Transat Jacques Vabre : Sébastien Josse et Thomas Rouxel mènent la danse

Le départ de la Transat Jacques Vabre a été donné aujourd’hui au large de Havre à 13h35, dans une vingtaine de noeuds de vent.
Les duos se sont donc élancés pour un parcours côtier le long des falaises calcaires normandes, Lionel Lemonchois et Bernard Stamm sur Prince de Bretagne prenaient le meilleur sur leurs deux adversaires en classe Ultim sur ces 16 premiers milles, ils passaient en tête à Etretat devant Sodebo Ultim et le Maxi Edmond de Rothschild. Sébastien Josse et Thomas Rouxel sur le trimaran le plus récent engagé avaient pris un départ prudent.

©Yann Riou/Gitana SA

Mais ils ont ensuite grapillés les milles les séparant de leurs deux concurrents de la classe Ultim pour prendre la tête de la course avec  des vitesses d’une trentaine de noeuds, Ils sont suivis à 6 milles par le duo Thomas Coville/Jean Luc Nélias sur Sodebo Ultim. Dans des conditions de mer forcissant avec des creux de 2m et sur ce bord de travers, Lionel Lemonchois et Bernard Stamm sont logiquement distancés à une trentaine de milles, Prince de Bretagne étant moins puissant et ayant une garde à la mer moins importante que ces deux concurrents.

Les maxis multicoques devraient poursuivre ce long bord jusqu’a Ouessant avant de mettre du sud dans leur route pour dégolfer.

Bernard Stamm, co-skipper de Prince de Bretagne : « Clairement, on est l’attaque. On a très envie de faire et de bien faire, même si on sait que nos concurrents sont largement plus puissants que nous. On va tout faire pour les accrocher mais en restant prudents car nos bateaux sont quand même plus stables à l’endroit qu’à l’envers ».

Sébastien Josse, skipper du Maxi Edmond de Rothschild : « Les conditions sont plutôt favorables pour aller vite, mais notre objectif n’est pas de faire un record, c’est d’abord d’aller à Bahia, le mieux possible et surtout faire le dos rond les 2 premiers jours car on n’a pas encore beaucoup d’expérience dans ces conditions. C’est la première course du Maxi, on sait que l’on va rencontrer des conditions nous n’avons pas vraiment eu en entraînement, mais tout ça c’est une histoire de confiance et on va essayer de bien faire les choses. Je suis content de faire cette première course avec Thomas, on a une confiance réciproque, il est totalement à l’écoute, il s’appuie beaucoup sur l’expérience, il est très sérieux et très concentré. C’est son premier départ avec un gros bateau mais je suis assez serein sur le fait qu’on agisse comme il faut. »

Thomas Rouxel, coskipper du Maxi Edmond de Rothschild : « Le départ va être assez compliqué avec le monde, on espère que la zone sera bien dégagée, après une fois qu’on aura franchi la ligne on devrait réussir à aller sur un seul bord jusqu’à la bouée d’Etretat donc c’est bien. On est serein. On va partir doucement, a priori c’est du près assez serré donc on ne volera pas sur le premier bord, on ne va pas attaquer tout de suite, ça sera plus safe. Les routages nous donnent 8 jours à peu près jusqu’à Bahia, on devrait passer en milieu de nuit au large de Ouessant et après-demain aux Açores, c’est rapide. Je suis très chanceux de faire ma première Jacques Vabre sur un bateau comme ça, et très content d’être là car ça faisait longtemps que j’avais envie de faire la Transat Jacques Vabre, c’est une belle course donc je vais essayer de savourer ces moments et tout donner. » 

 

François Gabart en avance sur le record de Thomas Coville

François Gabart a réussi son entrée pour la première journée de sa tentative de record autour du monde en solitaire.
Après un départ hier matin au large d’Ouessant, le skipper a mené son trimaran Macif à hautes vitesses, en dégolfant en une dizaine d’heures avec une moyenne proche des 30 noeuds.

Il a ensuite empanné dans la matinée, se recalant vers le sud, pour un long bord qui devrait le mener vers le Cap Vert. Avec une route plus à l’ouest que Sodeb’o, François Gabart maintient une avance de plus de 50 milles ce soir sur le record détenu par Thomas Coville sur Sodeb’O.

© Lloyd Images

François Gabart, skipper de Macif :  « Je suis au large du Portugal après une journée de course, 22h, première journée incroyable, avec une traversée assez incroyable du Golfe de Gascogne à toute vitesse. Il n’y avait pas énormément de vent, mais pas trop de mer non plus, mais c’est surtout l’angle qui a fait la vitesse. Ça faisait longtemps que je n’étais pas allé aussi vite sur 12 heures, j’ai eu régulièrement des dizaines de minutes à plus de 40 nœuds. J’ai peut-être battu le record du bateau à 46 nœuds, il faudrait que je prenne le temps de vérifier. »

 

 

 

Demi tour pour Yves le Blévec suite à une casse du chariot d’écoute de grand voile

Yves le Blévec, qui avait pris le départ pour une tentative de record autour du monde contre vents et courants dominants en solitaire hier, a fait demi-tour cette après-midi suite à la  casse de son chariot d’écoute de grand-voile.

Les conditions cette nuit avaient été musclées dans le Golfe de Gascogne avec des rafales à plus de 35 noeuds.

© Th.Martinez / Sea&Co.
Trimaran ULTIM “ACTUAL”

L’objectif pour le skipper d’Actual est de réparer au plus vite et de repartir dès que possible pour une nouvelle tentative.

Samuel Tual, Président du Groupe Actual « L’enjeu du défi dépasse largement cette avarie technique. La seule chose qui compte est de réparer au plus vite pour se remettre en conditions de départ ! »

Week end de grand départ pour les multicoques

Ce week end sera chargé pour les skippers de multicoques, avec le départ de la Transat Jacques Vabre entre Le Havre et Salvador de Bahia pour trois duos en catégories Ultim, et six en Multi50′, le départ d’Yves le Blévec pour une tentative de record autour du monde en solitaire contre vents et courants dominants, alors que François Gabart s’attaquera au record du tour du monde dans le sens classique.

A noter également la première sortie de Banque Populaire IX aujourd’hui au large de Lorient pour Armel le Cléac’h et l’équipe de Banque Pop.

  • Le premier à s’élancer devrait être François Gabart, qui a quitté les pontons de Port la Forêt vers 18h, sur son trimaran Macif pour rejoindre la ligne de départ de son tour du monde au large d’Ouessant. Il s’élancera demain matin, il s’attaque au record en solitaire détenu par Thomas Coville sur Sodebo en 49 jours 3 heures 7 minutes.
    Le skipper avec un départ précoce dans la saison se laisse la possibilité d’un retour pour un nouveau stand-by si la météo se montrait défavorable dans l’Atlantique Sud.

© Lloyd Images

  • Yves le Blévec devrait quant à lui partir demain après midi pour une tentative de record autour du monde en solitaire, tout comme François Gabart, mais le skipper basé à la Trinité effectuera cette tentative contre les vents et les courants dominants. L’objectif sera d’établir un temps de référence en multicoque sur ce parcours. Le départ devrait se faire entre 14 et 16h au large de la Trinité sur Mer.
    Yves le Blevec : « La pression vient de changer de camp : de l’étude des fichiers météo à celle des derniers détails logistiques ! Nous sommes dans la continuité de ces dernières semaines de préparation. Mon sac est prêt depuis plus d’une semaine, je n’ai plus qu’à mettre mon ciré !

    Je vais procéder à quelques dernières vérifications avec l’équipe et tout sera prêt. Ce départ est tout sauf une surprise. J’ai bien conscience que c’est un moment important de mon existence. Là, je suis content d’être chez moi, de profiter de ce confort rassurant. J’ai bien dormi cette nuit, je vais bien dormir la nuit prochaine, je suis super à l’aise. »

    © Th.Martinez / Sea&Co.
    Trimaran ULTIM “ACTUAL”

     

  • Autre événement majeur de la course au large dont le départ sera donné dimanche, la Transat Jacques Vabre, entre Le Havre et Salvador de Bahia.
    Trois duos partiront en catégorie Ultim, deux équipages font figure de potentiels vainqueurs, Thomas Coville et Jean Luc Nélias sur Sodebo ultim, et Sébastien Josse et Thomas Rouxel sur le Maxi Edmond de Rothschild.
    Le skipper de Sodebo s’adjoint de nouveau les services de Jean Luc Nélias, les deux hommes  connaissent parfaitement leur monture sur laquelle Thomas Coville  détient le record autour du monde en solo. Le trimaran devrait être mené à 100% de son potentiel sur ce parcours.

    Photo Jean-Marie Liot / DPPI / SODEBO

    La donne est un peu différente pour le duo Sébastien Josse/Thomas Rouxel, ils disposent d’une monture au potentiel supérieur à Sodeb’O avec des appendices porteurs permettant au bateau d’avoir des phases de vol stabilisé. Les capacités de ce trimaran de dernière génération sont indéniables, mais le bateau est encore en phase de mise au point. Même si l’équipage a parcouru plus de 5000 milles, ils restent des inconnues et l’équipage pourrait être contraint de lever le pied dans certaines phases météorologiques musclées, l’objectif de victoire pouvant passer après le fait d’arriver de l’autre côté sans casse et d’acquérir de l’expérience sur ce bateau.

    Lionel Lemonchois et Bernard Stamm font figure d’outsiders face aux deux autres multis. Il partiront sur le plus petit des ultimes, sur un concept plus proche des ORMA que des derniers maxis multis. Pour tirer leur épingle du jeu et pouvoir rivaliser avec leurs deux adversaires, il faudrait des phases de transition avec du vent faible et du près, dans lesquelles Prince de Bretagne serait à son avantage.

    Le renouveau de la classe Multi50′ se fait sentir sur cette édition avec quatre trimarans de 50′ dotés des foils monotypes, dont un bateau neuf, le Ciella Village de Thierry Bouchard.
    Mais les favoris seront Erwan Le Roux et Vincent Riou sur Fenêtrea Mix Buffet et Lalou Roucayrol et son joker de luxe Alex Pella sur Arkema et en position d’outsider Armel Tripon et Vincent Barnaud sur Réauté Chocolat.

    Le dernier né étant été mis à l’eau assez tard, Thierry Bouchard et Olivier Krauss devraient se contenter d’assurer une bonne place, tout en naviguant en sécurité.http://www.youtube.com/watch?v=2TrbW0VH4C0

    Gilles Lamiré et Thierry Duprey du Vorsent sur La French Tech devraient avoir du mal à rivaliser du fait de l’absence de foils, et ce malgré leur expérience à la barre de ce trimaran, tout comme Eric Defert et Christopher Pratt sur Drekan Group.

Banque Populaire IX mis à l’eau

 

Le Maxi Banque Populaire IX a été mis à l’eau aujourd’hui avant d’être mâté et de rejoindre son ponton à la BSM de Lorient.

Ce nouveau trimaran ultime est l’oeuvre du cabinet d’architecte VPLP pour la plate forme et de Martin Fisher pour les appendices. Les architectes ont donc opté pour une évolution de Macif, également connu par le même cabinet, tout en affinant les lignes et en intégrant des appendices plus évolués que ceux du multi de François Gabart. La construction d’une durée de 20 mois a été menée par le chantier CDK Technologies.
Les dimensions de ce nouveau maxi sont au maximum de la jauge définie par par le collectif Ultim, à savoir 32m de long par 23m de large, pour un poids donné à 14 tonnes.

Le Maxi Banque Populaire IX, est doté d’un mât-aile basculant, concernant les appendices, outre les foils en L, les safrans sont dotés de plans porteurs . Le but étant bien sûr des phases de vol pour ce nouveau multicoque, à l’instar du Maxi Groupe Edmond de Rothschild.
Les foils sont réglables sur tous les axes.  A noter également une bôme innovante avec un carénage sur prolongeant jusqu’à la plate forme avant d’améliorer l’aérodynamique du trimaran.

 

Copyright : Easy Ride / BPCE

La reste de la semaine sera consacrée à des tests statiques avant une première sortie en mer prévue entre  vendredi et dimanche en fonction des conditions météos.
Armel le Cléac’h devrait parfaire la connaissance de son nouveau multicoque jusqu’en fin d’année avant une tentative de record sur la Route de la Découverte, entre Cadix et San Salvador en janvier ou février. La première confrontation en course aura lieu dans le cadre de la Nice Ultimed (en équipage), avant la  Route du Rhum en novembre 2018.

Ronan LUCAS, directeur du Team Banque Populaire
« C’est un grand jour avec un peu d’émotion. Maintenant on est très impatients d’aller faire nos premiers milles en volant. C’est le 3e bateau réalisé avec CDK Technologies, ce sont des gros projets de tels multicoques et cette longue aventure requiert beaucoup d’énergie. On remercie aussi nos amis architectes pour le travail des calculateurs et de toute l’équipe. On espère naviguer en fin de semaine on a encore quelques tests statiques à faire et confirmer si tous les points d’ancrage correspondent au cahier des charges. On commencera à mettre en place tout ce qui doit l’être dans les jours qui suivent. On aura pas mal d’essais. Mi-novembre on devrait voler ».

Kevin ESCOFFIER, responsable du Bureau d’Etudes Team Banque Populaire
« Un jour comme aujourd’hui, c’est toujours une étape, on a mis le bateau à l’eau et c’est toujours émouvant car c’est la fin d’un cycle qui a duré pratiquement deux ans depuis le début de la construction. On a pensé, conçu, construit le bateau, on a imaginé comment il allait fonctionner. Maintenant on a hâte de voir si son comportement réel sur l’eau est tel qu’on l’a imaginé. Ce qui est sûr, c’est qu’on va voler ! La question est de savoir quand et à quelle vitesse !

Stéphane DIGARD, responsable du chantier CDK Technologies
« Le chantier s’est très bien passé ! Je remercie Banque Populaire de sa confiance pour ce projet qui représente 135 000 heures de travail sur 20 mois de construction. Nous avions tous hâte de voir le bateau sortir des ateliers, de le voir sur l’eau retrouver son élément premier ».

Vincent LAURIOT-PREVOST, architecte Cabinet VPLP :
« Autour du Maxi Banque Populaire IX, il y a une belle histoire humaine qui dure depuis deux ans. Armel a pu nous donner les grandes lignes car il connaît bien le fonctionnement de ce support grâce à son expérience avec Banque Populaire VII à une nouveauté près, c’est que ce bateau doit voler. Nous avons dû rajouter quelques artifices pour que le trimaran vole. C’est un bateau laboratoire, nous aurons bien sûr des évolutions à faire au fil des mois. »

Jean-Baptiste EPRON, graphiste-navigateur
« Cela fait longtemps que je travaille avec Banque Populaire et c’est vraiment très agréable pour la confiance que cet armateur historique m’accorde. Cette fois-ci, sur la décoration, les échanges avec l’équipe communication ont été très intéressants tout comme le travail avec Pierre-Yves Moreau, mon interlocuteur pour la réalisation technique au sein du Team Banque Populaire. Cette année, ma mission a été élargie avec une collaboration menée avec Kevin Escoffier sur le style du roof. C’est à chaque fois une grande chance de travailler sur des oiseaux d’une telle envergure et aussi un grand moment d’émotion. »

Frédéric CHENOT, Directeur du Développement Banques Populaires
« Nous sommes très heureux de cette nouvelle étape dans le développement de notre politique de sponsoring. La construction par le Team Banque Populaire d’un bateau innovant qui participera à de grandes aventures illustre nos valeurs d’audace, de ténacité, et de recherche de performance. Après la victoire d’Armel sur le dernier Vendée Globe, notre engagement dans la voile de compétition s’inscrit une nouvelle fois dans la confiance et la durée. J’ai hâte de voir cette belle machine prendre son envol au-dessus des flots pour écrire de nouvelles grandes et belles histoires. »

Zoulou remporte la Marseille One Design, Realteam s’offre le championnat GC32 Racing Tour

L’ultime étape du circuit GC32 Racing Tour a eu lieu en fin de semaine dernière, dans le cadre du Marseille One Design.
L’étape marseillaise aura été cette année peu ventée, c’est l’équipage de Zoulou, le catamaran d’Erik Maris qui a remporté cette ultime épreuve.
Le propriétaire avait renforcé son équipage pour cette étape en confiant la barre à Arnaud Psarofaghis, barreur habituel d’Alinghi sur les Extreme Sailing Series.

Arnaud Psarofaghis : « C’était vraiment bien. Nous avons une bonne équipe et une tactique solide, et tout s’est très bien passé. Tout le monde s’est bien battu sur le parcours, mais nous avons eu un petit avantage avec notre vitesse au près et cela nous a mis dans une très bonne position. Cela a peut-être semblé facile de l’extérieur, mais il fallait se battre pour chaque mètre et cela impliquait tout le monde sur le bateau. J’aimerais remercier M. Maris de m’avoir confié la barre. »

Baptiste Morel/Vole-Multicoques.org


Mamma Aiuto, prenait la seconde place de l’événement devant Realteam et Malizia, Yacht Club de Monaco,.

Cette troisième place suffisait à Realteam pour remporter le championnat 2017 avec deux victoires d’étapes, une seconde et deux 3èmes places, l’équipage suisse terminait avec 6 points d’avance sur le Team Argo, qui terminait sur une décevante 7ème place à Marseille.
Mamma Aiuto !, de Naofumi Kamei prend la troisième place du championnat, une belle victoire pour le propriétaire du catamaran. Le Team ENGIE de Sébastien Rogues termine 4ème du GC32 Racing Tour et ne sera pas présent l’année prochaine, Malizia prenait la 5ème place.

 

Jérôme Clerc, barreur de Realteam : : « Mathématiquement, il y avait une chance qu’Argo puisse nous doubler, donc c’était une journée délicate pour nous. Nous naviguions contre un seul bateau, donc nos résultats aujourd’hui n’ont pas été très bons. Mais l’objectif était de battre Argo. C’est le meilleur résultat pour Realteam jusqu’à présent. Nous avions fait troisième sur les Extreme Sailing Series, mais gagner ce championnat est juste génial.»

 

 

Les étapes  du circuit GC32 Racing Tour 2018 seront annoncés prochainement, plusieurs villes ayant accueilli les monotypes en 2017 devraient être reconduites.,

 

 

Une réparation sur le trimaran Banque Populaire IX avant la mise à l’eau

Petit contre temps avant la mise à l’eau du Maxi Trimaran Banque Populaire IX.
Du fait des conditions météorologiques défavorables, l’équipe technique a débuté des tests d’efforts sur la structure au sec, ce qui a permis de détecter une anomalie sans gravité.
Celle-ci nécessite des travaux qui seront réalisés la semaine prochaine par le chantier CDK.
Le trimaran qui sera mené par Arme le Cléac’h ne touchera donc pas l’eau avant  le 30  octobre.

Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire : « Nous allons tout mettre en œuvre avec les équipes du chantier CDK pour pallier ce contretemps de dernière minute et peaufiner les détails qui nous permettront de partir rapidement au large tester le bateau. »

Le multicoque a été dessiné par le cabinet VPLP avec la participation de Martin Fisher, la construction aura nécessité 135 000 heures de travaiL.

Le trimaran est muni de foils réglables dans les trois dimensions, de plans porteurs sur les safrans et la dérive centrale.
Ronan Lucas : « Les safrans munis de plans porteurs, et les foils mobiles dont on pourra régler le cant (l’angulation du foil de l’intérieur vers l’extérieur et vice et versa) et le rake (l’angle d’incidence de l’avant vers l’arrière et vive et versa) en navigation comme sur les bateaux de la dernière Coupe de l’America, nécessitent énormément de mise au point et de temps pour tout fiabiliser. On ne perd pas de vue que Banque Populaire IX va faire le tour du monde. Et s’il y a défaillance dans le système hydraulique, il faut pouvoir bloquer et figer manuellement les appendices afin de naviguer de manière conventionnelle. C’est cela qui rajoute beaucoup de complexité à l’ensemble.»

Le programme prévisionnel après la mise à l’eau :

Janvier-Février 2018
Tentative de record de la Route de la Découverte

Mai 2018
Nice Ultimed

Novembre 2018
Route du Rhum

Décembre 2019
Tour du Monde en solitaire

D35 Trophy : victoire d’Alinghi après une saison quasi parfaite

L’équipage du D35 Alinghi, mené par Ernesto Bertarelli  a remporté le Grand Prix de clôture de la SNG le week end dernier.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

 

Alinghi aura largement dominé cette 14ème saison en D35 avec un grand chelem sur les grands prix, la victoire sur le Bol d’Or Mirabaud, seule la Genève-Rolle-Genève échappe à Ernesto Bertarelli et son équipage, pour une petite seconde.
Certes les deux principaux adversaires d’Alinghi étaient absents cette saison, Team Tilt ayant vendu son bateau à Phaedo et s’étant concentré sur la Red Bull Youth America’s Cup, et Ladycat by Spindrift racing s’étant tourné vers la préparation du Trophée Jules Verne et le World Match Racing Tour. La saison a pourtant été très disputée avec notamment la montée en puissance d’ Ylliam – Comptoir Immobilier et de Zen Too.

La victoire finale était acquise pour Alinghi avant même cette ultime étape, restait à déterminer les deux autres places sur le podium, Zen Too avait l’avantage avant ce dernier grand prix.

Mais l’équipage mené par Fred le Peutrec ratait son entrée vendredi avec deux 8èmes places, une 7ème, une 5ème et une 3ème, alors qu’Yliam prenait une 6ème, une 4ème et trois 2ndes places.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org


Zen Too était donc en ballotage défavorable avant la dernière journée courue samedi. Eole n’était pas au rendez-vous pour cette ultime journée avec une seule manche courue dans le tout petit temps, Zen Too remportait  celle-ci devant Swisscom et Racing Django, Ylliam – Comptoir Immobilier terminait 6ème mais conservait la 2nde place de l’événement alors que Zen Too ne terminait que 5ème perdant donc sa 2nde place au général au profit d’Yliam.

Malgré l’arrivée de foilers sur le lac Léman, avec quelques Easy To Fly et de nombreux Flying Phantom, et des rumeurs occasionnelles sur un changement éventuel de support, le D35 est reconduit l’année prochaine pour une quinzième saison sur le catamaran monotype, qui fait preuve d’une belle longévité.

Ils ont dit:

Ernesto Bertarelli (Alinghi)1er du D35 Trophy 2017: « À une seconde nous aurions pu remporter toutes les manches du championnat, puisqu’il nous manque la Genève-Rolle-Genève. Mais nous remportons tous les Grands Prix, c’est une très belle saison. Ça fait trois ans que nous naviguons ensemble, et chaque année c’est toujours un petit peu mieux, nous connaissons très bien notre bateau. Mais rien n’est jamais gagné. Le niveau est très élevé, et la moindre erreur se paie, nous l’avons vu cet après-midi. »

Bertrand Demole (Ylliam – Comptoir Immobilier) 2ème du D35 Trophy 2017: « Nous étions super-contents d’être sur le podium qui était notre objectif en début de saison. Il y avait la deuxième place à prendre lors de ce Grand Prix et nous l’avons saisie. L’équipe est stable, et ça fait trois ans qu’on navigue ensemble, et il faut cette stabilité et les bonnes personnes au bon endroit pour réussir. »

Fred Le Peutrec (Zen Too) 3ème du D35 Trophy 2017: « Nous sommes contents de finir sur le podium, mais c’est un peu frustrant de perdre la deuxième place sur cet évènement. Mais globalement, en regard du temps que nous passons à bord, nous pouvons être très satisfaits de notre classement. »

Jan Eckert (Racing Django) 4ème du D35 Trophy 2017: «Nous avons fait d’excellent progrès, qui sont le fruit d’un énorme travaille. L’équipage est constitué d’Alphas, et ce n’est pas facile de les faire travailler tous ensemble. Les coachs nous ont vraiment aidés en ce sens. Le niveau est très serré, nous étions derniers l’an dernier, 4ème cette année. C’est très satisfaisant. »

Julien Monnier (Swisscom) 5ème du D35 Trophy 2017: « Notre sentiment est que la communication est relativement compliquée, nous n’avons pas encore trouvé toutes les clés. Nous manquons encore de régularité aux avants postes pour être sur le podium. Mais nous savons que le potentiel est là. Nous allons travailler nos points faibles, et serons là l’an prochain pour tenter de faire mieux. »

Christian Wahl (Mobimo) 6ème du D35 Trophy 2017: « Nous avons eu des hauts et des bas, et avons procédé à plusieurs changements pour faire évoluer l’équipe. Nous avons trouvé maintenant un équilibre de communication que nous n’avions jamais atteint. La performance s’améliore, et ça c’est très positif, ce que je veux retenir de cette saison. Nous sommes prêts pour attaquer 2018 avec des bonnes bases. »

Nicolas Grange (Okalys) 7ème du D35 Trophy 2017: « Pour moi, c’est une page qui se tourne. Cette saison nous a permis de poser les bases d’un nouveau projet pour l’an prochain. Arnaud Grange, qui a barré une partie des courses en deuxième partie de saison, va petit à petit reprendre le bateau avec une équipe de jeune. Nous allons faire les choses dans l’ordre, sans prendre de risques. Ils seront accompagnés pour gérer cette transition. »

Esteban Garcia (Realteam) 8ème du D35 Trophy 2017: « C’était une saison en demi-teinte, avec une belle progression tout au long de l’année. Terminer sur le podium est une belle récompense, et c’est de bon augure pour l’année prochaine. Notre objectif était de progresser avec une nouvelle équipe, et il est atteint. »

Lloyd Thornburg (Phaedo squared) 9ème du D35 Trophy 2017 : « Nous commençons à comprendre les potentiels de progression, sur les réglages et les manœuvres. Nous avons vraiment aimé cette première saison. Le niveau est élevé, mais nous trouvons petit à petit le moyen de nous rapprocher du peloton sur certaines courses. Nous serons là l’an prochain, et espérons bien sûr progresser. »

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Le classement du Grand Prix
Le classement du D35 Trophy 2017

D35 Trophy, nouvelle victoire d’Alinghi qui remporte le championnat

Alinghi s’est de nouveau imposé le week end dernier à Crans après une belle bataille  avec Ylliam – Comptoir Immobilier. L’équipage d’Ernesto Bertarelli ne s’imposant qu’avec un seul point d’avance sur son adversaire à l’issue des 11 manches courues. Zen Too complétait le podium devant Racing Django et Realteam. L’équipage de Phaedo, de nouveau secondé par Loick Peyron ne parvenait pas à décrocher de la dernière place.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Les conditions ont été variables durant ces trois jours de régates, petit temps dimanche, flux soutenu et pluie samedi et vent médium le vendredi.

Au classement final, Alinghi s’impose avant la dernière épreuve prévue les 22 et 23 septembre, malgré tout l’équipage mené par Ernesto Bertarelli sera bien présent pour cette dernière manche du D35 Trophy. La seconde place sera disputée entre Zen Too et Ylliam – Comptoir Immobilier qui n’ont que 2 points d’écart avant cette ultime grand prix.

Alinghi a jusqu’ici effectué un quasi sans faute avec des victoires sur tous les grand prix, et sur le Bol d’Or, leur plus mauvais résultat étant une seconde place sur la Genève-Rolle-Genève.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Yves Detrey, Numéro 1 d’Alinghi : « C’était tendu jusqu’à la fin avec Ylliam. Nous avons commencé la journée à égalité de points. Nous en perdons trois sur eux dans la 1èrecourse. Puis on en reprend un, et encore deux dans la 3e course pour se retrouver de nouveau à égalité.
Sur la dernière course, nous nous sommes un peu cherchés sur le départ et nous prenons l’avantage dans le 1er bord de près. Ensuite, ils repassent devant à l’entame du dernier bord. Sur le dernier tiers du dernier portant, nous repassons devant sur un empannage. Pour gagner l’épreuve, il fallait qu’on finisse dans les cinq et devant lui. On finit 4e et devant lui, ça c’est joué à trois fois rien. Ylliam a vraiment bien navigué, mais à la fin, nous restons devant, et ça fait vraiment plaisir. »

Pierre-Yves Jorand, régleur de grand-voile d’Alinghi : « Ça a commencé dans le dur ce matin avec une manche de 5e, mais heureusement pour nous, cela s’est superbement terminé. Ylliam Comptoir Immobilier a fait un joli week-end et nous a donné du fil à retordre. Ils ont très bien navigué. Chapeau à eux ! Ils avaient de la vitesse et ont été malins. Finalement, ça se joue à rien ces régates. En monotypie, on sait que chaque détail compte.
C’était un superbe Grand Prix sur trois jours. » 

La dernière épreuve, le Grand Prix de Clôture de la SNG se disputera à Genève les 22 et 23 septembre prochain.

36ème America’s Cup : Emirates Team New Zealand abandonne le multicoque pour la prochaine édition de la Coupe

La confidence sur le support de la prochaine America’s Cup a fuitée via Patrizio Bertelli, CEO du challenger of record Luna Rossa au journal italien la Stampa.

© ACEA 2017 / Photo Gilles Martin-Raget

Le choix se porte donc sur un monocoque à foils, exit donc les multicoques des trois dernières éditions (90′, AC72 puis AC50).

Le defender Emirates Team New Zealand a été contraint de confirmer ce choix, après les déclarations de Bertelli au quotidien italien, alors même que le protocole ne sera publié qu’à la fin du mois.

Cet article permet d’en savoir un peu plus sur ce choix, alors même que les navigants kiwis semblaient espérer poursuivre en multi. Un accord avait en fait été passé entre ETNZ et Bertelli, celui-ci fournissait un soutien logistique et probablement financier en échange du choix du futur bateau en cas de victoire néo-zélandaise.

Ceci permet également de comprendre pourquoi les kiwis ne se sont pas joint au protocole signé pat les autres challengers et à l’ex defender concernant le maintien de la jauge AC50 en cas de victoire de l’un d’entre eux.

La prochaine édition se courra donc sur des monos à foils, les rumeurs font état d’une taille comprise entre 62′ et 100′.