Fred Le Peutrec : « Banque Populaire V est un avion de chasse » (Interview)

Fred Le Peutrec, barreur du  maxi trimaran Banque Populaire V, détenteur du Trophée Jules Verne sur Groupama 3, a répondu aux questions de Voile-Multicoques.com sur son début de saison à la barre de Zen Too, la future tentative de Trophée Jules Verne de Banque Populaire V.

Voile-Multicoques.com : Tu barres de nouveau un D35 cette saison, Zen Too, vous êtes actuellement en 9ème position au classement général, quels sont les objectifs de l’équipage cette année ?

Fred Le Peutrec : Cette saison n’est pas évidente, je navigue avec des gens dont la voile n’est pas le métier, ils ont donc assez peu de temps à consacrer au D35. Les entrainements sont très réduits, nous naviguons seulement la veille des régates, l’équipage manque donc d’automatismes dans le fonctionnement pour s’affirmer dans le haut du classement.

Voile-multicoques.com

Nous ne sommes pas très loin, la plupart du temps nous terminons à quelques longueurs des premières places.

L’objectif est avant tout de progresser, notamment sur les deux dernières manches en France.

Concernant les classiques courues sur le Léman (Bol d’Or et Genève-Rolle-Genève), quelles sont les difficultés de ces courses « longue distance » ?

La plus grosse difficulté réside dans les changements de systèmes météos, avec des effets de sites et beaucoup de transitions, qui ne sont pas systématiques.

Les locaux qui naviguent à l’année sur le Lac ont quelques automatismes qui permettent de déterminer des schémas, malgré tout, les effets de couloirs et de vents réservent beaucoup de surprises avec des vents différents qui se succèdent tout au long du Léman.

Voile-multicoques.com

Quel a été le programme d’entrainement de l’équipage avant le début du Vulcain Trophy ?

Nous avons eu seulement quelques sessions d’entrainement avec de belles conditions de vent en avril, ce qui représente 6 jours de navigation, sans confrontation aux autres équipages avant le début de la saison.

Deux grand prix seront courues en Méditerranée cette année, penses-tu que ces étapes peuvent changer la hiérarchie actuelle ?

Je ne pense pas que ces étapes hors du lac bouleversent le classement, les équipages au point resteront logiquement devant.

Le Léman est un beau stade pour naviguer, mais je crois que sortir de ce plan d’eau est une bonne chose pour la série puisque les bateaux naviguent uniquement sur le lac depuis plusieurs années avec des lieux de régates peu variés.

Le bateau en lui même n’est pas forcément très adapté à ce type de navigations, le catamaran n’aime pas la mer, mais en été et dans l’est méditerranéen de telles conditions de vagues sont peu probable.

Les D35 sont utilisés depuis 7 ans, penses-tu que les propriétaires s’orientent vers une nouvelle jauge ?

Tout dépendra de la direction vers laquelle les propriétaires veulent aller, puisque les décisions sont prises en assemblée générale. Cette série est avant tout un loisir pour eux, avec une ambition sportive plus ou moins importantes selon les propriétaires.

La donne est un peu différente désormais avec plusieurs séries de catamarans de 40′ et le passage de la Coupe de l’America aux multicoques, ce qui tire les différents circuits vers le haut.

Revenons à ta saison sur le Maxi Banque Populaire V, vous avez abandonné sur casse l’hiver dernier lors de la tentative de Trophée jules Verne, quel bilan tirez-vous de cette tentative concernant le trimaran ?

Ce bateau est un avion de chasse, qui s’inscrit dans l’évolution de Groupama 3, puisqu’il a été généré par le même cabinet d’architecte (VPLP), « il a le Jules Verne dans les jambes ».

Malgré tout, il faudra des conditions favorables pour réussir à battre le record, ce tour du monde est avant tout une histoire de trajectoires, le point primordial est de ne pas faire trop de route.

Le bateau a intrinsèquement un peu plus de vitesse que Groupama 3 dans certaines conditions, mais cet avantage ne permet pas de compenser en vitesse pure ce que nous pouvons perdre sur le contournement de l’anticyclone de Saint Hélène par exemple.

Banque Populaire V peut conserver des vitesses moyennes un peu plus élevées dans la mer formée, du fait de sa longueur et de sa masse.

Le trimaran semble donc plus à son avantage dans le vent médium et fort, qu’en est-il dans les vents faibles, que vous rencontrerez dans les zones de transition ?

Même en ayant navigué sur les deux bateaux, la différence est difficile à quantifier, il faudrait vraiment faire des speed-tests pour déterminer quel est le trimaran le plus rapide dans ces conditions.

Les comportements sont vraiment très proches, je pense que Groupama 3 est probablement un peu plus rapide dans la pétole, mais les différences ne sont pas substantielles.

Un avis sur les catamarans monotypes AC 45 à ailes rigides qui naviguent depuis quelques mois, et qui seront utilisés pour les séries préparatoires à l’America’s Cup ?

Les bateaux paraissent vraiment excitants, l’idée de naviguer avec une aile intéresse forcément tous les gens qui viennent du multi et qui régatent.

Cette voilure impose une logistique importante, ces innovations ne sont donc pas utilisables en dehors d’un circuit professionnalisé et structuré.

Les services de communication ont tendance à diffuser des images spectaculaires avec des chavirages, mais d’après les images dont nous disposons, les catamarans semblent particulièrement véloces et évolutifs dans toutes les phases de contacts serrés.

Ces AC45 permettent d’imaginer les régates en 72′ dans la mer et la brise de San Francisco, puisque ce plan d’eau est assez venté, les régates sur les AC72 seront probablement très spectaculaires voir dangereuses parfois du fait des vitesses élevées et des engagements forts dans les phases de contact.

Évidemment, ce circuit m’attire, comme tous les régatiers venant du multicoque.

© Gilles Martin-Raget

Trois équipes françaises se sont déclarées, dont deux sont inscrites officiellement, ces divisions récurrentes des marins français ne sont-elles pas préjudiciables ?

Tel qu’est structuré le sport voile en France, ces « divisions » ne me paraissent pas choquante.

C’est le signe d’une bonne activité vélique avec un nombre importants de régatiers dans un petit pays, ce sport est très développée, par rapport à d’autres nations où il est concentrée au sein de yachts clubs, avec des institutions plus « rigides ».

Au niveau des financements, les teams français devront probablement trouver des fonds en dehors de l’hexagone pour accéder à la compétition.

L’essentiel du problème vient du fait que nous ne sommes pas assis sur une tradition de l’America’s Cup en France, tous les projets précédents étaient moins bien financés que les grosses équipes étrangères, sans permanence entre les différentes éditions.

Avec le passage au multicoque, beaucoup pensaient que les français seraient les mieux placés pour tenir la dragée haute aux autres équipes, mais il y a une structure, une culture du travail dans les grosses équipes qui est moins présente en France, ce qui explique la présence de trois équipes qui étaient déjà structurées lors de l’édition précédente.

Tu as navigué sur 60′ ORMA pendant plusieurs saisons, as-tu eu l’occasion de naviguer sur un des deux premiers MOD 70 ?

Non, pas encore, j’espère pouvoir le faire, nous partageons les mêmes pontons, nous naviguons sur le même plan d’eau, je reste très attentif à ce qui se passe sur cette série.

Week end chargé pour les D35

Le week end pascal a commencé samedi pour les équipages des D35 qui se retrouvaient au large de la Tour Carré  pour le départ de la Genève-Rolle-Genève. Très vite Foncia s’est démarqué emmenant dans son sillage Zen Too de Guy de Picciotto et Ladycat de Dona Bertarelli dans un vent faible jusqu’ Rolle.

La Bise s’est ensuite levée (12 nœuds)

Michel Desjoyeaux s’avouait très heureux : « Nous voulions partir à gauche et longer la côte Suisse à l’aller comme au retour. Il a juste fallu gérer le rythme et l’avance sur toute la course pour ne pas nous faire déborder, car à un moment nos concurrents sont partis à droite et au retour à gauche. Nous avons dû rester zen et très concentré dans les derniers mètres de l’arrivée. »

Artemis Racing de Torbjorn Tornqvist  termine second de la Genève-Rolle-Genève, après une première partie de course difficile (10ème au passage de la bouée de Rolle), l’équipage suédois s’est rapidement familiarisé au support et peut compter sur deux marins suisses pour les conseiller sur ce plan d’eau difficile . Paul Cayard, tacticien sur Artemis Racing analyse sa navigation: « Je ne dirai pas que j’ai compris le Lac, mais c’est plutôt Yvan et Pierre qui étaient convaincus de ce bord côte Suisse. Dès que nous avons passé la bouée de Rolle, nous avons essayé de tenir la droite et cela s’est très bien passé. Ils ont bien pensé et cela a payé.» Veltigroup de Marco Simeoni et barré par Stève Ravussin complète le podium après avoir également effectué une remontée incroyable

Marco Simeoni : «Nous sommes contents, cela s’est bien passé. Après Rolle, nous avons pu voir les erreurs des autres donc nous avons pu prendre les bons côtés, c’est ce qui nous a permis de les rattraper. Au début, nous avons grillé le départ donc nous avons dû repasser la ligne, dû coup nous étions dernier».

Alinghi d’Ernesto Bertarelli cinquième devant de Rham Sotheby’s de Philippe Cardis, sixième et Ladycat de Dona Bertarelli. Zen Too de Guy de Picciotto, barré par Fred Le Peutrec est classé onzième de la Genève-Rolle-Genève en raison d’une pénalité de course pour départ prématuré (OCS). Zen Too a engagé une procédure contre le Comité de Course.

Les Décision 35 ont terminé le week end au large de Bellevue pour la quatrième étape du Vulcain Trophy. Veltigroup de Marco Simeoni s’offre sa première victoire, devant Artemis Racing de Torbjorn Tornqvist et Foncia de Michel Desjoyeaux.

 Veltigroup barré par Steve Ravussin remporte donc la Sogeti Cup avec quatre places sur le podium, dont deux victoires. : «Nous sommes toujours contents de gagner un grand prix et c’est le premier pour Veltigroup, mais je crois aussi que le team commence de mieux en mieux à se connaître. Je pense que nous n’avons pas forcément été les meilleures aujourd’hui en manœuvres, mais nous avons fait des bons choix, nous arrivions à faire avancer le bateau, pris les bonnes décisions dans les réglages et François nous a fait une belle tactique, donc la régularité paie.»
A la seconde place, Artemis Racing de Torbjorn Tornqvist confirme sa montée en puissance, malgré deux réagates non courues lundi suite à une collision avec Okalys Corum.  Yvan Ravussin, équipier d’Artemis Racing, revient sur leur week-end : «Joli week-end pour Artemis Racing, vu que nous terminons deuxième sur le podium, dans des conditions diverses et variées avec un peu de Bise inattendue aujourd’hui. Nous avons pu bien gérer, même si le vent était un peu plus fort que d’habitude. Tout a bien marché, nous avons bien navigué, nous sommes très contents. Nous sommes troisième au général, c’est très bien pour des nouveaux venus. »
L’équipage de Michel Desjoyeaux complète le podium à la troisième place. Michel Desjoyeaux : «Je confirme ce que j’ai dit hier soir, cela n’est jamais fini. Le vent « distribue ». C’est très serré et sur la dernière manche les trois premiers pouvaient encore tous prétendre à la victoire. Tant mieux, car cela veut dire que le groupe est très homogène. Les places sont chers lors des passages de bouées, mais c’est aussi ça qui est sympa car c’est très disputé.»

Okalys-Corum de Nicolas Grange se classe quatrième de la Sogeti Cup avec deux places sur le podium. Au cinquième rang se trouve Alinghi d’Ernesto Bertarelli qui termine son week-end en beauté avec notamment une première place méritée. Le CER Carrefour Prévention est sixième de la Sogeti Cup, l’équipage accueillera Pascal Bidégorry pour le Bol d’Or le week end prochain. Septième, Zen Too de Guy de Picciotto devance de Rham Sotheby’s de Philippe Cardis. Ladycat de Dona Bertarelli se classe onzième et ferme la marche.

Les trois équipages qui composent le podium de la Sogeti Cup sont ceux qui mènent le classement général du Vulcain Trophy. En effet, Foncia est en tête et devance Veltigroup et Artemis Racing, respectivement deuxième et troisième à égalité de point. Ils sont suivis de près par le CER Carrefour Prévention (4ème) et Alinghi (5ème).

Foncia remporte la Realstone Cup

La seconde étape du Challenge Julius Baer se disputait ce week end au large du Domaine Impérial de Gland, sur les bords du Léman.

Trois équipes ont occupés le haut du classement lors des 6 manches courues (4 samedi 2 dimanche) : Banque Populaire, Foncia et Alinghi.

Samedi Pascal Bidégorry, le skipper du D35 Banque Populaire raflait 3 des 4 manches, et prenait une 7ème sur la dernière manche. Dimanche c’est Alain Gautier sur Foncia qui s’est montré le meilleur avec une victoire de manche et une 2nde place, les trois places sur le podium lors des régates de samedi (3-2-1) permettent à l’équipage de Foncia de remporter cette Realstone Cup.

Alinghi d’Ernesto Bertarelli qui prend la deuxième position. Ils remportent la dernière manche d’aujourd’hui et enchaine les bonnes places (2-2-3-6-4-1).Pour Ernesto Bertarelli la régularité a payé: «  On comptant toutes les manches sans enlever une, je pense que nous sommes devant. Nous recherchons la régularité. Car dans des classes comme celle-là qui commence à se resserrer, il faut éviter les extrêmes au maximum. Pour nous, c’est la stratégie de la régularité qu’il faut suivre. »

Pascal Bidégorry sur Banque Populaire monte sur la trosième marche du podium, après une première saison en demi teinte, le skipper des trimarans Banque Populaire montre qu’il sera l’un des outsiders de la série Décision 35 cette année :  » Nous avons fait une bonne journée. Nous essayons d’être constructif sur le réglages des voiles. J’ai de la chance de naviguer avec un équipage très talentueux qui s’adapte rapidement. Je pense que l’on a beaucoup de chose à apprendre, mais pour l’instant on essaie d’être les plus rapides. »

Alain Gautier :  » Ce week-end c’était un peu un duel franco-français puisque nous gagnons deux manches et Pascal Bidégorry en gagne 3, mais il ne faut pas oublier Alinghi qui fait de très bonnes régates comme à son habitude. Nous sommes dans le match ce début de saison. Mais nous savons que les autres vont progresser, que le niveau de la flotte s’élève et que ce sera dur pour la suite de la saison. »


Zen Too  qui prend la quatrième position de cette étape, Franck Cammas, le barreur habituel avait cédé sa place à Fred Le Peutrec (membre du team Groupama, et barreur du D35 SmartHome la saison dernière), à la cinquième place, il y a Ylliam.

Okalys-Corum barré par Nicolas Grange, en l’absence de Loick Peyron termine septième. Ils devancent Julius Baer de Philippe Cardis et Zoulou d’Erik Maris et Nickel.

Stève Ravussin sur Veltigroup prend la onzième position devant tLadycat et Zebra 7

Prochaine manche du Challenge Julius Baer à l’Open de Versoix le 4 et 6 juin, ainsi que le 5 juin pour la Genève-Rolle-Genève.

Le dernier Grand Prix pour Foncia, le championnat pour Alinghi

Le dernier Grand Prix de la saison de Decision 35 et le titre du Challenge Julius Bar se seront joués sur une seule journée et 3 régates seulement, du fait de l’annulation des manches de vendredi, faute de vent suffisant.

C’est Alain Gautier et l’équipage de Foncia qui sortent vainqueurs après ces 3 bananes au large de Lausanne en s’imposant sur deux d’entres elles, Okalys -Corum barré par Loick Peyron termine 2nd de ce rendez vous devant Zen Too barré par Franck Cammas et Alinghi qui termine au pied du podium de ce Grand Prix.

Photo : Baptiste Morel

Photo : Baptiste Morel

Au classement général Alinghi s’impose de justesse devant Okalys-Corum, les deux bateaux sont à égalité de points et avec le même nombre de victoires (2), Ernesto Bertarelli et son équipage sur Alinghi ne doivent leur salut qu’à leurs 3 places de second alors qu’Okalys-Corum n’en aligne que 2. Foncia se classe troisième du Challenge avec une grosse marge d’avance sur les 4ème et 5ème : Julius Bar et Zen Too, eux aussi à égalité de points.

Photo : Baptiste Morel

Photo : Baptiste Morel

On retrouve Smart Home à la 6ème place, avec Fred Le Peutrec à la barre, et Banque Populaire en 7ème position, Fred Le Peutrec et Pascal Bidégorry, nouveaux venus sur le circuit reviendront l’année prochaine avec des ambitions de podium.

Toujours du côté des anciens skippers de 60′ ORMA, Karine Fauconnier sur Ladycat de Dona Bertarelli Spaeth se classe 9ème devant Steve Ravussin sur Veltigroup.

Dernière manche du challenge Julius Bar

Cette dernière manche s’annonce passionnante à suivre ce week end puisque rien n’est acquis pour le classement général. Les régates auront lieu à Lausanne près des quais d’Ouchy.

Le podium est définitivement acquis pour Alinghi SUI-1, Okalys-Corum et Foncia, reste à savoir qui sera sacré champion demain, Alinghi semble bien placé, mais Loick Peyron sur Okalys peut encore espérer gagner le challenge si il finit 4 places devant Alinghi ou encore en gagnant ce Grand Prix Beau Rivage Beau Rivage et si Alinghi finit 3ème. La tâche s’annonce plus difficile pour Alain Gautier qui doit espérer une grosse contre performance des deux bateaux qui le précèdent au classement provisoire pour espérer gagner le championnat.

Photo : Baptiste Morel

Photo : Baptiste Morel

La bataille pour les 4, 5 et 6ème places devrait aussi être disputée puisque quatre bateaux se tiennent en 5 points : Julius Bar, Zen Too, Smart Home et Banque Populaire.

Grand Prix à suivre sur le site officiel du Challenge Julius Bar.

Victoire d’Okalys Corum à l’HP Cup la Réserve

L’avant dernière manche du Challenge Julius Bar, courue le week end dernier dans des contions parfaites (5 à 15 noeuds) a été très disputée.

C’est finalement Okalys Corum, barré par Loick Peyron qui s’impose de le leader du classement général Alinghi SUI-1, barré par Ernesto Bertarelli, qui a commi quelques erreurs dimanches, notmamment lors de la dernière manche où les deux équipages se sont livrés à un véritable match racing, comme l’explique Tanguy Cariou qui officie à la tactique : « Nous perdons des points importants hier et aujourd’hui sur des erreurs que nous devions éviter. Aujourd’hui, le constat était simple, nous devions finir dans les six et devant Okalys-Corum. A partir de là, nous savions qu’il revenait à deux points au Challenge Julius Baer. Dans deux semaines, nous devrons être aussi bons, voire meilleurs ».


A la troisième place, Steve Ravussin à la barre de Veltigroup, la meilleure performance de l’équipage qui a intégré le circuit cette année, ce qui satisfait le skipper : « C’était un objectif de la saison de finir une fois sur le podium. Maintenant, nous aimerions gagner une manche et ça nous ne l’avons pas encore réalisé. Je suis fier de mon équipage même s’il nous reste des choses à apprendre. »

Zen Too, barré par Franck Cammas finit à la quatrième place ce qui permet à l’équipage de reprendre des points au classement général provisoire, Alain Gautier perd de précieux points avec une cinquième place.

Ladycat mené par un équipage féminin réalisé sa meilleure performance de la saison avec une sixième place et deux victoires de manches. SmartHome, barré par Fred Le Peutrec a connu une première journée difficile et termine 7ème, devant Banque Populaire et Julius Bar qui perd quasi toute chance de podium cette année après cette 9ème place. Romandie et zebra 7 ferment la marche.

Au classement général, Alinghi (8points) conserve un avantage de 2 points sur Okalys Corum (10points) et de 5 points sur Foncia (13 points), le podium semble acquis à ces trois équipages puisque le 4ème : Julius Bar se présentera à la dernière épreuve avec un total de 26 points.