Deux nouveaux catamarans de « croisière » à l’eau

  • Vitalia II, le maxi catamaran ex Orange II, a été mis à l’eau hier au chantier Multiplast à Vannes, là même où il avait été construit.

Le catamaran est l’ancien détenteur des records  des 24 heures, de la Méditerranée, de l’Atlantique Nord et du Trophée Jules Verne, il était alors mené par Bruno Peyron.
Le refit a demandé 30000 heures de travail à l’équipe Multiplast. Le catamaran va débuter les essais en mer en Bretagne pendant un mois, avant de rejoindre la Méditerranée puis les Antilles cet hiver.
François Bich, le propriétaire dispose désormais du catamaran de croisière le plus rapide du monde. Le skipper du bateau sera Vladimir Dzalba Lyndis, ex équipier de Bruno Peyron et détenteur du Trophée Jules Verne sur Orange I de 2002 à 2004.
Le catamaran Vitalia II dispose d’un site internet dédié, à découvrir ICI

  • Un autre catamaran de croisière sur le devant de la scène, le Gunboat G4. Ce 40′ est en effet le premier foiler de course-croisière.
    La partie appendices a été confiée à Mischa Heemskerk, un habitué du Class A.
    La catamaran participe actuellement aux Voiles de St Barth avec des performances en temps réel honorables face à des bateaux beaucoup plus grands, il est cependant handicapé en temps compensé par son rating.

GUNBOAT G4 from Gunboat on Vimeo.

Mise à jour du 19/4 : le catamaran Timbalero III (Gunboat G4) a chaviré dans la dernière manche des Voiles de St Barth, aucun équipier n’est blessé. Le bateau a chaviré par le côté au portant alors qu’il était à une vitesse de 25 noeuds. Le bateau a été retourné, le gréement est intact.

Wipe Out from Gunboat on Vimeo.

L’actu des maxis Multis en bref

  • Le catamaran de 36m ex Orange II, dont Bruno Peyron était skipper, va entrer en chantier chez Multplast pour un refit.  François Bich, descendant de la famille Bich, s’est porté acquéreur du multicoque, qui va être transformé en bateau de grande croisière. Il sera doté d’une nacelle profilée de 70 m²  derrière la poutre de liaison avant. Six cabines seront aménagées dans les coques accueillant 3 couples d’invités et un équipage de 5 personnes.

Vitalia II après transformation © Narrative

Bruno Peyron, l’ex skipper : » Je suis fier de cette histoire de conquête, fier de ce bateau qui m’a offert mon 3ème Trophée Jules Verne, fier de mes compagnons avec lesquels nous avons passé tant d’heures et de nuits magiques autour du monde mais je suis heureux que François Bich et le chantier Multiplast aient l’audace d’entamer une transformation aussi radicale et ambitieuse. Elle marquera probablement un tournant dans l’évolution des maxi catamarans de grande croisière et …J’aime l’audace !« 

  • Francis Joyon a bouclé son parcours sur la Route de l’Amitié entre Bordeaux et Rio en 13 jours, 03 heures, 05 minutes et 19 secondes sur 4812 milles du parcours théorique, soit une moyenne sur l’orthodromie de 15,27 nœuds, le skipper d’IDEC a en réalité parcouru 910 milles de plus sur l’eau : 5722 milles nautiques à 18,16 nœuds de moyenne. En dehors du but caritatif de ce record, il s’agissait d’un excellent entrainement en vue de la Route du Rhum dont le départ sera donné en novembre. Les explications du skipper :

« Avant le départ de Bordeaux, j’imaginais mettre autour de 15 jours. Donc 13 jours c’est plutôt bien compte tenu de la route très à l’ouest que j’ai du emprunter pour rebondir sur les bordures des dépressions de l’Atlantique, puis de la grande épaisseur du Pot au noir (300 milles, ndr) où j’ai été certes ralenti, mais sans jamais m’arrêter complètement. Et puis cette trajectoire a été un excellent entraînement pour la Route du Rhum : quand j’ai pu enfin basculer sur une route sud dans l’Atlantique, je n’étais plus qu’à deux jours de mer de La Guadeloupe ! J’ai parcouru beaucoup de milles, beaucoup plus que sur la route théorique… et j’ai encore appris des choses. Chaque mille qui passe, chaque manœuvre me fait progresser encore dans la connaissance du bateau. Mon chrono est bien sur améliorable, à la faveur d’une météo qui permettrait une trajectoire plus directe. Je suis très satisfait parce qu’IDEC prouve qu’il est encore rapide et qu’il est solide. Je n’ai rien cassé de majeur. Les petits pépins techniques rencontrés sont de la routine, vraiment minimes. Je vais tous pouvoir les résoudre moi même, ici au Brésil. Ce ne sont que des détails. Aucun souci de ce côté là donc. »

 

  • Yann Guichard, Dona Bertarelli et leur équipage ont repris leurs entrainements sur le maxi trimaran Spindrift 2. Leurs première sortie s’est déroulée sans problème avec 15 à 25 nœuds de vent.

Yann Guichard, skipper : « La saison commence et c’est génial. Quel plaisir de reprendre les navigations et de redécouvrir ce bateau. J’ai d’excellentes sensations et le bilan technique est très positif. Après les modifications réalisées, Spindrift 2 se comporte comme nous l’avions imaginé. Avec l’équipage, nous sentons que le bateau est toujours aussi sain mais plus léger et encore plus nerveux. Nous avons aussi vraiment beaucoup gagné en rapidité de manœuvres. Globalement, même s’il nous reste du travail de calibration des instruments de navigation pour mettre des chiffres sur ces ressentis, l’équipe peut être fière du chemin parcouru. Nous sommes partis plein Ouest, jusqu’à la limite du plateau continental européen, avant de descendre sous Arcachon pour remonter par l’Ile d’Oléron. Nous avons donc pu tout sonder à bord. Le nouveau gréement a été poussé dans 25 nœuds de vent et a passé les tests. C’est un point crucial cette année puisque nous avons adapté le mât en vue du double programme des records en équipage puis de La Route du Rhum en solo. Le jeu de voiles a aussi été essayé entièrement à toutes les allures et je tire un coup de chapeau à North Sails qui a fait du très bon travail. Nous franchissons donc une nouvelle étape avec succès. Le travail de performance va pouvoir débuter»

Dona Bertarelli : « Après ces longs mois d’hiver et ce chantier qui a demandé un travail considérable, c’est un réel bonheur que de retrouver toute l’équipe pour tirer nos premiers bords. Spindrift 2 n’a rien perdu de sa prestance ni de sa vivacité, bien au contraire ! Paré de ses nouveaux partenaires, le maxi-trimaran file sur l’eau mieux que jamais. Il suffisait de voir les sourires de chacun lorsqu’au premier déroulé (de voile d’avant), nous nous sommes vite retrouvés à 35 nœuds. »

Création d’un collectif Ultim par les armateurs des maxis multis solo

Banque Populaire, Macif et Sodebo, armateurs  ou futurs aramateurs de maxis multicoques solitaire ont annoncé aujourd’hui la création du Collectif Ultim. Leur but est de soutenir cette « nouvelle » classe et de la doter d’un programme de courses sur 4 ans réservé aux multicoques de 80 pieds et plus.

Ce nouveau Challenge Ultim prévu dès 2015 intégrera un tour du monde en solitaire en 2017 et au minimum une course intermédiaire, les autres années, celle-ci aurait pour format du solo ou du double.

Les bateaux éligibles à intégrer ce collectif devront être maniables en solitaire sans assistance électrique ou hydraulique devront s’aligner au moins au départ d’une course par an.

Les trois bateaux de Banque Populaire (Banque Populaire VII, ex Groupama 3, mené par Armel le Cléac’h), le futur Sodeb’O Ultime (ex Géronimo en cours de modification mené par Thomas Coville), et le futur Macif (mené par François Gabart) seront aligné sur ce circuit, reste à convaincre d’autres armateurs de les rejoindre.

© Yvan Zedda/BPCE

Yann Guichard espère pouvoir modifier son maxi trimaran de 140′, Spindrift 2 (ex Banque Populaire V), afin de l’adapter au solitaire et pourrait être un candidat convoité, mais aussi redouté du fait de la puissance de son bateau.

Francis Joyon et son sponsor possède un bel outil, mais même si le duo détient les quatre records majeurs en solitaire, le trimaran âgé de 6 ans, ne devrait pas avoir le potentiel de vitesse du futur Sodeb’O ou Macif.

L’actuel Sodeb’O (105′), quasi sistership d’Idec sera à la vente l’année prochaine et pourrait grossir les rangs de la classe, Lionel Lemonchois et Prince de Bretagne sont dotés d’un trimaran de 80′ mais celui-ci est plus adapté à des transatlantiques qu’à un tour du monde.

Marc Thiercelin cherche toujours un financement pour réparer l’ex Oman Air Musandam (sistership de Sodeb’O), tout comme Philippe Monnet qui possède l’ex B&Q Castorama (précédemment mené par Ellen MacArthur).

Le polonais Roman Paszke a déjà tenté deux tours du monde sur son maxi catamaran Bioton, mais a renoncé  à deux reprises au large de l’Amérique du Sud. Reste également disponible un catamaran qui pourrait être adapté au solitaire : l’ex Orange 2 de Bruno Peyron.

Thierry Bouvard, Responsable du Pôle Programmes Editoriaux et Sponsoring de Banque Populaire
« Banque Populaire est un acteur impliqué dans la voile depuis plus de 25 ans. Nous avons toujours été favorables à ce que les grands bateaux participent à des courses, et s’affrontent les uns aux autres dans un esprit de compétition et de partage des émotions. Nous sommes ravis de voir aujourd’hui les forces fédérées autour du Collectif Ultim pour offrir au public des moments forts de voile, d’aventure humaine comme nous les aimons tant. »

Jean-Bernard Le Boucher, Directeur des programmes de course au large du groupe Macif
« La Macif porte des valeurs de solidarité, d’innovation, de performance et de partage. Ces mêmes valeurs animent les armateurs qui fondent le Collectif Ultim. C’est une chance pour Macif de s’engager dans ce programme ambitieux à partir de 2015. Notre objectif est de repousser collectivement les limites de la Course au Large en solitaire, synonyme d’aventure et d’émotions pour un large public. »

Patricia Brochard, co-Présidente de Sodebo
« L’esprit pionnier et aventurier est toujours à l’origine de la réussite des entreprises qui, comme les marins, osent ou ont osé se lancer dans des paris audacieux. La création du Collectif Ultim est née de la volonté de plusieurs armateurs de construire ensemble un projet pour relever de nouveaux défis et le partager avec un large public. La liberté d’agir pour créer notre avenir nous anime au quotidien. »

Armel Le Cleac’h, skipper de Banque Populaire
« Je suis heureux de la dynamique qui est en train de naître, qui va permettra à ces formidables bateaux de se confronter et ainsi, de nous offrir de nouvelles aventures. »

François Gabart, skipper de MACIF
« C’est un nouveau défi à relever pour faire grandir nos rêves et les partager avec le plus grand nombre. »

Thomas Coville, skipper de Sodebo
« Cette dynamique collective est une chance unique pour promouvoir les fondamentaux véhiculés par la course au large : liberté, engagement, partage. »

Energy Team renonce à la Coupe Louis Vuitton, 1ers bords pour l’AC72 néo zélandais

L’équipe française menée par les frères Peyron, Bruno et Loick Peyron renonce à une participation aux phases de sélection pour la Coupe de l’America, la Louis Vuitton Cup, et ce malgré des progrès dans la construction de ce défi avec un accord de coopération avec Oracle Racing et un budget bouclé au 2/3. Ils considèrent que le risque de lancer la construction d’un AC72 est trop important et que les objectifs initiaux ne seraient probablement pas atteints.

Bruno Peyron : « Nous avons toujours exprimé le fait que nous n’irions pas pour faire de la figuration. Cette décision est donc cohérente par rapport aux objectifs que nous nous sommes fixés avec le Yacht Club de France et qui demeurent les mêmes : créer une équipe capable de rivaliser au plus haut niveau et de ramener la Coupe de l’America. Nos bons résultats cette saison doivent servir l’avenir et nous permettre de continuer à construire ce grand Défi, Challenger pour la Coupe de l’America. Nous pouvons tous être fiers du travail accompli en si peu de temps, mais il ne faut pas tenter le tout pour le tout, au risque de tout perdre. Si la phase finale de notre projet ne s’est pas avérée possible cette année, projetons-nous d’ores et déjà dans la 35e America’s Cup… ».

La participation de l’équipe est d’ores et déjà assurée pour la saison des America’s Cup World Series, mais avec un seul AC45.

Il n’y aura donc que quatre challengers qui tenteront de ravir le pichet au defender américain, à savoir, Artemis Racing, Emirates Team New Zealand, Luna Rossa et Team Korea.

Les néo-zélandais ont été les premiers à lancer leur AC72, qui a navigué pour la première fois en baie d’Hauraki mardi. Cette première sortie dans une brise de moins de 10 noeuds aura duré 5 heures, pendant lesquelles l’équipage a pu se faire une première idée de ces catamarans à aile rigide. Peu d’informations ont filtré sur cette navigation, il semblerait que le bateau atteigne assez facilement deux fois la vitesse du vent.

© Chris Cameron

En ce qui concerne l’architecture du bateau, il semblerait que l’équipe kiwi ait développé des dérives en S, qui se rapprochent de ce qui avait été tenté sur Alinghi 5, François Chevalier décripte le dessin du multicoque sur son blog et dévoile les plans de forme du catamaran.

L’équipage a effectué une seconde journée aujourd’hui, la sortie a été écourtée suite à un incident mineur sur la partie avant de l’aile.

Energy Team triomphe à Venise

L’équipage de Loïck Peyron sur Energy Team s’est imposé en course en flotte sur cet acte de Venise des America’s Cup World Series, les français seront restés en tête de cet événement du début à la fin, malgré une journée de samedi difficile avec une 8ème et une 5ème place ; néanmoins, ils n’ont pas failli pour l’ultime journée de régates hier en remportant la dernière manche du Fleet Racing Championship.

Le suspense était maximum avant cette dernière régate puisque sept des neuf engagés pouvaient encore espérer remporter l’événement, en effet, six points seulement séparaient Energy Team, leader (43 points) et Team Korea et Artemis six et septième avec 37 points. L’équipage français étaient sous la menace directe des deux bateaux de Luna Rossa qui ne possédaient qu’un point de retard.

Loïck Peyron et ses équipiers ont fait une course parfaite dans un vent faible, environ 5 noeuds, Energy Team prend un bon départ, alors qu’Artemis et Luna Rossa Swordfish sont trop tôt sur la ligne et écopent donc d’une pénalité. Energy passe la bouée de dégagement dans le sillage d’ETNZ et devant Oracle Spithill.

Les français effectuent la bonne opération à la marque 2 et creuse une belle avance sur James Spithill grâce à une meilleure pression ; l’équipage continue dans ce vent plus soutenu alors que le reste de la flotte reste encalminée à la bouée 2 avec de nombreux contacts entrent les catamarans, quasi arrêtés au passage de cette bouée, l’avance se porte alors à 500m.

Les Italiens de Luna Rossa Swordfish brillant jusqu’ici ferment à plus de 3 minutes du catamaran français. Oracle Spithill conserve sa deuxième position devant Artemis et ETNZ

Alors que tout le monde pense que la victoire ne peut échapper à Energy Team, l’équipage tombe dans la pétole à l’avant-dernière marque, ETNZ a pris l’avantage sur Artemis. Cet « arrêt » permet à Spithill de revenir progressivement sur l’AC45 françai, les deux bateaux au ralenti sont désormais au contact à moins de 50m, commence alors une bataille d’empannages, Oracle lance les hostilités, bien couvert par les français qui contrôlent le bateau américain jusqu’à la ligne d’arrivée qu’ils passent 8 secondes avant James Spithill. Emirates Team New Zealand complète le podium de cette dernière manche devant Artemis, les cinq autres bateaux ne parviennent pas à boucler le parcours dans les 10 minutes qui suivent et sont déclarés DNF.

Loick Peyron : « Nous avons commis quelques erreurs mais qui ont sûrement rendu le jeu encore plus passionnant pour le public. Les conditions étaient très compliquées et il y avait beaucoup de pression. Mon sentiment ? Heureux bien sûr. On s’est fait un peu peur sur la fin, talonné par Oracle qui est revenu très fort sur nous. On n’était pas très serein avec le vent qui est tombé sur la fin et la pression de Oracle qui revenait. Je suis très heureux de cette victoire, très content de notre bon départ et du travail réalisé par tout l’équipage. C’est un grand bonheur pour une petite équipe comme la nôtre de remporter cette victoire. On est au top ce soir, temporairement sans doute mais c’est un résultat très symbolique ! »

Bruno Peyron : « C’est beaucoup de joie partagée ce soir par toute notre petite équipe qui a beaucoup travaillé. Après trois journées en tête au classement, il fallait que nous confirmions aujourd’hui. Avec cette victoire, on ne parle plus de surprise ou de coup d’éclat, on commence à nous considérer comme faisant partie des Top Team. Il nous fallait cette victoire pour démontrer que le talent de notre équipe n’est pas que potentiel et que nous pouvons gagner. Il nous faut assumer ce statut et continuer à avancer pour convaincre nos partenaires. Cette victoire est la meilleure réponse que l’on pouvait apporter à ceux que l’on souhaite voir s’engager avec nous dans ce défi français pour la prochaine Coupe de l’America ».

En match race, le résultat final est le même qu’à Naples mi-avril, la finale du Match Racing Championship a opposé Luna Rossa – Piranha à Artemis Racing. Et les Suédois se sont imposés face aux italiens, Terry Hutchinson conserve donc son avantage face à Chris Draper.

Au classement général de la saison 2011-2012 (cumulant les résultats des courses en flotte et en Match Race),Oracle Spithill  creuse son avance sur Emirates Team New Zealandavec 4 points d’avance contre un seul avant cet acte de Venise, les néo zélandais voient également revenir l’équipage d’Artemis Racing qui a 9 points de retard, Energy Team se replace en 4ème position avec six points de retard sur Artemis.

Le dernier rendez-vous des America’s Cup World Series 2011-2012 aura lieu du 26 juin au 1er juillet aux Etats-Unis, à Newport Rhode Island.

Classement général des America’s Cup World Series 2011-2012 (après 5 événements sur 6)

  1. ORACLE TEAM USA-Spithill…84 points
  2. Emirates Team New Zealand…80 points
  3. Artemis Racing…71 points
  4. Energy Team…65 points
  5. Team Korea…56 points
  6. ORACLE TEAM USA-Bundock…53 points
  7. Luna Rossa-Piranha…34 points
  8. China Team…31 points
  9. Luna Rossa-Swordfish…21 points

Classement final du Fleet Racing Championship – Venise

  1. Energy Team…74 points
  2. ORACLE TEAM USA Spithill…58 points
  3. Emirates Team New Zealand…54 points
  4. Artemis Racing…52 points
  5. Luna Rossa Piranah…43 points
  6. Luna Rossa Swordfish…43 points
  7. Team Korea…37 points
  8. ORACLE TEAM USA Bundock…22 points
  9. China Team…18 points

Classement final du Match Racing Championship – Venise
Match final : Artemis Racing bat Luna Rossa – Piranha : 1-0

  1. Artemis Racing
  2. Luna Rossa-Piranha
  3. ORACLE TEAM USA-Spithill
  4. Energy Team
  5. Emirates Team New Zealand
  6. Team Korea
  7. Luna Rossa Swordfish
  8. ORACLE TEAM USA-Bundock
  9. China Team

Energy Team s’associe à Oracle Racing

Le Challenger français pour la Coupe de l’America,  Energy Team, dirigé par Loïck et Bruno Peyron, a annoncé aujourd’hui un accord technologique majeur avec le Defender américain ORACLE RACING dirigé par Russell Coutts.

Celui-ci porte sur un transfert technologique de tous les développements architecturaux et technologiques réalisés par ORACLE, pour la construction de son AC72. L’équipe française bénéficiera donc des plans de la plate forme de l’AC 72 du defender et de son aile, ceci permet à Energy Team de gagner un temps considérable et lui garanti un bateau abouti dès sa mise à l’eau, en effet cet AC72 sera la seconde version du catamaran américain qui a prévu de construire deux bateaux.

Ceci permet également à l’équipe française de réduire sensiblement son budget, puisque la partie budget et développement n’aura pas lieu d’être, ce qui rend également son offre marketing très compétitive pour d’éventuels sponsors.


Bruno Peyron : « Cet accord va changer beaucoup de choses et il a trois conséquences immédiates pour nous. Il va d’abord nous permettre de rattraper d’un seul coup le retard technologique que nous avions sur les Top Team, dont certains travaillent depuis plus de deux ans. Si nous y arrivons, cet apport technologique peut désormais nous permettre de nous battre pour la phase finale avec un bateau extrêmement performant et abouti. Enfin, le gain de temps et l’économie réalisée en Recherche et Développement va nous permettre de proposer aux partenaires avec qui nous discutons, une offre extrêmement compétitive en termes de communication et de retour sur investissement. »
Le projet d’Energy Team est donc de construire un seul AC72 et de le mettre à l’eau le plus tard possible, afin de
bénéficier des ultimes développements de l’équipe américaine, avec un début de construction en juillet 2012, pour une livraison début mars 2013. Le chantier Multiplast à Vannes est déjà réservé pour cette construction, le multicoque devrait être transporté par avion  directement sur sa base d’entraînement à San Francisco en mars 2013, avec un programme d’entraînements intensifs de 3 mois, d’avril à juin 2013.

Le budget du team français est donc sensiblement abaissé avec un cout estimé à  15 M€, sur la période 2012 / 2013, soit au minimum trois fois moins que les autres équipes qui s’aligneront sur la Louis Vuitton Cup.

Russell Coutts, CEO Oracle Racing : « La prochaine édition de l’America’s Cup va réunir les meilleurs marins, les bateaux les plus rapides et vise un modèle économique accessible. Cet accord avec Energy Team permet de réaliser ces trois  objectifs. Loïck et Bruno ont réalisé de fabuleux exploits en multicoque. Avec le meilleur de la technologie mise à leur  disposition, ils ont le potentiel pour atteindre le plus haut niveau dans la Coupe de l’America.”
Bruno Peyron, CEO Energy Team : « Cet accord entre Oracle Racing et Energy Team démontre s’il en était besoin le changement d’époque et d’esprit que nous vivons actuellement avec l’America’s Cup. Je remercie Russell Coutts et Larry Ellison pour la confiance qu’ils nous accordent. Nous avons maintenant toutes les cartes en main pour nous permettre de réussir, voire même de créer la surprise. »
Loïck Peyron, Skipper Energy Team : « Cet accord historique exprime de manière on ne peut plus claire et symbolique la révolution culturelle qui anime l’America’s Cup. C’est un pas de plus dans une démarche novatrice qui démontre l’état d’esprit partagé par tous les acteurs de cette épreuve exceptionnelle ».
Thierry Reboul, Marketing Manager : « C’est un formidable accord car il va permettre à un ou plusieurs partenaires de rejoindre Energy Team pour l’America’s Cup 2013, dans le cadre d’une offre imbattable en termes de coût et de retour sur investissement. »

L’Energy Team des frères Peyron challenger pour la Coupe de l’America ?

L’information reste à confirmer, mais Ouest-France annonce que les frères Peyron devraient officialiser leur challenge pour la 34ème Coupe de l’America dans une quinzaine de jours.

Photo copyright Bo Struye

L’Energy Team devrait donc représenter la France face aux autres challengers Artemis Racing (SUE), Emirates Team New Zealand (TNZ) et Luna Rossa (ITA) et au challenger américain Oracle Racing, l’équipe disposerait d’un budget de 15 millions d’euros, bien loin de celui souhaité au départ et du niveau de leur concurrents estimé à 75 millions au minimum.

Les français devront se contenter du package AC72 vendu par ACRM basé sur une plate forme imaginé par le cabinet  d’architectes VPLP (spécialisés dans les multicoques et auteurs de la plupart des 60′ ORMA, des maxis trimarans, et de USA-17), de l’aile et des voiles réalisés par North.

D’ici leur participation aux éliminatoires de la Coupe, dans le cadre de la Louis Vuitton’s Cup, les français poursuivront leur préparation sur le circuit des America’s Cup World Series, avec espérons le autant de succès que lors de l’étape de San Diego ; Yann Guichard reprendra la barre de l’AC45, avec également l’arrivée d’Arnaud Psarofaghis sur le catamaran en remplacement de Peter Greenhalgh.

 

05/04/12 : Rectificatif : les frères Peyron et le Team Energy ont passé un accord technologique avec Oracle Racing, le defender américain, qui leur permettra de bénéficier des plans du 1er catamaran AC72 d’Oracle Racing, ils n’utiliseront donc pas le pack ACRM ; mais le pack du design team de l’équipe américaine qui planche sur le sujet depuis plusieurs années et qui a la plus grande expérience en ce qui concerne l’aile rigide.

Banque Populaire V de retour à Lorient à 16h, après un Trophée Jules Verne victorieux

L’équipage du trimaran Banque Populaire V a décroché le Trophée Jules Verne vendredi soir à 23h15 après 45 jours 13 heures 42 minutes 53 secondes de mer, les marins ont bouclé leur tour du monde après 29 002 milles à une vitesse moyenne de 26,51 nœuds.

Ces marins ont été accueilli par une foule nombreuse à Brest hier matin, ils seront de retour à leur port d’attache à la BSM de Lorient cette après midi vers 16h, pour un nouvel accueil triomphal.

L’équipage du maxi a donc effectuée une superbe boucle autour du monde, maintenant le trimaran en avance sur le record de Groupama 3 sur l’intégralité du parcours.

Loïck Peyron, Juan Villa, Ronan Lucas, Thierry Chabagny, Yvan Ravussin, Pierre-Yves Moreau, Emmanuel Le Borgne, Kevin Escoffier, Xavier Revil, Jean-Baptiste Le Vaillant, Brian Thompson, Thierry Duprey Du Vorsent décrochent leur premier Trophée Jules Verne, alors que Fred Le Peutrec entre dans le cercle des doubles détenteurs (Groupama 3 en 2010) et Florent Chastel des triples vainqueurs (sur Orange I et II en 2002 et 2005) de ce tour du monde.

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Loïck Peyron, skipper du Maxi Banque Populaire V :  » Ce ne sont pas seulement 45 jours de mer que nous venons de faire, ce sont des décennies de travail, des années d’engagement de la part de Banque Populaire dans la voile. Il faut rendre hommage également à Pascal Bidégorry qui a conçu ce bateau et à Hubert Desjoyeaux qui l’a construit et nous a malheureusement quitté il y a peu, et à toute cette équipe bien sûr. Ce genre d’histoire nous fait monter en pression pendant pas mal de temps et il faut être patient pour que ça retombe aussi. Nous avons eu cette chance extraordinaire de pouvoir nous reposer les uns sur les autres. La confiance que nous avions les uns dans les autres fait qu’on est assez reposé paradoxalement. Etonnement, cette course n’est pas la plus fatigante. Tous les records sont fait pour être battus et celui-là le sera un jour où l’autre. S’il y a un bateau pour le battre, c’est celui-là ! « .

François Pérol, Président du Groupe BPCE  : » Cet exploit d’un équipage de quatorze hommes aussi talentueux que résolus constitue un magnifique symbole de la vitalité et de la force de l’esprit d’entreprendre. Tous les collaborateurs se reconnaissent dans l’aventure collective de Loïck Peyron, de son équipage et toutes celles et ceux qui à terre ou en mer  ont participé depuis 5 ans à la réalisation de ce projet « 

Yves Breu, Directeur Général de la Banque Populaire de l’Ouest : «  L’histoire de ce projet, c’est l’illustration parfaite de l’état d’esprit qui anime Banque Populaire au quotidien, une banque audacieuse, qui stimule et encourage les initiatives : soutenir et accompagner dans la durée toutes celles et ceux qui ont un rêve, y croient, se donnent les moyens de le transformer en projet concret et le conduire à la réussite « 

Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire et navigant :  » Je suis content que nous décrochions ce record parce que je me dis que le travail paie et que ça fait du bien de s’acharner et de se dire qu’on va y arriver, d’y croire, de se battre pour que les choses évoluent. J’avais ce rêve de gosse de faire le tour du monde, passer le Cap Horn, aller dans le Sud, voir les immenses vagues, les douze mètres de creux dans l’Indien. J’ai été très touché par l’accueil ici à Brest. On avait la terre de manière épisodique et on savait que l’histoire avait l’air de prendre. Mais d’arriver ici et de voir la digue noire de monde, on se dit que c’est dingue. Je n’aurais pas rêvé une arrivée aussi belle. C’était beaucoup d’émotion pour nous, mais également du côté de l’équipe technique, c’est leur récompense aussi. Ils n’ont pas vu les Kerguelen mais ils ont vu ce monde. C’est une immense fierté pour eux et aussi pour notre partenaire parce que Banque Populaire fait de la voile par conviction mais c’est bien aussi quand ça paie. C’est magique, je garderai cette arrivée toute ma vie dans ma tête. J’étais convaincu que Loïck Peyron était quelqu’un de brillant. J’avais envie de travailler avec ce Monsieur depuis déjà longtemps et il est plus que brillant. Il est doué pour tout ! C’est un vrai leader, tout le monde a eu envie de se saigner pour lui et il a trainé le groupe derrière lui  « 

Kévin Escoffier, responsable du bureau d’études et navigant : » Je savais que j’aimais beaucoup faire du bateau mais tu as toujours le petit doute quand tu pars 45 jours de te demander si tu vas toujours autant apprécier… Eh bien oui ! J’ai vraiment adoré chaque instant, à aucun moment je ne me suis dit : qu’est-ce que je fais là ? J’ai tout adoré, chaque moment je voulais que ça dure plus longtemps. C’est fantastique, ça me conforte d’autant plus dans ce que je fais, autant sur le plan technique que sur le plan marin. J’avais la casquette technique qui faisait que je me devais d’anticiper les problèmes parce que j’étais un ce deux qui connaissait le mieux le bateau en tant que responsable du bureau d’études « .

Marcel van Triest, routeur à terre :« Jusqu’à Bonne Espérance, tout s’est enchaîné correctement, avec le temps qu’on avait imaginé au départ de Ouessant et du vent tout le temps. Souvent l’Indien est un plat de résistance, pour nous ça s’est très bien passé. Il n’y avait pas de glaces et on pouvait plonger dans le Sud. Du coup on est passé au Sud des Kerguelen ce qui n’est pas très habituel avec un bateau comme ça. A l’Est de l’archipel nous avons rencontré notre deuxième épisode de glaces et la situation météo nous a permis de monter très Nord. Jusque là, tout s’était déroulé parfaitement. Après on a eu un Pacifique compliqué, avec l’hésitation de plonger Sud dans une mer très formée ou aller chercher une dépression qui tombait d’Australie. Ca s’est bien passé mais c’était déjà un peu complexe. Après on s’est trouvé avec ce vaste champ de glaces dans le Pacifique Sud et une météo pas coopérative pour la première fois. On a mangé notre pain noir et contourné une grande accumulation de glaces mais on a quand même accepté d’aller dans une zone où il y avait quelques icebergs. C’était jouable parce qu’on était au près, en décembre soit le plein été austral qui nous donnait donc 23 heures de lumière par jour. C’était quand même compliqué de gérer tout ça, on est presque aveugle au niveau glaces et dans cette histoire je suis le borgne ! J’en sais trop pour être ignorant et pas assez pour être tranquille. On s’est retrouvé ensuite derrière la fameuse dorsale et même avec Banque Populaire V on n’a pas pu la percer. On a vraiment tenté trois fois de la passer, mais c’était comme un vrai mur et la seule façon de se rapprocher du but c’était de longer le mur et de faire du Sud. Atlantique Sud, ça s’est très très bien passé. Sur la remontée, on fait un petit bidet qui n’était pas vraiment nécessaire, le seul reproche que j’ai peut-être à me faire. Dans le Nord, il y avait des milles supplémentaires à faire mais c’était un choix relativement simple à faire. On est content de ce qu’on a fait avec cette météo. J’ai longtemps pensé qu’on pouvait arriver en dessous des 45 jours, avec un Atlantique Nord normal on l’aurait fait. Un jour, en réunissant tous les éléments, je pense que les 40 jours seront tenables « .

Les réactions des anciens détenteurs :

Olivier de Kersauson : « C’est vraiment très bien ce qu’ils ont fait. C’est même exceptionnel. Je pense à Hubert Desjoyeaux qui en a construit quelques uns de ces bateaux exceptionnels. Le trophée Jules-Verne est un parcours ultime, c’est le record de référence. »

Franck Cammas : « Ils ont réalisé une première partie de tour du monde incroyable avec parfois plus de 2000 milles d’avance. Sur la seconde moitié, ils ont tenu le rythme pour finir avec plus de deux jours d’avance. C’est évidemment une super performance car c’est toujours compliqué de faire un tour du monde. A bord de bateaux qui vont aussi vite, il faut savoir tenir le rythme, les mener à la juste vitesse pour ne pas casser. L’équipage de Banque Populaire a su le faire et c’est du beau boulot. Il y a souvent eu de la frustration dans les trois dernières années. Je pense donc à ceux qui n’ont pas eu la chance de naviguer. Je tire aussi un énorme coup de chapeau à Ronan Lucas, le team manager. Entre la construction et la navigation, c’est lui qui s’est le plus impliqué dans ce projet. […] On peut évidemment descendre sous les 45 jours avec Groupama 3 comme avec Banque Populaire. Il faut juste avoir cette part de réussite avec la météo et avec le matériel. [….] 

(Concernant Fred Le Peutrec, qui faisait parti de l’équipage victorieux sur Groupama 3 en 2010)  Fred n’avait rien à perdre. Bravo à lui. Il est de tous les beaux projets. C’est un super barreur qui sait aller vite, en finesse. »

Bruno Peyron : « De manière symbolique et émotionnelle, oui, je suis ravi. Toute la famille est contente, on en plaisante en disant qu’on va ramener à la maman un quatrième Jules-Verne à la maison. Le hasard a fait que j’ai été le premier à le lancer, et à chaque fois qu’on me l’a pris, je suis retourné le chercher. Là, Loïck me venge de Cammas, c’est très bien, et j’ai envie de dire que si on nous le reprend, on y retournera ! »

A lire également l’interview de Pascal Bidégorry, l’ancien skipper du maxi trimaran sur Sud Ouest, de Loïck Peyron sur Ouest-France et le Télégramme ; de Vincent Lauriot Prévost, architecte du bateau, qui revient sur les possibles améliorations du trimaran, toujours sur Ouest France.

Retour en Atlantique pour l’équipage de Banque Populaire V

Les quatorze marins constituant l’équipage de Banque Populaire V ont franchi le Cap Horn ce matin à 7 heures 50 minutes et 30 secondes ce 23 décembre (heure de Paris), après 30 jours 22 heures 18 minutes et 48 secondes de mer. La traversée du Pacifique n’aura pas été de tout repos pour l’équipage qui aura du faire face à une vaste zone de glaces à contourner, puis à une dorsale anticyclonique qui les a longuement ralentis, Banque Populaire V affiche donc un chrono de 10 jours 15 heures 7 minutes et 15 secondes entre la Tasmanie et le Cap Horn, ce record intermédiaire reste donc la propriété de Bruno Peyron et de l’équipage d’Orange II en 2005 avec un temps de 8 jours et 18 minutes.

Les conditions de mer étaient trop musclées pour un passage à vue du troisième cap de ce tour du monde, comme l’explique le skipper Loick Peyron : «  Il n’a pas été possible de passer plus proche du cap Horn, les conditions de mer qui sont déjà pas mal formées là où on se trouve, sont encore plus fortes du côté du caillou. Mais les jeunes impétrants du bord sont tous cap-horniers et ils sont ravis ! Les conditions nous permettent d’attaquer un petit peu, plus que ce qui était possible il y a une semaine ou dix jours, parce qu’aujourd’hui nous n’avons plus qu’une journée d’avance ».

© BPCE

Le retour du vent a permis à l’équipage d’allonger la foulée depuis hier, Banque Populaire V file donc à plus de 30 noeuds  à l’Est, vers la Géorgie du Sud, le skipper :  » Le vent va mollir toute la journée d’aujourd’hui et se renforcer demain, au Nord Ouest d’une dépression centrée sur la Géorgie du Sud. Une fois qu’on aura empanné, on va pouvoir faire du Nord et retrouver de la chaleur. Ce risque d’être la remontée à l’Equateur la plus rapide que j’ai jamais faite. A priori ce sera dans des temps meilleurs que celui de Franck Cammas et son équipage, et que le record absolu détenu par Bruno, mon grand frère « .

En effet Marcel van Triest, routeur à terre prévoit une remontée rapide vers l’Equateur, il donne également une estimation possible du temps de ce Trophée Jules Verne  :  » Ils vont avoir une mer relativement musclée et vont devoir faire ce crochet par la Géorgie du Sud. Demain matin, ils vont empanner et remonter plein Nord. Ce sera la journée des grands changements. Pour l’instant, ils devraient être très rapides jusqu’au large de l’Uruguay. Ensuite, il y a aura une transition au large du Brésil. Ils devraient arriver à l’Equateur entre sept et huit jours, ce qui est un temps très correct. Au final, il n’est pas impossible de s’approcher des 45 jours… »

Le maxi Banque Populaire V possède ce soir 560 milles d’avance sur le temps de Groupama 3.

Le défi Energy Team des frères Peyron, Challenger de l’America’s Cup

Energy Team, initié par Loïck et Bruno Peyron est officiellement devenu Challenger pour la 34e  pour la 34e America’s Cup, ce défi porte les couleurs du Yacht Club de France.

Ce second défi français (après l’Aleph Team mené par Alain Gautier et Bertrand Pacé) est donc le sixième Challenger pour la conquête de l’aiguière d’argent.

Bruno Peyron est le manager global du projet, Loïck le skipper en titre des futurs bateaux. L’équipe ambitionne la construction de son catamaran AC 72par le chantier Multiplast à Vannes, le début de la construction étant prévue pour septembre prochain, avec une mise à l’eau en avril 2012.

Dès mars 2011,l’ Energy Team devrait prendre livraison d’un premier AC45, les frères Peyron espèrent également multiplier les plateformes d’entrainement multicoque : quatre Class A, quatre F18, un D35, unExtreme 40, un G-Class (l’ex-Orange II qui servira de bateaux de relations publiques), deux AC45 et deux AC72; ainsi que quatre répliques d’AC72 à à l’échelle 1/3.

Ce défi français sera installé sur la façade bretonne avec :

  • à Vannes, le chantier Multiplast, en charge de la construction et de développement technologique
  • à Lorient, la base des catamarans AC72 et du G-Class (ex Orange II)
  • à La Baule,  le lieu d’entraînement privilégié de l’équipe sportive, qui servira à l’ensemble des activités de relations partenaires et de relations presse.

Outre Bruno et Loick Peyron, Yann Guichard intègre le team en qualité de barreur N°2, Thierry Fouchier (vainqueur de la 33ème America’s Cup avec BMW Oracle) en tant que performer, tout comme   :Jean-Christophe Mourniac, Yves Loday devrait quand à lui assurer le rôle de coach des jeunes espoirs.

© Gilles Martin-Raget

 

On ne peut que se réjouir de cette inscription, et de l’intérêt des spécialistes du multicoque français pour cette Coupe de l’America, cependant ces annonces ne restent à l’heure actuelle qu’une déclaration d’intentions, puisqu’il semble qu’aucun sponsor n’ait encore décidé de rejoindre l’aventure, le Team Aleph semble être dans le même cas.

Les réactions des principaux intéressés :

Philippe Court, Président du Yacht Club de France : « …après que nous ayons tenté avec force mais en vain de réunir les deux équipes potentielles connues, il a paru non seulement normal mais nécessaire au YCF et à son Conseil de soutenir le projet de Bruno et de Loick Peyron et de porter un défi au Golden Gate Yacht Club en devenant Challenger Officiel pour la 34e Coupe de l’America. Normal car dans le nouveau format de l’America’s Cup, le palmarès de Bruno et de Loick en multicoques, grande spécialité française, leur légitimité donc, leurs compétences techniques et managériales, font de ces deux marins d’exception les meilleurs candidats à une tentative française dans la Cup. Nécessaire car il est dans le droit fil de la mission du YCF de participer à toute tentative qui peut donner à la France une chance sérieuse de prétendre (enfin) à une victoire dans la Coupe de l’America à laquelle la France a pourtant participé sans interruption depuis 1970 ».

Russell Coutts : « C’est fantastique d’avoir une équipe de plus inscrite et très compétitive, dans l’America’s Cup. Loïck et Bruno Peyron ont acquis une énorme expérience en multicoque et ils savent manier ces bateaux, notamment Loïck qui fut déjà très impliqué lors de la dernière America’s Cup. Je trouve que c’est fabuleux de les voir participer à la prochaine édition. Je sais qu’ils en avaient très envie et c’est génial qu’ils soient désormais inscrits ».

Richard Worth, CEO America’s Cup Race Management : « La Coupe de l’America présentera les meilleurs marins sur les bateaux les plus rapides et c’est pour cette raison que nous sommes heureux d’accueillir le Yacht Club de France et la formidable équipe de Energy Team, réputée pour sa grande expérience en multicoque ».

A lire, l’analyse de Matthieu Robert sur la situation des deux teams français, sur son blog Tribord Amure