Test Event réussi pour les GC32 à Marseille

La dernière journée de régates prévue aujourd’hui à Marseille pour les quatre GC32 a été annulée du fait des conditions de vent. En effet, ce matin le vent était établi à 25 nœuds, et les rafales montaient à 30, aucune amélioration n’était envisagée plus tard, ce qui poussait le comité à laisser les catamarans à foils au Port du Roucas Blanc. Ce Test Event de Marseille aura permis à quatre des équipes engagées dans le Bullitt GC32 Racing 2015 de s’entrainer en conditions de course.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

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Sur les trois jours, 15 courses ont été courues, dans des conditions variées avec des vents entre 3 à 20 nœuds sur les dernières manches hier. La hiérarchie est loin d’être établie, même si ARMIN STROM Sailing Team s’est montré le plus régulier. Deux des nouveaux venus se sont adjugés plusieurs victoires et terminent à 4 et 8 points du vainqueur. Ce qui constitue une belle performance, puisque l’équipage d’Alinghi n’avait que quelques jours d’entrainement sur le lac Léman avant ce test, et que celui de Spindrift n’avait jamais navigué sur ce support avant cet événement. Chris Draper, barreur de l’AC72 de Luna Rossa sur la dernière Louis Vuitton Cup barrait ARMIN STROM, en l’absence de Flavio Marazzi. Le britannique habitué de ces catamarans à foils n’a eu aucune peine à s’adapter à celui-ci, qui plus est il était accompagné de l’équipage le plus expérimenté sur ce support lors de ce Test Event.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

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Logiquement, Armin Strom était le plus prompt à foiler par rapport à ses concurrents et échappait aux quelques figures de style (cabré, enfournement etc.) qu’on connut ses trois adversaires lors de ces trois jours de régates. Chris Draper, barreur d’ARMIN STROM :  » Nous nous sommes vraiment bien amusés, et il y avait un très beau plateau de marins auxquels se mesurer. Cela a été très intéressant de les regarder apprendre à voler aussi rapidement. »  Le skipper revenait également sur l’aspect économique de cette série en plein essor :  » Si vous pensez à l’argent que les gens dépensent sur leurs autres bateaux et leurs projets, et que vous pensez à quel point ils pourraient s’amuser ici… c’est un bateau réellement viable à barrer pour quelqu’un qui n’est pas un professionnel. Il ne gagnera pas forcément beaucoup de courses, mais par contre il s’amusera beaucoup ça c’est certain. Et ce n’est pas très cher. Nous avions quatre bateaux ici, mais le GC32 est tellement accessible que vous pourriez très vite en voir beaucoup d’autres.  » L’avenir lui donnera probablement raison, une nouvelle entrée dans cette série sera annoncée dans 15 jours, et une autre semble espérée en cours de saison. Ernesto Bertarelli, barreur d’Alinghi sur trois des quinze manches :    » J’ai vraiment beaucoup apprécié. Je trouve le bateau excitant, et en même temps sécurisant. La courbe d’apprentissage est énorme comparée à d’autres multicoques à bord desquels j’ai pu courir, mais celui-ci est accessible en terme de navigation et de budget. Je pense que c’est un bon bateau de propriétaire. « 

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

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Morgan Larson, barreur d’Alinghi :  » Une fois que vous êtes à la barre et que vous avez quelques courses à votre actif, vous réalisez que c’est faisable et que vous ne faites pas juste que survivre sur le plan d’eau là dehors, vous êtes en train de courir. Il y a eu quelques moments où l’on a eu l’impression que c’était une bête sauvage hors de contrôle, mais 80% du temps il pensait ‘je peux mener cette chose, et avec un peu d’entrainement, je vais devenir meilleur.  » Yann Guichard, skipper de Spindrift racing :  » Cet événement a été très bon pour nous, car le GC32 est quelque chose de totalement nouveau pour moi et mon équipe, et le sentiment à la barre est un peu différent. C’était très important pour nous d’être présents. Je suis surpris de la vitesse et de la stabilité que le GC32 peut offrir, bien que je puisse faire mieux pour sa stabilité ! Nous devons passer du temps à peaufiner ses réglages. « 

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

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Pour Sébastien Rogues et son team GDF SUEZ les résultats n’ont pas été aussi bons que pour les deux autres nouveaux équipages, mais le skipper n’est pas un spécialiste du multicoque, ils terminent malgré tout à plusieurs reprises seconds, mais semblent moins à l’aise dans la brise. Sébastien Rogues, skipper de GDF SUEZ :  » Maintenant, nous savons ce que nous devons faire pour nous améliorer sur le prochain événement et pour toute la saison, et c’est pourquoi nous sommes venus ici. « 

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Les catamarans ont été chargés dans leurs containers et vont reprendre la direction de leur base, afin de poursuivre leurs entrainements avant le début officielle de la Bullitt GC32 Racing Tour dans un mois en Autriche. Spindrift racing, qui courait se test event sur un bateau prêté par le chantier a reçu son catamaran cette semaine et devrait donc pouvoir débuter ses sessions de navigation rapidement.

Résultats du Marseille Pre Event du Bullitt GC32 Racing

Rank Team Total R1 R2 R3 R4 R5 R6 R7 R8 R9 R10 R11 R12 R13 R14 R15
1 Armin Strom Sailing Team 30 2 1 1 1 3 1 1 4 4 1 2 3 2 1 3
2 Alinghi 34 1 4 4 2 4 3 4 2 1 2 1 2 1 2 1
3 Spindrift racing 38 DNS 3 2 3 1 2 3 1 2 3 3 1 4 3 2
4 GDF SUEZ 49 3 2 3 4 2 4 2 3 3 4 4 4 3 4 4

Spindrift White remporte le Spi Ouest France Intermarché

Première édition réussie pour les Diam 24 OD sur ce Spi Ouest France Intermarché, les équipages ont pu se confronter pour la première fois avant le grand rendez vous estival qui réunira 30 trimarans.

Les conditions ont été soutenues le premier jour, avec 15 à 20 noeuds de vent dans la baie de Quiberon, ceci a causé quelques soucis techniques sur la flotte avec une collision entre Vincent Riou, sur PRB et Daniel Souben sur Sodebo 2. Jérémie Beyou sur Maître Coq, ne terminait pas la journée pour cause de casse sur le puits de dérive. Daniel Souben revenait pour la dernière régate du jour avec un safran de Maître Coq. Yann Guichard n’était pas épargné non plus et abandonnait avant un beau retour sur la 3ème manche.

Pour cette première journée, la régularité payait et Spindrift White était au dessus du lot avec deux victoires et une seconde place pour les hommes de Xavier Revil. Lionel Lemonchois plaçait son Prince de Bretagne en embuscade à 4 points avec deux 3ème places et une seconde, le podium provisoire à l’issue de cette première journée était complété par Groupama, mené par Pierre Pennec.

Samedi la flotte retrouvait le plan d’eau avec 12 à 15 nœuds de vent, passant du secteur Nord au secteur Nord-Est. La hiérarchie n’était pas radicalement chamboulée,  après deux parcours bananes et un côtier de 19 milles, sauf pour Prince de Bretagne qui quittait le podium après des places de 7,6 et 13. Groupama enchainait deux secondes places et une victoire et reprenait la tête à Spindrift White et CombiWest. Le spi se terminait pour Damien Seguin et ses deux équipiers suite à la casse du puits de dérive suite à un choc. La journée était marquée par de nouveaux contacts, notamment pour Thomas Coville sur SodebO 1.

http://www.youtube.com/watch?v=pBjsOyaYCng

Dimanche trois parcours techniques et un côtier étaient disputés dans 15 à 20 noeuds de vent. Le podium provisoire restait identique avec 24 points pour le leader Groupama, 22 pour Spindrift White et 50 pour Combi West, SodebO 1 et PRB talonnaient le 3ème à 1 et 3 points de retard.

Lundi, seuls Groupama et Spindrift pouvaient jouer la victoire, restait une place sur le podium à prendre. Xavier Revil et son équipage terminaient bien ce spi avec une seconde place et une victoire, Pierre Pennec sur Groupama faisait sa plus mauvaise manche avec une 7ème place et une deuxième sur la seconde et dernière manche du jour. C’est donc Spindrift White qui s’imposait avec un point d’avance sur Groupama. CombiWest de Fred Guilmin qui conservait la 3ème place, talonné par Thomas Coville sur SodebO 1. Suivaient PRB, Spindrift Black, GDF Suez et Prince de Bretagne.

 

Le prochain rendez-vous pour les Diam 24 sera le Grand Prix Atlantique à Pornichet du 17 au 19 avril.

Les mots des marins :

Xavier Revil, Spindrift Black : Vainqueur du Spi Ouest-France Intermarché

 » C’était un beau Spi, dynamique, avec de belles conditions, entre 15 et 20 nœuds de vent tous les jours. Avec le soleil les deux derniers jours c’était encore plus joli et vraiment très plaisant de naviguer. Ca a été dur sur l’eau, personne ne lâche rien jusqu’à la ligne d’arrivée. Il faut y aller pour essayer de gagner une place, un point. Il n’y a pas de gros écarts, il faut être très combattant. Ca a été un championnat difficile, mais on est très heureux d’avoir gagné, c’était notre objectif . La bagarre permanente est le bienfait de la monotypie, ce sont les équipages qui font la différence. C’est un cumul de petites choses, de réglages, qui font les écarts à la fin, plus que les écarts de vitesse entre les bateaux.
Depuis le début de la régate, nous nous sommes bien battus avec Pierre Pennec et son équipage sur Groupama, c’est eux qui nous ont donné le plus de mal. Mais après Combiwest (Fred Guilmin) est très bon aussi, ils sont vraiment capables de faire de belles choses. Thomas Coville sur Sodebo a également très bien navigué, il nous a donné du mal.
Nous sommes très heureux de remporter le Spi Ouest-France car cela fait trois mois que nous naviguons dans la Baie de Quiberon. Nos stages à l’Ecole Nationale de Voile ont payé. On voit bien que nous étions dans le coup. C C’est la première confrontation entre les deux pôles (ENV et Port-La-Forêt), on a eu froid sur l’eau cet hiver mais on a bien travaillé, et je suis très satisfait du travail de mes équipiers (François Morvan, Thierry Douillard et Matthieu Vandame). »

PIERRE PENNEC, GROUPAMA : 2ème au classement général

« On est très proche de Spindrift White. Aujourd’hui, ils ont pris de meilleurs départs et même si nous sommes parvenus à les rattraper et même à les doubler à un certain moment, ils nous battent finalement sur les deux manches. On doit travailler pour être plus réguliers et éviter certaines erreurs qui coûtent cher en temps et en points. Chaque jour qui passe permet aux concurrents moins familiers de la navigation en multicoque de se rapprocher de nous. Ils observent attentivement nos réglages et notre manière de naviguer, tout comme nous d’ailleurs. Avec Quentin et Arnaud, l’entente a été parfaite. On s’est bien donné et on n’a jamais baissé les bras. C’était pourtant physique avec trois à quatre manches par jour. Le bateau est très bas sur l’eau et on prend de l’eau plein la gueule toute la journée. Il vaut mieux être bien préparé physiquement. Ca promet pour le Tour de France. »

Fred Guilmin, Combiwest : 3ème au classement général

« La journée d’aujourd’hui était assez mouvementée. Ce n’était pas bon pour les émotions ! Ce matin, nous étions 3ème au général. Après la première manche d’aujourd’hui, on était repassé 4ème et Sodebo avait pas mal de points d’avance pour nous garder derrière. Et au final, à la dernière manche du jour, on prend un mauvais départ, puis on a fait un coup tactique génial qui nous permet de terminer 5ème à la manche alors que Sodebo termine 10ème. On reprend à l’arrachée la 3ème place ! Nous sommes vraiment heureux de la performance que nous faisons sur le Spi Ouest-France. Nous étions venus pour nous jauger aux autres avec un objectif de podium. Objectif réussi ! Mais il nous reste du boulot pour rattraper les deux places au dessus de nous (Spindrift White et Groupama). Ce qui est important dans une saison comme celle-là, c’est de monter en puissance. C’est ce qu’on est en train de faire et j’espère que notre progression ne va faire qu’augmenter. »

Thomas Coville, Sodebo 1 : 4ème au classement général

« Je suis super satisfait de tout ce que l’on a fait ! Mon contrat s’arrête là, c’est Daniel Souben qui continue avec l’équipage Sodebo. Moi je me suis lancé dans l’aventure de la Transat Jacques Vabre. Avec le team, notre mission était de bien marcher au Spi Ouest, nous arrivons au pied du podium. On était un peu déçu car un podium aurait été une belle concrétisation pour ces trois mois d’entrainement, mais nous sommes vraiment contents d’avoir joué avec les meilleurs de la spécialité. La flotte était très homogène, très agréable, dynamique, avec beaucoup de niveau, ce qui permet d’avoir du contact maitrisé. C’était super sportif, avec en plus des conditions idéales à la Trinité-sur-Mer ! »

Vincent Riou, PRB : 5ème au classement général

« Le bilan de ce Spi Ouest-France est plutôt positif. Nous sommes satisfaits de notre travail. Aujourd’hui, pour moi, il y a deux divisions. Spindrift et Groupama naviguent au dessus du lot. Ce sont des équipes composées de grands champions et qui aujourd’hui, ne sont pas encore à notre portée de tirs. Il va falloir travailler pour réussir à jouer avec eux. Après derrière il y a 3-4 bateaux qui sont assez groupés. Il nous reste une belle marge de progression dans ce lot car nous faisons encore trop d’erreurs. Notre équipage est jeune, en formation. Avec Nico (Nicolas Andrieu), on a navigué un peu ensemble l’année dernière, mais avec François (Verdier) c’est notre 3ème ou 4ème semaine de navigation ensemble, c’est encore un peu frais. Il faut que nous travaillions encore certaines choses : les grands voiles, la stratégie en multicoque. Nous devons rendre tout cela un petit peu plus fluide. Ainsi, nous pourrons espérer jouer avec les meilleurs. C’est bien de commencer dans la difficulté pour se poser les vraies questions et chercher les vraies solutions. Si le Spi Ouest France avait été plus facile pour nous, cela n’aurait pas forcément été bénéfique pour le reste de la saison. C’est un mal pour un bien de naviguer dans du dur. Le niveau physique est très élevé et nécessite d’être bien préparé. Nous ne devons pas nous relâcher au niveau de la préparation physique et nous allons devoir aussi travailler la récupération en vue du Tour de France à la voile car ce sera un enjeu dans la réussite du projet. Il ne va pas falloir mollir sur la préparation physique et pour le Tour de France à la Voile il va falloir que l’on travaille aussi la récupération car cela va être un enjeu dans la réussite du projet. »

Yann GUICHARD, spindrift black : §ème au classement général

« Le bilan de cette première épreuve est très positif pour Spindrift racing. Nous souhaitions nous jauger face à la concurrence mais aussi montrer qu’il fallait compter avec nous sur ce circuit Diam 24 où nous sommes nouveaux cette année. Nous avons su bien naviguer du premier au dernier jour pour l’emporter de la belle manière. L’esprit est vraiment bon dans le team. Nos deux équipages fonctionnent bien dans un esprit très constructif. Chacun est là pour tirer l’autre vers le haut et je suis très fier du groupe que j’ai réuni pour ce projet Diam 24. Maintenant, rien n’est acquis. C’était très serré au classement avec les bateaux de tête. Il va falloir continuer à travailler pour être au top toute la saison et surtout sur le Tour de France à la Voile où nous serons trois à nous relayer à la barre entre François, Xavier et moi.  »

 

CLASSEMENT GENERAL DU SPI OUEST FRANCE INTERMARCHE 2015

1- Spindrift White, (Xavier Revil) barré par Xavier Revil et François Morvan (25 points)
2- Groupama, (Franck Cammas) barré par Pierre Pennec (31 points)
3- Combi West, Frédéric Guilmin (64 points)
4- Sodebo 1, Thomas Coville (66 points)
5- PRB, Vincent Riou (74 points)
6- Spindrift Black, Yann Guichard (75 points)
7- GDF Suez, Sébastien Rogues (77 points)
8- Prince de Bretagne, Lionel Lemonchois (81 points)
9- Votre plus long périple, Loïc Fequet (83 points)
10- Sodebo 2, Daniel Souben (90 points)
11- Custo Pol, JP Nicol (90 points)
12- West Courtage – Ecole Navale, Simon Moriceau (104 points)
13- Radio Vinci Autoroutes, JB Gelles (115 points)
14- Beijaflore, Nicolas Bérenger (134 points)
15- Maître coq, Jérémie Beyou (139 points)
16- Agrival, Paukine Chalaux (155 points)
17- Fondation Fdj, Des Pieds et des Mains, Damien Seguin (182 points)

Spi Ouest France Intermarché : Première confrontation pour les Diam 24

Grande première pour le Spi Ouest France qui débutera demain, et qui accueillera pour la première fois des multicoques sur un rond dédié.

Le trimaran monotype Diam24 fait donc son entrée dans ce grand rendez-vous vélique, qui permettra surtout aux équipages de se jauger pour le Tour de France à la Voile qui a adopté ce support.

La flotte était jusqu’ici partagée en deux groupes d’entrainement, l’un à Port la Forêt, l’autre à la Trinité sur Mer sous la houlette de l’ENV.

Les conditions s’annoncent idéales pour demain avec 12 à 17 noeuds de vent, puis un petit renforcement pour les jours suivant. Les équipages s’affronteront sur des parcours bananes et des parcours côtiers de 15 à 45 milles, un avant goût du format adopté également sur le Tour de France à la Voile.

17 équipages sont inscrits au Spi Ouest France Intermarché, 30 sont attendus cet été sur le Tour.

Diam 24 – Préparation Tour de France à la Voile 2015 [Collectif] from Nautimages on Vimeo.

Les réactions des skippers :

Sébastien Rogues, skipper de GDF SUEZ :
« Je suis vraiment très heureux de participer au Spi Ouest-France, première course de la saison. Cela nous permettra de nous situer par rapport à la concurrence et d’identifier les points à faire progresser pour être au meilleur niveau fin juin au Tour de France à la Voile, l’objectif clé de la saison 2015. Ce bateau est amusant, vif, mais plein de subtilités pour en tirer le meilleur. La monotypie est une des meilleures écoles pour se « upgrader » et atteindre le meilleur niveau car seuls les équipages font la différence, les bateaux étant tous strictement identiques. » 

Yann Guichard, skipper de Spindrift Black:
« Cette rentrée sportive sur le Spi Ouest-France s’annonce vraiment intéressante. Nous allons nous jauger par rapport à la concurrence, sans prétention puisque c’est la reprise mais avec l’envie de faire de belles choses »

Xavier Revil, skipper de Spindrift White
« Les derniers stages ont montré que les équipes ont beaucoup progressé dans l’utilisation du bateau. Les manœuvres sont fluides et les départs de plus en plus agressifs. Les bonnes places sont chères sur la ligne et ça se bagarre bien. Parmi nos concurrents sérieux, je vois Groupama pour l’expérience de la régate au contact et Sodebo qui a bien travaillé avec nous depuis janvier. Prince de Bretagne et Combi West se sont aussi montrés dernièrement très percutants sur les départs, à surveiller… » »

Vincent Riou skipper de PRB :
« C’est une première régate pour nous mettre en route. Il va y avoir du niveau, on va donc pouvoir se positionner par rapport au reste de la flotte et faire le point sur ce qui nous reste à accomplir avant le Tour de France à la voile. Jusqu’à présent nous avons fait pas mal d’entraînements avec certains équipages. C’est sympa mais l’entrainement n’est pas la finalité. Globalement nous sommes plutôt dans le coup mais nous n’avons pas navigué avec tous les bateaux. C’est intéressant de se retrouver enfin en configuration course car on va pouvoir, à la fin de ce Spi Ouest France, tirer un premier bilan sur le comportement de la flotte en général. Les conditions s’annoncent sympas. On devrait à priori avoir du vent et pas trop froid. »

Nicolas Bérenger skipper de Beijaflore  :
« Nous avons débuté nos entraînements samedi dernier. Le Spi Ouest-France va nous permettre de nous entraîner, de nous étalonner vis-à-vis des autres bateaux. On va pouvoir voir comment le Diam 24 marche, prendre les bons repères, maîtriser notre vitesse. Nous ne sommes pas dans une optique de gagner mais plutôt de nous améliorer et d’engranger de l’expérience. » explique le skipper de Beijaflore.

Lionel Lemonchois, skipper de Prince de Bretagne :
«  Le plateau est costaud. Il n’y a pas de « manche » mais que des bons. Ca va se bagarrer fort et ça tombe bien parce que c’est justement ce qu’on aime. Lors des stages d’entraînement que nous avons effectué avec huit de nos concurrents en baie de Quiberon ces dernières semaines, nous avons pu constater que nous sommes bien dans le coup. Nous avons gagné des manches et joué régulièrement aux avant-postes. A présent, nous allons voir ce que ça donne en course. Ce sera d’autant plus intéressant que nous allons nous confronter aux Diam de Port-la-Forêt que nous n’avons pas encore eu l’occasion d’observer sur l’eau.
 L’effort est aussi court qu’intense. Il est certain que le fait de bien partir est assez déterminant pour le résultat. Reste que ce qui fera réellement la différence à la fin, c’est la régularité. Sur le plan d’eau de la Trinité, il faudra aussi avoir un peu de réussite, surtout si le vent est de secteur nord-est et donc bien tordu ».

Pierre Pennec, skipper de Groupama :
« J’adore naviguer et surtout régater. Quand en plus c’est en multicoque, c’est génial. On a une bonne équipe avec Arnaud Jarlegan qui réglera la grand-voile et le genaker. On se connaît bien tout comme Quentin Ponroy qui sera en charge de la tactique et du réglage du chariot de grand-voile. En plus d’être maître voilier chez North, c’est un gars du coin donc il connaît bien le plan d’eau. Tactiquement, c’est un atout. Nous avons remporté quasiment toutes les courses de préparation. C’est bon signe mais ce n’est pas très étonnant car nous venons du multicoque contrairement à d’autres équipages. Et puis on voit bien que les performances se nivellent par le haut. Tout le monde progresse. Et ca tombe bien car nous sommes venus chercher la confrontation. Les deux équipes de Spindrift et de Sodebo seront certainement performantes. Elles se sont beaucoup entrainées et elles naviguent à domicile. Il faudra aussi se méfier de marins qui viennent du solitaire comme Vincent Riou. Ils ont l’habitude de se faire mal, de ne jamais baisser les bras ».

Liste des Diam 24 inscrits au Spi Ouest-France Intermarché :

– Agrival (Pauline Chalaux)
– Beijaflore (Nicolas Bérenger)
– CombiWest (Frédéric Guilmin)
– Custo Pol (Jean-Pierre Nicol)
– Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains (Damien Seguin)
– GDF SUEZ (Sébastien Rogues)
– Groupama (barré par Pierre Pennec / Franck Cammas sera ce week-end au Trofeo Princesa Sofia à Palma pour sa préparation olympique en Nacra 17)
– Maitre Coq (Jérémie Beyou)
– PRB (Vincent Riou)
– Prince de Bretagne (Lionel Lemonchois)
– Sodebo 1 (Thomas Coville)
– Sodebo 2 (Daniel Souben)
– Spindrift Black (Yann Guichard)
– Spindrift White (Xavier Revil)
– Vinci Autoroute (Jean-Baptiste Gellée)
– Votre Plus Long Périple (Loïc Fequet)

MOD 70, un départ vers les Antilles

  • Le MOD 70 ex Foncia, propriété de Michel Desjoyaux, a retrouvé l’eau. Il devrait rejoindre la flotte du Team Phaedo, qui navigue actuellement sur un catamaran Gunboat 66, sa zone de navigation privilégiée devrait être les Antilles (Voiles de St Barth, Carribean 600, Antigua Sailing week etc.). Il semblerait que le navigateur britannique Sam Goodchild soit de l’aventure.
  • Race for Water, le trimaran de Stève Ravussin, est de nouveau à l’eau. Le bateau partira le 15 mars de Bordeaux, pour un tour du monde, le Race for Water Odyssey, le but de cette campagne est d’étudier la pollution des océans par le platique, en « visitant » les cinq vortex de plastique connus autour de la planère. Marco Simeoni, président de la fondation Race for Water sera sur le trimaran durant les 9 mois de l’expédition.
  • Le Gitana Team, outre le chantier de son IMOCA, poursuit les études sur son multi 7à qui devrait être équipé de foils en L pour sa remise à l’eau. L’équipe a déjà débuté son apprentissage du foiling sur son monotype GC32 la semaine dernière à Lorient. L’IMOCA doit être mis à l’eau en août, Sébastien Josse devrait donc pouvoir tester le trimaran de 70′ dans sa nouvelle configuration avant de passer à sa préparation pour le Vendée Globe.
  • Aucun programme prévu pour les MOD 70 de Spindrift racing et de Paprec Recyclage. Le team Spindrift racing sera occupé sur de nombreux supports (le maxi trimaran de 140′ avec une tentative de trophée Jules Verne en fin d’année, les circuits GC32, D35 et le tour de France à la Voile), il est probable que leur MOD reste au sec une année de plus.
  • Le MOD 70 Musandam d’Oman Sail, skippé par Sidney Gavignet, devrait être aligné sur les classiques semaines de Kiel et de Cowes.

Le plateau de la Great Cup s’étoffe

La Great Cup qui se courre sur des catamarans monotypes, les GC32, à foils suscite un bel engouement pour la saison à venir.

En effet, quatre équipes françaises seront sur les rangs. Après Erik Maris et son Zoulou, Sébastien Rogues soutenu par son sponsor GDF Suez, deux grosses écuries engagées en multicoques ont été officialisées ces derniers jours.

Le Gitana Team qui vient de mettre son catamaran à l’eau à Lorient et qui a effectué ses premiers tests ces derniers jours, ainsi que Spindrift racing.

Yann Guichard :  » Clairement, la voile de demain se dessine aujourd’hui autour des bateaux qui volent. Non seulement sur l’America’s Cup mais aussi sur d’autres supports de régate au contact comme les GC32 et même en course au large où les nouveaux monocoques du Vendée Globe dévoilent actuellement des foils dans cette idée d’être toujours plus aériens pour être plus rapides. La performance et l’innovation entrent directement dans les fondamentaux de Spindrift racing, comme la volonté de courir au plus haut niveau mondial et la dimension. Le circuit GC32 correspond parfaitement aux objectifs sportifs de l’écurie ainsi qu’aux objectifs de nos partenaires offrant une exposition internationale au travers des cinq pays étapes. Nous sommes très enthousiastes à l’idée d’apprendre à voler dans quelques semaines et d’affronter les meilleurs sur ce circuit qui promet d’être compétitif. »

Le calendrier du circuit :

23-26 avril Warm-Up Marseille / France / Entraînements officiels

27-31 mai ‘Austria Cup’ / AUTRICHE / Lake Traunsee
24-27 juin ‘Cowes Cup’ / ANGLETERRE / Cowes
30 juillet-2 août ‘Sailing Cup Kiel’ / ALLEMAGNE / Kiel
27-30 août ‘Trofeo di Roma’ / ITALIE / Rome Fiumicino
30 sept-3 octobre ‘Marseille One Design’ / FRANCE / Marseille

GC 32 Racing Key West Race Week 2015 from Nick Bowers on Vimeo.

Pourquoi interdire Spindrift 2 de Transat Jacques Vabre ?

Au cours du Nautic, l’organisation de la Transat Jacques Vabre a dévoilé le format de la course en double entre le Havre et Itajai (Brésil), cette course sera ouverte aux Multi 50′ répondant à la jauge de la classe et aux Ultimes.

On pouvait légitiment s’attendre aux mêmes règles que sur la Route du Rhum 2014 concernant la classe Ultime, soit une absence de limitation de taille (sur la Route du Rhum, étaient admissibles les bateaux de taille égale ou supérieure à 60′).

Cependant, dans l’avis de course, sont admissibles dans la classe Ultime les bateaux compris entre 70 et 105′ de longueur hors tout, ce qui exclut le maxi trimaran Spindrift 2, sur lequel Yann Guichard a terminé à une belle seconde place sur la Route du Rhum 2014.

Comme en 2010 avec Franck Cammas et Groupama 3, les chances  de réussite du skipper en solo sur son trimaran de 40m étaient jugées faibles. Il a démontré que le défi était possible, on peut donc imaginer qu’une telle performance sur une course en double puisse être réitérée.

Yann Guichard, le skipper de Spindrift 2 avait d’ailleurs réagi sur son fil twitter :

Transat Jacques Vabre. Spindrift2 interdit de participation! Merci aux organisateurs

Si je comprends bien, pour participer à la je dois couper mon bateau de 8m. Très élégant comme réponse!

Le reste de la flotte est donc préservée, à savoir les Multis 70, et l’ensemble des autres maxis multicoques (le 80′ Prince de Bretagne, l’ancien Sodeb’O de 105′, son sister ship ex Oman Air, l’ex B&Q Castorama, le 97′ Idec Sport, le nouveau Sodeb’O Ultim de 102′, le Banque Populaire VII de 105′ et le nouveau Macif de François Gabart actuellement en construction de 100 à 105′).

Pourquoi une telle décision ?

L’organisation aurait pu justifier cette décision par le fait de vouloir réunir une flotte relativement homogène de gros multicoques plus adaptée au solitaire ou au double que le trimaran de 40 mètres. En effet Spindrift 2 de par sa taille et sa puissance pourrait être à son avantage sur cette transat Jacques Vabre qui se déroule majoritairement dans les alizés.

La communication a semble-t-il été défaillante du côté de l’organisation qui a répondu à Yann Guichard via twitter par ceci :

La accueillera la classe Ultime, si intègre le collectif est le bienvenu sur la course

 

Quel est donc le rapport entre le collectif Ultim et la Transat Jacques Vabre ?

A priori aucun, le collectif Ultim a été lancé en fin d’année dernière par trois armateurs de Maxis Multicoques destinés au solo, à savoir Banque Populaire, Macif et Sodeb’O qui ambitionnait de lancer un programme sur 4 ans à partir de 2015.

A son lancement, le communiqué de presse du Collectif Ultim précisait :

Le Collectif Ultim s’est donné pour objectif de travailler à la mise en place d’un programme sur 4 ans, appelé Challenge Ultim qui intégrerait un tour du monde en solitaire et au minimum une course intermédiaire, les autres années. Le format requis pour ces courses serait du solo ou du double. Rejoindre le collectif pour un armateur suppose que son bateau soit maniable sans assistance électrique ou hydraulique et puisse s’aligner au moins au départ d’une course par an.

L’objectif était donc de fédérer les équipes de maxis multicoques de plus de 80′ sans se substituer aux organisateurs de course.

A l’heure actuelle, le Collectif Ultim reste à l’état de projet, et aucun programme n’a été dévoilé.

Pourquoi l’organisateur de la Transat Jacques Vabre demande alors à Spindrift de rejoindre ce collectif, alors que la participation des bateaux plus petits n’est pas soumise à l’adhésion à celui-ci ?

L’objectif du collectif Ultim semble être de développer une « classe » de Maxis Multis Solo.  Les flotteurs du nouveau Macif ont d’ailleurs été construits  dans des moules femelles afin de pouvoir construire d’autres unités, il semblerait que Banque Populaire songe fortement à faire construire un nouveau trimaran dans ces moules pour la Route du Rhum 2018, le Gitana Team semble également réfléchir à cette option.

L’actualité du Nautic

  • Transat Jacques Vabre :

Après une édition 2013 ouverte aux seuls Multis de 70′, l’organisateur permet aux Ultimes de courir aux côtés des Multi 50′, IMOCA et Class 40. La route sera désormais commune à toutes les classes et directe du Havre à Itajai (Brésil). Le départ de la transatlantique en double sera donné le 25 octobre 2015.

Cependant, l’avis de course précise que la taille des Ultimes est limitée à 105′ soit 32 mètres, ce qui permettra au futur Macif de participer, tout comme les actuels Banque Populaire VII (31,5m), Sodeb’O (31m), mais également l’ancien Sodeb’O (32m) ainsi qu’Idec Sport et Prince de Bretagne et bien sûr les MOD70.

Cette décision exclu de fait le maxi trimaran Spindrift2 de Yann Guichard et Dona Bertarelli.Le skipper de Spindrift racing, Yann Guichard a réagit à cette décision sur son compte twitter : « Spindrift2 interdit de participation! Merci aux organisateurs ».

Même si une participation du trimaran de 140′ (40m) paraissait peu probable du fait de la préparation du Trophée Jules Verne, l’organisateur se coupe d’une des écuries majeures de la Course au Large, qui possède par ailleurs un autre bateau susceptible d’être aligné (le MOD70).

  • Tour de France à la Voile

Après le débat intervenu suite au changement de support (passage du monocoque M34 à un trimaran de 24′ le Diam 24) et de format (alternance de parcours techniques et d’étape de ralliement à un format de régates courtes et de raids à la journée avec l’abandon des étapes de large), ASO, l’organisateur fait carton plein avec 30 engagés pour l’édition 2015.

Parmi ceux-ci on retrouvera plusieurs skippers de renom venus aussi bien de l’IMOCA, que de la classe Ultimes, ou encore des spécialistes du catamaran de sport.

La liste des inscrits :

– 30 CORSAIRES, skippé par Alexia Barrier
– ARMOR LUX – COMPTOIR DE LA MER, skippé par Erwan Tabarly
– BEIJAFLORE TEAM, skippé par Nicolas Bérenger
– CHEMINÉES POUJOULAT, skippé par Bernard Stamm
– COMBIWEST, skippé par Frédéric Guilmin
– COURRIER CHOC D’IXELLES, skippé par Antoine Carpentier
– DEFI YCSL, skippé par Benoît Champanhac
– DIAM IS GIRLS BEST FRIEND, Laure Caucanas
– DYNAMIQUE VOILE, skippé par Emeric Dary et Thomas Cardrin
– FONDATION FDJ – DES PIEDS ET DES MAINS, skippé par Damien
Seguin
– GDF SUEZ, skippé par Sébastien Rogues
– GRANDEUR NATURE, skippé par Frédéric Duthil
– GROUPAMA, skippé par Franck Cammas
– LATITUDE NEIGE / LONGITUDE MER, skippé par Aurélien Ducroz et
Laurent Voiron
– LORINA BOISSONS ARTISANALES, skippé par Bruno Staub
– MAÎTRE COQ, skippé par Jérémie Beyou
– PRB, skippé par Vincent Riou
– PRINCE DE BRETAGNE, skippé par Lionel Lemonchois
– SEA 4 SAIL, skippé par Aymeric Chappellier et Romain Motteau
– SODEBO, skippé par Thomas Coville et Daniel Souben
– TEAM LE BERRE, skippé par Anne-Claire Le Berre
– TECHNEAU, skippé par Arnaud Daval
– WEST COURTAGE – ECOLE NAVALE, skippé par Christian Ponthieu et
Simon Moriceau
– Z3PHYR, skippé par Charles Hainneville
– ABSOLUTE DREAMER, skipper annoncé prochainement
– AGRIVAL, skipper annoncé prochainement
– OMANSAIL, skipper annoncé prochainement
– SPINDRIFT BLACK, skipper Yann Guichard
– SPINDRIFT WHITE, skipper annoncé prochainement
– VANNES AGGLO- GOLFE DU MORBIHAN, skipper annoncé prochainement
– Sponsor annoncé prochainement, skippé par Loïc Fequet

Le tour de France à la Voile fera étape à :

– Dunkerque du 3 au 5 juillet

– Fécamp les 6 et 7 juillet

– Roscoff les 11 et 12 juillet

– Pornichet les 9 et 10 juillet

– Les Sables d’Olonne les 14 et 15 juillet

– Gruissan les 19 et 20 juillet

– Marseille les 22 et 23 juillet

– Nice du 24 au 26 juillet

Alinghi vainqueur du Vulcain Trophy à l’issue de l’avant dernier grand prix de la saison

Le Decision 35 ont couru leur avant dernier grand prix de la saison le week end dernier à Genève. Seules deux manches avaient été lancées le samedi dans un vent changeant, le premier départ était chaotique comme le raconte le n°1 de Veltigroup, Simon Kostner, victime d’une collision sur celui-ci :« On se trouvait derrière Realstone qui a poussé la barre et s’est immobilisé, on n’a pas pu passer à côté, ils font faute. Ensuite on est reparti tribord mais Team Tilt arrive bâbord, on essaye de les éviter, sans succès, on tape aussi et reste bloqué sur la ligne.»
Les deux catamarans de la famille Bertarelli s’adjugeaient les deux premières places du provisoire lors de cette première journée, avec deux victoires pour Ernesto Bertarelli, et deux secondes places pour le bateau de sa soeur Dona. Okalys de Nicolas Grange occupait la 3ème place du provisoire avec deux places de troisième.

L’organisateur et skipper de ce grand prix Nicolas Grange, sera moins à la fête le dimanche avec des places de 6,5 et 8ème, le faisant chuter du podium, Veltigroup effectuait par contre une très belle deuxième journée avec des places de 9, 2 et 1er qui permettait à l’équipage de s’adjuger le premier podium de la saison.
Pas de contre performance pour Alinghi qui remporte toutes les manches du week end sauf la dernière sur laquelle Ernesto Bertarelli ne s’aligne pas, puisque l’équipage était déjà vainqueur du grand prix et du Vulcain Trophy 2014 à l’issue de l’avant dernière manche, belle performance également de Ladycat powered by Spindrift qui prend la seconde place de ce rendez-vous et conforte sa deuxième place sur le podium pour la saison, Realstone est 3ème de celui-ci devant Team Tilt, Mobimo et Zen Too.

Ernesto Bertarelli : «Très content, on remporte toutes les manches, ça n’était jamais arrivé je crois. On a les points nécessaires pour gagner donc on ne court pas la dernière manche. On gagne également le championnat et ça nous permet de garder le trophée, c’était notre principal objectif. C’est la saison Alinghi. On a une équipe qui est ensemble depuis longtemps et Nicolas Charbonnier, le tacticien, s’est très vite intégré. On a des sensations fortes et solides à bords, on va très vite.»

Xavier Revil, barreur de Ladycat powered by Spindrift racing raconte : «Toute l’équipe a super bien régaté. On a navigué aux avant postes du classement, malgré les airs légers et peu stables. On était bien sur les départs qui sont très importants dans ce type de régate, c’était un peu la clé de la réussite ce week-end. Le tacticien et toute l’équipe ont donné le maximum. On veut rester sur le podium du Vulcain Trophy et le prochain Grand Prix sera un grand week-end de course.»

Loïc Forestier, skipper de Veltigroup : « la journée d’hier n’est pas très objective, on n’a pas eu de chance sur la première manche. Aujourd’hui on a navigué à notre niveau. Les efforts qu’on a faits et les entrainements depuis février, commencent à payer. On est une équipe jeune qui progresse, je suis fier de l’équipage car on remonte au classement et on performe contre les cadors. C’est de bon augure pour l’année prochaine.»

Nicolas Grange, barreur et propriétaire d’Okalys. « On est 4éme à égalité de points avec Veltigroup. La cohésion de l’équipage est bonne et la vitesse élevée associée à de bons départs nous a permis de faire de faire deux belles 3ème places hier, on a aussi très bien navigué aujourd’hui. »

Alinghi conforte son avance sur le Vulcain Trophy

L’équipage d’Ernesto Bertarelli a largement dominé le reste de la flotte des D35 le week end dernier à Versoix et ce dès le samedi avec 5 manches terminées à la première ou à la seconde place, Mobimo et Ladycat powered by Spindrift racing prenaient les 2 et 3èmes places provisoires de cette première journée, qui se déroulait dans un joran instable.
Alinghi assurait la seconde journée, avec 4 manches courues et une cinquième place comme plus mauvais résultat, Ernesto Bertarelli et ses hommes finissaient donc cet Open Nationale Suisse avec 9 points d’avance sur Mobimo de Christian Wahl, à la troisième place de ce grand prix, Fred le Peutrec et l’équipage de Zen Too effectuaient une superbe deuxième journée, qui leur permettait d’effacer les mauvaises manches de la veille (10,7,7) et de ravir la place sur le podium à Ladycat. Les conditions ont été relativement musclées durant ce week end avec des vents jusqu’à 20 noeuds.

Au classement général, Alinghi renforce sa position de leader, Realstone, second se voit menacé par mobimo qui monte en puissance en cette fin de saison et qui n’est qu’à un point de l’équipage de Jérôme Clerc. Ladycat, Team Tilt et Zen Too occupent actuellement les 4,5 et 6ème place à respectivement 2, 5 et 8 points du 3ème, le podium leur est donc encore accessible. Le reste de la flotte est largement distancé et ne pourra figurer aux places d’honneur de ce Vulcain Trophy 2014.

Ernesto Bertarelli, skipper d’Alinghi : « Nous sommes contents du week-end, les conditions d’aujourd’hui étaient encore plus difficiles qu’hier, très changeantes, mais nous avons bien régaté. On met nos adversaires encore un peu plus loin au classement général. Que du positif. »

Christian Wahl, skipper de Mobimo : « Ce week end a été intense et très positive surtout les manches en Joran qui étaient sportives et risquées sur les départs et les passages de bouée.
Les conditions étaient extrêmes, plus de 20 nœuds, il pouvait y avoir des retournements de situation surtout au portant mais pour Mobimo ça s’est très bien passé, on gagne en consistance et performance. »

Fred Le Peutrec, barreur de Zen Too : « Ces deux jours ont été éprouvants et toniques. Les D35 sont très toilés, ces bateaux demandent donc beaucoup de coordination et d’énergie dans les conditions que nous avons connues. Jean-Christophe Mourniac a remplacé Philippe Gildas à la tactique, il connaît très bien le circuit et s’est très vite adapté à l’équipage de Zen Too. »

L’avant-dernière étape du championnat, le Grand Prix Grange, aura lieu le week end prochain, les 6 et 7 septembre au Yacht Club de Genève.

Banque Populaire VII rentre en France, Spindrift 2 en stand by, double transtalantique pour Thomas Coville

Après deux mois de stand by, Armel le Cléac’h a décidé de mettre fin à son stand by concernant le record de l’Atlantique Nord entre New York et le Cap Lizard, ceci afin de mieux préparer la Route du Rhum dont le départ sera donné dans 100 jours.

Les conditions anticycloniques sur l’Atlantique Nord et des glaces situées très sud pour la saison auront eu raison de ce stand by de deux mois. Le skipper du maxi trimaran solo Banque Popualire VII va donc reprendre la mer en direction de Lorient, il mettra à profit cette transat pour parfaire sa préparation puisqu’il n’embarque que Gildas Morvan à ses côtés, celui-ci participera le moins possible à la marche du bateau.

Armel le Cléac’h, skipper de Banque Populaire VII : « Nous nous étions donnés la fin juillet comme date butoir de notre stand by à New York. Marcel van Triest me confirme qu’aucune perspective ne se dessine durant les 8 prochains jours. Il est donc temps pour moi de ramener le maxi trimaran à son port d’attache de Lorient, afin de respecter notre calendrier de préparation à la Route du Rhum. Trois semaines de chantier sont en effet programmées en août, afin de soumettre le bateau à une profonde vérification d’ensemble, suite à ses quatre transats de l’année. Je souhaite naviguer intensément dès les premiers jours de septembre dans la perspective de mon objectif prioritaire, la 10ème édition de la Route du Rhum. Depuis près de deux mois que nous surveillons l’évolution des phénomènes météo sur l’Atlantique, rien de vraiment sérieux ne nous a été proposé, et la présence d’icebergs au sud de Terre Neuve nous aurait contraint à rallonger sérieusement la route. Je quitterai New York sans regret car les conditions de signer un chrono ne se sont pas offertes à nous. Cette nouvelle traversée de l’Atlantique va cependant me permettre de poursuivre mon entraînement en solitaire à bord de Banque Populaire VII. Il me tarde de reprendre mes marques. Gildas Morvan sera à bord pour m’aider en cas de situation difficile, mais il sera avant tout un observateur et c’est seul que j’effectuerai les manœuvres le plus lourdes, en vivant selon un rythme le plus proche possible du solitaire. »

© Yvan Zedda / BPCE

L’autre maxi trimaran également en stand-by, Spindrift 2, restera sur place jusqu’à la mi-août, Yann Guichard et Dona Bertarelli et leur équipage espèrent pouvoir trouver une fenêtre météo dans les trois semaines à venir, dans le cas contraire, le bateau rejoindra aussi son port d’attache breton afin de le configurer pour la Route du Rhum.

Quant à Thomas Coville, autre prétendant à la victoire sur la prochaine Route du Rhum, il est arrivé vendredi en Guadeloupe après une transat en équipage (Jean-Luc Nélias, Loïc Le Mignon, Thierry Briend, Martin Gavériaux et Alexis Aveline l’accompagnaient) sur le nouveau Sodeb’O Ultim, il a repris la mer hier pour le convoyage retour en solitaire, également dans le but de parfaire sa préparation à cette course.

Thomas Coville, skipper de Sodeb’O Ultim :

« Le bateau est très sain et se maitrise facilement. Sodebo Ultim’ passe super bien dans la mer et ne mouille pas beaucoup. Si on navigue très vite à 30 nœuds, le bateau se stabilise facilement même sous pilotes. On a gardé les références des pilotes acquises avec le max-trimaran Sodebo. Les mécaniques et les mécanismes marchent bien, ce n’est pas surprenant car nous n’avons pas d’innovations majeures. C’est vrai aussi que la réalisation et le positionnement auraient pu nous arrêterA vec ce bateau là, j’ai l’impression d’être dans une autre dimension, dans un autre univers. Par rapport au Maxi Sodebo, c’est vrai que tu ralentis quand tu te déplaces. L’inertie d’un bateau de 15 tonnes qui va facilement à 30 nœuds t’emporte quand il accélère ou décélère. Le plus difficile physiquement, ça a été de dormir. C’est normal, c’est une première transat. Il y a de nouveaux sons, une nouvelle sonorité. J’étais forcement très attentif mais ça va s’améliorer. Je vais m’habituer ».