Tour du Monde en Solitaire : nouvelle moisson de records pour François Gabart

Le skipper du trimaran MACIF n’en finit pas d’affoler les chronos depuis son départ de son tour du monde en solitaire.

©Vincent Curutchet / ALeA / Macif

Une semaine après le Cap Horn, François Gabart a déjà passé l’équateur dans un nouveau temps record hier, dimanche 10 décembre à 11h35, après seulement 36 jours 01 heure et 30 minutes de mer. Son avance sur le record de Thomas Coville est donc conséquente avec 5 jours 13 heures et 23 minutes de mieux au passage dans l’hémisphère Nord. Son écart par rapport au détenteur du Trophée Jules Verne est minime puisque François Gabart ne concède moins de 24h sur le temps réalisé par Francis Joyon et l’équipage d’IDEC Sport  (35 jours 4 heures et 09 minutes), il décroche donc le second temps équipage et solitaire confondus au passage de l’équateur.

Le marin a bénéficié de conditions favorables pour la remontée de l’Atlantique Sud il  s’octroie en plus le meilleur temps absolu sur le tronçon Cap Horn-équateur en 06 jours 22 heures et 15 minutes.

Le passage du Pot au Noir n’aura été qu’une formalité puisque le skipper a avalé la zone de convergence et navigue désormais dans les alizés.

A noter que des routeurs dont Christian Dumard, annoncent une arrivée en fin de semaine, samedi ou dimanche, avec un temps estimé entre 42 et 43 jours pour ce tour du monde.

Tour du monde en solitaire contre vents et courants dominants : Yves le Blévec au large du Brésil

Yves le Blévec navigue dans l’hémisphère sud depuis dimanche. Il avait en effet franchi l’équateur  en  8j 19h.

Il poursuit sa route au large de l’Amérique du sud dans un flux de sud est de 10 à 15 noeuds.

© Th.Martinez / Sea&Co.
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Yves le Blévec, skipper d’Actual Ultim :
« Le bateau est rapide, malgré une mer assez formée. Je me fais pas mal secouer, mais ça avance bien et sur la route. A partir de mercredi, en revanche, la donne va changer sensiblement …
 J’ai eu un peu de mal à m’endormir parce que ça gigotait pas mal, mais après je me suis bien reposé. Je suis à jour de sommeil, j’arrive à faire une à deux siestes par jour de 3/4h – 1h. Je suis en forme physiquement, je mange bien même si je n’arrive pas à finir mes rations journalières qui sont très copieuses !
 La fin de semaine s’annonce compliquée avec beaucoup de transitions et donc beaucoup de manœuvres. Il faudra bien anticiper chacune d’elle. Avec Christian, on se positionne longtemps à l’avance afin de trouver un bon timing entre chaque manœuvre. Le plus délicat c’est le changement de voile d’avant et notamment de gennaker qui demande beaucoup d’énergie. Il faut compter près d’une heure entre le moment où tu commences à abattre pour pouvoir affaler et celui où tu reprends ta route. Il faut bien réfléchir avant de décider de changer de voile, éviter de se fatiguer et de prendre des risques pour rien. 

 L’objectif est d’appréhender chaque transition l’une après l’autre, car ce sont des systèmes évolutifs. Jusqu’au 8 décembre, les prévisions sont claires, ensuite, cela peut changer. Dans deux jours, on commencera à voir un peu mieux ce qui se profile au niveau du Cap Horn qu’il devrait atteindre d’ici une dizaine de jours », souligne Christian Dumard, routeur d’Yves.

 Il est clair que le niveau d’attaque ne sera pas le même que ces derniers jours où j’étais rapide : ça va être beaucoup plus dur, je m’y prépare. Ce n’est pas une surprise »

Tour du Monde en Solitaire : le Horn pour François Gabart avec de nouveaux records à la clé

François Gabart a franchi dimanche 3 décembre 2017 à 13h20 le Cap Horn.
Le skipper du trimaran MACIF a franchi la longitude du Cap Horn après seulement 29 jours 3 heures et 15 minutes après son départ de Ouessant.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / MACIF

Le marin améliore de 2 jours 8 heures et 15 minutes le temps de référence en solitaire entre Ouessant et le cap Horn, de Thomas Coville (31 jours 11 heures et 30 minutes), et décroche  le deuxième temps de l’histoire des tours du mondes à la voile, solitaire et équipage confondus, puisque le marin se classe derrière  Francis Joyon et son équipage d’IDEC Sport en 26 jours 15 heures et 45 minutes.
Il établit dans le même temps  record absolu (solitaire et équipage confondus) de la traversée du Pacifique Sud (Tasmanie-Cap Horn) en 7 jours 15 heures et 15 minutes, soit 6 heures de mieux que l’équipage d’IDEC Sport.

La vacation de François Gabart au passage du Horn

Le skipper évolue à environ 300 milles au large des Falkland, sur une route quasi directe pour cette remontée au large des côtes sud américaines.

Le récapitulatif de la semaine du marin en vidéo :

Tour du Monde en solitaire : Près de 1000 milles d’avance pour François Gabart

Après 48 heures éprouvants, dans des conditions de mer difficile, François Gabart a retrouvé dans conditions plus favorables à son record, avec un mer moins formée.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / MACIF

Le trimaran MACIF a donc retrouvé des vitesses de l’ordre de 30 à 35 noeuds, et l’avance se majore à près de 1000 milles ce soir.
Il devrait conserver des conditions favorables jusqu’au Horn, grâce à une dorsale en cours de formation et qui lui permettra de  faire route directe vers le dernier grand cap de ce tour du monde.
En toute logique, François Gabart devrait se présenter au Horn dimanche soir avec deux jours d’avance sur le record de Thomas Coville.

 

 

 

 

 

Tour du Monde en Solitaire : François Gabart à l’avant d’une dépression musclée

François Gabart a fort à faire avec la dépression qui l’accompagne, plus que le vent fort, c’est l’état de la mer qui est plus problématique pour le skipper. Néanmoins ce phénomène météo pourrait l’amener directement vers le Horn s’il parvient à se maintenir à l’avant de celle-ci.

©Vincent Curutchet / ALeA / Macif

François Gabart, skipper du trimaran MACIF :
« J’essaie de rester à l’avant (de la dépression) pour échapper à son centre. Ce sera un peu la course pendant trois ou quatre jours. Je fais encore le dos rond face à cette mer qui est de plus en plus grosse, d’heure en heure, pour essayer de rejoindre le cap Horn le plus vite possible ». 

Qui plus est le marin s’est fait une frayeur hier en rencontrant un iceberg, dans une zone censée épargnée par les glaces dérivantes.

 

 

 

 

Actuellement François Gabart évolue par 50° sud, sur une route plus nord que celle de Sodebo, actuel détenteur du record, son avance s’est quelques peu réduit à 550 milles.

Tour du monde en solitaire contre vents et courants dominants : ralentissement pour Yves le Blévec

Quatrième jour de mer pour Yves le Blévec sur le trimaran. Actual, lors de cette tentative de record autour du monde en solo contre vents et courants dominants

Le skipper est sur une route quasi plein sud, il a passé les Canaries et négocie actuellement une zone de transition, qui le ralentit quelque peu

Yves les Blévec, skipper d’Actual Ultim :
« Ça fait déjà deux jours qu’on a fait le dernier point, le temps passe vite ! », lançait Yves ce matin. « Je commence à oublier mon statut de terrien. En mer, le quotidien, l’état d’esprit n’ont rien à voir avec ce que l’on vit à terre. Je prends la navigation au jour le jour. Tout va bien à bord, le vent avait baissé un peu la nuit dernière, j’ai pu bien me reposer. Je navigue prudemment, tant que c’est instable, avec des grains, je navigue un peu sous-toilé, ça apporte une certaine sérénité. Je suis en short et en T-shirt, mais avec le vent de face et le « spray » permanent des embruns, il ne fait pas encore très chaud. 

Ce tour du monde, c’est comme une montagne immense qui me barrait l’horizon le premier jour. Aujourd’hui, j’ai commencé à attaquer la pente, je ne vois plus le sommet.

Je n’ai pas d’impératif de vitesse, même si j’aime faire marcher correctement mon bateau, je n’ai pas trop d’états d’âme à lever le pied si nécessaire. »

© Th.Martinez / Sea&Co.
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Tour du Monde en Solitaire : 700 milles d’avance à l’entrée du Pacifique pour François Gabart

François Gabart s’est adjugé vendredi un nouveau record en solitaire sur le tronçon Ouessant-cap Leeuwin en 19j 14h 10’.

Il ne décroche pas celui de l’Indien qui reste la propriété de Thomas Coville  en 8 jours 12 heures 17 minutes contre 9 jours 13 heures 40 minutes pour le skipper de MACIF.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / MACIF

Il file désormais à une trentaine de noeuds dans le Pacifique.

François Gabart, skipper du trimaran MACIF :
« Je ne cache pas que je suis fatigué, ça fait deux-trois jours que je n’ai pas beaucoup dormi.  Avec les chocs assez violents, c’est dur de fermer l’œil. Les choses toutes bêtes peuvent devenir très compliquées, comme rester allongé ou assis dans un endroit sans bouger dans tous les sens. C’est compliqué aussi de manger, les conditions de vie sont difficiles, tu luttes pour tout.
 Je suis dans le dur. J’en ai bavé un peu, mais je ne vois pas comment les mers du Sud sur un multicoque de 30 mètres peuvent être une promenade de santé. Quand la vague vient déferler à l’étrave, elle a tendance à l’emporter avec elle. Si tu pars en surf dans le sens de la vague, tu accélères très fort très vite, mais tu t’arrêtes aussi très fort très vite en bas, et après, pour relancer, c’est infernal. Dans ces conditions, c’est dur d’avoir une trajectoire correcte ».

François Gabart va poursuivre sa descente dans le grand sud et devrait fleurter avec les 58° de latitude,  l’état de la mer devrait s’améliorer sous la Nouvelle-Zélande ce qui lui permettra de maintenir une cadence élevée. Il possède ce soir près de 700 milles d’avance sur le temps de référence de Thomas Coville.

 

Tour du Monde à l’envers en solitaire : nouveau départ pour Yves le Blévec et Actual hier

Yves le Blevec s’est élancé hier pour une nouvelle tentative de record autour du monde en solitaire contre vents et courants dominants.
Le skipper d’Actual Ultim avait été contraint de renoncer rapidement après le Golfe de Gascogne lors de sa première tentative, suite à une casse sur son chariot d’écoute de grand voile.

© Th.Martinez / Sea&Co.
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Il a coupé la ligne de départ, choisie au large de la Trinité sur Mer à 16 heures 55 minutes et 28 secondes, hier. Les conditions étaient clémentes, sans houle, avec quelques grains sur la ligne.

L’ambiance a rapidement changée avec une brise de nord-ouest de 20 à 30 nœuds et une mer formée dès l’entrée du  golfe de Gascogne.
Le skipper se trouve désormais près de la longitude du Cap Finisterre, il tire un bord vers l’ouest pour rejoindre la bordure de la dépression située au large des Canaries avant de plonger au sud.

Tour du Monde en Solitaire : François Gabart a accroché une dépression, direction le Leeuwin

Après une nuit de manoeuvres, François Gabart a accroché  la dépression née dans les  50èmes.

Le skipper a donc repris une route est, il a doublé les Kerguelen et navigue désormais à plus de 30 noeuds, de façon a ne pas être rattrapé par le gros de la dépression qui génèrera des vents de plus de 50 noeuds et un mer de 6 mètres.

Petit à petit, MACIF va également gagner quelques degrés dans le nord, avec en vue le Cap Leeuwin.

Ce soir le skipper possède 700 milles d’avance sur le record de Thomas Coville.

 

Tour du Monde en Solitaire : François Gabart par 54° sud

François Gabart, en lien avec son équipe de routeurs a dû changer ses plans, en effet, la dépression attendue s’est délitée, obligeant le skipper a pointé les étraves de son trimaran vers les 50èmes et plus.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / MACIF

Malgré tout, Jean-Yves Bernot a trouvé une porte de sortie au skipper, puisque le vent de Sud-Ouest passe au Nord-Ouest en se renforçant.
Le skipper a empanné il y peu dans ce flux qui devrait le porter au minimum jusqu’à la longitude du cap Leeuwin avec un minimum de manoeuvres.
Qui plus est cette route, même si elle s’est faite à vitesse réduite a l’avantage de réduire la distance à parcourir. L’avantage de François Gabart sur le record reste donc conséquent avec 817milles d’avance sur le record de Thomas Coville.
Avec la reprise d’une route est, cet avantage va de nouveau sensiblement augmenter dans les heures à venir.