Du mouvement chez les Ultimes

  • Armel le Cléac’h et son équipage sont arrivés à New York vendredi 23, le skipper du maxi trimaran solitaire Banque Populaire VII débutera son stand by dès le 2 juin pour sa tentative de record sur l’Atlantique Nord en solitaire
  • Sodeb’O Ultim est désormais mâté, le team s’affaire sur le trimaran afin d’effectuer les premiers test sous voiles qui devraient avoir lieu dans les jours qui viennent. Thomas Coville pourra ensuite débuter sa préparation pour la Route du Rhum.
Baptiste Morel/Voile-Multicoques

Baptiste Morel/Voile-Multicoques

  • Spindrift 2 a quitté la Trinité sur Mer cette après midi, le maxi trimaran du team Spindrift racing rejoint également les Etats Unis, l’équipage de Yann Guichard et Dona Bertarelli tentera également le record de l’Atlantique Nord, en équipage.
Baptiste Morel/Voile-Multicoques

Baptiste Morel/Voile-Multicoques

Yann Guichard. « La route la plus courte se ferait au près, face au vent et aux dépressions, ce qui n’est pas très intéressant en préparation d’un record qui se joue au portant. Nous allons donc adapter au mieux notre trajectoire pour aller chercher au maximum des allures portantes et de reaching. L’objectif est de nous approcher au plus près des conditions de navigation du record afin que chacun retrouve bien ses sensations, notamment à la barre. J’ai vraiment hâte. Même si nous avons effectué plusieurs navigations longues au départ de La Trinité, rien ne remplace le mode océanique, tant techniquement que humainement. »

Erwan Israël navigateur : « La météo s’annonce très variée voire même plutôt instable sur la fin de parcours, nous partons au Sud dans des conditions médiums pour aller longer le Portugal avant d’enrouler l’Anticyclone des Açores par dessous. Ensuite, nous remontrerons vers Newport dans un régime plus dépressionnaire et le vent doit forcir sur le final.

 

Ladycat powered by Spindrift prend la tête du classement du Vulcain Trophy

Les D35 sont restés amarrés au large de Crans dimanche, faute de vent, aucune manche n’a été courue. Six régates avaient été  disputés la veille, Tilt remporte donc cet Open de Crans, et prend la 2nde place du général provisoire. Ladycat, grâce à ses 2nde et 3ème place sur les deux premiers grands prix, s’empare de la tête du général provisoire, Alinghi complète ce podium, malgré sa victoire sur le premier rendez vous, celui de ce week end a moins souri à Ernesto Bertarelli avec une 5ème place ; suivent Realstone, Mobimo et Zen Too.

Tilt prend les commandes devant Realstone

Le communiqué de presse après la première journée de l’Open de Crans

La première manche donne le ton avec une annulation suite à une grosse bascule de vent. Les régates vont s’enchainer mais donner beaucoup de fil à retordre aux tacticiens et au comité puisque le parcours sera reposé entre chaque régate, voire réorienté pendant les courses, au bon vouloir d’Eole.

Tilt domine ce premier jour de l’Open de Crans, les vents changeants et les effets de terre semblent bien réussir à l’équipage de Lucien Cujean et Sébastien Schneiter. Léger fléchissement lors de la troisième manche, il arrive 6ème ,  mais ceci mis à part, Tilt ne descendra pas du podium de toute la journée.
La deuxième manche est marquée par Okalys qui après une belle seconde place lors de la première course,  fait un beau départ et se bat  longtemps en tête de flotte avant de finalement perdre son avance au profit de Tilt, Realstone et Oryx. De son côté, Veltigroup toujours bien placé fait une belle course, à l’image de la première et arrive à nouveau en quatrième position.
Lors de la troisième manche, Ladycat powered by Spindrift racing dépasse joliment Alinghi juste avant la porte sous le vent et reste en tête. Alinghi ne se laisse pas distancer et prend la deuxième place juste devant Realstone.
Le vent mollit au cours de la 4ème régate, le comité décide de raccourcir le parcours, hisse le pavillon C et place une bouée jaune en guise de marque au vent. En effet, comme lors de l’America’s Cup, les manches ne doivent pas dépasser 45 minutes, les distances doivent être adaptées en fonction de la puissance du vent sous peine d’annulation en cas de dépassement. Ladycat powered by Spindrift racing l’emporte à nouveau mais Realstone et Tilt restent en embuscade.
Au départ de la manche 5, les conditions de navigation sont extrêmement compliquées mais les tacticiens veillent. Une belle risée profite aux équipages restés sur la droite. Zen Too  particulièrement attentif saisit sa chance, distance largement Tilt et Mobimo et coupe la ligne.
La dernière course est gagnée par Realstone qui passe alors à égalité de point avec Tilt. Encore une superbe journée pour les Décision 35 et leurs équipages.

Sodeb’O ultim a été mis à l’eau

Le nouveau trimaran de Thomas Coville a touché l’eau en fin de matinée.
14 mois ont été nécessaires au chantier Multiplast pour transformer l’ancien Géronimo en Sodeb’O Ultim, le chantier a réalisé la nouvelle coque centrale, les tronçons avant des flotteurs qui ont été greffés sur ceux d’origine, l’intégration des appendices issus de Dogzilla-USA 17 (le trimaran à aile rigide d’Oracle Team USA, vainqueur de la 33ème Coupe de l’America), ce chantier a permis d’alléger le bateau de 7 tonnes par rapport au trimaran initial. Le cabinet VPLP, concepteur de Géronimo, était de nouveau de la partie avec la modification des plans pour arriver à ce trimaran solo, avec lequel le skipper débutera la compétition lors de la prochaine Route du Rhum.

Le bateau devrait rapidement être mâté (le mât a été construit  par Lorima dans les moules de Groupama 3 version solo, l’actuel Banque Populaire VII), les voiles ont été conçues par North Sails.

 

© Jimmy Bonnal/ www.jbonnal.fr/

© Jimmy Bonnal/ http://www.jbonnal.fr

Les réactions des acteurs de cette transformation
Thomas Coville, skipper de Sodebo Ultim’ : « C’est une journée symbolique. Cela fait 14 mois que l’on a ramené Geronimo de Brest. Il fallait avoir de l’imagination pour arriver à un bateau de cette forme et de cette modernité. Nous avons la fierté d’avoir osé quelque chose d’assez incroyable. ll y a 20 ans, je faisais mon premier tour du monde avec Olivier de Kersauson et il y a quelques jours, nous nous sommes fait plaisir tous les deux à rencontrer ce bateau. Olivier était comme un gamin, enthousiaste comme nous ! »

Patricia Brochard, co-présidente de Sodebo : « Notre engagement dans les plus grandes courses au large et dans des campagnes de records audacieux participe largement depuis 16 ans au développement de la marque et à la côte de sympathie des consommateurs qui voient en nous une marque audacieuse et exigeante qui sait s’engager, une marque fidèle et passionnée. »

Olivier de Kersauson, skipper de Geronimo : « Je reconnais les bras qui typent le bateau, les flotteurs aussi et j’aime la coque centrale, c’est vachement intelligent d’avoir changé ça. L’autre était faite pour naviguer à onze alors que là, c’est un programme solo. Ce que devient Geronimo, c’est une réflexion complètement logique et tu vois tout de suite que c’est bien. Les bateaux de ‘Sieur Coville’ ont toujours été cohérents et ça c’est dû au fait de naviguer, à l’intelligence maritime. On est là, 20 ans après, ce n’est pas un hasard. On a maintenant un bateau moins gras et plus rapide. J’ai hâte de le voir naviguer, de voir les progrès qui ont été faits. »

Vincent Lauriot-Prévost, architecte de Geronimo puis de Sodebo Ultim’ : « En 2001, en vue des records en équipage, Olivier souhaitait un bateau qui joue sur la longueur de la coque centrale de 34 mètres pour un meilleur passage dans la mer dans la longue houle du Sud et sur le fait de naviguer sur deux coques tout en glisse avec un seul safran sur la coque centrale. La démarche de Thomas est différente et découle de ses précédentes navigations en solitaire : plus focalisée sur la navigation sous foils que sur la coque centrale, réduire la taille du mat et la surface de voiles, et adapter trois safrans pour pouvoir naviguer sur un flotteur tout en conservant la garde à la mer des bras de liaisons de la version précédente. »

LA TRANSFORMATION EN QUELQUES CHIFFRES
14 mois de chantier
200 fournisseurs dans 12 pays
40 000 heures de travail
7 tonnes gagnées sur la plateforme depuis Geronimo
70m2 de voilure de plus que le précédent maxi-trimaran Sodebo

SODEBO ULTIM’
Numéro : 73 (En référence à la création de Sodebo par Simone et Joseph Bougro en 1973)
Architectes : cabinet Van Peteghem-Lauriot-Prévost
Structures : Hervé Devaux Structures
Réalisation plateforme : chantier Multiplast et Team Sodebo
Longueur : 31m
Largeur : 21,20m
Constructeur mât : Lorima
Hauteur mât : 35m
Corde mât : 1,20m
Tirant d’air : 37m
Conception et fabrication voiles : North Sails
Surface Grand Voile : 283m2
Surface voiles max au près : 444m2
Surface voiles max au portant : 663m2
3m2 d’espace de vie de plain-pied
Cockpit avec 1 colonne et 6 winchs
400m2 de filets de dyneema
Pilotes automatiques : électrique et hydraulique
Décoration : Désigne.fr

Route du Rhum, les mises à l’eau s’enchainent

  • Le Gitana Team a remis à l’eau le Multi 70′, Groupe Edmond de Rothschild sur lequel Sébastien Josse s’alignera à la prochaine Route du Rhum. L’essentiel du chantier d’hiver a porté sur la mise en configuration solo du bateau initialement prévu pour 6 équipiers, l’ensemble de la table à carte a été ramenée sous la casquette qui dispose de plus de volume, le pilote automatique installé pour la Transat Jacques Vabre a été doublé afin de pallier à une panne. Le trimaran a également été allégé avec u nouveau moteur et de nouvelles voiles, ainsi que la suppression de tous les aménagements intérieurs. Enfin élément le plus innovant pour Gitana XV, des safrans en T.

Sébastien Josse  : « L’objectif de ces nouveaux safrans de flotteurs est de diminuer le tangage du bateau dans la mer. Cette plus grande stabilité devrait nous permettre un gain significatif sur la vitesse moyenne ainsi que dans la conduite du bateau. L’idée n’est pas de faire voler le trimaran… en tous cas pas pour l’instant !» 

Antoine Koch, le responsable du bureau d’études Gitana : « Le temps dont nous disposions cet hiver était trop court pour réaliser l’ensemble des modifications imaginées à l’origine : safrans, foils, travail sur le plan de voilure … Ces nouveaux appendices ne sont qu’une première étape dans ce que nous souhaitons mettre en place par la suite. Le but est bien de faire encore évoluer la plateforme de Gitana XV »

  • Un autre Multi 70 sera en lice pour cette Route du Rhum, Oman Sail Musandam de Sydney Gavignet, le skipper va enchainer les navigations en équipage jusqu’en août, puis peaufinera sa préparation à partir de septembre.
  • Yann Guichard poursuit quand à lui la montée en puissance sur le Maxi trimaran Spindrift 2 avec un record sur l’Atlantique Nord en équipage, dont le stand by débutera en juin, il s’entrainera ensuite en solitaire. Armel le Cléac’h a pour sa part largué les amarres de Banque Populaire VII, l’autre géant de ce Rhum (ex Groupama 3), il s’alignera sur le même parcours en solo.
  • Le Multi 80, Prince de Bretagne, le multi mené par Lionel Lemonchois est en chantier à Lorient, suite à son chavirage, l’équipe technique s’attelle à la remis en état du trimaran afin que le skipper puisse reprendre les navigations au plus vite, probablement début juillet.
  • Le « nouveau » Sodeb’O de Thomas Coville, est sorti du hangar Multiplast, l’ex Géronimo d’Olivier de Kersauson est méconnaissable (nouvelle coque centrale, remplacement de l’avant des flotteurs etc.). Les finitions sont en cours et la mise à l’eau est prévu pour le 19 mai.

Alinghi vainqueur du 1er Grand Prix de la saison en D35

Les équipages des D35 ont repris la compétition le week end dernier, avec des conditions météos musclées.
Les favoris étaient bien présents dans le haut du classement avec une victoire pour Ernesto Bertarelli, propriétaire et barreur d’Alinghi, celui-ci présent depuis le début du circuit, constate que le niveau a encore augmenté d’un cran : «il devient très difficile de se frayer un chemin entre des bateaux qui optent pour des tactiques toujours plus pointues. Preuve en est, il y 6 gagnants différents sur treize courses. Cela augure pas mal de renversements de situation au cours du championnat.»
 Ladycat Powered by Spindrift racing  était mené pour cette première manche par Yann Guichard qui place le bateau du team Spindrift racing en 2nde position de ce rendez-vous.
 Yann Guichard : « le premier jour s’est super bien passé et les jours suivants le vent était plus instable en intensité, nous avons eu un peu plus de mal dans les manœuvres. Mais c’est aussi normal, bien qu’expérimentés nous sommes une équipe nouvelle et nous devons progresser ensemble dans les manœuvres et la coordination. Nous n’avions que 6 jours d’entrainements et aucun dans la brise et si tu veux être dans le coup il faut que toutes les manœuvres soient parfaites. Le niveau est encore monté et on peut voir qu’il y a 4 équipes qui se sont tout de suite détachées sur ce premier Grand Prix. J’ai pris énormément de plaisir à la barre et c’est vraiment très encourageant de commencer par un podium, on va s’accrocher pour figurer dans les leaders dans les prochaines régates. ”
Mobimo, le bateau de Christian Wahl était de retour avec un équipage partiellement renouvelé mais habitué au support (Pierre Pennec, Hervé Cunnigham). Il se classe 3ème de ce Grand Prix devant Realstone, Tilt et Zen Too.

L’actu des maxis Multis en bref

  • Le catamaran de 36m ex Orange II, dont Bruno Peyron était skipper, va entrer en chantier chez Multplast pour un refit.  François Bich, descendant de la famille Bich, s’est porté acquéreur du multicoque, qui va être transformé en bateau de grande croisière. Il sera doté d’une nacelle profilée de 70 m²  derrière la poutre de liaison avant. Six cabines seront aménagées dans les coques accueillant 3 couples d’invités et un équipage de 5 personnes.

Vitalia II après transformation © Narrative

Bruno Peyron, l’ex skipper : » Je suis fier de cette histoire de conquête, fier de ce bateau qui m’a offert mon 3ème Trophée Jules Verne, fier de mes compagnons avec lesquels nous avons passé tant d’heures et de nuits magiques autour du monde mais je suis heureux que François Bich et le chantier Multiplast aient l’audace d’entamer une transformation aussi radicale et ambitieuse. Elle marquera probablement un tournant dans l’évolution des maxi catamarans de grande croisière et …J’aime l’audace !« 

  • Francis Joyon a bouclé son parcours sur la Route de l’Amitié entre Bordeaux et Rio en 13 jours, 03 heures, 05 minutes et 19 secondes sur 4812 milles du parcours théorique, soit une moyenne sur l’orthodromie de 15,27 nœuds, le skipper d’IDEC a en réalité parcouru 910 milles de plus sur l’eau : 5722 milles nautiques à 18,16 nœuds de moyenne. En dehors du but caritatif de ce record, il s’agissait d’un excellent entrainement en vue de la Route du Rhum dont le départ sera donné en novembre. Les explications du skipper :

« Avant le départ de Bordeaux, j’imaginais mettre autour de 15 jours. Donc 13 jours c’est plutôt bien compte tenu de la route très à l’ouest que j’ai du emprunter pour rebondir sur les bordures des dépressions de l’Atlantique, puis de la grande épaisseur du Pot au noir (300 milles, ndr) où j’ai été certes ralenti, mais sans jamais m’arrêter complètement. Et puis cette trajectoire a été un excellent entraînement pour la Route du Rhum : quand j’ai pu enfin basculer sur une route sud dans l’Atlantique, je n’étais plus qu’à deux jours de mer de La Guadeloupe ! J’ai parcouru beaucoup de milles, beaucoup plus que sur la route théorique… et j’ai encore appris des choses. Chaque mille qui passe, chaque manœuvre me fait progresser encore dans la connaissance du bateau. Mon chrono est bien sur améliorable, à la faveur d’une météo qui permettrait une trajectoire plus directe. Je suis très satisfait parce qu’IDEC prouve qu’il est encore rapide et qu’il est solide. Je n’ai rien cassé de majeur. Les petits pépins techniques rencontrés sont de la routine, vraiment minimes. Je vais tous pouvoir les résoudre moi même, ici au Brésil. Ce ne sont que des détails. Aucun souci de ce côté là donc. »

 

  • Yann Guichard, Dona Bertarelli et leur équipage ont repris leurs entrainements sur le maxi trimaran Spindrift 2. Leurs première sortie s’est déroulée sans problème avec 15 à 25 nœuds de vent.

Yann Guichard, skipper : « La saison commence et c’est génial. Quel plaisir de reprendre les navigations et de redécouvrir ce bateau. J’ai d’excellentes sensations et le bilan technique est très positif. Après les modifications réalisées, Spindrift 2 se comporte comme nous l’avions imaginé. Avec l’équipage, nous sentons que le bateau est toujours aussi sain mais plus léger et encore plus nerveux. Nous avons aussi vraiment beaucoup gagné en rapidité de manœuvres. Globalement, même s’il nous reste du travail de calibration des instruments de navigation pour mettre des chiffres sur ces ressentis, l’équipe peut être fière du chemin parcouru. Nous sommes partis plein Ouest, jusqu’à la limite du plateau continental européen, avant de descendre sous Arcachon pour remonter par l’Ile d’Oléron. Nous avons donc pu tout sonder à bord. Le nouveau gréement a été poussé dans 25 nœuds de vent et a passé les tests. C’est un point crucial cette année puisque nous avons adapté le mât en vue du double programme des records en équipage puis de La Route du Rhum en solo. Le jeu de voiles a aussi été essayé entièrement à toutes les allures et je tire un coup de chapeau à North Sails qui a fait du très bon travail. Nous franchissons donc une nouvelle étape avec succès. Le travail de performance va pouvoir débuter»

Dona Bertarelli : « Après ces longs mois d’hiver et ce chantier qui a demandé un travail considérable, c’est un réel bonheur que de retrouver toute l’équipe pour tirer nos premiers bords. Spindrift 2 n’a rien perdu de sa prestance ni de sa vivacité, bien au contraire ! Paré de ses nouveaux partenaires, le maxi-trimaran file sur l’eau mieux que jamais. Il suffisait de voir les sourires de chacun lorsqu’au premier déroulé (de voile d’avant), nous nous sommes vite retrouvés à 35 nœuds. »

Annulation du Défi du Prince

Prince de Bretagne, sponsor du Multi 80′ de Lionel Lemonchois et organisateur de course a annoncé l’annulation du Défi du Prince, course qui devait avoir lieu en mai et qui était ouverte aux multicoques de plus de 50′.

En effet plusieurs bateaux sont immobilisés, dont le 80′ de Lionel Lemonchois, tout juste chargé sur un cargo au Brésil, suite à son chavirage lors de la Mauriecienne  et qui entrera en chantier à son arrivée à Lorient afin d’être prêt pour la Route du Rhum, le Multi 50′ Arkema Région Aquitaine de Lalou Roucayrol est également toujours dépourvu de mât et ne sera de retour en France que courant mai.

Par ailleurs, Spindrift 23, le trimaran de 40m du duo YannGuichard/Dona Bertarelli sera convoyé fin mai vers les Etats Unis pour une tentative de record sur l’Atlantique Nord, Banque Populaire VII, sera mené sur le même parcours en solitaire par Armel le Cléac’h à la même période, les deux trimarans n’auraient donc pas pu participé à cette course. Francis Joyon sur Idec va partir vers le Brésil dans les jours qui viennent et Thomas Coville mettra son nouveau maxi Ultime Sodeb’O à l’eau à la fin du mois avant d’enchaîner les navigations d’entrainement pour le Rhum.

Seule la classe des Multis 50′ semblait conserver un attrait pour cette course, les MOD 70 n’étant pour la plupart que destinés à des navigations RP (Spindrift racing, Paprec).

Cependant une Route des Princes 2, comme en 2013, est programmée l’année  prochaine, ce tour de l’Europe avait été un succès, reste à réunir un plateau suffisant pour cet événement.

 

Le 60′ ORMA ex Groupama 2 sur la côte ouest des Etats Unis

Le trimaran de 60′ ORMA Mighty Merloe (ex Groupama 2) est désormais la propriété de HL Enloe. Celui-ci a troqué son « vieux » 60′ ORMA, LoeReal (plan VPLP construit par Jeanneau dans les moules de Pierre 1er pour le film Waterworld), pour le dernier bateau construit dans la classe.

Il est désormais aligné sur les courses de la Côte Ouest des Etats Unis ; où il peut se mesurer au « MOD 70 » Orion, les deux bateaux ont participé à la Island Race, une course de 139 miles entre Los Angeles et San Diego via des marques de parcours au niveau des iles Catalina et San Clemente Islands. Le 60′, barré par Cam Lewis (qui était l’année dernière sur Orion..) a remporté cette première course.

La seconde revient à Orion, le MOD70, qui s’adjuge les honneurs de la Vallarta Race, course de 432 mile entre San Diego et Puerto Vallarta, le trimaran était mené par le skipper Charlie Ogletree et le navigateur Peter Isler, Damian Foxall était également à bord.

Quelques images sur cette vidéo

Le point sur la 35ème Coupe de l’America

La prochaine Coupe de l’America devrait avoir lieu en 2017, Larry Ellisson, patron d’Oracle et defender, devrait dévoiler le protocole à la fin du mois. Une interview de celui-ci et une autre du CEO du team américain, Russell Coutts, laissent craindre un changement radical du mode de sélection des challengers.

Jusqu’ici les équipes inscrites intégraient la Louis Vuitton Cup, et le vainqueur de cette compétition accédait à la finale de la Coupe de l’America face au defender. Il semblerait que ce mode de sélection change totalement, les équipes souhaitant participer aux régates de sélection devraient disputer un championnat en AC45 en 2015 et 2016, il y aurait deux divisions, une atlantique et une pacifique, avec une régate par pays participant. Seuls les deux premiers de chaque « divison » auraient accès à l’équivalent de la Louis Vuitton Cup (il est quasiment acquis que le géant du luxe français ne sponsorisera plus l’épreuve). Les équipes s’engageant sur le circuit AC45 ne seraient donc pas sûres de disputer les régates en AC60… Dans ce contexte, comment envisager qu’un sponsor puisse engager de grosses sommes, débuter des études sur le gros catamaran à aile (AC60), sans avoir l’assurance de construire ce bateau et de disputer les régates de sélection en 2017…

Trois défis de la zone « Europe/Atlantique » semble disposer d’un budget : Luna Rossa qui bénéficie du soutien de Prada à hauteur de 50 millions d’euros jusqu’en 2017, Artemis qui conserve ses marins (Outtridge, Peyron) et étoffe son équipe architecturale (Michel Kermarec, Thiha Win, Adam May, Nico Rousselon) et le Ben Ainslie Challenge qui semble disposer d’un budget de 90 millions d’euros. Avec le protocole « actuel », au moins une de ces équipes serait éliminée à l’issue des deux prochaines saisons, sans pourvoir disputer les phases finales de sélection. Côté Pacifique, les organisateurs espèrent des défis coréen, chinois ou japonais, en plus des actuels défis néozélandais, australiens et du defender américain.

Le lieu de cette 35 ème Coupe de l’America pourrait être Hawai, alors que San Francisco avait été un vrai succès côté météo et oragnisation.