Oman Sail s’engage en MOD 70

Oman Sail a annoncé son engagement dans la série des trimarans océaniques monotypes MOD 70 aujourd’hui, au cours d’une conférence de presse. Sidney Gavignet a été désigné comme futur skipper du trimaran aux couleurs de l’émirat. L’équipe recevra le MOD70 N°06 qui sera mis à l’eau en avril 2012.

Oman Sail est déjà présent depuis plusieurs années dans l’univers des courses à la voile au travers du circuit  Extrême 40, ainsi qu’en maxi multicoque avec l’engagement d’Oman Air (trimaran de 105′) sur la dernière Route du Rhum.
David Graham, PDG d’Oman Sail « Grâce au MOD70, le projet Oman Sail va rentrer dans une nouvelle ère. C’est un bateau très puissant et son équipage devra être capable de se confronter aux meilleurs marins du monde. Il sera déterminant pour nous de recruter les bonnes personnes pour ce projet et je sais qu’au sein du Sultanat nous avons un certain nombre de très bons marins qui mériteront leur place à bord et rendront fier Oman. C’est un projet charismatique qui va permettre à nos meilleurs marins de se confronter aux autres et de développer leurs compétences en voiles afin de donner envie à la nouvelle génération d’Omani de faire de la voile à son tour » 

Marco Simeoni, Président de MOD SA: « Cet engagement d’Oman Sail va dans le sens que nous nous sommes toujours efforcés de suivre : créer et développer une classe et un circuit international. Nous comptons aujourd’hui trois équipes françaises – Veolia Environnement, Foncia et Groupe Edmond de Rothschild –une équipe suisse Race for Water et un team Omani Oman Sail. Dans les semaines à venir, un autre team nous rejoindra officiellement. En résumé pour la première course du circuit, à savoir la KRYS OCEAN RACE en juillet 2012, nous aurons une flotte internationale avec aux manettes de nos MOD70 des skippers de renom et surtout de talent. Le circuit se construit pas à pas, sur des bases que nous espérons solides et valorisantes pour chacun. »

La mise à l’eau du MOD70 N°06 Oman Sail prévue en avril 2012 permettra à l’équipage mené par Sidney Gavignet de participer trois mois plus tard à la KRYS OCEAN RACE première course officielle du circuit MOD70.

Banque Populaire 5 remporte la Fasnet Race devant Gitana 11 et les deux MOD 70

L’équipage du maxi trimaran Banque Populaire V s’est  imposé sur la Fastnet Race, en bouclant les 608 milles du parcours aller-retour entre le Solent et le phare irlandais en 32 heures 48 minutes et 46 secondes, Loïck Peyron et ses hommes battant le record déjà détenu par Loïck Peyron depuis 1999 sur le 60′ ORMA Fujicolor.

L’équipage a réussi à tenir ses trois adversaires directs ( Gitana 11 et les deux MOD 70) dans le tableau arrière du trimaran de 40m, cette édition de la célèbre course du RORC s’est couru dans des conditions relativement clémentes pour ces multicoques : Loick Peyron : « Nous sommes partis avec du très beau temps ce qui nous a permis de faire un beau départ dans le Solent. Nous avons eu beaucoup de près pour dérouler la première partie du parcours. Des conditions très anglaises, avec assez peu de vent. Et puis heureusement, en virant une nouvelle fois le Fastnet –  un joli phare que nous croisons décidément beaucoup ces derniers temps – nous avons enfin eu 30 nœuds de vent pour redescendre vers la ligne d’arrivée ».

 Loïck Peyron et ses hommes auront eu affaire à un concurrent de taille sur cette course, avec Gitana 11 qui a tenu le rythme sur une bonne moitié du parcours et qui ne termine qu’à une heure du vainqueur :  « Nous avions déjà vu que notre concurrent direct, Gitana 11, allait bien, à l’occasion du Record SNSM. Une fois encore, ils n’ont pas été loin de nous, à nos fesses même. Cela nous a forcé à tenter des choses que nous n’aurions sans doute pas faites sans cette motivation. Nous avons vraiment régaté et ça nous a appris beaucoup de choses sur le bateau » .

Sébastien Josse et son équipage sur Gitana 11 ont donc peaufiné leur préparation à l’arrivée du MOD 70, aux couleurs de l’armement Rotshchild, d’une belle manière sur cette Fasnet en ne terminant qu’à environ une heure du nouveau détenteur du record de l’épreuve et une vingtaine de minutes avant les deux MOD 70 en lice. Le maxi-trimaran armé par le Baron Benjamin de Rothschild a parcouru les 608 milles théoriques du parcours en 33 heures 44 minutes et 36 secondes.

Sébastien Josse, skipper de Gitana 11 : « Nous avions déjà couru contre eux lors du record SNSM mais ils s’étaient rapidement échappé après le départ. Sur cette course, c’est assez incroyable car nous avons fait plus de la moitié de la régate au contact voire à vue par certains moments, notamment lors du passage du célèbre phare irlandais. Gitana 11 est puissant mais également très polyvalent, ce qui lui permet de garder une belle vitesse et de l’aisance dans les petits airs. C’est un beau bateau et il vient une nouvelle fois de le démontrer. C’est extrêmement stimulant d’être au contact, cela force à être appliqué. Contrairement à nos précédentes courses de la saison, où nous n’avions pas vraiment de concurrents de notre taille, la Rolex Fastnet Race était une première confrontation avec des voiliers proches du potentiel de Gitana 11. C’est bien plus facile de quantifier la performance du bateau et de l’équipage dans cette configuration là. Sur cette course, nous avons su exploiter le potentiel de Gitana 11 à 100 %. L’apprentissage est sur la bonne voie …»

Sébastien Josse revient sur les conditions météos et la confrontation avec Banque Populaire 5 : « Nous avons eu des conditions très maniables tout au long de la course. La sortie du Solent, ainsi que toute notre montée vers le rocher du Fastnet, s’est essentiellement faite au près avec un vent d’une quinzaine de nœuds et une mer relativement plate ; exception faite de notre premier passage à l’Ouest des îles Scilly où il y a eu quelques heures peu confortables dans une mer dure. Par contre, pour la descente entre la pointe Sud de l’Irlande et la pointe Ouest anglaise le vent a tourné et nous avons pu un peu ouvrir les voiles avec du reaching serré. Banque Populaire a profité de ces conditions pour faire parler ses 20 mètres supplémentaires et allonger la foulée. Puis, la fin de course le long des côtes sud anglaises a été marquée par de la glisse sous gennaker dans des vents faiblissants. Mais tous les bateaux de tête n’ont pas subi le même sort car le vent est rentré par le large et du coup nos poursuivants en ont profité pour recoller à notre tableau arrière dans les derniers milles, tout comme nous en avons profité pour revenir sur Banque Populaire sur la fin.»

 Les deux MOD70 menés par Roland Jourdain et Stève Ravussin se sont lancés dès le départ dans un véritable match-race, les deux trimarans ayant navigué sur une grande partie des 608 milles à vue.

Stève Ravussin et son équipage dont faisaient parti Dee Caffari et Pascal Bidégorry avaient mal entamer la course, en prenant un départ anticipé les obligeant à repasser la ligne, malgré tout l’équipage de Race for Water revenait au contact avant la sortie du solent.

Les deux équipages ne se départageront que sur les derniers milles, avec Veolia Environnement qui coupera la ligne 3 minutes et 23 secondes avant Race for Water après les 608 milles du parcours, ce qui promet de belles luttes pour les futures courses de la classe MOD 70

Stève Ravussin : «Ça a été une course formidable! Nous avons été au contact avec Veolia tout le temps. Quelquefois devant, quelquefois derrière. Vraiment intéressant. Et nous y sommes allés à fond tout le temps ! A la fin, c’est le meilleur qui a gagné. La classe MOD70 est une vraie monotypie: c’est l’homme qui fait la différence. Nous n’avons aucune excuse, ils ont juste été meilleurs que nous!»

Marco Simeoni , Président de Multi One Design et co-fondateur de la classe MOD70 avec Franck David et Stève Ravussin: «Je suis vraiment heureux de ce résultat. Les deux bateaux ont fait une course fantastique… Moins de 4 minutes entre les bateaux à l’arrivée après plus de 600 miles de course… Imaginez le spectacle l’année prochaine avec les 6 bateaux concourant dans la Krys Ocean Race et les 7 unités partant sur le European Tour en septembre 2012. Et nous prévoyons 12 bateaux pour l’Ocean World Tour. C’est un concept one-design unique pour un si grand multicoque océanique. Je me réjouis beaucoup de voir la flotte grandir très prochainement!»

Sébastien Josse, futur skipper du MOD n°4 qui sera mis à l’eau en avril 201 : « Tout en naviguant, j’ai toujours garder un œil sur la route des deux MOD 70. Sur le papier, les MOD et Gitana 11 sont assez proches en termes de performance. C’est une satisfaction de voir que les bateaux tiennent la cadence. Et c’est assez génial de voir des équipages arriver à quatre minutes d’intervalle après plus de 600 milles de course. Cela promet vraiment de belles bagarres, où l’équipage prendra toute sa dimension… J’ai hâte mais pour l’instant c’est une chance de pouvoir avoir cette position d’observateur avant de devenir l’un des acteurs de cette nouvelle classe de bateaux» confiait Sébastien Josse.

Rolanc Jourdain, skipper du MOD n°2 « On est toujours resté au contact avec Race for Water et on peut dire qu’il y a eu pas mal de changements aux avant-postes. C’était chaud. Nous sommes d’abord partis en tête après une belle sortie du Solent puis ils nous ont rejoints le long des côtes anglaises. Le spectacle était même hallucinant aux Scilly car nous étions tous les deux à plus de 25 nœuds, à deux longueurs à peine l’un de l’autre, au ras du phare de Bishop. C’est une super entrée en matière pour nous mais pour un match amical, nous étions déjà dans du haut niveau ! Je pense qu’aucun des deux bateaux ne voulaient lâcher et ça promet pour la suite !!! On peut en tout cas déjà dire que l’objectif est atteint parce que c’est vraiment de la monotypie, de ce côté-là, il n’y a pas de problème, le moindre petit relâchement ou problème se paie cash ! »  


La Fastnet Race est lancée

La célèbre Fastnet Race a été lancée ce midi pour les multicoques, les quatre plus grosses unités françaises ont pris les devants et devraient se disputer la victoire en temps réel. Le grand favori est le trimaran Banque Populaire V, skippé par Loick Peyron, tout juste arrivé de Cascais où il barrait l’AC 45 d’Energy Team. Le trimaran de 40m a pris la tête de la course dès la ligne de départ, dans un vent d’une quinzaine de noeuds.

© B.STICHELBAUT/BPCE

Gitana 11, l’ancien 60′ ORMA allongé à 77′ tient le rythme du maxi trimaran avec 0.5 milles de retard à 17h30, Sébastien Josse et son équipage sur le trimaran de l’armement Rothschild devancent les deux MOD 70 Véolia et Race for Water, avantage pour l’instant à Véolia de Roland Jourdain qui précède Race for Water de 0.2 mille.

B.STICHELBAUT/BPCE

Les skippers, avant le départ :

Roland Jourdain, skipper du MOD70 N°02, Veolia Environnement : « Il n’y a pas la pression d’un championnat, en revanche, chaque mille couru en course est important pour connaître le bateau. C’est aussi toujours important pour le team de se mettre en configuration course parce que c’est notre métier d’abord et que cela nous donne une dead line en tête pour mettre tout le « cirque Pinder » en route. Il ne faut donc pas rater le rendez-vous car cela nous permettra aussi – j’en suis sûr – d’en tirer plein de bonnes choses et d’enseignements pour le futur de la classe. »

Stève Ravussin, skipper du MOD70 N°01, Race for Water
«C’est une course fantastique et un format de compétition qui me plaît. C’est une sorte de marathon rapide, presque un sprint océanique, qui requiert de très bonnes compétences en navigation, mais aussi une tactique intelligente. Elle nous offre aussi une bonne dose d’adrénaline ! Ce sera également un grand moment pour notre classe, puisque ce sera la première course entre deux MOD70. Je me réjouis de courir contre Veolia Environnement ! »


Loick Peyron, skipper de Banque Populaire 5 :
 » Le départ se fait dans le Sacro Saint Solent, ça se passe dans la Mecque du yachting. Il va y avoir énormément de monde et forcément ça n’a rien de simple pour des machines comme Banque Populaire V. Les multicoques devraient partir en premiers, mais ça n’exclura pas les risques liés au nombre d’inscrits. Il va nous falloir être extrêmement vigilants et ce sera peut-être un peu compliqué de sortir de ce Solent et de négocier les difficultés qui vont très vite se présenter à nous comme les bancs de sable par exemple « .

Fred Le Peutrec : « Banque Populaire V est un avion de chasse » (Interview)

Fred Le Peutrec, barreur du  maxi trimaran Banque Populaire V, détenteur du Trophée Jules Verne sur Groupama 3, a répondu aux questions de Voile-Multicoques.com sur son début de saison à la barre de Zen Too, la future tentative de Trophée Jules Verne de Banque Populaire V.

Voile-Multicoques.com : Tu barres de nouveau un D35 cette saison, Zen Too, vous êtes actuellement en 9ème position au classement général, quels sont les objectifs de l’équipage cette année ?

Fred Le Peutrec : Cette saison n’est pas évidente, je navigue avec des gens dont la voile n’est pas le métier, ils ont donc assez peu de temps à consacrer au D35. Les entrainements sont très réduits, nous naviguons seulement la veille des régates, l’équipage manque donc d’automatismes dans le fonctionnement pour s’affirmer dans le haut du classement.

Voile-multicoques.com

Nous ne sommes pas très loin, la plupart du temps nous terminons à quelques longueurs des premières places.

L’objectif est avant tout de progresser, notamment sur les deux dernières manches en France.

Concernant les classiques courues sur le Léman (Bol d’Or et Genève-Rolle-Genève), quelles sont les difficultés de ces courses « longue distance » ?

La plus grosse difficulté réside dans les changements de systèmes météos, avec des effets de sites et beaucoup de transitions, qui ne sont pas systématiques.

Les locaux qui naviguent à l’année sur le Lac ont quelques automatismes qui permettent de déterminer des schémas, malgré tout, les effets de couloirs et de vents réservent beaucoup de surprises avec des vents différents qui se succèdent tout au long du Léman.

Voile-multicoques.com

Quel a été le programme d’entrainement de l’équipage avant le début du Vulcain Trophy ?

Nous avons eu seulement quelques sessions d’entrainement avec de belles conditions de vent en avril, ce qui représente 6 jours de navigation, sans confrontation aux autres équipages avant le début de la saison.

Deux grand prix seront courues en Méditerranée cette année, penses-tu que ces étapes peuvent changer la hiérarchie actuelle ?

Je ne pense pas que ces étapes hors du lac bouleversent le classement, les équipages au point resteront logiquement devant.

Le Léman est un beau stade pour naviguer, mais je crois que sortir de ce plan d’eau est une bonne chose pour la série puisque les bateaux naviguent uniquement sur le lac depuis plusieurs années avec des lieux de régates peu variés.

Le bateau en lui même n’est pas forcément très adapté à ce type de navigations, le catamaran n’aime pas la mer, mais en été et dans l’est méditerranéen de telles conditions de vagues sont peu probable.

Les D35 sont utilisés depuis 7 ans, penses-tu que les propriétaires s’orientent vers une nouvelle jauge ?

Tout dépendra de la direction vers laquelle les propriétaires veulent aller, puisque les décisions sont prises en assemblée générale. Cette série est avant tout un loisir pour eux, avec une ambition sportive plus ou moins importantes selon les propriétaires.

La donne est un peu différente désormais avec plusieurs séries de catamarans de 40′ et le passage de la Coupe de l’America aux multicoques, ce qui tire les différents circuits vers le haut.

Revenons à ta saison sur le Maxi Banque Populaire V, vous avez abandonné sur casse l’hiver dernier lors de la tentative de Trophée jules Verne, quel bilan tirez-vous de cette tentative concernant le trimaran ?

Ce bateau est un avion de chasse, qui s’inscrit dans l’évolution de Groupama 3, puisqu’il a été généré par le même cabinet d’architecte (VPLP), « il a le Jules Verne dans les jambes ».

Malgré tout, il faudra des conditions favorables pour réussir à battre le record, ce tour du monde est avant tout une histoire de trajectoires, le point primordial est de ne pas faire trop de route.

Le bateau a intrinsèquement un peu plus de vitesse que Groupama 3 dans certaines conditions, mais cet avantage ne permet pas de compenser en vitesse pure ce que nous pouvons perdre sur le contournement de l’anticyclone de Saint Hélène par exemple.

Banque Populaire V peut conserver des vitesses moyennes un peu plus élevées dans la mer formée, du fait de sa longueur et de sa masse.

Le trimaran semble donc plus à son avantage dans le vent médium et fort, qu’en est-il dans les vents faibles, que vous rencontrerez dans les zones de transition ?

Même en ayant navigué sur les deux bateaux, la différence est difficile à quantifier, il faudrait vraiment faire des speed-tests pour déterminer quel est le trimaran le plus rapide dans ces conditions.

Les comportements sont vraiment très proches, je pense que Groupama 3 est probablement un peu plus rapide dans la pétole, mais les différences ne sont pas substantielles.

Un avis sur les catamarans monotypes AC 45 à ailes rigides qui naviguent depuis quelques mois, et qui seront utilisés pour les séries préparatoires à l’America’s Cup ?

Les bateaux paraissent vraiment excitants, l’idée de naviguer avec une aile intéresse forcément tous les gens qui viennent du multi et qui régatent.

Cette voilure impose une logistique importante, ces innovations ne sont donc pas utilisables en dehors d’un circuit professionnalisé et structuré.

Les services de communication ont tendance à diffuser des images spectaculaires avec des chavirages, mais d’après les images dont nous disposons, les catamarans semblent particulièrement véloces et évolutifs dans toutes les phases de contacts serrés.

Ces AC45 permettent d’imaginer les régates en 72′ dans la mer et la brise de San Francisco, puisque ce plan d’eau est assez venté, les régates sur les AC72 seront probablement très spectaculaires voir dangereuses parfois du fait des vitesses élevées et des engagements forts dans les phases de contact.

Évidemment, ce circuit m’attire, comme tous les régatiers venant du multicoque.

© Gilles Martin-Raget

Trois équipes françaises se sont déclarées, dont deux sont inscrites officiellement, ces divisions récurrentes des marins français ne sont-elles pas préjudiciables ?

Tel qu’est structuré le sport voile en France, ces « divisions » ne me paraissent pas choquante.

C’est le signe d’une bonne activité vélique avec un nombre importants de régatiers dans un petit pays, ce sport est très développée, par rapport à d’autres nations où il est concentrée au sein de yachts clubs, avec des institutions plus « rigides ».

Au niveau des financements, les teams français devront probablement trouver des fonds en dehors de l’hexagone pour accéder à la compétition.

L’essentiel du problème vient du fait que nous ne sommes pas assis sur une tradition de l’America’s Cup en France, tous les projets précédents étaient moins bien financés que les grosses équipes étrangères, sans permanence entre les différentes éditions.

Avec le passage au multicoque, beaucoup pensaient que les français seraient les mieux placés pour tenir la dragée haute aux autres équipes, mais il y a une structure, une culture du travail dans les grosses équipes qui est moins présente en France, ce qui explique la présence de trois équipes qui étaient déjà structurées lors de l’édition précédente.

Tu as navigué sur 60′ ORMA pendant plusieurs saisons, as-tu eu l’occasion de naviguer sur un des deux premiers MOD 70 ?

Non, pas encore, j’espère pouvoir le faire, nous partageons les mêmes pontons, nous naviguons sur le même plan d’eau, je reste très attentif à ce qui se passe sur cette série.

Première victoire pour le MOD 70

Stève Ravussin et ses hommes d’équipage ont remporté la 1ère course sur laquelle était aligné un MOD 70, la AF Stockholm Round Gotland Race ; ils se sont imposés devant un 60′ ORMA, l’ex Groupama, désormais nommé Samsung Challenge, mené par Klabbe Nylof.

Bien que les deux bateaux aient pris des options différentes dès le départ, le skipper  de Race For Water est satisfait de son bateau qui s’est montré performant dans le petit temps face au 60′ ORMA suédois :
«L’ambiance a été excellente à bord tout au long de la course, et l’équipage a fait un travail remarquable. Dès le départ, nous avons été confrontés à des conditions de vent très légères, ce qui n’était pas très rassurant. En effet, notre concurrent principal, le Samsung Challenge de Klabbe Nylof, était plus léger et plus toilé, ce qui avait de quoi nous inquiéter. Nous avons navigué au près dans un maximum de 15 nœuds le premier soir, et nous nous sommes sentis rapidement soulagés quand nous avons constaté que nous avions une meilleure vitesse au près. Ensuite, la course s’est déroulée en grande partie au portant.»

© MOD S.A. - Yvan Zedda / Sea&Co / http://www.zedda.com

L’équipage de Stève Ravussin était composé de Nicolas Pichelin, Jacques Guichard, tous deux barreurs et régleurs, de Benoît Lequin (responsable technique) et de Loïc Forestier, tous deux numéros un. Quant à Stève, il s’est occupé de la navigation et de la barre. L’équipage a bénéficié d’un renfort local avec la présence de deux Suédois: Tim Shuwalov et Calle Hennix.

Le prochain rendez-vous pour les MOD 70 sera la Fastnet Race dont le départ sera donné le 14 août prochain à Cowes.  Race for Water, sera rejoint par le MOD n°2 Veolia Environnement mené par Roland Jourdain sur cette course de 600 milles. Cette classique permettra également de comparer les performances des MOD 70 à celle de Gitana 11 (ancien 60′ ORMA rallongé à 77′) de Sébastien Josse.

Interview de Tanguy Cariou (Alinghi)

© lloyd Images

Tanguy Cariou, tacticien du D35 et skipper de l’Extreme 40 Alinghi a accepté de répondre aux questions de Voile-Multcoques, concernant le début de saison de l’équipe suisse sur les deux circuits multicoques sur lesquels le team est engagé (Vulcain Trophy et Extreme Sailing Series).

Voile-Multicoques.com : Tu navigues depuis 2007 sur le D35 Alinghi, en tant que tacticien. Quelles sont les particularités du Lac Léman, ce lieu de régates assez particulier ?

Tanguy Cariou : Même si le lac est grand, les vents sont très instables et les prévisions difficiles.
On a soit l’influence des  flux d’ouest lorsque des perturbations océaniques attaquent la façade atlantique et traversent toute la France, soit un vent de nord Est quand il y une influence thermique.
Le petit lac (entre Yvoire et Genève) est en théorie la partie la plus ventée du plan d’eau.
Les conditions sont assez particulières avec des vents changeants en direction et en intensité. Il faut donc être opportuniste, les régates ici ne sont jamais jouées avant la ligne d’arrivée !

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Alinghi a toujours terminé sur le podium du championnat de Decision 35. Vous pointez en 3ème position du classement provisoire (après le Bol d’Or), quels sont vos adversaires les plus redoutables ?

A l’heure actuelle ce sont principalement les équipages qui viennent de l’étranger. Ces équipes sont structurées et organisées, et possèdent des moyens techniques et humains importants, comme Foncia et Artemis.
Le CER, le centre d’entrainement à la régate de Genève, effectue sa première saison sur le circuit, mais a également une approche très professionnelle, ils naviguent avec envie et passion, ce qui fait d’eux des concurrents redoutables.
Le Challenge s’est peu à peu professionnalisé, à quel niveau le situes-tu par rapport à un circuit international tel que les Extreme  Sailing Series sur lequel est également engagé Alinghi ?

Ces deux championnats sont assez difficiles à comparer, car les concepts sont différents.
Le D35 est un catamaran monotype mais les équipes peuvent travailler sur les voiles en respectant la jauge et un nombre de boutons par an contrairement à l’Extreme 40 où l’ensemble bateau et voiles est monotype.
Le travail de développement sur les voiles des D35 est donc important, nous disposons de plusieurs gennakers (creux, plats) même si nous ne pouvons en embarquer qu’un sur le bateau, d’un code 0, de solents.

Mais la plus grosse différence est qu’un manche de D35 dure 45 minutes à une heure, alors qu’une manche d’Extreme 40 ne dépasse pas 7 à 15 minutes. Au niveau intensité l’Extreme 40 est assez proche du match racing, le D35 est un peu plus proche d’une régate conventionnelle.

Pour faire une comparaison avec le ski,  le D35 est un slalom géant avec un parcours dans l’axe, une piste et des skis bien préparés, l’Extreme 40 serait plus du boardercross, avec une piste plus « surprenante ».

 Les D 35 naviguent depuis sept ans dans un cadre monotype, reste-t-il des améliorations possibles à apporter au catamaran, ou s’oriente-t-on vers un changement de classe ?

Sur les cinq dernières années, le bateau a peu évolué, il pourrait bien sûr être « relooké » avec des grands voiles à cornes, des lignes plus tendues à l’avant, ce qui améliorerait les performances.
Mais il faut conserver le compromis entre performances sportives et contraintes économiques. Jusqu’ici le circuit se portait bien, le nombre de bateaux est passé de 12 en 2010 à 10 réguliers cette saison, le circuit se déplacera en Méditerranée, je ne sais pas si les dix seront présents pour ces deux dernières étapes.
Il faudra suivre l’évolution, voir si le relookage apporterait une nouvelle vie à la classe ou si il faut continuer sur ces bateaux avant d’envisager un nouveau circuit.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Deux étapes du Vulcain Trophy seront courues en Méditerranée en fin de saison, cette nouveauté peut-elle changer la donne par rapport à un championnat classique couru exclusivement sur le Léman ?

Complétement, l’intérêt de ce circuit est de courir sur des multicoques très pointus à régler, très performants, dans des conditions très changeantes sur le lac ; sur ces plans d’eau ouverts en Méditerranée, nous allons probablement rencontrer des vents plus réguliers, des conditions plus stables. Au niveau tactique les possibilités seront peu être un peu plus limitées, nous pouvons aussi imaginer  des manches avec plus de vagues, ce qui sera probablement difficile sur ces bateaux. La découverte sera probablement intéressante, il faudra ensuite en tirer les conclusions à la fin de la saison.

Quel a été le programme d’entrainement d’Alinghi avant le début du Vulcain Trophy ?

L’équipe est constituée des mêmes personnes depuis maintenant 4 ou 5ans, ce qui constitue un point positif, car le support est bien connu, comme le plan d’eau, avec des vents changeants. Il est donc difficile de faire de bonnes sessions d’entrainement, nous essayons donc de faire du qualitatif avec 30% de navigations seul et 70% sur des parcours avec d’autres équipages, ce qui correspond à une quinzaine de jours d’entrainements avant la saison.

Alinghi est engagé sur l’autre grand circuit de régates en multicoque, les Extreme Sailing Series, l’équipe est actuellement en 7ème position du classement provisoire, quelles sont vos ambitions pour cette saison ?

Nos ambitions sont clairement meilleures que notre place actuelle, Alinghi est une équipe avec une histoire importante et riche sur les dix dernières années, depuis la fin de la 33ème Coupe de l’America en février 2010, la structure de l’équipe a beaucoup évolué en passant de 150 à une petite dizaine de personnes.

Nous avons voulu nous engager sur ce circuit Extreme 40 pour maintenir la compétitivité d’Alinghi en étant présent sur un circuit international.

Une grande partie de l’équipage a découvert ce circuit lors de la première étape à Oman, nous avons maintenant fait un tiers de la saison, et les trois épreuves courues ne correspondent pas à nos attentes, nous pouvons objectivement faire mieux que lors de ces trois étapes.

© lloyd Images

Quelle est la plus grande difficulté sur ce circuit ? L’exiguïté des plans d’eau, le format court des régates etc ?

Tout est difficile sur ce circuit, d’abord l’intensité, avec des manches très courtes, nombreuses, avec  peu de temps entre celles-ci, sur des plans d’eau très petits avec beaucoup de bateaux et un niveau assez élevé.

C’est un circuit où chaque régate est un combat, il faut se battre, attaquer, être agressif, parfois avec de la réussite, d’autre fois sans, nous faisons des erreurs, mais nous devons tout de suite passer à la régate suivante. Nous pouvons difficilement analyser entre les manches, prendre du recul.

J’ai fait différentes choses (Coupe de l’America, multicoque ORMA, Jeux Olympiques, Tour de France, match-racing),  mais ce circuit montre immédiatement les forces et les faiblesses des équipages : manque de puissance, d’agressivité, de gestion etc, ce qui est parfois moins flagrant sur d’autres compétitions.

Tu as participé à deux America’s Cup (en 2003 et 2007 avec les défis français), que penses -tu de la prochaine avec le passage au multicoque ?

C’est une évolution normale des choses, les dernières éditions de la Coupe de l’America en monocoque ne correspondaient pas au niveau actuel de la technologie en matière de voile.
Le programme est ambitieux par rapport au contexte économique, avec des séries annuelles (America’s Cup World Series), nous verrons combien de participants accèdent aux sélections des challengers.

Un avis sur les catamarans monotypes AC 45 à ailes rigides qui naviguent depuis quelques mois ?

Les bateaux ont l’air réussi, même si les retours sont peu nombreux, mais les images sont intéressantes.
L’aile amène de l’évolutivité à la plate forme, ce qui compense les faiblesses des multicoques.

Tu as navigué sur 60′ ORMA pendant plusieurs saisons, que penses-tu du nouveau circuit qui est amené à le remplacer et des nouveaux trimarans monotypes MOD 70 ?

J’ai eu l’opportunité de naviguer sur le MOD n°1 (barré par Steve Ravussin), le bateau est très bien conçu et s’adaptera très bien à des traversées de l’Atlantique ou à des tours de l’Europe, qui seront de belles épreuves.
Les courses en multicoques océaniques manquent au paysage vélique actuel.

Premiers test en flotte à la Trinité en octobre pour les MOD 70

Les premières confrontations officielles entre les premier exemplaires des trimarans MOD 70 auront lieu à l’occasion des KRYS MATCH les 6, 7 et 8 octobre prochain, Race For Water, Veolia Environnement et Foncia – les trois premiers trimarans monotypes de 70 pieds mis à l’eau – feront leur show en compagnie de Gitana 11 – trimaran prototype de 77 pieds armé par le Baron Benjamin de Rothschild, que le team utilise en attendant la mise à l’eau de son MOD70 N°04.

Ces quatre bateaux régateront sur des runs de vitesse, et des parcours côtiers dans la baie de Quiberon.

Yves Normand, Maire de la Trinité sur Mer : « La Trinité sur Mer est un écrin pour la voile de plaisance, mais aussi pour de nombreux bateaux emblématiques de la course au large. Après avoir vu naître et se développer les premiers multicoques, La Trinité sur Mer est encore aujourd’hui le port d’attache de certaines des plus belles références du moment. Les MOD70 s’inscrivent bien dans la continuité de la légende des multicoques, et leur escale à La Trinité sur Mer sera un témoignage supplémentaire de notre ambition de rester un des ports de référence de la course au large. Cette série promet de faire beaucoup parler d’elle et nous sommes honorés de participer au premier évènement qui la porte sur les fonts baptismaux. Nous saurons réserver le meilleur accueil aux 3 premières unités de la série ainsi qu’à tous les acteurs du circuit. Bienvenue à La Trinité sur Mer les 6, 7 et 8 octobre prochains ! »

Marco Simeoni, président de MOD S.A : « Nous sommes très heureux que la Trinité sur Mer nous soutienne pour les KRYS MATCH. Cette ville est parfaitement adaptée à l’accueil d’événements nautiques ; son savoir faire ainsi que celui de sa société nautique (S.N.T) sont un véritable gage de réussite sportif. Avec le soutien des élus et, j’en suis certain, celui du public trinitain, les MOD70, au travers des KRYS MATCH, vont vivre un premier rendez-vous intense et convivial. »

Les premiers bords à deux bateaux ont déjà eu lieu en début de semaine, entre Race for Water et Veolia, en baie de Lorient.
Race For Water, le MOD70 N°01 skippé par le suisse Stève Ravussin, a depuis pris la direction Kiel, puis la Suède où il participera à sa première compétition : la Stockholm Gotland Runt.

Quant au Veolia Environnement de Roland Jourdain, il a rejoint son port d’attache, Concarneau,  hier après midi après une série de tests à Lorient.
Stève Ravussin, skipper de Race For Water : « Depuis la mise à l’eau, fin mars, de Race For Water, nous avons enchaîné les sorties devant Lorient. Beaucoup se sont faites dans du petit temps, ce qui était très bien pendant la période de mise au point. Aujourd’hui, on a tiré quelques bords à côtés de Veolia Environnment ! Le début d’une belle histoire !! »

Roland Jourdain, skipper de Veolia Environnement : « Ce début de semaine est vraiment symbolique pour toute l’équipe de Veolia Environnement puisque nous nous sommes lancés dans la phase des navigations ! Lundi, la sortie était davantage une prise en main ; et ce dans des conditions pas si simples pour un début, un peu de mer avec 20 nœuds de vent ! Mais tout s’est bien passé ! Nous sommes rentrés à bon port ! Mardi, nous avons tirés quelques bords avec le MOD70 N°01 dans des conditions plus maniables avant de convoyer Veolia Environnement hier vers notre port d’attache Concarneau. »

Veolia Environnement mis à l’eau

Veolia Environnement, le MOD 70 de Roland Jourdain  a été mis à l’eau aujourd’hui, trois mois après le Race for Water de Stève Ravussin.

Les réactions du skipper : « Un chantier, c’est finalement comme une course. C’est toujours sur la fin, quand on est pressé d’arriver, que les derniers milles sont les plus difficiles. Toute la partie construction du bateau aura été pour moi une phase inhabituelle car, du fait de la monotypie, j’ai jusque-là suivi les choses à distance et aujourd’hui, la phase de mise à l’eau l’aura été encore plus dans la mesure où on devait juste arriver ce midi avec les haussières et les pare-battages pour amarrer le bateau. Même si cela paraît plus confort, cela procure quand même un certain stress qui n’a rien à voir avec le stress d’une mise à l’eau classique. » 

© MOD S.A. - Yvan Zedda / Sea&Co / http://www.zedda.com

Veolia Environnement restera pour l’heure amarré à Lorient pour effectuer dans les prochains jours toute une batterie de tests statiques et de vérifications nécessaires à quai : moteur, accastillage, niveaux hydraulique,  avant de tirer les premiers bords au large puis de rejoindre par la suite sa base concarnoise.

Les prochaines navigations annoncées auront aussi pour vocation d’opérer une sélection des futurs équipiers de Roland à bord de Veolia Environnement. « Si on ne peut pas faire les gains dans l’atelier, il faudra que cela se passe ailleurs, donc ce sera sur l’eau.Avec la monotypie, on est quand même dans l’inspiration de naviguer le plus possible et, ça, c’est génial !  Il va donc falloir que l’on forme un équipage avec des compétences extrêmement sportives et « régatières ».

D’ici la fin de l’été, les deux premiers MOD 70 auront de fait l’occasion de se retrouver sur l’eau à plusieurs reprises, en entraînement comme en course : Race for Water et Veolia Environnement seront en effet présents pour prendre le départ de la Rolex Fastnet Race à Cowes à la mi-août pour leur première confrontation officielle.

La Krys Ocean Race pour lancer la série MOD 70

La première course des MOD 70 sera la Krys Ocean Race, le groupe d’optique s’est engagé en tant que sponsor de la course pour deux éditions (2012 et 2014), la première partira de New York le 7 juillet 2012 pour une arrivée prévue une semaine plus tard à Brest, pendant les traditionnelles  fêtes maritimes de Brest.

Six trimarans MOD 70 sont attendus au départ de cette course inaugurale pour la classe MOD, Race for Water de Steve Ravussin, Veolia de Roland Jourdain, Foncia de Michel Desjoyaux, Gitana skippé par Sébastien Josse, Morocco United (MODn°6) et le cinquième bateau dont l’armateur n’est pas connu.

Le partenariat entre la marque d’optique et la classe MOD commencera néanmoins dès cette année avec le KRYS MATCH, premier show grandeur nature des MOD70 qui aura lieu du 6 au 8 octobre prochain sur une ville de la façade atlantique, il s’agira du premier regroupement en flotte de la série, y participeront Race for Water, Veolia et Foncia, ainsi qu’un bateau invité.

Franck David (organisateur de Krys Ocean Race)

« Le choix de Brest comme ville d’arrivée nous est apparu évident. D’abord parce que nous savions que la ville souhaitait et savait accueillir un grand événement de la course au large. Ensuite parce que Brest, au niveau national, européen et mondial, est réputée pour son fort ancrage maritime. D’un point de vue sportif, le parcours New-York-Brest représente un trajet très excitant : les bateaux seront engagés sur le parcours des vents dominants et cela devrait donner un superbe spectacle. Enfin, il s’agit, pour nous, de la première course des MOD70 et nous étions à la recherche d’un événement d’importance qui assurerait à cette première édition une large portée médiatique et populaire. En somme, cette Krys Ocean Race et son arrivée à Brest, c’est une collaboration gagnant/gagnant entre la ville et nous. »

Steve Ravussin (Skipper de Race for Water, premier MOD 70 mis à l’eau)

« Une arrivée à Brest, pour moi qui y suis arrivé l’an dernier pour le Trophée Jules Verne, à bord de Groupama 3, c’est comme un clin d’œil. Brest, pour moi, c’est un excellent souvenir, forcément. C’est une ville complètement tournée vers la mer qui, avec Les Tonnerres de Brest 2012, s’apprête à vivre une nouvelle manifestation magnifique. Quand tous les bateaux ultra-modernes de la transat Krys Ocean Race vont croiser les navires traditionnels… Il est certain que ça va donner un spectacle qui vaudra le détour. En plus, pour le lancement de cette première édition de la transat, je ne crois pas que l’on pouvait rêver mieux qu’une arrivée en plein cœur de cet événement populaire. »

La seconde édition, en 2014, se courra sur le parcours inverse avec un départ de Brest et une arrivée à New York.

Première navigation pour Race for Water

Race for Water, le 1er exemplaire du trimaran monotype MOD 70 a effectué sa première sortie lundi au large de Lorient.

© MOD S.A. - Yvan Zedda / Sea&Co / http://www.zedda.com

Steve Ravussin, le skipper était accompagné de son équipe et des membres de l’équipe technique Multi One Design, avec  notamment Jean-Marc Normand, Jacques Guichard et Yann Regniau de North Sails,  des membres du chantier CDK et de Vincent Lauriot Prevost (VPLP).

© MOD S.A. - Yvan Zedda / Sea&Co / http://www.zedda.com

Les premières réactions du skipper : « Nous avons fait une sortie de plusieurs heures hier dans des conditions idéales, entre 6 et 12 nœuds,  et un léger clapot. Une sortie qui nous a permis de tester la fiabilité de notre concept, de tester les différentes voiles et de goûter le plaisir de la navigation sur notre nouvelle machine. L’équilibre à la barre est excellent. 24 nœuds sur un flotteur… les premières sensations de glisse… ce n’est que du bonheur ! »

Les trois trimarans suivants seront mis à l’eau en juin (Veolia/Roland Jourdain), août (Foncia/Michel Desjoyaux) et octobre (Gitana Team/Sébastien Josse), la première course officielle aura lieu en juin 2012 au départ de la côte est des Etats Unis vers la France.