Un final à suspense

L’arrivée du vainqueur en classe Ultime de la Route du Rhum-La Banque Postale 2010 devrait avoir lieu demain soir, Franck Cammas sur Groupama 3 s’était recadré sur la route de Thomas Coville (Sodeb’O) il y a quelques jours, laissant l’option sud à Francis Joyon et Yann Guichard.

Groupama 3 est à plus de 430 milles de l’arrivée avec environ 220 milles d’avance sur son concurrent le plus proche, à savoir Thomas Coville, ce soir Franck Cammas bénéficie d’un petit avantage en vitesse, Sodeb’O étant empétolé alors que Groupama progresse à 12 noeuds, Francis joyon en 3ème place bénéficie de conditions plus favorables et progresse à 16 noeuds, Yann Guichard relégué à 600 milles ne devrait sauf avarie pas accéder au podium.

© Yvan zedda

Franck Cammas : « Thomas a empanné et se trouve derrière moi maintenant. S’il est sur la même trajectoire que moi, il n’est pas au même endroit au même moment. Nous n’empruntons donc pas la même route. Ca commence à être plus calme, surtout la mer, mais ça avance toujours au dessus de 20 nœuds. Allègrement même cette nuit. Là, je garde 19 nœuds de vent mais ça ne va pas tarder à changer de régime. D’ici quelques heures. J’espère alors pourvoir me reposer un peu. Il y aura moins de bruit dans le bateau. Thomas, je le gère forcément. A ce stade de la course, c’est important de regarder ce qui se passe derrière. Il faut observer chaque classement. Jouer au chat et à la souris avec un adversaire sur la fin, ça peut être marrant en tirant des bords dans les îles. J’espère qu’il y aura de la visibilité. Pour faire le tour de la Guadeloupe, on devrait avoir du vent de sud sud-ouest. C’est un peu inhabituel, notamment pour aller chercher la bouée de Basse-Terre. »

Francis Joyon : « En ce moment ce n’est pas simple : il y a des vents qui changent de direction et qui sont très forts. C’est très dur à gérer. Là, je suis aux écoutes et j’essaie de progresser au mieux sur la route. Le but est de contourner la petite bulle devant nous. Il y a encore des cartes à jouer et mon but est de tenter des coups… »

Yann Guichard :« C’est un peu chaud, mais ça va ! J’ai de l’air de travers avec de la mer et depuis samedi, il y a des grains assez violents. C’est très irrégulier et ce n’est pas de tout repos. Je me suis fait prendre cette nuit par un nuage : c’est passé de 5 nœuds à 43 nœuds. J’ai pris deux ris dans la grand-voile avec le foc de brise, mais c’était un peu limite. Les grains ne sont pas gros et ne préviennent pas. Nous ne pouvons pas les voir sur les images satellite. Dans mon Ouest, Francis Joyon a dû aussi passer une nuit difficile parce que la zone orageuse est assez étendue. J’espère m’en sortir d’ici cinq à six heures. Jusqu’à l’arrivée, cela ne semble pas très stable même s’il y aura moins de grains. La Guadeloupe se mérite ! Depuis le départ, ce n’est pas du tout pareil que les autres éditions. Là, presque jusqu’au bout, avec cette onde d’Est ça va être très orageux. Pour moi, c’est vraiment difficile comme conditions et en ce moment au vent de travers avec de la mer, ça tape énormément. Et je dois faire pas mal de manœuvres pour que Gitana 11 ne s’envole pas quand il y a des rafales. La course n’est pas du tout passée au second plan, mais il ne faut pas oublier la sécurité. J’ai tout de même failli me mettre sur le toit la nuit dernière. Mais sous un grain, il n’y a plus que dix nœuds de vent et un quart d’heure après, il y en a 35. Je continue à faire avancer du mieux que je peux le bateau sans rien casser. Et nous ne savons pas encore à quelle sauce nous allons être mangés pour le final… Même s’il y a plus de stress à naviguer dans ces conditions instables sur Gitana 11, je suis très content du bateau. Là, je suis fatigué, mais comme tout le monde j’ai hâte que ce bord de reaching se calme pour que la mer soit moins formée. Je pourrais alors me reposer un peu car j’ai encore deux bonnes journées de course. »

Mauvais nouvelle du côté des Multi 50′, Franck Yves Escoffier sur Crèpes Whaou 3! a connu une grosse avarie, l’étrave de la coque centrale de Crêpes Whaou ! s’est brisée juste en avant de la cadène de solent  ) sous l’effet des chocs répétés avec les vagues alors que Franck-Yves naviguait sous grand-voile à 2 ris et ORC.
Le morceau d’étrave d’environ un mètre de long se trouve plié à 90 degrés et freine considérablement le bateau. Le malouin va  donc rejoindre la Guadeloupe à vitesse réduite en tentant de préserver son bateau, il perd donc toute chance de figurer sur le podium de cette Route du Rhum.
Franck-Yves Escoffier, joint ce soir :
« C’est difficile à vivre, surtout que cette Route du Rhum représente de longs mois de préparation. Je ne comprends pas ce qui a pu se passer. Il n’y avait rien sur l’étrave car je n’étais pas sous gennaker. C’est sans doute sous la pression des paquets de mer reçus par le travers que l’étrave a fini par céder.  J’ai terminé la réparation de fortune. Je progresse à 7 nœuds mais avec une étrave carrée, ce n’est pas très pratique. J’ai rempli le ballast arrière pour soulager l’avant du bateau. Il y a toujours 30 nœuds de vent et quatre mètres de creux ».

© AFP

Yves le Blévec se retrouve donc en tête de la course en Multi 50′ avec 200 milles d’avance sur Lalou Roucayrol et Philippe Laperche, tous deux sur la route nord, leurs positions devraient rapidement être menacées par le groupe de sudistes constitués entre autre de Loic Fequet et Lionel Lemonchois quisemblet les mieux armés pour aller chercher un podium.

Les explications de Sidney Gavignet

Le skipper du trimaran Oman Air Majan est revenu sur les conditions de la casse de son bateau aujourd’hui : « J’étais au près débridé, très souvent à 20 nœuds de vitesse. La mer n’était pas très forte, mais c’est vrai qu’à ces vitesses-là, il y a des chocs de temps en temps. J’étais sous deux ris dans la grand-voile et trinquette. Tout allait bien. Sur une première vague un peu plus violente, j’ai entendu un crac. Pas grand-chose, autour de la porte de la descente. Et puis sur une seconde vague, juste après, j’ai entendu un énorme crac ! J’ai pensé que c’était la dérive, mais en fait, c’était le bras tribord avant qui s’est cassé à un mètre du flotteur.A partir de là, c’est allé très vite. J’ai voulu choquer le chariot, mais en fait le bras a complètement cassé 3 ou 4 secondes après. Comme il n’y avait plus d’appui sous le vent, la plateforme s’est couchée et puis le mât a cassé. Du coup, le bateau est revenu à une gîte de 20°.

J’ai enfilé la combinaison de survie, J’ai ramené dans la cabine le radeau de survie et le grab bag (sac de secours). Lorsque le flotteur s’est complètement désolidarisé du bras, la plateforme s’est remise  à l’horizontale. C’était bien que le bateau se remette à plat, malheureusement, le flotteur est maintenant contre la coque centrale et ils vont taper l’un contre l’autre. Je suis un peu inquiet, car le flotteur va beaucoup taper.

J’ai eu une seconde d’inquiétude car j’ai cru que le bateau pouvait couler. Mais très vite j’ai compris que non. J’étais un peu inquiet que le mât casse le rouf, mais la mer n’était pas si méchante que ça. Et je savais que je n’étais pas très loin des Açores et que les secours arriveraient très vite.


Ça m’a fait bizarre d’abandonner le bateau comme ça, mais d’un autre côté, j’étais totalement inutile à bord. Ils sont venus me chercher avec un petit bateau à moteur. J’ai mis mon radeau de survie à l’eau (pour le transfert, ndlr). C’était ça le plus dangereux de tout, de remonter sur le cargo. Sur le petit bateau moteur, avec un tout petit moteur hors-bord, ils étaient quatre, dont un petit bonhomme qui était terrorisé en boule parterre avec ses lunettes cassées. Il y avait trois Philippins et un Grec au volant. C’était assez folklorique. Mais c’est sûr que ça fait un peu bizarre de mettre la vie d’autres gens en danger. Je ne suis pas très fier de ça.Le cargo va s’arrêter soit à Gibraltar, soit à Malte, pour refaire du fioul. On avance à 13 nœuds vers Gibraltar. Je ne connais pas notre ETA ou notre date de passage devant Gibraltar. »

Cammas prend la tête

Après un peu plus de 48h de course, Franck Cammas sur son trimaran Groupama 3 a pris l’avantage dans la catégorie Ultime, son option sud semble pour l’instant porter ses fruits, en effet le contournement de l’anticyclone des Açores par le sud lui permet de poursuivre sa route au portant à plus de 20 noeuds alors que Thomas Coville (Sodeb’O) et Sidney Gavignet (Oman Air Majan) progressent désormais au près à moins de 15 noeuds, ces deux concurrents devraient rapidement perdre leurs 2nde et 3ème places au provisoire au profit de Francis Joyon( Idec) et Yann Guichard (Gitana 11), eux aussi sur la route sud à respectivement 160 et 200 milles du leader.

Si Franck Cammas réussi à accrocher les alizés, il pourrait accroitre son avance, son bateau étant stable dans ces conditions et peu volage (par rapport à des bateaux plus légers comme Gitana 11).

© Yvan Zedda

A noter dans cette catégorie l’hélitreuillage de Bertrand Quentin sur Côte d’Or II, le skipper qui avait souffert de lourds problèmes de santé quelques mois avant le départ de la course, il a été évacué en fin de matinée suite à des douleurs thoraciques et une fatigue grandissante, un remorqueur a été affrété afin de tenter le sauvetage de l’ancien bateau d’Eric Tabarly, abandonné sous voiles.

Côté 50′, la situation est sensiblement la même que dans la catégorie Ultime, Lionel Lemonchois sur Prince de Bretagne sur la route nord tente un recadrage afin de se recaler par rapport à la dorsale pour bénéficier ensuite d’un vent de travers, Franck Yves Escoffier (Crèpes Whaou 3!) et Yves le Blévec (Actual) sur la route sud progressent à plus haute vitesse en contournant l’anticyclone des Açores.

© Marcel Mochet

Extraits des vacations des Multi 50′ :

Lionel Lemonchois (Prince de Bretagne) : « Ca se passe plutôt pas mal. C’est une belle journée avec un grand soleil. Je suis au près, le vent monte et c’est humide. Ca tape mais on va vers du beau ! J’ai tiré un petit bord pour me recaler du bon côté de la dorsale. Et puis le vent avait pris un peu de gauche donc c’était l’occasion de le faire. »

Yves Le Blévec (Actual) : « J’étais avec Franck-Yves Escoffier au passage d’Ouessant, j’ai mal manœuvré mais j’ai fait quelques bêtises et maintenant, il a peu filé devant. Il creuse un peu l’écart. Pour l’heure, je ne peux rien dire sur mon choix. On verra ça dans quelques jours ou à l’arrivée. Je regarde évidemment les autres au nord mais je n’y peux pas grand-chose. Je reste concentré sur ma trajectoire. Le bateau va bien. Les conditions étaient dures avec du vent et de la houle, ce n’était pas confortable mais il fallait aller vite. On est en course quand même ! On est en train de traverser l’anticyclone, ça mollit et c’est assez pénard. Cela permet en tous les cas de se mettre dans l’ambiance du bord, de se reposer et de manger. On a beau être prêt et entraîné, c’est vraiment deux jours après le départ qu’on rentre véritablement dans la course. »

Bien qu’aujourd’hui l’avantage semble être au sud, rien ne permet d’affirmer qu’une des routes soit plus favorable que l’autre, les nordistes étant sur une route plus proche de l’orthodromie et pourraient si le passage de dorsale est rapide bénéficier de vent de travers, les sudistes ont pour l’instant une progression plus rapide mais ils rallongent la route en contournant l’anticyclone.

A suivre demain…

La Route du Rhum 2010 est lancée

Le départ de la Route du Rhum-La Banque Postale 2010 a été donnée aujourd’hui à 13h02 au large de Cancale, dans un flux très modéré d’une dizaine de noeuds.

84 bateaux et skippers se sont élancés vers la Guadeloupe dont neuf multicoques « géants » dans la catégorie Ultime et douze dans la catégorie Multi 50′.

C’est Franck Cammas sur Groupama 3 qui s’offre les honneurs de la ligne devant Sidney Gavignet sur Oman Air, Franck Cammas conservera la tête à la la marque de parcours située au Cap Fréhel devant Gitana 11 et Oman Air Majan.

Yann Guichard empannait juste après la bouée, tout comme Sodebo et Idec, Cammas et Gavignet prolongeaient leur bord d’environ 3 milles, depuis deux options semblent se dessiner, Thomas Coville (Sodeb’O) et Sidney Gavignet (Oman Air Majan) ayant choisi une route nord, Franck Cammas (Groupama 3) et Yann Guichard (Gitana 11) ont des routes parallèles plus près des côtes au sud, Francis Joyon sur Idec parti sur la route nord a empanné avant le dernier pointage pour se recadrer vers le sud, le reste de la flotte ayant choisi une option intermédiaire.

©AFP

Du côté des multis 50′, sans surprise, on retrouve les trimarans de dernière génération aux avants postes, Yves le Blévec sur Actual était le premier sur la ligne avant que Franck Yves Escoffier (Crèpes Wahou 3!) ne revienne sur lui et ne passe la bouée du Cap Fréhel en tête (et en 6ème position, devant certains bateaux de la catégorie Ultime), les deux adversaires ne se quitteront plus jusqu’au dernier pointage du soir en suivant une route identique, Lionel Lemonchois sur Prince de Bretagne ayant choisi une route plus nord.

Crèpe Wahou 3 ! s’impose à Fécamp

C’est Franck Yves Escoffier et son équipage sur le trimaran Crèpes Wahou 3! qui se sont imposé à l’issue du Trophée de Fécamp, en dominant Actual.

Le plan VPLP et le plan Verdier pointaient à égalité à la fin de la première journée avec deux victoires et deux secondes places. La journée de samedi tournera à l’avantage du skipper malouin qui s’impose sur les trois manches courues dans 20 noeuds établis, Crèpes Wahou continuera son carton plein dimanche avec deux victoires dans un vent cette fois-ci  très léger, et ce malgré un départ raté et une pénalité.

Franck Yves Escoffier, skipper de Crèpes Wahou 3 ! : « Je suis heureux car cette victoire est avant tout une victoire d’équipe. J’étais entouré de jeunes talents dont on va reparler dans les années qui viennent et qui fonctionnent très bien ensemble : Jérémie Lagarrigue, Antoine Koch, Kevin Escoffier, Hervé Thomas. Quant au bateau : il est désormais bien optimisé, il marche vraiment bien. Je suis très content. Au portant je pense qu’on a la même vitesse qu’Actual. Au près dans la brise, on va peut-être un peu plus vite. Mais attention, il s’agissait d’un trophée en équipage, pas d’une transat en solitaire… Dans deux mois, la donne sera totalement différente. Enfin, je pense qu’on a vraiment soigné les manœuvres. Nous avons beaucoup travaillé sur ce point et chaque seconde grappillée peut faire la différence».

© Patrick Deroualle

Actual s’est montré moins à l’aise que son adversaire, en particulier lors des manoeuvres, cependant, le trimaran barré par Yves le Blévec a démontré ses capacités de vitesse lors de ce trophée, de bonne augure pour la Route du Rhum qui clôturera la saison des Multi 50′. Erwan le Roux sur Fenêtre A Cardinal prend une belle troisième place

Yves le Blévec, Actual : « Non, je ne suis pas déçu. Actual a été dessiné pour le grand large. Il est forcément un peu moins réactif dans les manoeuvres. face à Franck Yves Escoffier et son équipage, nous avons trouvé meilleur que nous. Mais ce trophée a donné lieu à de belles empoignades bord à bord, et j’ai pu une nouvelle fois mesurer la fiabilité de mon bateau, en tirant dessus plus qu’à la normale. Cette formule de Trophée est très enthousiasmante et procure du plaisir à tout le monde, équipiers, partenaires et grand public…. »

Le bateau le plus attendu lors de ce Trophée était probablement Prince de Bretagne, récemment sorti de chantier après la casse des bras de liaison l’an dernier, la barre du multicoque a depuis été confiée à Lionel Lemonchois. L’affrontement face aux deux autres trimaran de nouvelle génération aura été de courte durée, puisque Lionel Lemonchois et son équipage n’auront disputé qu’une manche vendredi, préférant abandonner quand le vent fleurta avec les 20 noeuds, du fait d’une fissure apparue sur le bras de liaison arrière, celle-ci n’étant semble-t-il que superficielle, cependant, par sécurité le skipper a préféré regagner sa base de Lorient afin de réparer et continuer l’optimisation du bateau à deux mois de la Route du Rhum.

© Patrick Deroualle

Lionel Lemonchois : « Nous n’avons terminé qu’une seule des sept manches courues entre hier et aujourd’hui. C’est évidement une petite déception mais il ne faut pas se tromper d’objectif. Le notre est et reste la Route du Rhum – La Banque Postale. Le fait est que nous avons pas mal de mise au point à réaliser sur le bateau par rapport à nos petits concurrents qui naviguent depuis un an. Nous avons un mois et demi devant nous pour optimiser Prince de Bretagne et être parfaitement au point la 31 octobre prochain à Saint-Malo »

Classement général – 6 manches retenues sur 8 manches courues
1 – Crêpes Whaou ! (FY Escoffier) – 6 pts
2 – Actual (Y.Le Blevec) – 10 pts
3 – Fenêtréa-Cardinal (E.Le Roux) – 19 pts
4 – Région Aquitaine Port Médoc (L.Roucayrol) – 21 pts
5 – Axa Atout coeur pour Aides (E.Nigon) – 31 pts
6 – La mer révèle nos sens (Ph. Laperche) – 33 pts
7 – Citoyens du monde (JF Lilti) – 40 pts
8 – Delirium (H. de Carlan) – 47 pts
9 – Prince de Bretagne (L.Lemonchois) – 58 pts
10 – PiR2 (E. Hochedé) – 61 pts

Deux événéments nautiques ce week end

Deux événements à ne pas rater ce week end !

Le premier en Normandie à partir de vendredi, à Fécamp, le Trophée des Multi 50′, qui accueillera les trois trimarans de 50′ de dernière génération à savoir Crèpes Wahou ! 3 skippé par Franck Yves Escoffier qui affrontera son rival Yves le Blévec sur Actual, et un retour sur le circuit de Prince de Bretagne, désormais barré par Lionel Lemonchois, ce trophée permettra aux skippers de comparer les performances de leurs bateaux avant la Route du Rhum

Second événement, Happy Baie, à la Trinité sur Mer, ce nouveau rassemblement mêlera concerts et régates en baie de Quiberon, plusieurs classes de bateaux s’affronteront lors des régates : Class 40, IMOCA et maxis multicoques.

Le plateau des maxis multicoques sera composé de : Sodeb’O (Thomas Coville), Idec (Francis Joyon), Gitana 13, Gitana 11 ( Yann Guichard), Oman Air Majan (Sidney Gavignet).

L’équipage du Trophée Jules Verne dévoilé

La liste des quinze hommes qui s’attaqueront au Trophée Jules Verne, détenu par Franck Cammas et son équipage sur Groupama 3, a été dévoilée par Pascal Bidégorry, le skipper du maxi trimaran de 40m Banque Populaire V.

Quelques changements notables au sein de cet équipage avec l’arrivée de Juan Vila, ancien membre du team Alinghi, qui officiera en tant que navigateur, Brian Thompson, barreur régleur, qui a deux tours du monde en multicoques à son actif (Cheyenne en 2004, Doha en 2006) et un Vendée Globe en 2008, Fred Le Peutrec, grand spécialiste du multicoque (Tornado, ORMA, maxi trimaran) passe du team Groupama à celui de Banque Populaire où il sera chef de quart.

A lire, une interview de Pascal Bidégorry expliquant le chois de ces nouvelles recrues sur le Télégramme.

Le trimaran sera en stand by pour le Trophée Jules Verne à partir du 1er novembre.

La 34ème Coupe de l’America en catamarans à ailes rigides?

Loick Le Bras de VoilesetVoiliers dévoile aujourd’hui dans un article la décision du defender américain BMW Oracle en ce qui concerne le prochain voilier de l’America’s Cup. Selon le journaliste qui semble avoir glané ses informations à Carthagène, le prochain voilier de l’America’s Cup sera un catamaran de 72′ (22m) à aile rigide. Cette information devrait être officialisée mardi prochain.

Ce choix fait suite aux essais menés à Valence par le defender entre des catamarans Extreme 40′ et des monocoques RC44.

Les moteurs devraient de nouveau être autorisés pour mobiliser les appendices.

BMW Oracle semble déjà préparer la prochaine Coupe de l’America qui devrait avoir lieu en 2014 à San Francisco, puisque l’équipe aurait acheté deux nouveaux Extreme 40 (l’équipe en possède déjà deux), probablement pour commencer des tests avec des ailes rigides, il semblerait également que le team américain ait prévu de nouvelles sessions d’entrainement sur le 60′ ORMA Groupama 2, qui a été remis à l’eau à Lorient.

Les Extreme 40 pourraient être le support d’une nouvelle compétition organisée par Offshore Challenges (tout comme les Extreme Sailing Series) pour le compte du defender.

Banque Populaire V remis à l’eau

Le maxi trimaran Banque Populaire V a été remis à l’eau hier à Lorient, après un chantier estival de sept semaines, suite à la tournée méditerranéenne. L’occasion pour le team de  renforcer la structure du bateau en vue du tour du monde prévu cet hiver.

Les premières navigations sont prévues la semaine prochaine, Pascal Bidégorry, le skipper du bateau livre ses impressions après ce chantier :  » Nous avons travaillé sur de petits points concernant la fiabilité du bateau, même si honnêtement nous n’avons rencontré aucun problème lors de du Record de la Méditerranée qui s’est fait dans des conditions musclées ainsi que dans les navigations lors de la tournée méditerranéenne. Nous allons vite pouvoir naviguer et ça c’est un réel plaisir ».

Sidney Gavignet décroche s’adjuge le record des îles britanniques

Sidney Gavignet, le skipper du trimaran Oman Air, qui s’alignera sur la prochaine Route du Rhum a battu le record autour des îles britanniques mardi après 4 jours, 15 heures, 9 minutes et 47 secondes à 16.081 noeuds de moyenne.

Il bat ainsi le précédent record, détenu par Thomas Coville en solitaire sur son 60′ ORMA Sodeb’O en 2006 de plus d’un jour et demi, il décroche également le record « absolu » puisque le skipper français a également battu le record de Playstation en équipage de plus d’une demi heure.

Bien que son bateau soit  moins sophistiqué qu’Idec et que son sistership Sodeb’O, Sidney Gavignet fait, suite à cette performance, figure d’outsider pour la Route du Rhum.

© Lloyd Images/ Oman Sail

A lie, une interview du skipper sur Ouest France