Transat Jacques Vabre : chavirage de Prince de Bretagne

L’équipe Prince de Bretagne a annoncé ce soir le chavirage du trimaran  Prince de Bretagne, le communiqué de presse :

Alors qu’il évoluait à 140 milles au large de la Corogne et se préparait à parer le cap Finisterre en passant à l’extérieur du DTS (Dispositif de Séparation de Trafic), le Maxi80 Prince de Bretagne a été victime d’un chavirage.

© Marcel MOCHET

© Marcel MOCHET

Lionel Lemonchois et Roland Jourdain sont sains et saufs et ont trouvé abri à l’intérieur du trimaran. Ils n’ont pas demandé d’assistance et leur équipe technique met actuellement tout en œuvre pour organiser leur secours et celui de leur monture. Au moment de l’incident, le bateau progressait alors au près dans un vent de force 7. Plus d’informations à venir demain.

Transat Jacques Vabre : Sodeb’O en tête, passage d’un front musclé dans les heures à venir

La première nuit s’est déroulée sans problème pour la flotte des multicoques, après un parcours côtier entre Le Havre et Étretat  dans un flux très faible. Les équipages ont trouvé de la pression  au milieu de la baie de Seine avec quinze, puis vingt nœuds établis au large de la pointe du Cotentin.

Trois des quatre Ultime ont ensuite choisi de passer à l’intérieur de Ouessant, par le chenal du Fromveur, profitant d’un courant favorable de marée. Sodebo Ultim passait au large.

En début d’après midi les deux leaders, Sodeb’O Ultim et Macif ont viré et pointent leurs étraves vers le Cap Finisterre. Prince de Bretagne pointe à 47 milles du leader, Actual étant à  75 milles, ces deux trimarans devraient eux aussi prendre un cap plein sud dans les heures à venir.

La flotte des Multi 50 est très groupée et va poursuivre sa route à l’ouest pendant quelques heures avant de suivre les Ultimes sur la route « directe » sous la dépression.

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Thomas Coville, skipper de Sodeb’O Ultim : « Belle Manche avec MACIF et Prince de Bretagne : nous avons empanné exactement en même temps, c’était sympa. Ces bateaux sont incroyables ! La nuit a été assez tonique, nous avons dû faire pas mal de manœuvres. Ce matin, la mer est encore très correcte, ce qui nous permet d’aller assez vite avant le passage du mauvais temps. »

Yves le Blévec, skipper d’Actual : « On est en train d’attaquer un front qui va âtre assez marqué. On va atteindre 35-40 nœuds dans deux heures. Nous nous sommes bien reposés cette nuit, nous avons navigué tranquillement et là nous attaquons un front costaud. Nous nous habillons chaudement et nous réduisons la voile en fonction du temps. On va sans doute encore prendre un ris dans la grand-voile. Il faut adapter le bateau et regarder les trajectoires pour essayer de protéger le bateau sans perdre de temps. On attend de la mer plus mauvaise dès la nuit prochaine. Pour le moment, nous avons un à deux mètres de creux, mais on attend beaucoup plus. Nous ne marcherons pas aussi vite du coup. Nous suivons les oscillations du vent. Les autres ultimes sont partis plus à l’ouest, leur route est plus radicale que la nôtre. Il vont plus vite car ils ont un meilleur mais nous nous donnons une limite de vitesse pour ne pas abîmer le matériel. »

 

Transat Jacques Vabre H-2 : comment suivre le départ

Le départ de la transat Jacques Vabre sera donné dans deux heures, si vous n’êtes pas au Havre le suivi en direct sera possible.

  • Via le site internet de la course avec un flux vidéo et la cartographie mise à jour toutes les 15 minutes pour les multis
  • A la télévision, sur France 3 avec une émission spéciale à partir de 13h20 jusqu’à 15h, le départ sera également retransmis sur les chaines d’information en continu
  • Sur les réseaux sociaux des concurrents

La météo sur la ligne de départ sera clémente avec 8 à 12 noeuds, le flux va ensuite se renforcer à 30 noeuds, la Manche sera rapidement avalée dans la nuit pour les Ultimes avant 24 à 36 heures difficiles dans le Golfe de Gascogne (vents supérieurs à 35 noeuds et mer forte avec des creux supérieurs à 7m).

Les dernières réactions des skippers de la classe Ultime

Lionel Lemonchois, skipper du Multi 80 Prince de Bretagne : « Très vite après le départ qui risque d’être un peu mou, nous allons toucher un flux de sud sud-est pour 15-20 nœuds qui va nous permettre de débouler à fond de balle sur une mer bien plate et donc de « démancher » assez vite. Après, à la pointe Bretagne, plusieurs options vont s’ouvrir à nous. Nous aurons le choix entre aller chercher le front au large et ainsi prendre vraiment baston ou rester sur une route plus intermédiaire pour éviter le plus gros du mauvais temps. Avec Bilou, nous sommes d’ores et déjà assez d’accord pour prendre la trajectoire qui nous semblera alors la plus raisonnable pour ne pas casser le bateau. Reste que dans tous les cas, ce sera humide et très inconfortable jusqu’au cap Finisterre, il n’y a aucun doute là-dessus ! »

© Marcel MOCHET

© Marcel MOCHET

Roland Jourdain, co-skipper du Multi 80 Prince de Bretagne : « Au moment du départ, tout à l’heure, il n’y aura pas beaucoup de vent et cela nous libère un peu de stress. Bien sûr, cela ne veut pas dire que nous n’allons pas transpirer un peu, mais ce sera un peu mieux. Cette nuit, ce sera certainement assez sympa parce que nous aurons du vent de travers en bâbord amure et que ça dropera bien. C’est dans le golfe, comme Lionel l’a dit, que les emmerdements commenceront véritablement. Nous aurons alors de la grosse mer et du vent. Ce ne sera pas très rigolo, c’est sûr, mais avec le Maxi80 Prince de Bretagne qui a déjà fait ses preuves et qui est bien éprouvé par Lionel depuis un moment, ça donne un minimum de confiance pour aborder la situation ce qui n’est peut-être pas le cas de tous nos petits camarades de jeu. Certains n’ont, en effet, pas encore rencontré des conditions aussi balèzes avec leur monture actuelle. »

 

François Gabart skipper de Macif : « Je suis content d’y aller, je suis déjà concentré parce qu’il va falloir qu’on fasse passer ce grand bateau dans le petit trou. Après on aura un peu de temps pour regarder encore la course. Avant de venir, j’ai jeté un œil sur la météo, même si nous avons le schéma bien en tête. Sur le départ, nous aurons du petit temps, du courant, beaucoup de bateaux, et ensuite il y aura du vent et beaucoup de mer à partir de demain. Ca va aller vite, donc il va falloir rentrer vite dans le match. Demain soir, on sera au cap Finisterre, on aura 24 à 36 heures rock’n roll. Sur une course comme ça qui va très vite, il faut vite être dans le match, il faut être dans le coup sportivement tout de suite. »

Thomas Coville et Jean Luc Nélias sur Sodeb’O Ultim : « On part le 25 octobre et on sait qu’on s’expose à des dépressions hivernales. La décision de la direction de course est claire. Ce matin, le briefing météo était concis. Il est du ressort de la liberté de chacun de partir ou pas. Ce ne sont certes pas les conditions optimales pour ceux qui ont beaucoup bossé sans avoir assez de temps pour se préparer. De notre côté, notre bateau a deux ans et nous avons beaucoup navigué : nous avons déjà fait quatre traversées de l’Atlantique. D’après les routages météo, nous ne serons pas dans des endroits scabreux au moment où les conditions seront viriles.

© Yvan Zedda / Sodebo

© Yvan Zedda / Sodebo

Après l’été indien qui va nous permettre de partir avec toute la toile sous le soleil, et dans des vents faibles, les conditions vont progressivement se dégrader et nous allons descendre la Manche sur un seul bord dans des vents de sud de plus en plus forts. Petit à petit, nous serons contraints de réduire la voilure jusqu’à porter le minimum. En arrivant dans le golfe de Gascogne, nous trouverons de la mer formée et du vent avec des vagues de 6 mètres en moyenne et jusqu’à 9 mètres pour les plus grosses. Le jeu sera de trouver le bon compromis entre l’énergie des vagues et du vent. En arrivant à la pointe nord ouest de l’Espagne, après 36 heures de course, il faudra être particulièrement vigilant. C’est un endroit mal famé où la mer est très dure. »

Yves Le Blevec, skipper de l’Ultim Actual : « La dépression dont tout le monde parle depuis quelques jours est très évolutive. Selon les modèles météo, les prévisions sont assez différentes et celles d’aujourd’hui sont plutôt meilleures que celles d’hier… Cela peut bien sûr encore changer. Les routages conseillent d’aller assez au large, là où il y aura le plus de vent et de mer. Même si le gain sur le papier est important, ce n’est pas la stratégie que nous suivrons. L’objectif reste de naviguer de la façon la plus sécuritaire qui soit pendant les deux premiers jours de course. »

 

Transat Jacques Vabre J-1 : 4 Ultimes au départ

Le plateau de cette Transat Jacques Vabre en multicoque est réduit pour cette 12ème édition : quatre Utimes et quatre Multi50.

Lors de la précédente édition en 2013, seuls deux MOD70 avaient été engagés (les Ultimes n’étaient pas autorisés à participer).
Cette année aucun MOD ne sera présent sur la ligne, Spindrift 2 est exclu par les instructions de course limitant la longueur à 105′, et est en stand by pour le Trophée Jules Verne, tout comme Idec Sport (ex Banque Populaire VII). Francis Joyon aurait pu aligner son trimaran mais a préféré tenter le tour du monde en équipage.
Qingdao China respecte les conditions de jauge mais le navigateur chinois Guo Chuan a prévu un programme de record.

Les quatre prétendants à la victoire dans la classe ultime sont donc :

  • Thomas Coville et Jean Luc Nélias sur Sodeb’O Ultim’

Après une Route du Rhum avortée suite à une collision avec un cargo, Thomas Coville aura à coeur d’inscrire une première ligne au palmarès de son bateau. Mais il aura probablement une pression de résultat du fait de son statut de grand favori de cette course.

Le skipper a mis ce bateau à l’eau en mai 2014, il s’agit de l’ancien Géronimo d’Olivier de Kersauson profondément remanié (il ne reste qu’une partie des flotteurs, la bôme et les bras de liaison du trimaran d’origine, l’avant des flotteurs, la coque centrale ont été redessinés, les flotteurs ont été renforcés afin de recevoir des foils issus d’USA 17, le trimaran de 90′ à aile d’Oracle Racing vainqueur de la 33ème Coupe de l’America).
Le mât a été construit dans les moules de celui de Groupama 3 version solitaire (également ex Banque Populaire VII et désormais Idec Sport) , les deux bateaux ayant des dimensions et un plan de voilure proche.
Thomas Coville ‘est adjugé les services de Jean Luc Nélias, un habitué des multicoques et spécialiste du routage météo. Le duo fait donc parti des grands favoris. La météo musclée du début de course devrait également favoriser le trimaran puissant et taillé pour le tour du monde.
Qui plus est ce couple est celui qui a probablement le plus navigué  au cours des derniers mois avec notamment un aller retour au Brésil en guise de préparation.

  • Lionel Lemonchois et Roland Jourdain sur Prince de Bretagne

Le skipper normand est également un grand spécialiste du multicoque. Il pourra compter sur Roland Jourdain dont le CV est aussi conséquent que celui de Lionel Lemonchois. Les deux hommes se sont régulièrement entrainé sur le Multi 80′ Prince de Bretagne.

Le trimaran a comme base un ancien 60′ ORMA (Sodebo) la largeur a été conservée alors que la longueur a été portée à 80′. Ce cocktail donnant un trimaran évolutif et à l’aise dans les phases de transition.
Dans des conditions médiums et variables le duo pourrait prendre l’avantage sur les grosses unités.
Le début de course musclée pourrait donc  être défavorable, qui plus est l’équipage est plus exposé que les autres du fait d’un franc bord plus faible que ses concurrents.

  • Yves le Blévec et Jean Baptiste Levaillant sur Actual

Yves Le Blévec a choisi d’embarquer le très recherché Jean Baptiste Levaillant pour sa première course sur son nouveau bateau. Le duo n’aura eu que peu de temps pour découvrir ce nouveau support et devrait naviguer de façon assez prudente.

Le trimaran est l’ancien Sodeb’O, sa fiabilité après trois tours du monde est éprouvée. Le bateau reste relativement rustique avec une largeur relativement faible en faisant un bateau moins puissant que les derniers nés.

  • François Gabart et Pascal Bidégorry sur Macif

Le trimaran de François Gabart est le premier bateau dessiné pour participer au circuit du Collectif Ultim, il est donc été créé pour des navigations en solitaire et bénéficie de l’expérience de VPLP. Son potentiel de vitesse devrait donc être supérieur à Sodeb’O mais le duo manquera de mise au point pour totalement exploiter celui-ci.

François Gabart a choisi d’embarquer Pascal Bidégorry, qui a navigué sur tous les multicoques récents (ORMA, MOD, maxis), il bénéficiera aussi de son expérience dans la phase d’optimisation et de fiabilisation après la course.
Le trimaran ne sera doté que d’un foil sur cette course (le second n’ayant pas pu être construit dans les délais), ceci pourrait le désavantager quelque peu, mais les deux hommes espèrent pouvoir compenser ce déficit par un gain en vitesse. Même si le duo ne s’engage pas pour faire de la figuration, l’objectif numéro 1 reste d’engranger de l’expérience et de fiabiliser le trimaran.

America’s Cup World Series Bermudes : Artemis vainqueur, Groupama Team France très en retrait

Le Louis Vuitton America’s Cup World Series des Bermudes, dernier événement de la saison 2015, n’aura duré que le temps de trois régates dimanche, la journée de samedi ayant été annulée faute de vent.

Les six teams engagés avaient cependant disputé une manche d’exhibition samedi dans le tout petit temps, avec une victoire de Groupama Team France. Ce qui laissait espérer le meilleur pour l’équipe française, hélas les choses ne sont pas passées comme la veille.

Les conditions étaient médiums avec une dizaine de noeuds de vent (la fourchette de vent pour lancer une course étant de 6 à 25 noeuds).

Sur la première manche, Artemis racing prenait la tête sur le premier bord, les français peinaient à foiler et se retrouvaient déjà distancés à la première bouée. Sur les bords suivants Artemis parvenait à maintenir son avantage suivi par les habituels top teams Ben Ainslie Racing, Oracle Team USA et Emirates Team New Zeland. Japan Softbank faisait un beau retour ensuite et parvenait à passer les kiwis. Oracle Team USA comblait également son retard sur le leader et passait le catamaran suédois dans les derniers mètres, BAR prenait la 3ème place devant Softbank, ETNZ et Groupama Team France.

 

 

Le seconde manche était retardée, suite à un incident durant la procédure de départ. Un bateau umpire venant s’encastrer sous l’AC45 d’Artemis racing. Les dégâts sur le bateau (bris du bout dehors et de la martingale) étaient finalement réparables et permettaient à l’équipe de poursuivre la journée de courses.

Les suédois parvenaient même à prendre la tête de la flotte au départ et infligeait une pénalité à Oracle Team USA, les français étaient de nouveau relégués à l’arrière du peloton. BAR faisait un superbe retour sur le 3ème bord mais perdait son avantage à la bouée en devant laisser la priorité aux suédois. Les anglais peinaient sur cette manche et se faisaient passer par Franck Cammas et ses hommes.
Artemis remportait cette manche, ETNZ terminait 2nd, Japan Softbank 3ème devant Oracle Team USA, Groupama Team France et Land Rover BAR.

 

Sur la dernière manche, Oracle devait laisser la priorité à Artemis et se retrouvait arrêter avant la ligne, fermant la marche. Franck Cammas et Groupama Team France prenait un joli départ mais étaient rapidement passés par Japan Softbank. Oracle revenait rapidement dans le match, alors que les français écopaient d’une pénalité en passant hors des limites du parcours.
Emirates Team New Zealand faisait la course en tête devant Land Rover BAR, Dean Barker sur le bateau japonais prenait la 3ème place devant Artemis, Oracle et les français.

Artemis Racing remportait donc cet événement aux Bermudes devant Emirates Team New Zealand et Oracle Team USA. Groupama Team France aura été très rapidement mis en difficulté dans tous les compartiments (foiling, vitesse, stratégie), comme l’explique les membres du team.

Franck Cammas, barreur de Groupama Team France :  « Nous progressons par rapport aux premiers jours mais l’écart par rapport à nos concurrents est encore trop important. Nous manquons de vitesse en ligne droite, notamment vent de travers, mais nous faisons aussi des erreurs dans certaines manoeuvres et dans des choix stratégiques. Ce n’est pas une surprise dans la mesure où nous manquons clairement de jours de navigation mais nous devons réagir. C’est ce que nous allons faire dès la semaine prochaine en nous entrainant aux Bermudes avec l’équipe de Softbank Team Japan. Nous affrontons des équipes qui n’en sont pas à leur première Coupe de l’America. On doit donc être humble et travailler davantage. C’est comme cela que nous serons en mesure de les battre, pas avant ».

Bruno Dubois, Team Manager du défi français :  « On se met en place et il y a déjà une très nette amélioration depuis les épreuves de l’été dernier. Mais ce n’est pas encore suffisant. Il faut naviguer davantage, bouffer des heures et des heures d’entrainement pour que l’équipage soit au niveau des meilleurs. Mais nous avons une bonne équipe, des supporters du Club Team France enthousiastes et un partenaire titre, Groupama, qui sait mieux que quiconque ce dont est capable Cammas. A nous de faire ce qu’il faut pour ne décevoir personne ».

Classement général des LVACWS des Bermudes

  1. Artémis Racing, 52 points
  2. Emirates Team New Zealand, 50 points
  3. Oracle Team USA, 48 points
  4. Land Rover BAR, 44 points
  5. Sofbank Team Japan, 44 points
  6. Groupama Team France, 32 points

Cet événement clôturait la saison 2015 des Louis Vuitton America’s Cup World Series, Emirates Team New Zealand s’est montré le plus régulier, avec Peter Burling qui s’est rapidement adapté à l’AC45, ils remportent cette saison devant le defender Oracle Team USA, mené par James Spithill. Ben Ainslie se classe 3ème devant Artemis qui retrouve son niveau lors de cet ultime événement 2015. Softbank Team Japan termine 5ème devant Groupama Team France.

Classement général LVACWS 2015

  1. Emirates Team New Zealand, 122 points
  2. Oracle Team USA, 112 points
  3. Land Rover BAR, 109 points
  4. Artemis Racing, 105 points
  5. Softbank Team Japan, 100 points
  6. Groupama Team France, 82 points

 

 

 

Oman Sail annonce la fin des recherches de l’équipier disparu en mer

Le CEO d’Oman Sail a annoncé la fin des recherches de Mohammed Al Alawi, le marin de 26 ans, porté disparu depuis 9 jours en Méditerranée.

L’équipier du MOD 70 est passé par dessus bord lors du convoyage du trimaran vers Trieste.
Le dispositif de recherche était composé des gardes côtes italiens et croates, ainsi que du MOD et de différents semi rigides et aéronefs affrétés par le team omanais.

Malgré cet important dispositif les recherches n’auront pas permis de retrouver Mohammed Al Alawi.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Baptême et présentation de l’équipage d’Idec Sport

Le trimaran Idec Sport (ex Groupama 3, ex Banque Populaire V) a été baptisé aujourd’hui au môle Loic Caradec à la Trinité sur Mer par le professeur Gérard Saillant, co-fondateur de l’Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière (ICM).

Francis Joyon a également dévoilé le nom des cinq équipiers qui vont l’accompagner sur sa tentative de Trophée Jules Verne, dont le stand by débutera dans deux semaines.

Le skipper habitué des maxis trimarans en solitaire étrennera donc sa nouvelle monture avec un équipage réduit composé de : Bernard Stamm, Gwénolé Gahinet, Alex Pella, Boris Herrmann, et Clément Surtel.

Bernard Stamm sera le seul ex détenteur du Trophée Jules Verne (sur Orange 2 en 2005) a embarqué sur Idec Sport :  « Les choses ont changé depuis ma participation au Trophée Jules Verne en 2005. Les bateaux sont différents, le record est plus dur à prendre aussi. Mais le principe est toujours le même : tourner le plus vite possible autour de la planète. Je pense que le record est prenable, sinon je ne serais pas là ! »

Gwénolé Gahinet,  architecte naval de formation a depuis beaucoup navigué en mini et en Figaro avec de beaux résultats :   «  J’ai pas mal navigué en trimaran Orma et en Multi 50 mais il me reste beaucoup à apprendre sur ces grands multicoques. J’ai les yeux grands ouverts, j’enregistre tout. Je suis très motivé à l’idée de découvrir les mers du Sud, c’est tout un univers qui donne envie d’être découvert. »

Alex Pella a de son côté beaucoup navigué en IMOCA ces dernières années : « Je n’ai pas hésité une seconde quand Francis m’a contacté pour le Trophée Jules Verne. C’est une belle aventure, surtout dans cette configuration avec un équipage réduit et un bateau rôdé. Ce sera mon deuxième tour du monde et il sera deux fois plus rapide qu’en 60 pieds IMOCA. »

Clément Surtel connait bien le trimaran sur lequel il embarque puisqu’il a été le préparateur de celui-ci sous les couleurs de Groupama : « J’ai passé des années à naviguer sur ces grands multicoques et ça y est, je vais avoir la chance de faire mon premier tour du monde et d’entrer dans le grand bain des mers du Sud ! IDEC SPORT est une belle plateforme fiabilisée qui a été préparée pour boucler le parcours en moins de 45 jours. A bord, nous serons à fond, nous partons pour une grande transatlantique ! »

Boris Herrmann est un habitué des mers du sud (Class 40, IMOCA), il connait également le support puisqu’il a participé à la campagne de records du trimaran sous les couleurs de Lending Club il y a quelques mois :  « Pour mon troisième tour du monde, je suis ravi d’embarquer sur ce bateau avec lequel j’ai déjà navigué cette année. Notre motivation est très claire : nous partons pour battre le record ! Le côté aventure est un plus, la compétition prime. »

Marcel Van Triest officiera à terre en tant que routeur.

Francis Joyon a sélectionné un équipage à même d’occuper tous les postes à bord du trimaran : « Nous partirons dans un esprit de commando. Les équipiers devront beaucoup s’investir et passeront énormément de temps sur le pont. Ils le savent tous et c’est justement ce qui les attire dans ce défi. »

Les 4 Fantastisques à La Trinité sur Mer from Air Vide et Eau on Vimeo.

Idec se retire du Collectif Ultim

Francis Joyon et son partenaire Idec  ont enchainé quelques sorties en mer depuis la mise à l’eau de leur trimaran. Le baptême du bateau et l’annonce de l’équipage réduit qui accompagnera le skipper sur la tentative de Trophée Jules Verne auront lieu demain à 11h30 à la Trinité sur Mer.

Crédit Photo : Jimmy Bonnal, avec son aimable autorisation http://www.jbonnal.fr https://www.facebook.com/jbonnalphoto

Crédit Photo : Jimmy Bonnal, avec son aimable autorisation http://www.jbonnal.fr https://www.facebook.com/jbonnalphoto

L’équipage poursuivra ensuite sa préparation avant le début du stand by fin octobre.

Par ailleurs, le Collectif Ultim, qui a annoncé le port de départ de son Tour du Monde en course prévu en 2019, annonce également que l’armateur du trimaran Idec Sport se retire du Collectif Ultim.

Brest choisi comme port de départ du tour du monde du Collectif Ultim en 2019

Après un travail de 18 mois, le Collectif Ultim a choisi la ville de Brest comme port de départ de son futur tour du monde en solitaire sur maxi trimaran qui aura lieu en 2019.
Nice et Lorient étaient également en lice pour cette course.

La décision a été prise à la majorité des cinq votants, à savoir les armateurs (Actual, Banque Populaire, Idec, Macif et Sodebo).

Patricia Brochard, Présidente du Collectif Ultim : « En constituant le Collectif Ultim, l’un de nos objectifs majeurs était de réunir les meilleures chances de succès, pour aboutir à la création du premier Tour du Monde en solitaire sur nos Ultims. Aujourd’hui est une étape très importante car à 5, avec les groupes Actual et Idec qui nous avaient rejoints, nous avons procédé au choix de la ville de Brest avec laquelle nous allons désormais travailler étroitement. A l’issue de ce vote, le Collectif annonce le retrait d’Idec. Je le regrette mais je respecte sa décision. Nous allons désormais continuer à travailler à 4 armateurs, et davantage progressivement j’en suis convaincue, pour faire de ce Tour du Monde, dont la première édition se déroulera en 2019, l’une des épreuves phares de la course au large. Nous serons ensemble, côte à côte, avec les autorités publiques brestoises lors du prochain Nautic pour présenter plus en détail cet événement. Je tiens à remercier Actual, Banque Populaire, Idec et Macif pour la qualité de nos débats et, en leur nom, je tiens à féliciter l’ensemble des collectivités qui ont échangé avec nous depuis 18 mois tant leur implication et la qualité de leurs dossiers étaient remarquables. Il nous a fallu procéder à un choix, forcément très difficile, mais je suis convaincue que nos échanges fructueux serviront, à l’avenir ».

François Cuillandre, Maire de Brest et Président de Brest Métropole : « C’est une très bonne nouvelle particulièrement du fait que ce soit un « collectif » d’entrepreneurs et de navigateurs qui a fait ce choix. Brest Métropole aime accueillir ces bateaux et ces marins d’exception qui ont choisi notre ville comme plate-forme de départ et d’arrivée de leurs épreuves maritimes. Connue comme le Port des Records des multicoques, Brest collaborera de manière étroite avec le Collectif Ultim dans le but de faire de cet évènement LA grande aventure tant attendue. Choisir Brest, le Finistère et la Bretagne est aussi la valorisation de toute une filière nautique d’excellence basée sur notre territoire. La course au large est devenue au fil des années une activité économique mais aussi un élément d’attractivité touristique. En effet, les grands ports bretons de course au large, comme Port La Forêt, permettent de voir les bateaux les plus performants du moment. Tous les investissements matériels et immatériels qui ont été réalisés sur notre territoire ces dernières années lui confèrent un rayonnement et une légitimité reconnus nationalement et internationalement ».

Jean-Pierre Champion, Président de la Fédération Française de Voile : « Le choix de la ville de Brest, comme ville de départ du Tour du Monde des Ultim 2019, est tout à fait légitime, compte tenu de l’attachement historique de la ville aux grands multicoques océaniques. Une nouvelle fois, plusieurs candidatures de grandes qualités étaient présentées, montrant le dynamisme de notre littoral et l’attachement des grandes villes côtières à notre sport. Je les remercie toutes pour leur implication. Brest présente de nombreux atouts. Ses capacités d’accueil des équipes, ses moyens d’animation de la rade, l’engouement du public et les moyens mis en place pour leur permettre de découvrir ces bateaux extraordinaires feront de cet événement un moment unique ».

L’équipage de Spindrift 2 pour le Trophée Jules Verne dévoilé

Le stand by du maxi trimaran Spindrift 2 pour le Trophée Jules Verne débutera le 19 octobre.

Le bateau est détenteur du Trophée sous les couleurs de Banque Populaire V, il a depuis été optimisé par le team Spindrift racing, qui totalise près de 40000 milles à son bord depuis son rachat.

Crédit Photo : Jimmy Bonnal, avec son aimable autorisation
http://www.jbonnal.fr
https://www.facebook.com/jbonnalphoto

Yann Guichard et Dona Bertarelli s’entourent de 12 hommes pour ce défi autour du monde. On retrouve ainsi une partie des navigants habituels de l’équipe, à savoir :  Christophe Espagnon, François Morvan et Xavier Revil. Jacques Guichard, frère de Yann, et maître voilier chez North Sails, poursuit également sa collaboration avec l’équipage.

Thierry Duprey du Vorsent, Boat Captain du maxi-trimaran et détenteur du Trophée Jules Verne sur ce bateau depuis 2012 et Antoine Carraz, responsable technique du trimaran feront également partie de  l’équipage.

Thomas Rouxel, Sébastien Marsset, Sébastien Audigane et Loïc Le Mignon, spécialistes du grand large en course (Volvo Ocean Race) ou habitués des records apporteront leur expérience du grand sud au reste de l’équipage.

Erwan Israël occupera le poste de navigateur, et aura la responsabilité de déterminer la route du trimaran sur ce tour du monde, en coordination avec le skipper Yann Guichard et Jean-Yves Bernot routeur à terre.

Yann Riou aura également à poste à part puisqu’il embarque en tant que médiaman et fera partager le quotidien de l’équipage sur cette tentative de Trophée Jules Verne, tout en ayant la possibilité de participer aux manoeuvres.

Dona Bertarelli, barreuse du maxi trimaran :  “ Ce projet du Trophée Jules Verne est le point d’orgue d’un programme mis en place dès l’acquisition du trimaran Spindrift 2. Ce tour du monde demande une totale implication physique, mentale, professionnelle et surtout personnelle. Être une équipe, c’est pouvoir compter les uns sur les autres, s’entraider, accepter d’avoir des hauts et des bas mais s’attacher à trouver l’équilibre pour réussir ensemble. Ce challenge humain nous passionne avec Yann. Nous souhaitons nous entourer de personnes qui partagent notre démarche et nos valeurs. Il nous tient aussi à cœur de partager notre passion pour la voile ainsi que le travail de notre équipe avec le public et notamment les plus jeunes. Nous présenterons prochainement les outils que nous avons souhaité mettre en place pour atteindre cet objectif. ”

Yann Guichard, skipper de Spindrift 2 : “ Au-delà de la compétition, l’aventure humaine d’un tel défi est une dimension essentielle pour Dona et moi. Nous avons choisi l’équipage dans ce sens. Il réunit aussi bien des marins issus des séries olympiques qui se sont ensuite tournés vers le large que des marins ayant l’expérience des records océaniques et du Grand Sud. Spindrift 2 est un prototype dont il faut prendre soin. Les spécialistes du multicoque ont cette notion du dosage fondamental entre la vitesse et la sécurité. Je suis entouré de marins dont je connais le talent, qui se sentent bien en mer, sur qui je peux compter et avoir confiance. L’alchimie est là. Je le vois à l’entraînement et ressens une réelle envie de vivre ensemble ce défi incomparable. ”

© Mark Lloyd

© Mark Lloyd

Équipage de Spindrift 2 pour le Trophée Jules Verne :

Yann Guichard, skipper
Dona Bertarelli, barreur-régleur

Sébastien Audigane, barreur-régleur
Antoine Carraz, barreur-régleur
Thierry Duprey du Vorsent, barreur-régleur
Christophe Espagnon, barreur-équipier d’avant
Jacques Guichard, barreur-régleur
Erwan Israël, navigateur
Loïc Le Mignon, barreur-régleur
Sébastien Marsset, équipier d’avant
François Morvan, barreur-régleur
Xavier Revil, barreur-régleur
Yann Riou, mediaman
Thomas Rouxel, barreur-équipier d’avant

Jean-Yves Bernot, routeur à terre

Simone Gaeta, remplaçant
Thomas Le Breton, remplaçant