Le trimaran de Franck Cammas a franchi la longitude du Cap Leeuwin cette nuit, en battant le temps intermédiaire entre le Cap des Aiguilles et le Cap Leewin en 6 jours 22 heures et 33 minutes.
Reste à maintenir ces vitesses élevées et à rattraper les 130 milles de retard sur le temps de référence d’Orange II.
A lire, l’interview de Franck Cammas par Philippe Eliès dans le Télégramme.
C’est ce que laisse entendre Philippe Elies dans le Télégramme, plusieurs skippers se seraient manifestés en apprenant qu’Hervé Cléris était écarté du projet, mais le choix se serait porté vers le vainqueur de la Route du Rhum 2006.
Lionel Lemonchois étant à bord de Groupama 3 pour la tentative de Trophée Jules Verne, l’officialisation du changement de skipper devrait se faire au retour du tour du monde.
Le trimaran, construit sur plans Irens Cabaret, est en cours de chantier chez Marsaudon Composites suite à la désolidarisation du flotteur survenue avant la Transat Jacques Vabre.
Pascal Bidégorry et son équipe ont décidé de prolonger le stand-by de leur maxi trimaran, Banque Populaire V. L’équipage dispose donc encore d’une chance de s’élancer sur le trophée Jules Verne cette année…
Groupama 3 retrouve de la vitesse, après quelques jours difficiles à la poursuite d’un front de dépression. L’équipage aligne désormais les milles avec une belle moyenne de 31,8 noeuds hier.
L’optimisme est donc de retour, les 450 milles de retard sont oubliés, les hommes de Franck Cammas l’ayant déjà réduit de moitié. Celui-ci devrait être comblé à la fin du week end, ce qui devrait aussi correspondre au passage dans l’Océan Pacifique, avec très probablement le meilleur temps intermédiaire entre le Cap des Aiguilles (Afrique du Sud) et le cap Leeuwin (Australie).
« Nous sommes partis à ce rythme jusqu’à la Tasmanie, voir même jusqu’à la Nouvelle-Zélande. Nous aurons peut-être quelques empannages à faire pour se recaler, mais la trajectoire va rester très rectiligne, a contrario d’Orange 2 en 2005… Pendant 48 heures, nous allons toujours être poussés par ce vent de trente noeuds, puis cela va mollir un peu mais le flux de secteur Ouest nous accompagne jusqu’au Pacifique. Et si la dépression qui stagne sur l’île Auckland s’évacue, nous n’aurons pas de réelle transition à ce niveau-là : ça serait pas mal ! »
Groupama 3 a passé le Cap de Bonne Espérance avec 7 heures 30 de retard sur le temps de référence d’Orange II, le trimaran a ensuite pu filer à haute vitesse (de l’ordre de 30 noeuds) en naviguant en bordure sud d’un anticyclone, ce qui permettait à l’équipage de Franck Cammas de combler une partie du retard accumulé dans l’Atlantique Sud.
Cependant la transition entre cet anticyclone et la zone de confluence n’a pas eu lieu comme prévue et le trimaran a très nettement ralenti cette nuit, avec de nouveau une perte de 75 milles sur le record. Après ce passage difficle, l’équipage a pu reprendre un rythme plus soutenu, les hommes de Groupama 3 espèrent rattraper leur retard avant l’archipel des Kerguelen.
La fenêtre espérée par le team Banque Populaire pour s’élancer sur le Trophée Jules Verne dimanche s’est refermée. si la traversée du golfe de Gascogne s’annonçait toujours rapide, avec des vents cependant soutenus, c’est l’évolution de la météo au niveau de Madère qui a contraint l’équipage de Pascal Bidégorry à renoncer, en effet les derniers fichiers météo faisaient étatde vents forts (40 noeuds) de face et d’une mer très dure (8 à 9 mètres de creux). Reste que la période de stand by n’est pas inextensible, et qu’un départ est de plus en plus compromis, ceci pourrait faire l’affaire des hommes de Groupama 3 qui seraient assuré de conserver le Trophée un an, si la tentative en cours était victorieuse.
Après un passage très difficile pour Franck Cammas et ses hommes, l’hémorragie de milles est stoppée, depuis hier, l’équipage de Groupama 3 a accroché une dépression et aligne de belles vitesses de l’ordre de 30 noeuds, même si ils possèdent encore 375 milles de retard, les hommes de Groupama 3 devraient passer le Cap de Bonne Espérance dimanche soir avec moins d’une demi journée de retard sur le temps de référence.
Du côté de Banque Populaire, le code orange a été activée, peu d’informations supplémentaires pour le moment, il semble que Pascal Bidégorry et ses hommes programment un départ pour dimanche….
La trajectoire du trimaran Groupama 3 s’est infléchie vers le sud est hier soir, avec des vitesses de l’ordre d’environ 25 noeudssur une route convergente avec celle d’Orange 2, cependant la situation a évolué aujourd’hui du fait d’un front froid sur la route du mai multicoque.
Franck Cammas et ses hommes ont désormais deux options divergentes,
« On a pu naviguer sous gennaker en incurvant notre route au fur et à mesure que le vent de Nord-Est faisait place à du Nord, et maintenant à du Nord-Ouest. Nous suivons la courbure naturelle de l’anticyclone. D’ici le début de l’après-midi, nous allons effectuer un empannage pour nous recaler afin d’aller chercher un flux plus soutenu que nous essayerons d’atteindre mercredi. Il faut d’abord passer un petit col entre deux centres de hautes pressions : nous serons cette nuit dans de petits airs… Mais à la sortie, nous attraperons le train dépressionnaire ! »
Il semble donc que le trimaran géant va voir son avance d’environ 400 milles se réduire sensiblement, au cours des jours qui viennent.
Groupama 3 a franchi l’Équateur à 9h 2′ 40″ TU soit après 5j 19h 6′ 47″ de mer le départ du Trophée Jules Verne, 2ème meilleur temps sur ce tronçon du tour du monde. Le passage du Pot au Noir s’est déroulé sans encombre comme l’explique les skipper du maxi trimaran :
Franck Cammas : « C’est très bien et au delà de ce qu’on espérait au départ pour cette partie là. On peut être très content même si on aurait pu espérer presque mieux juste en regardant les dernières heures : le Pot au Noir s’est un peu réveillé au moment où on le franchissait, avec des vents très aléatoires qui tournaient de tous les cotés pendant 7-8 heures. Il a été court mais plus violent que ce qu’on imaginait. En ce moment il n’y a pas énormément de vent : 12-13 nœuds. Il nous manque quelques nœuds pour pouvoir accélérer et glisser. On aimerait que ça vienne. Là la route est assez traditionnelle, la dorsale est très proche des côtes et il va falloir la contourner. Le routage nous fait passer dans la bande côtière, à quelques milles des plages du Brésil. Cela nous fait faire un gros détour. C’est toujours un passage délicat mais il l’est encore plus que d’habitude. On va faire de notre mieux dans le sud même si cela ne va pas être évident. Orange II risque de nous repasser devant. »
Malgré une fenêtre météo peu encourageante au départ, les hommes de Groupama 3 ont réussi à tirer parti des performances du bateau dans les vents médiums, ils possèdent désormais 1 journée et 7 heures d’avance sur le temps de référence (Orange 2). Cependant la descente vers les 40 ème rugissants et le Cap de Bonne Espérance devrait être plus complexe : « Les prévisions météo dont on dispose ne sont pas très favorables pour rejoindre les mers du Sud. Pour éviter les calmes, nous allons devoir nous rapprocher fortement des côtes brésiliennes et descendre très bas avant de pouvoir tourner à gauche vers le Cap de Bonne Espérance. On va perdre pas mal de milles sur Orange mais la route est encore longue. Il va falloir rester très concentré et être prêt à saisir les opportunités ».
A lire également à ce sujet, l’interview de Franck Cammas par Axel Capron sur Sports.fr
Après 24 heures difficiles et une centaine de milles de retard sur le temps de référence, les hommes de Groupama 3 ont retrouvé de la vitesse aujourd’hui en accrochant la bordure d’une dépression.
Le trimaran a laissé Madère dans son sillage, le prochain archipel a paré est celui des Canaries, ce passage s’annonce plus délicat avec une brise mollissante à l’approche des iles, il faudra ensuite traverser cette barrière anticyclonique avant d’accrocher les alizés.
Côté équipage, Lionel Lemonchois, a de nouveau fêté son anniversaire (50 ans) sur le parcours du Trophée Jules Verne, comme en 2005 sur Orange 2, espérons que cette tentative se terminera aussi bien que celle d’Orange il y a 5 ans pour l’équipage de Groupama 3.