Top départ de la tentative de Trophée Jules Verne cette nuit pour Francis Joyon et ses hommes sur Idec Sport

Francis Joyon et son équipage réduit composé de l’Allemand Boris Herrmann, l’Espagnol Alex Pella, le Suisse Bernard Stamm et les Français Clément Surtel et Gwénolé Gahinet, ont largué les amarres de Brest ce soir à 20h.
Ils  sont actuellement en attente au large d’Ouessant et devraient franchir la ligne de départ du Trophée Jules Verne (entre Ouessant et le Cap Lizard) ce soir entre minuit et une heure.

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Le début de parcours ne sera pas une sinécure, comme l’explique le skipper :
« La situation météo du départ n’est pas forcément évidente dans la mesure où il nous fait d’abord progresser dans des vents légers avant de couper la ligne. Mais on part parce qu’on se dit qu’il vaut mieux essayer que de ne pas essayer, d’autant qu’une fois cette difficulté météo de pré-départ franchie, le reste de la situation météo se présente bien. Il y a un beau raccord possible avec l’Atlantique Sud avec un front qui se détache du Cabo Frio au Brésil qui, dès lors où on arrive à l’attraper, pourrait nous mener dans des temps raisonnables pour notre tentative au cap Bonne Espérance .
On est toujours content de partir naviguer, même si là c’est un peu spécial de partir dans un centre dépressionnaire, synonyme de petits airs. Je suis toujours partie à la chasse au record dans des vents établis. C’est une expérience, mais on est là pour apprendre et on va encore apprendre beaucoup de cette nouvelle tentative. »

Pou battre le record de Banque Populaire V, les six hommes devront bouler leur tour du monde en moins de 45j 13h 42 mn et 53 secondes.

Nouveau temps de référence pour Thomas Coville à Bonne Espérance et une journée d’avance sur le record

Thomas Coville a doublé le Cap de Bonne Espérance ce dimanche à 19h 33min 40s, il n’aura mis que 14 jours 4 heures 43 minutes et 48 secondes pour avaler l’Atlantique et rejoindre la pointe sud de l’Afrique passer la longitude du Cap de Bonne Espérance.
 Photo Jean-Marie Liot / DPPI / SODEBO

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / SODEBO

Plus important que ce temps de passage, le skipper est surtout en avance sur le record de Francis Joyon, avec une avance de 1 jour 5 heures 14 min 50 au passage du Cap.
Il aura pour se faire enchainer les manoeuvres sur les dernières 24 heures avec pas moins de 21 empannages, afin de rester dans un couloir de vent portant en dehors de la zone des glaces.
Il est désormais au tiers de sa tentative de record autour du monde à la voile en solitaire, Sodebo Ultim’ affiche une vitesse moyenne de 24,6 nœuds  jusqu’ici
 
 

925 milles d’avance pour Thomas Coville

Thomas Coville poursuit sa descente de l’Atlantique Sud à haute vitesse en contournant l’anticyclone de Sainte Hélène. Il possède ce soir 925 milles d’avance sur le record de Francis Joyon.
Le skipper devrait franchir le Cap de Bonne Espérance ce week end de nouveau en un temps record.

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / SODEBO

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / SODEBO

La route s’annonce cependant compliquée, puisque le marin devra enchainer les empannages  dans un couloir étroit d’environ 80 milles de large entre l’anticyclonique  et une zone de glaces, sous le 43° parallèle, que le skipper et ses routeurs veulent éviter.

Thomas Coville, skipper du trimaran Sodebo Ultim’ :
« Hier j’ai eu un lever de lune incroyable. C’était la quasi pleine-lune, elle était comme un ballon devant mon flotteur bord avec une symétrie parfaite. J’étais sur le filet et pendant quelques minutes j’ai profité de cet instant, le temps s’est arrêté.
Tout à l’heure au radar, j’ai croisé un brise-glace. Ça donne le ton de ce qui se trouve au Sud ! Depuis le départ, on sait que les glaces sont assez nord. Il y a un énorme amas de plusieurs dizaines de kilomètres qui s’est disloqué et forme des growlers. C’est à la fois magique et angoissant.
On ne va pas jouer au samouraï, je n’irai pas dans la zone de glace. Si l’anticyclone remonte un peu dans le nord, cela me permettra de me dégager plus vite. 
Le joli temps de référence à l’Equateur m’a mis en confiance. On va surement perdre un peu de temps avec Sainte-Hélène, mais ça s’équilibre avec tout de même une très bonne vitesse sur la trajectoire de Sodebo Ultim’. Je suis plutôt confiant pour la suite. »

Record du tour du monde en solitaire, 415 milles d’avance pour Thomas Coville

Le skipper de Sodebo s’est adjugé hier le meilleur temps en solitaire sur le tronçon Ouessant-Equateur en 5 jours 17 heures et 15 minutes.
Thomas Coville a ensuite passé sans problème le Pot Au Noir en majorant son avance jusqu’à 415 milles ce soir, il poursuit désormais sa route au large du Brésil en direction de Sainte Hélène.

Thomas Coville, skipper de Sodbo Ultim :
« En partant, je savais que j’avais un bateau qui avait un meilleur potentiel que le précédent. Sans ce nouveau bateau, je ne crois pas que j’y serais retourné. Si on ajoute les conditions météo du départ avec cette belle fenêtre, cela fait un joli temps à l’Equateur.
Ces cinq derniers jours ont été physiques et rapides avec une jolie route presque rectiligne même dans le pot au noir. Je l’ai traversé cette nuit et Sodebo Ultim’ ne s’est jamais arrêté. Je n’ai pas manœuvré, j’ai simplement réglé les voiles.
Cela n’a jamais été scabreux même si je sais que cela peut m’arriver. Je suis très content de mon bateau et du pilote. Je n’ai aucun problème technique majeur, Sodebo Ultim est en parfait état de marche et c’est extrèmement important pour la suite. J’ai eu des journées à plus de 30 noeuds de moyenne, ça va très fort ! Les foils sont très adaptés et je me sens à l’aise sur ce bateau qui a tout de même 5 mètres de plus de large que le précédent. Cette largeur offre une puissance bien supérieure.
J’ai réussi à être tout de suite dans le match, assez libéré avec les bonnes configurations de voiles que nous travaillons depuis trois ans.
Le tour du monde ce n’est pas une transat, ce n’est pas juste aller à l’Equateur. On se dit tout le temps qu’il faut tenir deux mois. Il faut aller jusqu’au bout !
C’est agréable psychologiquement de commencer en étant bien dans le tempo. Quand cela commence comme ça on a un bon moral. Cela montre aussi que nous avons été audacieux de prendre cette fenêtre météo. J’ai un plaisir fou à naviguer et à aller vite. Techniquement, tu sens que tu as du potentiel. On a fait un bon temps en restant raisonnable. Un bon temps sur le premier tronçon, ça met en confiance même si je sais bien qu’il y a tellement d’aléatoires sur un tour du monde. Je ne connais pas beaucoup d’épreuves sportives qui durent aussi longtemps.»

 

Idec Sport en code orange

Francis Joyon Alex Pella, Gwénolé Gahinet, Boris Herrmann, Bernard Stamm et Clément Surtel sont passés en code orange aujourd’hui.
Marcel Van Triest, le routeur d’Idec Sport anvisage un départ pour la tentative de Trophée Jules Verne samedi 12 novembre.
La situation sur  l’Atlantique Nord est moins favorable que le week end dernier mais demeure relativement favorable pour envisager de rallier l’Equateur en moins de 6 jours, et un temps en moins de 13 jours au Cap de Bonne espérance.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

 

240 milles d’avance pour Thomas Coville

Thomas Coville poursuit sa descente de l’Atlantique Nord, il est après un peu plus de trois jours après son départ d’Ouessant entre les Canaries et le Cap Vert.

Après une série d’empannages hier, son avance sur le record du tour du monde en solitaire, détenu par Francis Joyon, s’est stabilisé à 240 milles .

Thomas Coville, skipper de Sodebo Ultim :
« Je n’ose pas vous raconter mon quotidien tellement on croirait à un moine ! Je suis vite rentré dans ma bulle , je me sens concentré et à la fois serein. J’ai moins réduit que d’habitude dans les gros grains à 45 nœuds du début le long du Portugal où j’étais soit à la barre soit à l’écoute à réguler. Ce n’est pas si chaud que ça. A 2 ris, Sodebo Ultim’ est fabuleux. Il faut faire aussi attention de pas se laisser griser par la puissance et gérer le matériel sur la durée .
Le bonhomme aussi, hier soir j’ai commencé à remanger régulièrement. J’ai fait quelques siestes d’abord dehors l’écoute sur les genoux puis dedans plus confortablement installé. Il fait déjà chaud dedans et j’adore cette partie du voyage. Les conditions de vie permettent de ne pas être engoncer dans 4 kg de vêtements. Les lumières jaunes de fin de journée et de lever sont fantastiques.
J’ai percuté un requin cet après-midi et j’ai juste réussi à prendre la barre avant que le pilote ne parte sur une embardée qui aurait été périlleuse.  Évidemment, j’ai pensé à l’avarie majeure. Je suis descendu regarder en bas, me suis penché à l’arrière mais rien ne semblait anormal. J’ai repris la barre et mes sensations m’ont rassuré. Je me suis remis en route.
La nuit dernière, j’ai enchainé les empannages comme sur un bateau normal. La dépense physique à chacun d’entre eux est importante mais après 5 ou 6, chaque geste est familier et le dosage se fait presque instinctivement. Je suis monté sur l’écoute de gennaker 2/3 fois pour tenter de réparer un petit soucis de nerf de chute de mon grand gennaker de devant mais sans succès. Il faudra le faire une fois celui-ci dans le filet .
Je rentre de plus en plus dans les réglages fin du pilote et je le règle presque autant que les voiles. Cela demande énormément de concentration pour analyser les chiffres qui défilent sous mes yeux à la table à carte et laisser ressentir mes sensations. Ensuite, il faut faire la synthèse et reparamétrer un facteur, ou une variable. Attendre, faire des moyennes, revenir aux réglages initiaux , re-comparer, c’est sans fin et ça change tout le temps. C’est à la fois passionnant et obsédant comme une partie d’échec .
Après Madère, que j’ai aperçu au loin dans les nuages, cette nuit ce sera le tour des Canaries. Voilà c’est vraiment parti pour le grand tour ! La lune est montante et bientôt elle éclairera toute une partie de mes nuits . »

Thomas Coville a pris le départ de son tour du monde en solitaire

Thomas Coville sur son trimaran SODEBO ULTIM’ a franchi la ligne de départ du record du tour du monde en solitaire ce dimanche 6 novembre 2016 à 14 heures 49 minutes et 52 secondes.

Depuis son départ au large d’Ouessant, le skipper a déjà parcouru plus de 200 milles à 27 noeuds de moyenne, sa trajectoire rectiligne depuis le départ vers le Cap Finisterre lui a permis de creuser une avance de près de 100 milles sur le temps de référence de Francis Joyon.

Pour battre ce record de Francis Joyon en 57 jours 13 heures et 34 minutes, Thomas Coville devra son tour du monde avant le mardi 3 janvier 2017 à 04 heures 22 minutes et 57 secondes.

© Yvan Zedda / Sodebo

© Yvan Zedda / Sodebo

Thomas Coville, skipper de Sodebo Ultim :
« C’est une excellente fenêtre pour aller jusqu’à l’Equateur. Jean-Luc Nélias (routeur) m’a dit des fenêtres comme celle-ci, il y en une par an ou des fois pas du tout. Alors si tu me demandes en plus de faire la bonne route, d’être calé avec le CAC 40, la Ligue 1, la Ligue des Champions, les élections américaines, et le Vendée Globe ça va être compliqué !
On est resté dans notre histoire. Et plus que cela, j’ai un sponsor qui m’a offert cette liberté de choisir quand je partais car ce sont des gens qui me respectent. Ils m’ont dit : « tu fais comme tu veux et tu pars au moment où tu le souhaites. » Ce départ incroyable, à cette date incroyable, c’est aux gens de Sodebo que je la dois. » 
J’ai eu Armel Le Cléac’h et Vincent Riou au téléphone ces derniers jours, et ils n’étaient pas étonnés de me voir partir aussi. Je vais leur servir de station météo et permettre d’appréhender leur trajectoire pour savoir quel vent ils pourraient avoir en Atlantique Sud. » 
On est dans des temps à l’Equateur en moins de 6 jours ce qui est exceptionnel. Depuis trois jours, l’enchaînement avec l’anticyclone Sainte-Hélène pourrait nous emmener au Cap de Bonne Espérance entre 13-14 jours. Il ne fallait donc pas hésiter à partir aujourd’hui même le jour du départ du Vendée Globe.»
Il y a 10 ans, on nous prenait pour des fous de partir autour du monde en multicoque. Par rapport aux précédentes tentatives, je me sens beaucoup plus confiant, avec plus d’expérience et mieux armé avec Sodebo Ultim’. J’ai de l’expérience avec ce bateau, qui a aussi l’âme de Geronimo, et il a déjà fait le Tour (avec Olivier de Kersauson et son équipage 2004). Nous sommes des pionniers, on ouvre des voies comme les alpinistes en montagne.»
Une Arrivée avant le 31 décembre ? Je ne partirais pas aujourd’hui si je ne pensais pas que je pouvais le faire. Ce record, il fait partie de mon histoire. Il est à ma portée. J’aimerais bien passer le nouvel an avec vous tous !»
Chaque départ est différent. C’est toujours aussi émouvant, difficile de s’extraire et je ne me suis jamais senti aussi aligné par rapport à tout le travail que nous avons fait. Ce record, j’y pense tout le temps. C’est un beau chrono. C’est la même barre que celle des 6,16m, celle que Renaud Lavillénie arrive à passer, faisant tomber le record détenu depuis des années par Sergei Boubka. Pour traverser le golfe de Gascogne, on va avoir un ciel de Nord-Ouest avec des grains puissants jusqu’au Cap Finisterre. Je devrais passer le Cap Finisterre dans la nuit, demain matin au large du Portugal, pour débouler vite vers les iles Canaries. On devrait passer l’Equateur dans les temps du record en fin de semaine.»  

Tours du monde : Code vert pour Thomas Coville, retour au rouge pour l’équipage d’Idec Sport

  • Thomas Coville est passé aujourd’hui en code vert, ce code signifie un départ possible dans les 24h, soit demain Dimanche 6 novembre.
    Le skipper prévoit de quitter le port du Château à Brest demain matin vers 8h. Le marin devrait donc s’élancer seul à la barre de son trimaran Sodebo Ultim pour sa tentative de record autour du monde.
    Il espère atteindre l’Equateur en un peu plus de 5 jours, les prévisions laissent également à penser une avance au Cap de Bonne Espérance.

    © Yvan Zedda / Sodebo

    © Yvan Zedda / Sodebo

    Le temps à battre autour du monde est toujours la propriété de Francis Joyon sur Idec en 57 jours 13 h 34 min et 6 s depuis 2008.

  • Francis Joyon a depuis changé de monture, et s’apprête à s’élancer également autour du monde cette fois-ci en équipage sur Idec Sport (ex Banque Populaire VII, ex Groupama 3).
    Le skipper et ses cinq équipiers visaient la même fenêtre que Thomas Coville. Cependant les routages de Marcel Van Triest donnaient un excellent temps au passage de l’Equateur mais la situation sur l’atlantique sud était nettement défavorable, l’équipage est donc repassé en code rouge, soit une phase de stand-by.

    CREDIT : IDEC SPORT

    CREDIT : IDEC SPORT

    Francis Joyon, skipper d’Idec Sport : « Les conditions en Atlantique Nord sont quasi idéales, mais nos routages nous voient arriver à Bonne Espérance avec un jour et demi, voire deux jours de retard sur le record » explique Francis Joyon, un tantinet déçu de ne pas saisir l’établissement entre Ouessant et l’Equateur de ce vent forcissant de Nord, puis Nord-Ouest, propice à le propulser en 5 jours jusqu’au parallèle Zero. « L’anticyclone de Sainte Hélène est actuellement positionné très bas, ce qui nous obligerait à plonger très sud pour bénéficier de vents portants. Une stratégie coûteuse en distance parcourue, et surtout très risquée compte tenu de la présence importante de glaces en ces latitudes. Nous allons regarder partir les copains, en espérant une évolution favorable en Atlantique Sud pour, peut-être, partir dès mercredi soir dans des conditions intéressantes. Ma terreur est de voir s’établir sur nos côtes des régimes d’Ouest Sud Ouest dont on sait qu’il peuvent perdurer longtemps, et prolonger indéfiniment notre stand by… »

Code orange pour Idec Sport et Sodebo Ultim

Les deux maxis trimarans ont rejoint Brest pour un possible départ ce week end.
Thomas Coville s’élancera en solo sur son maxi trimaran Sodebo Ultim autour du monde, alors que Francis Joyon et ses cinq équipiers partiront sur le même parcours dans la cadre du Trophée Jules Verne (tour du monde à la voile en équipage).

 Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

La fenêtre qui se dessine emmènerait les deux trimarans dans des temps records à l’équateur mais se révèle plus incertaine pour le passage de Sainte Hélène, comme l’explique Francis Joyon : « Une bonne configuration météo se présente à nous, avec un vent orienté majoritairement au nord pour une vingtaine de noeuds, idéal pour  » dégolfer  » rapidement, et rallier l’équateur avec un seul empannage, dans un temps très proche de celui réalisé l’an passé lors de notre tentative. L’incertitude réside dans l’évolution de l’anticyclone de Sainte Hélène. Il est à l’heure actuelle situé très sud, bloquant la route vers le cap de Bonne Espérance et l’océan Indien. Il nous faudrait plonger très sud pour le contourner. Nous allons donc rallier Brest dès demain tout en continuant à surveiller l’évolution de la météo en Atlantique Sud, sachant que l’Atlantique Nord se montre pour l’heure très favorable. »

© Yvan Zedda / Sodebo

© Yvan Zedda / Sodebo

 
 

 

 

Le Maxi Solo Banque Populaire IX a été présenté

Le Maxi Solo Banque Populaire IX, qui sera mis à l’eau en juillet prochain a été dévoilé hier.
La majeure partie des éléments du bateau sont d’ores et déjà construits, l’assemblage des différentes pièces débutera fin 2016 et se poursuivra pendant que le skipper, Armel le Cléac’h disputera le Vendée Globe sur son monocoque IMOCA.

© Banque Populaire/ JB Epron

© Banque Populaire/ JB Epron

Ce nouveau trimaran, qui bénéficie du savoir faire du team Banque Populaire dans la conception de grands multicoques (ORMA, Banque Populaire V et VII), a été imaginé par le cabinet  Van Peteghem – Lauriot Prévost , tandis que les appendices seront l’oeuvre de Martin Fisher.
Le multicoque sera au maximum de la jauge Ultim avec 32m de long pour 23m de large, pour un poids donné de 15 tonnes (ce chiffre est toujours à prendre en compte avec précautions) et un mât de 38m, à titre de comparaison, les derniers multicoques utilisés en solo sont un peu de deçà des mensurations du futur Banque Populaire IX avec 30mx21m et un mât de 35m pour MACIF et 31,5mx21,2m et un mât de 35m pour Sodebo Ultim. Banque Populaire IX sera donc plus puissant que ses concurrents déjà en lice sur le circuit. Les étraves sont de type perce vagues comme sur toutes les dernières créations du cabinet VPLP, les volumes de la coque centrale et des flotteurs seront réduits, comme sur MAcif, afin de conserver un poids mesuré afin de favoriser le vol. La partie aérodynamique s’annonce également soignée  avec des carénages des bras de liaison, la seule inconnue demeure l’aménagement du cockpit, le skipper optera-t-il pour un cockpit semi ouvert comme sur Sodebo ultim ou un poste fermé comprenant la cellule de vie et la zone de manoeuvres comme sur MACIF ?

Les explications de Kevin Escoffier, responsable du bureau d’étude :

« La philosophie générale du projet est de construire une plateforme destinée au solitaire, dans les limites maximales du cadre de la catégorie Ultim, soit 32 m. de long et 23 m. de large. Ces bateaux de course ont une durée de vie importante ; ainsi, dans la perspective d’évolutions futures, on se dote d’une plateforme au maximum de la jauge, mais avec un plus typé pour le solitaire … Banque Populaire IX sera une évolution des Ultims actuels, en plus grand et plus puissant, un bateau léger, avec et mât basculant…  On essaie d’être un cran au-dessus de l’évolution du moment. »

Concernant les appendices, les foils et les plans porteurs présents sur les trois safrans devraient permettre de sustenter totalement le bateau dès 23 à 25 noeuds de vent, et le soulageront grandement dans les vents plus faibles.

Kevin Escoffier, responsable du bureau d’étude :

« Armel était très satisfait du couple de redressement (point d’équilibre à la ndlr) de Banque Populaire VII. On reconduit ce couple de redressement tout en essayant de faire le plus léger possible, avec un plan de voilure plus élancé. Banque Populaire VII avait des déficits dans le petit temps et on s’attache à compenser ces manques. On sera en dessous du poids de Banque Populaire  VII, tout en étant plus large, avec un même redressement. Le tout pour une plus grande sécurité. Parallèlement au gros œuvre, la fabrication des appendices (safrans et ) est l’une des composantes importantes du projet. Ils vont être omniprésents sur ce bateau. On est sur de nouvelles générations d’appendices. Des plans porteurs apparaissent sur les safrans de flotteurs, sur le central. »

Armel Le Cléac’h, futur skipper de Banque Populaire IX :

« Le Maxi Solo Banque Populaire IX est un bateau magnifique sur lequel on travaille depuis pas mal de temps avec le Team Banque Populaire. On utilise beaucoup notre expérience du Maxi Solo Banque Populaire VII. Ce qui change avec celui-ci c’est la vitesse et le poid, plus on le soulève avec les et plus il accélère. C’est à la fois passionnant car on a l’impression de planer mais ça devient de la conduite de haut vol qu’il faut alors maitriser pour assurer la sécurité sur un tour du monde. C’est un beau challenge !  J’ai fait déjà deux tours du monde, bientôt trois et ce flux d’expériences m’a donné envie d’aller en faire un nouveau sur ce nouveau maxi »

 

Programme sportif du Maxi Solo Banque Populaire IX
– Mise à l’eau été 2017
– Participation à la Transat Jacques Vabre 2017

Caractéristiques :
Longueur : 32.00 m
Largeur : 23.00 m
Poids : 15 t
Hauteur du mât : 38.00  m
Matérieux : Carbon/Kevlar/Normex
Surface de voile au près : 610 m²
Surface de voile au portant : 890 m²
Architectes : VPLP /  : Martin Fisher
Chantier : CDK Technologie, C3 Tech pour les et Green Marine pour la coque centrale
Mât : CDK – Voiles :
Mise à l’eau : 2017