Marc Thiercelin sur la Route du Rhum 2014 ?

Le journal la Provence a dévoilé que Marc Thiercelin pourrait s’aligner sur la prochaine Route du Rhum, dont le départ sera donnée en 2014.

Le skipper avait acheté l’épave d’Oman Air qui avait chaviré suite à une casse sur la dernière édition de cette course mythique, il a désormais le soutien d’Opcalia, il reste cependant à la recherche de partenaires afin de finaliser ce projet et relancer le chantier du trimaran, évalué à 2 millions d’euros.

Les mots de Francis Joyon à son arrivée

La fenêtre météo


« La fenêtre météo n’était pas très attrayante pour plusieurs raisons. Quand je suis arrivé à New York,  le système cyclonique était en place sur Miami. Cela entraîne beaucoup de pluie avec des vents dans le sud : ces conditions ne sont pas favorables, sans compter que la trajectoire de la dépression n’était pas totalement connue… Mais nous nous trouvions de ce côté de l’Atlantique et nous nous sommes dit, avec mon routeur Jean-Yves Bernot, que tenter le pari valait le coup. Et puis après tout, nous étions là pour jouer… ».

 

Une route plus longue (3222 milles)

« La dépression aurait pu prendre une route un peu plus nord, donc un peu plus courte. Ou au contraire encore plus sud, ce qui aurait été catastrophique. Finalement, nous avons trouvé un compromis qui nous a convenu. Le petit avantage de prendre cette route sud c’est qu’il n’y avait pas la menace des icebergs sur les bancs de Terre Neuve et j’ai eu moins de brume que lors de mon précédent record. Ceci dit, en bénéficiant d’une dépression équivalente sur une route plus nord, plus directe, on pourrait gagner au moins une demi-journée ».

 

Les limites du maxi trimaran IDEC repoussées

 « Dès les premières journées, j’ai compris qu’il fallait aligner les milles pour compenser cette route plus longue. Cela m’a obligé à tenir des vitesses très élevées (26,20 nœuds de moyenne sur le fond). Mon record des 24 heures (666, 23 milles) m’a bien aidé dans cette optique. Après « quelques » années de multicoque, je découvre que nous pouvons demander encore plus à ces maxi trimarans. Je croyais que j’étais déjà au maximum, j’ai découvert un nouveau potentiel. Les vitesses de 35 nœuds sont atteintes et dépassées. Nous pouvons même chercher les 40 nœuds, voire plus… . Ce sont des vitesses cibles que je ne connaissais pas sur ce bateau. En fait, je ne sais pas vraiment quelles sont les limites de ces bateaux. Tout dépend de l’état de la mer, du vent… Nous ne pouvons réellement chercher ces limites que dans des conditions réelles de record ou de course au large qui sont assez rarement réunies  ».
144 milles de retard sur Thomas Coville et pas de doute

« J’étais confiant car si Thomas avait suivi une route plus directe, il avait manqué de vent en fin du parcours. Et moi je savais que je n’en manquerai pas… ».


La vie à bord d’IDEC

« En général, je prends un peu de nourriture fraîche mais je n’ai cette fois pas eu le temps d’avitailler avant de partir. Heureusement, un ami russe m’a gentiment donné des produits qui m’ont permis de me nourrir avec autre chose que les conserves stockées à bord. Pour ce qui est du sommeil, j’ai dormi moins de 10 heures depuis le départ. Il a aussi fallu faire avec pour l’humidité : il a beaucoup plu sur ce trajet puisque j’étais dans la partie active de la dépression. En fait, tout était trempé à bord ».


La gestion du stress

« Sur ces bateaux, nous sommes en permanence à la limite du chavirage. Il faut réguler tout le temps les voiles pour soulager le bateau quand il plante dans les vagues. Les trois premiers jours, j’étais inquiet. Au quatrième, j’étais blindé : je m’étais habitué à un niveau de stress jusqu’alors inconnu pour moi ».

Un grand chelem des records historique

« J’ai battu les trois derniers records (24 heures, Route de la Découverte et Atlantique nord) après la remise en état du bateau suite au chavirage de New York en 2011. Cela me tenait vraiment à cœur de prouver que mon maxi trimaran était fiable et gardait encore un bon potentiel. C’est d’autant plus satisfaisant que j’ai amélioré tous ces records avec les voiles d’origine, celles du tour du monde de 2007 ».

Les réactions des skippers de la classe Ultime en solitaire

Thomas Coville, skipper du maxi Sodeb’O : « Ce qu’il fait, est une fois de plus remarquable . Cette route, explique le skipper de Sodebo, est loin de l’orthodromie (la route directe) et impose d’aller encore plus vite. A 500 milles du Cap Lizard, Francis Joyon avance devant la dépression à l’angle optimal et tout se joue une fois de plus sur cet exercice délicat de rester en phase avec le déplacement du front. La trajectoire est alors imposée par l’angle que tu fais avec le vent.  On sent bien sa volonté d’aller chercher ce record. Je lui ai laissé deux ans de répit en allant gagner la Volvo Ocean Race et il les a saisis pour aller s’attaquer avec panache à ces records référents. Il faudra y retourner pour faire mieux. La tâche sera difficile. Depuis que nous avons entamé ensemble en 2008 cette course aux records océaniques en solitaire, la bataille est devenue une compétition de haut niveau. Il est le premier à réussir  ce grand chelem. Chapeau bas Monsieur Joyon ! »

Lionel Lemonchois, skipper du maxi 80′ Prince de Bretagne :  » Il est incroyable, Francis ! Il n’arrête pas de nous étonner. Il est là où on l’attend, et il n’en finit pas de nous surprendre. Cela ne va pas être facile de passer derrière lui. Même si les records sont faits pour être battus, il place la barre très haut. L’Atlantique en solo à 25 noeuds de moyenne environ cela commence à faire ! Bravo « 

 

Francis Joyon pulvérise le record de l’Atlantique Nord

Francis Joyon, sur le maxi trimaran Idec a réussi son pari, en lien avec son routeur Jean Yves Bernot, de battre le temps de référence sur l’Atlantique en solitaire.

La fenêtre météo ne semblait pourtant pas idéale, obligeant le marin à une route sud, à près de 400 milles de l’orthodromie, alors que Thomas Coville avait bénéficié pendant 4 jours d’une route sur celle-ci, et avait donc effectué moins de milles pour se rapprocher des côtes anglaises. Pourtant Francis Joyon a réussi à maintenir son multicoque en avant de la dépression qui l’a accompagné du début à la fin de son parcours, il a grâce à deux empannages à se recaler pour éviter le centre de celle-ci, se faisant, il a pu aligner les milles, avec un maximum de 665 en 24 heures (à un mille de son record des 24 heures). En maintenant de telles vitesses, le retard dû à cette route sud s’est transformé en avance, et le skipper a pu négocier la fin de son parcours à des vitesses proches des 30 noeuds.

Francis Joyon a passé la ligne d’arrivée de cette traversée de l’Atlantique Nord hier après midi après 5 jours 02 heures 56 minutes et 10 secondes, en améliorant le temps de Thomas Coville sur Sodeb’O de 6 heures 34 minutes et 30 secondes. Il aura parcouru 3222 milles à une vitesse moyenne réelle de 26,20 noeuds (distance orthodromique : 2 865 milles pour une vitesse moyenne de 23,30 noeuds).

Il détient donc les quatre plus grands records à la voile en solitaire, à savoir le tour du monde (depuis 2008, en 57 jours 13 heures 34 minutes 6 secondes), le record des 24 heures (depuis 2012 avec 666,2 milles soit près de 28 noeuds de moyenne), le record de la Route de la Découverte (depuis février 2013 en  8 jours, 16 heures, 07 minutes, 05 secondes) et enfin cette traversée de l’Atlantique Nord.

L’ensemble du monde de la voile salue cette incroyable performance, le skipper d’Idec accroit un peu plus la pression sur les épaules de ces adversaires, notamment Thomas Coville, qui dispose d’un bateau très proche (mêmes architectes :  Irens Cabaret mais avec 5′ de plus à la flottaison) mais plus performant sur le papier, et qui s’est vu détrousser de trois de ces records, il tentera cet hiver de ravir le tour du monde à son adversaire.

Oman Air et Arkema s’imposent sur la 1ère étape offshore

Sidney Gavignet et son équipage ont remporté mercredi la 1ère étape de la Route des Princes, Oman Air Musandam s’est imposé à Lisbonne, devant le maxi 80 Prince de Bretagne mené par Lionel Lemonchois. Le 2nd MOD 70, Spindrift racing termine 3ème de cette étape et 2nd de sa classe à 45 minutes d’Oman Air et 5 de Prince de Bretagne, Yann Guichard avait effectué un beau retour sur le leader la veille, mais n’aura pas pu s’imposer, Groupe Edmond de Rotshchild et Virbac Paprec 70 complètent le plateau des MOD en 3 et 4èmes positions.

© M. Mochet/RDP

En Multi50, Lalou Roucayrol fait une très belle entrée sur ce tour de l’Europe, avec une victoire sur cette étape pour la première course du trimaran, Yves le Blévec sur Actual termine en 2nde position à 15 minutes du vainqueur, Erwan le Roux sur FenêtréA-Cardinal ferme la marche.

©Marcel Mochet/RDP

Au classement général, en MOD70, Oman air mène devant Spindrift racing, à 4 points, Groupe Edmond de Rothschild est 3ème à 6 points et Virbac Paprec 70 4ème à 14 points. En Multi50 Arkema Région Aquitaine est leader avec 42 points devant Actual (36 points) et FenêtréA Cardinal (32 points)

Les réactions des skippers

Sidney Gavignet, MOD70 Oman Air Musandam : « Nous sommes heureux, nous avons fait du bon travail, seulement quelques petites erreurs, mais c’est un bon résultat. Cela signifie simplement que nous travaillons bien ensemble. Hier soir, c’était un peu difficile. Nous avons eu Spindrift et Prince de Bretagne juste derrière nous à la côte. Ils remontaient, et la bascule que nous venions chercher n’arrivait pas ! Ca a été difficile, rien n’était joué jusqu’au bout.

En fait, nous étions tous ensemble à Benicarlo, mais quand nous sommes allés au large, c’est là que nous avons pris la tête, jusqu’à 20 milles devant. Nous étions bien positionnés et je suppose que ce fut un moment clé de la course.
J’ai passé une seule journée avec Jean-Yves Bernot sur ​​la météo avant de venir à Valence et pour être honnête, beaucoup de choses se sont éclaircies dans mon esprit. Je voudrais lui dédicacer cette manche. C’était juste une journée, je dois dire que cela m’a rendu plus confiant car nous n’avons pas de navigateur à bord. Sans poste de navigateur, je sortais les fichiers météo, je les examinais et ensuite nous prenions une décision tous ensemble. »

Yann Guichard, MOD70 Spindrift racing : « C’était une belle étape, avec un beau vainqueur qui nous a mis une belle déculottée dès la première marque. Après, c’est vrai qu’on a bien navigué, alors on n’est pas déçu de finir deuxième. A Benicarlo, on était en tête avant d’arriver à la bouée mais on a un peu buté contre le vent alors qu’Oman Air-Musandam a fait une belle option. On n’a jamais réussi à revenir. Ca c’est joué surtout au cap de la Nau où il est passé à l’extérieur du DST alors qu’on est tous passé à l’intérieur et qu’on n’a pas eu de vent pendant un bout de temps. Ensuite, c’est parti par devant. En Méditerranée, ça a été compliqué mais c’est ce qui fait le charme de cette mer là. On a pris beaucoup de plaisir à bord. C’était sympa parce qu’on avait un concurrent, un peu plus gros que nous, mais qui avançait à peu près à la même vitesse. On s’est bataillé avec Prince de Bretagne pendant trois jours. Je crois que ça nous a permis de garder le rythme et de tenir la pression pour essayer de remonter sur Oman. C’était assez sympa au passage du cap Saint-Vincent, trois heures avant l’arrivée, parce qu’on l’a vu à l’horizon. C’était fatiguant mais surtout, on a eu un rythme assez bizarre. On a l’habitude d’avoir des MOD70 juste à côté de nous, ce qui nous permet de nous étalonner… Dans ce cas, c’est à celui qui ne lâche rien. Là, on a un peu fait la course seul. Oman aussi. C’était donc un peu dur, de temps en temps, de trouver la bonne vitesse du bateau mais Prince de Bretagne nous a bien aidés. Visiblement les Omanais aiment bien la Méditerranée. L’année dernière, ils avaient aussi gagné cette étape avec beaucoup d’avance. Là, ils récidivent. Ils ont été bien inspirés. Le bateau va bien, les bonshommes aussi. On a eu le temps de prendre notre rythme. On a eu un super passage de Gibraltar, avec 25 nœuds et un grand soleil. C’était sympa, surtout qu’on n’avait pas vraiment de pression : nos concurrents étaient 40-50 milles derrière. On avait juste à bien travailler pour essayer de revenir sur l’équipage de Sidney Gavignet. »

Sébastien Josse, MOD70 Groupe Edmond de Rothschild : « Dès le début, on a subit les caprices de la Méditerranée. Il y a eu de nombreuses transitions à gérer. Certains bateaux ont réussi à s’extirper des calmes et pas d’autres non. Ca ne s’est pas joué à grand-chose. Au cap de la Nau, on était à 100 mètres les uns des autres avec des risées à droite et des risées à gauche. Nous, on est resté collé au milieu. Après, il y a eu des regroupements mais Oman Air-Musandam est parti à l’est et a pris le large assez rapidement. L’année dernière, il nous a fait la même. Une fois qu’il était parti avec 30 milles, ça a été impossible de revenir car ça partait par devant et derrière, ça mollissait. Il fallait mettre un peu de charbon pour rester accroché et ne pas se retrouver empétolé à Gibraltar. Après, ça s’est plutôt bien déroulé sur la fin du parcours mais c’est vrai que les premiers ont été avantagés. On n’était plus dans les mêmes systèmes météo et plus dans la même logique non plus. A la fin, l’idée c’était d’arriver à garder les points de la troisième place. On a donc un peu marqué Virbac-Paprec 70 pendant toute la fin de la régate. C’était un peu match-racing. Il virait, on virait. On n’avait pas d’initiative ni de stratégie à part celle de rester au contact avec lui et rester devant. On s’en sort pas trop mal on va dire. On n’a pas trop bien navigué jusqu’au cap de la Nau. Mais c’est la Méditerranée… On sait que des fois, ça  passe bien et que d’autres fois, ça passe mal. Là, l’équipage à plutôt bien navigué. Là-dessus, je suis plutôt satisfait mais j’espère que les prochaines étapes seront un peu différentes. »

Jean Pierre Dick, MOD70 Virbac Paprec 70 : « Pour des coups, il y a en a eu et des sacrés ! Nos bateaux sont véloces pour aller d’un endroit à un autre mais ils peuvent aussi s’arrêter. On n’a pas forcément eu beaucoup de réussite mais on n’a pas toujours pris les bonnes décisions non plus. En tous les cas, ce qui était sympa, c’est qu’on a appris et qu’on a été au contact vraiment longtemps avec Edmond de Rothschild. Il y a eu une sacrée régate et c’était sympa de vivre ça. On était dans le paquet. On passe la bouée de Benicarlo en troisième position. Après, beaucoup de choses se sont passées, notamment  au cap de la Nau qui a été un moment un peu clé de cette course. On a pris une relativement mauvaise décision puisqu’on est revenu sur le cap de Palos ce qui nous a énormément retardés et fait perdre le contact avec Sprindrift. Hier, on a tenté un bon coup. On a failli passer devant Gitana et on s’est battu jusqu’à la fin. C’était sympa, mais si, comme je le disais, on n’a pas eu trop de réussite, j’espère que les prochaines régates vont enfin nous sourire comme ça a souri cette fois-ci à Oman Air-Musandam que je félicite. Pour nous, le duel avec l’équipage de Sébastien Josse a été important car nous n’avons pas beaucoup de repères, notre bateau étant encore neuf. Ca nous montre le chemin à parcourir. On n’est pas loin mais on a encore à apprendre. »

Lionel Lemonchois, Maxi 80 Prince de Bretagne : « C’était compliqué mais très sympa. La météo en Méditerranée a été comme d’habitude, un peu aléatoire. Un coup il y avait trop de vent, un coup pas assez. On a fait beaucoup de près. Oman Air-Musadam a réussi  à s’échapper, d’autres sont restés derrière. En ce qui nous concerne, on a été pas trop mal servi. L’équipage de Sidney Gavignet a fait le trou le lendemain du départ en restant au large. Il était avec Virbac-Paprec 70 qui a, lui, dû rester dans un trou. Nous, on était avec Edmond de Rothschild mais on a mieux négocié deux ou trois passages et il n’est jamais revenu. C’est parti par devant. Le passage de Gibraltar a été assez simple. Assez venté au début. On a navigué très haut de range, avec Sprindrift jamais très loin. Lui et nous avons été à la bagarre quasiment tout du long. On a tiré des bords, essayé d’être du bon côté. C’était vraiment super. On n’a rien cassé, le bateau est nickel. Idem pour l’ambiance à bord. J’ai embauché un « petit jeune », Jean-Luc Nélias, qui n’est pas trop mauvais à la nav (rires)… ça aide bien, c’est sûr. Depuis hier soir, on a fait que reprendre des milles à Oman. Il nous a mis une trentaine de milles au début mais on a grignoté et grignoté… Ce matin, on le voyait tout petit à l’horizon. Il a bien joué, bravo ! L’arrivée à Lisbonne c’est sympa. C’est toujours un endroit où on aime venir. L’entrée du Tage, c’est magnifique ! Si je suis heureux ? Oui, le bateau a été bien, il va de plus en plus vite. »

© Marcel MOCHET

Lalou Roucayrol, Multi50 Arkema Région Aquitaine : « C’était une régate incroyable. Depuis le début, avec Actual, nous avons navigué côte à côte, à se contrôler, à se surveiller, à s’envoyer au lof comme autour de trois bouées ! Yves Le Blevec et son équipage navigue vraiment bien, alors c’est une grande fierté pour nous. Surtout que c’est notre première grande course, et on la claque ! Il faut dire qu’on n’a pas chômé. L’équipage a très peu dormi, on a tout donné, nous n’avions pas le choix pour rester dans le match. C’était magnifique, quelle régate ! Et si Actual avait gagné, j’aurais été aussi fier… »

Yves le Blévec, Multi50 Actual « Du départ jusqu’à l’arrivée, on a toujours été au contact visuel avec Arkema – Région Aquitaine. Je n’ai pas compté le nombre de fois où il est passé devant et inversement mais ce doit être énorme. En fait, à chaque passage stratégique il y avait un petit retournement de situation. C’était super intéressant. Au final, ça s’est joué à quelques minutes. Ce qu’on a constaté, c’est que la logique a été respectée. Arkema est un bateau tout récent et il semble qu’il a un potentiel de vitesse vraiment intéressant. On s’est fait un peu largué en vitesse pure. Ca ne joue pas sur grand-chose, seulement sur des centimètres mais on était vraiment à la peine. On était ensemble au cap Saint-Vincent et petit à petit on s’est fait distancé. On a essayé de jouer des coups mais évidement il nous a accompagnés. Ca ne s’est pas passé comme on aurait voulu que ça se passe. A la fin, comme on a vu que le petit truc qu’on attendait n’allait pas venir on a mis la trinquette à la fin ce qui explique la dizaine de minutes de retard. »

Erwan le Roux, Multi50 FenêtréA Cardinal : « On ne pensait vraiment pas que le petit retard qu’on a pris au cap de la Nau allait prendre cette ampleur. Sur le coup, on s’est dit que ce n’était pas grave, qu’on s’était fait collés mais qu’on allait revenir. En fait non… C’est dommage parce qu’on se rend compte que c’est ça qui nous plante l’étape. C’est comme ça. On a essayé de revenir, on est revenu, puis on a essayé de refaire un petit coup pour recoller davantage mais ils sont repartis. Ca n’a fait que se tendre ensuite. Cette nuit, à un moment, on y a encore cru. A la côte, tout se goupillait bien puis d’un coup c’est passé de 23 à 0 nœuds. Après, c’était mort. On n’a aucun regret de ce qu’on a pu faire. C’est comme ça. Il y a des étapes à oublier. Heureusement, il y en a trois autres à venir donc ça va aller. »

Francis Joyon confiant pour le record

Francis Joyon a estimé son arrivée au Cap Lizard à dimanche soir, donc avec plusieurs heures d’avance sur le temps de Thomas Coville.

Pour se faire, le skipper du trimaran Idec va s’employer à rester en avant de la dépression qui l’accompagne depuis son départ de New York, sans trop se rapprocher du centre dépressionnaire afin de ne pas tomber dans les calmes de ce système météo, ce qui l’a contraint à deux empannages en 24 heures afin de se recadrer en avant de celui-ci : « Si je parviens à rester en avant de la dépression, je pense arriver dimanche soir à Lizard ». C’est parfois scabreux quand IDEC s’envole à plus de 30 noeuds sur la vague. Il me faut alors le freiner en choquant les écoutes, puis relancer pour ne pas perdre l’inertie… J’ai rallongé ma route depuis New York, et je dois à présent conserver une vitesse très élevée en avant du système, tout en mettant imperceptiblement du nord dans ma route. Je vais très probablement devoir à nouveau tirer un petit contrebord à 90° de la route.J ‘aurais ensuite un bien meilleur angle au vent pour aller vite dans la bonne direction. »

Ce soir le skipper compte toujours 130 milles de retard sur le record, mais celui-ci devrait être comblé dans les 36 heures, puisque Thomas Coville avait du suivre une route très nord et multiplier les manoeuvres sur la fin de son record.

Francis Joyon à mi-parcours

Francis Joyon, à bord de son maxi-trimaran IDEC,  va passer cette nuit la mi-parcours de sa tentative de record sur l’Atlantique Nord, il a actuellement un déficit de 111milles sur l’actuel détenteur du record Thomas Coville.

Malgré ce déficit, le skipper maintient des vitesses similaires à celle du record, mais est contraint de suivre une route au sud de l’orthodromie, ce qui explique ce retard, celui-ci devrait se réduire lorsque le marin de Locmariaquer pourra prendre une route plus au nord.

©JEAN MARIE LIOT / DPPI / IDEC

Francis Joyon : « J’ai encore effectué cette nuit quelques « plantouilles ». Je vis au même rythme que durant mon record des 24 heures (établi l’an passé avec 666,2 milles nautique!). « La différence est que l’an passé, j’avais pu choisir ma configuration de route pour le record, et naviguer en avant d’une dépression sur mer plate. Je rencontre depuis New-York une très forte houle, parfois désordonnée, qui nuit à la belle glisse du bateau. Je me suis rapproché très près du centre de la dépression, moins de 50 milles. J’ai donc choisi d’empanner pour revenir vers les zones plus actives en périphérie. »

Francis Joyon dans les temps du record

Francis Joyon a franchi ce matin à 11 heures, 12 minutes heure française la ligne de départ du parcours de la traversée de l’Atlantique, entre New-York et le cap Lizard. Pour battre le record de 5 jours, 19 heures, 30 minutes et 40 secondes deétenu par Thomas Coville sur le trimaran Sodebo, le skipper d’IDEC devra rejoindre la latitude du cap Lizard avant lundi 17 juin à 04 heures, 41 minutes GMT (soit 06 heures, 41 minutes HF).

Comme à son habitude, Francis Joyon a effectué seul les dernières préparations sur son bateau, il a donc quitter la marina de Gateway à l’aide d’un semi rigide, sans équipe technique, une fois en mer il a ensuite démonté seul son hélice en plongeant sous son multicoque.

Ce soir, le skipper tient une vitesse d’environ 22 noeuds et maintient son trimaran dans les temps du record avec 14 milles de retard après 12 heures de mer.

Francis Joyon : « Je sais que je dois bénéficier de bonnes conditions sur les deux premiers tiers du parcours, et qu’il subsiste, selon les modèles météo, une incertitude sur l’arrivée, suivant la route que suivra la dépression que nous avons choisi de chevaucher. La route ne sera pas optimale par rapport à l’ortho, puisque je serai un peu plus sud. Mais c’est un mal pour un bien puisque je devrais ainsi éviter le gros des brouillards sous les grands bancs… »

Départ de Francis Joyon cette nuit pour le record de l’Atlantique Nord

Le skipper du maxi trimaran Idec va larguer les amarres dans les heures qui viennent, il quittera la marina de Gateway à Brooklyn pour rejoindre la ligne de départ qu’il devrait couper entre 2 et 8 heures françaises, ce qui lui permettra de bénéficier des dernières heures de jours pour le convoyage vers la ligne et les premiers milles de son parcours entre New York et le Cap Lizard.

Pour battre le record de Thomas Coville, Francis Joyon devra s’affranchir de l’Altlantique Nord en moins de 5 jours, 19 heures 3à minutes et 40 secondes.
Le skipper sera routé par Jean Yves Bernot, la fenêtre météo est correcte, une dépression en circulation sur le Labrador devrait produire des vents soutenus d’une trentaine de noeuds, bien orientés à l’est sud est, sur une mer facilement négociable, durant au moins les deux premiers tiers du parcours. La phase finale d’approche sur les îles Britanniques devrait se révéler plus complexe, comme à l’accoutumé avec des vents forts et une mer potentiellement plus compliquée.

Route des Princes J-4

Le départ de la première édition de la Route des Princes, sera donnée le 9 juin à Valence. Ce tour de l’Europe permettra aux équipages de s’affronter sur des étapes offshores et des courses inshores qui animeront les différentes étapes (Valence, Lisbonne, Dublin, Plymouth), la course se terminera dans le cadre des fêtes Entre Terre et Mer à Morlaix le 30 juin.

Quatre Multis 50′ sont inscrits, Gilles Lamiré et son équipage ne prendront part à la course qu’à partir de la seconde étape (Lisbonne-Dublin) suite à une avarie d’alternateur voir ici,.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

FenétréA-Cardinal, Arkema – Région Aquitaine et Actual sont quant à eux à quai à Valence en attendant le départ de l’épreuve, les équipages d’Erwan le Roux et d’Yves le Blévec semblent les mieux armés pour la victoire dans la classe des 50′, puisque leurs bateaux sont fiabilisés (ex Crèpes Whaou 3 pour le Roux) et restent sur des succès lors des saisons précédentes. La tâche sera plus difficile pour Gilles Lamiré, qui en plus de rater la première étape devra apprendre maitriser son nouveau Rennes Métropole – Saint-Malo Agglomération, qui n’est autre que l’ancien Prince de Bretagne, vainqueur de la dernière Route du Rhum dans sa classe. Lalou Roucayrol s’aligne sur un bateau récemment mis à l’eau, dont le dessin est issu de celui d’Actual, une des références du circuit, mais il faudra probablement un temps d’adaptation à l’équipage pour tirer la quintessence du trimaran.

Côté MOD 70, quatre des sept trimarans construits seront au départ, Jean Pierre Dick s’est entouré d’un équipage expérimenté pour sa première saison en multicoque sur Virbac Paprec 70, mais aura fort à faire face aux trois équipages affutés qui naviguent sur le support depuis près de deux ans.

© Chris Schmid

© Chris Schmid

Spindrift racing, mené par Yann Guichard reste sur une belle saison 2012 avec une victoire sur la transatlantique et une seconde place sur le Tour de l’Europe (qui avait été remporté par Michel Desjoyaux), Sébastien Josse aura à coeur de confirmer sa belle place sur l’Armen Race après un European Tour décevant la saison précédente, Sidney Gavignet poursuit quant à lui l’apprentissage de marins omanais sur Oman Air, et a déjà montré de belles dispositions sur les courses d’avant saison.

Lionel Lemonchois sera le seul représentant dans la classe Ultime, sur son Multi 80′ Prince de Bretagne, le skipper normand a participé à l’Armen Race le mois dernier avec une quatrième place dans des conditions musclées et avec une panne informatique, sur le papier, le Multi devrait avoir une petite supériorité sur les MOD 70, mais l’équipage de Lionel Lemonchois ne navigue sur le trimaran que depuis début 2013.

Les équipages

FenétréA-Cardinal : Un équipage de fidèles
L’équipage : Erwan Le Roux, Didier Le Vourc’h, Laurent Mermod, Gildas Dubois, Martin Kéruzoré, Simon Vasseur, Dominique Lamballe.
L’avis du skipper : « On peut dire que mon équipage pour cette Route des Princes est composé du noyau dur de mon projet puisque l’on retrouvera à bord mes fidèles complices que sont Laurent Mermod, Gildas Dubois et Didier Le Vourc’h. Martin Kéruzoré sera également présent sur FenétréA-Cardinal avec la casquette de Media Man. L’an dernier, il avait réalisé le clip du bateau. Entre lui et moi, il s’agira en quelque sorte d’un échange. Il me formera à la vidéo afin que je puisse, à l’avenir, être autonome sur la prise du vue et le montage de petits films en mer. Simon Vasseur, le préparateur du bateau, participera à l’une des deux dernières étapes tandis que Dominique Lamballe, le PGD de FenétréA-Cardinal, embarquera pour le sprint entre Plymouth et Morlaix. »

Rennes Métropole – Saint-Malo Agglomération : Se donner le mode d’emploi du bateau
L’équipage : Gilles Lamiré, Nils Boyer, Arnaud Aubry et Pierre Brasseur.
L’avis du skipper : « Mon équipage s’est constitué assez tardivement, mais l’objectif pour moi à l’occasion de cette Route des Princes, est de prendre en main ma nouvelle monture, l’ex Multi50 Prince de Bretagne. C’est pourquoi Arnaud Aubry, qui fait partie du team de Lionel Lemonchois et qui connait, en conséquence, le bateau sur le bout des doigts, sera à bord avec nous. Son rôle sera véritablement de nous donner le mode d’emploi du bateau. Il y aura également le jeune Nils Boyer, 19 ans, avec qui je m’alignerai en double au départ de la Transat Jacques Vabre en novembre prochain. Autant dire que tous les milles que nous avalerons entre Valence et la baie de Morlaix seront précieux pour notre duo. Le quatrième homme du bord sera Pierre Brasseur. Je ne le connais pas encore. C’est quelqu’un que l’on m’a recommandé et qui affiche au compteur huit participations à la Mini Transat. Le convoyage jusqu’à l’Espagne va nous permettre de nous découvrir. »

Arkema – Région Aquitaine: Apprendre le bateau et naviguer au contact
L’équipage : Lalou Roucayrol, Quentin Vlamynck, Mayeul Rifflet, Tommaso Stella.
L’avis du skipper : « Le bateau a été mis à l’eau en mars dernier. Nous le découvrons et il nous reste beaucoup à apprendre. L’objectif, pour nous, à l’occasion de cette Route des Princes est donc de continuer à l’optimiser et de régater au contact des autres. Pour cela, je serai entouré du tout jeune Quentin Vlamynck que j’ai choisi d’intégrer au sein de mon équipe pour deux ans afin de lui donner la chance de vivre l’expérience de la construction, de la navigation et de la course. Mayeul Rifflet, qui faisait déjà partie de mon aventure en multicoque 60’ en à la fin des années 90, sera également à mes côtés. Sa présence s’est imposée naturellement pour moi. Nous avons la même façon de voir les choses. Le quatrième homme du bord devait, initialement, être Marc Thiercelin  mais ce dernier a préféré se concentrer sur son projet personnel. C’est donc l’Italien Tommaso Stella qui complétera l’équipage. Il connait bien le bateau pour avoir travaillé avec nous lors de la construction. C’est aussi un bon marin. Il a notamment navigué en Mini 6.50 en et Class40. »

Actual : Un état d’esprit sportif et détendu
L’équipage : Yves Le Blévec, Luc Alphand, Jean-Baptiste Le Vaillant, Ronan Deshayes.
L’avis du skipper : « J’ai sollicité des personnes que je connais bien et qui participent activement à un état d’esprit aussi sportif que détendu à bord d’Actual. Ronan Deshayes, qui est à mes côtés depuis 2010, connaît très bien le bateau et est un très bon navigateur. Jean-Baptiste le Vaillant est un personnage très riche humainement, un très bon barreur et a déjà beaucoup navigué à bord d’Actual. Quant à Luc Alphand, il est un véritable élément de partage issu d’autres univers, ceux du ski et du sport automobile. Cela élargit le champ de vision et les questionnements et ne peut qu’aller dans le sens de la performance. Ils seront tous les trois à bord pour les deux premières étapes. Pour les deux dernières étapes, les postes de Jean-Baptiste et de Luc devraient être occupés par des équipiers issus de la classe Mini. »

MULTI70

Virbac-Paprec 70 : L’expérience du large
L’équipage : Jean-Pierre Dick, Roland Jourdain, Vincent Riou, Thierry Duprey du Vorsent, Fred Guilmin, Thierry Douillard, Guillaume Le Brec.
L’avis du skipper : « J’ai réfléchi à mon équipage bien avant le Vendée Globe car mon souhait était de réunir des gens très polyvalents, tournés vers le large et connaissant le multicoque. En clair, des pointures. Le choix de Thierry Duprey du Vorsent, qui est aussi le boat-captain du bateau, s’est imposé naturellement tout comme celui de Roland Jourdain qui va apporter son expérience d’une saison en MOD70 sur Véolia. Idem pour Thierry Douillard et Fred Guilmin. L’un et l’autre possèdent également un gros palmarès en voile olympique, en match-race, en Class America ou en Orma. Autant dire qu’ils maîtrisent leur sujet. Vincent Riou, que l’on ne présente plus, était très motivé pour changer  de support et ses connaissances techniques ne sont plus à démontrer. A cet équipage incroyable s’ajoute Guillaume Le Brec. Ce dernier est remplaçant au sein de l’écurie Absolute Dreamer. Son rôle : analyser les données récoltées à bord. Tous ensemble, nous avons déjà réalisé de belles choses sur les courses d’avant saison comme le Grand Prix Guyader ou l’ArMen Race. Nous espérons poursuivre sur cette voie.»

Oman Air – Musandam : Transfert de connaissances
L’équipage : Sidney Gavignet, Fahad Al Hasni, Thomas Le Breton, Mohsin Al Busaidi, Ahmed Al Hassani, Neal Mac Donald, Damian Foxall, Gilles Favennec.
L’avis du skipper : « Comme l’an passé, lors de notre première saison sur le circuit MOD70, les Omanais Fahad Al Hasni et Mohsin Al Busaidi, qui avaient montré leurs capacités à apprendre et leur habileté naturelle à la barre, seront à bord. Idem pour Thomas Le Breton. Gilles Favennec, qui a  notamment navigué en Figaro Bénéteau et sur le circuit Match-Race, sera le troisième français du bateau tandis que deux grosses pointures du large, le Britannique Neal McDonald, qui ne compte pas moins de six Volvo Ocean Race à son actif et avec qui j’ai navigué sur Assa Abloy en 2001, puis l’Irlandais Damian Foxall, vainqueur en titre de la Volvo sur Groupama IV avec lequel j’ai régaté en Figaro et sur l’Admiral’s Cup, compléteront le team lors de cette Route des Princes. Sur les courses d’avant saison, nous étions dans le coup. Sur ce tour de l’Europe, on espère le meilleur. »

Spindrift racing : Un team solide et expérimenté
L’équipage : Yann Guichard, Xavier Revil, Jacques Guichard, Erwan Tabarly, Pascal Bidegorry, Christophe Espagnon, Sébastien Marsset, Nicolas Chabonnier, Christophe André, Fred Brousse, Nicolas Texier, Jean-Baptiste Le Vaillant.
L’avis du skipper : « J’ai choisi des gens possédant une grosse expérience du multicoque et/ou de la course au large. Pascal Bidégorry, Erwan Tabarly et mon frère, Jacques, sont typiquement dans ce cas. De plus, ce sont des gens qui sont bien en mer. En ce qui les concerne, Christophe Espagnon et Xavier Revil ont une expérience très similaire à la mienne puisqu’ils sont, eux aussi, issus du Tornado Olympique. Ils savent parfaitement régler et faire avancer un bateau. Pour les régates In-shore, qui sont un exercice très différent, je me suis entouré de marins costauds tels que Seb Marsset, Christophe André, Fred Brousse et Nicolas Texier. Les trois derniers sont des habitués de la Coupe America. A la tactique sur ces petits parcours, c’est Nicolas Charbonnier, spécialiste de 470, qui officiera. Par ailleurs, sur les deux derniers In-Shore, Xavier Revil me remplacera à la barre puisque je serai sur le circuit D35 au même moment. J’attache énormément d’importance au côté humain et cet équipage est à mon image. Il correspond à ma philosophie. C’était déjà le cas l’an dernier et cela a plutôt bien fonctionné, alors… »

Edmond de Rothschild : Mix de compétences du large et de la régate
L’équipage : Sébastien Josse, Charles Caudrelier, Thomas Rouxel, Florent Chastel, Sébastien Col, Olivier Douillard, Antoine Koch, David Boileau, Cyril Dardashti, Jean-Christophe Mourniac.
L’avis du skipper : « Cette année, j’ai conservé une bonne partie de mon équipage de la saison passée. Ainsi, Thomas Rouxel, Florent Chastel seront de nouveau à bord. Même chose pour Olivier Douillard et Antoine Koch qui se relayeront à la mi-course pour les courses off-shore ou encore pour David Boileau et Cyril Dardashti qui, eux, se répartiront les régates in-shore. Pour ces dernières, Sébastien Col, grand spécialiste du match-race, viendra également compéter l’équipe. Lui et moi avons finalement peu navigué ensemble jusqu’ici mais nous nous sommes rencontrés il y a une dizaine d’années sur le Tour de France à la Voile et je sais que son expérience sera un vrai atout sur ces courses courtes entre trois bouées. Il ne sera pas le seul « nouveau » du bord puisque Jean-Christophe Mourniac est également dans ce cas. Là encore, j’ai peu couru avec lui,  mais c’est un spécialiste du multicoque, le Formule 18 en particulier et il a beaucoup à nous apporter. Bien sûr, il y aura aussi Charles Caudrelier avec qui je participerai en double à la Transat Jacques Vabre. J’ai voulu des gens issus à la fois de la course au large, du Figaro, du Match-Race et du multicoque pour avoir un maximum de compétences sur Edmond de Rothschild. »

ULTIMES

Maxi 80 Prince de Bretagne : Des « anciens » et des « nouveaux »
L’équipage : Lionel Lemonchois, François Denis, Matthieu Souben, Jean-Luc Nélias, Alex Pella.
L’avis du skipper : « Grand bateau, petit équipage. En tous les cas, l’idée, c’est vraiment de développer le bateau et de valider les petits changements récemment effectués, sur la grand voile par exemple. J’ai donc fait appel à des gens que je connais bien et qui connaissent bien le projet Prince de Bretagne. Dans ce sens, Matthieu Souben, avec qui j’avais pris le départ de la Transat Jacques Vabre 2011 et avec lequel je travaille depuis, fait logiquement partie de l’équipage. Idem pour Bambino (François Denis). Il est le gréeur du team technique et officiera à un poste qu’il maîtrise parfaitement : numéro un. Mais j’ai aussi choisi de faire appel à deux nouvelles recrues : Alex Pella et Jean-Luc Nélias. Le premier est  grand spécialiste du circuit Mini 6.50 qui peut aussi se targuer d’avoir déjà fait le tour du monde lors de la Barcelona World Race 2010. De plus, comme il est Espagnol, son expérience sera précieuse le long des côtes de la péninsule ibérique. Le second affiche une expérience plus grande encore et il a déjà largement fait ses preuves au poste de navigateur. Il a notamment remporté la Volvo Ocean Race aux côtés de Franck Cammas sur Groupama IV. Son expertise sera, sans conteste, un atout. »

 

Gilles Lamiré prend possession du Multi 50′ Prince de Bretagne

Gilles Lamiré, qui a effectué de nombreuses courses sur son 60′ ORMA (ex Elf Aquitaine III), change de classe et passe en Multi 50′.

Le skipper va prendre possession de l’ex Prince de Bretagne, sur lequel Lionel Lemonchois a gagné la Route du Rhum 2010 dans sa classe, il sera soutenu par Rennes Métropole et Saint-Malo Agglomération qui seront co-partenaires.

Le programme du trimaran comprend la Route des Princes et la Transat Jacques Vabre pour cette année 2013 et la Route du Rhum l’année prochaine.