Emirates Team New Zealand s’impose en match race, Oracle Racing Spithill en flotte

Vendredi et samedi, le plan d’eau de Pylmouth accueillait les duels comptant pour le Match Race Championship.

Aleph ouvrait le bal face aux Espagnols de Green Comm en quarts de finale, Bertrand Pacé et ses hommes effectuaient un bon départ, et établissaient une bonne tactique, jusqu’au dernier bord, où le gennaker passe à l’eau, ce qui permet à l’équipage espagnol de passer le catamaran français et de s’offrir une victoire.

Team Korea s’offrait facilement China Team lors du second quart, pour le troisième, Oracle Racing Spithill était également large vainqueur face à Green Comm.

James Spithill  devra s’incliner face à Chris Draper lors du quatrième quart. A la barre du bateau coréen, le Britannique s’accroche à son adversaire et repasse en tête à la fin du premier bord portant, le vent monte à 20 noeuds avec une mer qui s’agite, le Defender frôle le chavirage à la seconde marque sous le vent. Draper s’envole vers la victoire.

Le cinquième quart opposait Energy Team et Team Korea, Loïck Peyron signe un bon départ, enroulant la première marque en tête mais très vite Team Korea choisit le bon côté du plan d’eau et navigue avec une voile d’avant plus adaptée, permettant à l’équipage « coréen » de prendre la tête et de remporter le match.

La première demi-finale opposait Russell Coutts à Dean Barker au meilleur de trois manches. Sur le premier départ, une petite collision entraine une pénalité pour Russell Coutts qui part en retrait mais remporte la manche. Barker gagne ensuite la seconde et la dernière manche, s’offrant une place en finale.

Samedi, Chris Draper élimine Terry Hutchinson, en demi-finale. Team Korea a de nouveau gagné la première manche sur le dernier portant, lors de la seconde Artemis écope d’une pénalité pour être entré trop tôt dans la zone de pré départ, l’équipage de Terry Hutchinson réparait dès le départ lancé et revenait au contact dès le premier près mais cédait sa place de leader, malgré un seperbe retour, Team Korea s’imposait avec 15 secondes d’avance et s’offrait une finale face à ETNZ.

James Spithill survolait  son duel face à Loïck Peyron pour la 5e place. Lors du pré départ, Oracle loffe Energy Team qui s’arrête. Peyron et son équipe cravachent pour revenir avec quelques plantés spectaculaires. L’équipage américain s’impose avec plus de 2min 45′ d’avance.

Sur les deux autres petites finales, les Chinois passent la ligne devant Green Comm Racing mais sont disqualifiés pour avoir enroulé une bouée à l’envers. Et dans celle pour la troisième marche du podium, Coutts revanait au contact d’Artemis Racing sur le dernier près, mais écopait d’une pénalité après être sorti du cadre, offrant la victoire à Artemis.

©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

La finale opposait donc les Kiwis à Team Korea (composé de quatre britanniques et un néozélandais. Dean Barker empoche les deux points d’affilée face à Chris Draper, qui a offert une belle résistance à l’équipage d’ETNZ qui remporte donc ce championnat de Match Racing de PLymouth.

Les réactions des skippers :

Loïck Peyron (FRA), skipper/barreur, Energy Team (FRA) :
« Perdre contre une grande équipe ne me pose pas de problème si c’est avec panache mais là, nous avons fait tout ce qu’il ne fallait pas. Mauvais timing, nous avons coincé la bastaque dans l’aile, planté par deux fois, failli nous prendre une bouée. Il y a des journées sans. Les régates en flotte semblent mieux nous réussir, attendons donc demain. »

Chris Draper (GBR), skipper/barreur, Team Korea (KOR) :
« Nous avons fait quelques erreurs sur la première manche en finale et nous nous en sommes bien tirés sur la suite mais ETNZ n’a jamais trébuché. Nous avons beaucoup appris à Cascais et depuis. Nous sommes très heureux d’avoir su bien appliquer cela tous ensemble, espérons juste qu’il nous reste encore un peu d’énergie demain. »

Terry Hutchinson (USA), skipper/barreur, Artemis Racing (SUE) :
« Nous sommes déçus d’avoir perdu nos deux matchs contre Team Korea alors que nous menions à chaque fois à la marque sous le vent et malgré nos meilleurs efforts nous n’avons pas pu nous imposer. Nous avons le cerveau encore un peu encombré, nous pensons encore comme à la vieille école alors que nous devons être plus instinctifs. »

Dean Barker (NZL), skipper/barreur, Emirates Team New Zealand (NZL) :
« Dure journée de bureau ! Après avoir observé Team Korea en demi-finale nous savions que c’était une équipe difficile à battre. Nous avons pu prendre deux fois l’avantage au départ mais ils sont revenus à chaque fois, nous donnant du fil à retordre. Nous sommes contents de gagner en match race après notre défaite de Cascais (face à Spithill) et ce serait bien de faire le doublé demain. Quel public ici, c’est vraiment génial. »

Loïck Peyron (FRA), skipper/barreur, Energy Team (FRA) :
« Perdre contre une grande équipe ne me pose pas de problème si c’est avec panache mais là, nous avons fait tout ce qu’il ne fallait pas. Mauvais timing, nous avons coincé la bastaque dans l’aile, planté par deux fois, failli nous prendre une bouée. Il y a des journées sans. Les régates en flotte semblent mieux nous réussir, attendons donc demain. »

Chris Draper (GBR), skipper/barreur, Team Korea (KOR) :
« Nous avons fait quelques erreurs sur la première manche en finale et nous nous en sommes bien tirés sur la suite mais ETNZ n’a jamais trébuché. Nous avons beaucoup appris à Cascais et depuis. Nous sommes très heureux d’avoir su bien appliquer cela tous ensemble, espérons juste qu’il nous reste encore un peu d’énergie demain. »

Terry Hutchinson (USA), skipper/barreur, Artemis Racing (SUE) :
« Nous sommes déçus d’avoir perdu nos deux matchs contre Team Korea alors que nous menions à chaque fois à la marque sous le vent et malgré nos meilleurs efforts nous n’avons pas pu nous imposer. Nous avons le cerveau encore un peu encombré, nous pensons encore comme à la vieille école alors que nous devons être plus instinctifs. »

Dean Barker (NZL), skipper/barreur, Emirates Team New Zealand (NZL) :
« Dure journée de bureau ! Après avoir observé Team Korea en demi-finale nous savions que c’était une équipe difficile à battre. Nous avons pu prendre deux fois l’avantage au départ mais ils sont revenus à chaque fois, nous donnant du fil à retordre. Nous sommes contents de gagner en match race après notre défaite de Cascais (face à Spithill) et ce serait bien de faire le doublé demain. Quel public ici, c’est vraiment génial. »


CLASSEMENT FINAL DU PLYMOUTH MATCH RACING CHAMPIONSHIP

1. Emirates Team New Zealand
2. Team Korea
3. Artemis Racing
4. ORACLE Racing Coutts
5. ORACLE Racing Spithill
6. Energy Team
7. Green Comm Racing
8. China Team
9. Aleph

Dimanche, les équipages se retrouvaient sur le plan d’eau pour une course en flotte pour le Plymouth Fleet Racing Championship (course comptant pour le championnat AC 45), les conditions étaient musclées avec 30 noeuds de vent et une mer qui se formait.

Lors du pré-départ, Team Korea évite de justesse un chavirage, le catamaran se retrouve arrêté suite à cet incident, Loïck Peyron dans le sillage des coréens évite la collision mais chavire, l’équipe technique intervient rapidement et peut redresser le bateau français avant le départ de la manche, avec cependant le haut de l’aile endommagé.
Au même moment, Aleph vient de toucher Green Comm (ESP) avec une étrave, collision sans gravité mais quelques mètres plus loin c’est l’étrave tribord d’Artemis Racing qui passe violemment sous la coque bâbord du catamaran l’Espagnol. Les bateaux restent enchevêtrés quelques minutes, Green Comm abandonne, son skipper étant légèrement blessé, Artemis parvient à repartir avec une étrave qui se délamine.

Au coup d’envoi, seuls Spithill, Coutts et Barker s’élancent au coup de canon. Team Korea, Aleph, China Team et Energy Team partent en second rideau devant Artemis.

Le bateau chinois se retourne dans une rafale avant le passage de la première bouée. Là aussi, le bateau est rapidement remis sur ses deux flotteurs et China Team peut continuer sa course, loin derrière les leaders.

©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

Dans le pelotonde tête, la course était très disputée ORACLE Racing Coutts menait d’une courte tête devant James Spithill. Ce dernier réussit à reprendre la main au passage de la bouée au vent mais écopait d’une pénalité, réalisée immédiatement, Spithill revenait malgré tout et creusait l’écart sur les deux derniers bords tandis que Emirates Team New Zealand s’intercalait à la seconde place.

L’équipage de Bertrand Pacé (Aleph) effectuait une course prudent, contrôlant Team Korea et s’offrant une encourageante quatrièmeplace devant Team Korea. Energy Team termine 6ème devant China Team qui termine 9 minutes 54 après le vainqueur (et donc 6 secondes avant le temps limite), Artemis Racing chavire sur le dernier près et ne terminera pas la course.

Au classement America’s Cup World Championship, ETNZ mène avec 4 points d’avance sur Oracle Racing Spithill, Oracle Racing Coutts et Artemis sont 3ème ex-aequo, devant Team Korea, les deux équipes françaises sont également ex-aequo en 6ème position devant China Team et Green Comm Racing.

Artemis devant ETNZ, Team Korea et Energy Team

Les courses permettant de classer les concurrents pour la phase de match racing des America’s Cup World Series ont débuté aujourd’hui, avec trois régates en flotte, une première de 40 minutes, puis deux de 20 minutes.

Les conditions étaient nettement plus maniables avec 10 à 15 noeuds et une mer plate, Artemis Racing de Terry Hutchinson s’est imposé sur la première et la troisième régate alors que Team Korea, qui avait chaviré dimanche, a remporté la seconde.

Les trois équipages (Aleph, Team Korea et Green Comm) qui avaient chavirés dimanche étaient tous présents aujourd’hui, ainsi que China Team qui avait connu la même mésaventure à l’entrainement hier, les dégâts étaient mineurs sur Aleph et Team Kora, nettement plus importants pour Green Comm qui devait changer une des coques de son catamaran suite à un délaminage et pour China Team qui outre une aile sérieusement endommagée devait également effectuer des réparation sur la coque tribord fissurée.

Artemis Racing pointe logiquement en tête avec ses deux victoires et une quatrième place, suivi d’Emirates Team New Zealand, qui fait preuve d’une belle régularité avec deux 2ndes places et une 4ème,  Team Korea mené par le britannique Chris Draper a fait sensation en se classant troisième à l’issue de cette journée grace à une victoire, et des places de 6ème et 3ème, Team Energy, barré par Loick Peyron réussissait également un joli coup avec une 2nde, une 7ème et une 4ème place, l’équipage « français » terminant devant, ORACLE Racing Coutts et ORACLE Racing Spithill. Aleph (7e), China Team (8e) et Green Comm Racing (9e) ont quant à eux eu plus de difficultés en terminant à des places comprises entre la 6ème et la 9ème.

Résumés des courses du jour vues par Energy Team

Course 1 : Auteurs d’un très bon départ, Loïck Peyron et ses hommes franchissent la première marque en troisième position. Energy Team gagne une place lors du premier bord de portant et franchit la deuxième marque en dauphin d’Oracle Racing Spithill et devant Emirates Team New Zealand (D. Barker). La remontée vers la troisième marque voit un resserrement dans le trio de tête mais le classement n’évolue pas. Très à l’aise dans ces conditions légères, Energy Team réalise alors un deuxième bord de portant superbe et prend la tête à la quatrième marque, talonné par Dean Barker. Le bateau français maintient le cap et franchit les cinquième et sixième marques en position de leader, malgré la pression d’Artemis qui fait un retour en fanfare. Les deux bateaux se livrent alors un duel de toute beauté et c’est finalement l’équipage mené par Terry Hutchinson qui prend les rênes de la course à l’avant-dernière marque. Loïck Peyron ne parvient pas à combler l’écart mais il maintient James Spithill dans son tableau arrière. Il s’empare donc d’une excellente deuxième place, à l’issue d’une course dont il a constamment occupé les avant-postes.

Course 2 : Encore un beau départ pour Energy Team ! Troisième à la première marque juste derrière Emirates Team New Zealand et Aleph, l’équipage mené par Loïck Peyron gagne une place à l’issue du premier bord de portant. Energy Team, qui tente alors de recoller aux leaders néo-zélandais, est rattrapé par Artemis pendant le premier bord de près. Les Français conservent leur troisième position jusqu’à la seconde remontée au vent qui leur est fatale puisqu’ils perdent trois places et sont sixièmes à l’avant-dernière marque. Mais les écarts restent faibles et Energy Team peut encore espérer décrocher une place dans le Top 5. Malheureusement, le team français doit se contenter de la septième place à l’arrivée d’une deuxième manche finalement remportée par Team Korea.

Course 3 : Toujours bien placé dans les phases de départ, Energy Team franchit la première marque en troisième position, à la faveur des pénalités infligées à Emirates Team New Zealand et Aleph, qui ont coupé la ligne trop tôt. Une nouvelle lutte s’engage alors avec Artemis et c’est le team français qui prend les devants à l’issue du premier bord de portant. Deuxième à la quatrième marque à seulement 7 secondes d’Artemis, Loïck Peyron est dans le match pour la gagne. Mais il perd du terrain lors de la seconde remontée au vent et franchit l’avant-dernière marque en quatrième position, derrière Artemis, Emirates Team New Zealand et Team Korea. Un classement qui n’évoluera pas jusqu’à l’arrivée.

Loïck Peyron (FRA), skipper/barreur, Energy Team (FRA) : « C’est une journée assez positive. On a pris de bons départs en moyenne, juste assez « safe », avec une meilleure analyse de la flotte. En statistique, c’est incroyable le nombre de bouées qu’on a dû passer en 2e position, c’est pas mal ! Après, on ne tient pas toujours la distance, ça montre qu’il faut gérer la pression et quelques petits détails encore… Dans un petit vent médium comme aujourd’hui on se sent à l’aise. On a eu une vitesse dont on n’a pas à rougir pour l’instant, au près particulièrement avec le nouveau foc 2 de notre ami Jean-Bat (Le Vaillant) qui est magnifique. C’était exactement le range de vent pour cette voile aujourd’hui. Et puis un joli travail à bord, avec une belle entente, une bonne progression. Notre ami JS (Ponce) qui a remplacé Yann Guichard n’était pas très fier ce matin, mais ça a très bien fonctionné, et il trouve cela vachement bien ce soir… Et puis, on sait parfaitement encore où progresser, c’est ça qui nous rassure. Il y a tellement de domaines à travailler que c’est rassurant paradoxalement… ».

Bertrand Pacé (FRA), skipper/barreur, Aleph (FRA) :« Les conditions étaient superbes avec 10/15 nœuds et beaucoup de bascules ce qui est passionnant car cela crée des opportunités. Mais nous n’avons pas été bons dans tous les domaines de la régate. Nous sommes mal partis, nous avons fait des erreurs sur les manœuvres et notre communication à bord sur la stratégie et la tactique n’a pas été pertinente. Nous allons donc changer notre organisation à bord demain afin que Nicolas LeBreton qui manœuvre et tactique, soit plus proche de moi. Pour demain nous espérons des résultats bien sûrs meilleurs, dans les quatre premiers. Nous avons une bonne marge de progression, surtout au niveau des départs, je reste confiant pour la suite. »

Terry Hutchinson (USA), skipper/barreur, Artemis Racing (SUE) :
« La présence de Iain (Percy) à bord sur la première course m’a apporté de la sérénité dans la manière dont nous menons le bateau et m’a permis de me concentrer uniquement sur la barre. Iain nous a vraiment bien positionné pour les bascules de vent. Nous avions la vitesse et nous avons pris les bonnes décisions. »

Ray Davies (NZL), tacticien, Emirates Team New Zealand (NZL) :
« Avec un vent moins fort et instable, des bords très courts, du courant et du marnage, la journée s’est avérée néanmoins plutôt bonne pour nous. Même après notre mauvais départ sur la troisième manche, nous avons réussi à revenir jusqu’en seconde position et nous en sommes très heureux. »

Les régates du Plymouth Match Racing Championship se poursuivent demain jeudi avec trois nouvelles régates en flotte au programme. Les courses débutent à 15h10.

Classement provisoire
1 – Artemis Racing : 1e – 4 – 1e = 27 points
2 – Emirates Team New Zealand : 4 – 2 – 2  = 25 points
3 – Team Korea : 6 – 1e – 3 = 23 points
4 – Energy Team 2 – 7 – 4  = 20 points
5 – ORACLE Racing Spithill :  3 – 5 – 5 = 20 points
6 – ORACLE Racing Coutts : 5 – 3 – 6 = 19 points
7 – Aleph : 7 – 6 – 9 = 12 points
8 – China Team : 8 – 8 – 8 = 9 points
9 – Green Comm Racing : DSQ – 9 – 7 = 7 points

 

Journée mouvementée à Plymouth avec 3 chavirages

Deuxième journée de régates très spectaculaire aujourd’hui pour les AC45, à Plymouth avec trois chavirages sur la seule manche du jour, et deux équipages frôlant la correctionnelle lors des runs de vitesse.

Hier, Emirates Team New Zealand avait empoché la première et la troisième manche, la seconde allant à ORACLE Racing Spithill. Côté français, Energy Team débuté la journée avec un rappel suite à un départ prématuré, terminant dernier de cette première manche, Aleph se distinguait avec une quatrième place sur la première course, puis une cinquième sur la troisième manche, l’équipage mené par Bertrand Pacé pointait en quatrième position derrière les favoris ETNZ, Oracle Racing Spithill et Artemis Racing.

Une seule course en flotte était prévue aujourd’hui avec un grand soleil, 35 nœuds en rafales et une mer agitée, les conditions étaient réunies pour une régate spectaculaire.

Trois chavirages ont émaillé cette manche, la série a été inauguré par Aleph, sur le second bord de reaching après quatre minutes de course, suite à un planté des étraves, le second équipage à chavirer était celui de Team Korea, toujours suite à un planté, le catamaran a pendant quelques secondes semblé retomber du bon côté avant de se coucher sur l’eau, Green Comm clot la série sur le dernier bord.

L’équipage français a rapidement pu redresser son cata, mais le haut de l’aile a été sérieusement endommagé lors du chavirage et l’équipe n’a pas eu d’autre choix que d’abandonner et de rentrer au port afin de gruter le catamaran au plus vite. Les réparations sur Green Comm seront également importantes, le team prévoit deux jours pour remettre l’AC 45 en état de naviguer.

Rapidement Terry Hutchinson sur Artemis Racing prenait la tête, suivi de James Spithill (Oracle Racing) et Loïck Peyron (Energy Team). Sur les premiers bords, l’équipage de Dean Barker (ETNZ) revient au contact d’Oracle Racing Spithill, sur un virement, les deux bateaux encadrent Artemis Racing qui doit abandonné suite à une casse sur le volet arrière de l’aile. Energy Team voyait revenir Russell Coutts, qui arrivait à passer le catamaran français sous le vent.

Sur la ligne, James Spithill et son équipage s’imposent devant ETNZ et Oracle Racing Coutts, Energy Team termine quatrième devant China Team et Team Korea qui a bouclé le parcours malgré le chavirage (le règlement autorise les équipages à terminer la course après avoir reçu une aide extérieure suite à un chavirage).

La journée s’est terminée avec des runs de vitesse sur 500m, comme samedi, Russell Coutts a été le plus rapide avec un run à 25,92 nœuds de moyenne (48 km/h).

Lors de leur premier essai, Oracle Racing Spithill et Energy Team ont frôlé le chavirage

Réactions du jour

Bertrand Pacé (FRA), skipper/barreur, Aleph (FRA) :
« Nous avons chaviré par l’avant, l’étrave a planté et le bateau a suivi. Personne n’a été blessé et nous avons juste abîmé le haut de l’aile. Nous naviguions sur un angle délicat (au reaching) mais nous allions très vite et nous pensions que ça passerait car cela arrive plutôt avec moins de vitesse. Ce sont des conditions dans lesquelles nous devons courir, il suffit juste d’apprendre à bien régater dans ces situations c’est tout. Mon manque d’expérience du multicoque a entrainé notre chavirage aujourd’hui. On ne peut pas avoir la régate et le multicoque, ça s’apprend et aujourd’hui nous avons touché les limites. On attaque plus en course qu’en régate, c’est normal. Le chavirage fait partie du jeu mais les conditions étaient maniables. »

Loïck Peyron (FRA), skipper/barreur, Energy Team (FRA) :
« Belle journée avec un très bon départ pour une manche de 40 longues minutes car il fallait survivre avec beaucoup de vent et des angles de vent difficiles à tenir. C’est la première fois que l’on courrait dans des conditions aussi intenses. Le marin expérimenté du multicoque au large que je suis sensé être revient un peu trop, avec cette envie de finir et de ne rien casser, c’est « offshore » comme attitude. Je ne regrette pas car notre bateau est en entier en soir. Ceux qui apprennent depuis six mois ou un an ont cette chance de l’innocence. Nous, nous savons aussi comment faire mais nous avons trop vécu de catastrophes au large en multi pour ne pas en être imprégnés. »

Yann Guichard (FRA), régleur d’aile rigide, Energy Team (FRA) à propos des différences entre les épreuves d’Xtrem 40 et d’AC45 :
« Les deux sont de la régate condensée à l’extrême. Si les parcours sont un peu plus grands en AC45, les bateaux vont plus vite et nous avons aussi la limite virtuelle à gérer, le rythme à tenir à bord est donc similaire. Il y a néanmoins la spécificité du bateau, plus extrême, plus rapide, plus instable en latéral mais beaucoup moins en enfournement qu’un Xtrême 40. Par contre, quand tu commences à lever, tu arrives vite à l’angle critique où tu es en équilibre instable et tu ne sais pas de quel coté le bateau va retomber. »

Luca Devoti (ITA), directeur sportif, Green Comm Racing (ESP) :
« Personne n’a été blessé mais l’aile a été endommagée, nous aurons besoin de deux jours pour la réparer.

Russell Coutts (NZL), skipper/barreur, ORACLE Racing Coutts (USA) :
« Il y avait beaucoup de choses auxquelles il fallait faire attention aujourd’hui. Vous pouvez rater un virement et chavirer. C’est bien, cela met les marins à l’épreuve et c’est pour ça que nous sommes là. Attendez de voir quand la flotte régatera à San Francisco, ce sera comme ça tous les jours. »

Chris Draper (GBR), skipper/barreur, Team Korea (KOR), à propos du moment du chavirage :
« Nous savions que nous étions lents au moment du bear-away et que c’était un peu risqué. Il n’est pas idéal de vivre cela en course, mais c’est bien que cela arrive maintenant et merci à notre équipe technique qui nous a aidé à remettre le bateau à l’endroit pour que nous finissions la course. » 

Vasilij Zbogar (SLO), skipper/barreur, Green Comm Racing (ESP) sur le fait de chavirer peu avant l’arrivée :
« C’était vraiment dommage de chavirer à la fin, mais je pense que nous étions très fatigués. C’est la première fois que nous régatons dans ces conditions. Nous avons bien navigué sur la première moitié du parcours mais sur la seconde, nous avons commencé à faire des erreurs. Nous voulions la jouer « safe » jusqu’à l’arrivée mais vous ne pouvez pas vraiment sur ces bateaux, il faut être à 100% tout le temps, sinon vous chavirez, ce qui nous est arrivé à la fin mais cela aurait pu être le cas n’importe où sur le parcours. »

Terry Hutchinson (USA), skipper/barreur, Artemis Racing (SUE) :
«  La bastaque a heurté l’aile et le volet arrière s’est brisé sur la partie basse.  Emirates naviguait à notre vent et pour éviter les problèmes supplémentaires, nous avons décidé d’arrêter la course. »

Dean Barker (NZL), skipper/barreur, Emirates Team New Zealand (NZL), à propos de l’exigence de ces conditions :
« Cela réduit les possibilités sur la manière de conduire le bateau. Malheureusement, nous avons raté deux virements et n’avons saisie toutes nos opportunités. Pour nous ces événements sont d’abord une occasion de faire progresser l’équipe afin d’être de plus en plus confiants en multicoque. C’est bien d’avoir différentes conditions météo, car celles d’aujourd’hui pourraient ressembler à celles de San Francisco. »

James Spithill (AUS), skipper/barreur, ORACLE Racing Spithill (USA) sur la volonté de toujours s’améliorer même après une victoire :
« Nous pouvons encore gagner en vivacité. Aujourd’hui, je me suis efforcé à rester calme ce qui n’est pas évident car vous savez que chaque erreur peut coûter très cher. »

Charlie Ogletree (USA), skipper/régleur/tacticien, China Team (CHN), satisfait du comportement de son équipe :
« Une très belle pour nous. Nous étions vraiment satisfaits de notre préparation, du programme et de nos nouveaux marins. C’est la plus belle manche réalisée jusqu’ici avec cet équipage. »

 

Emirates Team New Zeland vainqueur de l’America’s Cup World Series Cascais

Emirates Team New Zealand a brillamment remporté l’ultime régate en flotte hier à Cascais et s’adjuge l’America’s Cup World Series Cascais.


ORACLE Racing Spithill prenait le meilleur départ et contrôlait ETNZ sur les deux premiers bords, les deux catamarans étaient suivis de près par Oracle Racing Coutts, Aleph, barré par Bertrand Pacé et Artemis Racing.

Dean Barker revenait sur James Spithill sur le second portant. Spithill part sur la gauche du plan d’eau alors que les néo-zélandais vont chercher de la pression au centre, ce qui leur permet de passer Oracle Racing Spithill sous le vent, ils ne leur reste alors plus qu’à contrôler leur adversaire direct pour remporter cette manche. Artemis Racing profite de cette bataille pour la 1ère place pour refaire son retard et s’intercale à la dernière bouée devant James Spithill, Terry Hutchinson et son équipage coiffent Oracle Racing au poteau et terminent 2nd, le podium est complété par Oracle Racing Spithill,  Russell Coutts prend la 4e place.

La surprise dans la seconde moitié de tableau est venue de Green Comm qui prend une belle 5ème place, alors que l’équipe espagnole était plutôt habituée aux dernières places durant cette semaine de régates.


Aleph qui a tenu bon sur les deux premiers bords lâchera peu à peu du terrain et termine finalement à la sixième place après une belle bataille à la dernière bouée. Le résultat était plus contrasté du côté d’Energy Team, barré pour cette dernière régate par Yann Guichard, qui remplaçait Loick Peyron, parti courir le Fastnet sur Banque Populaire 5 ; en effet le manque d »expérience du skipper sur ce support s’est fait sentir dès le départ, assez prudent, les hommes de Yann Guichard batailleront malgré tout pour revenir sur leurs concurrents, ils prennent la huitième place.

Classement de cette America’s Cup World Series Cascais
1. Emirates Team New Zealand (NZ) – 10 points
2. Artemis Racing (SWE) – 9 points
3. Oracle Racing Spithill (USA) –8 points
4. Oracle Racing Coutts (USA) – 7 points
5. Green Comm Racing (ESP) – 6 points
6. Aleph (FRA) – 5 points
7. Team Korea (KOR) – 4 points
8.Energy Team (FRA) – 3 points
9. China Team (CHN) – 3 points


Réactions du jour

Dean Barker, skipper/barreur, Emirates Team News (NZL)
« C’est vraiment fantastique pour nous. La régate fut très difficile de bout en bout. La brise ne s’est jamais vraiment établie et il y avait de grands trous de vent sur le plan d’eau. Il fallait être toujours au bon endroit au bon moment. »

Le bilan de la semaine : « Nous étions très frustrés après la journée d’hier, nous avions commis beaucoup d’erreurs mais nous avons su rebondir. Nous sommes satisfaits de ce que nous avons fait à Cascais. Il nous reste encore deux ans et beaucoup de travail nous attend. »

Terry Hutchinson, skipper/barreur, Artemis Racing (SUE)
« Nous avons été consistants, gagnant du terrain à chaque bord. L’équipage a fait un job incroyable aujourd’hui et c’est aussi bien d’avoir des bords qui durent plus longtemps et permettent de mieux utiliser la vitesse du bateau. C’est sûrement notre meilleure manche de tout le championnat. » 

Bertrand Pacé, skipper/barreur aujourd’hui, Aleph (FRA)
« Cela fait vraiment plaisir après la frustration de notre succession de mauvaises manches. Là, sur une régate plus longue, nous avons tenu le coup en vitesse, en tactique et en manœuvre. Nous avons taillé un peu gennaker la nuit dernière, cela a un peu amélioré les choses mais il va falloir encore travailler. J’avais la trouille en début d’après-midi quand il y avait 25 nœuds. J’ai dit aux gars « quoi qu’il arrive, on y va à fond et on ne se pause pas trop de questions ». Mais le vent a vraiment molli, il fallait jouer les bascules, la droite était bonne mais pas jusqu’au bout, c’était une belle régate. Je suis bluffé par le bateau. Tu peux changer ta manière de régater selon l’adversaire que tu as à tes côtés, tu peux faire du cap, abattre, accélérer, il répond dans l’instant, c’est vraiment un bateau fabuleux. Il est sûr que nous serons à Plymouth. Nous sommes sur la bonne voie, ce n’est pas facile mais nous avançons. »

Larry Ellison, CEO, ORACLE Racing (USA)
« Ces bateaux sont les plus excitants à bord desquels j’ai jamais régaté. Ils sont vraiment très rapides, vous prenez une risée, une bascule et vous pouvez passer. Ce n’est pas seulement : gagner le départ et gagner la course. Félicitations à Dean Barker et Terry Hutchinson, premier et second devant nous aujourd’hui. Cascais a été un site superbe pour ces régates, nous regardons maintenant vers Plymouth et nous espérons aussi d’autres lieux comme Auckland, San Francisco. C’est un circuit international avec les meilleurs marins à bord des bateaux les plus rapides. Nous souhaitons montrer les AC45 et cette technologie dans le monde entier. »

Vasilij Zbogar, skipper/barreur, Green Comm Racing (ESP)
« Superbe journée pour notre équipe. Nous sommes les derniers arrivés ici mais nous avons progressé tous les jours, 9e, 8e,7e, 6e et maintenant 5e…Aujourd’hui l’esprit d’équipe à bord s’est renforcé comme jamais. Nous nous sommes battus jusqu’au bout et notre équipe a le potentiel pour gagner. »

Yann Guichard, barreur, Energy Team (FRA) :
« C’était difficile pour moi, tout était nouveau, le format, le bateau, le départ au reaching. Cela faisait beaucoup d’informations à intégrer en peu de temps. J’ai eu du mal à sortir la tête du bateau, à regarder notre positionnement et celui des concurrents. On se fait un peu décrocher dès le départ. On se fait couvrir par le paquet et les quatre premiers s’envolent. Ce qui a été dur pour moi c’est de gérer la box, car on est souvent tenté d’aller plus loin chercher la risée, mais tu es obligé de virer. »

Le prochain rendez-vous pour ces équipes sera les America’s Cup World Series Plymouth du 10 au 18 septembre.

James Spithill au dessus du lot

James Spithill et l’équipage d’ORACLE Racing ont dominé le favori Emirates Team New Zealand en remportant le Cascais AC Match Race Championship.

Après quatre jours d’épreuves, ce championnat s’achève ,avant une dernière régate en flotte demain qui déterminera le vainqueur de cet AC World Series Cascais.

Quarts de finale : Energy Team vs Artemis Racing

L’équipage de Loïck Peyron s’est incliné face à  Terry Hutchinson, les français commencent avec une pénalité reçue lors de la phase de pré-départ, mais réussissent à reprendre l’avantage face aux suédois lors du premier empennage. Sur le premier près les suédois reprennent la tête grâce à une pression favorable, quelques erreurs sur Energy Team n’arrangent rien, les français terminent cependant honorablement à une trentaine de secondes de leur adversaire.

Quarts de finale : Oracle Racing Coutts vs Team Korea

Chris Draper et son équipage prennent l’avantage dès le départ sur Russel Coutts, les deux équipages se lancent dans une bataille d’empennages et de virements enroulent, l’équipage sous couleurs coréennes creuse petit à petit sur les américains et s’impose faceau quadruple vainqueur de l’America’s Cup.

A l’issue de ces quarts de finale, Artemis et Team Korea étaient donc qualifiés pour affronter Team Oracle Spithill et Emirates Team New Zealand.

Demi-finale 1 : Oracle Racing Spithill vs Artemis Racing

L’équipage de James Spithill prend rapidement l’avantage sur celui de Terry Hutchinson. Au passage de la seconde marque sous le vent, les équipiers laissent échapper la drisse de gennaker d’Artemis entrainant la chute de la voile à l’eau, les suédois voient alors le catamaran américain s’échapper pendant que les équipiers s’affairent à remonter la voile à bord.

Demi-finale 2 :Team korea vs Emirates Team New Zealand

La hiérarchie est respectée lors de ce duel, Dean Barker et son équipage d’Emirates Team New Zealand prennent le meilleur départ mais Team Korea reste au contact lors des deux premiers bords avant de perdre prise sur le deuxième portant, ils s’inclinent finalement avec les honneurs face à l’une des meilleurs équipes de ces America’s Cup World Series.

Finale : Oracle Racing Spithill vs ETNZ

Logiquement, on retrouve Emirates Team New Zeland et Oracle Racing Spithill pour cette finale de match race.

Spithill prend l’avantage au départ du premier match, malgré tout les néo-zélandais restent au contact jusqu’à la fin du second portant, le gennaker d’ETNZ s’emmêle dans l’étai entrainant un « cocotier » lors du déroulage de la voile, les néo-zéalandais sont alors distancés par les américains qui remportent le match.

La seconde manche (format de a finale à deux manches gagnantes) commence bien pour les Kiwis qui passent la première marque en tête, mais le sort s’acharne à nouveau sur les néo-zélandais, qui connaissent des soucis d’enrouleur de gennaker, ils tardent donc à envoyer leur voile de portant et Oracle passe, les deux équipages se lancent alors dans un duel d’empennages, malgré leurs efforts, ETNZ ne pourra revenir sur Oracle qui remporte ce Cascais AC Match Race Championnship.

Réactions du jour

James Spithill, skipper/barreur, ORACLE Racing Spithill (USA)
« C’est fantastique ! C’est bien d’avoir réussi finalement à mettre Dean Barker et ses gars derrière et deux fois. Dean était le grand favori. John Kostecki était diabolique à la tactique aujourd’hui ! Pour demain, nous devons assimiler ce que nous avons appris et, si nous avons la même brise avec des bouffes comme cet après-midi, la régate (en flotte) pourrait être délicate. »

Dean Barker, skipper/barreur, Emirates Team New Zealand (NZL)
« C’était une journée très frustrante. Nous avons fait beaucoup d’erreurs, dans les positionnements, les manœuvres et nous avons gâché par deux fois nos chances. Ce n’est pas un problème de gennaker mais de progrès que nous devons réaliser ensemble à bord pour devenir encore plus consistants. Nous sommes tous en train d’apprendre pour acquérir ce qui deviendra ensuite une routine. »

Loïck Peyron, skipper/barreur, Energy Team (FRA)

A propos du match contre Artemis Racing : « C’était notre premier Match Race, on aurait pu croire à la chance du débutant, mais ça ne marche pas à tout les coups. Nos amis d’Artemis sont des garçons qui naviguent bien et puis j’ai fait pas mal de bêtises aujourd’hui. Les gars ont bien navigué, sauf au départ où on a mal réagit sur le bateau. On rentre bâbord sur la ligne mais on prend une petite pénalité parce que je ne m’écarte pas assez d’Artemis qui se fait pressant. C’est vrai qu’on aurait du anticiper pour éviter cela, c’était justifié. On part donc derrière ce qui n’est pas grave, la preuve on repasse devant au premier empannage. On empanne mieux qu’eux, on manoeuvre bien, puis ils prennent une risée énorme et là on ne peut pas faire grand chose. Après, on se retrouve avec une autre position tribord-babord qui nous est défavorable, on se rapproche très près mais on ne prend pas de pénalités cette fois. Ensuite on s’en sort bien au près et là c’est la seule erreur que je regrette de la journée, c’est au moment où l’on croise à nouveau au près. Ils sont tribord mais ils virent devant nous et là, je fais l’erreur de virer alors que je pense que ça passait dessous et que le jeu repartait. Ça, c’est une vraie erreur que j’aurais pas du faire… Ensuite, le match se déroule pas mal. En terme de manoeuvre, de vitesse, on n’a pas à rougir. 30 secondes d’écart à l’arrivée, ce n’est rien en multicoques, c’est juste quelques longueurs, mais cela fait la différence… ».

Le bilan de l’expérience à Cascais : « Fabuleux à tous les points de vue. Il fallait être là, il faudra être à Plymouth (sept.) et grâce à Corum et aux partenaires à venir d’Energy Team nous avons sécurisé notre participation au championnat AC45 sur deux ans. Deux choses positives encore : nous avons su apprendre et progresser au sein de l’équipage et l’organisation de l’épreuve ici a su montrer qu’un nouveau « produit », si j’ose parler ainsi, est arrivé sur le marché. » 

Chris Draper, skipper/barreur, Team Korea (KOR)
« Nous avons jusqu’ici pris beaucoup de plaisir à bord et dépassé nos espérances, notamment en match race. Malheureusement, nous n’avons pas réalisé une excellente seconde manche aujourd’hui (contre Barker) et je pense que nous devons modifier l’approche que nous avons eue sur cette course. Nous avons néanmoins beaucoup appris et nous reviendrons encore plus forts. »

Emirates Team New Zealand gagne les Extreme Sailing Series de Boston et prend la tête du championnat

Dean Barker et son équipage sur Emirates Team New Zealand ont réalisé un joli coup lors de l’ultime régate des Extreme Sailing Series de Boston ; en prenant la seconde place, les néo-zélandais empochaient les points comptant double et reléguaient Terry Hutchinson et l’équipage d’Artemis à  la seconde place à 4 points derrière Emirates Team New Zealand.

© Lloyd Images

L’équipage d’Artemis perd donc cette étape après avoir mené depuis le premier jour, une déception pour le skipper américain qui aurait souhaité s’imposer devant son public lors du jour de la fête nationale célébrant l’indépendance des USA :  » Comme je l’ai dit hier, il y a une seule manche qu’il est interdit de perdre, la dernière. Nous étions très bien placés à la première marque, mais le vent à pris de la gauche et 4 bateaux sont passés devant. Je suis déçu mais je tiens à féliciter Emirates Team New Zealand, ils ont fait un super boulot et n’ont rien lâché. Je suis désolé pour les nombreux fans qui nous ont soutenu pendant ces 5 jours de compétition, ils auraient mérité cette victoire, surtout en ce jour d’Indépendance Day. »

Cette victoire d’étape est la première pour les néo-zélandais qui enchainent les podiums depuis le début de la saison, Dean Barker :  « Les conditions de navigation ont été très difficiles ici, « expliquait Dean. « Déjà à Istanbul, la finale avait été très serrée et c’est agréable cette fois d’en sortir victorieux. Boston était un très bel événement,  la ville est sublime et le public a été fantastique. »

© Lloyd Images

The Wave, Muscat et son nouveau skipper Leigh McMillan complète le podium : « J’ai du mal à y croire, je sautais partout et hurlais comme un gosse quand nous avons coupé la ligne d’arrivée. C’est génial pour l’équipe, une sacré récompense. »

Côté français, Groupe Edmond de Rothschild réalise une contre performance avec une cinquième place, les hommes du Gitana Team ont manqué de régularité sur ce grand prix, enchainant des victoires avec des dernières places, Pierre Pennec : «J’ai eu des passages à vide cette semaine et sur les Extreme Sailing Series, le niveau est tel que je ne peux pas me le permettre. Je me suis peut-être mis un peu trop de pression en arrivant ici et il va falloir que je trouve le bon dosage entre la pression saine du compétiteur et celle qui déstabilise. A bord, nous ne parvenions pas à trouver les solutions pour retrouver notre niveau mais hier soir, lors de notre débriefing, nous avons eu une discussion calme mais très franche et cela m’a beaucoup aidé pour cette dernière journée. J’aime cette franchise car elle nous fait progresser. Mes équipiers sont très forts, ils savent tout faire, et pour le reste ça se passe dans la tête. Il faut que j’arrive à me libérer sur l’eau comme cela a été le cas sur les dernières manches aujourd’hui.»

L’équipage de Groupe Edmond de Rothschild perd donc sa place de leader au général au profit d’ETNZ, Artemis est second avec 1 point d’avance sur les français.

Les Extreme 40 se retrouveront pour de nouvelles régates à Cowes du 6 au 12 août.

Classement de l’Extreme Sailing Series 2011 après quatre Grands Prix
1.Emirates Team New Zealand (NZ) – 39 points
2. Artemis Racing (SWE)  –  37 points
3. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) –  36 points
4. Luna Rossa (ITA) – 33 points
5. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 28 points
6. The Wave, Muscat (OMA) – 27 points
7. Alinghi  (SUI) –  24 points
8. Oman Air (OMA) – 15 points
9. Team Extreme (EUR) – 9 points
10. Niceforyou (ITA) – 9 points
11. Team GAC Pindar (GBR) – 7 points

Victoire d’Artemis, devant ETNZ et Groupe Edmond de Rothschild

Après 5 jours de régates et 43 manches courues (un record dans cette classe) ; ce sont finalement les hommes d’Artemis Racing qui s’imposent sur cet Acte 3 des Extreme Sailing Series devant Emirates Team New Zealand et Groupe Edmond de Rothschild.

Tout s’est joué sur la dernière manche, dont le résultat compte double, au départ de cette ultime régate, Terry Hutchinson sur Artemis Racing comptait trois points d’avance sur Groupe Edmond de Rothschild et cinq sur  Emirates Team New Zealand mené par Dean Barker, ce dernier prenait un beau départ en tête de flotte, Artemis se retrouvait sous le vent de Groupe Edmond de Rotschild, les deux catamarans viraient de bord, mais les hommes du Gitana Team se voyaient contraints de virer de nouveau pour éviter un Extreme 40, Pierre Pennec et ses hommes perdaient alors cet acte 3, Artemis pouvant continuer sa route sans virer de nouveau. Emirates coupait la ligne en 1er, devant NiceForYou sur le dernier portant, Terry Hutchinson arrivait à passer Team GAC Pindar et terminait troisième de la manche, emportant l’Acte 3 devant ETNZ et Groupe Edmond de Rothschild.

A noter la contre performance d’Alinghi avec une septième place au général sur cette étape alors que  l’équipage de Yann Guichard pointait en tête à la fin de la seconde journée. Ils payent malheureusement une troisième journée ratée suite à une collision avec Team Extreme, Yann Guichard n’a pu éviter le contact à pleine vitesse, Alinghi effectuera cependant de très belles quatrième et cinquième journées.

Tanguy Cariou, skipper d’Alinghi : « Après deux premières manches plutôt moyennes, nous étions pas mal sous pression, nous avons essayé d’abattre mais avons perdu le contrôle du bateau et sommes rentré violemment en collision avec Team Extreme. Je suis tombé à l’eau et notre numéro a heurté un winch. Nous sommes bien sûr très déçus et désolés pour Team Extreme, mais malheureusement cela fait partie du jeu. »

Pierre Pennec, barreur de Groupe Edmond de Rothschild : « ce troisième Grand Prix de la saison était vraiment très intense. Courir quarante-trois régates, c’est prendre autant de départs avec beaucoup de pression sur nos épaules lors de ces phases toujours cruciales. Le cœur monte très haut tout au long de la journée et malgré toute cette tension nous devons rester concentrés, performants et réactifs. Ces Grand Prix vont me marquer longtemps dans ma vie de coureur. Au niveau intensité, cela n’a rien à voir avec d’autres épreuves. Ici, en une journée nous faisons bien souvent plus de manches qu’en une semaine de course sur d’autres séries ! Notre objectif majeur est d’être réguliers sur l’ensemble de la saison afin de remporter le titre annuel. Bien sûr, nous aimerions bien gagner chaque épreuve, car nous préférons toujours être sur la plus haute marche du podium, mais cela ne doit pas nous faire perdre de vue notre objectif. Et avec cette troisième place à Istanbul la mission est parfaitement remplie !»

Hervé Cunningham, le n°1 de Groupe Edmond de Rothschild  : « Ces deux équipages préparent la prochaine Coupe de l’America. Ce qui signifie qu’ils naviguent quasiment non-stop toute l’année que ce soit ici ou sur d’autres supports. Ils sont peut être « rookies » sur les Extreme mais c’est très loin d’être le cas dans l’absolu. Nous attaquons notre troisième année sur le circuit et c’est pourquoi notre progression sur l’eau est sûrement moins impressionnante que celles de certains de nos adversaires. Mais, Grand Prix après Grand Prix, l’équipage gagne en sérénité et en maîtrise, ce qui est extrêmement positif. Il nous reste encore à travailler, et heureusement »

© Lloyd Images

Classement à Istanbul
1 Artemis Racing 307
2 Emirates Team New Zealand 306
3 Groupe Edmond De Rothschild 296
4 The Wave, Muscat 274
5 Luna Rossa 272
6 Red Bull Extreme Sailing 254
7 Alinghi 245
8 Oman Air 245
9 Team GAC Pindar 237
10 Niceforyou 212
11 Team Extreme 188

Classement général 2011
1 Groupe Edmond De Rothschild 29
2 Emirates Team New Zealand 28
3 Artemis Racing 27
4 Luna Rossa 25
5 Red Bull Extreme Sailing 23
6 The Wave, Muscat 18
7 Alinghi 18
8 Oman Air 11
9 Team Extreme 8
10 Niceforyou 6
11 Team GAC Pindar 5

Artemis en tête à Istambul

La première journée de l’Acte 3 des Extreme Sailing Series™ à Istanbul en Turquie a été disputée par les 11 équipages avec sept courses et six vainqueurs différents.

Artemis Racing l’emporte avec un total de 52 points, avec un  point d’avance sur Luna Rossa (barré par le vainqueur de l’an dernier Paul Campbell James) et Alinghi troisième avec 47 points (et barré par Yann Guichard), second du championnat 2010 sur Gitana).

Alinghi, Emirates Team New Zealand, The Wave Muscat, Groupe Edmond de Rothschild, Team GAC Pindar ont tous remporté une manche, Luna Rossa en empochant deux,  Terry Hutchinson à la barre d’Artemis Racing s’est montré le plus régulier, ce qui semble la clef de réussite sur ce championnat où de nombreuses manches sont courues : « L’une des meilleure choses que nous avons faite a été de ne pas trop nous énerver quand nous n’étions pas gâté par les conditions. La dernière course était l’exemple parfait : nous nous sommes accrochés pendant la course et avons attendu qu’une opportunité se présente à nous pour la saisir.  Quand une jolie petite bascule est arrivée sur le parcours, nous y sommes allés en empannant tôt, je pense que nous avons passé trois bateaux en une seule manœuvre, c’était très très bien ! »

Team GAC Pindar remporte sa toute première manche cette année. Ian Williams, skipper, était réjoui de remporter sa première course dans des conditions si difficiles : « C’était un vrai challenge aujourd’hui, avec des conditions très instables, des vents parfois forts, parfois légers ce qui a rendu les choses vraiment compliquées. Remporter notre première victoire aujourd’hui, c’est super. C’était très serré avec Team Extreme mais au final, on s’est faufilé sur la ligne laissant Team Extreme terminer deuxième. »

Oman Air est bien placé en 4ème position devant Emirates Team New Zealand, The Wave et Groupe Edmond de Rothschild en 7ème position.

Pas d’inquiétude outre mesure du côté de l’équipage français, avec seulement 8 points de retard sur les hommes de tête, comme l’explique Hervé Cunningham, n°1 : « Il est vraiment difficile d’analyser ce plan d’eau et de tirer son épingle du jeu. Les eaux où nous naviguons sont encaissées entre deux collines, ce qui dans les faits nous donnent deux vents très différents en direction à gérer. D’où la difficulté d’appréhender le régime qui va rentrer dans les prochaines longueurs. Le plan d’eau marque peu et les risées sont vraiment dures à anticiper. Tout ce que je viens d’expliquer réclame d’être opportuniste et malheureusement d’avoir un peu de chance. Je n’ai pas la sensation que la chance ait été notre point fort aujourd’hui. Néanmoins, le bilan de la journée reste positif. Ca distribue beaucoup ici : nous avons pu voir un bateau gagner une manche et terminer dernier de la suivante… Les premiers bateaux, dont nous faisons ce soir partie, sont extrêmement serrés en termes de points. Nous allons nous bagarrer jusqu’au bout et ne rien lâcher car, comme nous le répétons souvent, en Extreme un seul point peut faire la différence.»

A partir de demain, les parcours seront plus courts, puisqu’ils les courses auront lieu devant la partie VIP pour la journée presse avant l’ouverture du village de course des Extreme Sailing Series au public, ce vendredi 28.

Le Gitana Team s’impose à Muscate

Les Français de Groupe Edmond de Rothschild se sont imposés à Mascate après  32 manches disputées en 5 jours. Leader dès le premier jour, Pierre Pennec et ses hommes ont défendu jusqu’à la dernière manche cette première place. « Quelle journée ! Je suis bien évidemment heureux du résultat mais aussi particulièrement fier de la manière dont nous avons remporté ce Grand Prix. Nous avons su être relativement réguliers même si la troisième journée de régates s’est moins bien déroulée que les autres. J’ai une chance incroyable de naviguer avec un tel équipage. J’ai pris beaucoup de plaisir à barrer Groupe Edmond de Rothschild, et particulièrement sur la journée de brise de lundi. Sur les petits parcours, la pression était très grande et j’étais un peu plus tendu. Je n’avais pas le droit à l’erreur, pas avec un équipage comme le mien. Hervé, Thierry et Christophe sont aussi forts techniquement que tactiquement. Ils ont un très bon feeling et ils sont puissants physiquement. J’ai une dream team . Cette victoire me procure beaucoup d’émotion …Cela fait dix ans que l’on ne m’avait pas confié la barre d’un catamaran. »

© Lloyd Images

Cette dernière journée a ,comme souvent sur les Extreme Sailing Series, offert un combat acharné pour le podium, les 7 premiers du classement provisoire pouvaient encore, en théorie, remporter ce premier acte! Terry Hutchinson, skipper d’Artemis Racing et bizu de l’épreuve monte sur la deuxième place du podium : « C’est bon de voir que tous nos efforts depuis fin 2010 ont porté leurs fruits mais il reste encore beaucoup à faire pour nous améliorer. Nous allons légèrement modifier l’équipage pour la seconde épreuve, donc il y a un gros effort à fournir le mois prochain. »
Roman Hagara, skipper de Red Bull Extreme Sailing, accompagné de Hans Peter Steinacher, Will Howden et Craig Monk, complète le podium. Pour le duo olympique de Hagara et Steinacher, qui courraient déjà ensemble l’an dernier, il s’agit du meilleur résultat jamais enregistré: «Nous sommes très heureux ce soir, c’est le résultat que nous recherchions», a déclaré Steinacher. « Le niveau est de nouveau très élevé mais nous sommes ravis de nous battre contre les meilleurs. »


Emirates Team New Zealand, barré par Dean Barker, a effectué une très belle remontée, tout comme Luna Rossa (mené par le vainqueur de l’année dernière, Paul Campbell James), ils finissent respectivement 4ème et 5ème, Alinghi termine a une décevante 6ème place, comme l’explique Tanguy Cariou : «Nous sommes certainement déçus par ce résultat. La sixième place ce n’est pas ce que nous avions espéré avant de voyager à Oman mais nous avons manqué de rythme et d’agressivité sur les trois jours de courses en format stadium. L’équipe est encore en phase d’apprentissage sur ce circuit. Maintenant c’est à nous de faire un bilan objectif de cette première confrontation avant d’attaquer la suite de la saison en Chine mi avril».

© Lloyd Images

Les deux équipages des bateaux du team Oman Sail, complétement restructurés cette année terminent 7 et 8 ème.

Le second acte des Extreme Sailing Series se déroulera à Qingdao, Chine du 13 au 17 Avril.

Classement du Grand Prix de Muscat le 24 février (après trente-deux manches)

  1. Groupe Edmond de Rothschild (Pierre Pennec) – 253 points
  2. Artemis Racing (Terry Hutchinson) – 243 points
  3. Red Bull Extreme Sailing (Roman Hagara) – 239 points
  4. Emirates Team New Zealand (Dean Barker) – 236 points
  5. Luna Rossa (Max Sirena) –   234 points
  6. Alinghi (Tanguy Cariou) – 217 points
  7. The Wave, Muscat (Torvar Mirsky) – 208 points
  8. Oman Air (Sydney Gavignet) – 188 points
  9. Team Extreme (Roland Gaebler) – 140 points
  10. Niceforyou (Alberto Barovier) – 95 points
  11. Team GAC Pindar (Ian Williams) – 62 points

La saison 2011 des Extreme Sailing Series dévoilée

La saison 2011 des Extreme Sailing Series a été dévoilée ce soir en ouverture du World Yacht Racing Forum à Estoril au Portugal,  dix équipes sont engagés cette saison, elles se disputeront la victoire sur neuf événements, qui se dérouleront sur 3 continents (Europe, Asie, Amérique).

Le circuit obtient le label ISAF Special Event, d’autres classes de voilierscomplèteront le spectacle offert par les catamarans Extreme 40 dont des optimists, des 49ers, kiteboards et planches à voile. Les compétitions se dérouleront désormais sur 5 jours avec des parcours un peu plus diversifiés que les années précédentes : raids côtiers, régates au contact proches du public en courses en flotte, duels, chronos, match-race
La saison 2011 débutera à Muscat en Février 2011 et terminera à Singapour en Décembre, après l’étape omanaise, les concurrents rejoindront la Chine puis Istanbul avant une étape à Boston (USA) pendant les fêtes du 4 Juillet.
La Cowes Week accueillera les Extreme 40 pour la cinquième année consécutive avant un retour dans le port de Trapani pour la deuxième année consécutive. L’étape française reste dans les eaux méditerranéennes, à Nice avant que la flotte ne retrouve l’Andalousie et Almería en Espagne pour l’avant-dernier événement de la saison. Le vainqueur du circuit 2011 sera ensuite couronné à Singapour, mi-Décembre.
10 équipes sont inscrites, elles représenteront 8 pays avec des navigateurs de 12 nationalités différentes issus de disciplines très variées (Volvo Ocean Race, Coupe de l’America, Médaillés d’or Olympiques, World Match Racing Tour etc…)

On retrouvera l’équipe du Groupe Edmond de Rothschild deux fois dauphin du circuit, l’équipe n’a pas encore annoncé le nom de son skipper, Yann Guichard était pressenti pour prendre la barre d’Alinghi, mais l’équipe suisse a choisi Tanguy Cariou à ce poste, il officiat jusque là à la tactique sur Groupama 40.

Luna Rossa, ancien challenger de l’America’s Cup s’offre les services du skipper vainqueur de l’an dernier Paul Campbell-James qui sera à la barre du bateau skippé par un vainqueur de l’America’s Cup, Max Sirena.

Oman Sail aligne de nouveau ses deux bateaux :  Masirah sera skippé par un français habitué de la Volvo Ocean Race, Sidney Gavignet, ce bateau était jusqu’à la saison dernière barré par Loick Peyron, qui s’est engagé sur la Barcelona World Race (tour du monde en double en 60′ IMOCA), The Wave, Muscat, le 2nd bateau du team sera skippé par Torvar Mirsky, spécialiste du match race.

Roman Hagara entamera sa deuxième saison avec son équipe Red Bull Extreme Sailing.

Le Britannique Ian Williams, deux fois vainqueur du World Match Racing Tour rejoint Team GAC Pindar ; une nouvelle inscription italienne, Team Nice sera mené par Alberto Barovier, ancien membre de l’équipe BMW Oracle.

Deux challengers de la prochaine America’s Cup rejoignent le circuit à  savoir Artemis Racinng barré par Terry Hutchinson et  Emirates Team New Zealand qui sera mené parDean Barker.

Mark Turner a confirmé : « Nous nous engageons à conserver la plus haute intégrité sportive comme nous l’avons fait depuis 2007. Reprendre les rênes de la classe Extreme 40 après son créateur TornadoSport, nous a permis de développer les règles de l’événement et des bateaux à l’unisson, afin de donner à tous une égalité de chances de gagner, et de réduire les coûts pour les équipes. Nous avons limité les voiles (et baissé leurs prix), diminué les coûts d’assistance avec une équipe et zone technique centrales et nous gérons toute la logistique de transport de façon centralisée ainsi que toute une liste de petits changements qui non seulement augmentent le retour sur investissement des sponsors des bateaux, mais garantit aussi une égalité de chances quelque que soit la taille du budget. »

Les nouvelles règles de classe sont publiées cette semaine. Un budget complet classique pour un projet compétitif varie de 450 à 650 000 Euros par an, en plus du bateau à environ 100 000 Euros par an (location ou achat déprécié sur 4 ans).

Calendrier et villes d’accueil 2011
Acte 1 : 22-24 Février, Muscat, Oman (20-21 courses en « parcours ouvert » *
Acte 2 : 15-17 Avril, Chine (13-14 courses en « parcours ouvert »)
Acte 3 : 27-29 Mai, Istanbul, Turquie (25-26 courses en « parcours ouvert »)
Acte 4 : 30 Juin – 4 Juillet, Boston, USA (tous les jours en parcours « devant le grand public »)
Acte 5 : 6-12 Août, Cowes, UK (courses en « parcours ouvert »)
Acte 6 : 16-18 Septembre, Trapani, Italie (14-15 courses en « parcours ouvert »)
Acte 7 : 30 Septembre – 2 Octobre, Nice, France (28-29 courses en « parcours ouvert »)
Acte 8 : 12-16 Octobre, Almeria, Espagne (tous les jours en parcours « devant le grand public»)
Acte 9 : 9-11 Décembre, Singapour (7-8, courses en « parcours ouvert »)
* Les courses en « parcours ouvert » signifient que le directeur de course peut décider de lancer les courses sur la partie du plan d’eau qui est la plus favorable à la régate. Une fois que le village public est ouvert, les courses se dérouleront au plus proche des spectateurs.

Skippers & équipes confirmées** 2011 :

Alinghi/ SUI – Tanguy Cariou (FRA)
Artemis Racing/ SWE – Terry Hutchinson (USA)
Emirates Team New Zealand/ NZL – Dean Barker (NZL)
Groupe Edmond de Rothschild/ FRA (As Yet Unknown)
Luna Rossa/ ITA – Max Sirena (ITA)
Oman Air Masirah/ OMA – Sidney Gavignet (FRA)
Red Bull Extreme Sailing/ AUT – Roman Hagara (AUT)
Team GAC Pindar/ GBR – Ian Williams (GBR)
Team Nice/ ITA – Alberto Barovier (ITA)
The Wave, Muscat/ OMA – Torvar Mirsky (AUS)
** La période d’inscription initiale se termine aujourd’hui 13 décembre. Cependant, des inscriptions de dernière minute sont autorisées par avis de course avec un maximum de 11 bateaux et 3 « wild cards » attribuées par l’organisation. L’objectif annuel des Extreme Sailing Series™ est d’avoir 8 équipes de qualité.