Actus des Maxis Multis

  • François Gabart et son équipe ont mis à l’eau le maxi trimaran Macif la semaine dernière et ont pu effectuer la première navigation le 22 août. Le co-skipper pour la Transat Jacques Vabre sera Pascal Bidégorry. Pour cette première course, le trimaran ne sera équipé que d’un seul foil du fait du manque de temps pour la mise au point du bateau.

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  • Le team Spindrift racing poursuit sa préparation pour le Trophée Jules Verne. L’équipage de Dona Bertarelli et Yann Guichard a brillamment remporté la Fastnet Race dans les petits airs, devant le MOD70 Phaedo 3 et le Maxi 80 Prince de Bretagne. Suivaient deux autres MOD 70, Musandam Oman Sail et Concise 10 (ex Paprec). La course en multicoque en temps compensé est remportée par le 63′ Paradox.
    http://www.youtube.com/watch?v=XI0JsE7q3LQ

Yann Guichard, skipper de Spindrift 2 : « C’est toujours un plaisir de revenir naviguer sur cette course mythique. C’était une régate d’autant plus difficile que les conditions de vents étaient légères et aléatoires, on y allait de risée en risée. Cela a été une course d’effort, d’endurance et d’équipe. Nous avons beaucoup manœuvré et notamment vérifié les modifications effectuées sur le bateau en vue du Trophée Jules Verne. Les résultats sont positifs d’un point de vue technique car on a gagné 20% de puissance sous certains angles.» confiait à l’arrivée Dona Bertarelli. «C’est la seconde fois que je participe à la Fastnet Race et c’est toujours beaucoup d’émotion de faire le tour du Fastnet Rock. La course a été lente, longue mais instructive. On a pu constaté que le bateau était plus rapide dans les petits airs qu’avant. Il s’agissait de la première course de Spindrift 2 dans sa nouvelle version. Nous avons vu pas mal de petits réglages à peaufiner et à faire. C’est très utile pour la suite de notre préparation en vue de la tentative de record autour du monde. »

  • Lending Club 2 est en route vers la Bretagne, où il sera pris en mains par l’équipe de Francis Joyon pour un chantier en vue de la préparation du Trophée Jules Verne pour le nouvel Idec.

Francis Joyon autour du monde en équipage

Francis Joyon, skipper et Patrice Lafargue, président du groupe IDEC, ont annoncé aujourd’hui le programme du marin.

L’acquisition de l’ex Banque Populaire VII, ex Groupama 3, étant acté, l’annoncé la plus logique était une reprise des tentatives de records en solitaire pour Francis Joyon qui a collectionné les temps en solo au cours des dernières années.

Or c’est tout autre chose que le skipper a dévoilé, une tentative de Trophée Jules Verne dès cet hiver.

Cette tentative sera fait avec un équipage réduit (6 maximum). La préparation et les navigations d’entrainement seront courtes.

Francis Joyon récupérera le trimaran le 15 septembre, il entrera alors en chantier pour recevoir ses nouvelles couleurs, et réinstaller le mât utilisé en solo. Celui-ci a été préféré par le skipper pour une question de légèreté, de fiabilité et de performance (ce mât étant plus performant que le gréement d’origine version équipage de Groupama 3) dès 20 noeuds de vent.

Le stand by débutera dès la fin novembre.

La confrontation directe avec Spindrift 2, le maxi trimaran de 40m qui sera mené par Yann Guichard et Dona Bertarelli, est donc une possibilité.

Le Gitana Team lance la construction d’un maxi multicoque

Le Gitana Team a annoncé hier le lancement de la construction d’un maxi multicoque en fin d’année, pour une livraison au printemps ou à l’été 2017.
Le chantier Multiplast se chargera de la construction du bateau, la taille devrait être comprise en 31 et 35m, le plus probable étant 32m soit 105′, ce qui permettrait son intégration au collectif Ultim.

L’objectif principal de ce maxi-multicoque sera le tour de monde, que ce soit en équipage ou en solitaire. Par ailleurs le Gitana Team, fort de son expérience sur le Multi 70, souhaite construire un multi qui permettra des phase de vol dans certaines conditions (ce qui semble également être l’objectif de Macif et Banque Populaire).
La première course du futur multi devrait être la Route du Rhum 2018.

Cyril Dardashti, directeur général de l’écurie : « Grâce au soutien et à la volonté d’Ariane et de Benjamin de Rothschild, mais aussi des collaborateurs du Groupe Edmond de Rothschild, le Gitana Team se lance dans l’aventure d’un géant des mers. C’est une chance incroyable pour l’équipe de pouvoir s’engager dans cette voie d’autant que notre objectif est bien de lancer la conception d’un maxi-multicoque polyvalent en nous appuyant sur les récentes avancées technologiques en matière d’appendices mais en les transposant au large. Nous sommes aux portes d’une nouvelle génération de bateaux et c’est pourquoi même si les équipes de conception y travaillent déjà depuis de nombreux mois, il nous reste encore beaucoup de points à entériner avant le début de la construction fixé à la fin de l’année 2015.»

Le bureau d’études du Gitana Team, dirigé par Antoine Koch, a confié la conception de son futur bateau à Guillaume Verdier et à son équipe. Ils seront épaulés par Bobby Kleinschmit et la société Pure Design, qui officient habituellement au sein du Team New Zealand.

L’équipe continuera à s’appuyer sur l’expérience acquise sur le Multi 70 qui poursuit sa campagne de test sur les nouveaux appendices (foils en L et en C et safrans en T).

Sébastien Josse : « Lors de la Route du Rhum, les gains observées sur la plateforme ont été vraiment encourageants mais les safrans en T n’étaient qu’un pas vers notre objectif. Car sustenter un trimaran de 70 pieds au large et en solitaire est déjà un vrai challenge mais le faire voler est encore autre chose ! Avec cette version 2015, nous entrons dans une autre dimension, une période de mise au point et de tests indispensables pour la suite des projets du Gitana Team. Les études et simulations théoriques sont capitales mais elles ne seront jamais suffisantes car rien ne remplace la pratique. Nous avons une chance incroyable de pouvoir tester les pistes architecturales au réel sur le Multi70 Edmond de Rothschild. Il y a encore tellement d’inconnus dans le comportement des nouveaux dans une mer formée et sur une longue distance, que toutes nos navigations nous permettent d’enregistrer des données plus que précieuses.»

Le GC32 du Gitana Team, qui permet également aux marins d’appréhender le vol sur multicoque sera engagé sur le Bol d’Or Mirabaud qui se déroulera le 13 juin sur le lac Léman.

 

Le maxi Spindrift 2 remis à l’eau

Le maxi trimaran Spindrift 2 a été remis à l’eau aujourd’hui après un chantier d’hiver chez Multiplast.
Le multicoque avec lequel Yann Guichard avait terminé 2nd de la dernière Route du Rhum a été reconfiguré pour l’équipage en vue du Trophée Jules Verne.
La plate forme a été allégée de 1,5 tonnes (passant de 23 à 21,5T), un nouveau mât de 42 m a été grée sur le trimaran (avec un gain de poids de 25% sur le profil initial).
Le bateau va également recevoir un nouveau jeu de voiles en 3Di, avec un gain de 500kg par rapport au précédent. L’aérodynamique a été améliorée avec une réduction de la taille des filets à l’avant, le remplacement du filet arrière par des bâches.

Après le convoyage vers la Trinité sur Mer, et les habituels tests structurels, l’équipage débutera les entrainements avant la Fastnet Race en août et le début du stand-by pour le Trophée Jules Verne le 20 octobre, ce qui permettra une seconde tentative pendant l’hiver si une fenêtre précoce s’avérait insuffisante au Cap de Bonne Espérance.

Le team Spindrift racing a par ailleurs effectué la première navigation sur son GC32 hier.

Le programme de Spindrift 2 dévoilé

L’écurie de course au large, Spindrift racing, menée par Dona Bertarelli et Yann Guichard, a dévoilé les nouvelles couleurs de son maxi trimaran aujourd’hui à Lorient.
Le trimaran Spindrift 2, ex Banque Populaire V, est le bateau détenteur de tous les plus grands records océaniques à ce jour (Trophée Jules Verne, Atlantique Nord, record des 24 heures, record de la Méditerranée), le team va lui donner une deuxième vie, avec de nouveau un programme de records étoffé, qui reprendra en grande partie ceux déjà détenus par le bateau.
© Chris Schmid/Spindrift racing

© Chris Schmid/Spindrift racing

Suite au chavirage du MOD70 lors de l’étape irlandaise de la Route des Princes, le duo Guichard/Revil ne prendra pas le départ de la Transat Jacques Vabre dont le départ sera donné en novembre prochain. Mais Yann Guichard a lancé une étude  concernant un nouveau gréement pour le maxi, ce qui pourrait lui permettre, si les études de faisabilité sont concluantes, de s’aligner sur la Route du Rhum en 2014.
Yann Guichard  : « Nous souhaitons prendre le temps d’apprivoiser ce géant des mers sans brûler les étapes.  Spindrift 2 a d’énormes qualités intrinsèques, à nous de les découvrir afin d’orienter au mieux notre réflexion sur l’optimisation de la plateforme. 
Nous travaillons sur différentes configurations de voiles possibles impliquant un nouveau gréement. L’objectif  est d’optimiser ce nouveau plan de voilure pour le Trophée Jules Verne. Le mât actuel sera adapté pour des records spécifiques tels que les 24h ou l’Atlantique Nord.»

© Chris Schmid/Spindrift racing

Le programme du maxi trimaran Spindrift 2
2013
Rolex Fastnet
La Route de la Découverte. Cadix (Espagne) – San Salvador (Bahamas)
Temps de référence : Groupama 3 (Franck Cammas) établi en mai 2007 en
7 jours 10 heures 58 minutes et 53 secondes.
Transatlantique retour
Une transatlantique retour vers l’Europe en convoyage aura lieu cet hiver, avec, si l’opportunité se présente, une tentative contre le record de distance parcourue en 24 heures (908 milles, 37,8 noeuds de moyenne !), record établi par ce même maxi sous le nom de Banque populaire V.
Record de la Manche entre Cowes (Angleterre) et Dinard (France)
Record détenu par Maiden 2 (Brian Thompson) depuis 2000 en 5 heures 23 minutes et 38 secondes à la vitesse moyenne de 25,60 nœuds
2014 :
Objectif Route du Rhum – départ de Saint Malo en novembre 2014
ou 
Record de l’Atlantique Nord. New-York – Cap Lizard
Détenu par le maxi Banque Populaire V (Pascal Bidegorry) depuis le 2 août 2009 en 3 jours 15 heures 25 minutes et 48 secondes à la moyenne de 33,4 nœuds
Le Tour des Iles Britanniques
Record détenu par le maxi banque Populaire V  (Pascal Bidegorry) depuis juillet 2011 en 3 jours 3 heures 49 minutes et 14 secondes à la vitesse moyenne de 23,3 nœuds
Record de la Méditerranée. Marseille (France) – Carthage (Tunisie)
Détenu par le maxi Banque Populaire V (Pascal Bidegorry) depuis le 16 mai 2010 avec un temps de 14 heures, 20 minutes et 34 secondes
Record des 24h – record du monde de la distance parcourue à la voile en 24h
Détenu par le maxi Banque Populaire V (Pascal Bidegorry) depuis le 1 août 2009 : 908,2 milles, soit une moyenne de 37,8 nœuds avec une pointe à 47,1 nœuds
Programme 2015-2016 : 
Nouvelles tentatives pour les records suivants s’ils n’ont pas été battus :
Record de l’Atlantique Nord. New-York – Cap Lizard
Détenu par le maxi Banque Populaire V (Pascal Bidegorry) depuis le 2 août 2009 en 3 jours 15 heures 25 minutes et 48 secondes à la moyenne de 33,41 noeuds
Record de la Méditerranée. Marseille (France) – Carthage (Tunisie)
Détenu par le maxi Banque Populaire V (Pascal Bidegorry) depuis le 16 mai 2010 avec un temps de 14 heures, 20 minutes et 34 secondes
Record des 24h. Record du monde de la distance parcourue à la voile en 24h
Détenu par le maxi Banque Populaire V (Pascal Bidegorry) depuis le 1 août 2009 : 908,2 milles, soit une moyenne de 37,84 nœuds avec une pointe à 47,16 nœuds
Trophée Jules Verne. Tour du monde via les 3 caps – Bonne Espérance, Leeuwin et Horn
Détenu par le maxi Banque Populaire V (Loick Peyron) en  45 jours 13 heures 42 minutes et 53 secondes à la vitesse moyenne de 19,75 nœuds depuis le 6 janvier 2012
Par ailleurs, l’équipe sera bien sûr présente sur le Vulcain Trophy avec le D35 Ladycat powered by Spindrift racing, barré par Dona Bertarelli.

L’actu en bref

  • Banque Populaire VII a effectué sa première sortie de test aujourd’hui, le skipper Armel le Cléac’h semble parfaitement satisfait de sa nouvelle monture avec des pointes à 35 noeuds, dans un flux d’une vingtaine de noeuds, concernant les courses en équipage de début de saison, Bertrand Pacé assumera le rôle de skipper lorsqu’Armel le Cléac’h sera retenu sur des courses en Figaro (donc pour l’Armen Race et le record SNSM)

© Yvan Zedda / BPCE

  • Spindrift 2 (ex Banque Populaire V) a pris la place de Banque Populaire VII dans le chantier CDK afin de recevoir ses nouvelles couleurs, le trimaran sera remis à l’eau en juillet. L’objectif de Yann Guichard et de Dona Bertarelli sera la conquête de tous les grands records océaniques (Atlantique Nord et Sud, Méditerannée et Jules Verne). Parallèlement, Spindrift racing engagera son MOD sur le Tour de Belle Ile puis la Route des Princes et la Transat Jacques Vabre en fin de saison, Yann Guichard n’a pas encore dévoilé son co-skipper pour cette course. Dona Bertarelli poursuit la compétition en D35 sur le Léman, dans le cadre du Vulcain Trophy,  et essayera de faire mieux que l’année dernière où elle avait terminé 3ème derrère Realstone et ALinghi (barré par son frère).
  • Jean Pierre Dick s’entoure de marins d’expérience pour sa première saison en multicoque, sur le MOD 70 Virbac Paprec. Roland Jourdain (ancien skipper du MOD 70 Véolia), Vincent Riou, Thierry Duprey du Vorsent, Fred Guilmain, Guillaume le Brec et Thierry Drouillard composera la base de cet équipage sur les courses en équipage.
  • Oman Air sera le partenaire de Sidney Gavignet pour l’année à venir sur le MOD 70 Musandam, le trimaran monotype aux couleurs du Sultanat d’Oman débutera la saison avec le Grand Prix Guyader, puis l’ArMen Race, la Route des Princes, l’Artemis Challenge, la Rolex Fastnet Race, et la Transat Jacques Vabre.
  • Alain Thébault, le skipper de l’Hydroptère, a annoncé une nouvelle tentative de record sur la Pacifique Sud, le stand-by débutera fin mai, il sera épaulé par Jean le Cam, Yves Parlier et Jacques Vincent pour ce défi. Le skipper espère ensuite développer un ambitieux programme avec la construction d’un engin de vitesse extrapolé de Vestas Sailrocket puis la mise en construction d’un Hydroptère 2.
  • Débuté mitigé pour les français d’Energy Team sur la seule étape des America’s Cup World Series, l’équipage mené par Yann Guichard a été éliminé à l’issue de son quart de finale face à JP Morgan BAR, les français ont mené jusqu’au troisième bord avant de devoir s’incliner, Ben Ainslie ayant choisi le bon côté du plan d’eau sur celui-ci parviendra à conserver l’avantage et passe la ligne avec 15 secondes d’avance. Sur les courses en flotte, l’équipage alterne entre une mauvaise première manche avec une place de 7ème et une belle seconde où ils finissent 3èmes, en parvenant à résister au retour d’Emirates Team New Zealand. Ils pointent ce soir à la cinquième place au provisoire des flottes derrière JP Morgan BAR, Emirates Team New Zealand, Luna Rossa Piranha et Oralce Team USA.

La maxi trimaran Banque Populaire V passe sous les couleurs de Spindrift racing

La nouvelle est tombée aujourd’hui, le maxi trimaran de 40m, Banque Populaire V (détenteur du Trophée Jules Verne) a été vendu à l’équipe Spindrift racing.

Le team, basé à Saint Philibert, mené par Dona Bertarelli et son compagnon Yann Guichard va donc se lancer dans une nouvelle campagne de records. Le programme n’a pas été dévoilé mais devrait comprendre les records de l’Atlantique, des 24 heures, et peut être le Jules Verne.

Le couple mutualise ses projets et réuni le D35, le MOD70 et le maxi trimaran au sein de l’équipe Spindrift racing.

Le trimaran va entrer en chantier pour recevoir ses nouvelles couleurs, il sera remis à l’eau au printemps avant d’être aligné sur la Rolex Fasnet Race qui inaugurera la saison de records.

Dona Bertarelli : « C’est une joie et une fierté de pouvoir skipper ce bateau de légende et aussi un défi important et difficile que de se lancer à l’assaut des records détenus aujourd’hui par ce même trimaran. Je compte sur l’expérience de mon compagnon Yann Guichard ainsi que de toute l’équipe de notre écurie de course Spindrift racing pour mener à bien ce projet. »

Le bateau est rebaptisé Spindrift 2, Dona Bertarelli devient skipper de celui-ci, elle sera épaulée par Yann Guichard, et probablement par l’ancien skipper du trimaran, Pascal Bidégorry, qui a navigué sur le MOD 70 de l’équipe la saison dernière.

Le Gitana Team également engagé en MOD était sur les rangs pour l’achat du bateau, mais l’écurie du Baron de Rothschild devra se contenter du MOD et du 77′, Gitana 11.

Groupama 3 sous les couleurs de Banque Populaire sur la Route du Rhum 2014

Ouest France vient de confirmer dans son édition numérique un bruit de ponton qui court depuis quelques mois ; Banque Populaire serait en train de finaliser l’achat du maxi trimaran Groupama 3 (vainqueur de la dernière Route du Rhum avec Franck Cammas), afin de l’aligner sur la plus connue des transats en solitaire l’année prochaine.

Thomas Coville, le skipper de Sodeb’O avait également des vues sur le bateau, mais son sponsor ne pouvait suivre financièrement. C’est donc la Banque Populaire qui sera présente sur la Route du Rhum avec ce bateau, reste à trouver un skipper pour mener le multi.

Quant à l’autre multicoque de la banque, Banque Populaire 5, il est toujours en vente, plusieurs équipes semblent intéressées pour retenter un Trophée Jules Verne.

Banque Populaire V de retour à Lorient à 16h, après un Trophée Jules Verne victorieux

L’équipage du trimaran Banque Populaire V a décroché le Trophée Jules Verne vendredi soir à 23h15 après 45 jours 13 heures 42 minutes 53 secondes de mer, les marins ont bouclé leur tour du monde après 29 002 milles à une vitesse moyenne de 26,51 nœuds.

Ces marins ont été accueilli par une foule nombreuse à Brest hier matin, ils seront de retour à leur port d’attache à la BSM de Lorient cette après midi vers 16h, pour un nouvel accueil triomphal.

L’équipage du maxi a donc effectuée une superbe boucle autour du monde, maintenant le trimaran en avance sur le record de Groupama 3 sur l’intégralité du parcours.

Loïck Peyron, Juan Villa, Ronan Lucas, Thierry Chabagny, Yvan Ravussin, Pierre-Yves Moreau, Emmanuel Le Borgne, Kevin Escoffier, Xavier Revil, Jean-Baptiste Le Vaillant, Brian Thompson, Thierry Duprey Du Vorsent décrochent leur premier Trophée Jules Verne, alors que Fred Le Peutrec entre dans le cercle des doubles détenteurs (Groupama 3 en 2010) et Florent Chastel des triples vainqueurs (sur Orange I et II en 2002 et 2005) de ce tour du monde.

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Loïck Peyron, skipper du Maxi Banque Populaire V :  » Ce ne sont pas seulement 45 jours de mer que nous venons de faire, ce sont des décennies de travail, des années d’engagement de la part de Banque Populaire dans la voile. Il faut rendre hommage également à Pascal Bidégorry qui a conçu ce bateau et à Hubert Desjoyeaux qui l’a construit et nous a malheureusement quitté il y a peu, et à toute cette équipe bien sûr. Ce genre d’histoire nous fait monter en pression pendant pas mal de temps et il faut être patient pour que ça retombe aussi. Nous avons eu cette chance extraordinaire de pouvoir nous reposer les uns sur les autres. La confiance que nous avions les uns dans les autres fait qu’on est assez reposé paradoxalement. Etonnement, cette course n’est pas la plus fatigante. Tous les records sont fait pour être battus et celui-là le sera un jour où l’autre. S’il y a un bateau pour le battre, c’est celui-là ! « .

François Pérol, Président du Groupe BPCE  : » Cet exploit d’un équipage de quatorze hommes aussi talentueux que résolus constitue un magnifique symbole de la vitalité et de la force de l’esprit d’entreprendre. Tous les collaborateurs se reconnaissent dans l’aventure collective de Loïck Peyron, de son équipage et toutes celles et ceux qui à terre ou en mer  ont participé depuis 5 ans à la réalisation de ce projet « 

Yves Breu, Directeur Général de la Banque Populaire de l’Ouest : «  L’histoire de ce projet, c’est l’illustration parfaite de l’état d’esprit qui anime Banque Populaire au quotidien, une banque audacieuse, qui stimule et encourage les initiatives : soutenir et accompagner dans la durée toutes celles et ceux qui ont un rêve, y croient, se donnent les moyens de le transformer en projet concret et le conduire à la réussite « 

Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire et navigant :  » Je suis content que nous décrochions ce record parce que je me dis que le travail paie et que ça fait du bien de s’acharner et de se dire qu’on va y arriver, d’y croire, de se battre pour que les choses évoluent. J’avais ce rêve de gosse de faire le tour du monde, passer le Cap Horn, aller dans le Sud, voir les immenses vagues, les douze mètres de creux dans l’Indien. J’ai été très touché par l’accueil ici à Brest. On avait la terre de manière épisodique et on savait que l’histoire avait l’air de prendre. Mais d’arriver ici et de voir la digue noire de monde, on se dit que c’est dingue. Je n’aurais pas rêvé une arrivée aussi belle. C’était beaucoup d’émotion pour nous, mais également du côté de l’équipe technique, c’est leur récompense aussi. Ils n’ont pas vu les Kerguelen mais ils ont vu ce monde. C’est une immense fierté pour eux et aussi pour notre partenaire parce que Banque Populaire fait de la voile par conviction mais c’est bien aussi quand ça paie. C’est magique, je garderai cette arrivée toute ma vie dans ma tête. J’étais convaincu que Loïck Peyron était quelqu’un de brillant. J’avais envie de travailler avec ce Monsieur depuis déjà longtemps et il est plus que brillant. Il est doué pour tout ! C’est un vrai leader, tout le monde a eu envie de se saigner pour lui et il a trainé le groupe derrière lui  « 

Kévin Escoffier, responsable du bureau d’études et navigant : » Je savais que j’aimais beaucoup faire du bateau mais tu as toujours le petit doute quand tu pars 45 jours de te demander si tu vas toujours autant apprécier… Eh bien oui ! J’ai vraiment adoré chaque instant, à aucun moment je ne me suis dit : qu’est-ce que je fais là ? J’ai tout adoré, chaque moment je voulais que ça dure plus longtemps. C’est fantastique, ça me conforte d’autant plus dans ce que je fais, autant sur le plan technique que sur le plan marin. J’avais la casquette technique qui faisait que je me devais d’anticiper les problèmes parce que j’étais un ce deux qui connaissait le mieux le bateau en tant que responsable du bureau d’études « .

Marcel van Triest, routeur à terre :« Jusqu’à Bonne Espérance, tout s’est enchaîné correctement, avec le temps qu’on avait imaginé au départ de Ouessant et du vent tout le temps. Souvent l’Indien est un plat de résistance, pour nous ça s’est très bien passé. Il n’y avait pas de glaces et on pouvait plonger dans le Sud. Du coup on est passé au Sud des Kerguelen ce qui n’est pas très habituel avec un bateau comme ça. A l’Est de l’archipel nous avons rencontré notre deuxième épisode de glaces et la situation météo nous a permis de monter très Nord. Jusque là, tout s’était déroulé parfaitement. Après on a eu un Pacifique compliqué, avec l’hésitation de plonger Sud dans une mer très formée ou aller chercher une dépression qui tombait d’Australie. Ca s’est bien passé mais c’était déjà un peu complexe. Après on s’est trouvé avec ce vaste champ de glaces dans le Pacifique Sud et une météo pas coopérative pour la première fois. On a mangé notre pain noir et contourné une grande accumulation de glaces mais on a quand même accepté d’aller dans une zone où il y avait quelques icebergs. C’était jouable parce qu’on était au près, en décembre soit le plein été austral qui nous donnait donc 23 heures de lumière par jour. C’était quand même compliqué de gérer tout ça, on est presque aveugle au niveau glaces et dans cette histoire je suis le borgne ! J’en sais trop pour être ignorant et pas assez pour être tranquille. On s’est retrouvé ensuite derrière la fameuse dorsale et même avec Banque Populaire V on n’a pas pu la percer. On a vraiment tenté trois fois de la passer, mais c’était comme un vrai mur et la seule façon de se rapprocher du but c’était de longer le mur et de faire du Sud. Atlantique Sud, ça s’est très très bien passé. Sur la remontée, on fait un petit bidet qui n’était pas vraiment nécessaire, le seul reproche que j’ai peut-être à me faire. Dans le Nord, il y avait des milles supplémentaires à faire mais c’était un choix relativement simple à faire. On est content de ce qu’on a fait avec cette météo. J’ai longtemps pensé qu’on pouvait arriver en dessous des 45 jours, avec un Atlantique Nord normal on l’aurait fait. Un jour, en réunissant tous les éléments, je pense que les 40 jours seront tenables « .

Les réactions des anciens détenteurs :

Olivier de Kersauson : « C’est vraiment très bien ce qu’ils ont fait. C’est même exceptionnel. Je pense à Hubert Desjoyeaux qui en a construit quelques uns de ces bateaux exceptionnels. Le trophée Jules-Verne est un parcours ultime, c’est le record de référence. »

Franck Cammas : « Ils ont réalisé une première partie de tour du monde incroyable avec parfois plus de 2000 milles d’avance. Sur la seconde moitié, ils ont tenu le rythme pour finir avec plus de deux jours d’avance. C’est évidemment une super performance car c’est toujours compliqué de faire un tour du monde. A bord de bateaux qui vont aussi vite, il faut savoir tenir le rythme, les mener à la juste vitesse pour ne pas casser. L’équipage de Banque Populaire a su le faire et c’est du beau boulot. Il y a souvent eu de la frustration dans les trois dernières années. Je pense donc à ceux qui n’ont pas eu la chance de naviguer. Je tire aussi un énorme coup de chapeau à Ronan Lucas, le team manager. Entre la construction et la navigation, c’est lui qui s’est le plus impliqué dans ce projet. […] On peut évidemment descendre sous les 45 jours avec Groupama 3 comme avec Banque Populaire. Il faut juste avoir cette part de réussite avec la météo et avec le matériel. [….] 

(Concernant Fred Le Peutrec, qui faisait parti de l’équipage victorieux sur Groupama 3 en 2010)  Fred n’avait rien à perdre. Bravo à lui. Il est de tous les beaux projets. C’est un super barreur qui sait aller vite, en finesse. »

Bruno Peyron : « De manière symbolique et émotionnelle, oui, je suis ravi. Toute la famille est contente, on en plaisante en disant qu’on va ramener à la maman un quatrième Jules-Verne à la maison. Le hasard a fait que j’ai été le premier à le lancer, et à chaque fois qu’on me l’a pris, je suis retourné le chercher. Là, Loïck me venge de Cammas, c’est très bien, et j’ai envie de dire que si on nous le reprend, on y retournera ! »

A lire également l’interview de Pascal Bidégorry, l’ancien skipper du maxi trimaran sur Sud Ouest, de Loïck Peyron sur Ouest-France et le Télégramme ; de Vincent Lauriot Prévost, architecte du bateau, qui revient sur les possibles améliorations du trimaran, toujours sur Ouest France.

L’équipage de Banque Populaire V décroche le Trophée Jules Verne

L’équipage du maxi trimaran Banque Populaire V vient de battre le Trophée Jules Verne il y a 30 minutes, après avoir repassé la ligne entre Ouessant et le Cap Lizard.

Loïck Peyron et ses hommes auront bouclé leur tour du monde en 45j 13h 42min 53s, améliorant le record de l’équipage de Franck Cammas sur Groupama 3 de 2j 18h 1min 59s.

Ils auront parcouru 29 002 milles à une moyenne de 26,51 noeuds.