35ème America’s Cup : reprise de la compétition demain et de nombreuses rumeurs

Emirates Team New Zealand, qui a gagné les sélections parmi les cinq challengers et Oracle Team USA, le defender américain, se retrouveront demain sur le Great Sound pour la reprise des hostilités.

© ACEA 2017 / Photo Gilles Martin-Raget

Les deux équipages ont navigué durant la semaine afin d’améliorer leurs catamarans et parfaire leurs manoeuvres, les conditions s’annoncent similaires à celle du week end dernier à savoir 7 à 12 noeuds de vent. Peter Burling et son équipage se sont montrés redoutables dans ces conditions, avec une meilleure vitesse au près (près de 2 noeuds sur certaines séquences). Mais aussi de meilleures manoeuvres, probablement grâce au système de réglage de l’aile sans transfert d’écoute contrairement au bateau américain, mais aussi grâce à la puissance développée par les équipiers montés sur leurs vélos. Les américains ont d’ailleurs eux aussi installé un vélo sur leur AC50 avant les Qualifiers avant d’apporter un surcroit de puissance.
Par ailleurs James Spithill, connu pour ses départs agressifs jusqu’ici, ne fait pas forte impression sur cette finale avec peu d’engagement sur ces phases.

Les kiwis qui partaient avec un point de déficit, du fait de la victoire d’Oracle Team USA lors des Qualifiers, a fait jusque là un sans faute avec 4 victoires et un score de 3-0 en leur faveur.

Reste donc à découvrir si les américains trouveront une faille chez leur adversaire, ou s’il auront réussi à faire progresser suffisamment leur catamaran pour combler leur retard. Réponse ce week-end et peut être en début de semaine si aucune des deux équipes n’est parvenue aux 7 points nécessaires pour remporter la 35ème America’s Cup.

© ACEA 2017 / Photo Austin Wong

Concernant le futur de la compétition, de nombreuses rumeurs fusent ces derniers jours.

En cas de nouvelle victoire américaine, la compétition aura lieu comme prévu, par un agreement avec quatre des cinq challengers, en 2019, avec reprise d’un circuit de régates préliminaires.
La compétition pourrait faire son retour sur le sol américain, à Chicago. Les Bermudes, malgré un cadre superbe, n’auront pas attiré autant de spectateurs que l’édition courue à San Francisco, et les équipes se plaignent du coup élevé de la vie sur place. Artemis ou Land Rover BAR devrait être challenger of record en cas de nouvelle défense américaine.

Russell Coutts, CEO de l’événement, a renoué le contact avec Ernesto Bertarelli, qui ne cache pas son intérêt pour un retour d’Alinghi dans la compétition, à fortiori si les kiwis gagnent.
Patrizio Bertelli, patron de Prada, qui avait retiré son équipe suite au changement de jauge aimerait également faire son come back en cas de victoire néo-zélandaise, tout comme les australiens.
Bertarelli et Bertelli souhaiteraient devenir challenger of record en cas de victoire kiwi, mais l’italien semble tenir la corde, les deux équipes avaient travaillé de concert sur la 34ème édition.
La compétition dans ce cas de figure ferait son retour à Auckland mais seulement en 2021 ou 2022. Par ailleurs les néo-zéds lanceraient une étude marketing et une consultation des challengers afin de définir le futur bateau sur lequel se disputerait la compétition. Les marins du team feraient le forcing pour rester en multi, alors qu’un retour au mono pourrait être envisagé, soutenu par Patrizio Bertelli notamment.
Ils réintroduiraient également une règle de nationalité pour l’équipage avec 80% de marins locaux exigés sur le futur bateau.

Ces derniers élément ne sont que des rumeurs, et l’America’s Cup a réservé de nombreuses surprises et rebondissements au cours de son histoire, il faudra donc patienter jusqu’à la fin de la compétition pour avoir une idée plus précise du futur de la compétition.

 

 

Oracle Team USA remporte la 34ème America’s Cup

Emirates Team New Zealand n’aura pas démérité sur cette ultime régate, Dean Barker remportait le départ sous le vent d’Oracle et passait la bouée 1 en tête, le skipper kiwi parvenait à contrôler son adversaire sur le bord de portant.

James Spithill choisissait la bouée de droit à la porte 2, ETNZ s’engageait à gauche, sur la remontée au vent, Oracle revient de nouveau sur le catamaran kiwi et finit par passer son adversaire, grâce à une meilleure vitesse de fond et de meilleures relances, ETNZ perdant une à deux longueurs sur chaque virement, le delta est sans appel à la porte 3 avec 30 secondes d’avance pour Oracle Team USA, le delta se creuse encore un peu sur le portant.

© ACEA / RICARDO PINTO

James Spithill, Ben Ainslie, Tom Slingsby et l’équipage d’ORACLE Team USA remportent cette manche avec 44 secondes d’avance et par conséquent conserve la Coupe de l’America.

© ACEA / RICARDO PINTO

Les américains auront fait des progrès fulgurants tout au long de cette America’s Cup, avec 11 victoires, contre 8 pour les néo-zéds, suite à la pénalité de 2 points consécutives à la tricherie sur les America’s Cup World Series. Le score final avec pénalités est donc de 9-8 en faveur des américains.

ETNZ et Oracle Team USA au pied du mur

Le challenger Emirates Team New Zealand et le defender Oracle Team USA disputeront dans quelques minutes la dernière manche de la 34ème America’s Cup. Les deux équipes sont désormais à égalité de points : 8-8, l’équipe qui gagnera la manche de ce soir remportera la coupe.

Le rapport de force s’est inversé au cours de ce mois de compétition, si Emirates Team New Zealand semblait affuté dès le départ avec de manoeuvres fluides et une bonne vitesse, le team américain a nettement haussé son niveau que ce soit en vitesse, en cohésion de l’équipage ou en tactique, l’arrivée de Ben Ainslie n’y étant à priori pas étrangère avec des décisions parfois radicales mais payantes.

© ACEA / RICARDO PINTO

Oracle Team USA a enfoncé le clou sur la seconde manche d’hier ;sur la première ETNZ avait écopé de deux pénalités avant le départ, rendant toute chance de victoire illusoire ; les américains ont passé les deux premières marques en seconde position, puis ils ont réduit le delta sur le bord de près avant de recoller à leur adversaire. Les néo zélandais choisissent de virer sous le vent des américains pour garder la droite alors qu’ils sont prioritaires, l’AC72 d’Oracle est lancé alors que celui des néd-zéd sort de son virement, les deux bateaux vont jusqu’au bord du parcours, et virent de concert, les américains sont plus rapides et remontent mieux au vent, ils prennent la tête de la course et choisissent le bon côté du plan d’eau, les kiwis subissent et perdent petit à petit du terrain pour échouer à 1km de leur adversaire.

L’équipage de Dean Barker n’a plus qu’une chance d’inverser la tendance ce soir, à suivre dans les minutes qui viennent.

Les néo-zélandais à un point de la victoire

Emirates Team New Zealand a remporté hier l’unique manche du huitième jour de finale de la 34ème America’s Cup face à ORACLE TEAM USA portant le score à 8-1. Pour gagner l’America’s Cup, une des deux équipes doit glaner 9 points, les kiwis sont donc désormais à un point de la victoire de cette 34ème Coupe de l’America.

Emirates Team New Zealand a dominé Oracle Team USA sur une bonne partie de la manche et finissait par s’imposer avec  15 secondes d’avance. Dean Barker réussissait un superbe départ en dominant largement Jimmy Spithill, en le lofant, prenant un avantage de 3 secondes à la bouée n°1. L’écart augmentait au fur et à mesure de la régate avec des écarts de 6, 17 et 18 secondes aux bouées suivantes.

Oracle n’a pris la tête que furtivement sur le près, mais les kiwis ont rapidement repris le dessus et ont de nouveau fait un joli coup tactique au  passage de la bouée 4 en obligeant les américains à s’écarter de la layline et les contraignant à passer la bouée à faible vitesse, perdant ainsi quelques secondes, ce qui leur permettait de gagner de cette régate.

L’analyse de Christian Karcher

Dean Barker, skipper d’Emirates Team New Zealand : « Nous restons sur nos gardes car nous ne savons jamais quelle tournure peuvent prendre les choses, même si près du but. Aujourd’hui les éléments ont joué en notre faveur. Nous étions en tête au départ et sur le premier bord puis de nouveau au coude-à-coude car les deux catamarans sont similaires en termes de performances ».

« Chaque point est si difficile à engranger. Nous y allons pas à pas et nous essayons de garder la tête froide après chaque victoire ».

La seconde manche du jour était annulée pour cause de vent forcissant avec un courant sortant s’accentuant également.

Les équipages se sont retrouvés ce soir pour une nouvelle régate, la deuxième étant de nouveau annulée alors que la procédure avait été lancée. Cette fois-ci, James Spithill dominait son adversaire, l’obligeant à une manoeuvre à quelques secondes du départ, permettant au team américain de prendre l’avantage à la bouée n°1. Les kiwis ne parviendront pas à revenir, Oracle Team USA ramenant le score à 8-2.

La prochaine régate aura lieu demain soir à 22h15.

Emirates Team New Zealand à 2 points de la Coupe

ETNZ a engrangé un point de plus hier à San Francisco, les kiwis avaient pourtant mal débuté la journée avec une défaite contre le defender Oracle Team USA.

Les américains avaient contrôlé le départ, et ont petit à petit creusé l’écart sur les kiwis, Oracle qui a légèrement modifié son équipage avec l’arrivée de Ben Ainslie en remplacement de John Kostecky, ils ont également modifié leur bout dehors et semblent avoir trouvé les clés d’une bonne vitesse au près. Ils remportaient cette première régate du jour avec 47 secondes d’avance, et marquaient leur 1er point affiché au compteur.

L’analyse de Christian Karcher

La 10ème manche de cette Coupe était à l’avantage des néo-zéds, l’équipage s’était fait une belle frayeur la veille. Sur un virement, l’hydraulique de l’aile n’a pas fonctionné, celle-ci se retrouvant à contre, l’AC72 était dangereusement monté sur un flotteur avec un angle de gite de 50°, les kiwis étaient passé très près du chavirage, heureusement pour eux, le catamaran retombait du bon côté mais la course était perdue, puis la seconde manche du jour était annulée alors qu’ils étaient en tête, malgré l’incident arrivé moins d’une heure auparavant, et ce pour cause de vent trop fort.

Sur cette manche, Dean Barker maitrisait Spithill sur le départ, et passaient la porte n°2 avec quelques secondes d’avance, mais les américains rataient ce passage et perdaient du temps, sur le près Oracle remonte petit à petit avec une seconde d’avance à la porte 3, les kiwis choisissaient le bon côté du plan d’eau et creusaient l’écart avec 16 secondes d’avance sur Oracle Team USA.

Les américains ont clairement augmenté leur niveau depuis la fin de semaine dernière, malgré toute, les kiwis sont désormais à 9 points contre 1 pour les américains (3 victoires, mais seulement 1 point suite à la pénalité pour tricherie), les deux prochaines régates auront demain, et pourraient donc sacrer Emirates Team New Zealand en cas de victoires sur les 2 manches prévues.

 

L’analyse de Chrisitian Karcher pour cette régate n°10

Dean Barker hier : « Si vous n’avez pas apprécié les courses aujourd’hui, vous devriez suivre un autre sport »,

Ben Ainslie, tactien d’Oracle « Je vous confirme que ces régates sont les plus intenses de toute ma carrière »

Jimmy Spithill, le skipper d’ORACLE TEAM USA  : « Je salue l’incroyable travail des gars à bord. Ils ont vraiment tout donné. Ce fut très physique. Hier soir, nous avons mis au point un plan pour prendre les commandes dès le départ. Je dédie cette victoire à notre coach Philippe Presti . L’AC72 est un bateau évolutif. Comme dans tous les autres sports automobiles, que ce soit en F1 ou en MotoGP, vous êtes en apprentissage constant à bord. Nous entrons enfin dans le vif du sujet en nous confrontant à un adversaire de taille. Nous découvrons de nouveaux aspects lors de chaque sortie. L’important est de s’adapter et de savoir aller de l’avant. Ce soir encore nous avons une longue liste de points à optimiser à bord ».

 

Oracle Team USA au plus bas

Les deux équipages en lice pour la 34ème Coupe de l’America, le defender Oracle Team USA, et le challenger Emirates Team New Zealand se sont retrouvés hier sur le plan d’eau de San Francisco pour la 3ème journée de régates.

L’attente était grande pour cette nouvelle journée, après la première victoire d’Oracle 48 heures auparavant, ils avaient alors pris les commandes sans que les kiwis ne puissent trouver la faille pour revenir. Le lendemain, l’équipage avait travaillé, sous la houlette de Philippe Presti, les manoeuvres et le près, les points faibles de l’équipe

L’équipage américain, mené par James Spithill a de nouveau dominé le départ, le barreur a pu casser l’engagement d’ETNZ à l’intérieur et passe la 1ère bouée en tête, après avoir déventer le catamaran kiwi sur ce court bord de dégagment.

Ils parviennent également à maintenir leur avance sur le premier portant avec 8 secondes d’avance à la porte 2;

Commence alors la descente aux enfers pour le team Oracle, John Kostecki, tacticien (mais aussi wincheur, à contrario d’ETNZ où Ray Davies ne participe que peu à la marche du bateau) du bord lance un virement très tôt après la bouée et un gybing tack, qui consiste à virer haut sur les foils. La manoeuvre n’est semble-t-il absolument pas maitrisée par l’équipage, l’AC72 américain s’arrête presque, alors qu’ETNZ pousse un peu plus loin son bord et bénéficie du cône sans courant crée par Alcatraz sur la droite du plan d’eau. Ceci permet aux kiwis de réduire sensiblement leur retard.

Les américains enchainent ensuite des virements approximatifs avec des vitesses de sortir catastrophiques (6 à 7 noeuds) contre le double pour leur adversaire, la cellule arrière et le barreur paraissent complètement anéanti sur ce bord, ne parvenant pas à résister à la pression et laissant s’envoler les kiwis qui passent facilement le cata USA 17 et poursuivent avec une vitesse nettement supérieure à cette allure. Le skipper d’Oracle se plaint plusieurs fois sur cette remontée du manque de vitesse du bateau, semble-t-il handicapé par une voile d’avant un peu trop grande pour le range de vent, mais rien n’y fait, ils passent la porte 3 avec 1 minute 17 secondes de retard (le plus grand delta depuis le début de cette finale de l’America’s Cup).

Ils parviennent à reprendre quelques secondes sur le portant mais terminent tout de même 1 minute 5 secondes derrière leur adversaire.

http://http://youtu.be/lLZcceYGC88

Quelques minutes avant le lancement de la seconde manche, Oracle Team USA demande l’annulation de la seconde régate. Ceci est possible pour chaque équipe, une seule fois pendant cette finale de l’America’s Cup, et uniquement pour la seconde manche du jour. Tout le monde pense alors à un soucis technique sur USA 17, mais Spithill infirme ceci lors de la conférence de presse, il s’agit en fait d’un avoeu d’impuissance des américain pour cette journée, après ce près catastrophique, ils ont simplement préféré renoncer afin de reporter ce duel et d’apporter les modifications nécessaires pour mettre toutes les chances de leur côté.

Il parait hautement improbable que l’équipe change de bateau, ou d’appendices, reste l’équipage, on sait que le team a perdu un élément clé dans l’affaire d’espionnage, Dick de Ridder, régleur d’aile, remplacé au pied levé, mais la cellule arrière semble aussi en grande difficulté et parait fébrile dans sa prise de décision. John Kostecki, pillier du team et Tom Slingsby pourraient donc être remplacé dès jeudi, date des prochaines régates.

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

Jimmy Spithill à la conférence de presse : « Nous rentrons faire le point. Ils sont meilleurs que nous, surtout au près. Nous devons absolument progresser. Nous jouons cette carte pour être certains d’être prêts en vue du prochain duel. Notre défaite n’était pas seulement due à un déficit de performances au près. Nous avons commis d’autres erreurs, lors des virements par exemple, que nous devons absolument améliorer. Nous devons monter en puissance. Nous ne nous cherchons pas d’excuse. Nous nous retirons pour mettre toutes les chances de notre côté  ».

Les américains sont repartis naviguer à l’issue de cette conférence de presse et reprendront leur navigations aujourd’hui, alors que l’équipage de Dean Barker profitera de ce jour off pour analyser les performances et checker leur AC72.

Les kiwis mènent désormais 4 à -1 face aux américains

L’analyse de cette régate pour Christian Karcher

La course 5 en chiffres :

  • Parcours : 5 bords /10.27 milles nautiques
  • Temps de course : ETNZ – 22:45, OTUSA – 23:50
  • Delta: ETNZ +1:05 minute
  • Distance totale parcourue : ETNZ – 11.4 NM, OTUSA – 11.5 NM
  • Vitesse moyenne : ETNZ – 30.21 nœuds, OTUSA – 29.17 nœuds
  • Vitesse maximale : ETNZ – 46.94 nœuds, OTUSA – 44.93 nœuds
  • Vitesse du vent : Moyenne – 20 nœuds, Pointe – 24.1 nœuds

Oracle Team USA gagne sa 1ère régate

Alors qu’Emirates Team New Zealand avait largement dominé le defender Oracle Team USA lors des deux premières régates, les américains ont haussé leur niveau hier et ont remporté une des deux régates courues.

James Spithill maitrisait le départ de la 1ère manche, il partait lancé alors que l’AC72 néo-zéd peinait à monter sur son foil, le skipper d’Oracle entrait en 1er dans la zone prioritaire à la 1ère marque. Dean Barker tardait à s’écarter pour laisser de l’eau aux américains et écopait d’une pénalité, la première reçue par les néo-zélandais depuis le début de la Louis Vuitton Cup.

Les kiwis réparaient immédiatement et se lançaient à la poursuite du catamaran du defender, James Spithill couvrait son adversaire en suivant le rythme des empannages, chaque bateau partait d’un côté du plan au passage de la porte 2, passée avec 18 secondes de retard pour ETNZ.

Sur le près, les néo-zélandais conservaient une meilleure vitesse en sortie de virement et jouaient avec la bordure de la zone de régate, afin de se placer au mieux par rapport aux américains, ce qui leur permettaient de croiser devant leur adversaire, qui passait la porte 3 avec 28 secondes de retard. Le delta sera le même à l’arrivée, à l’issue de laquelle Emirates Team New Zealand menait 3 à 0.

L’analyse vidéo de Christian Karcher de cette troisième régate

Les équipages se retrouvaient peu après sur la ligne pour la quatrième régate de cette finale de l’America’s Cup.

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

Le départ était de nouveau favorable aux américains, qui gardaient l’intérieur à la bouée numéro 1, les néo-zéds s’écartaient largement afin de ne pas écoper d’une nouvelle pénalité, et se retrouvaient à 6 secondes de leur adversaire au passage de cette marque, le delta restant stable après le bord de portant, suite à une erreur de Spithill sur le dernier empannage, qui remonte précocement le foil sous le vent en même temps qu’il descend celui au vent, ce qui provoque un bel arrêt du cata américain et qui permet aux kiwis de reprendre 100 mètres.

Les deux bateaux partaient sur le même côté du plan d’eau sur le bord de près, qui était moins bien maitrisé par les kiwis, avec quelques cabrés du bateau dans un vent forcissant à plus de 20 noeuds. Ils passaient la porte 3 avec 16 secondes de retard sur les américains.

Ils ne parviennent pas à se refaire suffisamment sur le portant, malgré une belle pression sur les américains, qui enchainent comme leur adversaire des empannages parfaits, le bord de reaching est avalé en quelques secondes, et le defender Oracle Team USA remporte sa première victoire dans cette Coupe de l’America avec 8 secondes d’avance.

L’analyse de Christian Karcher de cette 4ème régate

Les réactions des équipages

Dean Barker, skipper d’Emirates Team New Zealand : « Il est crucial d’enrouler en pôle position la première bouée afin de prendre le contrôle sur votre destin. Nous n’aimons évidemment pas perdre, mais une défaite peut s’avérée instructive en vue de la reprise des courses mardi ».

James Spithill, barreur d’Oracle Team USA : « Gagner la 4ème manche fut un énorme satisfaction. C’est positif de voir l’équipe réagir à la pression forte, surtout après la première course où nous avions temporairement pris les commandes. Nous n’y serions probablement pas parvenu avec un équipage moins déterminé. Ces bateaux sont de loin les plus exigeants en termes de conditions physiques sur lesquels nous avons navigué. A bord de ces deux AC72 similaires en performances, ce sont les équipages qui font la différence à l’arrivée »

Le résumé vidéo des deux régates

Le score est donc désormais de 3 à -1 pour les kiwis, Oracle ayant écopé de deux points de pénalités avant la compétition, les prochains duels auront lieu mardi, avec deux régates au programme.