Pratiquement 4 jours d’avance au Cap Leeuwin

L’équipage du Maxi Banque Populaire V a de nouveau décroché un temps de référence sur le Trophée Jules Verne en accrochant le chrono Ouessant-Cap Leeuwin en 17 jours 23 heures 57 minutes et 18 secondes de mer, améliorant le chrono de Groupama 3 de 3 jours 14 heures et 24 minutes.

Les hommes naviguant sur le trimaran possèdent donc plus de 72 heures d’avance sur le temps du record soit 2200 milles. Loïck Peyron, le skipper, est revenu sur cette performance lors de la vacation  :  » Nous sommes forcément très satisfaits de ce nouveau record et puis le temps lui-même est significatif. C’est un peu comme 9,99€… on fait tout en 17 jours 23 heures et pas tout à fait 18 jours ou encore 11 jours 21 heures et 48 minutes pour Bonne Espérance. Les chiffres sont symboliques. Mais pour le moment, les conditions ne sont pas si favorables, la performance de ce bateau, en revanche, est incroyable ! C’est Yvan Ravussin qui était à la barre en passant Leeuwin, c’est donc un record suisse! « 

Depuis 48 heures, la route du trimaran avait pris du nord et s’est rapproché de l’Australie, afin d’éviter une zone de glaces, malgré tout l’équipage va devoir plonger au sud ce soir pour couper au plus court et rester dans le même système météo, malgré une tempête qui sévit au sud.

© BPCE

Loïck Peyron :  » Nous en avons fini avec l’Indien et nous avons passé la frontière avec une petite tempête assez sympathique. On y va tranquillement. On va empanner avant la fin de cette journée et aller dans cette tempête et une mer très formée. On va essayer de passer devant. On est obligé parce que sinon on va enchaîner avec pas de vent du tout dans l’anticyclone. On va arrondir un peu. En terme de terrain , ça va devenir un peu cassant. Mais en laissant passer un peu, on devrait avoir la mer dans le bon sens. Pour le moment, ce que nous avons n’est pas de la houle. C’est de la petite mer pas terrible. C’est une fréquence courte qui fait qu’on ne peut pas accélérer vraiment. Nous allons partir plus Sud, avec une mer plus creuse et plus de vent. Les quelques jours à venir ne vont pas être faciles. Nous allons théoriquement descendre assez Sud et passer pas très loin de l’île Macquarie, au Sud de la Nouvelle-Zélande. Les conditions vont être assez musclées pour les 48 prochaines heures, vraisemblablement ce qu’on aura rencontré de plus fort depuis le départ « .

Les deux prochains jours s’annoncent donc stressant pour l’équipage qui sera plus que jamais à l’écoute du bateau, malgré le potentiel exceptionnel du bateau, les marins doivent brider son potentiel pour poursuivre leur tour du monde en sécurité comme l’expliquait Xavier Revil : « Si on se laisse aller, on atteint facilement les 40 nœuds. Mais on se limite à 35 nœuds pour rester dans des vitesses raisonnables et pour que le bateau ne souffre pas. Dès qu’on lofe un peu trop ou qu’on serre un peu trop les angles, Banque Populaire s’emballe. On pourrait aller tout le temps à 40 nœuds, mais ce serait prendre beaucoup trop de risques. Il y a un monde entre 35 et 40 nœuds. A partir de 38 nœuds, l’eau devient très dure, le bateau ricoche sur toutes les vagues. Ca tape vraiment dur et c’est limite vivable à l’intérieur « .

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