Route du Rhum, le début de course s’annonce musclé

Le départ de la Route du Rhum sera donné demain à 14h02,  les conditions météo pour le départ  sont très favorables à une sortie de Manche très rapide pour les deux classes de grands multis (Multi50 et Ultimes). Les skippers évolueront  au reaching  et devraient « démancher » sur un seul bord.
Les choses se corseront ensuite avec une petite dépression à contourner au large de la Bretagne et dont la position est encore susceptible d’évoluer. Les trimarans devraient essayer de s’échapper au plus vite vers le Sud-Ouest afin d’éviter le plus gros d’une très dépression qui arrivera sur le plan dans la nuit de lundi à mardi. Celle-ci va détériorer les conditions de mer.  Les rafales pourront dépasser les 45 nœuds et les creux culminer à plus de six mètres. À l’arrière, la traîne sera très active.

© Easy Ride / BPCE

Les conditions s’annoncent donc idylliques pour les trois ultimes avec plans porteurs : Banque Populaire IX d’Armel le Cléac’h, Macif de François Gabart et Edmond de Rothschild mené par Sébastien Josse. Ils pourraient ensuite être plus à la peine dans la mer formée, les creux de 5 à 6m, les ramèneront à des trimarans archimédiens, Francis Joyon sur Idec Sport et Thomas Coville sur Sodebo Ultim devraient profiter de la connaissance de leurs bateaux respectifs et de leur fiabilité dans ces conditions musclées. Romain Pilliard, sur Remade-Use It AgainRomain Pilliard, sur Remade-Use It Again (ex Castorama) devrait quant à lui jouer la sécurité, l’essentiel pour le marin étant de rallier l’arrivée.

En Multi50, six marins s’affronteront également, Thibaut Vauchel-Camus part sur le dernier né de la flotte,  un plan VPLP, Solidaires en Peloton ARSEP, mais il aura fort à faire face à Lalou Roucayrol, sur Arkema, Erwan Le Roux sur FenétréA-Mix Buffet et également Armel Tripon sur Reauté Chocolat. Thierry Bouchard sur un plan VPLP également très abouti fait figure d’outsider, tout comme Gilles Lamiré sur son trimaran La FrenchTech Rennes Saint Malo. Le malouin étant le seul à ne pas disposer de foils.

Photo Jean-Marie Liot / ALeA / TJV17

Le départ sera diffusé en direct sur les chaines d’info en continu, ainsi que sur la chaine L’Equipe, France 3 assurera un long direct.
Pour les chanceux qui pourront être sur place, la pointe du Grouin et le Cap Fréhel restent les sites à privilégier.

 

Les Multi 50′ dans une nouvelle ère

La classe Multi50′ a pris des décisions importantes en fin de saison dernière, afin de renouveler sa flotte et d’attirer de nouveaux sponsors et skippers.
En effet la classe tombait petit à petit en désuétude, il avait donc été décidé d’exclure les anciens bateaux, afin de ne conserver que les plus récents et surtout d’autoriser les foils, sans toucher aux matériaux de construction des plates formes afin de limiter les coûts. Ces foils toujours dans un soucis de maitrise des coûts étant monotypes.

Le résultat est une classe qui reste attractive pour des PME avec un budget de’environ 2 millions d’euros pour un bateau neuf, et de moins de 500.000€ de budget de fonctionnement annuel, l’ajout des foils sur les bateaux déjà existants étant évalué à 200.000 €. Ces budgets sont donc bien éloigné de ceux des Ultimes (10 millions pour un bateau neuf) ou de l’IMOCA (4 à 5 millions pour un bateau neuf). Qui plus est la classe a réussi à organiser un championnat avec 7 épreuves alternant grand prix et courses au large.

L’arrivée des foils a, bien sûr, fait augmenter légèrement l’addition, mais elle a surtout permis de séduire les skippers. « Entre les études, le chantier que cela nécessite et la paire de foils, il faut compter 200.000 euros de plus », admet Tripon, ravi de son choix.

La première vraie confrontation a eu lieu ces derniers jours, dans le cadre du Grand Prix Guyader des Multi50. Au programme des runs de vitesse mais surtout des parcours côtiers sur lesquels le potentiel de ces multicoques océaniques pouvait pleinement s’exprimer. Même si les trimarans ayant adoptés les foils n’étaient pourvus que d’un seul appendice babord, suite à des délais plus importants que prévus de la part du fournisseur, l’effet boost espéré était bien ressenti par les différents équipages, puisque plusieurs d’entre eux ont frôlé ou dépassé les 40 noeuds dans des conditions de vent soutenu.

Au delà de la performance, c’est surtout le plateau réuni qui est un succès, avec cinq bateaux sur ce grand prix, et deux bateaux neufs sont par ailleurs en construction, Ciela Village pour Thierry Bouchard et Solidaires en Peloton-Arsep pour Thibaut Vauchel-Camus.

Sur cet événement, les trois des cinq engagés pourvus d’un foil se sont adjugés le podium : FenêtréA – Mix Buffet mené par Erwan Le Roux gagnant,  devant Arkema de Lalou Roucayrol et Réauté Chocolat d’Armel Tripon, 3ème. Eric Defert sur Drekan Groupe/Cegelec Finistère prenait la 4ème place devant la French Tech Rennes Saint Malo mené par Gilles Lamiré.

Erwan le Roux, vainqueur du GP Guyader en Multi 50′ :
« Nous sommes super content de gagner l’épreuve. Le bilan de ces quatre jours de course est vraiment positif. A bord, les gars ont vraiment bien bossé. Mathieu Renault a été impérial et Tom Laperche super efficace. Adam Currier et Clément Bouyssou se sont, eux, donné à fond physiquement après des mois de chantier pourtant difficiles. Ce bon résultat nous permet de valider pas mal de choses mais aussi d’aborder la suite de la saison plus sereinement. Reste que le fait que ça commence bien pour l’équipe n’est pas la seule chose de satisfaisante à l’issue de ce GP. Je suis super content de voir le niveau de la classe cette année, avec l’arrivée, à la fois, de nouveaux skippers et de nouveaux partenaires. La concurrence est très homogène et il va devenir de plus en plus difficile de gagner. C’est, évidemment, quelque chose dont je me réjouis.
Cette semaine, le plan d’eau de Douarnenez, assez exceptionnel il faut bien le dire, nous a offert des vitesses un peu affolantes avec nos foils. Cela étant dit, nous devons faire attention car nos bateaux ne sont pas forcément prévus pour aller à plus de 35 nœuds. Nous allons devoir analyser tout ça car aller vite, c’est bien, mais arriver de l’autre côté lors d’une transatlantique reste quand même la priorité. »,

Un nouveau Multi 50 à foils pour Thibaut Vauchel-Camus sous les couleurs de Solidaires En Peloton – ARSEP

L’arrivée des foils adopté par la classe Multi50 redynamise le circuit avec l’annonce de la construction d’un second bateau neuf (après celle de Ciela Village 2 de Thierry Bouchard). C’est le skipper Thibaut Vauchel-Camus, qui bénéficiera de ce nouveau trimaran qui arborera les couleurs  de Solidaires En Peloton – ARSEP, qui oeuvre pour la recherche sur la Sclérose En Plaques.
Le futur  skipper s’est déjà distingué en class 40 et plus récemment sur la série des Flying Phantom.

Le nouveau multicoque sera signé  par le cabinet VPLP (Van Peteghem/Lauriost-Prévost), et la construction sera assurée par la société ENATA. Le trimaran sera bien évidemment au maximum de la jauge et doté des foils monotypes adoptés par la classe.

Thibaut Vauchel-Camus :
« Je souhaite encore et toujours jouer la gagne. La Classe Multi50 permet de briller de manière spectaculaire lors de tous les grands rendez-vous océaniques et côtiers, en solitaire comme en équipage, pour un coût encore maîtrisable (peu de carbone, pas d’hydraulique, pas de mât basculant…). L’apport des foils va incontestablement redonner du lustre et de l’intérêt à ces bateaux en les rendant encore plus « sexy » aux yeux du public et des médias”.

Grâce au lancement de Ciela Village 2 de Thierry Bouchard, actuellement en construction sur plan VPLP, nous allons profiter de ces études tout en y apportant notre touche personnelle. Le Multi50 Solidaires En Peloton – ARSEP sera construit au maximum de la jauge en terme de largeur (15,24 m), longueur (15,24 m) et tirant d’air (23,77 m). Nos bras de liaison, plan de pont et flotteurs seront sensiblement différents du bateau de Thierry Bouchard. Nous travaillons sur Saint-Malo en équipe en nous appuyant sur de grandes expériences du Multi50 et grâce à l’aide du Lycée Professionnel Alphonse Pellé (avec qui nous avons réalisé une maquette à l’échelle 1 du cockpit à l’ergonomie spécifique). La construction des moules a débuté. Le bateau sera construit, assemblé et armé à Dubaï avant d’être convoyé en septembre par la mer jusqu’à Cadix (ESP), soit près de 5 000 milles de prise en main. Nous effectuerons ensuite notre qualification pour la Transat Jacques Vabre entre Cadix et Saint-Malo, avec un co-skipper encore à déterminer. «  Victorien Erussard, l’ami et complice de toujours est aujourd’hui à la tête du grand projet Energy Observer et n’est pas disponible cette année pour naviguer en course au large.

Erwan Le Roux, Président de la classe Multi50 : « L’ensemble de la classe Multi50 se réjouit de voir arriver ce nouveau bateau. Il me semble que l’esprit de ce projet correspond bien à celui de la classe: innovant, dynamique et sportif. Thibaut a montré de quoi il était capable en Class40. Ce sera un sérieux adversaire. Bienvenue également à ses partenaires très engagés et à bientôt sur une ligne de départ ! ».
Le bateau participera aux différentes courses inscrites au programme de la Classe Multi50 : Transat Jacques Vabre, Route du Rhum, The Transat, Transat Québec Saint Malo, ainsi qu’aux différents grands prix.

 

Transat Québec Saint-Malo : chavirage de Musandam-Oman Sail

Le trimaran Musandam-Oman Sail (MOD70), mené par Sidney Gavignet qui est engagé sur la Transat Québec Saint-Malo, a chavité tôt ce dimanche matin.
Le skipper français et ses équipiers omanais, Fahad Al Hasni, Sami Al Shukaili et Yassir Al Rahbi. ainsi que Damian Foxall sont en sécurité sur le bateau retourné, qui se situe à environ 450 milles nautiques à l’est de St-Pierre et Miquelon, au large du Canada.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Les opérations de sauvetage sont en cours afin de ramener les marins à terre.

Les Multi50 ouvrent la route sur cette transat (avec un départ dimanche dernier, alors que les deux ultimes engagés n’étaient parti que mercredi) et entament la dernière ligne droite avec moins de 850 milles avant l’arrivée.  Arkema mené par Lalou Roucayrol, est toujours sous la menace de Gilles Lamiré (French Tech Rennes St-Malo) et de Thierry Bouchard (Ciela Village) qui sont à une trentaine de milles du leader.

L’autre ultime en course, Spindrift 2 de Yann Guichard et Dona Bertarelli, poursuit sa route à haute vitesse, le trimaran a dépassé l’ensemble de la flotte des 40′ et prépare également son atterrissage sur la Bretagne.

 

Bon départ pour The Transat bakely

Les skippers engagés sur la Transat anglaise ont pris le départ de la célèbre transatlantique à 15h30 aujourd’hui, un flux d’une quinzaine de noeuds a accompagné les solitaires vers le phare d’Eddystone avant de plonger au sud en direction de Ouessant.

Erwan Le Roux  sur son Multi50 FenêtréA-Cardinal était le plus prompt sur la ligne, suivi de près par François Gabart  sur l’ultime Macif.  Thomas Coville sur son Sodebo ultime suivait de près son principal concurrent, Yves le Blévec choisissait la prudence avec un ris dans la grand voile et était donc un peu plus en retrait sur Actual, le dernier des maxis trimarans engagés.

En Multi-50 le peloton était emmenés par Erwan Le Roux (FenêtréA-Cardinal) et Lalou Roucayrol (Arkema), Gilles Lamiré (French Tech) était légèrement décroché.

La route nord, un temps envisagée ne semble plus être au programme aujourd’hui, celle-ci devait emmener les concurrents à plus de 56° nord avec des conditions de mer difficiles, les équipages des multis ont opté pour une route plus sûre et moins casse bateau.

« Nous allons devoir gérer l’arrivée d’un anticyclone dans la nuit de mardi à mercredi, un moment déterminant sur la manière de le traverser. Nous risquons de rencontrer des dépressions actuellement en formation : chaque transition est importante et la bonne gestion du rythme de vie à bord sera prépondérante. » Lalou Roucayrol (Multi-50 – Arkema)

The Transat Bakerly yacht race. The start of solo transatlantic race start from Plymouth UK  - New York. USA. Image licensed to Lloyd Images

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Annulation du Défi du Prince

Prince de Bretagne, sponsor du Multi 80′ de Lionel Lemonchois et organisateur de course a annoncé l’annulation du Défi du Prince, course qui devait avoir lieu en mai et qui était ouverte aux multicoques de plus de 50′.

En effet plusieurs bateaux sont immobilisés, dont le 80′ de Lionel Lemonchois, tout juste chargé sur un cargo au Brésil, suite à son chavirage lors de la Mauriecienne  et qui entrera en chantier à son arrivée à Lorient afin d’être prêt pour la Route du Rhum, le Multi 50′ Arkema Région Aquitaine de Lalou Roucayrol est également toujours dépourvu de mât et ne sera de retour en France que courant mai.

Par ailleurs, Spindrift 23, le trimaran de 40m du duo YannGuichard/Dona Bertarelli sera convoyé fin mai vers les Etats Unis pour une tentative de record sur l’Atlantique Nord, Banque Populaire VII, sera mené sur le même parcours en solitaire par Armel le Cléac’h à la même période, les deux trimarans n’auraient donc pas pu participé à cette course. Francis Joyon sur Idec va partir vers le Brésil dans les jours qui viennent et Thomas Coville mettra son nouveau maxi Ultime Sodeb’O à l’eau à la fin du mois avant d’enchaîner les navigations d’entrainement pour le Rhum.

Seule la classe des Multis 50′ semblait conserver un attrait pour cette course, les MOD 70 n’étant pour la plupart que destinés à des navigations RP (Spindrift racing, Paprec).

Cependant une Route des Princes 2, comme en 2013, est programmée l’année  prochaine, ce tour de l’Europe avait été un succès, reste à réunir un plateau suffisant pour cet événement.

 

Nouvelle course pour les multis océaniques avant la Route du Rhum

Prince de Bretagne poursuit son engagement en tant qu’organisateur de course, après une première édition réussie de la Route des Princes en juin dernier, l’entreprise lance le Défi du Prince.

Le concept de cette course est : une ligne de départ unique pour un début de course le 18 mai à 13h00 pour tous les concurrents, entre le phare du Minou et la bouée des Fillettes en rade de Brest, et un parcours adapté à chaque catégorie (4 à 6 jours) de multicoques, à savoir une boucle en Atlantique.

Cette course sera ouverte aux Ultimes, aux Multi 70 (MOD70), et aux Multi 50, les organisateurs laisseront à chaque classe le soin de décider de courir en solitaire ou en équipage réduit.