Premiers test en flotte à la Trinité en octobre pour les MOD 70

Les premières confrontations officielles entre les premier exemplaires des trimarans MOD 70 auront lieu à l’occasion des KRYS MATCH les 6, 7 et 8 octobre prochain, Race For Water, Veolia Environnement et Foncia – les trois premiers trimarans monotypes de 70 pieds mis à l’eau – feront leur show en compagnie de Gitana 11 – trimaran prototype de 77 pieds armé par le Baron Benjamin de Rothschild, que le team utilise en attendant la mise à l’eau de son MOD70 N°04.

Ces quatre bateaux régateront sur des runs de vitesse, et des parcours côtiers dans la baie de Quiberon.

Yves Normand, Maire de la Trinité sur Mer : « La Trinité sur Mer est un écrin pour la voile de plaisance, mais aussi pour de nombreux bateaux emblématiques de la course au large. Après avoir vu naître et se développer les premiers multicoques, La Trinité sur Mer est encore aujourd’hui le port d’attache de certaines des plus belles références du moment. Les MOD70 s’inscrivent bien dans la continuité de la légende des multicoques, et leur escale à La Trinité sur Mer sera un témoignage supplémentaire de notre ambition de rester un des ports de référence de la course au large. Cette série promet de faire beaucoup parler d’elle et nous sommes honorés de participer au premier évènement qui la porte sur les fonts baptismaux. Nous saurons réserver le meilleur accueil aux 3 premières unités de la série ainsi qu’à tous les acteurs du circuit. Bienvenue à La Trinité sur Mer les 6, 7 et 8 octobre prochains ! »

Marco Simeoni, président de MOD S.A : « Nous sommes très heureux que la Trinité sur Mer nous soutienne pour les KRYS MATCH. Cette ville est parfaitement adaptée à l’accueil d’événements nautiques ; son savoir faire ainsi que celui de sa société nautique (S.N.T) sont un véritable gage de réussite sportif. Avec le soutien des élus et, j’en suis certain, celui du public trinitain, les MOD70, au travers des KRYS MATCH, vont vivre un premier rendez-vous intense et convivial. »

Les premiers bords à deux bateaux ont déjà eu lieu en début de semaine, entre Race for Water et Veolia, en baie de Lorient.
Race For Water, le MOD70 N°01 skippé par le suisse Stève Ravussin, a depuis pris la direction Kiel, puis la Suède où il participera à sa première compétition : la Stockholm Gotland Runt.

Quant au Veolia Environnement de Roland Jourdain, il a rejoint son port d’attache, Concarneau,  hier après midi après une série de tests à Lorient.
Stève Ravussin, skipper de Race For Water : « Depuis la mise à l’eau, fin mars, de Race For Water, nous avons enchaîné les sorties devant Lorient. Beaucoup se sont faites dans du petit temps, ce qui était très bien pendant la période de mise au point. Aujourd’hui, on a tiré quelques bords à côtés de Veolia Environnment ! Le début d’une belle histoire !! »

Roland Jourdain, skipper de Veolia Environnement : « Ce début de semaine est vraiment symbolique pour toute l’équipe de Veolia Environnement puisque nous nous sommes lancés dans la phase des navigations ! Lundi, la sortie était davantage une prise en main ; et ce dans des conditions pas si simples pour un début, un peu de mer avec 20 nœuds de vent ! Mais tout s’est bien passé ! Nous sommes rentrés à bon port ! Mardi, nous avons tirés quelques bords avec le MOD70 N°01 dans des conditions plus maniables avant de convoyer Veolia Environnement hier vers notre port d’attache Concarneau. »

Banque Populaire V explose le record SNSM

Pour son retour à la compétition cette année, l’équipage de Banque Populaire V commence fort en pulvérisant le temps du record SNSM. Loïck Peyron et ses douze hommes d’équipage ont coupé la ligne d’arrivée de ce record de 360 milles ce matin à 6h48’30’’ après seulement 11h48’30’’ à une vitesse moyenne de 30,51 nœuds et des pointes à plus de 40 nœuds.

Les conditions de brise et par vent de travers (sud-ouest de 18-20 nœuds) étaient idéales pour le maxi trimaran qui bat largement le temps de référence détenu par Gitana 11 (19h39’58’’ en 2010) sur le parcours à deux boucles entre Saint-Nazaire et Sainte-Marine.

© Bruno BOUVRY / Record SNSM

Loïck Peyron : « Nous avons vécu un bien joli Record SNSM, de pleine nuit. On n’a rien vu ou presque : c’était gris et trempé … Il y a eu d’abord un départ un peu compliqué au milieu d’une flotte nombreuse. Avec une si grosse machine, sans moteur, on se sent un peu limite. On est donc parti extrêmement prudemment :  c’était la consigne. Il nous fallait accepter de partir de derrière, c’était d’ailleurs le meilleur moyen finir devant. Et ensuite à l’attaque avec un  équipage  exceptionnel ! Ce bateau est une machine à records incroyable, un magnifique navire à bord duquel on a une sensation de protection totale. Je pense d’ailleurs que ce n’est pas seulement une sensation : Banque Populaire, qui est très haut sur l’eau et très bien protégé, est mille fois plus sécurisant que beaucoup de monocoques de course.

On s’est beaucoup relayé au cours de cette nuit sans visibilité : toutes les heures, parfois même un peu moins, à la barre.  Ce sprint côtier, au cours duquel on croisé et rattrapé plusieurs fois la flottille du Record, exigeait une concentration extrême. Mais je suis très heureux de retrouver les sensations offertes par les gros multicoques, et c’est aussi très sympa de partager de tels moments avec un équipage de cette qualité. Pour tous les marins du bord, c’est très important de signer ce temps pour les sauveteurs de SNSM :  nous sommes tous contents que  la première course de ce bateau, qui n’est pas conçu pour courir en flotte mais plutôt pour chasser des records, leur soit dédiée. »

Gitana 11, le bateau qui détenait le temps de référence n’a pas fait pâle figure, puisque l’équipage mené par Sébastien Josse améliore le temps de 2010 de plus de 5 heures, en 14 heures 18 minutes et 45 secondes, à une moyenne de plus de 25 noeuds.

Sébastien Josse : « Les conditions météos de ce record n’étaient pas idéales mais elles étaient clairement favorables pour les chronos. Nous avons eu globalement plus de vent que ne l’annonçaient les prévisions. Nous attendions 18 à 20 nœuds mais le flux soufflait plus entre 22 et 23 nœuds, ce qui n’était pas pour nous déplaire. Avec le passage annoncé d’un front lors de notre première montée vers Sainte-Marine nous savions que la mer allait se lever entre Belle-Ile et Groix et effectivement, c’était agité sur le plateau des Birvideaux. C’est pourquoi, nous avons choisi par la suite de passer plus à terre dans ce secteur afin de nous préserver de cette mer formée. La pluie qui s’est abattue sur nous quelques milles après le départ, nous a malheureusement accompagné tout au long du parcours. Le plus problématique étant le manque de visibilité consécutif à ces conditions météos. La première descente entre Sainte-Marine et l’entrée du Chenal de Saint-Nazaire était assez rock and roll car nous avons croisé toute la flotte avec une visibilité ne dépassant pas les 50 mètres ! Et cela alors que Gitana 11 avançait entre 25 et 30 nœuds. Ce parcours réclamait une grande concentration des barreurs tout autant que des équipiers qui scrutaient en permanence les abords du bateau.

Avoir un lièvre aussi rapide était vraiment stimulant pour nous à bord. Sur mer plate, nous parvenons à bien tenir le rythme de Banque Populaire mais dès que la mer se forme sa longueur lui donne l’avantage. Malgré tout, sa présence nous a poussé à exploiter le bateau à la hauteur de son potentiel et ces 360 milles ont été riches en enseignements. Ce record SNSM est une nouvelle étape dans mon apprentissage du multicoque et dans la préparation de notre future saison en MOD 70. Les entraînements ne remplaceront jamais les courses et étrenner mon équipage et notamment notre organisation à bord dans ces conditions de navigation est très positif pour la suite.»

© Bruno BOUVRY / Record SNSM

Lalou Roucayrol et son équipage terminent troisième de la G-Class sur l’ancien B&Q Castorama : ils affichent une moyenne de 19,55 noeuds sur les 360 milles du parcours.

Du côté des Multis 50′, Lionel Lemonchois, favori, n’a pas failli et a mené pendant tout le record et s’offre le scratch dans sa catégorie en 17h01’35 secondes à 21,14 nœuds de moyenne battant de 14 heures le  temps de référence dans la classe Multis50′ de 31h21’10’’, établi l’an passé par Erik Nigon sur Axa Atout Cœur pour Aides.  Loïc Fequet et son équipage sur Maitre Jacques, terminent à 30 minutes de Prince de Bretagne avec une vitesse moyenne de 20,56 nœuds.

Lionel Lemonchois, Prince de Bretagne (1er Multi 50) : « C’était une ambiance vent, pluie, vagues, eau ! Des grands « tout droit », des vrais runs de vitesse. On a toujours été devant. On n’a pas les plus gros bateaux, mais on fait quand même plus de 21 noeuds de moyenne, je trouve que c’est pas mal »

Loïc Fequet, Maître Jacques (2è Multi 50) : « La météo a été vraiment parfaite pour ce type de record. On a pris un bon départ, mais on a cassé assez rapidement le hook de trinquette, nous n’avons donc pas pu utiliser cette voile, et comme le vent oscillait régulièrement entre 15 et 25 nœuds, ça nous a manqué dans les transitions. On a bien tenu la cadence, ça montre que le bateau est très sain, même à 26 nœuds. C’est vraiment un très bon bateau de large, qui peut tenir de très bonnes moyennes. »

Alinghi s’offre le Bol d’Or

Samedi, Ernesto Bertarelli et son équipage se sont adjugé le Bol d’Or Mirabaud 2011 sur le D35 Alinghi et le record de l’épreuve en D35 en bouclant le tour du lac en 6h25.

Cette édition s’est courue dans des vents soutenus avec des rafales à plus de 25 noeuds et de longs bords à plus de 20 noeuds pour les équipages. Celui d’Alinghi aura mené sur la quasi totalité du parcours suivi de près par Ylliam, Foncia barré par Michel Desjoyaux avait choisi de partir du côté français lors du départ et suivait le duo de tête à la bouée de dégagement, ce trio ne sera jamais rejoint par les poursuivants. La plus belle remontée est à mettre à l’actif d’Okalys Corum, le bateau de Nicolas Grange barré par Loick Peyron, l’équipage a perdu du temps en récupérant un de ses équipiers passé par dessus bord et blessé à la cheville, et a failli chavirer dans un grain, mais ils parvenaient néanmoins à se hisser en 4ème place à l’arrivée devant de Rham Sotheby’s et Ladycat (vainqueur l’année dernière). Le CER qui accueillait Pascal Bidégorry à son bord se classe 7ème devant Veltigroup, Zen Too barré par Fred Le Peutrec, Artemis et Nickel qui ferme la marche, en ayant également du repêcher un équipier tombé à l’eau.

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Ernesto Bertarelli : «C’est très sympa de gagner le Bol d’Or Mirabaud après ma sœur. Nous avons bien navigué, c’est un Bol d’Or  musclé, heureusement, nous arrivons dans l’après-midi et nous avons bien navigué au départ. Nous avons bien négocié toutes les transitions. Le passage de la barge du Bouveret a été très délicat à manœuvrer, car avec plus de 25 noeuds de vent nous avons décidé de ne pas prendre de ris, contrairement à nos poursuivants.»

Michel Desjoyeaux : «Nous tenons à féliciter le vainqueur qui l’a amplement mérité. Nous n’avons pas réussi à lui résister quand nous étions devant, il était vraiment plus fort. Mais nous remercions la Suisse qui nous a offert un temps breton qui nous convenait parfaitement. Evidemment, le vent était un peu tordu pour nous rappeler que nous n’étions pas en mer mais bien sur le lac.»

Arnaud Psarofaghis, barreur d’Ylliam  : «Nous tenions à prendre un bon départ pour pouvoir naviguer dégagé. Une fois dans le Haut Lac nous avons suivi la route pour le Bouveret derrière Alinghi. Là-bas, au vu des vagues et de la force du vent, nous avons opté pour la prise de ris, qui s’est avéré un choix payant. A l’arrivée, nous avons plutôt cherché à contrôler Okalys-Corum qu’attaquer Foncia. Nous sommes très contents de cette troisième place.»

Au classement général du Vulcain Trophy, et après les cinq étapes lémaniques de cette saison, c’est Foncia de Michel Desjoyaux qui mène devant Veltigroup et Alinghi qui effectue une belle remontée suite à sa victoire sur le Bol d’Or, Artemis Racing, l’équipe engagée sur la Coupe de l’America pointe en 4ème place grâce à sa régularité.

© myimage.ch

Les D35 ont désormais rendez-vous en septembre, à Beaulieu sur Mer, puis à Antibes, pour les premières régates en mer et en France de ces multicoques lémaniques.

Jean Pierre Dick et Virbac Paprec sur Extreme 40 à Nice

Jean Pierr Dick, qui a remporté la Barcelona World Race avec Loick Peyron, alignera un Extreme 40 lors des Extreme Sailing Series de Nice en octobre  comme le dévoile le skipper : « Enfin en septembre, mon regard et celui de Jérémie Beyou seront tournés vers la Transat Jacques avec des entraînements au large et deux courses en multicoque : le Trophée Clairefontaine et le grand prix de Nice en Extreme 40 . »

Les rumeurs faisaient état d’un engagement du team Virbac Paprec sur le circuit MOD, cette première prise de contact sur un circuit multicoque international est en faveur de ces bruits de ponton, qui plus est le programme IMOCA de Jean Pierre Dick serait tout à fait compatible avec celui du Multi One Championship.

8 Challengers pour la prochaine Coupe de l’America

Des quatorze challengers pré-inscrits, il n’en reste finalement que huit, qui devraient participer à la prochaine America’s Cup à San Francisco en 2013.

Les participants à la 34ème America’s Cup seront :
Chine – China Team, Mei Fan Yacht Club
France – Aleph – Équipe De France, Aleph Yacht Club
France – Energy Team, Yacht Club de France
Italie – Venezia Challenge, Club Canottieri Roggero di Lauria
Nouvelle-Zélande – Emirates Team New Zealand, Royal New Zealand Yacht Squadron
République de Corée – Team Korea, Sail Korea Yacht Club
Suède – Artemis Racing, Kungliga Svenska Segel Sallskapet
Un huitième participant sera annoncé lors d’une conférence de presse le 23 juin, il s’agit d’un team européen

Etats-Unis – ORACLE Racing, Golden Gate Yacht Club, (Defender)

© Gilles Martin-Raget (America's Cup)

Iain Murray,  Directeur de course pour la 34ème America’s Cup et PDG d’America’s Cup Race Management : « La liste des compétiteurs est réellement globale, elle reflète un mélange d’équipages chevronnés aux côtés de jeunes talents issus des meilleurs événements de voile, la nouvelle vision de l’America’s Cup a permis à des équipes provenant d’Asie, d’Europe, d’Océanie et d’Amérique du Nord de participer à la Coupe dans un format de course dynamique, innovant et spectaculaire à bord de catamarans à aile. »

Cependant pour certains d’entre eux, l’avenir n’est pas assuré puisque le budget de l’équipe n’est pas bouclé, c’est notamment le cas des deux équipes françaises qui figurent sur la liste des huit challengers, à savoir Aleph et Energy Team.

La troisième équipe française, All4One menée par Stéphane Kandler et Olivier de Kersauson, a préféré ne pas s’inscrire sans avoir bouclé son budget, ils espèrent signer rapidement un partenariat  avant de s’engager de façon définitive, et ce malgré le risque de refus du challenger.

Ces équipages disputeront l’ensemble des America’s Cup World Series, qui débuteront en août à Cascais sur les catamarans monotypes à aile rigide AC45. Oracle Racing qui alignera deux bateaux, Artemis et Emirates Team New Zealand feront figure de favoris, puisqu’ils s’entrainent depuis plusieurs mois sur les AC45. Energy Team, mené par les frères Peyron et qui devrait être barré par Loick Peyron et Yann Guichard devrait recevoir son bateau début juillet, Aleph qui sera barré par Alain Gautier secondé par Bertrand Pacé à la tactique ne recevra le sien que le 30 juillet, leurs entrainements seront donc réduits au strict minimum.

Les commentaires des responsables des équipes :

China Team, Wang Chaoyong, Team Principal : China Team est un challenger chinois authentique puisque de nombreux équipiers chinois seront embarqués sur un bateau construit en Chine. Nous sommes actuellement en train de recruter des marins chinois à travers une série de camps d’entraînements dans toute la Chine. En parallèle, notre équipe actuelle s’entraîne aux côtés de médaillés olympiques en multicoques à bord du AC45 de China Team, afin que l’équipage soit prêt pour participer à la première World Series en août prochain. China Team représente réellement l’esprit du sport en Chine. Alors que la voile est encore un sport récent en Chine, nous serons à même de défier les meilleurs équipages au monde pour tenter de s’emparer du plus prestigieux trophée nautique.

ALEPH – Équipe De France, Philippe Ligot, Directeur Général : Aleph est fier de poursuivre l’héritage de la France dans le pinacle des événements de voile qu’est l’America’s Cup. L’America’s Cup est un défi fantastique en matière de construction et de compétences en voile. Les nouveaux bateaux et le format promettent de transformer un événement magnifique en une compétition encore plus passionnante. Aleph a vraiment hâte de régater ici à San Francisco.

Energy Team, Bruno Peyron, Manager Général : Energy Team est un challenger de l’America’s Cup qui dispose d’une expérience immense issue des plus grandes courses en multicoques.
Avec ce nouveau format, il existe une opportunité prometteuse d’exceller dans l’America’s Cup. Le public français adore les courses en multicoques donc ce changement pour des bateaux nouveaux et dynamiques sera très positif pour l’audience française. Et je suis certain que la passion que les Français ont pour les multicoques rapides sera globalement partagée une fois que les gens auront vu ces équipages s’affronter.

Venezia Challenge, Dario Valenza, Responsable des opérations : Cette nouvelle formule est très prometteuse, c’est un format capable de séduire les sponsors et le public. Venezia Challenge mettra en place des campagnes itinérantes avec des émissions de télévision et de radio en Italie et un village de la course sera organisé dans les principales villes pour également atteindre le marché du grand public pas seulement les passionnés de voile. Techniquement, il s’agit d’un nouveau niveau de jeu, les bateaux sont fantastiques, le format garanti des régates au contact et les dépenses sont contrôlées en limitant le développement de la performance du bateau et en mettant l’accent sur la régate. Notre équipage se constitue d’un formidable groupe avec lequel c’est un plaisir de travailler.

Emirates Team New Zealand, Kevin Shoebridge, Directeur des Opérations : Emirates Team New Zealand, double vainqueur de l’America’s Cup, travaille sur les multiples challenges engendrés par les changements radicaux de bateau et de format. L’équipe se réjouit du choix de San Francisco mais reconnaît que la transposition de cette nouvelle vision à la réalité nécessite un effort massif de la part de tous les acteurs.

 

© Gilles Martin-Raget (America's Cup)

Team Korea, Kim Dong-Young, Team Principal : Nous sommes fiers de représenter le tout premier challenge de la République de Corée de l’America’s Cup. Avec un nouveau bateau et un nouveau format, la République de Corée peut participer à l’America’s Cup pour la première fois avec une plus grande chance de succès. Nous avons hâte de former notre équipe et de régater en AC45 au Portugal.

Artemis Racing, Terry Hutchinson, Barreur : L’AC45 est un bateau de haute performance, puissant et qui se manœuvre bien en navigant au contact. L’aile apporte définitivement de la performance aux AC45 et lorsqu’elle est associée aux autres technologies à bord, il s’agit définitivement d’un pas en avant en matière de régate en multicoque. Les régates promettent d’être serrées et pleine d’action, tout en sollicitant au maximum les équipiers à bord. De ce fait, en tant de régatiers, nous devons nous montrer flexibles, agiles et physiquement au top, prêts pour faire face à tout ce que ces courts mais très intenses parcours nous réserveront.

ORACLE Racing, Russell Coutts, Président Directeur Général : Ces bateaux et dans sa plus grande version l’AC72, ont pour objectif de tester les meilleurs régatiers mondiaux. Il s’agit de repousser les limites et de gagner de l’assurance afin que votre équipage soit plus performant. Et cela pourrait constituer la différence entre gagner et perdre.

 

 

Week end chargé pour les D35

Le week end pascal a commencé samedi pour les équipages des D35 qui se retrouvaient au large de la Tour Carré  pour le départ de la Genève-Rolle-Genève. Très vite Foncia s’est démarqué emmenant dans son sillage Zen Too de Guy de Picciotto et Ladycat de Dona Bertarelli dans un vent faible jusqu’ Rolle.

La Bise s’est ensuite levée (12 nœuds)

Michel Desjoyeaux s’avouait très heureux : « Nous voulions partir à gauche et longer la côte Suisse à l’aller comme au retour. Il a juste fallu gérer le rythme et l’avance sur toute la course pour ne pas nous faire déborder, car à un moment nos concurrents sont partis à droite et au retour à gauche. Nous avons dû rester zen et très concentré dans les derniers mètres de l’arrivée. »

Artemis Racing de Torbjorn Tornqvist  termine second de la Genève-Rolle-Genève, après une première partie de course difficile (10ème au passage de la bouée de Rolle), l’équipage suédois s’est rapidement familiarisé au support et peut compter sur deux marins suisses pour les conseiller sur ce plan d’eau difficile . Paul Cayard, tacticien sur Artemis Racing analyse sa navigation: « Je ne dirai pas que j’ai compris le Lac, mais c’est plutôt Yvan et Pierre qui étaient convaincus de ce bord côte Suisse. Dès que nous avons passé la bouée de Rolle, nous avons essayé de tenir la droite et cela s’est très bien passé. Ils ont bien pensé et cela a payé.» Veltigroup de Marco Simeoni et barré par Stève Ravussin complète le podium après avoir également effectué une remontée incroyable

Marco Simeoni : «Nous sommes contents, cela s’est bien passé. Après Rolle, nous avons pu voir les erreurs des autres donc nous avons pu prendre les bons côtés, c’est ce qui nous a permis de les rattraper. Au début, nous avons grillé le départ donc nous avons dû repasser la ligne, dû coup nous étions dernier».

Alinghi d’Ernesto Bertarelli cinquième devant de Rham Sotheby’s de Philippe Cardis, sixième et Ladycat de Dona Bertarelli. Zen Too de Guy de Picciotto, barré par Fred Le Peutrec est classé onzième de la Genève-Rolle-Genève en raison d’une pénalité de course pour départ prématuré (OCS). Zen Too a engagé une procédure contre le Comité de Course.

Les Décision 35 ont terminé le week end au large de Bellevue pour la quatrième étape du Vulcain Trophy. Veltigroup de Marco Simeoni s’offre sa première victoire, devant Artemis Racing de Torbjorn Tornqvist et Foncia de Michel Desjoyeaux.

 Veltigroup barré par Steve Ravussin remporte donc la Sogeti Cup avec quatre places sur le podium, dont deux victoires. : «Nous sommes toujours contents de gagner un grand prix et c’est le premier pour Veltigroup, mais je crois aussi que le team commence de mieux en mieux à se connaître. Je pense que nous n’avons pas forcément été les meilleures aujourd’hui en manœuvres, mais nous avons fait des bons choix, nous arrivions à faire avancer le bateau, pris les bonnes décisions dans les réglages et François nous a fait une belle tactique, donc la régularité paie.»
A la seconde place, Artemis Racing de Torbjorn Tornqvist confirme sa montée en puissance, malgré deux réagates non courues lundi suite à une collision avec Okalys Corum.  Yvan Ravussin, équipier d’Artemis Racing, revient sur leur week-end : «Joli week-end pour Artemis Racing, vu que nous terminons deuxième sur le podium, dans des conditions diverses et variées avec un peu de Bise inattendue aujourd’hui. Nous avons pu bien gérer, même si le vent était un peu plus fort que d’habitude. Tout a bien marché, nous avons bien navigué, nous sommes très contents. Nous sommes troisième au général, c’est très bien pour des nouveaux venus. »
L’équipage de Michel Desjoyeaux complète le podium à la troisième place. Michel Desjoyeaux : «Je confirme ce que j’ai dit hier soir, cela n’est jamais fini. Le vent « distribue ». C’est très serré et sur la dernière manche les trois premiers pouvaient encore tous prétendre à la victoire. Tant mieux, car cela veut dire que le groupe est très homogène. Les places sont chers lors des passages de bouées, mais c’est aussi ça qui est sympa car c’est très disputé.»

Okalys-Corum de Nicolas Grange se classe quatrième de la Sogeti Cup avec deux places sur le podium. Au cinquième rang se trouve Alinghi d’Ernesto Bertarelli qui termine son week-end en beauté avec notamment une première place méritée. Le CER Carrefour Prévention est sixième de la Sogeti Cup, l’équipage accueillera Pascal Bidégorry pour le Bol d’Or le week end prochain. Septième, Zen Too de Guy de Picciotto devance de Rham Sotheby’s de Philippe Cardis. Ladycat de Dona Bertarelli se classe onzième et ferme la marche.

Les trois équipages qui composent le podium de la Sogeti Cup sont ceux qui mènent le classement général du Vulcain Trophy. En effet, Foncia est en tête et devance Veltigroup et Artemis Racing, respectivement deuxième et troisième à égalité de point. Ils sont suivis de près par le CER Carrefour Prévention (4ème) et Alinghi (5ème).

Russell Coutts chavire en baie de San Francisco

L’équipe d’Oracle Racing avait organisé une journée média à San Francisco pour découvrir les AC 45, les conditions de vent étaient forte et la journée s’est soldé par le chavirage du catamaran barré par Russell Coutts, un des équipiers a traversé l’aile rigide, heureusement, aucun des équipiers n’a été blessé durant cette figure de style.

James Spithill, l’autre skipper du team, a commenté: « C’est un changement radical. Ces bateaux sont à l’opposé complet des ACC. Si tout le monde porte des casques, c’est qu’il y a une raison. Le risque est important, ce sont probablement les bateaux les plus exigeants athlétiquement que j’ai vus, les bateaux les plus rapides du moment. Et pour en tirer le maximum, vous devez les pousser ».

© Gilles Martin-Raget

Le bateau devrait de nouveau être à l’eau dans quelques jours pour poursuivre les entrainements avant le premier America’s Cup World Series programmé à Caiscais  du 6 au 14 août. Les AC 45 qui devaient initialement être utilisé uniquement pour les America’s Cup World Series de 2011 seront finalement utilisé  de 2011 à 2013, ce qui permet de retarder la date de mise à l’eau des AC 72 à juillet 2012, laissant plus de temps aux teams en recherche de partenaires (comme les trois prétendants français).

Les noms des challengers définitifs devrait être dévoilé demain au cours d’une conférence de presse organisée par le challenger.

Veolia Environnement mis à l’eau

Veolia Environnement, le MOD 70 de Roland Jourdain  a été mis à l’eau aujourd’hui, trois mois après le Race for Water de Stève Ravussin.

Les réactions du skipper : « Un chantier, c’est finalement comme une course. C’est toujours sur la fin, quand on est pressé d’arriver, que les derniers milles sont les plus difficiles. Toute la partie construction du bateau aura été pour moi une phase inhabituelle car, du fait de la monotypie, j’ai jusque-là suivi les choses à distance et aujourd’hui, la phase de mise à l’eau l’aura été encore plus dans la mesure où on devait juste arriver ce midi avec les haussières et les pare-battages pour amarrer le bateau. Même si cela paraît plus confort, cela procure quand même un certain stress qui n’a rien à voir avec le stress d’une mise à l’eau classique. » 

© MOD S.A. - Yvan Zedda / Sea&Co / http://www.zedda.com

Veolia Environnement restera pour l’heure amarré à Lorient pour effectuer dans les prochains jours toute une batterie de tests statiques et de vérifications nécessaires à quai : moteur, accastillage, niveaux hydraulique,  avant de tirer les premiers bords au large puis de rejoindre par la suite sa base concarnoise.

Les prochaines navigations annoncées auront aussi pour vocation d’opérer une sélection des futurs équipiers de Roland à bord de Veolia Environnement. « Si on ne peut pas faire les gains dans l’atelier, il faudra que cela se passe ailleurs, donc ce sera sur l’eau.Avec la monotypie, on est quand même dans l’inspiration de naviguer le plus possible et, ça, c’est génial !  Il va donc falloir que l’on forme un équipage avec des compétences extrêmement sportives et « régatières ».

D’ici la fin de l’été, les deux premiers MOD 70 auront de fait l’occasion de se retrouver sur l’eau à plusieurs reprises, en entraînement comme en course : Race for Water et Veolia Environnement seront en effet présents pour prendre le départ de la Rolex Fastnet Race à Cowes à la mi-août pour leur première confrontation officielle.

Loick Peyron nommé skipper du maxi trimaran Banque Populaire V

Alors que les noms de Michel Desjoyaux et de Fred Le Peutrec avaient circulé comme potentiels remplaçants de Pascal Bidégorry à la barre du maxi trimaran Banque Populaire V, c’est finalement Loick Peyron qui a été confirmé à ce poste aujourd’hui.
Le Baulois aux 42 transats et aux 3 tours du Monde mènera donc le plus grand trimaran de course océanique jamais construit pour la prochaine tentative de Trophée Jules Verne de la Banque de la Voile.

Olivier Klein, Directeur Général Banque Commerciale et Assurance du Groupe BPCE : « Le Maxi Banque Populaire V est une illustration du credo qui anime les Banques Populaires : la confiance dans la volonté des hommes de se réaliser à travers leurs projets et leur travail, leur envie de se dépasser, leur engagement personnel, comme leur esprit d’équipe. Tous les jours, dans nos régions, les Banques Populaires accompagnent des personnes entreprenantes et audacieuses pour leur permettre de concrétiser leur envie d’agir. Ce projet démontre aussi le goût de la Banque de la Voile pour les défis. Loïck Peyron, par son parcours exceptionnel et son goût des challenges nous a semblé le parfait candidat pour mener ce navire si emblématique de notre entreprise. »

© B.Stichelbault/BPCE

Le baulois a effectué sa première navigation sur le trimaran hier au large de Lorient, avec l’équipage habituel du bateau qui devrait être conservé.

Gitana 11 remporte l’Armen Race

Après le Tour de Belle Ile, Sébastien Josse et son équipage remporte l’Armen Race sur Gitana 11, l’ancien 60′ ORMA rallongé à 77′, le trimaran était le seul engagé en catégorie Ultime et boucle le parcours de 300 milles entre la Trinité sur Mer l’Ile d’Yeu et l’Ile de Sein en 14 heures 5 minutes à une moyenne de  23,41 noeuds.

Les hommes du Gitana Team poursuivent donc leurs entrainements en course avant la livraison de leur MOD prévue en octobre.

Dans la catégorie Multi 50′, c’est Franck Yves Escoffier et son équipage de haute volée (Yvan Noblet, Pascal Bidegorry,  Loïc Escoffier, Thibault Vauchel-Camus) sur Crèpes Whaou 3! qui s’imposait à la Trinité 3 heures après Gitana 11 et devant Actual barré par Yves le Blévec qui en terminait 15 minutes après son adversaire, le podium était complété dans cette catégorie par Team FenetréA-Cardinal d’Erwan Leroux.

L’équipage de Prince de Bretagne a de son côté été contraint à l’abadon, victime d’un problème électrique le privant de refroidissement de moteur, d’alternateur ou encore d’ordinateur, Lionel Lemonchoix :  » Sans logiciel de cartographie, nous ne voyions plus où nous allions. Faire un parcours côtier à l’aveugle c’est un peu risqué, surtout à 25 noeuds de moyenne. C’est dommage, car nous étions bien partis et il y avait du jeu avec Actual. Nous avons passé la marque d’Armen devant lui, puis il nous a doublé, et nous sommes repassés devant. Pas de quoi s’ennuyer, c’était plutôt motivant « 

Les réactions des skippers à l’arrivée :

Sébastien Josse, skipper de Gitana 11 : « Les 300 milles de course se sont enchaîné quasiment à la perfection et nous avons eu très peu de manœuvres à réaliser, ce qui nous permet d’établir un joli temps de parcours en 14 heures et 5 minutes. Le scénario météo était idéal. Nous avons eu un vent de nord-est soufflant entre 18 et 25 nœuds et une mer relativement plate tout au long de notre course, exception faite de l’approche et du passage de l’Occidentale de Sein (marque de parcours située à l’Ouest du phare d’ArMen). Là-bas, une houle d’Ouest de deux mètres levait une mer formée car elle venait s’opposer aux forts courants caractéristiques de la zone. A bord de Gitana 11, cela a occasionné quelques beaux sauts de vagues mais le spectacle était vraiment de toute beauté, d’autant que nous avons enroulé cette marque au soleil couchant.  Avant de partir, Antoine Koch nous avait fait un routage à 90 % des polaires du bateau et nous l’avons respecté, ce qui signifie que nous avons su exploiter Gitana 11 à la hauteur de son potentiel. Cette course m’a permis de découvrir le bateau dans des conditions plus soutenues et sur des longs bords, ce qui n’a pas été le cas lors du Tour de Belle-Ile. A chaque sortie, j’apprends beaucoup. Plus nous naviguons et forcément plus je me sens à l’aise avec le bateau. Les vitesses que nous enregistrons s’en ressentent et cette nuit, nous avons fait des pointes à 38 nœuds ! J’ai une chance incroyable d’apprendre sur l’un des plus beaux bateaux du monde et chaque navigation me procure beaucoup de plaisir, même si en multicoque le stress est toujours palpable »

Franck Yves Escoffier, skipper de Crèpes Whaou 3! «  L’objectif était de gagner, pas de tirer sur le bateau mais finalement nous étions toujours à 98% de ses capacités. Nous étions tout de suite dans le match, nous sommes restés en tête dès l’occidentale de Sein. Finalement, c’était quasiment des runs de vitesse avec des pointes à 30 nœuds parfois. On fait une belle course car Gitana 11 nous a dépassés qu’à Penmarc’h et nous terminons que trois petites heures derrière lui !
Ce format de course est super. La météo était idéale. L’équipage était à fond, l’ambiance parfaite et en plus, on gagne ! Il a fallu jouer sans cesse avec le choix de la voile d’avant et faire quelques manœuvres. Nous faisons une vitesse moyenne de 19,69 nds en route directe mais nous avons tiré quelques bords et en réalité, nous ne sommes jamais descendu en dessous de 20 nœuds, et avons même fait une pointe à 30 nœuds ! »