Trophée Jules Verne J8 : IDEC SPORT et Spindrift 2 retrouvent de la vitesse après une nuit difficile

Nuit difficile pour les équipages d’IDEC SPORT et de Spindrift 2, qui ont du effectuer de nombreuses manoeuvres pour progresser dans un vent erratique, les vitesses étaient faibles, bien souvent inférieures à 5 noeuds.

CREDIT : IDEC SPORT

CREDIT : IDEC SPORT

Dans l’après midi, les deux trimarans ont retrouvé des vitesses « décentes », le but est de progresser le plus vite possible au sud sud ouest afin d’accrocher la dépression qui les emmènera vers le Cap de Bonne Espérance.

L’avance d’IDEC SPORT est réduite à néant, tandis que Spindrift 2 conserve 88 milles d’avantage sur Banque Populaire V.

Dona Bertarelli, co-fondatrice de Spindrift racing et barreuse sur Spindrift 2:
« On m’avait annoncé un Pot-au-noir difficile, raconté des histoires incroyables de bateaux bloqués dans cette zone sans vent pendant des jours. Et bien, ce ne fut pas si terrible que cela car nous avons toujours eu du vent.
Nous étions enfin sur l’autoroute menant tout droit au ‘Sud’, à ces fameux 40ème Rugissants qui marqueront le début de notre circonvolution autour de l’Antarctique. Mais voilà, c’était crier victoire trop tôt.
Loïck (Le Mignon) m’avait d’ailleurs mise en garde : la route est longue et truffée d’embuches ! Il sait de quoi il parle. A lui tout seul, il est passé ici une quinzaine de fois.
Cela fait donc plus de 20 heures que nous naviguons dans des airs oscillants de 4 à 6 nœuds. Les 23 tonnes de Spindrift 2 se trainent depuis hier comme un mastodonte résolument lent. Ce front orageux qui s’étend sur 1 000 milles nautiques de large, nous bloque la route.
Ce matin, au lever du jour, nous pensions être sortis de cette zone car un vent établi de 8-10 nœuds nous réveille et met en émoi tout l’équipage. Cela ne dure malheureusement pas. Jean-Yves Bernot nous envoie un mail. Lui est plutôt optimiste, la sortie n’est plus trop loin. »

Trophée Jules Verne : IDEC SPORT en code orange, Spindrift 2 attendu à Brest demain

Le trimaran IDEC SPORT mené par Francis Joyon est arrivé à Brest hier, après son convoyage  depuis La Trinité-sur-Mer. Dès son arrivée, le skipper a choisi de passé en code orange, ce qui signifie un départ possible sous 6 jours. En effet une fenêtre météo favorable semble se dessiner en fin de semaine, le départ pourrait se faire dès samedi 21 novembre. Francis Joyon et son routeur Marcel Van Triest vont scruter les prévisions afin d’affiner les possibilités de départ.

L’autre trimaran prétendant au Trophée Jules Verne, Spindrift 2 est attendu demain à Brest, Yann Guichard, Dona Bertarelli et leur équipage devraient également passer en code orange dès leur arrivée.

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Spindrift racing s’impose en Diam 24 au Grand Prix Atlantique

Le Grand Prix Atlantique de Pornichet était le deuxième rendez-vous pour la flotte des Diam 24 cette saison.
Plusieurs équipages absents du Spi Ouest France Intermarché faisaient leur rentrée sur le circuit lors de cet événement : Banque Populaire, mené par Armel le Cléac’h, Macif par François Gabart, Oman Sail par Sidney Gavignet ou encore Cheminées Poujoulat par Bernard Stamm.

Le programme des trois jours alternait  parcours côtier, des parcours techniques en deux poules de douze concurrents et encore du stadium par groupe de huit ou douze, se rapprochant grandement du format du Tour de France à la Voile.

Les équipages qui avaient briller au Spi n’ont pas déçus puisque les deux trimarans de Spindrift racing terminaient sur le podium avec la victoire pour Yann Guichard et la 3ème pour Xavier Revil. Pierre Pennec sur Groupama prenait la seconde place à l’issue de la dernière manche courue, profitant d’une erreur de Xavier Revil .

Belle performance pour le jeune équipage de Matthieu Salomon (Vannes Agglo Golfe du Morbihan) qui termint quatrième au pied du podium devant Fred Guilmin de Combiwest.

A noter le premier chavirage pour un Diam24, en effet GDF Suez mené par Sébastien Rogues a chaviré sur la première manche du jour, sans conséquence puisque l’équipage a pu courir les deux manches suivantes.

Autre mésaventure pour Vincent Riou sur PRB, le trimaran a été percuté par Oman Sail lors d’un empannage, le flotteur était cassé en deux, l’équipage a néanmoins pu courir la dernière journée.

Les réactions des skippers :

Yann Guichard, Spindrift White : 1er au classement général

« Le bilan pour l’écurie est très positif car nos deux bateaux sont sur le podium. C’est mieux qu’au Spi Ouest-France donc c’est la preuve qu’on a encore progressé. Maintenant, il y a encore du chemin à parcourir mais on va commencer par apprécier cette belle victoire car on a bien navigué du premier jour au dernier jour. On a pris manche après manche. Nous avions avant tout des objectifs de travail sur cette régate puisque c’était la première occasion d’avoir le même format que celui qu’on retrouvera sur le Tour de France à la Voile. En plus on gagne, c’est donc fantastique. Aujourd’hui c’était physique, stressant, le départ était encore plus important que sur un parcours normal mais les gars ont fait un super boulot, ils maitrisent parfaitement le bateau. J’apprécie énormément ce type de format. Les manches durent 20 minutes, il a beaucoup de contact, et la moindre mauvaise manœuvre est rédhibitoire. Nous n’avons pas le droit à l’erreur. Pour le Tour de France à la Voile nous serons un groupe de 5-6 personnes à tourner sur le Diam 24. Nous avons une écurie avec des gens compétents, des talents, et c’est ça qui fait la force de Spindrift. »

Pierre Pennec, Groupama : 2ème au classement général

« Aujourd’hui, ce qui était particulier et sympa, c’est que nous avions du soleil et du vent. Le vent était oscillant donc ça ressemble vraiment à du « stadium » c’est-à-dire des positions qui changent très vite. Alors que les jours précédents les parcours étaient plus grands et le vent était plus stable. C’était un bon entrainement pour le Tour de France à la Voile où les parcours ressembleront plutôt à ça, et il faudra être très réactif. Ce que je retiens c’est qu’on va vite. L’équipage est réactif à la fois sur les manœuvres et les réglages. Nous avons encore besoin de nous entrainer sur les départs au largue car c’est un exercice qui n’est pas facile et qui sera important pour les « stadiums ». Dans l’ensemble on voit qu’on a surtout progressé sur les plans stratégiques et tactiques, et en fluidité sur le fonctionnement à bord sans se mettre de pression. »

Xavier Revil, Spindrift Black : 3ème au classement général

« Sur l’ensemble du Grand Prix Atlantique, le bilan est positif car nous étions dans une nouvelle configuration avec un nouvel équipage, et nous étions dans un objectif de travail. Faire un podium avec un équipage qui n’a jamais navigué ensemble, c’est super. Pour la suite, il faut que nous travaillons les petits détails qui font que nous perdons notre deuxième place aujourd’hui dans les 50 derniers mètres, à cause d’une erreur que nous n’avons pas le droit de faire sur ce type de bateaux : le bout d’enrouleur de gennaker était mal bloqué dans le taquet, celui-ci s’est alors déroulé à cause du vent, nous faisant perdre de la vitesse. On perd une place sur la manche qui nous coûte également une place au général. C’est le jeu mais ça fait mal, d’autant plus que nous avons été deuxième pendant tout le championnat. On est un peu déçu pour aujourd’hui mais nous sommes quand même très satisfaits de nos résultats sur l’ensemble des régates, et on voit bien qu’on travaille dans le bon sens pour notre objectif final qui est de gagner le Tour de France à la Voile. »

Matthieu Salomon, Vannes Agglo Golfe du Morbihan : 4ème au classement général

« La journée s’est bien passée aujourd’hui pour nous, on a fait trois belles manches. On termine respectivement 4ème, 2ème, et 3ème. On est super content. On tire un très bon bilan du Grand Prix Atlantique. On a une bonne vitesse. Il va falloir qu’on travaille sur la partie technique car nous avons eu des petits soucis. Aujourd’hui, il fallait vraiment être attentif aux zones de pression et aux zones de molle, il fallait jouer avec ça. Dans ce vent, nous sommes plutôt à l’aise, nous n’étions pas déboussolés et on est content de ce qu’on a fait par rapport aux adversaires. Maintenant nous avons hâte d’être sur la prochaine régate ! »

 

Classement général du Grand Prix Atlantique :

Groupe OR

– Spindrift White (Yann Guichard) : 23 pts
– Groupama (Pierre Pennec) : 32 pts
– Spindrift Black (Xavier Revil) : 32 pts
– Vannes Agglo Golfe du Morbihan (Matthieu Salomon) : 39 pts
– CombiWest (Frédéric Guilmin) : 44 pts
– West Courtage Ecole Navale (Simon Moriceau) : 51 pts
– Macif (François Gabart) : 63 pts
– Votre Plus Long Périple (Loïc Fequet) : 63 pts
– Armor Lux – Comptoir de la Mer (Erwan Tabarly) : 66 pts
– Dynamique Voile (Emeric Dary) : 68 pts
– Radio Vinci Autoroutes (Jean-Baptiste Gellée) : 69 pts
– Banque Populaire (Armel Le Cléac’h) : 76 pts

Groupe Argent

– Made in Midi (Kito de Pavant) : 52 pts
– PRB (Vincent Riou) : 61 pts
– Grandeur Nature Vérandas (Frédéric Duthil) : 66 pts
– Courrier Choc (Pierre-Loïc Berthet) : 66 pts
– Sodebo (Daniel Souben) : 69 pts
– Oman Sail (Sidney Gavignet) : 72 pts
– Ramouna (Charles Hainneville) : 72 pts
– GDF SUEZ (Sébastien Rogues) : 75 pts
– Prince de Bretagne (Lionel Lemonchois) : 85 pts
– Agrival (Pauline Chalaux) : 94 pts
– 30 Corsaires (Alexia Barrier) : 97 pts
– Cheminées Poujoulat (Barnard Stamm) : 97 pts

 

Deux nouveaux catamarans de « croisière » à l’eau

  • Vitalia II, le maxi catamaran ex Orange II, a été mis à l’eau hier au chantier Multiplast à Vannes, là même où il avait été construit.

Le catamaran est l’ancien détenteur des records  des 24 heures, de la Méditerranée, de l’Atlantique Nord et du Trophée Jules Verne, il était alors mené par Bruno Peyron.
Le refit a demandé 30000 heures de travail à l’équipe Multiplast. Le catamaran va débuter les essais en mer en Bretagne pendant un mois, avant de rejoindre la Méditerranée puis les Antilles cet hiver.
François Bich, le propriétaire dispose désormais du catamaran de croisière le plus rapide du monde. Le skipper du bateau sera Vladimir Dzalba Lyndis, ex équipier de Bruno Peyron et détenteur du Trophée Jules Verne sur Orange I de 2002 à 2004.
Le catamaran Vitalia II dispose d’un site internet dédié, à découvrir ICI

  • Un autre catamaran de croisière sur le devant de la scène, le Gunboat G4. Ce 40′ est en effet le premier foiler de course-croisière.
    La partie appendices a été confiée à Mischa Heemskerk, un habitué du Class A.
    La catamaran participe actuellement aux Voiles de St Barth avec des performances en temps réel honorables face à des bateaux beaucoup plus grands, il est cependant handicapé en temps compensé par son rating.

GUNBOAT G4 from Gunboat on Vimeo.

Mise à jour du 19/4 : le catamaran Timbalero III (Gunboat G4) a chaviré dans la dernière manche des Voiles de St Barth, aucun équipier n’est blessé. Le bateau a chaviré par le côté au portant alors qu’il était à une vitesse de 25 noeuds. Le bateau a été retourné, le gréement est intact.

Wipe Out from Gunboat on Vimeo.

Alinghi conforte son avance sur le Vulcain Trophy

L’équipage d’Ernesto Bertarelli a largement dominé le reste de la flotte des D35 le week end dernier à Versoix et ce dès le samedi avec 5 manches terminées à la première ou à la seconde place, Mobimo et Ladycat powered by Spindrift racing prenaient les 2 et 3èmes places provisoires de cette première journée, qui se déroulait dans un joran instable.
Alinghi assurait la seconde journée, avec 4 manches courues et une cinquième place comme plus mauvais résultat, Ernesto Bertarelli et ses hommes finissaient donc cet Open Nationale Suisse avec 9 points d’avance sur Mobimo de Christian Wahl, à la troisième place de ce grand prix, Fred le Peutrec et l’équipage de Zen Too effectuaient une superbe deuxième journée, qui leur permettait d’effacer les mauvaises manches de la veille (10,7,7) et de ravir la place sur le podium à Ladycat. Les conditions ont été relativement musclées durant ce week end avec des vents jusqu’à 20 noeuds.

Au classement général, Alinghi renforce sa position de leader, Realstone, second se voit menacé par mobimo qui monte en puissance en cette fin de saison et qui n’est qu’à un point de l’équipage de Jérôme Clerc. Ladycat, Team Tilt et Zen Too occupent actuellement les 4,5 et 6ème place à respectivement 2, 5 et 8 points du 3ème, le podium leur est donc encore accessible. Le reste de la flotte est largement distancé et ne pourra figurer aux places d’honneur de ce Vulcain Trophy 2014.

Ernesto Bertarelli, skipper d’Alinghi : « Nous sommes contents du week-end, les conditions d’aujourd’hui étaient encore plus difficiles qu’hier, très changeantes, mais nous avons bien régaté. On met nos adversaires encore un peu plus loin au classement général. Que du positif. »

Christian Wahl, skipper de Mobimo : « Ce week end a été intense et très positive surtout les manches en Joran qui étaient sportives et risquées sur les départs et les passages de bouée.
Les conditions étaient extrêmes, plus de 20 nœuds, il pouvait y avoir des retournements de situation surtout au portant mais pour Mobimo ça s’est très bien passé, on gagne en consistance et performance. »

Fred Le Peutrec, barreur de Zen Too : « Ces deux jours ont été éprouvants et toniques. Les D35 sont très toilés, ces bateaux demandent donc beaucoup de coordination et d’énergie dans les conditions que nous avons connues. Jean-Christophe Mourniac a remplacé Philippe Gildas à la tactique, il connaît très bien le circuit et s’est très vite adapté à l’équipage de Zen Too. »

L’avant-dernière étape du championnat, le Grand Prix Grange, aura lieu le week end prochain, les 6 et 7 septembre au Yacht Club de Genève.

Le Tour de France à la voile passe au multicoque

ASO, la société organisatrice du Tour de France à la voile a annoncé son choix à l’issue de cette édition 2014, les monocoques monotypes M34 seront donc remplacés à partir de 2015 pour des trimarans  Diam 24.

Ce trimaran dessiné par le cabinet VPLP et construit à Port La Forêt par Vianney Ancelin, tpossède déjà un circuit de régates dont le Grand Prix Guyader, le Grand Prix de l’Ecole Navale, le Raid Emeraude de Saint Lunaire. François Gabart, Vincent Riou, Bernard Stamm, Lionel Lemonchois, Bruno Jourdren ont déjà gouté à ce multicoque, certains d’entre eux étant même engagés officiellement sur ces régates.

L’objectif principal de ce changement de support est de baisser le coût de participation à la baisse, le bateau a un coût à l’achat de 55000€, ce qui est moins que la location d’un M34 à la location annuelle, par ailleurs le nombre d’équipers sera réduit puisque le trimaran sera mené par 3 à 4 personnes.

Jean-Baptiste Durier , directeur du Tour de France :  « Nous avons souhaité partir d’une feuille totalement blanche pour nous laisser un maximum d’opportunités, en ne nous interdisant rien. Le budget de participation à l’épreuve est rapidement apparu comme un point central, tout comme les aspirations de nombreux coureurs à évoluer sur du multicoque, offrant plus de vitesse et de spectacle. Le Diam 24, qui coûte aux environs de 55 000 euros TTC prêt à naviguer, soit trois fois moins cher que le M34, répond entièrement à cette double problématique. Il présente un positionnement budgétaire idéal, permettant de rassembler un large panel d’équipages, des amateurs à de grands noms de la Voile. Ces derniers ont ainsi l’opportunité de naviguer sur un projet complémentaire à leurs objectifs principaux, sur un événement qu’ils apprécient, et qui offre à leurs partenaires de belles possibilités d’activations multi-locales tant sur le Village qu’en terme d’hospitalités VIP, le Tour de France à la Voile présentant par essence un large maillage du territoire via son format de Tournée d’été ». 
Les étapes de ralliement, offshore, seront donc supprimées au profit de  parcours techniques alternernant avec de grands runs, type parcours côtiers.

Jean-Baptiste Durier , directeur du Tour de France :  Nous alternerons deux types de régates dans les villes-étape. Des parcours côtiers, en Jour 1, que nous pourrons adapter en fonction des conditions, et qui permettront de continuer à mettre en valeur les merveilles de notre littoral, et des régates techniques beaucoup plus courtes en Jour 2, qui s’enchaineront au sein d’un stade nautique. Nous avons non seulement la volonté de rapprocher le spectacle de la terre et du public mais aussi de créer l’animation qui permettra à ce public de comprendre ce qui se joue sur l’eau avec un environnement sonore et visuel très travaillé. Le multicoque plait car il peut être extrêmement spectaculaire. C’est aussi ce qui a guidé notre choix » 

Michel Desjoyeaux skipper :

« Le Tour est une référence dans la voile française en équipage, qui a permis à beaucoup de jeunes d’évoluer vers le haut niveau, puis de faire carrière. Le multicoque fait très clairement partie de la culture nautique et technologique française,  qui  se développe enfin à l’international ! C’est une très bonne chose de marier les deux pour relancer la dynamique de ce grand événement. L’objectif, c’est d’avoir plus de bateaux et plus de marins ! Le Diam 24 répond aussi à une souplesse nécessaire dans une épreuve itinérante le long de nos côtes françaises, en tenant compte des impératifs de timing d’animations aux escales ! »

Vincent Riou, skipper du monocoque 60’ PRB :

« Le Diam 24 est un support vraiment fun, sportif, léger qui dépote ! Il y va y avoir du spectacle. Je voulais trouver un autre support en plus de mon 60’. C’est un projet facile à mettre en œuvre avec le Diam 24. La série ne fait que démarrer mais elle attire déjà du beau monde. Et puis le Tour de France à la Voile est une sorte d’institution. Je pense que le Diam 24 peut donner une nouvelle dynamique à l’épreuve. C’est un très beau projet que de faire le Tour en multicoque. C’est une idée qui m’enthousiasme beaucoup ! »

Daniel Souben, skipper de Courrier Dunkerque 3, vainqueur du Tour de France à la Voile :

« Nous sommes dans une période où le Tour rencontre quelques difficultés malgré la qualité du plateau et l’excellent retour médias. Nous manquons d’équipes. Il ne faut pas refuser d’évoluer. La solution retenue devrait permettre à beaucoup d’équipes de venir et va favoriser le mélange professionnels et amateurs. Ce sera un tour différent car nous perdons les offshores. Mais cela va aussi amener des compétiteurs nouveaux et notamment une jeune génération et des personnes issues du multicoque. L’arrivée du Diam 24 est bénéfique tant du point de vue de la communication que d’un point de vue budgétaire. Je n’y vois que du positif. Il faut que tout le monde s’y retrouve. Ce qui est proposé vaut le coup d’être tenté. »

François Gabart, skipper de Macif :

« J’ai fait mon premier tour en 2002 ou 2003 à l’époque où je faisais aussi du Tornado. Le Tour, cela a été pour moi la découverte du large, les régates de nuit, la navigation dans les courants, les passages dans les raz. Mais je trouvais que l’on se trainait un peu sur nos monocoques. Je m’étais dit à l’époque que ce serait top de faire ça avec des petits multicoques ! Donc je pense que l’évolution du Tour de France à la Voile est très très positive. L’avenir de la voile de manière globale, c’est le multicoque. J’en suis intimement convaincu. J’ai acheté un Diam 24 bien avant de savoir qu’il allait devenir le nouveau bateau du Tour. C’est un excellent bateau, très accessible non seulement budgétairement mais aussi en termes de maniement. C’est un bateau sur lequel beaucoup de personnes pourront prendre du plaisir. Cela va rendre le tour plus populaire non seulement en termes de public mais aussi au niveau des participants. Le mélange, c’est la force du Tour ! »

Philippe Presti, double vainqueur de la Coupe de l’America avec Team Oracle (coach cellule arrière) :

« Cela devenait un peu pénible de voir le Tour de France à la Voile avec si peu d’engouement. Pour moi, le Tour a été fabuleux. Je venais du Finn et découvrais la régate en équipage, les navigations de nuit. C’est dommage d’avoir perdu les amateurs, les étudiants… Donc c’est une super idée de faire le Tour en multicoque. Cela devrait relancer la machine. On surfe sur la vague multi, c’est une bonne évolution. Le bateau est facile, safe et accessible. Il correspond au cahier des charges que s’étaient fixés les organisateurs. Cela devrait permettre d’amener une autre population sur le Tour. Au-delà du haut niveau, l’objet du tour est de créer la dynamique pour amener des gens vers le bateau à voile. Je suis sûr que tout le monde s’adaptera au support et prendra du plaisir ».

Billy Besson, membre de l’Equipe de France de Voile Olympique en Nacra 17 :

« L’arrivée du Diam 24 sur le Tour de France à la Voile est intéressante. Je connais l’épreuve pour y avoir participé en Farr 30 il y a quelques années. Ce changement est énorme mais très positif. Le multicoque grandit partout en France et à l’international. Il n’y a qu’à regarder la Coupe de l’America. Donc c’est une évolution qui suit l’ère actuelle. Je pense aussi qu’ajouter du spectacle sur le Tour de France à la Voile est une bonne chose. Avant, nous partions au large et le public nous voyait juste à l’arrivée dans les ports. Là, cela va permettre de mettre les parcours tout près des côtes. Tout le monde va pouvoir en profiter et se passionner pour ces régates. Le Nacra 17, est mixte obligatoirement ; si le Diam 24 peut ouvrir des portes aux filles, c’est très bien. C’est quelque chose à approfondir. Je vais le proposer à Marie (Riou, sa coéquipière en Nacra 17, ndlr), c’est une bonne idée ! »

Jean Pierre Champion, Président de la Fédération Française de Voile :

« C’est plus qu’un changement de support, c’est un changement de format. Je comprends les choix d’A.S.O. C’est une bonne formule pour la promotion de la voile en compétition. Ce sont des régates qui vont parler au public et qui sont facilement explicables. La formule actuelle du Tour de France à la Voile relève de la course au large. C’est une épreuve majeure de la voile française et ça va le rester évidemment. Nous avons une filière de formation des jeunes qui passait par le Tour de France à la Voile. On voit tous les bénéfices de cette filière notamment sur la Volvo Ocean Race sur laquelle naviguent régulièrement des skippers et des équipiers français. Nous allons réfléchir et travailler pour trouver des épreuves pour suppléer le Tour de France à la voile sous son ancienne formule. Quant au Diam 24, c’est dans l’air du temps. C’est un bateau excitant qui va plaire à beaucoup de compétiteurs. Le bateau n’est pas défini en termes de jauge. Il va falloir cadrer les choix si on ne veut pas avoir d’évolutions non-contrôlées, puisque le choix de ce support répond aussi à une volonté de maîtriser les coûts. »

Eric Hainneville, Président de la Classe Diam 24 :

« En tant que président de la classe, l’arrivée du Diam 24 comme support du Tour de France à la Voile génère du stress. Car la barre est mise très haute dès le début. Nous avons une volonté de ne pas décevoir, d’être à la hauteur. En tant que navigant, c’est un super projet. Je trouve que c’est une reconnaissance du multicoque comme un vrai support de navigation. Le multi demande de vraies qualités de navigation. La Coupe de l’America nous a bien aidés pour cette reconnaissance. Avec Vianney Ancelin, nous voulions un bateau à sensations, avec un prix raisonnable, simple et accessible à tous. Nous ne voulons pas courir après la surenchère. Et c’est un vrai challenge. Le bateau va permettre de faire venir d’autres profils de navigants aux côtés des pros. Cela va donner une autre dimension au Tour de France à la Voile. Je trouve que c’est un défi génial. Il y a une confiance mutuelle entre nous les coureurs, la classe et l’organisateur. »

Lionel Lemonchois sain et sauf à bord de Prince de Bretagne

Le communiqué de presse du team :
Suite à son chavirage survenu hier en milieu d’après-midi, à plus de 800 milles au large d es côtes Brésiliennes, alors qu’il progressait au près et s’est fait surprendre par un grain, Lionel Lemonchois, seulement légèrement blessé à la main, a fait part de son souhait de rester à bord de son Maxi80 Prince de Bretagne et d’organiser le rapatriement de celui-ci.

Le CROSS Gris-Nez a été informé dès hier soir de sa demande et reste en surveillance, suivant ainsi l’évolution de la situation. En parallèle, le team technique du skipper s’est mobilisé pour envoyer une équipe au Brésil au plus tôt afin de lancer les opérations de sauvetage et de remorquage du trimaran dont la balise continue d’émettre. Ces opérations devraient s’étendre sur plusieurs jours mais Lionel est en sécurité dans la coque centrale de son bateau et ne manque ni d’eau, ni de nourriture.

Franck Cammas remporte la Little America’s Cup

Franck Cammas et son équipier Louis Viat ont survolé la Little America’s Cup courue cette semaine. Ils ont très largement dominé les régates en flotte du début de semaine, avec 7 victoires sur 9 manches courues, et ce quelque soit les conditions de vent ils se sont donc facilement qualifiés pour la finale de ce championnat du monde de Class C.

Seul l’équipage n°1 d’Hydros, qui alignait deux bateaux, a pu  donner un peu de fil à retordre à l’équipage français.

La finale avait débutée jeudi avec deux manches courues, les français surclassaient leur adversaire dans tous les domaines (départ, vitesse, manoeuvres), les suisses avaient pourtant adapté certaines modifications vues sur Groupama, comme l’aile basculante afin de combler leur déficit de vitesses, ce qui n’a pas été suffisant, puisqu’ils perdaient les deux manches. Vendredi le comité annulait les régates suite à des vents supérieurs à 20 noeuds.

Samedi malgré des rafales à 30 noeuds, le comité lançait tout de même une manche, Billy Besson et Jérémie Lagarrigue, l’équipage d’Hydros se lançaient sur le plan d’eau, après avoir coupé la partie haute de leur aile dans la nuit, pour réduire la puissance de celle-ci. LE team Groupama préférait ne prendre aucun risque et suivait la progression de leur adversaire depuis la terre, le duo suisse attaquait malgré l’absence d’adversaire et chavirait, endommageant gravement leur aile et laissant le titre à Franck Cammas par forfait.

Jérémie Lagarrigue : « Je crois que nous avons été un peu trop incisifs, Groupama n’était pas sur le parcours, et nous aurions dû faire la course doucement, sans aucune prise de risque. Mais nous sommes dans un état d’esprit qui consiste à tout donner, pour ne rien regretter et défendre nos couleurs avec fierté. C’est une erreur qui coûte cher, et nous sommes déçus. Nous avons démontré beaucoup de choses, et nous en avons appris bien plus. Nous allons désormais faire le bilan de notre parcours, et en tirer des enseignements qui seront très précieux pour l’avenir. Car l’aventure va continuer, c’est sur! »  

Franck Cammas : « Cette victoire dans la petite Coupe, c’est celle de toute une équipe qui travaille ensemble depuis quinze ans pour les plus anciens. C’est aussi celle de Groupama qui nous supporte activement. A nous d’aller plus loin, plus haut, ensemble, d’être prêts à aller défier les américains sur la grande Coupe. En gagnant ici, nous avons prouvé que notre design team et notre bureau d’études étaient à la hauteur de l’enjeu. Merci à eux. ».

Louis Viat (équipier) : « En arrivant à Falmouth, nous étions plein d’incertitudes car nous ne nous étions jamais comparé. Rapidement, nous avons constaté notre supériorité en cap et en vitesse. Dans ces conditions, c’est plus facile de gagner les régates. Et en plus, Franck a été impérial. Comme d’habitude ».

Martin Fisher (membre du Design Team) : « Groupama C était nettement supérieur à ses concurrents. Statistiquement, il y avait la même différence qu’entre un Hobby Cat 16 et un Formule 18 soit près de 20% en plus. Comme dans tous ses projets, Franck à cette capacité à aller plus loin, à tirer le meilleur de son équipe. Il est incroyable ! »

Le skipper de Groupama espère que cette expérience lui permettra de convaincre des partenaires pour le suivre sur la prochaine édition de la Coupe de l’America.