiver, partira en solitaire sur son trimaran Sodebo Ultim. Le skipper a optimisé sa monture au cours d’un chantier d’été.

    Thomas Coville : « Nous avons fermé la circulation d’air qui rentrait dans le cockpit et influençait sur ma récupération. Grâce à une paroi en textile qui fait office de véranda, je serai davantage protégé du vent, des embruns et du froid. La structure que nous avons mise au point a l’avantage d’être très légère. Pendant le record, je vais passer beaucoup de temps dans cet espace tant pour les manœuvres, la veille et aussi le repos.
    Sodebo Ultim’ est plus léger que sur The Transat. En effet, le moteur de propulsion sera retiré à Brest et c’est un gain non négligeable de plus de 300 kilos.
    Il y a eu un gros boulot sur le système de réglage des foils qui est désormais hydraulique. Le réglage avec des bouts reste en place et sert de back up. 

    Pour tous les systèmes de réglages, que ce soit électronique ou hydraulique, nous avons tout doublé de façon à ne jamais être pris au dépourvu pendant le record. C’est comme quand tu prépares une fusée pour aller dans l’espace, en cas de défaillance il faut un plan B voire un plan C. »

    © Yvan Zedda / Sodebo

    © Yvan Zedda / Sodebo