Oman Air et Arkema s’imposent sur la 1ère étape offshore

Sidney Gavignet et son équipage ont remporté mercredi la 1ère étape de la Route des Princes, Oman Air Musandam s’est imposé à Lisbonne, devant le maxi 80 Prince de Bretagne mené par Lionel Lemonchois. Le 2nd MOD 70, Spindrift racing termine 3ème de cette étape et 2nd de sa classe à 45 minutes d’Oman Air et 5 de Prince de Bretagne, Yann Guichard avait effectué un beau retour sur le leader la veille, mais n’aura pas pu s’imposer, Groupe Edmond de Rotshchild et Virbac Paprec 70 complètent le plateau des MOD en 3 et 4èmes positions.

© M. Mochet/RDP

En Multi50, Lalou Roucayrol fait une très belle entrée sur ce tour de l’Europe, avec une victoire sur cette étape pour la première course du trimaran, Yves le Blévec sur Actual termine en 2nde position à 15 minutes du vainqueur, Erwan le Roux sur FenêtréA-Cardinal ferme la marche.

©Marcel Mochet/RDP

Au classement général, en MOD70, Oman air mène devant Spindrift racing, à 4 points, Groupe Edmond de Rothschild est 3ème à 6 points et Virbac Paprec 70 4ème à 14 points. En Multi50 Arkema Région Aquitaine est leader avec 42 points devant Actual (36 points) et FenêtréA Cardinal (32 points)

Les réactions des skippers

Sidney Gavignet, MOD70 Oman Air Musandam : « Nous sommes heureux, nous avons fait du bon travail, seulement quelques petites erreurs, mais c’est un bon résultat. Cela signifie simplement que nous travaillons bien ensemble. Hier soir, c’était un peu difficile. Nous avons eu Spindrift et Prince de Bretagne juste derrière nous à la côte. Ils remontaient, et la bascule que nous venions chercher n’arrivait pas ! Ca a été difficile, rien n’était joué jusqu’au bout.

En fait, nous étions tous ensemble à Benicarlo, mais quand nous sommes allés au large, c’est là que nous avons pris la tête, jusqu’à 20 milles devant. Nous étions bien positionnés et je suppose que ce fut un moment clé de la course.
J’ai passé une seule journée avec Jean-Yves Bernot sur ​​la météo avant de venir à Valence et pour être honnête, beaucoup de choses se sont éclaircies dans mon esprit. Je voudrais lui dédicacer cette manche. C’était juste une journée, je dois dire que cela m’a rendu plus confiant car nous n’avons pas de navigateur à bord. Sans poste de navigateur, je sortais les fichiers météo, je les examinais et ensuite nous prenions une décision tous ensemble. »

Yann Guichard, MOD70 Spindrift racing : « C’était une belle étape, avec un beau vainqueur qui nous a mis une belle déculottée dès la première marque. Après, c’est vrai qu’on a bien navigué, alors on n’est pas déçu de finir deuxième. A Benicarlo, on était en tête avant d’arriver à la bouée mais on a un peu buté contre le vent alors qu’Oman Air-Musandam a fait une belle option. On n’a jamais réussi à revenir. Ca c’est joué surtout au cap de la Nau où il est passé à l’extérieur du DST alors qu’on est tous passé à l’intérieur et qu’on n’a pas eu de vent pendant un bout de temps. Ensuite, c’est parti par devant. En Méditerranée, ça a été compliqué mais c’est ce qui fait le charme de cette mer là. On a pris beaucoup de plaisir à bord. C’était sympa parce qu’on avait un concurrent, un peu plus gros que nous, mais qui avançait à peu près à la même vitesse. On s’est bataillé avec Prince de Bretagne pendant trois jours. Je crois que ça nous a permis de garder le rythme et de tenir la pression pour essayer de remonter sur Oman. C’était assez sympa au passage du cap Saint-Vincent, trois heures avant l’arrivée, parce qu’on l’a vu à l’horizon. C’était fatiguant mais surtout, on a eu un rythme assez bizarre. On a l’habitude d’avoir des MOD70 juste à côté de nous, ce qui nous permet de nous étalonner… Dans ce cas, c’est à celui qui ne lâche rien. Là, on a un peu fait la course seul. Oman aussi. C’était donc un peu dur, de temps en temps, de trouver la bonne vitesse du bateau mais Prince de Bretagne nous a bien aidés. Visiblement les Omanais aiment bien la Méditerranée. L’année dernière, ils avaient aussi gagné cette étape avec beaucoup d’avance. Là, ils récidivent. Ils ont été bien inspirés. Le bateau va bien, les bonshommes aussi. On a eu le temps de prendre notre rythme. On a eu un super passage de Gibraltar, avec 25 nœuds et un grand soleil. C’était sympa, surtout qu’on n’avait pas vraiment de pression : nos concurrents étaient 40-50 milles derrière. On avait juste à bien travailler pour essayer de revenir sur l’équipage de Sidney Gavignet. »

Sébastien Josse, MOD70 Groupe Edmond de Rothschild : « Dès le début, on a subit les caprices de la Méditerranée. Il y a eu de nombreuses transitions à gérer. Certains bateaux ont réussi à s’extirper des calmes et pas d’autres non. Ca ne s’est pas joué à grand-chose. Au cap de la Nau, on était à 100 mètres les uns des autres avec des risées à droite et des risées à gauche. Nous, on est resté collé au milieu. Après, il y a eu des regroupements mais Oman Air-Musandam est parti à l’est et a pris le large assez rapidement. L’année dernière, il nous a fait la même. Une fois qu’il était parti avec 30 milles, ça a été impossible de revenir car ça partait par devant et derrière, ça mollissait. Il fallait mettre un peu de charbon pour rester accroché et ne pas se retrouver empétolé à Gibraltar. Après, ça s’est plutôt bien déroulé sur la fin du parcours mais c’est vrai que les premiers ont été avantagés. On n’était plus dans les mêmes systèmes météo et plus dans la même logique non plus. A la fin, l’idée c’était d’arriver à garder les points de la troisième place. On a donc un peu marqué Virbac-Paprec 70 pendant toute la fin de la régate. C’était un peu match-racing. Il virait, on virait. On n’avait pas d’initiative ni de stratégie à part celle de rester au contact avec lui et rester devant. On s’en sort pas trop mal on va dire. On n’a pas trop bien navigué jusqu’au cap de la Nau. Mais c’est la Méditerranée… On sait que des fois, ça  passe bien et que d’autres fois, ça passe mal. Là, l’équipage à plutôt bien navigué. Là-dessus, je suis plutôt satisfait mais j’espère que les prochaines étapes seront un peu différentes. »

Jean Pierre Dick, MOD70 Virbac Paprec 70 : « Pour des coups, il y a en a eu et des sacrés ! Nos bateaux sont véloces pour aller d’un endroit à un autre mais ils peuvent aussi s’arrêter. On n’a pas forcément eu beaucoup de réussite mais on n’a pas toujours pris les bonnes décisions non plus. En tous les cas, ce qui était sympa, c’est qu’on a appris et qu’on a été au contact vraiment longtemps avec Edmond de Rothschild. Il y a eu une sacrée régate et c’était sympa de vivre ça. On était dans le paquet. On passe la bouée de Benicarlo en troisième position. Après, beaucoup de choses se sont passées, notamment  au cap de la Nau qui a été un moment un peu clé de cette course. On a pris une relativement mauvaise décision puisqu’on est revenu sur le cap de Palos ce qui nous a énormément retardés et fait perdre le contact avec Sprindrift. Hier, on a tenté un bon coup. On a failli passer devant Gitana et on s’est battu jusqu’à la fin. C’était sympa, mais si, comme je le disais, on n’a pas eu trop de réussite, j’espère que les prochaines régates vont enfin nous sourire comme ça a souri cette fois-ci à Oman Air-Musandam que je félicite. Pour nous, le duel avec l’équipage de Sébastien Josse a été important car nous n’avons pas beaucoup de repères, notre bateau étant encore neuf. Ca nous montre le chemin à parcourir. On n’est pas loin mais on a encore à apprendre. »

Lionel Lemonchois, Maxi 80 Prince de Bretagne : « C’était compliqué mais très sympa. La météo en Méditerranée a été comme d’habitude, un peu aléatoire. Un coup il y avait trop de vent, un coup pas assez. On a fait beaucoup de près. Oman Air-Musadam a réussi  à s’échapper, d’autres sont restés derrière. En ce qui nous concerne, on a été pas trop mal servi. L’équipage de Sidney Gavignet a fait le trou le lendemain du départ en restant au large. Il était avec Virbac-Paprec 70 qui a, lui, dû rester dans un trou. Nous, on était avec Edmond de Rothschild mais on a mieux négocié deux ou trois passages et il n’est jamais revenu. C’est parti par devant. Le passage de Gibraltar a été assez simple. Assez venté au début. On a navigué très haut de range, avec Sprindrift jamais très loin. Lui et nous avons été à la bagarre quasiment tout du long. On a tiré des bords, essayé d’être du bon côté. C’était vraiment super. On n’a rien cassé, le bateau est nickel. Idem pour l’ambiance à bord. J’ai embauché un « petit jeune », Jean-Luc Nélias, qui n’est pas trop mauvais à la nav (rires)… ça aide bien, c’est sûr. Depuis hier soir, on a fait que reprendre des milles à Oman. Il nous a mis une trentaine de milles au début mais on a grignoté et grignoté… Ce matin, on le voyait tout petit à l’horizon. Il a bien joué, bravo ! L’arrivée à Lisbonne c’est sympa. C’est toujours un endroit où on aime venir. L’entrée du Tage, c’est magnifique ! Si je suis heureux ? Oui, le bateau a été bien, il va de plus en plus vite. »

© Marcel MOCHET

Lalou Roucayrol, Multi50 Arkema Région Aquitaine : « C’était une régate incroyable. Depuis le début, avec Actual, nous avons navigué côte à côte, à se contrôler, à se surveiller, à s’envoyer au lof comme autour de trois bouées ! Yves Le Blevec et son équipage navigue vraiment bien, alors c’est une grande fierté pour nous. Surtout que c’est notre première grande course, et on la claque ! Il faut dire qu’on n’a pas chômé. L’équipage a très peu dormi, on a tout donné, nous n’avions pas le choix pour rester dans le match. C’était magnifique, quelle régate ! Et si Actual avait gagné, j’aurais été aussi fier… »

Yves le Blévec, Multi50 Actual « Du départ jusqu’à l’arrivée, on a toujours été au contact visuel avec Arkema – Région Aquitaine. Je n’ai pas compté le nombre de fois où il est passé devant et inversement mais ce doit être énorme. En fait, à chaque passage stratégique il y avait un petit retournement de situation. C’était super intéressant. Au final, ça s’est joué à quelques minutes. Ce qu’on a constaté, c’est que la logique a été respectée. Arkema est un bateau tout récent et il semble qu’il a un potentiel de vitesse vraiment intéressant. On s’est fait un peu largué en vitesse pure. Ca ne joue pas sur grand-chose, seulement sur des centimètres mais on était vraiment à la peine. On était ensemble au cap Saint-Vincent et petit à petit on s’est fait distancé. On a essayé de jouer des coups mais évidement il nous a accompagnés. Ca ne s’est pas passé comme on aurait voulu que ça se passe. A la fin, comme on a vu que le petit truc qu’on attendait n’allait pas venir on a mis la trinquette à la fin ce qui explique la dizaine de minutes de retard. »

Erwan le Roux, Multi50 FenêtréA Cardinal : « On ne pensait vraiment pas que le petit retard qu’on a pris au cap de la Nau allait prendre cette ampleur. Sur le coup, on s’est dit que ce n’était pas grave, qu’on s’était fait collés mais qu’on allait revenir. En fait non… C’est dommage parce qu’on se rend compte que c’est ça qui nous plante l’étape. C’est comme ça. On a essayé de revenir, on est revenu, puis on a essayé de refaire un petit coup pour recoller davantage mais ils sont repartis. Ca n’a fait que se tendre ensuite. Cette nuit, à un moment, on y a encore cru. A la côte, tout se goupillait bien puis d’un coup c’est passé de 23 à 0 nœuds. Après, c’était mort. On n’a aucun regret de ce qu’on a pu faire. C’est comme ça. Il y a des étapes à oublier. Heureusement, il y en a trois autres à venir donc ça va aller. »

Arrivée des premiers multis dans 12 heures à Lisbonne

L’ensemble de la flotte de la Route des Princes a fait son entrée en Atlantique ce midi pour les premiers, le bal a été ouvert par Oman Air Musandam suivi à deux heures par Spindrift racing qui était talonné par le Maxi 80 Prince de Bretagne dix minutes plus tard. En Multi50, Actual et Arkema Région Aquitaine passaient le Cap de Gibraltar a quinze minutes d’écart, avec un avantage pour le bateau de Lalou Roucayrol.Les premiers bateaux de chaque classe empochaient au passage un point de bonus.

Ce soir la situation est un peu moins favorable pour Sidney Gavignet puisque Spindrift racing mené par Yann Guichard a grapillé des milles sur le leader, divisant quasiment par deux son déficit en ne pointant qu’à dix petits milles du trimaran omanais au dernier pointage. Le MOD70 Spindrift est toujours suivi de près (moins d’un mille) par Lionel Lemonchois sur Prince de Bretagne, qui tient le rythme en tête de flotte. Les deux autres MOD, Groupe Edmond de Rothschild et Virbac Paprec 70 se battront pour la 3ème place, leur retard de 70 à 80 milles sur les leaders ne pouvant plus être comblés désormais.

Dans la classe Multi50, Erwan le Roux, sur FenêtréA Cardinal a également été décroché et pointe à 18 milles des leaders, Lalou Roucayrol et Yves le Blévec naviguent à vue, à moins de deux milles l’un de l’autre.

Oman Air et Actual mènent la flotte sur la première étape de la Route des Princes

La flotte de la Route des Princes qui regroupent trois Multi50′, quatre MOD70 et le Multi 80′ de Lionel Lemonchois a pris le départ de la première étape de ce tour de l’Europe hier après midi.

SIdney Gavignet sur Oman Air Musandam avait déjà pris la tête de la classe MOD70 et s’était présenté en tête à la bouée de Benicarlo hier soir, les multis ont ensuite évolués dans des vents changeants avec jusqu’à trente noeuds à l’approche du cap de la Nau et ensuite une zone de dévent avec seulement quelques noeuds. Coté Multi50′, les trois trimarans ont suivi une route directe ont bénéficié de vents soutenus eux aussi jusqu’à la Nau avant de subir le dévent, Actual menait alors déjà la flotte.

© M. Mochet/RDP

Ce soir, Yves le Blévec mène toujours la flotte devant Arkema Région Aquitaine et FenêtréA Cardinal qui avait tenté une option un peu plus près des côtes africaines, sans que celle-ci soit payante, ils pointent ce soir à 10 milles du leader alors que Lalou Roucayrol est intercalé à 5 milles.

© M. Mochet/RDP

En MOD 70, Sidney Gavignet a choisi une option un peu plus au large que ses concurrents depuis le passage de la bouée de Benicarlo, ce qui lui a permis de creuser un petit écart sur le reste de la flotte, Yann Guichard et Jean Pierre Dick avaient également suivi le leader, mais Virbac Paprec s’est recalé dans la matinée. Yann Guichard a poursuivi sa route jusqu’à midi suivi à vue de Lionel Lemonchois sur Prince de Bretagne, Groupe Edmond de Rothschild et Virbac Paprec 70 naviguent à environ 15 milles du 2nd également le long des côtes espagnoles.  La flotte devrait poursuivre sa route au près jusqu’à Gibraltar.

Les réactions à la vacation de midi :

Yann Guichard, skipper de Spindrift racing : « On a enfin du vent un peu stable, la nuit a été dure pour tout le monde, on a eu du mal à aller chercher la bouée dans le nord de Valence, on était en tête et on a buté contre une bulle sans vent. Du coup, on s’est fait décrocher, mais dans la nuit on a réussi à revenir au contact, à part Oman Air qui a très bien navigué et qui a fait un choix différent. C’était la bonne solution ! Maintenant, ça repart, on a du vent de sud-ouest, du soleil, un grand ciel bleu, toujours une mer de face, on marche à 18-19 nœuds au près, et je pense que ça être comme ça pendant une bonne journée et demie pour arriver à Gilbratar. C’est bien d’avoir Virbac-Paprec pour s’étalonner.  A l’AIS, on voit constamment à quelle vitesse il marche, quel cap il fait.  Après le cap Nao, il y a eu deux groupes, mais c’est le vent qui nous a obligé à choisir ces routes, on comptera les points après. Il y a maintenant de gros écarts en latéral. Avec Virbac Paprec 70, on risque de rester ensemble un petit moment.

Pour l’organisation à bord, on fait trois quarts de deux : deux quarts sur le pont, un qui barre un qui règle, deux en stand by, mais cette nuit les stand by n’ont pas pu se reposer, car on a manœuvré beaucoup. Ca tapait, ce n’était pas facile de dormir, on sautait, le bateau n’avançait qu’à trois nœuds.

On a 20 nœuds à 50 ° du vent, Xavier et Christophe vont aller se coucher, manger un peu.. On prend le rythme sur cette première étape…Maintenant on est rentré dan le flux de sud ouest, on va être calé, c’est du louvoyage, du près, le jeu va être d’aller chercher des effets de site, on sait qu’il y a moins de vent à terre. C’est une alchimie à trouver et c’est une course de vitesse, mais dans la mer, ce pas facile de trouver une vitesse stable… »

Jean-Pierre Dick, skipper de Virbac Paprec 70 : « Tout se passe bien, mais la une nuit a été agitée, avec beaucoup de sautes de vent ce matin, mais le vent est revenu heureusement, même si cela a favorisé nos amis omanais. Le vent est bien revenu, on longe les côtes espagnoles, le bateau se comporte bien pour l’instant. On a été au contact avec beaucoup de bateau, notamment en ce moment, on voit que Spindrift n’est pas loin, avec derrière Edmond de Rotschild, et devant nos amis omanais ; les conditions sont agréables, il fait beau, il n’y a pas beaucoup d’eau sur le pont, jusqu’à présent le vent n’est pas monté, et on espère qu’il ne va trop monter. On fait des quarts mais cette nuit personne n’a beaucoup dormi, en moyenne on dort 3 heures par personnes. Il faut tourner à la barre, tout le monde barre parce que ça nécessite un maximum de concentration, donc il faut changer de barreur le plus possible. »

http://www.dailymotion.com/video/x10rj8h_route-des-princes-lundi-10-juin_sport

1ères inshores de la Route des Princes

Les quatre équipages des MOD 70, engagés sur la Route des Princes, ont pu disputer trois régates inshore aujourd’hui à Valence, les parcours de petite taille ont sollicité les hommes avec de multiples manoeuvres.

Sur la première, Spindrift racing, mené par Xavier Revil (en l’absence de Yann Guichard qui courrait l’Open de Versoix aujourd’hui et qui enchainera avec la Genève-Rolle-Genève demain) s’imposait quelques longueurs devant Groupe Edmond de Rothschild, Virbac Paprec prenait la troisième place, Oman Air fermait la marche.

Le co-skipper de Spindrift ratait son second départ en passant la ligne trop tôt et était contraint de réaliser une pénalité, ce qui laissait le champ libre à Sébastien Josse sur Groupe Edmond de Rothschild et SIdney Gavignet sur Oman Air qui terminaient en 1ère et 2ème place, Jean Pierre Dick terminait quatrième après divers problèmes mineurs.

La dernière manche souriait plus au niçois, qui prenait un superbe départ et menait toute la régate pour s’offrir une première victoire de manche en MOD 70, Spindrift racing prenait la seconde place devant le bateau du Gitana Team et Oman Air.

A l’issue de la journée, Spindrift et Groupe Edmond de Rothschild étaient 1ers à égalité de points devant Virbac Paprec et Oman Air Musandam.

© Marcel MOCHET

 

Les réactions des skippers et équipiers :

Roland Jourdain, sur Virbac Paprec « Aujourd’hui, il y a eu des bons coups sur les départs, un peu de réussite aussi. C’est vrai que Jean-Pierre (Dick) et Fred (Guilmin), le tacticien, forment un bon couple parce qu’il faut apprivoiser la machine. Dans les choses moins bien, on a eu un petit problème sur un hook de gennaker qui ne fonctionne pas. Du coup, tout le monde nous a marché dessus dans la première manche. Dans la deuxième course, on a connu quelques petits soucis divers et variés de jeunesse générale. Au départ de la troisième on s’est dit qu’il n’était pas question d’aller ce coucher ce soir sur des mauvaises choses. Qu’il fallait qu’on se débrouille pour faire quelque chose de bien. On a pris un très joli départ et après tout a bien fonctionné.  On est toujours plus intelligent quand on est devant, toutes les manoeuvres sont bien passées.

Les bateaux recommencent cette saison comme ils ont fini la dernière. C’est spectaculaire, c’est incroyable, ce sont de vraies bagarres ! C’est super ! Sur Paprec-Virbac, on est content car on est les derniers-nés, on est à peine sorti de la maternité et on joue avec les ados dans la cour d’école ! (rires) Aujourd’hui, c’était la bonne force de vent pour se mettre dedans. Avec cinq nœuds de plus, la panique serait vite arrivée. Les courses in-shore sont une discipline très spécifique. La chorégraphie doit être connue à 100%. Individuellement, il y a de très bons éléments, mais on n’a pas fait une tournée de concert ensemble depuis très longtemps. Heureusement, on a des calibres comme Thierry Douillard, Fred Guilmin, Fred Le Maistre qui ont tout les trois ont participé à la Coupe de l’America. »

Sébastien Josse, skipper de Groupe Edmond de Rothschild : «Trois manches et trois vainqueurs différents : c’est serré ! Nous avons pu constater aujourd’hui qu’un bon départ n’était pas forcément synonyme d’une victoire et inversement. Nous remportons la deuxième course du jour devant Oman Air-Musandam dans les tous derniers mètres grâce à une meilleure manœuvre. Les parcours étaient relativement petits – entre 1,5 et 1 mille – ce qui rendait l’exercice physique pour l’équipage qui n’a cessé d’enchaîner les manœuvres. La journée a été très positive à bord d’Edmond de Rothschild même si nous avons rencontré un léger problème technique sur la 3e et dernière manche. Sur le premier bord de portant, notre bout d’enrouleur est passé au dessus de la galette fixée à l’avant du bateau et nous ne pouvions plus enrouler le gennaker. C’était assez chaud et notre participation à la course a été menacée pendant un moment. Mais nous avons pu trouver une solution et rester ainsi devant Oman. L’équipage est resté très calme malgré cette situation. Nous avons pris beaucoup de plaisir et l’ambiance très agréable qui règne à bord est de bon augure pour la suite. Ce soir, nous sommes en tête ex æquo avec Spindrift qui est le bateau référence. Demain, il faut continuer de faire ce que nous savons faire en essayant de prendre des beaux départs et d’être le plus régulier possible en s’appliquant sur la tactique.»

© Marcel MOCHET

Xavier Revil skipper de Spindrift racing pour les in shore deValence :  “On passe en tête à la bouée au vent sur la première manche, et on réussi à garder notre avance jusqu’à la fin, grâce à un super placement de Christophe Espagnon. Sur la seconde manche, on était bien positionnés mais on a lancé un peu trop tôt le départ, on fini troisième après avoir été contraints de réparer. Sur la dernière manche, on fait un beau virement à la bouée mais Virbac Paprec passe à l’intérieur et nous terminons second. C’est une journée satisfaisante, en fait cela se joue beaucoup sur les départs et les manœuvres“.

Les Multi50,  disputaient également des in-shore, sans que celles-ci ne comptent pour le classement général, contrairement aux MOD70.

Deux manches ont été lancées, la première a été remportée par l’équipage de FenêtréA-Cardinal emmené par Erwan Le Roux devant Arkema – Région Aquitaine de Lalou Roucayrol qui rate sa dernière manœuvre et offre la victoire à Erwan Le Roux, Actual se classe 3ème de cette manche.

© Marcel MOCHET

Lalou Roucayrol ne restait pas sur cette erreur et s’imposait sur la manche suivante devant Actual et FenétrêA-Cardinal, respectivement 2e et 3e.

Au final, se sont Erwan Le Roux et sa troupe qui ont réalisé la meilleure journée même s’ils terminent à égalité de points avec Actual.

Erwan Le Roux : « Sur l’eau, ça a pas mal joué. La première course s’est super bien déroulée. Dans la seconde, nous avons fait une faute sur Actual. Nous lui avons refusé une priorité sur le premier bord de près et avons été contraint d’effectuer un 270° pour réparer. Reste que c’était vraiment sympa ».

Route des Princes J-4

Le départ de la première édition de la Route des Princes, sera donnée le 9 juin à Valence. Ce tour de l’Europe permettra aux équipages de s’affronter sur des étapes offshores et des courses inshores qui animeront les différentes étapes (Valence, Lisbonne, Dublin, Plymouth), la course se terminera dans le cadre des fêtes Entre Terre et Mer à Morlaix le 30 juin.

Quatre Multis 50′ sont inscrits, Gilles Lamiré et son équipage ne prendront part à la course qu’à partir de la seconde étape (Lisbonne-Dublin) suite à une avarie d’alternateur voir ici,.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

FenétréA-Cardinal, Arkema – Région Aquitaine et Actual sont quant à eux à quai à Valence en attendant le départ de l’épreuve, les équipages d’Erwan le Roux et d’Yves le Blévec semblent les mieux armés pour la victoire dans la classe des 50′, puisque leurs bateaux sont fiabilisés (ex Crèpes Whaou 3 pour le Roux) et restent sur des succès lors des saisons précédentes. La tâche sera plus difficile pour Gilles Lamiré, qui en plus de rater la première étape devra apprendre maitriser son nouveau Rennes Métropole – Saint-Malo Agglomération, qui n’est autre que l’ancien Prince de Bretagne, vainqueur de la dernière Route du Rhum dans sa classe. Lalou Roucayrol s’aligne sur un bateau récemment mis à l’eau, dont le dessin est issu de celui d’Actual, une des références du circuit, mais il faudra probablement un temps d’adaptation à l’équipage pour tirer la quintessence du trimaran.

Côté MOD 70, quatre des sept trimarans construits seront au départ, Jean Pierre Dick s’est entouré d’un équipage expérimenté pour sa première saison en multicoque sur Virbac Paprec 70, mais aura fort à faire face aux trois équipages affutés qui naviguent sur le support depuis près de deux ans.

© Chris Schmid

© Chris Schmid

Spindrift racing, mené par Yann Guichard reste sur une belle saison 2012 avec une victoire sur la transatlantique et une seconde place sur le Tour de l’Europe (qui avait été remporté par Michel Desjoyaux), Sébastien Josse aura à coeur de confirmer sa belle place sur l’Armen Race après un European Tour décevant la saison précédente, Sidney Gavignet poursuit quant à lui l’apprentissage de marins omanais sur Oman Air, et a déjà montré de belles dispositions sur les courses d’avant saison.

Lionel Lemonchois sera le seul représentant dans la classe Ultime, sur son Multi 80′ Prince de Bretagne, le skipper normand a participé à l’Armen Race le mois dernier avec une quatrième place dans des conditions musclées et avec une panne informatique, sur le papier, le Multi devrait avoir une petite supériorité sur les MOD 70, mais l’équipage de Lionel Lemonchois ne navigue sur le trimaran que depuis début 2013.

Les équipages

FenétréA-Cardinal : Un équipage de fidèles
L’équipage : Erwan Le Roux, Didier Le Vourc’h, Laurent Mermod, Gildas Dubois, Martin Kéruzoré, Simon Vasseur, Dominique Lamballe.
L’avis du skipper : « On peut dire que mon équipage pour cette Route des Princes est composé du noyau dur de mon projet puisque l’on retrouvera à bord mes fidèles complices que sont Laurent Mermod, Gildas Dubois et Didier Le Vourc’h. Martin Kéruzoré sera également présent sur FenétréA-Cardinal avec la casquette de Media Man. L’an dernier, il avait réalisé le clip du bateau. Entre lui et moi, il s’agira en quelque sorte d’un échange. Il me formera à la vidéo afin que je puisse, à l’avenir, être autonome sur la prise du vue et le montage de petits films en mer. Simon Vasseur, le préparateur du bateau, participera à l’une des deux dernières étapes tandis que Dominique Lamballe, le PGD de FenétréA-Cardinal, embarquera pour le sprint entre Plymouth et Morlaix. »

Rennes Métropole – Saint-Malo Agglomération : Se donner le mode d’emploi du bateau
L’équipage : Gilles Lamiré, Nils Boyer, Arnaud Aubry et Pierre Brasseur.
L’avis du skipper : « Mon équipage s’est constitué assez tardivement, mais l’objectif pour moi à l’occasion de cette Route des Princes, est de prendre en main ma nouvelle monture, l’ex Multi50 Prince de Bretagne. C’est pourquoi Arnaud Aubry, qui fait partie du team de Lionel Lemonchois et qui connait, en conséquence, le bateau sur le bout des doigts, sera à bord avec nous. Son rôle sera véritablement de nous donner le mode d’emploi du bateau. Il y aura également le jeune Nils Boyer, 19 ans, avec qui je m’alignerai en double au départ de la Transat Jacques Vabre en novembre prochain. Autant dire que tous les milles que nous avalerons entre Valence et la baie de Morlaix seront précieux pour notre duo. Le quatrième homme du bord sera Pierre Brasseur. Je ne le connais pas encore. C’est quelqu’un que l’on m’a recommandé et qui affiche au compteur huit participations à la Mini Transat. Le convoyage jusqu’à l’Espagne va nous permettre de nous découvrir. »

Arkema – Région Aquitaine: Apprendre le bateau et naviguer au contact
L’équipage : Lalou Roucayrol, Quentin Vlamynck, Mayeul Rifflet, Tommaso Stella.
L’avis du skipper : « Le bateau a été mis à l’eau en mars dernier. Nous le découvrons et il nous reste beaucoup à apprendre. L’objectif, pour nous, à l’occasion de cette Route des Princes est donc de continuer à l’optimiser et de régater au contact des autres. Pour cela, je serai entouré du tout jeune Quentin Vlamynck que j’ai choisi d’intégrer au sein de mon équipe pour deux ans afin de lui donner la chance de vivre l’expérience de la construction, de la navigation et de la course. Mayeul Rifflet, qui faisait déjà partie de mon aventure en multicoque 60’ en à la fin des années 90, sera également à mes côtés. Sa présence s’est imposée naturellement pour moi. Nous avons la même façon de voir les choses. Le quatrième homme du bord devait, initialement, être Marc Thiercelin  mais ce dernier a préféré se concentrer sur son projet personnel. C’est donc l’Italien Tommaso Stella qui complétera l’équipage. Il connait bien le bateau pour avoir travaillé avec nous lors de la construction. C’est aussi un bon marin. Il a notamment navigué en Mini 6.50 en et Class40. »

Actual : Un état d’esprit sportif et détendu
L’équipage : Yves Le Blévec, Luc Alphand, Jean-Baptiste Le Vaillant, Ronan Deshayes.
L’avis du skipper : « J’ai sollicité des personnes que je connais bien et qui participent activement à un état d’esprit aussi sportif que détendu à bord d’Actual. Ronan Deshayes, qui est à mes côtés depuis 2010, connaît très bien le bateau et est un très bon navigateur. Jean-Baptiste le Vaillant est un personnage très riche humainement, un très bon barreur et a déjà beaucoup navigué à bord d’Actual. Quant à Luc Alphand, il est un véritable élément de partage issu d’autres univers, ceux du ski et du sport automobile. Cela élargit le champ de vision et les questionnements et ne peut qu’aller dans le sens de la performance. Ils seront tous les trois à bord pour les deux premières étapes. Pour les deux dernières étapes, les postes de Jean-Baptiste et de Luc devraient être occupés par des équipiers issus de la classe Mini. »

MULTI70

Virbac-Paprec 70 : L’expérience du large
L’équipage : Jean-Pierre Dick, Roland Jourdain, Vincent Riou, Thierry Duprey du Vorsent, Fred Guilmin, Thierry Douillard, Guillaume Le Brec.
L’avis du skipper : « J’ai réfléchi à mon équipage bien avant le Vendée Globe car mon souhait était de réunir des gens très polyvalents, tournés vers le large et connaissant le multicoque. En clair, des pointures. Le choix de Thierry Duprey du Vorsent, qui est aussi le boat-captain du bateau, s’est imposé naturellement tout comme celui de Roland Jourdain qui va apporter son expérience d’une saison en MOD70 sur Véolia. Idem pour Thierry Douillard et Fred Guilmin. L’un et l’autre possèdent également un gros palmarès en voile olympique, en match-race, en Class America ou en Orma. Autant dire qu’ils maîtrisent leur sujet. Vincent Riou, que l’on ne présente plus, était très motivé pour changer  de support et ses connaissances techniques ne sont plus à démontrer. A cet équipage incroyable s’ajoute Guillaume Le Brec. Ce dernier est remplaçant au sein de l’écurie Absolute Dreamer. Son rôle : analyser les données récoltées à bord. Tous ensemble, nous avons déjà réalisé de belles choses sur les courses d’avant saison comme le Grand Prix Guyader ou l’ArMen Race. Nous espérons poursuivre sur cette voie.»

Oman Air – Musandam : Transfert de connaissances
L’équipage : Sidney Gavignet, Fahad Al Hasni, Thomas Le Breton, Mohsin Al Busaidi, Ahmed Al Hassani, Neal Mac Donald, Damian Foxall, Gilles Favennec.
L’avis du skipper : « Comme l’an passé, lors de notre première saison sur le circuit MOD70, les Omanais Fahad Al Hasni et Mohsin Al Busaidi, qui avaient montré leurs capacités à apprendre et leur habileté naturelle à la barre, seront à bord. Idem pour Thomas Le Breton. Gilles Favennec, qui a  notamment navigué en Figaro Bénéteau et sur le circuit Match-Race, sera le troisième français du bateau tandis que deux grosses pointures du large, le Britannique Neal McDonald, qui ne compte pas moins de six Volvo Ocean Race à son actif et avec qui j’ai navigué sur Assa Abloy en 2001, puis l’Irlandais Damian Foxall, vainqueur en titre de la Volvo sur Groupama IV avec lequel j’ai régaté en Figaro et sur l’Admiral’s Cup, compléteront le team lors de cette Route des Princes. Sur les courses d’avant saison, nous étions dans le coup. Sur ce tour de l’Europe, on espère le meilleur. »

Spindrift racing : Un team solide et expérimenté
L’équipage : Yann Guichard, Xavier Revil, Jacques Guichard, Erwan Tabarly, Pascal Bidegorry, Christophe Espagnon, Sébastien Marsset, Nicolas Chabonnier, Christophe André, Fred Brousse, Nicolas Texier, Jean-Baptiste Le Vaillant.
L’avis du skipper : « J’ai choisi des gens possédant une grosse expérience du multicoque et/ou de la course au large. Pascal Bidégorry, Erwan Tabarly et mon frère, Jacques, sont typiquement dans ce cas. De plus, ce sont des gens qui sont bien en mer. En ce qui les concerne, Christophe Espagnon et Xavier Revil ont une expérience très similaire à la mienne puisqu’ils sont, eux aussi, issus du Tornado Olympique. Ils savent parfaitement régler et faire avancer un bateau. Pour les régates In-shore, qui sont un exercice très différent, je me suis entouré de marins costauds tels que Seb Marsset, Christophe André, Fred Brousse et Nicolas Texier. Les trois derniers sont des habitués de la Coupe America. A la tactique sur ces petits parcours, c’est Nicolas Charbonnier, spécialiste de 470, qui officiera. Par ailleurs, sur les deux derniers In-Shore, Xavier Revil me remplacera à la barre puisque je serai sur le circuit D35 au même moment. J’attache énormément d’importance au côté humain et cet équipage est à mon image. Il correspond à ma philosophie. C’était déjà le cas l’an dernier et cela a plutôt bien fonctionné, alors… »

Edmond de Rothschild : Mix de compétences du large et de la régate
L’équipage : Sébastien Josse, Charles Caudrelier, Thomas Rouxel, Florent Chastel, Sébastien Col, Olivier Douillard, Antoine Koch, David Boileau, Cyril Dardashti, Jean-Christophe Mourniac.
L’avis du skipper : « Cette année, j’ai conservé une bonne partie de mon équipage de la saison passée. Ainsi, Thomas Rouxel, Florent Chastel seront de nouveau à bord. Même chose pour Olivier Douillard et Antoine Koch qui se relayeront à la mi-course pour les courses off-shore ou encore pour David Boileau et Cyril Dardashti qui, eux, se répartiront les régates in-shore. Pour ces dernières, Sébastien Col, grand spécialiste du match-race, viendra également compéter l’équipe. Lui et moi avons finalement peu navigué ensemble jusqu’ici mais nous nous sommes rencontrés il y a une dizaine d’années sur le Tour de France à la Voile et je sais que son expérience sera un vrai atout sur ces courses courtes entre trois bouées. Il ne sera pas le seul « nouveau » du bord puisque Jean-Christophe Mourniac est également dans ce cas. Là encore, j’ai peu couru avec lui,  mais c’est un spécialiste du multicoque, le Formule 18 en particulier et il a beaucoup à nous apporter. Bien sûr, il y aura aussi Charles Caudrelier avec qui je participerai en double à la Transat Jacques Vabre. J’ai voulu des gens issus à la fois de la course au large, du Figaro, du Match-Race et du multicoque pour avoir un maximum de compétences sur Edmond de Rothschild. »

ULTIMES

Maxi 80 Prince de Bretagne : Des « anciens » et des « nouveaux »
L’équipage : Lionel Lemonchois, François Denis, Matthieu Souben, Jean-Luc Nélias, Alex Pella.
L’avis du skipper : « Grand bateau, petit équipage. En tous les cas, l’idée, c’est vraiment de développer le bateau et de valider les petits changements récemment effectués, sur la grand voile par exemple. J’ai donc fait appel à des gens que je connais bien et qui connaissent bien le projet Prince de Bretagne. Dans ce sens, Matthieu Souben, avec qui j’avais pris le départ de la Transat Jacques Vabre 2011 et avec lequel je travaille depuis, fait logiquement partie de l’équipage. Idem pour Bambino (François Denis). Il est le gréeur du team technique et officiera à un poste qu’il maîtrise parfaitement : numéro un. Mais j’ai aussi choisi de faire appel à deux nouvelles recrues : Alex Pella et Jean-Luc Nélias. Le premier est  grand spécialiste du circuit Mini 6.50 qui peut aussi se targuer d’avoir déjà fait le tour du monde lors de la Barcelona World Race 2010. De plus, comme il est Espagnol, son expérience sera précieuse le long des côtes de la péninsule ibérique. Le second affiche une expérience plus grande encore et il a déjà largement fait ses preuves au poste de navigateur. Il a notamment remporté la Volvo Ocean Race aux côtés de Franck Cammas sur Groupama IV. Son expertise sera, sans conteste, un atout. »

 

Les MOD70 sur les courses existantes en 2013

La plupart des équipes engagées sur le Multi One Championship la saison dernière vont s’aligner sur les épreuves « classiques » cette année, suite à un désaccord financier avec l’organisation Multi One SA.

Virbac Paprec, qui vient d’être mis à l’eau et qui sera skippé par Jean Pierre Dick et Musandam (Oman Sail/Sidney Gavignet) participeront au Grand Prix Guyader, à l’Armen Race en début de saison, Groupe Edmond de Rothschild devrait également être présent sur l’Armen Race.

Les MOD 70 enchaineront ensuite avec le Tour de l’Europe organisé par Prince de Bretagne en juin, puis avec la Transat Jacques Vabre qui a ouvert ses portes à la classe.

Orion Racing, le MOD 70 n°2, vendu à un propriétaire américain, naviguera sous la houlette de Cam Lewis, le trimaran devrait bientôt quitter la Bretagne pour le Mexique où l’équipage s’entrainera avant de rejoindre San Francisco.

Michel Desjoyaux est à la recherche de partenaires pour relancer l’ex Foncia et s’aligner sur le Tour des Princes et la Transat Jacques Vabre.

L’équipe Race for Water, mené par Stève Ravussin, n’a pas communiquée sur le programme de sa saison, le skipper suisse devrait toutefois tout faire pour être présent sur la ligne de départ de la transat.

Pas de programme non plus pour Spindrift racing, l’équipe de Dona Bertarelli aura fort à faire avec son maxi trimaran Spindrift 2 (ex Banque Populaire V), et pourrait ne s’aligner que sur un nombre réduit d’épreuves dont le Tour des Princes (l’organisateur a préféré ne pas voir le maxi de 140′ au départ afin de favoriser un plateau « homogène ») et la Transat Jacques Vabre, que Yann Guichard, le skipper a déjà couru.

Sidney Gavignet, qui avait quitté Lorient avec son équipage il y a quelques jours afin de s’élancer sur une tentative de record autour de l’Irlande a préféré renoncer du fait de conditions météos très musclées, Musandam Oman Sail est donc rentré à son port d’attache et la tentative est reportée.

Sidney Gavignet :  » J’espère que cette faiblesse deviendra notre force »

Sidney Gavignet, l’un des marins français les plus expérimentés sur les grandes courses internationales (Volvo Ocean Race, America’s Cup), a intégré l’équipe d’Oman Sail il y a deux ans. Il a pris la barre de tous les multicoques de ce team (maxi trimaran, Extreme 40), et est désormais skipper du MOD70 Musandam.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Sidney a accepté de répondre aux questions de Voile-Multicoques concernant cette première saison en MOD70.

Un mot sur ces MOD70, quels sont ses points forts ? Pensez-vous que certains éléments pourraient être améliorés sur le trimaran ?

Les bateaux sont très bien nés, marins, agréables à naviguer avec des réglages fins, qui se sentent tout de suite à la barre. Ces trimarans sont fiables, nous pouvons enchaîner les navigations avec des équipes techniques réduites, ce qui prouve leur solidité.

La classe a un problème technique principal, ce sont les foils qui sont fragiles. Nous en avons fait l’expérience sur la Krys Ocean Race, avec une casse sans qu’il n’y ait eu de choc sur l’appendice.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

L’équipe a décroché sa première victoire sur une étape offshore (sur la 4ème étape de l’European Tour entre Cascais et Marseille), dans des conditions légères, quels ont été les points forts de l’équipage sur cette étape ?

Nous avons forcément eu un peu de réussite, mais nous avions une bonne vitesse dans ce petit temps, nous avons pu grappiller petit à petit en s’arrêtant moins que les autres bateaux dans les zones de pétole. Le fait qu’il y ait toujours plus de vent devant nous a aussi permis de creuser une belle avance jusqu’à l’arrivée.

Vous aviez également effectué un beau début de course sur la Krys Ocean Race avant la casse du foil, et ce malgré un équipage nettement moins expérimenté que sur les autres trimarans, avec notamment deux omanais sur les étapes offshore, quelle est la force de cet équipage ?

J’espère que cette faiblesse deviendra notre force. Nous sommes obligés du fait de ce manque d’expérience d’être très structurés à bord, avec une organisation quasi militaire, je pense que cette rigueur peut sur le long terme devenir une force.

La langue « officielle » sur le bateau est l’anglais, nous avons donc uniquement Brian Thompson qui parle sa langue naturelle ; ceci implique un lexique commun à tout l’équipage, ce qui renforce encore l’organisation nécessaire pour les manœuvres.

L’objectif d’Oman Sail est de former un équipage entièrement omanais, tu as à bord deux équipiers originaires du Sultanat sur les offshores et trois sur les inshores, comment jugez-vous la progression de ces marins ?

Leur progression est énorme, même si ce n’est jamais assez.

J’aime bien citer Fahad Al Hasni, qui est le plus jeunes des trois omanais qui naviguent à bord. Il a débuté la voile il y a seulement trois ans, en étant formé sur le Tour de France à la voile. Désormais c’est un très bon équipier, même si il n’est pas encore un bon pro, mais il le deviendra, d’abord au large, puis en peaufinant la technique sur les inshores également.

Nous sommes à Marseille, où je faisais sport-étude voile il y a 25 ans, c’est donc difficile de contracter une expérience de 25 ans comme la mienne en seulement trois ans.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Il existe un programme de sélection de marins à Oman, mais comment se passe la sélection de vos équipiers sur le MOD ?

Oman Sail a de beaux résultats sur le tour de France à la voile, en Extreme 40 et nous avons nous aussi quelques bonnes performances en MOD70, mais chaque série travaille de son côté. Le vivier de marins existe, mais il est difficile de faire passer les gens d’une série à l’autre, et je suis presque en manque d’équipiers, c’est probablement la petite faiblesse du programme d’Oman Sail.

Oman Sail est donc très impliqué pour le développement de la voile dans le Sultanat, quel est l’impact de cet engagement au niveau local dans les écoles de voile ?

Ce programme a permis de construire deux écoles de voile dignes de celles que l’on peut trouver à Brest ou la Rochelle, les scolaires ont également accès à ces écoles de voile, un programme féminin se développe aussi, ce qui est important dans un pays musulman.

Le nombre d’enfants qui touchent à la voile depuis le lancement du programme est phénoménal.

Oman Sail est le seul équipage international de la série MOD70, que manque-t-il à cette classe pour attirer les marins étrangers ?

Effectivement il manque deux bateaux anglo-saxons sur cette classe, j’espère que nous les aurons bientôt .

Nous avons prouvé que les bateaux sont fiables, spectaculaires, que nous pouvons enchaîner les courses, le tour de l’Europe a été parfait et le tour du monde l’année prochaine le sera aussi, la classe a donc tout pour réussir, manque ces bateaux étrangers pour que le succès soit complet.

Aviez-vous des objectifs définis pour cette première saison en MOD70 ?

L’objectif sur la transatlantique New York Brest était de terminer la course, car nous avions débuté le navigations sur le trimaran seulement deux mois avant. L’objectif est donc rempli, malgré la casse du foil.

En ce qui concerne l’European Tour, nous visons le milieu de plateau, nous somme cinq, donc l’objectif est le podium, en gagnant des manches inshores et offshore. Actuellement nous avons atteint ces objectifs, mais la course est très serrée et nous pouvons finir 3ème comme 5ème.

Un mot sur les performances lors de la première journée des City Races de Marseille, dans le petite temps ?

L’équation était simple, deux mauvais départs, deux mauvaises manches, un bon départ une bonne place à l’arrivée, tout s’est joué sur ce point. Ceci fait parti de nos points à améliorer avec une marge de progression afin d’être plus constants dans ces phases de régates

Spindrift racing décroche la dernière étape, mais Foncia s’impose sur l’European Tour

Les skippers et les équipages engagés sur l’European Tour nous aurons encore offert un final à suspense pour cette ultime étape offshore.

Yann Guichard et ses hommes avaient réussi à prendre la tête de la flotte après une nuit au contact et se présentaient en vainqueur à Gênes, en ayant intercalé deux bateaux (Race for Water et Oman Sail) entre eux et Foncia, ce qui leur permettait de remporter ce tour de l’Europe, c’était sans compter sur la pugnacité de Michel Desjoyaux qui revenait dans les 10 derniers milles et parvenait à se glisser sous le vent de la flotte pour se présenter en deuxième position sur la ligne, Race for Water complète le podium de cette étape en terminant à trois minutes de Foncia.

Cet European Tour est donc remporté par Foncia et Michel Desjoyaux qui aura eu fort à faire pour l’emporter face à Spindrift racing, Yann Guichard et ses hommes se classent donc second à deux points de Foncia.

Race for Wtaer complète le podium grâce à leur troisième place sur cette cinquième étape offshore, Stève Ravussin et son équipage terminent également deux points devant Musandam Oman Sail, qui effectue une belle épreuve avec une courbe de progression tout à fait satisfaisante. Groupe Edmond de Rothschild termine cinquième de cette épreuve et paye une mauvaise fin de course au classement.

Michel Desjoyaux, skipper de FONCIA : « Cette arrivée est à l’image de l’ensemble de ce tour de l’Europe, pendant tout ce mois de course : acharné, disputé, des renversements de situation, quelques chassés croisés. Des grands moments de doutes et de solitude, des grands moments de bonheur pour certains, de catastrophe pour d’autres. C’est le jeu. Et à la fin, FONCIA s’en sort très bien. En sauvant notre place derrière Spindrift sur cette étape là, on sauve notre place au général »
« On a vu trois bateaux passer à 15 milles de l’arrivée. A un moment on s’est dit « et bien tant pis, c’est foutu, on a tout perdu ». Et puis on s’est dit que la ligne d’arrivée n’était pas encore franchie. On a vu Oman et Race for Water passer dans une zone avec très peu de vent. Nous, nous avons contourné cette zone, et nous sommes revenus par l’extérieur avec du vent tout le temps. On sauve notre deuxième place là-dessus et on sauve notre général. Avec deux points d’avance. Après un mois de course ! »
« Dès le début, nous savions que Spindrift serait notre gros morceau de ce tour Européen. On savait qu’ils seraient de très gros clients car ils venaient de gagner la Krys Ocean Race. Ce sont d’ailleurs eux qui gagnent le plus de manches je crois. »
« C’est un bateau sur lequel tout le monde bosse, où tout le monde est concentré, du début à la fin. A l’escale et en mer. C’est un réel plaisir de naviguer dans ces conditions, parce que tout le monde donne le meilleur de soi-même à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Et même si on fait des erreurs, on passe outre. Ce sont des gars compétents, motivés, travailleurs ».
« Pour le moment, cette victoire a surtout le goût du champagne parce que je me suis fait arroser par les copains de Spindrift ! Elle a un goût particulier parce que c’est la dernière course de ce bateau, de moi-même et de l’équipage sous les couleurs de FONCIA. C’est sympa de finir sur une très belle note, pour cette enseigne qui m’a permis de faire plein de belles choses depuis 2007. Je voudrais dédier cette victoire à tous les collaborateurs de FONCIA qui m’ont soutenu depuis janvier 2007. Les belles histoires ont aussi une fin ».

Yann Guichard, skipper de Spindrift racing : « On n’est pas passé loin ! On est irréprochable sur les trois dernières courses, on a pris tous les points qu’il était possible de prendre. Mais FONCIA a très bien navigué et il mérite cette belle victoire. Ils gagnent le tour européen avec 2 points d’avance sur 280 points distribués, rien que ça, ça parle ! La 3eplace aussi s’est jouée sur la dernière manche. On a vu des arrivées très serrées tout le temps. A Dublin, 3 bateaux en 77 secondes. A naviguer, c’est super. Et à suivre de terre, ça doit être chouette aussi !
« Au passage de la ligne d’arrivée : j’ai d’abord congratulé mon équipage, parce qu’on a fait une belle course. Cette étape est une des plus belles qu’on ait faite avec la première. On n’a jamais rien lâché. On a été en tête après le départ, on s’est fait décrocher, on est bien revenu. On a fait ce qu’il fallait faire. On y a cru. On avait le potentiel pour gagner. Maintenant, je crois que l’étape qui nous coûte le plus cher, c’est Around Portugal…c’est celle-là qui a creusé notre tombe. Dans toutes les autres, on a été dans le coup. On n’a pas beaucoup de regret à avoir même si c’est sûr, une fois à terre, on recompte forcément les points. Nous avons le potentiel. Nous avons gagné la Krys Ocean Race, nous faisons 2e de l’European Tour, nous sommes en tête au Multi One Championship… Donc, quelque part, on gagne la saison 2012. »

« Le MOD70 était une découverte pour moi, pour l’équipage, et je suis ravi d’avoir intégré ce circuit. On a montré à tout le monde que le bateau est fantastique, le circuit sympa et que ça fait de super courses. »
« On est très cuits. J’ai bien enchaîné, ça fait deux mois et demi que je suis sur l’eau. Mais je suis heureux, je ne vais pas me plaindre, c’est une bonne fatigue. Mais c’était vraiment intense. On navigue à vue sur ce tour de l’Europe, même sur des étapes de 1000 milles. On est constamment à vue. Je crois qu’avec FONCIA, sur un mois de course, on a  dû se voir 28 jours non stop. C’est assez incroyable et c’est ce qui fait que le rythme est soutenu. Mais c’est super à vivre, d’être fatigué comme ça, mais ne jamais rien lâcher. Il y a toujours une bonne ambiance à bord du bateau. »

Stève Ravussin, skipper de Race for Water : « Fantastique finish. C’était une belle étape, on était tous ensemble, on se voyait. Il y avait des petites options plus ou moins payantes à faire. Mais on voit que quand les bateaux s’arrêtent, les autres sont tellement proches qu’ils reviennent vite. Le team Race for Water est très content. Cette année, j’ai très peu navigué. J’étais mauvais sur les régates inshore, dans les départs notamment. Dans les courses offshore, c’était mieux. Sur les trois dernières manches, on était tout le temps dans le coup. Mais je crois qu’il faut s’entraîner, naviguer beaucoup, parce que c’est très très serré »

« Le moment fort, pour nous, je crois que c’est cette 3e place, aujourd’hui, sur le podium. C’est bien pour l’équipe, pour tous nos petits gars, nos jeunes, que j’ai essayé de faire naviguer cette saison. C’est un beau petit clin d’œil. On n’était pas loin de toucher une victoire. J’espère qu’on le fera plus tard. »

« Les bateaux sont solides, fiables, très proches en performance. Dans la monotypie, c’est le meilleur être humain qui gagne à la fin et là, c’est Michel Desjoyeaux et son équipage. »

«Nous avons 7 bateaux sont construits. Si on les a en 2013, ce sera super. Nous, on va chercher des financements pour le bateau. Et le championnat MOD70 va perdurer, parce qu’il n’y a que ça de vrai ».

Sidney Gavignet, skipper de Musandam Oman Sail : « Cette étape Marseille/ Gênes est celle qui m’a procuré les plus beaux moments sur mon MOD. Parce qu’il y avait la pleine lune, de gros nuages noirs avec le soleil qui se couche d’un côté et la lune qui se lève de l’autre, avec des couleurs dans les nuages, gris, bleus, roses. Puis aussi parce qu’il y a eu les plus beaux moments de navigation, des conditions idéales, en partant de Marseille, on était sous gennaker, le vent est monté, le bateau était calé sur son flotteur, la coque centrale hors de l’eau, on restait comme ça de longs moments à 30 nœuds, constants. A l’intérieur, il n’y avait pas de bruit car la coque centrale ne touchait pas l’eau. C’était de beaux moments.
« On n’a pas la 3ème place qu’on voulait, mais ce n’est pas grave. On a bien tenu notre place et fait partie de la bagarre. C’était l’objectif. On voulait gagner un ou deux trucs par-ci par-là, c’est ce qu’on a fait en gagnant une étape à Marseille et une city race à Cascais. On a beaucoup appris. On est heureux d’avoir participé à cet European Tour. Le format est à refaire. On sera heureux de revenir l’an prochain. On a tous énormément progressé. Tout le monde est méritant. Il y a 3 déçus et 2 contents dans cette course. Les deux contents : FONCIA et Race For Water qui réussissent à attraper la 1ère et la 3ème place. Et trois déçus, Spindrift qui rate la 1ère place, nous qui ratons le podium et Gitana qui fait dernier. Mais tout le monde a animé la fête. C’était un beau tour de l’Europe. »

Sébastien Josse, skipper de Groupe Edmond de Rothschild :  « Un peu frustré et déçu. On avait mis pas mal de cœur au début de l’étape. On était dans le bon paquet et dans le bon rythme. Et patatras quand le gennaker s’est déchiré en deux. Pas moyen de réparer et de raccrocher le wagon ! On n’avait plus trop de moyens de rivaliser alors qu’on était dans une bonne phase.

« Si on regarde le classement, ce n’est pas très satisfaisant. Je pense que nous étions pas mal dans le coup les 2 premières étapes. On a raté des opportunités qui auraient pu nous mettre en confiance pour avoir une motivation psychologique qui nous aurait permis d’accrocher Spindrift et FONCIA. Mais on ne va  pas refaire l’histoire. Il y a du niveau, ça se joue à rien. A certains moments clés, nous n’avons pas pris les bonnes décisions. On aurait pu faire beaucoup mieux.

Sur toutes les étapes, ça s’est fini à vue, sauf l’avant-dernière. On peut être satisfait du support et du fait qu’il n’y ait pas trop de technique qui rentre en jeu. L’équipage et les prises décisions font la différence. Quant à la fiabilité, le contrat de ce côté là est rempli. On va préparer le bateau pour le convoyage retour, un arrêt à Nice pour le Grand Prix d’Extrême 40 et ensuite un débriefing de la saison à froid à Lorient afin de bien préparer 2013 ! »

Foncia toujours devant

L’European Tour devrait se terminer dans une dizaine d’heures à Gênes, après une descente express la nuit dernière à plus de 25 noeuds vers la première marque de parcours, les cinq équipages des MOD70 continuent leur bataille de placement au large de la Corse pour passer la Giraglia.

Deux groupes s’étaient formés, Foncia et Race for Water sur une route plus près de la côte et d’un autre côté Spindrift racing, Musandam-Oman Sail et Groupe Edmond de Rothschild.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Ce soir c’est Michel Desjoyaux et son équipage qui ont un petit avantage sur leurs poursuivants puisqu’ils pointent avec une meilleure vitesse et 4,5 milles d’avance sur Stève Ravussin et une dizaine sur Spindrift racing et Oman Sail, Groupe Edmond de Rothschild a perdu quelques milles dans une zone de grains dans laquelle le gennaker du trimaran du Gitana Team s’est déchiré. Malgré cette petite avance, rien n’est jouer puisque le vent devrait faiblir à l’approche de l’arrivée, et il est probable que les cinq bateaux se regroupent de nouveau en baie de Gênes pour un dernier sprint.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Spindrift racing vainqueur des City Race et du côtier de la dernière étape de l’European Tour

Les équipages des cinq MOD70, en course sur ce tour de l’Europe, se sont affrontés hier au large du Roucas Blanc pour la deuxième journée des City Races, avant de prendre le départ de la dernière étape cette après midi.

Les conditions étaient plus qu’incertaines hier, avec un violent orage qui s’est abattu sur la cité phocéenne vers 13 heures entrainant de fortes rafales et des trombes d’eau. Les bateaux restaient donc à quai une heure de plus avant que le comité de course ne décide d’envoyer les équipages sur l’eau pour trois manches.

Au final seules deux manches seront courues du fait d’une nouvelle averse en fin d’après midi sous laquelle le vent était nulle, le vent était irrégulier sur ces deux parcours bananes avec de belles rafales à 20 noeuds la bouée au vent, près du Frioul, alors que celui-ci était faible devant le Roucas Blanc.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

La première manche du jour était remportée facilement par Foncia devant Musadam Oman Sail, Spindrift racing terminant 3ème devant Groupe Edmond de Rothschild et Race for Water.
La seconde course était menée de bout en bout par Spindrift racing, Sidney Gavignet se plaçait de nouveau second.
Les trois autres équipages ont connu quelques déboires sur cette manche, en effet les trois bateaux se présentaient quasiment de front à la première marque, Stève Ravussin tentait de faire l’intérieur à Groupe Edmond de Rothschild qui se retrouvait avec un bateau dans son tableau arrière (Race for Water) et Foncia sur tribord qui réclamait de l’eau et entamait son virement à très faible vitesse, le contact était inévitable et Race for Water venait percuter le bras arrière et le flotteur du trimaran du Gitana Team, ces deux bateaux se voient contraints de lancer leurs moteurs pour limiter les dégâts, mais le jury décide finalement de disqualifier ce dernier de la manche, alors que Stève Ravussin décidait d’abandonner celle-ci, Michel Desjoyaux se voyait donc attribuer la 3ème place.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

La réaction de Sébastien Josse, skipper de Groupe Edmond de Rothschild à l’issue de cette manche : « Sur la deuxième manche, nous nous sommes retrouvés au milieu d’une situation critique. Elle a malheureusement tourné à notre désavantage alors que je considère qu’au début nous sommes dans notre bon droit. A la première marque, Race for Water commet une grosse faute qui nous pousse à la faute. A l’approche de la bouée, Stève Ravussin cherche à nous faire l’intérieur alors qu’il n’a clairement pas la place de passer. Foncia qui était alors très lent vire et nous réclame de l’eau. Mais à ce moment là, Race For Water est dans notre tableau arrière et nous ne sommes plus manoeuvrant. Pour ne pas casser les bateaux, nous avons été obligé de mettre notre moteur en route. Du coup, nous sommes disqualifiés de la manche. C’est vraiment rageant que le comportement de certains nous amènent dans ce type de situation, d’autant que notre bateau a été abîmé dans cette double collision.»
C’est donc Yann Guichard et ses hommes qui s’imposaient sur ces City Races de Marseille avec un petit point d’avance sur Foncia, ce qui laissait toujours un avantage de 7 points à Michel Desjoyaux au classement général, à l’issue de ces courses, Sidney Gavignet poursuivait sur une belle dynamique et prenait la troisième place de ces régates de Marseille devant Race for Water et Groupe Edmond de Rothschild.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Les réactions des skippers :

Yann Guichard, skipper de Spindrift racing :« On gagne ici et c’est bien pour le moral. Je suis heureux de remporter la dernière City Race de la saison. On a bien navigué aujourd’hui et hier, c’était serein à bord. On a bien progressé tout au long de ces City Races même si l’équipage a pas mal changé. Là, nous avions Nicolas Charbonnier et Fred Brousse à bord. Ils ont amené un vrai plus au niveau puissance et tactique. On ne reprend qu’un point à FONCIA mais ça va dans le bon sens. Nous ne sommes plus qu’à 7 points de lui au général. Maintenant, il faut se tourner vers demain. Il y a trois points à prendre sur le petit parcours côtier. Ces points vont être primordiaux pour la suite du classement. »

Michel Desjoyeaux, skipper de FONCIA : « Nous faisons deuxième ici derrière Spindrift racing ce qui n’est pas trop mal car notre début a été un peu laborieux. La journée d’aujourd’hui, complexe, nous a quand même permis de gagner une manche. Ce soir,  nous avons 7 points d’avance sur Spindrift. Nous pouvons encore en gagner ou en perdre pas mal entre les points bonus à l’issue du parcours côtier demain, ou d’ici l’arrivée à Gênes. Mais aujourd’hui, quoiqu’il arrive, on ne peut pas faire plus mal que 2e. Nous allons laisser les trois autres se bagarrer pour la 3e place. Il y a pire comme situation ! C’est le résultat  de trois semaines de dur labeur de la part de l’équipage. On est capable de très bien jouer jusqu’au bout. Et c’est ce que nous allons essayer de faire. Ensuite, le sport décidera. »

Sidney Gavignet : « C’est cool d’être troisième. Après les péripéties de ces deux derniers jours, nous restons sur le podium au général. Nous sommes devant les gars avec qui nous allons nous battre pour la 3e place de l’European Tour, mais il faudra encore être bons sur la dernière étape. Ce serait bien de pouvoir prendre quelques points bonus demain car nous sommes les seuls à ne pas avoir réussi à le faire jusqu’à présent… »

Résultats Marseille City Races
1- Spindrift racing (Yann Guichard) 12+9+11+10+12+10+12 = 54 pts
2- FONCIA (Michel Desjoyeaux) 8+12+10+12+10 = 52 pts
3- Musandam-Oman Sail (Sidney Gavignet) 9+11+8+11+11 = 50 pts
4- Race for Water (Stève Ravussin) 11+10+12+8+8 = 49 pts
5- Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse) 10+8+9+9+8 = 44 pts
Le départ de la dernière étape de cet European Tour a été donné aujourd’hui avec une heure de retard du fait de vents faibles à Marseille, les équipages ont débuté par un petit côtier duquel est sorti vainqueur Spindrift racing devant Foncia et Musandam Oman Sail, les équipages ont ensuite pris la direction de Minorque (aux Baléares), la première marque de parcours, ils enchaineront ensuite sur la Giraglia (nord-est de la Corse) avant l’arrivée sur Gênes.Les trimarans ont retrouvé du vent frais au large de la cité phocéenne et filent désormais à 25 noeuds avec un petit avantage pour Spindrift racing qui mène la flotte devant Musandam, Foncia et Groupe Edmond de Rothschild, Race for Water a opéré un petit décalage sous le vent.Ces quarante huit dernières heures de course s’annoncent intense avec une belle bataille pour la victoire, pour l’emporter Foncia doit terminer au pire dans le tableau arrière de son concurrent, Spindrift racing, qui doivent quant à eux mettre un bateau entre eux et Foncia pour gagner. La bataille pour la dernière marche du podium reste également ouverte pour les trois autres bateaux.