Trophée Jules Verne, 1200 milles d’avance, le Horn dans 3 à 4 jours

Francis Joyon, Alex Pella, Sébastien Audigane, Gwénolé Gahinet, Clément Surtel et Bernard Stamm sont sur une route très sud, à 59°, de façon à passer sous un anticyclone, en conservant une vitesse correcte. Ils évoluent ce soir à 25  noeuds, avec une configuration de voilure maximale (grand gennaker et GV haute) et avec une avance conséquente sur le record de l’ordre de 1200 milles .
Ils naviguent dans une zone de glaces, le routeur à terre Marcel Van Triest, tente de guider l’équipage dans cette zone dangereuse, ce qui n’a pas empêché les hommes de quart la nuit dernière de détecter un iceberg au radar, à seulement 6 milles du trimaran.
Cette veille est indispensable, afin de détecter les icebergs de taille « modérés » qui ne sont pas forcément visibles sur les images satellites ; ceci étant encore plus nécessaire dans le brouillard qui sévit sur la zone avec une visibilité réduite de l’ordre de 100 à 200m.

Le Horn se profile dans 3 à 4 jours, cependant la route ne sera pas de tout repos, puisque l’équipage devrait multiplier les empannages pour se recadrer, l’atterrissage sur le cap mythique s’annonce pour l’instant incertain, certains routages les faisant longer la côte pour arriver par l nord. Les prévisions s’affineront dans les jours prochains pour le passage du dernier grand cap de ce tour du monde.

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT :  « On est très content. Là, sous l’anticyclone, on tient encore une vitesse de 25 nœuds, ce qui est vraiment satisfaisant compte-tenu des conditions de petit temps que nous avons. Les gars sont au maximum sur les réglages. Dans la nuit, on a eu un écho nous indiquant un iceberg par 6 milles dans le travers. On a pu continuer sans devoir l’éviter.  Le terrain n’est pas miné jusqu’ au cap Horn. Il y a en fait un polygone de glace au nord de la mer de Ross. On est en train de s’éloigner de cette partie assez envahie par les icebergs. On va vers le mieux à ce niveau là, même si on doit rester hyper vigilant, les yeux en permanence sur le radar et sur l’horizon pour le barreur. S‘il veut  (le vent) bien alors se renforcer, nous pourrons tenir les mêmes vitesses, mais nous serons obligés de tricoter en tirant des bords. On va pouvoir revoir nos gammes en matière d’empannages. D’après certains routages, on pourrait avoir à en faire jusqu’à 50 avant d’approcher le Horn. Cela va nous réchauffer ».

 

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