Emirates Team New Zealand domine

Nouvelle journée de domination pour Dean Barker et ses hommes sur Emirates Team New Zealand, le kiwis s’imposent sur deux des trois courses en flotte avant de battre Artemis Raincg lors du match race.

Les équipages ont donc enchainé les régates aujourd’hui avec ces trois régates en flotte et une régate de match race pour terminer la journée.

La progression des « nouveaux » équipages » : China Team, Team Korea, Energy Team, Aleph et Green Comm est flagrante, ces marins maitrisent nettement mieux leurs catamarans à aile rigide et viennent désormais disputer les places sur le podium aux équipages des top teams : Oracle Racing Spithill, Oracle Racing Coutts, Emirates Team New Zealand et Artemis Racing. Ainsi, China Team mené par  Mitch Booth  n’est pas passé loin de la victoire sur la troisième manche, avant de s’effondrer sur le dernier portant suite à un problème de gennaker.

Côté français, le team de Loïck Peyron, Energy Team boucle la dernière « feet race » en 4e position et sauve in extremis son carton d’entrée dans le camp des match racers, Aleph barré par Alain Gautier était à la peine aujourd’hui et finit dernier des régates en flotte à égalité de points avec Green Comm.

© Gilles Martin-Raget

Le premier match race a opposé les 5 et 6ème du classement des courses en flotte de la journée, à savoir Team Korea face à Energy Team :
Energy Team débute mal le match, en changeant de foc, l’équipage remonte la drisse de la voile d’avant et effectue donc une partie du premier près sous aile seule, les tricolores perdent le match suite à un empannage raté, Chris Draper gère ensuite son avantage pour remporter le match.

Le deuxième match oppose les 3 et  4ème, dans un duel fratricide entre le deux bateaux du team Oracle Racing
Ce match interne de l’équipe du defender sera sans suspense, James Spithill réalise les deux tours du parcours sans être inquiété par Russell Coutts qui a volé le départ, et se voit donc contraint de réparer sa faute, il ne pourra jamais rejoindre son coéquipier.

Le troisième match oppose les deux premiers du classement, ETNZ et Artemis.
Dean Barker, le skipper kiwi effectue une belle manoeuvre lors du pré-départ, en bloquant Terry Hutchnison sous la ligne. Artemis est donc arrêté au bateau comité lors du coup de canon , tandis qu’Emirates Team New Zealand s’envole. Les Suédois maintiennent un retard de 35 à 40 secondes sur le catamaran kiwi mais aucune fenêtre ne s’ouvre pour pouvoir reprendre la main. Sur la ligne, Barker l’emporte de 54 secondes.
Les réactions des skippers :
Loïck Peyron, skipper/barreur, Energy Team (FRA) 
« Nous ne sommes pas passés loin de la correctionnelle et de sortir des 6 teams pour le match race. Nous pensions ensuite que le comité reviendrait au parcours habituel (plus près de Cascais) qui était plus venté ce soir. Finalement, nous entendons à la VHF que non et que nous sommes à 5 minutes du départ. Le grand foc est à moitié sur le pont, le petit quelque part…la drisse s’envole et tombe dans le mât. Nous rentrons tard dans la boîte mais nous nous défendons bien et nous remportons le départ. Après, Christophe (André) détachait à chaque bord la drisse de gennak’ pour la mettre sur le foc. Très belle impro’ ! Ces bateaux sont rapides sous mât seul et c’est intéressant. C’est une première journée complète et c’est très éprouvant physiquement. L’essentiel c’est que nous gagnons le départ du match race en arrivant tard et en bâbord. »

Mitch Booth, skipper/barreur, China Team (CHN) :
« Cela a été une journée difficile. Nous avons mal commencé avec un mauvais choix de voiles puis nous gâchons notre chance de victoire sur la 3e manche avec une erreur de manœuvre dans le hissage du gennaker. Celui-ci n’était pas bien accroché et a terminé à l’eau. Nous n’avons donc pas disputé le match race mais je reste satisfait du travail de l’équipe et des progrès. Nous régatons face aux meilleurs match racers du monde et nous pouvons être, globalement, heureux de ce que nous arrivons à faire. »

Bertrand Pacé, skipper/tacticien, Aleph (FRA) :
« Je pense que John Bertrand a apprécié la deuxième manche à bord en dépit de nos résultats. Notre départ lors de la 3ème manche était effectivement très bon mais nous manquons encore de coordination à bord pour rester dans le coup. »

Bonne journée pour Team Energy

Les courses ont de nouveau été retardées faute de vent aujourd’hui à Cascais, la journée de régates a donc débuté à 17h avec trois courses en flotte puis un premier match-race entre Emirates Team New Zealand et ORACLE Racing Spithill.

Emirates Team New Zeland et ORACLE Racing Spithill ont dominé les régates en flotte, Dean Barker, le skipper d’ETNZ avait mal débuté la journée avec une collision avec Russell Coutts sur le second départ, malgré tout il réussissait à reprendre une 4ème place sur cette régate avant de s’imposer sur la dernière course en flotte de la journée.

© Gilles Martin-Raget

James Spithill revenait à son meilleur niveau avec une victoire, une 4ème et une seconde place. Chris Draper sur Team Korea menaient son équipage sur le podium de cette journée de régates en flotte  avec une 6ème, une 3ème et une 2nde place, Loick Peyron et ses hommes se distinguaient également sur Energy Team avec deux 3ème place et une cinquième place, se classant 4ème de cette journée à égalité de points avec les koréens.

Artemis Racing et Oracle Racing Coutts étaient à la peine aujourd’hui avec des cinquième et sixième places au provisoire, devant Aleph qui manque de vitesse, China Team et Green Com.

La journée s’est terminée sur un duel opposant les deux premiers du classement du jour, les Néo-zélandais ont remporté ce premier mano a mano grâce à une bonne tactique et une vitesse excellente au portant permettant le retour sur le second portant.


Les réactions des skippers :

Dean Barker, skipper/barreur, Emirates Team New Zealand (NZL), leader :
« C’était une journée très intense. Nous avons eu une collision avec Russell (Coutts) et cela nous a pris quelques minutes pour revenir dans le match (2e manche). Il y a différents degrés de collision, celle-ci n’était pas si méchante. Cela a endommagé légèrement la coque, nous avons un peu d’eau à l’intérieur mais tout sera réparé ce soir. Les points clefs du match race : nous avons fait une erreur en partant sur la droite du plan d’eau, la gauche était plus favorable, nous étions un peu en retard à la marque sous le vent et ils ont fait un super job pour revenir mais nous avons réussi un très bon second bord de portant. »  Sa manche préférée aujourd’hui ? « Le match race ! Mais globalement, nous avons pris beaucoup de plaisir aujourd’hui et c’était vraiment une bonne décision d’attendre deux heures de plus pour lancer les courses. Il y a beaucoup de choses que nous pouvons mieux faire mais je suis fier du travail de mon équipage ce soir. »

Loïck Peyron, skipper/barreur, Energy Team (FRA), 4e au classement général :
« C’est pas mal, nous sommes au stade d’amateurs éclairés, on se bagarre avec des gens qui font ça depuis longtemps et ensemble. Nous, on se découvre et on découvre le bateau et, en plus, on parle anglais, ce qui ajoute aux difficultés. Mais il ne faut pas oublier à qui nous avons à faire et ils vont bientôt découvrir à qui ils ont à faire (rires) mais pour l’instant, restons modestes. »

Alain Gautier, barreur, Aleph (FRA), 7e au classement général :

« La journée a bien commencé avec une place de 5e, avec un bon départ et des manœuvres qui progressent. Par contre, nous avons toujours ce problème de vitesse, il faut que nous modifions les voiles et le génois repart d’ailleurs en voilerie ce soir. Nous avons aussi été gênés par les bannières publicitaires (flottantes) de l’organisation à la bouée sur la deuxième manche. Nous avons protesté mais il a fallu abattre et nous avons perdu 20 à 30 secondes. »

Pour terminer un petit rappel concernant les règles des AC Match Race Championnship  :

Les équipes s’affrontent en duel afin de décrocher leur place pour l’épreuve de force finale du samedi. Mercredi, jeudi et vendredi se déroulent selon le même programme. Les journées débutent par trois courses en flotte de 20 minutes afin de déterminer les six meilleures équipes qui se mesurent ensuite en Match Race (le 6e contre le 5e, le 4e contre le 3e et le 2e contre le 1er). Chaque journée permet d’établir un classement complet de l’ensemble de la flotte. Le résultat au terme de ces trois jours détermine l’ordre des sélections pour les Match Race Championships de samedi. Les six meilleures équipes se rencontreront alors en quarts, demies et finales afin de désigner le vainqueur du Cascais AC Match Race.

Fred Le Peutrec : « Banque Populaire V est un avion de chasse » (Interview)

Fred Le Peutrec, barreur du  maxi trimaran Banque Populaire V, détenteur du Trophée Jules Verne sur Groupama 3, a répondu aux questions de Voile-Multicoques.com sur son début de saison à la barre de Zen Too, la future tentative de Trophée Jules Verne de Banque Populaire V.

Voile-Multicoques.com : Tu barres de nouveau un D35 cette saison, Zen Too, vous êtes actuellement en 9ème position au classement général, quels sont les objectifs de l’équipage cette année ?

Fred Le Peutrec : Cette saison n’est pas évidente, je navigue avec des gens dont la voile n’est pas le métier, ils ont donc assez peu de temps à consacrer au D35. Les entrainements sont très réduits, nous naviguons seulement la veille des régates, l’équipage manque donc d’automatismes dans le fonctionnement pour s’affirmer dans le haut du classement.

Voile-multicoques.com

Nous ne sommes pas très loin, la plupart du temps nous terminons à quelques longueurs des premières places.

L’objectif est avant tout de progresser, notamment sur les deux dernières manches en France.

Concernant les classiques courues sur le Léman (Bol d’Or et Genève-Rolle-Genève), quelles sont les difficultés de ces courses « longue distance » ?

La plus grosse difficulté réside dans les changements de systèmes météos, avec des effets de sites et beaucoup de transitions, qui ne sont pas systématiques.

Les locaux qui naviguent à l’année sur le Lac ont quelques automatismes qui permettent de déterminer des schémas, malgré tout, les effets de couloirs et de vents réservent beaucoup de surprises avec des vents différents qui se succèdent tout au long du Léman.

Voile-multicoques.com

Quel a été le programme d’entrainement de l’équipage avant le début du Vulcain Trophy ?

Nous avons eu seulement quelques sessions d’entrainement avec de belles conditions de vent en avril, ce qui représente 6 jours de navigation, sans confrontation aux autres équipages avant le début de la saison.

Deux grand prix seront courues en Méditerranée cette année, penses-tu que ces étapes peuvent changer la hiérarchie actuelle ?

Je ne pense pas que ces étapes hors du lac bouleversent le classement, les équipages au point resteront logiquement devant.

Le Léman est un beau stade pour naviguer, mais je crois que sortir de ce plan d’eau est une bonne chose pour la série puisque les bateaux naviguent uniquement sur le lac depuis plusieurs années avec des lieux de régates peu variés.

Le bateau en lui même n’est pas forcément très adapté à ce type de navigations, le catamaran n’aime pas la mer, mais en été et dans l’est méditerranéen de telles conditions de vagues sont peu probable.

Les D35 sont utilisés depuis 7 ans, penses-tu que les propriétaires s’orientent vers une nouvelle jauge ?

Tout dépendra de la direction vers laquelle les propriétaires veulent aller, puisque les décisions sont prises en assemblée générale. Cette série est avant tout un loisir pour eux, avec une ambition sportive plus ou moins importantes selon les propriétaires.

La donne est un peu différente désormais avec plusieurs séries de catamarans de 40′ et le passage de la Coupe de l’America aux multicoques, ce qui tire les différents circuits vers le haut.

Revenons à ta saison sur le Maxi Banque Populaire V, vous avez abandonné sur casse l’hiver dernier lors de la tentative de Trophée jules Verne, quel bilan tirez-vous de cette tentative concernant le trimaran ?

Ce bateau est un avion de chasse, qui s’inscrit dans l’évolution de Groupama 3, puisqu’il a été généré par le même cabinet d’architecte (VPLP), « il a le Jules Verne dans les jambes ».

Malgré tout, il faudra des conditions favorables pour réussir à battre le record, ce tour du monde est avant tout une histoire de trajectoires, le point primordial est de ne pas faire trop de route.

Le bateau a intrinsèquement un peu plus de vitesse que Groupama 3 dans certaines conditions, mais cet avantage ne permet pas de compenser en vitesse pure ce que nous pouvons perdre sur le contournement de l’anticyclone de Saint Hélène par exemple.

Banque Populaire V peut conserver des vitesses moyennes un peu plus élevées dans la mer formée, du fait de sa longueur et de sa masse.

Le trimaran semble donc plus à son avantage dans le vent médium et fort, qu’en est-il dans les vents faibles, que vous rencontrerez dans les zones de transition ?

Même en ayant navigué sur les deux bateaux, la différence est difficile à quantifier, il faudrait vraiment faire des speed-tests pour déterminer quel est le trimaran le plus rapide dans ces conditions.

Les comportements sont vraiment très proches, je pense que Groupama 3 est probablement un peu plus rapide dans la pétole, mais les différences ne sont pas substantielles.

Un avis sur les catamarans monotypes AC 45 à ailes rigides qui naviguent depuis quelques mois, et qui seront utilisés pour les séries préparatoires à l’America’s Cup ?

Les bateaux paraissent vraiment excitants, l’idée de naviguer avec une aile intéresse forcément tous les gens qui viennent du multi et qui régatent.

Cette voilure impose une logistique importante, ces innovations ne sont donc pas utilisables en dehors d’un circuit professionnalisé et structuré.

Les services de communication ont tendance à diffuser des images spectaculaires avec des chavirages, mais d’après les images dont nous disposons, les catamarans semblent particulièrement véloces et évolutifs dans toutes les phases de contacts serrés.

Ces AC45 permettent d’imaginer les régates en 72′ dans la mer et la brise de San Francisco, puisque ce plan d’eau est assez venté, les régates sur les AC72 seront probablement très spectaculaires voir dangereuses parfois du fait des vitesses élevées et des engagements forts dans les phases de contact.

Évidemment, ce circuit m’attire, comme tous les régatiers venant du multicoque.

© Gilles Martin-Raget

Trois équipes françaises se sont déclarées, dont deux sont inscrites officiellement, ces divisions récurrentes des marins français ne sont-elles pas préjudiciables ?

Tel qu’est structuré le sport voile en France, ces « divisions » ne me paraissent pas choquante.

C’est le signe d’une bonne activité vélique avec un nombre importants de régatiers dans un petit pays, ce sport est très développée, par rapport à d’autres nations où il est concentrée au sein de yachts clubs, avec des institutions plus « rigides ».

Au niveau des financements, les teams français devront probablement trouver des fonds en dehors de l’hexagone pour accéder à la compétition.

L’essentiel du problème vient du fait que nous ne sommes pas assis sur une tradition de l’America’s Cup en France, tous les projets précédents étaient moins bien financés que les grosses équipes étrangères, sans permanence entre les différentes éditions.

Avec le passage au multicoque, beaucoup pensaient que les français seraient les mieux placés pour tenir la dragée haute aux autres équipes, mais il y a une structure, une culture du travail dans les grosses équipes qui est moins présente en France, ce qui explique la présence de trois équipes qui étaient déjà structurées lors de l’édition précédente.

Tu as navigué sur 60′ ORMA pendant plusieurs saisons, as-tu eu l’occasion de naviguer sur un des deux premiers MOD 70 ?

Non, pas encore, j’espère pouvoir le faire, nous partageons les mêmes pontons, nous naviguons sur le même plan d’eau, je reste très attentif à ce qui se passe sur cette série.

Interview de Tanguy Cariou (Alinghi)

© lloyd Images

Tanguy Cariou, tacticien du D35 et skipper de l’Extreme 40 Alinghi a accepté de répondre aux questions de Voile-Multcoques, concernant le début de saison de l’équipe suisse sur les deux circuits multicoques sur lesquels le team est engagé (Vulcain Trophy et Extreme Sailing Series).

Voile-Multicoques.com : Tu navigues depuis 2007 sur le D35 Alinghi, en tant que tacticien. Quelles sont les particularités du Lac Léman, ce lieu de régates assez particulier ?

Tanguy Cariou : Même si le lac est grand, les vents sont très instables et les prévisions difficiles.
On a soit l’influence des  flux d’ouest lorsque des perturbations océaniques attaquent la façade atlantique et traversent toute la France, soit un vent de nord Est quand il y une influence thermique.
Le petit lac (entre Yvoire et Genève) est en théorie la partie la plus ventée du plan d’eau.
Les conditions sont assez particulières avec des vents changeants en direction et en intensité. Il faut donc être opportuniste, les régates ici ne sont jamais jouées avant la ligne d’arrivée !

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Alinghi a toujours terminé sur le podium du championnat de Decision 35. Vous pointez en 3ème position du classement provisoire (après le Bol d’Or), quels sont vos adversaires les plus redoutables ?

A l’heure actuelle ce sont principalement les équipages qui viennent de l’étranger. Ces équipes sont structurées et organisées, et possèdent des moyens techniques et humains importants, comme Foncia et Artemis.
Le CER, le centre d’entrainement à la régate de Genève, effectue sa première saison sur le circuit, mais a également une approche très professionnelle, ils naviguent avec envie et passion, ce qui fait d’eux des concurrents redoutables.
Le Challenge s’est peu à peu professionnalisé, à quel niveau le situes-tu par rapport à un circuit international tel que les Extreme  Sailing Series sur lequel est également engagé Alinghi ?

Ces deux championnats sont assez difficiles à comparer, car les concepts sont différents.
Le D35 est un catamaran monotype mais les équipes peuvent travailler sur les voiles en respectant la jauge et un nombre de boutons par an contrairement à l’Extreme 40 où l’ensemble bateau et voiles est monotype.
Le travail de développement sur les voiles des D35 est donc important, nous disposons de plusieurs gennakers (creux, plats) même si nous ne pouvons en embarquer qu’un sur le bateau, d’un code 0, de solents.

Mais la plus grosse différence est qu’un manche de D35 dure 45 minutes à une heure, alors qu’une manche d’Extreme 40 ne dépasse pas 7 à 15 minutes. Au niveau intensité l’Extreme 40 est assez proche du match racing, le D35 est un peu plus proche d’une régate conventionnelle.

Pour faire une comparaison avec le ski,  le D35 est un slalom géant avec un parcours dans l’axe, une piste et des skis bien préparés, l’Extreme 40 serait plus du boardercross, avec une piste plus « surprenante ».

 Les D 35 naviguent depuis sept ans dans un cadre monotype, reste-t-il des améliorations possibles à apporter au catamaran, ou s’oriente-t-on vers un changement de classe ?

Sur les cinq dernières années, le bateau a peu évolué, il pourrait bien sûr être « relooké » avec des grands voiles à cornes, des lignes plus tendues à l’avant, ce qui améliorerait les performances.
Mais il faut conserver le compromis entre performances sportives et contraintes économiques. Jusqu’ici le circuit se portait bien, le nombre de bateaux est passé de 12 en 2010 à 10 réguliers cette saison, le circuit se déplacera en Méditerranée, je ne sais pas si les dix seront présents pour ces deux dernières étapes.
Il faudra suivre l’évolution, voir si le relookage apporterait une nouvelle vie à la classe ou si il faut continuer sur ces bateaux avant d’envisager un nouveau circuit.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Deux étapes du Vulcain Trophy seront courues en Méditerranée en fin de saison, cette nouveauté peut-elle changer la donne par rapport à un championnat classique couru exclusivement sur le Léman ?

Complétement, l’intérêt de ce circuit est de courir sur des multicoques très pointus à régler, très performants, dans des conditions très changeantes sur le lac ; sur ces plans d’eau ouverts en Méditerranée, nous allons probablement rencontrer des vents plus réguliers, des conditions plus stables. Au niveau tactique les possibilités seront peu être un peu plus limitées, nous pouvons aussi imaginer  des manches avec plus de vagues, ce qui sera probablement difficile sur ces bateaux. La découverte sera probablement intéressante, il faudra ensuite en tirer les conclusions à la fin de la saison.

Quel a été le programme d’entrainement d’Alinghi avant le début du Vulcain Trophy ?

L’équipe est constituée des mêmes personnes depuis maintenant 4 ou 5ans, ce qui constitue un point positif, car le support est bien connu, comme le plan d’eau, avec des vents changeants. Il est donc difficile de faire de bonnes sessions d’entrainement, nous essayons donc de faire du qualitatif avec 30% de navigations seul et 70% sur des parcours avec d’autres équipages, ce qui correspond à une quinzaine de jours d’entrainements avant la saison.

Alinghi est engagé sur l’autre grand circuit de régates en multicoque, les Extreme Sailing Series, l’équipe est actuellement en 7ème position du classement provisoire, quelles sont vos ambitions pour cette saison ?

Nos ambitions sont clairement meilleures que notre place actuelle, Alinghi est une équipe avec une histoire importante et riche sur les dix dernières années, depuis la fin de la 33ème Coupe de l’America en février 2010, la structure de l’équipe a beaucoup évolué en passant de 150 à une petite dizaine de personnes.

Nous avons voulu nous engager sur ce circuit Extreme 40 pour maintenir la compétitivité d’Alinghi en étant présent sur un circuit international.

Une grande partie de l’équipage a découvert ce circuit lors de la première étape à Oman, nous avons maintenant fait un tiers de la saison, et les trois épreuves courues ne correspondent pas à nos attentes, nous pouvons objectivement faire mieux que lors de ces trois étapes.

© lloyd Images

Quelle est la plus grande difficulté sur ce circuit ? L’exiguïté des plans d’eau, le format court des régates etc ?

Tout est difficile sur ce circuit, d’abord l’intensité, avec des manches très courtes, nombreuses, avec  peu de temps entre celles-ci, sur des plans d’eau très petits avec beaucoup de bateaux et un niveau assez élevé.

C’est un circuit où chaque régate est un combat, il faut se battre, attaquer, être agressif, parfois avec de la réussite, d’autre fois sans, nous faisons des erreurs, mais nous devons tout de suite passer à la régate suivante. Nous pouvons difficilement analyser entre les manches, prendre du recul.

J’ai fait différentes choses (Coupe de l’America, multicoque ORMA, Jeux Olympiques, Tour de France, match-racing),  mais ce circuit montre immédiatement les forces et les faiblesses des équipages : manque de puissance, d’agressivité, de gestion etc, ce qui est parfois moins flagrant sur d’autres compétitions.

Tu as participé à deux America’s Cup (en 2003 et 2007 avec les défis français), que penses -tu de la prochaine avec le passage au multicoque ?

C’est une évolution normale des choses, les dernières éditions de la Coupe de l’America en monocoque ne correspondaient pas au niveau actuel de la technologie en matière de voile.
Le programme est ambitieux par rapport au contexte économique, avec des séries annuelles (America’s Cup World Series), nous verrons combien de participants accèdent aux sélections des challengers.

Un avis sur les catamarans monotypes AC 45 à ailes rigides qui naviguent depuis quelques mois ?

Les bateaux ont l’air réussi, même si les retours sont peu nombreux, mais les images sont intéressantes.
L’aile amène de l’évolutivité à la plate forme, ce qui compense les faiblesses des multicoques.

Tu as navigué sur 60′ ORMA pendant plusieurs saisons, que penses-tu du nouveau circuit qui est amené à le remplacer et des nouveaux trimarans monotypes MOD 70 ?

J’ai eu l’opportunité de naviguer sur le MOD n°1 (barré par Steve Ravussin), le bateau est très bien conçu et s’adaptera très bien à des traversées de l’Atlantique ou à des tours de l’Europe, qui seront de belles épreuves.
Les courses en multicoques océaniques manquent au paysage vélique actuel.

8 Challengers pour la prochaine Coupe de l’America

Des quatorze challengers pré-inscrits, il n’en reste finalement que huit, qui devraient participer à la prochaine America’s Cup à San Francisco en 2013.

Les participants à la 34ème America’s Cup seront :
Chine – China Team, Mei Fan Yacht Club
France – Aleph – Équipe De France, Aleph Yacht Club
France – Energy Team, Yacht Club de France
Italie – Venezia Challenge, Club Canottieri Roggero di Lauria
Nouvelle-Zélande – Emirates Team New Zealand, Royal New Zealand Yacht Squadron
République de Corée – Team Korea, Sail Korea Yacht Club
Suède – Artemis Racing, Kungliga Svenska Segel Sallskapet
Un huitième participant sera annoncé lors d’une conférence de presse le 23 juin, il s’agit d’un team européen

Etats-Unis – ORACLE Racing, Golden Gate Yacht Club, (Defender)

© Gilles Martin-Raget (America's Cup)

Iain Murray,  Directeur de course pour la 34ème America’s Cup et PDG d’America’s Cup Race Management : « La liste des compétiteurs est réellement globale, elle reflète un mélange d’équipages chevronnés aux côtés de jeunes talents issus des meilleurs événements de voile, la nouvelle vision de l’America’s Cup a permis à des équipes provenant d’Asie, d’Europe, d’Océanie et d’Amérique du Nord de participer à la Coupe dans un format de course dynamique, innovant et spectaculaire à bord de catamarans à aile. »

Cependant pour certains d’entre eux, l’avenir n’est pas assuré puisque le budget de l’équipe n’est pas bouclé, c’est notamment le cas des deux équipes françaises qui figurent sur la liste des huit challengers, à savoir Aleph et Energy Team.

La troisième équipe française, All4One menée par Stéphane Kandler et Olivier de Kersauson, a préféré ne pas s’inscrire sans avoir bouclé son budget, ils espèrent signer rapidement un partenariat  avant de s’engager de façon définitive, et ce malgré le risque de refus du challenger.

Ces équipages disputeront l’ensemble des America’s Cup World Series, qui débuteront en août à Cascais sur les catamarans monotypes à aile rigide AC45. Oracle Racing qui alignera deux bateaux, Artemis et Emirates Team New Zealand feront figure de favoris, puisqu’ils s’entrainent depuis plusieurs mois sur les AC45. Energy Team, mené par les frères Peyron et qui devrait être barré par Loick Peyron et Yann Guichard devrait recevoir son bateau début juillet, Aleph qui sera barré par Alain Gautier secondé par Bertrand Pacé à la tactique ne recevra le sien que le 30 juillet, leurs entrainements seront donc réduits au strict minimum.

Les commentaires des responsables des équipes :

China Team, Wang Chaoyong, Team Principal : China Team est un challenger chinois authentique puisque de nombreux équipiers chinois seront embarqués sur un bateau construit en Chine. Nous sommes actuellement en train de recruter des marins chinois à travers une série de camps d’entraînements dans toute la Chine. En parallèle, notre équipe actuelle s’entraîne aux côtés de médaillés olympiques en multicoques à bord du AC45 de China Team, afin que l’équipage soit prêt pour participer à la première World Series en août prochain. China Team représente réellement l’esprit du sport en Chine. Alors que la voile est encore un sport récent en Chine, nous serons à même de défier les meilleurs équipages au monde pour tenter de s’emparer du plus prestigieux trophée nautique.

ALEPH – Équipe De France, Philippe Ligot, Directeur Général : Aleph est fier de poursuivre l’héritage de la France dans le pinacle des événements de voile qu’est l’America’s Cup. L’America’s Cup est un défi fantastique en matière de construction et de compétences en voile. Les nouveaux bateaux et le format promettent de transformer un événement magnifique en une compétition encore plus passionnante. Aleph a vraiment hâte de régater ici à San Francisco.

Energy Team, Bruno Peyron, Manager Général : Energy Team est un challenger de l’America’s Cup qui dispose d’une expérience immense issue des plus grandes courses en multicoques.
Avec ce nouveau format, il existe une opportunité prometteuse d’exceller dans l’America’s Cup. Le public français adore les courses en multicoques donc ce changement pour des bateaux nouveaux et dynamiques sera très positif pour l’audience française. Et je suis certain que la passion que les Français ont pour les multicoques rapides sera globalement partagée une fois que les gens auront vu ces équipages s’affronter.

Venezia Challenge, Dario Valenza, Responsable des opérations : Cette nouvelle formule est très prometteuse, c’est un format capable de séduire les sponsors et le public. Venezia Challenge mettra en place des campagnes itinérantes avec des émissions de télévision et de radio en Italie et un village de la course sera organisé dans les principales villes pour également atteindre le marché du grand public pas seulement les passionnés de voile. Techniquement, il s’agit d’un nouveau niveau de jeu, les bateaux sont fantastiques, le format garanti des régates au contact et les dépenses sont contrôlées en limitant le développement de la performance du bateau et en mettant l’accent sur la régate. Notre équipage se constitue d’un formidable groupe avec lequel c’est un plaisir de travailler.

Emirates Team New Zealand, Kevin Shoebridge, Directeur des Opérations : Emirates Team New Zealand, double vainqueur de l’America’s Cup, travaille sur les multiples challenges engendrés par les changements radicaux de bateau et de format. L’équipe se réjouit du choix de San Francisco mais reconnaît que la transposition de cette nouvelle vision à la réalité nécessite un effort massif de la part de tous les acteurs.

 

© Gilles Martin-Raget (America's Cup)

Team Korea, Kim Dong-Young, Team Principal : Nous sommes fiers de représenter le tout premier challenge de la République de Corée de l’America’s Cup. Avec un nouveau bateau et un nouveau format, la République de Corée peut participer à l’America’s Cup pour la première fois avec une plus grande chance de succès. Nous avons hâte de former notre équipe et de régater en AC45 au Portugal.

Artemis Racing, Terry Hutchinson, Barreur : L’AC45 est un bateau de haute performance, puissant et qui se manœuvre bien en navigant au contact. L’aile apporte définitivement de la performance aux AC45 et lorsqu’elle est associée aux autres technologies à bord, il s’agit définitivement d’un pas en avant en matière de régate en multicoque. Les régates promettent d’être serrées et pleine d’action, tout en sollicitant au maximum les équipiers à bord. De ce fait, en tant de régatiers, nous devons nous montrer flexibles, agiles et physiquement au top, prêts pour faire face à tout ce que ces courts mais très intenses parcours nous réserveront.

ORACLE Racing, Russell Coutts, Président Directeur Général : Ces bateaux et dans sa plus grande version l’AC72, ont pour objectif de tester les meilleurs régatiers mondiaux. Il s’agit de repousser les limites et de gagner de l’assurance afin que votre équipage soit plus performant. Et cela pourrait constituer la différence entre gagner et perdre.

 

 

Russell Coutts chavire en baie de San Francisco

L’équipe d’Oracle Racing avait organisé une journée média à San Francisco pour découvrir les AC 45, les conditions de vent étaient forte et la journée s’est soldé par le chavirage du catamaran barré par Russell Coutts, un des équipiers a traversé l’aile rigide, heureusement, aucun des équipiers n’a été blessé durant cette figure de style.

James Spithill, l’autre skipper du team, a commenté: « C’est un changement radical. Ces bateaux sont à l’opposé complet des ACC. Si tout le monde porte des casques, c’est qu’il y a une raison. Le risque est important, ce sont probablement les bateaux les plus exigeants athlétiquement que j’ai vus, les bateaux les plus rapides du moment. Et pour en tirer le maximum, vous devez les pousser ».

© Gilles Martin-Raget

Le bateau devrait de nouveau être à l’eau dans quelques jours pour poursuivre les entrainements avant le premier America’s Cup World Series programmé à Caiscais  du 6 au 14 août. Les AC 45 qui devaient initialement être utilisé uniquement pour les America’s Cup World Series de 2011 seront finalement utilisé  de 2011 à 2013, ce qui permet de retarder la date de mise à l’eau des AC 72 à juillet 2012, laissant plus de temps aux teams en recherche de partenaires (comme les trois prétendants français).

Les noms des challengers définitifs devrait être dévoilé demain au cours d’une conférence de presse organisée par le challenger.

Point sur l’America’s Cup

La Coupe de l’America a toujours connu des rebondissements, la 34ème n’y échappera pas, avec le forfait de l’équipe italienne Challenger of Record (et qui a donc négocié le protocole de la compétition), Mascalzone Latino, Vincenzo Onorato, le patron du team avait pourtant trouvé des financements pour cette campagne, mais, selon lui, pas assez pour être compétitif (à savoir une centaine de millions d’euros).

Côté français, le flou règne également, les trois équipes en lice se répondant avec divers communiqués de presse, sans qu’aucune annoncé officielle ne soit faite, Aleph Sailing (Gautier/Pacé) serait toujours en négociations avancées, tout comme All4One(Kandler/Kersauson), certaines rumeurs prédisent également un budget permettant la construction d’un AC 72 pour l’Energy Team des frères Peyron…
CNN a d’ailleurs consacré une émission au projet Energy Team.
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Les tests en flotte des AC 45 sont désormais terminés, seul Emirates Team New Zealand  reste sur place pour poursuivre les entrainements, Artemis et le China Team ont envoyé leurs catamarans à Valence avant l’étape portugaise prévue en août, les bateaux du defender Oracle transiteront par les Etats Unis avant de rejoindre l’Europe.

Poursuite des entrainements pour les AC 45

Les sessions de tests se poursuiven en Nouvelle Zélande pour les équipages des AC 45, un sixième exemplaire du catamaran à aile rigide monotype a été mis à l’eau cette semaine, ce bateau est désormais la propriété de l’équipe chinoise, l’équipage, sous la direction de Mitch Booth a effectué ses premières sorties en baie d’Auckland.

© Gilles Martin-Raget

Les test ont porté sur les formats de match race, ce format de course à deux bateaux avait été critiqué lors du choix du multicoque comme support de la Coupe de l’America. La vidéo publiée par l’équipe du defender, Oracle Racing, d’une phase de pré-départ face à Artemis Racing montre un pré-start très disputé, avec des bateaux qui restent au contact, tout en étant très manoeuvrants, les puristes pourront émettre des doutes sur les capacités des multicoques au match racing, mais ces deux minutes d’images sont tout de même très favorable à ce choix.

© Gilles Martin-Raget

Etape mouvementée à Qingdao et 1ère victoire pour Luna Rossa

La première journée des Extreme Sailing Series de Qingdao s’était déroulée sans accrocs dans des conditions modérées, Dean Barker et ses hommes démontraient leurs qualités d’adaptation au multicoque en terminant la journée en tête du classement. Le skipper néo-zélandais a débuté son apprentissage du catamaran en octobre dernier sur un Extreme 40 lors de la dernière étape des Extreme Sailing Series avant de poursuivre les navigations sur des Class A et sur l’AC45 depuis quelques mois.

L’autre équipe engagée sur l’America’s Cup, Artemis, terminait seconde devant Red Bull, The Wave Muscat, les français du Gitana Team étaient malmenés en cette première journée en 7ème place derrière Alinghi et Luna Rossa.

Pierre Pennec et son équipage reprenait le dessus jeudi avec une cinquième place provisoire, ETNZ menait toujours la flotte devant Red Bull,  Alinghi et Luna Rossa ; Artemis sombrait à la 7ème place.

La journée de vendredi a été des plus mouvementées avec une collision entre Oman Air et The Wave Muscat lors de la première manche, puis pas moins de quatre chavirages (plus d’un tiers de la flotte), le premier à ouvrir la sérié était The Wave Muscat lors de la seconde manche du jour, Torvar Mirsky, qui débute dans la série après de longues années en match racing, heurtait le mât lors du chavirage, tout comme son tacticien, entrainant la casse de celui-ci, la cinquième et dernière manche du jour était de loin la plus animée avec les chavirages de Red Bull Extreme Saling, GAC Pindar et Oman Air. Ces chavirages sont probablement dûs à des conditions assez instables sur le plan d’eau, tant en force (15 noeuds établis, 25 en rafale), qu’en direction avec des bascules de 100°, comme l’expliquait Pierre Pennec : « Sur le plan d’eau, le vent a été très oscillant tant en force qu’en direction. Nous avons eu de 0 à 25 nœuds, avec une dominante de brise car nous avons eu de la pétole uniquement sur le début de la deuxième manche, et un vent très irrégulier en direction, avec des variations de plus de 100° occasionnées par les nombreux buildings qui encerclent le port. Les risées (rafales de vent brutales) demeurent ce qu’il y a de plus dangereux sur l’eau car malgré les réglages le bateau monte haut. Tout l’équipage était extrêmement concentré sur les écoutes et il m’annonçait sans cesse le vent à venir, ce qu’il se passait pour nos concurrents sur le plan d’eau et cela afin d’anticiper au maximum les éventuels problèmes »


Tous les équipages pouvaient être présents le lendemain dans des conditions nettement plus légères (5 noeuds) avec deux manches de match racing pour débuter la journée, puis quatre courses en flotte, Dean Barker perdait le leadership au profit de Luna Rossa, barré par Paul Campbell James (vainqueur du circuit l’année dernière), Alinghi poitait à la 3ème place devant Groupe Edmond de Rothschild.

La journée de dimanche était de nouveau décisive, les hommes de Pierre Pennec coiffaient l’équipage d’Alinghi et de Red Bull et obtenaient la 3ème place derrière Luna Rossa et Emirates Team New Zealand.

Au classement général, Groupe Edmond de Rothschild pointe toujours en tête devant ETNZ, qui fait de plus en plus figure d’outsider, Luna Rossa grâce à cette victoire  pointe à la 3ème place.

Classement de l’Extreme Sailing Series 2011 après le Grand Prix de Qingdao
1. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) –  20 points
2. Emirates Team New Zealand (NZ) – 18 points
3. Luna Rossa (ITA) – 18 points
4. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 17 points
5. Artemis Racing (SWE)  –  16 points
6. Alinghi  (SUI) –  13 points
7. The Wave, Muscat (OMA) – 10 points
8. Oman Air (OMA) – 7 points
9. Team Extreme (EUR) – 7 points
10. Niceforyou (ITA) – 4 points

Artemis Racing sur tous les fronts

L’équipe Artemis Racing, challenger pour la Coupe de l’America met tous les moyens possibles pour se préparer au mieux à cette compétition en multipliant les navigations en multicoques.

L’équipe est engagé sur les Extreme Sailing Series, elle navigue depuis quelques semaines sur son AC45 à Auckland, elle devrait commencer très bientôt des sessions d’entrainements sur le 60′ ORMA (ex Gitana 12).

On apprend également aujourd’hui que Paul Cayard et ses hommes prendront part au Vulcain Trophy (ex Challenge Julius Baer) qui se court sur les catamarans D35. L’équipage se composé de :

Torbjorn Tornqvist (Skipper, Barre)
Julien Cressant (Embraque)
Paul Cayard (Tactique)
Sarah Gundersen (N°1)
Terry Hutchinson (Grand Voile)
Yvan Ravussin (Embraque)