Groupama 3 en route pour le record

Après avoir passé l’équateur avec 26 heures de retard sur le temps d’Orange 2, Franck Cammas et ses hommes ont retrouvé des conditions favorables, le Pot au Noir a été avalé sans problème par l’équipage du maxi trimaran qui accrochait la bordure de l’anticyclone des Açores et retrouvait des vitesses élevées. Le 16 mars, le retard de Groupama se transformait en avance, le franchissement d’une dorsale anticyclonique redoutée la nuit dernière a de nouveau été assez favorable et le multicoque a pu faire route vers le nord pour s’extraire de cette zone, commel’explique le skipper : « On a retrouvé le vent avec le sourire parce que c’était encore assez délicat mardi à proximité de l’axe d’une dorsale. Les fichiers météo nous laissaient entendre que nous pouvions être mangés par les brises faibles de ces hautes pressions et rester bloqués de longues heures, voire des jours ! En fait, la nuit a été plus ventée que prévu et nous avons pu nous échapper par le Nord. Maintenant, il nous faut gérer une dépression avec laquelle nous allons jouer jusqu’à l’arrivée, j’espère… Ce sera venté avec pas mal d’empannages à faire. D’ailleurs, nous attaquons notre première manoeuvre en ce moment. Le ciel est devenu plus gris : c’est un temps breton, mais la température est encore assez élevée. »

© Team Groupama

Les hommes de Groupama ont ensuite pu se positionner en avant d’un font froid qui permet de naviguer à des vitesses de l’ordre de 30 noeuds, il faudra cependant enchainer les empannages pour rester dans le sud de ce système afin d’éviter des conditions de mer trop fortes.

Groupama 3 compte désormais plus de 590 milles d’avance sur le record, sur une route plus directe que celle d’Orange 2 en 2005, les estimations d’arrivée prévoient un passage de la ligne au large d’Ouessant entre samedi matin et samedi soir soit un tour du monde en environ 48 jours, ce qui permettrait aux hommes de Groupama3 de s’emparer du Trophée Jules Verne.

A lire : une interview de Bruno Peyron par Philippe Elies du Télégramme concernant cette tentative de Trophée Jules Verne.

Monnet à la barre de l’ex B&Q/Castorama

Philippe Monnet, ex skipper du 60′ ORMA Sopra Group a racheté l’ex B&Q/Castorama d’Ellen MacArthur, passé ensuite sous les couleurs du sultanat d’Oman sous le nom de Musandam.

Après un tour du monde en équipage l’an dernier et le lancement de la série A100 (sisterships de Sodeb’O°), l’Oman Sail avait mis le trimaran en vente, Philippe Monnet s’est porté acquéreur de celui-ci, le 1er objectif du skipper sera la Route du Rhum 2010.

Ce couple bateau/skipper ne fera pas figure de favoris face aux derniers trimarans (Groupama 3, Sodeb’O, Idec, Gitana 11, Majan…) qui s’aligneront au départ de Saint Malo fin octobre, cette course ne sera qu’un entrainement pour un tout autre défi, Philippe Monnet a en effet pour objectif de se lancer dans un tour du monde en soltaire « à l’envers » (contre vents et courants dominants) en 2011.

Pour l’heure aucun sponsor n’a été annoncé pour ce projet.

© Lloyd Images

Groupama 3 passe l’équateur avec une journée de retard sur le temps d’Orange II

Franck Cammas et ses équipiers ont passé l’équateur ce matin après 41 jours 21 heures 9 minutes de navigation depuis le départ de ce Trophée Jules Verne. Le trimaran compte donc  26 heures de retard sur le temps de référence d’Orange II.

Les hommes de Groupama 3 ont connu une semaine difficile depuis leur passage du Cap Horn, puisque leur avance de 175 milles au passage de la pointe sud américaine a fondu, pour rapidement se transformer en retard, en effet le multicoque n’a pas pu remonter le long des côtes sud américaines du fait d’un anticyclone. Lorsque le trimaran a pu reprendre une route plus directe, celle-ci s’est faite au près dans des vents faibles à modérés, obligeant l’équipage à tirer des bords pour se sortir de ce système météo.

Depuis vendredi les conditions se sont améliorées puisque le trimaran navigue désormais dans les alizés, cependant le retard reste important : 400 milles, cependant équipage et routeur restent optimistes sur leurs chances de battre le record, comme l’explique Sylvain Mondon, routeur à terre dans une interview à Voiles et Voiliers.

Groupama 3 a doublé le Cap Horn

Franck Cammas et ses équipiers sur le trimaran ont doublé le Cap Horn aujourd’hui, à 18h30.

L’équipage fait donc son retour dans l’Alantique, en conservant une avance de 175 milles (soit 9 heures) sur le temps de référence d’Orange 2. Malgré tout cette avance devrait fondre dans les jours  à venir puisque le trimaran va naviguer au près le long des côtes de la Patagonie, comme l’explique Franck Cammas : « On va passer le cap Horn avec une très petite vitesse, la plus petite qu’on a pu faire depuis plusieurs semaines ! Ensuite ce sera du près et on va perdre pas mal de temps par rapport au temps de Orange 2 : j`espère qu’on récupérera ça plus tard. On sent qu’on attaque le dernier tiers du parcours et c’est assez excitant pour les régatiers que nous sommes. Il y a vraiment du jeu. On va perdre notre avance dans les heures à venir, mais j’espère que ça reviendra vite. Il y aura un beau suspens jusqu’à la fin ! « 

© Team Groupama

Reste 7000 milles et environ 18 jours aux hommes de Groupama 3 pour décrocher le Trophée Jules Verne.

L’équipage de Banque Populaire V renonce au Jules Verne….pour cette année

Pascal Bidégorry, skipper du maxi trimaran Banque Populaire V a annoncé hier que son équipage renonçait au Trophée Jules Verne cette saison étant donné la dangerosité d’un départ tardif.
Les explications de Ronan Lucas, directeur du Team :  » La déception est immense même si ce n’est que partie remise. Jusqu’à mi-décembre nous étions assez exigeants, et nous cherchions une fenêtre qui nous amenait au moins à égalité avec le temps d’Orange 2 au Cap de Bonne Espérance. Nous avions trois mois devant nous et il était normal d’espérer avoir mieux en termes de conditions météo et de mettre toutes les chances de notre côté pour terminer le tour d’une part mais aussi pour réaliser une performance sportive d’autre part. Ensuite nous avons surveillé la moindre opportunité, même sur une fenêtre moyenne, tant nous avions envie de partir, mais aucun créneau ne s’est présenté, sauf des scénarii « casse bateau », et ça il en était hors de question. Nous n’avons pas voulu partir ni dans un esprit « on y va, on verra bien », ni avec des fenêtres « quitte ou double ». Le fait de s’élancer avec une fenêtre pouvant se fermer prématurément dans l’atlantique était risqué, car une fois partis il aurait été impossible de saisir une éventuelle fenêtre moyenne à favorable après. Nous avons la responsabilité de ce projet et nous ne voulons pas le mettre en péril. Ce qui est difficile, c’est que nous étions tous convaincus que nous aurions l’opportunité de partir même avec une fenêtre moyenne, mais que rien de tel ne s’est présenté depuis le 15 décembre. Le bateau a été mis à l’eau il y a un an et demi, le projet est encore très jeune et nous avons la chance d’avoir du temps devant nous et d’être en campagne de records jusqu’en 2012″.

A lire également, une interview dePascal Bidégorry pour leTélégramme.

Conditions difficiles pour Groupama 3

Après quelques jours fastes au début de l’océan Pacifique, l’équipage de Franck Cammas doit à nouveau composer avec une situation météo complexe; en effet une dépression créant des vents très soutenus se déplaçait sur la trajectoire du maxi trimaran.
La route du multicoque s’est donc incurvée vers le nord est pour éviter le centre de la dépression, en s’écartant de la route directe les hommes de Groupama ont certes trouvé des conditions plus maniables, mais tout de même musclée,mais ils ont surtout vu leur avance sur le record fondre, passant de plus de 550 à 22O milles.

© Team Groupama

La situation ne s’annonce pas meilleure à l’approche du Cap Horn, avec un vent mollissant et une mer encore formée, commel’explique le skipper de Groupama 3 :
« Le soleil est en train de se lever : nous avons tout de même gagné pas mal de milles dans l’Est et le jour commence plus tôt. Depuis cinq heures, le front s’est bien approché et le vent est très instable en force : on a réduit à trois ris dans la grand-voile et trinquette… Il y a des rafales à quarante noeuds et nous sommes obligés de naviguer sous-toilé. Heureusement, la mer n’est pas trop mauvaise et le bateau ne force pas trop. Le front va passer sur nous bientôt et nous allons empanner, direction Sud-Est vers le cap Horn. Le vent va alors progressivement mollir et nous devrons renvoyer de la toile : c’est le programme de cette fin de journée… On est de plus en plus affûté sur les manoeuvres, mais nous restons toujours très prudents pour ne pas casser du matériel : c’était la première fois que nous prenions le troisième ris depuis le départ de Ouessant ! Nous n’avons jamais eu autant de vent sur ce tour du monde… Et c’est plutôt désert en ce moment : il y avait encore des albatros hier, mais aujourd’hui, plus personne. C’est grand, le Pacifique ! Surtout que nous avons fait beaucoup de chemin : le temps passe plus lentement. Et c’est un océan qui n’a pas été facile, au contraire de l’Indien.
Le vent que nous allons essayer de garder derrière cette dépression va avoir tendance à partir devant nous. Nous risquons de devoir prendre une route atypique qui nous ferait passer très loin dans le Sud du cap Horn pour continuer vers l’Est pendant 24 heures supplémentaires dans les mers du Sud : il y a un anticyclone entre la Terre de Feu et les Falkland qu’il faudrait contourner… Autre possibilité : raser l’Amérique du Sud, mais nous aurons à affronter du vent contraire et fort ! Nous choisirons demain mercredi… Nous n’allons peut-être pas pouvoir faire des photos du cap Horn. »

Groupama 3 passe le Cap Leeuwin

Le trimaran de Franck Cammas a franchi la longitude du Cap Leeuwin cette nuit, en battant le temps intermédiaire entre le Cap des Aiguilles et le Cap Leewin en 6 jours 22 heures et 33 minutes.

Reste à maintenir ces vitesses élevées et à rattraper les 130 milles de retard sur le temps de référence d’Orange II.

A lire, l’interview de Franck Cammas par Philippe Eliès dans le Télégramme.

L’ex Bioton de passage à Brest

Le catamaran de 28m de Roman Paszke, ex Bioton lancé en 2006, a fait escale à Brest jeudi dernier pendant quelques heures.

Le multicoque désormais baptisé Gemini 3 était convoyé par des marins polonais (Robert Janecki, Mariusz Siedlecki et Ygor Szvubkowski), il a ensuite repris la mer à destination du Portugal.

Le skipper, Roman Paszke, devrait reprendre la barre pour une navigation d’entraînement entre le Portugal et les Caraïbes. À l’automne prochain, il s’élancera, « peut-être de Brest » (dixit Robert Janecki), pour un tour du monde en solitaire… et « à l’envers »

Information : Ouest France

Groupama 3 à pleine vitesse

Groupama 3 retrouve de la vitesse, après quelques jours difficiles à la poursuite d’un front de dépression. L’équipage aligne désormais les milles avec une belle moyenne de 31,8 noeuds hier.

L’optimisme est donc de retour, les 450 milles de retard sont oubliés, les hommes de Franck Cammas l’ayant déjà réduit de moitié. Celui-ci devrait être comblé à la fin du week end, ce qui devrait aussi correspondre au passage dans l’Océan Pacifique, avec très probablement le meilleur temps intermédiaire entre le Cap des Aiguilles (Afrique du Sud) et le cap Leeuwin (Australie).

© Team Groupama

Fred le Peutrec à la vacation d’hier :

« Nous sommes partis à ce rythme jusqu’à la Tasmanie, voir même jusqu’à la Nouvelle-Zélande. Nous aurons peut-être quelques empannages à faire pour se recaler, mais la trajectoire va rester très rectiligne, a contrario d’Orange 2 en 2005… Pendant 48 heures, nous allons toujours être poussés par ce vent de trente noeuds, puis cela va mollir un peu mais le flux de secteur Ouest nous accompagne jusqu’au Pacifique. Et si la dépression qui stagne sur l’île Auckland s’évacue, nous n’aurons pas de réelle transition à ce niveau-là : ça serait pas mal ! »

A suivre également sur le blog de Thomas Coville, barreur sur Groupama 3.