Tour du Monde en solitaire à l’envers : Yves le Blévec à 850 milles du Horn

Yves le Blévec a du faire face à une casse hier matin, en effet, l’écoute  de grand-voile du trimaran Actual s’est cassée.
Il n’aura fallu que 3h au skipper pour remplacer cette écoute de GV,  et fiabiliser une attache de latte endommagée dans le choc.
Le marin a ensuite repris sa route au large des côtes sud américaines, contre les dépressions. Il navigue désormais par 43° sud à environ 850 milles du Cap Horn, les Malouines devraient être passées demain.

© Th.Martinez / Sea&Co.
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Mais  un front actif s’est  formé sur la route de l’Ultim Actual, contraignant le skipper  à temporiser avec quelques heures à la cape ce matin.
Christian Dumard, routeur d’Yves le Blévec : « C’est une zone météo hyper active, liée à la proximité de la Cordillères des Andes et de ses sommets. Il y a des courants d’airs froids violents qui descendent, cela génère des systèmes instables avec de fortes rafales, ce que nous cherchons à éviter ».

Le skipper a pu reprendre sa route vers le sud après ces quelques heures à faible vitesse.

Tour du monde en solitaire contre vents et courants dominants : Yves le Blévec au large du Brésil

Yves le Blévec navigue dans l’hémisphère sud depuis dimanche. Il avait en effet franchi l’équateur  en  8j 19h.

Il poursuit sa route au large de l’Amérique du sud dans un flux de sud est de 10 à 15 noeuds.

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Yves le Blévec, skipper d’Actual Ultim :
« Le bateau est rapide, malgré une mer assez formée. Je me fais pas mal secouer, mais ça avance bien et sur la route. A partir de mercredi, en revanche, la donne va changer sensiblement …
 J’ai eu un peu de mal à m’endormir parce que ça gigotait pas mal, mais après je me suis bien reposé. Je suis à jour de sommeil, j’arrive à faire une à deux siestes par jour de 3/4h – 1h. Je suis en forme physiquement, je mange bien même si je n’arrive pas à finir mes rations journalières qui sont très copieuses !
 La fin de semaine s’annonce compliquée avec beaucoup de transitions et donc beaucoup de manœuvres. Il faudra bien anticiper chacune d’elle. Avec Christian, on se positionne longtemps à l’avance afin de trouver un bon timing entre chaque manœuvre. Le plus délicat c’est le changement de voile d’avant et notamment de gennaker qui demande beaucoup d’énergie. Il faut compter près d’une heure entre le moment où tu commences à abattre pour pouvoir affaler et celui où tu reprends ta route. Il faut bien réfléchir avant de décider de changer de voile, éviter de se fatiguer et de prendre des risques pour rien. 

 L’objectif est d’appréhender chaque transition l’une après l’autre, car ce sont des systèmes évolutifs. Jusqu’au 8 décembre, les prévisions sont claires, ensuite, cela peut changer. Dans deux jours, on commencera à voir un peu mieux ce qui se profile au niveau du Cap Horn qu’il devrait atteindre d’ici une dizaine de jours », souligne Christian Dumard, routeur d’Yves.

 Il est clair que le niveau d’attaque ne sera pas le même que ces derniers jours où j’étais rapide : ça va être beaucoup plus dur, je m’y prépare. Ce n’est pas une surprise »

Tour du monde en solitaire contre vents et courants dominants : ralentissement pour Yves le Blévec

Quatrième jour de mer pour Yves le Blévec sur le trimaran. Actual, lors de cette tentative de record autour du monde en solo contre vents et courants dominants

Le skipper est sur une route quasi plein sud, il a passé les Canaries et négocie actuellement une zone de transition, qui le ralentit quelque peu

Yves les Blévec, skipper d’Actual Ultim :
« Ça fait déjà deux jours qu’on a fait le dernier point, le temps passe vite ! », lançait Yves ce matin. « Je commence à oublier mon statut de terrien. En mer, le quotidien, l’état d’esprit n’ont rien à voir avec ce que l’on vit à terre. Je prends la navigation au jour le jour. Tout va bien à bord, le vent avait baissé un peu la nuit dernière, j’ai pu bien me reposer. Je navigue prudemment, tant que c’est instable, avec des grains, je navigue un peu sous-toilé, ça apporte une certaine sérénité. Je suis en short et en T-shirt, mais avec le vent de face et le « spray » permanent des embruns, il ne fait pas encore très chaud. 

Ce tour du monde, c’est comme une montagne immense qui me barrait l’horizon le premier jour. Aujourd’hui, j’ai commencé à attaquer la pente, je ne vois plus le sommet.

Je n’ai pas d’impératif de vitesse, même si j’aime faire marcher correctement mon bateau, je n’ai pas trop d’états d’âme à lever le pied si nécessaire. »

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Tour du Monde à l’envers en solitaire : nouveau départ pour Yves le Blévec et Actual hier

Yves le Blevec s’est élancé hier pour une nouvelle tentative de record autour du monde en solitaire contre vents et courants dominants.
Le skipper d’Actual Ultim avait été contraint de renoncer rapidement après le Golfe de Gascogne lors de sa première tentative, suite à une casse sur son chariot d’écoute de grand voile.

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Il a coupé la ligne de départ, choisie au large de la Trinité sur Mer à 16 heures 55 minutes et 28 secondes, hier. Les conditions étaient clémentes, sans houle, avec quelques grains sur la ligne.

L’ambiance a rapidement changée avec une brise de nord-ouest de 20 à 30 nœuds et une mer formée dès l’entrée du  golfe de Gascogne.
Le skipper se trouve désormais près de la longitude du Cap Finisterre, il tire un bord vers l’ouest pour rejoindre la bordure de la dépression située au large des Canaries avant de plonger au sud.

Tour du monde à l’envers : Yves le Blévec de retour à la Trinité pour réparer

Yves le Blévec a accosté ce matin à la Trinité à Trinité sur Mer. L’équipe technique a immédiatement débuté son travail pour réparer au plus vite.

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Le skipper d’Actual est revenu sur la casse qui l’a contraint à faire demi-tour :

« Un défaut dans une pièce du chariot de grand voile a bloqué la circulation des billes, et comme j’ai dû faire des gros « choqués » dans les vents très instables de la première nuit, ça a vite dégradé ces roulements ce qui rendait le chariot inutilisable… C’était vraiment dur de pousser la barre pour rentrer à la maison, mais il fallait prendre la décision très vite parce qu’au moment où on a entériné ce retour technique je traçais à 25 nœuds vers les Canaries… C’était ça ou faire une croix sur le record. »

Christian Dumard le routeur à terre du skipper ne prévoit pas de fenêtre météo favorable avant ce week-end, la réparation devrait être terminée d’ici-là.

Week end de grand départ pour les multicoques

Ce week end sera chargé pour les skippers de multicoques, avec le départ de la Transat Jacques Vabre entre Le Havre et Salvador de Bahia pour trois duos en catégories Ultim, et six en Multi50′, le départ d’Yves le Blévec pour une tentative de record autour du monde en solitaire contre vents et courants dominants, alors que François Gabart s’attaquera au record du tour du monde dans le sens classique.

A noter également la première sortie de Banque Populaire IX aujourd’hui au large de Lorient pour Armel le Cléac’h et l’équipe de Banque Pop.

  • Le premier à s’élancer devrait être François Gabart, qui a quitté les pontons de Port la Forêt vers 18h, sur son trimaran Macif pour rejoindre la ligne de départ de son tour du monde au large d’Ouessant. Il s’élancera demain matin, il s’attaque au record en solitaire détenu par Thomas Coville sur Sodebo en 49 jours 3 heures 7 minutes.
    Le skipper avec un départ précoce dans la saison se laisse la possibilité d’un retour pour un nouveau stand-by si la météo se montrait défavorable dans l’Atlantique Sud.

© Lloyd Images

  • Yves le Blévec devrait quant à lui partir demain après midi pour une tentative de record autour du monde en solitaire, tout comme François Gabart, mais le skipper basé à la Trinité effectuera cette tentative contre les vents et les courants dominants. L’objectif sera d’établir un temps de référence en multicoque sur ce parcours. Le départ devrait se faire entre 14 et 16h au large de la Trinité sur Mer.
    Yves le Blevec : « La pression vient de changer de camp : de l’étude des fichiers météo à celle des derniers détails logistiques ! Nous sommes dans la continuité de ces dernières semaines de préparation. Mon sac est prêt depuis plus d’une semaine, je n’ai plus qu’à mettre mon ciré !

    Je vais procéder à quelques dernières vérifications avec l’équipe et tout sera prêt. Ce départ est tout sauf une surprise. J’ai bien conscience que c’est un moment important de mon existence. Là, je suis content d’être chez moi, de profiter de ce confort rassurant. J’ai bien dormi cette nuit, je vais bien dormir la nuit prochaine, je suis super à l’aise. »

    © Th.Martinez / Sea&Co.
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  • Autre événement majeur de la course au large dont le départ sera donné dimanche, la Transat Jacques Vabre, entre Le Havre et Salvador de Bahia.
    Trois duos partiront en catégorie Ultim, deux équipages font figure de potentiels vainqueurs, Thomas Coville et Jean Luc Nélias sur Sodebo ultim, et Sébastien Josse et Thomas Rouxel sur le Maxi Edmond de Rothschild.
    Le skipper de Sodebo s’adjoint de nouveau les services de Jean Luc Nélias, les deux hommes  connaissent parfaitement leur monture sur laquelle Thomas Coville  détient le record autour du monde en solo. Le trimaran devrait être mené à 100% de son potentiel sur ce parcours.

    Photo Jean-Marie Liot / DPPI / SODEBO

    La donne est un peu différente pour le duo Sébastien Josse/Thomas Rouxel, ils disposent d’une monture au potentiel supérieur à Sodeb’O avec des appendices porteurs permettant au bateau d’avoir des phases de vol stabilisé. Les capacités de ce trimaran de dernière génération sont indéniables, mais le bateau est encore en phase de mise au point. Même si l’équipage a parcouru plus de 5000 milles, ils restent des inconnues et l’équipage pourrait être contraint de lever le pied dans certaines phases météorologiques musclées, l’objectif de victoire pouvant passer après le fait d’arriver de l’autre côté sans casse et d’acquérir de l’expérience sur ce bateau.

    Lionel Lemonchois et Bernard Stamm font figure d’outsiders face aux deux autres multis. Il partiront sur le plus petit des ultimes, sur un concept plus proche des ORMA que des derniers maxis multis. Pour tirer leur épingle du jeu et pouvoir rivaliser avec leurs deux adversaires, il faudrait des phases de transition avec du vent faible et du près, dans lesquelles Prince de Bretagne serait à son avantage.

    Le renouveau de la classe Multi50′ se fait sentir sur cette édition avec quatre trimarans de 50′ dotés des foils monotypes, dont un bateau neuf, le Ciella Village de Thierry Bouchard.
    Mais les favoris seront Erwan Le Roux et Vincent Riou sur Fenêtrea Mix Buffet et Lalou Roucayrol et son joker de luxe Alex Pella sur Arkema et en position d’outsider Armel Tripon et Vincent Barnaud sur Réauté Chocolat.

    Le dernier né étant été mis à l’eau assez tard, Thierry Bouchard et Olivier Krauss devraient se contenter d’assurer une bonne place, tout en naviguant en sécurité.http://www.youtube.com/watch?v=2TrbW0VH4C0

    Gilles Lamiré et Thierry Duprey du Vorsent sur La French Tech devraient avoir du mal à rivaliser du fait de l’absence de foils, et ce malgré leur expérience à la barre de ce trimaran, tout comme Eric Defert et Christopher Pratt sur Drekan Group.

Premières images du Maxi Edmond de Rothschild en vol

Seulement un mois après sa mise à l’eau le Maxi Edmond de Rothschild a effectué ses premiers vols lors de navigations au large de Lorient. Ce moment a été immortalisé grâce au médiaman du Gitana Team, Yann Riou, avec des images prises par un drone.
Après seulement quelques semaines de navigation, le vol semble stabilisé, sur mer plate et dans 15 à 17 noeuds de vent.

©Yann Riou/Gitana SA

Le skipper du Team, Sébastien Josse se montre satisfait de sa nouvelle monture, Gitana 17 :  « Dès le début, nous avons pu voir que le bateau tenait ses promesses : raide, sain et avec une puissance qui ne demande qu’à s’exprimer ! Quand les deux foils ont trouvé place à bord, mi-août, nous avons pu très vite trouver les réglages pour passer du mode archimédien au mode volant ! La première fois où le bateau a décollé était un moment incroyable. Nous avions 15-17 nœuds de vent et une mer plate avec moins d’un mètre… tout était réuni pour voler. À bord, il y avait un mélange d’excitation et de surprise et de la fierté aussi. Car même si nous ne sommes qu’au début, et bien conscients que nous avons tout à apprendre et beaucoup à découvrir, c’est forcément une grande satisfaction de voir que ça va dans le bon sens.
Depuis ce premier vol, nous y allons pas à pas et nous nous familiarisons avec ce point de décollage, qui fait clairement basculer le Maxi dans un autre mode. C’est comme si nous avions deux bateaux, un classique archimédien et un volant. D’un mode à l’autre, le comportement du bateau est très différent, les réglages bien sûr et quand on décolle les angles de navigation changent, comme le vent apparent d’ailleurs et le barreur doit modifier son pilotage en conséquence. Ces premiers essais sont très positifs, le Maxi Edmond de Rothschild est sain et stable en vol et à chaque sortie nous gagnons en confiance pour atteindre des vitesses cibles de plus en plus intéressantes.» 

 

Ceci semble de bonne augure pour la première échéance en course, en effet Sébastien Josse et Thomas Rouxel disputeront la Transat Jacques Vabre, transatlantique en double dont le départ est prévu le 5 novembre.

 

Premier bilan un mois après la mise à l’eau du Maxi Edmond de Rothschild

Le Maxi Edmond de Rothschild  a été mis à l’eau voici un mois, l’heure du premier bilan pour les navigants et l’équipe technique est venu.

Après les mise en place des foils (8 mètres de développé), les différents réglages du gréement et les vérifications de l’ensemble des systèmes hydrauliques, électroniques et électriques au ponton, l’équipe a pu effectuer la première navigation sous voile du trimaran le 28 juillet dernier,  en présence  des armateurs du Gitana Team, Ariane et Benjamin de Rothschild.

Depuis l’équipe navigante enchaine les sorties au large de Lorient, le port d’attache du trimaran, le temps clément en cette période estivale a permis aux membres du team de découvrir le bateau dans des conditions médiums.

©Yann Riou/Gitana SA

Gitana 17 a été conçu par Guillaume Verdier et le bureau d’études du Gitana Team pour être le premier multicoque océanique avec des capacités de vol au large, sans pour autant en faire un pur foiler.
Pour l’heure, cet aspect de vol stabilisé au large n’est pas l’objectif premier du team, qui poursuit la prise en main du multicoque. Qui plus est la première course du bateau arrivera vite avec la Transat Jacques Vabre en double en novembre, pour se faire Sébastien Josse sera accompagné de Thomas Rouxel., les deux marins réaliseront leur parcours de qualification dans les semaines à venir.

Le retour est satisfaisant pour le skipper du Maxi Edmond de Rothschild, Sébastien Josse  :
« Les sensations sont très bonnes et nos premières sorties nous donnent toujours envie d’en voir plus ! Après nos cinq premières navigations nous pouvons dire que la plateforme du Maxi Edmond de Rothschild répond parfaitement à notre cahier des charges. C’est un bateau raide, sécurisant – on sent qu’il peut vraiment encaisser – et puissant. Jusqu’à présent nous avons eu des conditions plutôt médium pour le tester, mais on sent tout de suite qu’il y a pas mal de réserves sous le pied, ce qui est très positif. Nous avons tous hâte d’aller naviguer dans du vent fort et de la mer mais chaque chose en son temps. Les conditions « estivales » permettent de prendre la mesure du Maxi petit à petit, de se familiariser avec ses réactions, son comportement. Pour le moment, nous avons effectué des sorties en équipage mais dans les prochains jours nous passerons en mode « double
Le vol ? Ce n’est clairement pas l’objectif prioritaire des premières navigations car il y a déjà beaucoup à faire dans la prise en main de la machine. Mais désormais tout est à poste à bord pour pouvoir exploiter pleinement nos systèmes.
Les quelques sorties que nous avons pu réaliser depuis la mise à l’eau ne nous permettent pas de maîtriser l’exercice, mais ce que l’on peut déjà dire aujourd’hui c’est qu’il n’y a aucun doute sur le fait que le Maxi Edmond de Rothschild volera ! Après, savoir dans quelle configuration cela sera possible et surtout s’avérera efficace en termes de performance… patience ! ».

Le Maxi trimaran Edmond de Rothschild mis à l’eau

Après 170 000 heures de travail  et 20 mois de chantier, le Maxi Edmond de Rothschild a été mis à l’eau ce matin au chantier Multiplast, il a ensuite rejoint son port d’attache et la base du Gitana Team à Lorient, où il a été mâté dans l’après midi.

Ce maxi trimaran a été conçu en collaboration entre le bureau d’études de l’architecte Guillaume Verdier et celui du Gitana Team, pas mons de 240 personnes auront participé à la conception de ce bateau.
De nombreux intervenants ont collaboré pour la construction de celui-ci : Pixel Sur Mer (asservissement), C3 Technologies (cloisons et appendices), Re Fraschini (foils), Lorima (mât), Multiplast (plate-forme) et Persico (cockpit).

©Yvan Zedda/Gitana SA

Ce trimaran bénéficie également des études menées sur le Multi 70 Edmond de Rothschild (vendu à Giovanni Soldini/Maserati), le MOD 70 du team avait été largement modifié, notamment au niveau des appendices, afin de le sustenter et le faire voler.

Le Gitana Team ambitionne, avec ce Maxi Edmond de Rothschild, d’avoir le premier multicoque océanique « volant ».
Force est de constater que le trimaran a bénéficié des dernières avancés, notamment de la Coupe de l’America, afin de lui permettre d’atteindre cet objectif.
Il bénéficie de safrans en T rétractables avec intégration dans un carénage aérodynamique en position haute et intégration des élévateurs dans la carène. Les foils en L de 5 mètres de haut pour près de 3 d’envergure seront mis en place dans les prochains jours, par ailleurs la dérive centrale, à trimmer semble-t-il, bénéficie également d’un plan porteur afin de sustenter le bateau.
La partie émergée n’est pas en reste avec trois coques à fond plat afin de favoriser les phases de décollage grâce à un planing précoce et d’assurer une excellente stabilité par mer formée. Les étrave sont inversée afin de faciliter le passage dans la mer formée, et le franc-bord important pour éviter les impacts des vagues.

Les bras de liaison ont une forme  rectangulaire – afin d’augmenter la rigidité de la plate forme.

La partie aérodynamique est également très soignée avec les carénage de safrans en position haute, mais aussi des carénages textiles sur les bras. La casquette bénéficie du même soin avec une forme de goutte d’eau profilée pour diminuer le fardage.

Gitana 17 va désormais subir les différents tests de résistance en charge,  avant les premières navigations dans dix à quinze jours, puis les premiers vols.

Le programme de course prévoit la Transat Jacques Vabre  en novembre (LE HAVRE – SALVADOR DE BAHIA), que Sébastien Josse, le skipper disputera avec Thomas Rouxel.
En 2018, Sébastien Josse disputera la Route du Rhum (ST MALO – POINTE-À-PITRE) puis le tour du monde en course en solitaire à l’automne 2019.

Ariane de Rothschild, armateur du Gitana Team 

« Ce trimaran perpétue magnifiquement les 140 années de bateaux Gitana ainsi que de recherche et développement au sein de notre famille. Le Maxi Edmond de Rothschild est l’aboutissement de longues réflexions, tant technologiques qu’esthétiques. Il est l’histoire d’une quête continue et d’expérimentations réalisées notamment sur le trimaran Gitana XV, puis avec Gitana 16 (monocoque à foils pour le Vendée Globe). Grâce aux dessins de Cleon Peterson, ce trimaran défend également l’art et donne un écho magnifique à ce que nous faisons aux travers de nos fondations qui traitent de sujets comme l’insertion, la violence urbaine et la philanthropie. Pour toutes ces raisons, ce bateau défend de la plus belle des manières des valeurs que notre famille porte depuis des générations. »

Benjamin de Rothschild, armateur du Gitana Team  

« Cette mise à l’eau a été bien sûr émouvante. A travers le temps, les bateaux Gitana ont eu leur part d’innovations et celui-ci poursuit cette tradition avec l’ambition d’être le premier trimaran offshore volant. La tradition se perpétue avec l’audace que cela implique, tout en faisant confiance à Guillaume Verdier qui a fait ses preuves et à notre équipe qui ne cesse de progresser. C’est aussi une période très stimulante avec ces records qui tombent actuellement, ce qui place la barre toujours plus haute. Nous avons maintenant vraiment hâte de mettre le mât, les voiles et de naviguer »  

Cyril Dardashti, directeur général du Gitana Team 

« Nous vivons une journée très émouvante et importante dans l’histoire du Gitana Team. L’équipe a travaillé d’arrache-pied pour mettre à l’eau ce bateau dans les temps et ça n’a pas été facile tous les jours car le Maxi Edmond de Rothschild est une unité exceptionnelle, hors normes. Les dernières semaines ont été particulièrement intenses pour chacun de nous et je suis très fier de l’équipe car nous avons su nous dépasser ensemble pour clore le chapitre de la construction et démarrer la vie de ce Maxi. C’est le début d’une nouvelle histoire mais déjà la réalisation est exemplaire. Je le repète souvent mais nous avons une chance incroyable qu’Ariane et Benjamin de Rothschild nous honorent d’une telle confiance et nous permettent ainsi d’oser dans l’innovation. Une telle passion et un tel engagement sont le moteur quotidien du Gitana Team.»

Sébastien Josse, skipper du Gitana Team 

« Je suis forcément très impatient mais je reste discret et suis très impressionné par le travail de toute l’équipe. On ne naviguera pas pareil en solitaire ou en équipage, ni en records ou en courses. Les records sont aujourd’hui battus par des équipes qui s’y attèlent depuis longtemps. Il y a une grande part d’inconnu, beaucoup de choses sont ici essayées pour la première fois. Nous allons devoir y aller crescendo, se rencontrer avec ce bateau, s’écouter pour bien se comprendre. La course autour du monde de 2019 apportera en temps voulu, cette pression de la compétition qui va nous passionner avec non seulement la part technologique et bien sûr une aventure humaine incroyable dans une ambiance de pionniers. » 

Pierre Tissier, directeur technique du Gitana Team 

« Il y a dix ans, nous nous interrogions sur la taille des enrouleurs de voiles d’avant, de la force que supportaient les winches, si on mettait des vérins pour certaines fonctions ou de la bascule sur le mât. Aujourd’hui, on ne se pose plus ces questions mais on se demande quel angle donner aux flaps (comme les volets des ailes d’avion), quel type, quelle envergure… On se pose de nouvelles questions sur de nouvelles choses. C’est un bateau de large conçu comme un petit foiler et il a quasiment toutes les fonctions d’un bateau de l’America’s Cup. C’est le début d’une longue découverte, on ouvre une voie, avec un bateau qui a le potentiel de voler au large, maintenant il s’agit de le faire. »  

Guillaume Verdier, architecte naval 

« L’idée première était de concevoir le premier bateau océanique capable de voler avec une fiabilité à toute épreuve. Il y a des élévateurs sur tous les appendices. La dérive a, elle-aussi, un plan porteur en forme d’aile de raie afin de gagner encore un peu plus en stabilité en gîte et avec le roulis. Cela fait énormément de points de réglage pour Sébastien (Josse). Il va falloir y aller par étape, savoir comment être suffisamment raisonnable, savoir aussi comment faire lorsque la mer sera trop forte. Nous étions 80 chez Team New Zealand pour répondre à ces questions. Il va donc falloir être patient, échanger beaucoup pour révéler le potentiel de ce bateau. »

L’actualité des ultimes en bref

  • Thomas Coville a remis à l’eau son trimaran Sodebo après un long chantier post tour du monde. Les principales nouveautés apportées au bateau sont l’adoption d’un mât basculant et la possibilité de régler l’inclinaison des plans porteurs des safrans. Par ailleurs Thomas Coville a dévoilé l’équipage qui l’accompagnera sur The Bridge, à savoir Jean-Luc Nélias, Loïc Le Mignon, Thierry Briend ainsi que Billy Besson et Vincent Riou.
    La suite de la saison sera consacré à une tentative de record sur l’Atlantique Nord en solitaire, et à la Transat Jacques Vabre, avec de nouveau Jean Luc Nélias en tant que co-skipper.

    Photo Jean-Marie Liot / DPPI / SODEBO

  • Vincent Riou, qui sera sur Sodebo Ultim sur la transatlantique en course The Bridge, ne cache pas son intérêt pour ce bateau. Celui-ci sera disponible à l’issue de la Route du Rhum 2018, Thomas Coville aura ensuite une nouvelle monture. Vincent Riou espère s’aligner sur le tour du monde en solitaire en course prévu en 2019 à la barre de ce trimaran. Il recherche des sponsors pour l’accompagner sur ce nouveau projet.
  • François Gabart a également dévoilé son équipage pour The Bridge. Il sera secondé par Pascal Bidégorry, de Yann Riou, Antoine Gautier et Guillaume Combescure et de Benoît Marie.
    Le reste de la saison sera consacrée aux entrainements en solitaire avant une tentative de record autour du monde en solitaire, dont le stand by commencera mi-octobre.

    © Lloyd Images

  • Yves le Blévec a également optimisé son trimaran cette année, avec un nouveau gréement, le mât est légèrement plus court (30,5m contre 33 auparavant), mais la surface de voilure reste la même. La puissance du bateau reste identique, tout en ayant un trimaran plus sécuritaire et plus adapté à l’exercice en solitaire.
    Le trimaran a fini samedi dernier 2nd du Tour de Belle Ile, il sera ensuite aligné sur The Bridge.

    © Th.Martinez / Sea&Co.
    Trimaran ULTIM “ACTUAL”

     

  • Francis Joyon et son équipage Clément Surtel, Alex Pella, Bernard Stamm, Gwénolé Gahinet ont quant à eux reçu le Trophée Jules Verne au Musée de la Marine la semaine dernière.  Sébastien Audigane en convoyage sur l’Atlantique était absent de cette cérémonie.
    Idec Sport sera également engagé sur The Bridge cet été.

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

  • L’équipe Spindrift racing est quant à elle concentrée sur sa préparation au Trophée Jules Verne cet hiver. Le trimaran a été optimisé avec de nouveaux appendices (safrans et foils) afin de soulager le bateau. Le bateau ne participera pas à The Bridge suite à la modification du nombre d’équipiers autorisés.
    Par ailleurs le team mené par Yann Guichard et Dona Bertarelli ouvre sa base au public samedi prochain dans le cadre d’une journée portes ouvertes, les détails à découvrir : ICI.

    © Eloi Stichelbaut