Loick Peyron rejoint Artemis Racing

Tout comme l’équipe italienne de Luna Rossa qui s’offre le savoir faire de Franck Cammas en matière de multicoques, les suédois d’Artemis Racing ont décidé de faire appel à Loick Peyron pour les seconder lors des premières navigations de leur AC72.

Les équipes qui n’ont pas encore naviguer avec leurs catamarans choisissent la prudence dans l’apprentissage et la maitrise de leurs bateaux, probablement échauder par le chavirage d’USA17 en baie de San Francisco.

Les néo-zélandais, qui ont navigué 16 jours sur leur catamaran, ont choisi d’effectuer un chantier d’une dizaine de jours afin d’améliorer la vitesse et l’ergonomie du bateau.

Energy Team renonce à la Coupe Louis Vuitton, 1ers bords pour l’AC72 néo zélandais

L’équipe française menée par les frères Peyron, Bruno et Loick Peyron renonce à une participation aux phases de sélection pour la Coupe de l’America, la Louis Vuitton Cup, et ce malgré des progrès dans la construction de ce défi avec un accord de coopération avec Oracle Racing et un budget bouclé au 2/3. Ils considèrent que le risque de lancer la construction d’un AC72 est trop important et que les objectifs initiaux ne seraient probablement pas atteints.

Bruno Peyron : « Nous avons toujours exprimé le fait que nous n’irions pas pour faire de la figuration. Cette décision est donc cohérente par rapport aux objectifs que nous nous sommes fixés avec le Yacht Club de France et qui demeurent les mêmes : créer une équipe capable de rivaliser au plus haut niveau et de ramener la Coupe de l’America. Nos bons résultats cette saison doivent servir l’avenir et nous permettre de continuer à construire ce grand Défi, Challenger pour la Coupe de l’America. Nous pouvons tous être fiers du travail accompli en si peu de temps, mais il ne faut pas tenter le tout pour le tout, au risque de tout perdre. Si la phase finale de notre projet ne s’est pas avérée possible cette année, projetons-nous d’ores et déjà dans la 35e America’s Cup… ».

La participation de l’équipe est d’ores et déjà assurée pour la saison des America’s Cup World Series, mais avec un seul AC45.

Il n’y aura donc que quatre challengers qui tenteront de ravir le pichet au defender américain, à savoir, Artemis Racing, Emirates Team New Zealand, Luna Rossa et Team Korea.

Les néo-zélandais ont été les premiers à lancer leur AC72, qui a navigué pour la première fois en baie d’Hauraki mardi. Cette première sortie dans une brise de moins de 10 noeuds aura duré 5 heures, pendant lesquelles l’équipage a pu se faire une première idée de ces catamarans à aile rigide. Peu d’informations ont filtré sur cette navigation, il semblerait que le bateau atteigne assez facilement deux fois la vitesse du vent.

© Chris Cameron

En ce qui concerne l’architecture du bateau, il semblerait que l’équipe kiwi ait développé des dérives en S, qui se rapprochent de ce qui avait été tenté sur Alinghi 5, François Chevalier décripte le dessin du multicoque sur son blog et dévoile les plans de forme du catamaran.

L’équipage a effectué une seconde journée aujourd’hui, la sortie a été écourtée suite à un incident mineur sur la partie avant de l’aile.

Oracle Spithill remporte les ACWS en flotte, Artemis décroche le titre en match-race

Le Defender américain n’a pas failli  à Newport pour la dernière étape des ACWS 2011-2012 en décrochant le titre en flotte de cette compétition pour cette saison, en match-race, c’est Artemis qui s’impose.

L’équipage de Terry Hutchinson termine donc à la première place du classement en match-race, malgré des formats obscurs durant les différents actes, avec des courses à élimination directe alternant avec des tours à deux manches gagnantes, Oracle Racing Spithill prend la 2nde place de ce classement devant ETNZ, Dean Barker, le skipper du catamaran néo-zélandais a été malchanceux lors de l’épreuve de Newport avec un chavirage dans des conditions maniables, comme il l’explique : « Ce fut un début de match race au contact, nous avons normalement enroulé la marque mais nous n’avons pas réussi à choquer l’aile à cause de la bastaque qui était bloquée. Nous avons perdu contrôle du bateau et nous avons chaviré… Nous devons vraiment traiter ces bateaux avec la plus grande attention. Chaque petit problème peut prendre des proportions inattendues. » 

Le second équipage américain mené par Russell Coutts prend la 4ème place devant Energy Team, sorti dès le premier tour à Newport face à Artemis Racing.

En flotte, les italiens de Luna Rossa Piranha gagnent cet acte devant l’équipage de James Spithill et ETNZ, Artemis  peu à l’aise en flotte termine 7ème devant Energy Team. L’équipage français perd gros lors de l’ultime manche suite à un gennaker récalcitrant, Loick Peyron et ses hommes pointent à la 8ème classe de cette manche et du classement de cette étape, alors qu’ils étaient 3ème la veille. Ils conservent malgré tout leur troisième place au classement des ACWS en flotte derrière ETNZ, Oracle Racing Spithill gagne cette saison de courses en flotte.

Oracle Racing Spithill est donc déclaré champion des America’s Cup World Series 2011-2012 grâce à leur victoire en flotte et leur seconde place en MR, ETNZ prend la 2nde place devant Artemis Racing et Energy Team.

 

Les réactions des skippers :

Loïck Peyron, skipper, Energy Team, à propos d’aujourd’hui : « La bonne nouvelle, c’est que notre objectif d’être sur le podium a été atteint. Nous nous sommes mesurés aux meilleurs et nous terminons troisièmes du championnat de courses en flotte des America’s Cup World Series de la saison 2011-12 ! Lors de cette ultime journée ici à Newport, nous n’avons pas été à notre avantage car notre gennaker s’est coincé et nous a fait perdre plusieurs places, tout comme à bord d’ORACLE TEAM USA Spithill.

A propos de la saison 2011-12 des America’s Cup World Series : « Après six épreuves et presque un an que nous sommes engagés dans les America’s Cup World Series, je considère que notre quatrième place au général est plus qu’honorable ! En match race (5ème de la saison), nous sommes en milieu de tableau, car nous n’avons pas été très chanceux lors de nos duels contre Artemis Racing et nous manquons encore d’entraînement lors des départs au reaching. En revanche, dans le championnat de course en flotte, nous sommes sur le podium, à la troisième place, et c’est celle-ci qu’il faut retenir !’

‘On sera bien sûr présents à San Francisco fin août et début octobre prochain puis de retour en Italie au printemps 2013. Après, l’America’s Cup risque de s’arrêter pour Energy Team, voire même avant avec la deadline pour les inscriptions. Notre travail aura tout de même servi à investir dans l’avenir de la Coupe en multicoque en général’.

Dean Barker, skipper, Emirates Team New Zealand, à propos d’une journée difficile : “Nous avons pris un bon départ et nous avons enroulé la première marque en deuxième position puis tout s’est écroulé comme un château de sable. Nous avons enchaîné les erreurs, puis nous sommes tombés à la cinquième et sixième place, après quoi nous n’avons pas pu rattraper la tête de la flotte.”

Nathan Outteridge, skipper, Team Korea, à propos de la performance de son équipe : “Notre départ n’a pas été sensationnel mais nous avons toujours maintenu une certaine cadence que nous avons augmenté sur le dernier bord de près. Je pense que nous avons été meilleurs que prévu initialement. Cette semaine a sûrement été la meilleure en terme de résultats depuis le début. C’est pourquoi nous avons hâte que les hostilités reprennent à San Francisco.”

Energy Team triomphe à Venise

L’équipage de Loïck Peyron sur Energy Team s’est imposé en course en flotte sur cet acte de Venise des America’s Cup World Series, les français seront restés en tête de cet événement du début à la fin, malgré une journée de samedi difficile avec une 8ème et une 5ème place ; néanmoins, ils n’ont pas failli pour l’ultime journée de régates hier en remportant la dernière manche du Fleet Racing Championship.

Le suspense était maximum avant cette dernière régate puisque sept des neuf engagés pouvaient encore espérer remporter l’événement, en effet, six points seulement séparaient Energy Team, leader (43 points) et Team Korea et Artemis six et septième avec 37 points. L’équipage français étaient sous la menace directe des deux bateaux de Luna Rossa qui ne possédaient qu’un point de retard.

Loïck Peyron et ses équipiers ont fait une course parfaite dans un vent faible, environ 5 noeuds, Energy Team prend un bon départ, alors qu’Artemis et Luna Rossa Swordfish sont trop tôt sur la ligne et écopent donc d’une pénalité. Energy passe la bouée de dégagement dans le sillage d’ETNZ et devant Oracle Spithill.

Les français effectuent la bonne opération à la marque 2 et creuse une belle avance sur James Spithill grâce à une meilleure pression ; l’équipage continue dans ce vent plus soutenu alors que le reste de la flotte reste encalminée à la bouée 2 avec de nombreux contacts entrent les catamarans, quasi arrêtés au passage de cette bouée, l’avance se porte alors à 500m.

Les Italiens de Luna Rossa Swordfish brillant jusqu’ici ferment à plus de 3 minutes du catamaran français. Oracle Spithill conserve sa deuxième position devant Artemis et ETNZ

Alors que tout le monde pense que la victoire ne peut échapper à Energy Team, l’équipage tombe dans la pétole à l’avant-dernière marque, ETNZ a pris l’avantage sur Artemis. Cet « arrêt » permet à Spithill de revenir progressivement sur l’AC45 françai, les deux bateaux au ralenti sont désormais au contact à moins de 50m, commence alors une bataille d’empannages, Oracle lance les hostilités, bien couvert par les français qui contrôlent le bateau américain jusqu’à la ligne d’arrivée qu’ils passent 8 secondes avant James Spithill. Emirates Team New Zealand complète le podium de cette dernière manche devant Artemis, les cinq autres bateaux ne parviennent pas à boucler le parcours dans les 10 minutes qui suivent et sont déclarés DNF.

Loick Peyron : « Nous avons commis quelques erreurs mais qui ont sûrement rendu le jeu encore plus passionnant pour le public. Les conditions étaient très compliquées et il y avait beaucoup de pression. Mon sentiment ? Heureux bien sûr. On s’est fait un peu peur sur la fin, talonné par Oracle qui est revenu très fort sur nous. On n’était pas très serein avec le vent qui est tombé sur la fin et la pression de Oracle qui revenait. Je suis très heureux de cette victoire, très content de notre bon départ et du travail réalisé par tout l’équipage. C’est un grand bonheur pour une petite équipe comme la nôtre de remporter cette victoire. On est au top ce soir, temporairement sans doute mais c’est un résultat très symbolique ! »

Bruno Peyron : « C’est beaucoup de joie partagée ce soir par toute notre petite équipe qui a beaucoup travaillé. Après trois journées en tête au classement, il fallait que nous confirmions aujourd’hui. Avec cette victoire, on ne parle plus de surprise ou de coup d’éclat, on commence à nous considérer comme faisant partie des Top Team. Il nous fallait cette victoire pour démontrer que le talent de notre équipe n’est pas que potentiel et que nous pouvons gagner. Il nous faut assumer ce statut et continuer à avancer pour convaincre nos partenaires. Cette victoire est la meilleure réponse que l’on pouvait apporter à ceux que l’on souhaite voir s’engager avec nous dans ce défi français pour la prochaine Coupe de l’America ».

En match race, le résultat final est le même qu’à Naples mi-avril, la finale du Match Racing Championship a opposé Luna Rossa – Piranha à Artemis Racing. Et les Suédois se sont imposés face aux italiens, Terry Hutchinson conserve donc son avantage face à Chris Draper.

Au classement général de la saison 2011-2012 (cumulant les résultats des courses en flotte et en Match Race),Oracle Spithill  creuse son avance sur Emirates Team New Zealandavec 4 points d’avance contre un seul avant cet acte de Venise, les néo zélandais voient également revenir l’équipage d’Artemis Racing qui a 9 points de retard, Energy Team se replace en 4ème position avec six points de retard sur Artemis.

Le dernier rendez-vous des America’s Cup World Series 2011-2012 aura lieu du 26 juin au 1er juillet aux Etats-Unis, à Newport Rhode Island.

Classement général des America’s Cup World Series 2011-2012 (après 5 événements sur 6)

  1. ORACLE TEAM USA-Spithill…84 points
  2. Emirates Team New Zealand…80 points
  3. Artemis Racing…71 points
  4. Energy Team…65 points
  5. Team Korea…56 points
  6. ORACLE TEAM USA-Bundock…53 points
  7. Luna Rossa-Piranha…34 points
  8. China Team…31 points
  9. Luna Rossa-Swordfish…21 points

Classement final du Fleet Racing Championship – Venise

  1. Energy Team…74 points
  2. ORACLE TEAM USA Spithill…58 points
  3. Emirates Team New Zealand…54 points
  4. Artemis Racing…52 points
  5. Luna Rossa Piranah…43 points
  6. Luna Rossa Swordfish…43 points
  7. Team Korea…37 points
  8. ORACLE TEAM USA Bundock…22 points
  9. China Team…18 points

Classement final du Match Racing Championship – Venise
Match final : Artemis Racing bat Luna Rossa – Piranha : 1-0

  1. Artemis Racing
  2. Luna Rossa-Piranha
  3. ORACLE TEAM USA-Spithill
  4. Energy Team
  5. Emirates Team New Zealand
  6. Team Korea
  7. Luna Rossa Swordfish
  8. ORACLE TEAM USA-Bundock
  9. China Team

Energy Team en tête à Venise

L’équipe française brille à Venise après les deux premières journées des America’s Cup World Series, Loïck Peyron et son équipageont débuté fort dès jeudi avec une troisième place et une victoire de manche

ils avaient pourtant mal débuté avec un départ volé, tout comme pour ETNZ, la catamaran français pointait en 6e position à la marque 1. A la 3ème marque, Team korea prenait la tête de la flotte  alors que les deux leaders au classement général, Team New Zealand et Oracle Racing Spithill, fermaient la marche. Sur ce bord, Energy Team passait Luna Rossa Piranha et gagnait une place. Sur le bord suivant, les français profitent  d’un problème lors du déroulement du gennaker d’Oracle Racing Bundock pour prendre la 4ème place, ils poursuivent sur leur lancée et dépassent Luna Rossa Swordfish mené ( Paul Campbell-James) sur le dernier portant et s’emparant au final de la 3e place dans la première manche derrière Team Korea, vainqueur et Artemis Racing.

Lors de la seconde manche, Energy Team est bien placé dès le départ et passe la marque 1 en quatrième position, ils gagnent une place sur le bord suivant, et croisent ensuite second devant Emirates Team New Zealand. Luna Rossa Swordfish était en tête, s’engageait alors un duel entre les français et l’équipage italien, un autre mano à mano opposait  RTNZ et Oracle Spithill pour la 3ème place.
A la marque 5, Energy Team choisit la gauche du plan d’eau, suivi pas Team New Zealand et Oracle Spithill, alors que Luna Rossa prend la droite, le choix des français s’avère favorable, puisqu’ils prenaient la tête de la flotte, creusant l’écart sur les bords restants, ils s’imposaient avec 26 secondes d’avance sur les italiens, ETNZ terminait 3ème devant James Spithill ; Luna Rossa Piranha prenait la cinquième place devant Team Korea, Artemis, Oracle Bundock et China Team.

En match-race, Daren Bundock l’emporte logiquement sur China Team, désormais barré par Phil Robertson, après le départ de Fred le Peutrec. Difficile d’imaginr meilleur résultat pour l’équipe chinoise, qui change son barreur à chaque acte….

James Spithill s’imposait deux victoires à zéro face à Paul Campbell James pour le 1er quart de finale, Chris Draper faisait mieux que son coéquipier de Luna Rossa en s’imposant face à Nathan Outteridge sur Team Korea dans le second quart.

Dean Barker, inconstant sur les deux courses en flotte (6 et 3ème) s’inclinait 2 à 0 dans le troisième quart de finale ;  face à Artemis dont l’équipage est également capable du meilleur comme du pire avec une seconde et une septième place lors des deux courses en flotte.

Energy Team s’imposait également sur le même score face à Oracle Racing Bundock dans le dernier quart.

Réaction de Loïck Peyron : « Energy Team est en haut de la montagne aujourd’hui. Nous sommes très comptants de ce résultat. On s’est bien entrainé toute la semaine. Je suis ravi d’être à la barre et de pouvoir confirmer les bons résultats de Yann Guichard à Naples. J’ai pu voir à quel point l’équipage a progressé à ses côtés. On a une telle chance de naviguer sur ces machines. Il y a encore du travail à faire, ce qui prouve que l’on peut progresser encore. On peut être un peu plus agressif sur les départs. Mais le bateau marche bien, on a une bonne vitesse, une bonne communication à bord et des manoeuvres propres. Même si nous ne disposons que d’un seul bateau, le résultat n’est pas si mal ce soir. »

A noter pour cette première journée des America’s Cup World Series de Venise,  l’arrivée de Red Bull en tant que sponsor de la Red Bull Youth America’s Cup. Dix équipes nationales, réunissant six marins âgés de 19 à 23 ans seront sélectionnés par America’s Cup Race Management, et se verront remettre un catamaran AC45 pour s‘affronter  l’été prochain à San Francisco qui en parallèle de la  34ème America’s Cup.

Lors de la seconde journée de ces America’s Cup World Series de Venise, l’équipage français s’est de nouveau fait remarquer en enchainant deux podiums.

La première course du jour a eu lieu dans des vents faibles de 6 à 8 noeuds de vent, à l’intérieur de la lagune, devant la magnifique ville italienne. Energy Team entre rapidement dans le trio de tête, derrière ENTZqui était sous la menace de Luna Rossa Swordfish.
A la porte 3, le catamaran italien Luna Rossa Swordfish ravi son public, venu nombreux, en prenant la tête devant les néo-zélandais et Energy Team.
Deux des favoris étaient de nouveau en difficulté puisqu’Artemis et Oracle Spithil occupaient les deux dernières places. Luna Rossa Swordfish continuait sa course en tête et creusait un bel avantage sur ses adversaires, Energy Team toujours troisième se voyait menacer par Chris Draper sur le second catamaran Luna Rossa.

Le classement restera figé jusqu’à l’arrivée avec une victoire pour Luna Rosa Swordfish devant Dean Barker et  ETNZ  à 1’34, puis Energy Team et Luna Rossa Piranha. Artemis et Oracle Spithill ne pouvaient faire mieux que 7 et 8 ème.

La seconde manche a été courue dans 7 noeuds de vent de Sud-Est. Energy Team prenait un départ en second rideau après une belle manoeuvre d’Artemis alors qu’Oracle – Bundock occupait la 1ère place devant Luna Rossa Swordfish, les hommes de Loïck Peyron entament une belle remontée sur le premier portant mais écopent d’une pénalité, dans une manoeuvre au contact de Team Korea. La tête de la flotte est alors occupée par les deux bateaux américains et italiens.

Les français profitent d’une veine de vent pour effectuer une formidable remontée en deux bords de folie, ce qui les propulse à la deuxième place. Sur ce même bord ETNZ et Oracle Bundock entrent en collision!

Sur le second tour Energy Team conforte sa place derrière Luna Rossa Piranha et devant Oracle Spithill, l’autre Luna Rossa, Swordfish, concurrent direct des français pour le leadership du général, est en difficulté en 7ème position. Luna Rossa Piranha l’emporte donc devant Energy Team, Oracle Racing Spithill, ETNZ , Team Korea et LR Swordfish.

Loïck Peyron : « On a été un peu chanceux aujourd’hui, car on n’a pas pris de très bons départs et même deux très mauvais. Ça été parfois très chaud, on était souvent en zone rouge, surtout dans la manche 1, ça chauffait aussi pour moi sous mon petit casque. Mais tout va bien, car si j’ai bien compris on est toujours en tête à l’issue de cette deuxième journée et on creuse même l’écart. On a toujours une très belle vitesse et on a pu saisir de belles opportunités, notamment dans les bords de portant. On doit continuer à travailler toutes les phases du jeu. Avec l’équipage c’est magnifique, ça se déroule comme du papier à musique, même si les garçons sont un peu épuisés »

Fleet Racing Championship – Résultats provisoires (à l’issue des deux premières journées)

  1. Energy Team…35 points
  2. Luna Rossa Swordfish…31 points
  3. Luna Rossa Piranha…29 points
  4. Emirates Team New Zealand…29 points
  5. Team Korea…26 points
  6. ORACLE TEAM USA Spithill…21 points
  7. Artemis Racing…21 points
  8. ORACLE TEAM USA Bundock…16 points
  9. China Team…8 points

Les demis-finales initialement prévues en fin de journée n’ont pas été courues du fait du petit temps et du retard pris au cours de la journée, elles devraient être reportées à samedi.


Energy Team s’associe à Oracle Racing

Le Challenger français pour la Coupe de l’America,  Energy Team, dirigé par Loïck et Bruno Peyron, a annoncé aujourd’hui un accord technologique majeur avec le Defender américain ORACLE RACING dirigé par Russell Coutts.

Celui-ci porte sur un transfert technologique de tous les développements architecturaux et technologiques réalisés par ORACLE, pour la construction de son AC72. L’équipe française bénéficiera donc des plans de la plate forme de l’AC 72 du defender et de son aile, ceci permet à Energy Team de gagner un temps considérable et lui garanti un bateau abouti dès sa mise à l’eau, en effet cet AC72 sera la seconde version du catamaran américain qui a prévu de construire deux bateaux.

Ceci permet également à l’équipe française de réduire sensiblement son budget, puisque la partie budget et développement n’aura pas lieu d’être, ce qui rend également son offre marketing très compétitive pour d’éventuels sponsors.


Bruno Peyron : « Cet accord va changer beaucoup de choses et il a trois conséquences immédiates pour nous. Il va d’abord nous permettre de rattraper d’un seul coup le retard technologique que nous avions sur les Top Team, dont certains travaillent depuis plus de deux ans. Si nous y arrivons, cet apport technologique peut désormais nous permettre de nous battre pour la phase finale avec un bateau extrêmement performant et abouti. Enfin, le gain de temps et l’économie réalisée en Recherche et Développement va nous permettre de proposer aux partenaires avec qui nous discutons, une offre extrêmement compétitive en termes de communication et de retour sur investissement. »
Le projet d’Energy Team est donc de construire un seul AC72 et de le mettre à l’eau le plus tard possible, afin de
bénéficier des ultimes développements de l’équipe américaine, avec un début de construction en juillet 2012, pour une livraison début mars 2013. Le chantier Multiplast à Vannes est déjà réservé pour cette construction, le multicoque devrait être transporté par avion  directement sur sa base d’entraînement à San Francisco en mars 2013, avec un programme d’entraînements intensifs de 3 mois, d’avril à juin 2013.

Le budget du team français est donc sensiblement abaissé avec un cout estimé à  15 M€, sur la période 2012 / 2013, soit au minimum trois fois moins que les autres équipes qui s’aligneront sur la Louis Vuitton Cup.

Russell Coutts, CEO Oracle Racing : « La prochaine édition de l’America’s Cup va réunir les meilleurs marins, les bateaux les plus rapides et vise un modèle économique accessible. Cet accord avec Energy Team permet de réaliser ces trois  objectifs. Loïck et Bruno ont réalisé de fabuleux exploits en multicoque. Avec le meilleur de la technologie mise à leur  disposition, ils ont le potentiel pour atteindre le plus haut niveau dans la Coupe de l’America.”
Bruno Peyron, CEO Energy Team : « Cet accord entre Oracle Racing et Energy Team démontre s’il en était besoin le changement d’époque et d’esprit que nous vivons actuellement avec l’America’s Cup. Je remercie Russell Coutts et Larry Ellison pour la confiance qu’ils nous accordent. Nous avons maintenant toutes les cartes en main pour nous permettre de réussir, voire même de créer la surprise. »
Loïck Peyron, Skipper Energy Team : « Cet accord historique exprime de manière on ne peut plus claire et symbolique la révolution culturelle qui anime l’America’s Cup. C’est un pas de plus dans une démarche novatrice qui démontre l’état d’esprit partagé par tous les acteurs de cette épreuve exceptionnelle ».
Thierry Reboul, Marketing Manager : « C’est un formidable accord car il va permettre à un ou plusieurs partenaires de rejoindre Energy Team pour l’America’s Cup 2013, dans le cadre d’une offre imbattable en termes de coût et de retour sur investissement. »

L’Energy Team des frères Peyron challenger pour la Coupe de l’America ?

L’information reste à confirmer, mais Ouest-France annonce que les frères Peyron devraient officialiser leur challenge pour la 34ème Coupe de l’America dans une quinzaine de jours.

Photo copyright Bo Struye

L’Energy Team devrait donc représenter la France face aux autres challengers Artemis Racing (SUE), Emirates Team New Zealand (TNZ) et Luna Rossa (ITA) et au challenger américain Oracle Racing, l’équipe disposerait d’un budget de 15 millions d’euros, bien loin de celui souhaité au départ et du niveau de leur concurrents estimé à 75 millions au minimum.

Les français devront se contenter du package AC72 vendu par ACRM basé sur une plate forme imaginé par le cabinet  d’architectes VPLP (spécialisés dans les multicoques et auteurs de la plupart des 60′ ORMA, des maxis trimarans, et de USA-17), de l’aile et des voiles réalisés par North.

D’ici leur participation aux éliminatoires de la Coupe, dans le cadre de la Louis Vuitton’s Cup, les français poursuivront leur préparation sur le circuit des America’s Cup World Series, avec espérons le autant de succès que lors de l’étape de San Diego ; Yann Guichard reprendra la barre de l’AC45, avec également l’arrivée d’Arnaud Psarofaghis sur le catamaran en remplacement de Peter Greenhalgh.

 

05/04/12 : Rectificatif : les frères Peyron et le Team Energy ont passé un accord technologique avec Oracle Racing, le defender américain, qui leur permettra de bénéficier des plans du 1er catamaran AC72 d’Oracle Racing, ils n’utiliseront donc pas le pack ACRM ; mais le pack du design team de l’équipe américaine qui planche sur le sujet depuis plusieurs années et qui a la plus grande expérience en ce qui concerne l’aile rigide.

Les locaux s’imposent à Mascate

Après trois jours de domination, l’équipage de Pierre Pennec sur Groupe Edmond de Rothschild s’est incliné lors de l’ultime journée face aux deux équipes battant pavillon omani, Oman Air et The Wave Muscat, qui terminent aux deux premières places devant les français qui complètent le podium.

Pierre Pennec : « Évidemment je suis déçu de ne pas avoir bien navigué aujourd’hui, mais c’est le sport , nous jouions la gagne et j’ai pris des risques que j’assume complètement, notamment dans les phases de contacts. Cette dernière journée n’a pas été la nôtre, mais il y en aura beaucoup d’autres qui tourneront à notre avantage … j’en ai la certitude. Nous apprenons toujours de nos erreurs et c’est pourquoi nous repartons d’Oman avec une vision claire des points sur lesquels nous devons progresser. La dynamique est lancée et les premiers jalons posés ici me donnent beaucoup de confiance pour le reste de la saison. Nous nous sommes relevés les manches et accrochés sur la dernière course car nous aurions pu finir quatrièmes, cela démontre encore que le groupe est fort et sait rester soudé dans les moments délicats. Il y a un beau premier et un beau deuxième et je suis ravi pour eux qu’ils se classent ainsi dans leur pays. Ils seront des concurrents sérieux cette saison, mais ce n’est pas une surprise. »


© Lloyd Images

C’est donc Morgan Larson, nouveau circuit sur le circuit, et ses hommes qui s’imposent sur Oman Air devant l’autre bateau Omani, The Wave Muscat, skippé par Leigh McMillan.

Morgan Larson : « C’était une semaine difficile et le moins que l’on puisse dire c’est que nous avons appris très vite ! Mais l’épreuve fut très disputée et tout le monde pouvait gagner dans les dernières manches. Nous avons eu de la chance ».

Ernesto Bertarelli, qui barre désormais son Extreme 40 Alinghi termine 7ème derrière Zoulou, barré par Loick Peyron, Roman Hagara sur Red Bull termine quatrième devant GAC Pindar.
Morgan Larson, skipper, Oman Air : « Cela fait un effet incroyable ! C’était une semaine difficile et le moins que l’on puisse dire c’est que nous avons appris très vite ! Mais l’épreuve fut très disputée et tout le monde pouvait gagner dans les quelques dernières manches. Nous avons eu de la chance. Je suis sûr que c’est un peu la chance du débutant. Nous sommes sommes bien battus et nous avons su rester concentrés mais je sais que la saison sera très disputée et nous allons rencontrer des conditions bien plus difficiles. Nous devons juste continuer de prendre du plaisir à naviguer car je crois que c’est indispensable pour réussir. Il faut aussi se battre pour garder sa place mais sur ces bateaux on ne sait jamais ce qui peut arriver donc il faut tout donner jusqu’à l’arrivée ».

Leigh McMillan, skipper, The Wave, Muscat : « Quelle journée ! Nous avons eu de très belles manches avec une victoire et des secondes places, mais ils ont également décroché de bons résultats et nous n’avons pas pu les battre. C’était très serré et nous sommes contents de finir seconds. Tout s’est joué sur une manche où le vent était très faible. Nous sommes restés coincés dans une bagarre en milieu de flotte et Oman Air s’est échappé devant. Mais nous sommes très heureux pour eux. C’est formidable pour Oman ».
Hervé Cunningham, tacticien, Groupe Edmond de Rothschild : « Il y a des jours où rien ne va comme vous le voulez. Je ne cherche pas d’excuses, mais à bord aujourd’hui, c’était vraiment le cas. Nous n’avons pas trouvé le rythme et le résultat n’est pas terrible. Trop de pénalités et perte de confiance, car l’équipage est nouveau. Je sais que nous sommes favoris sur le papier, mais avec un nouvel équipage, il n’y a pas de miracle. Nous ne sommes pas au même niveau que l’année dernière et les autres ont fait mieux que nous. Chapeau à Oman Air et The Wave. Ils ont très bien navigué. A nous maintenant de rattraper le tir et d’être compétitifs en Chine, parce que notre objectif est de gagner au général. Troisième ce n’est pas mal. Cela pourrait être pire ! Mais c’est un avertissement pour nous. Cela ne va pas être facile cette année ».

Pierre Pennec, skipper, Groupe Edmond de Rothschild : « Évidemment je suis déçu de ne pas avoir bien navigué aujourd’hui, mais c’est le sport. Cela peut paraître bizarre à dire, mais je suis très content de cette semaine de compétition. J’ai pris beaucoup de plaisir sur l’eau et même si j’attaque ma quatrième année en Extreme 40, ces derniers jours ont été riches en enseignement. L’équipage qui naviguait ici pour la première fois a démontré un gros potentiel tant technique, humain que mental. Malgré notre peu d’entraînement en amont, dû à des problématiques de disponibilités des uns et des autres, le groupe a déjà beaucoup progressé et s’inscrit dans une démarche positive. Chaque équipier apporte sa pierre – son rocher – à l’édifice, tout comme Thierry qui nous fait partager son expérience avec simplicité en tant que coach. Nous nous sommes relevés les manches et accrochés sur la dernière course car nous aurions pu finir quatrièmes, cela démontre encore que le groupe est fort et sait rester soudé dans les moments délicats. Il y a un beau premier et un beau deuxième et je suis ravi pour eux qu’ils se classent ainsi dans leur pays. Ils seront des concurrents sérieux cette saison mais ce n’est pas une surprise. Oman Sail est une belle équipe qui anime le circuit depuis quelques années et leur victoire est amplement méritée. Aujourd’hui, nous jouions la gagne et j’ai pris des risques que j’assume complètement, notamment dans les phases de contacts. Cette dernière journée n’a pas été la notre mais on apprend aussi énormément de ses erreurs. Nous repartons d’Oman avec une vision claire des points sur lesquels nous devons progresser. La dynamique est lancée et les premiers jalons posés ici me donne beaucoup de confiance pour le reste de la saison ».

Ernesto Bertarelli, skipper, Alinghi: « C’est formidable, vraiment formidable. C’est un format de course différent pour moi mais j’apprends un peu plus chaque jour, à chaque manche. C’est pour ça que je suis ici. Je suis là pour goûter à quelque chose de nouveau et je prends vraiment du plaisir. C’est très serré. En fait ce n’est pas si différent d’une régate normale, c’est simplement que tout va beaucoup plus vite. Sur une course classique, vous pouvez avoir de la régate au contact ou des coups tactiques à jouer, avec peut-être un bateau toutes les 10 minutes. Ici c’est toutes les 15 secondes ! »

Classement des Extreme Sailing Series 2012, Mascate, Oman.

1er Oman Air (OMA) Morgan Larson 165 points
2e The Wave, Muscat (OMA) Leigh McMillan 159 points
3e Groupe Edmond de Rothschild (FRA) Pierre Pennec  155 points
4e Red Bull Sailing Team (AUT) Roman Hagara 148 points
5e GAC Pindar (GBR) Ian Williams 138 points
6e ZouLou (FRA) Loick Peyron 111 points
7e Alinghi (SUI), Ernesto Bertarelli 109 points
8e Team Trifork (DEN) Jes Gram-Hansen 95 points

Une seule équipe française encore en lice pour la prochaine America’s Cup

Deux des trois challengers français pour la 34ème Coupe de l’America ont jeté l’éponge en une semaine, et ce à un mois de la nouvelle saison des America’s Cup World Series.

Si la participation d’All4One, dirigé par Stéphane Kandler, paraissait illusoire, après une année blanche, le retrait d’Aleph est plus surprenant après une saison en AC45 et des résultats encourageants sur la dernière épreuve à San Diego.

Stéphane Kandler, directeur général d’All4One, s’est expliqué dans les différents médias sur ce retrait, l’équipe a renoncé faute de budget suffisant pour être compétitif, et reste mobilisé pour monter un autre projet, à priori en multicoque : MOD 70 ou Extreme 40.Les interviews sur VoilesetVoilers et Ouest France.

Du côté d’Aleph, l’annonce du retrait a été faite par Loic Le Bras de Voiles et Voiliers, le défi d’Alain Gautier et Bertrand Pacé renonce aussi faute de financement, par ailleurs l’équipe n’a pas de budget pour la saison 2012 des America’s Cup World Series, et ne devrait par conséquent pas être présente à Naples dans un mois.

©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

Ne reste plus qu’Energy Team en course pour la prochaine America’s Cup, mais là non plus la participation demeure incertaine, l’équipe des frères Peyron est assuré de poursuivre en AC45 grâce au soutien de Corum, mais le budget pour l’AC72 n’est toujours pas concrétisé, comme l’a expliqué le skipper à VSail.

 

8 équipages pour les Extreme Sailing Series 2012

La sixième saison des Extreme Sailing Series débutera dans cinq semaines à Oman, la compétition réunira cette année huit équipages internationaux.

Le plateau se trouve donc réduit par rapport à l’année dernière puisque le plateau comptait 11 catamarans, malgré tout plusieurs équipes tentent déjà de réunir un budget pour 2013.

Des équipes telles qu’Artemis Racing ou des équipes ‘locales’ viendront rejoindre les huit compétiteurs »habituels », une flotte de 8 à 10 bateaux qui est attendus sur chacun des Actes en 2012.


© Lloyd Images

Six des équipes des Extreme Sailing Series 2012 étaient déjà présentes l’année dernière sur le circuit des Extreme 40 à savoir:  Alinghi, Oman Air, The Wave Muscat, Red Bull Sailing Team, Groupe Edmond de Rothschild, et GAC Pindar.

Erik Maris rejoint de nouveau la compétition, après y avoir participé en 2009, il sera épaulé au moins sur les deux premièrs Acts par Loick Peyron, qui prendra la barre de Zoulou.

Une huitième équipe sera dévoilé prochainement.

Du côté des barreurs, Pierre Pennec, Ian Williams, Roman Hagara, Pierre Pennec, Leigh McMillan reprendront leur place. Ernesto Bertarelli prendra quand à lui la barre d’Alinghi, celle d’Oman Air est confiée à Morgan Larson.

Extreme Sailing Series 2012
Équipe / nationalité / skipper / nationalité

Alinghi (SUI) / Ernesto Bertarelli (SUI)
GAC Pindar (GBR) / Ian Williams (GBR)
Groupe Edmond de Rothschild (FRA) / Pierre Pennec (FRA)
Oman Air (OMA) / Morgan Larson (USA)
Red Bull Sailing Team (AUT) / Roman Hagara (AUT)
The Wave, Muscat (OMA) / Leigh McMillan (GBR)
ZouLou (FRA) / Erik Maris (FRA)
Annonce d’une 8ème équipe début février