Top départ de la tentative de Trophée Jules Verne cette nuit pour Francis Joyon et ses hommes sur Idec Sport

Francis Joyon et son équipage réduit composé de l’Allemand Boris Herrmann, l’Espagnol Alex Pella, le Suisse Bernard Stamm et les Français Clément Surtel et Gwénolé Gahinet, ont largué les amarres de Brest ce soir à 20h.
Ils  sont actuellement en attente au large d’Ouessant et devraient franchir la ligne de départ du Trophée Jules Verne (entre Ouessant et le Cap Lizard) ce soir entre minuit et une heure.

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Le début de parcours ne sera pas une sinécure, comme l’explique le skipper :
« La situation météo du départ n’est pas forcément évidente dans la mesure où il nous fait d’abord progresser dans des vents légers avant de couper la ligne. Mais on part parce qu’on se dit qu’il vaut mieux essayer que de ne pas essayer, d’autant qu’une fois cette difficulté météo de pré-départ franchie, le reste de la situation météo se présente bien. Il y a un beau raccord possible avec l’Atlantique Sud avec un front qui se détache du Cabo Frio au Brésil qui, dès lors où on arrive à l’attraper, pourrait nous mener dans des temps raisonnables pour notre tentative au cap Bonne Espérance .
On est toujours content de partir naviguer, même si là c’est un peu spécial de partir dans un centre dépressionnaire, synonyme de petits airs. Je suis toujours partie à la chasse au record dans des vents établis. C’est une expérience, mais on est là pour apprendre et on va encore apprendre beaucoup de cette nouvelle tentative. »

Pou battre le record de Banque Populaire V, les six hommes devront bouler leur tour du monde en moins de 45j 13h 42 mn et 53 secondes.

Idec Sport en code orange

Francis Joyon Alex Pella, Gwénolé Gahinet, Boris Herrmann, Bernard Stamm et Clément Surtel sont passés en code orange aujourd’hui.
Marcel Van Triest, le routeur d’Idec Sport anvisage un départ pour la tentative de Trophée Jules Verne samedi 12 novembre.
La situation sur  l’Atlantique Nord est moins favorable que le week end dernier mais demeure relativement favorable pour envisager de rallier l’Equateur en moins de 6 jours, et un temps en moins de 13 jours au Cap de Bonne espérance.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

 

Tours du monde : Code vert pour Thomas Coville, retour au rouge pour l’équipage d’Idec Sport

  • Thomas Coville est passé aujourd’hui en code vert, ce code signifie un départ possible dans les 24h, soit demain Dimanche 6 novembre.
    Le skipper prévoit de quitter le port du Château à Brest demain matin vers 8h. Le marin devrait donc s’élancer seul à la barre de son trimaran Sodebo Ultim pour sa tentative de record autour du monde.
    Il espère atteindre l’Equateur en un peu plus de 5 jours, les prévisions laissent également à penser une avance au Cap de Bonne Espérance.

    © Yvan Zedda / Sodebo

    © Yvan Zedda / Sodebo

    Le temps à battre autour du monde est toujours la propriété de Francis Joyon sur Idec en 57 jours 13 h 34 min et 6 s depuis 2008.

  • Francis Joyon a depuis changé de monture, et s’apprête à s’élancer également autour du monde cette fois-ci en équipage sur Idec Sport (ex Banque Populaire VII, ex Groupama 3).
    Le skipper et ses cinq équipiers visaient la même fenêtre que Thomas Coville. Cependant les routages de Marcel Van Triest donnaient un excellent temps au passage de l’Equateur mais la situation sur l’atlantique sud était nettement défavorable, l’équipage est donc repassé en code rouge, soit une phase de stand-by.

    CREDIT : IDEC SPORT

    CREDIT : IDEC SPORT

    Francis Joyon, skipper d’Idec Sport : « Les conditions en Atlantique Nord sont quasi idéales, mais nos routages nous voient arriver à Bonne Espérance avec un jour et demi, voire deux jours de retard sur le record » explique Francis Joyon, un tantinet déçu de ne pas saisir l’établissement entre Ouessant et l’Equateur de ce vent forcissant de Nord, puis Nord-Ouest, propice à le propulser en 5 jours jusqu’au parallèle Zero. « L’anticyclone de Sainte Hélène est actuellement positionné très bas, ce qui nous obligerait à plonger très sud pour bénéficier de vents portants. Une stratégie coûteuse en distance parcourue, et surtout très risquée compte tenu de la présence importante de glaces en ces latitudes. Nous allons regarder partir les copains, en espérant une évolution favorable en Atlantique Sud pour, peut-être, partir dès mercredi soir dans des conditions intéressantes. Ma terreur est de voir s’établir sur nos côtes des régimes d’Ouest Sud Ouest dont on sait qu’il peuvent perdurer longtemps, et prolonger indéfiniment notre stand by… »

Code orange pour Idec Sport et Sodebo Ultim

Les deux maxis trimarans ont rejoint Brest pour un possible départ ce week end.
Thomas Coville s’élancera en solo sur son maxi trimaran Sodebo Ultim autour du monde, alors que Francis Joyon et ses cinq équipiers partiront sur le même parcours dans la cadre du Trophée Jules Verne (tour du monde à la voile en équipage).

 Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

La fenêtre qui se dessine emmènerait les deux trimarans dans des temps records à l’équateur mais se révèle plus incertaine pour le passage de Sainte Hélène, comme l’explique Francis Joyon : « Une bonne configuration météo se présente à nous, avec un vent orienté majoritairement au nord pour une vingtaine de noeuds, idéal pour  » dégolfer  » rapidement, et rallier l’équateur avec un seul empannage, dans un temps très proche de celui réalisé l’an passé lors de notre tentative. L’incertitude réside dans l’évolution de l’anticyclone de Sainte Hélène. Il est à l’heure actuelle situé très sud, bloquant la route vers le cap de Bonne Espérance et l’océan Indien. Il nous faudrait plonger très sud pour le contourner. Nous allons donc rallier Brest dès demain tout en continuant à surveiller l’évolution de la météo en Atlantique Sud, sachant que l’Atlantique Nord se montre pour l’heure très favorable. »

© Yvan Zedda / Sodebo

© Yvan Zedda / Sodebo

 
 

 

 

Pas de Trophée Jules Verne cet hiver pour Spindrift racing

Idec Sport mené par Francis Joyon et son équipage réduit, sera seul autour du monde en équipage cet hiver ; en effet, Spindrift 2, le trimaran de 40m ne prendra pas de départ dans le cadre du Trophée Jules Verne cet hiver.

L’annonce a été faite sur le site du team, Yann Guichard expliquant :
« Le Trophée Jules Verne reste un rêve à accomplir, et constitue un des défis ultimes dans la voile de compétition et pour Spindrift racing.

Dona et moi avons l’ambition de battre ce record avec l’équipe que nous avons mise en place depuis maintenant cinq ans. Un record aussi difficile que celui-là demande un engagement absolu et de réunir toutes les conditions nécessaires à la réussite d’un tel défi. Dans un esprit sportif et professionnel, je pense que cet hiver n’est pas le bon moment pour une nouvelle tentative et nous avons donc pris la décision avec Dona de repousser notre départ. Nous finalisons actuellement notre programme sportif pour la saison 2017 et nous aurons le plaisir de l’annoncer prochainement. »

© Eloi Stichelbaut

© Eloi Stichelbaut

 

Francis Joyon repartira sur le Jules Verne avec un équipage inchangé

Francis Joyon s’élancera de nouveau sur une tentative de Trophée Jules Verne dans les semaines à venir.

Le skipper a dévoilé l’équipage réduit qui’ l’accompagnera sur ce tour du monde, et celui-ci est inchangé par rapport à l’année dernière.
Les six hommes repartiront sur le trimaran IDEC SPORT qui a bénéficié d’un check up et de quelques améliorations au cours des derniers mois.Marcel Van Triest s’occupera de nouveau du routage du maxi trimaran, depuis la terre. Les marins se mettront en stand-by dès la fin du mois d’octobre.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

La présentation de l’équipage par le skipper Francis Joyon

Alex Pella (ESP) 43 ans

F.J. : « Alex était de quart avec Bernard (Stamm) et ils s’entendent comme larrons en foire. Il suffit de voir les vidéos rigolotes qu’ils ont fait ensemble pour s’en rendre compte… Alex a une énorme expérience de navigateur sur de nombreux supports et en particulier sur les 60 pieds IMOCA (les bateaux du Vendée Globe). Il apporte sa grosse expérience, à la fois en solitaire en double et en équipage. Comme nous ne sommes pas nombreux, nous n’avons pas de rôle vraiment défini à bord, tout le monde doit savoir tout faire ! Et Alex est à la fois un très bon régleur, un très bon barreur et il est aussi très bon pour les manoeuvres à l’avant du bateau…. En fait, je me demande en quoi il n’est pas bon ! »

Boris Herrmann (GER) 35 ans

F.J : « Avant de partir avec nous, Boris avait déjà un tour du monde dans les pattes sur un petit bateau, projet qu’il avait géré lui-même. Il navigue beaucoup en équipage mais il a aussi une grosse expérience en solitaire. C’est un garçon agréable, au bon caractère et qui sait faire beaucoup de choses. Il est très polyvalent lui aussi. Notre équipage est formé essentiellement de solitaires qui se complètent et s’entraident. Boris correspond parfaitement à ce critère-là. »

Bernard Stamm (SUI) 52 ans

F.J : « De nous tous, c’est Bernard qui du faire le plus de tours du monde. C’est notre barreur le plus acharné, il fait toujours accélérer le bateau, il cherche la vitesse en permanence. Au cours de notre dernière tentative, il a apporté un plus au niveau de la stratégie, de la navigation, de la route du bateau. Il a un avis hyper pertinent. Ses participations au Vendée Globe, où le routage est interdit, lui ont fait travailler vraiment en profondeur ces sujets là. Il est très bon pour analyser les photos satellites. »

Clément Surtel (FRA) 37 ans

F.J : « Avec Corentin (Joyon, son fils) et moi, Clément prépare le bateau à l’année et il s’en occupait déjà pour des skippers précédents. C’est donc lui qui connait le mieux le matériel. Dès qu’il y a un doute technique, un risque d’usure ou une pièce qui peut s’abimer, il sait répondre à nos questions. Il est très précieux, il connaît le bateau depuis des années ! C’est un garçon très gentil qui s’entend bien avec tout le monde, qui a bon caractère et qui aime régler, manoeuvrer, barrer. Il a un profil assez complet et aussi une expérience du solitaire… »

Gwénolé Gahinet (FRA) 32 ans

F.J : « Gwéno est un gars en or apprécié de tous les équipages avec lesquels il a navigué. Il avait un petit manque d’expérience par rapport aux plus anciens au départ du précédent tour du monde… mais là je pense qu’il connait la musique aussi bien que tout le monde maintenant ! Il a beaucoup barré l’an dernier, beaucoup manoeuvré, beaucoup réglé… c’est lui aussi quelqu’un de très complet sur qui on peut compter.

Routeur à terre : Marcel Van Triest (HOLL), 52 ans

F.J : « Un grand routeur… qu’on espère bien faire naviguer avec nous à bord d’IDEC SPORT début octobre, ce qui n’est jamais inutile quand il lui faudra imaginer notre vie à bord. On va encore penser beaucoup à lui qui travaillera sous le soleil des Baléares pendant que nous naviguerons au milieu des glaçons dans le grand Sud, ça nous est arrivé plusieurs fois l’an passé ! (rires) »

Francis Joyon (FRA), 60 ans
F.J : « Pas facile de se présenter soi-même… disons que je suis le petit jeune de la bande ! Une des choses très importantes pour moi avant la dernière tentative était de réussir un tour du monde où les marins étaient heureux de faire ce qu’ils faisaient… parce que c’est plus sympa, mais aussi parce que quand on est heureux de faire quelque chose on le fait bien ! Je pense que de ce côté-là c’était réussi, la preuve, c’est qu’il ne nous a pas manqué grand chose pour réussir… et qu’ils reviennent tous ! Comme nous sommes peu nombreux et que l’objectif est difficile à atteindre, la cohésion de l’équipage est indispensable. Je leur laisse beaucoup d’initiatives. Le système des quarts par exemple, c’est eux qui l’ont inventé, pas moi ! »

. L’équipage d’IDEC SPORT

Francis Joyon (FRA), skipper
Bernard Stamm (SUI), barreur-régleur
Gwénolé Gahinet (FRA), barreur-régleur
Alex Pella (ESP), barreur-régleur
Clément Surtel (FRA), barreur-régleur
Boris Herrmann (GER), barreur-régleur

Marcel Van Triest (HOLL), routeur à terre

Les trois trimarans prétendants à des records autour du monde cet hiver sont à l’eau

  • Après sa victoire sur la Transat Québec Saint Malo cet été, l’équipage et l’équipe technique de Spindrift racing peaufinent leur préparation avec des sorties d’entrainement et de mise au point. L’équipage de Spindrift 2 mené par Yann Guichard et Dona Bertarelli tentera de s’emparer du Trophée Jules Verne cet hiver.

    © Eloi Stichelbaut

    © Eloi Stichelbaut

  • Idec Sport, le trimaran mené par Francis Joyon, vient d’être remis à l’eau après un chantier chez Multiplast. Le concept de l’équipage réduit est reconduit, le skipper annoncera les heureux élus qui l’accompagneront dans cette tentative de Trophée Jules Verne la semaine prochaine.

    Francis Joyon, skipper d’Idec Sport :
    « Le bateau a été mis au sec pendant un mois et demi. Ce chantier a été intense, dans la mesure où nous avions laissé le bateau flot depuis le dernier tour du monde. Il y avait quand même une usure assez importante du matériel et des améliorations à apporter. On a notamment beaucoup travaillé sur la protection du barreur et des régleurs dans un objectif de performance. Nous allons aussi avoir une grand voile et un gennaker neufs. Pour le reste, nous avons peaufiné les choses : les cordages, l’accastillage ainsi que le safran central dont nous avons revu le profil avec le chantier AMCO, très pointu en matière d’appendices. Ce bateau a plus de dix ans, il a été amélioré par de nombreuses équipes, nous avons continué dans ce sens par petites touches. Il a fallu vraiment aller en profondeur pour gagner un peu de poids, un peu de vitesse, et je pense que nous avons fait du bon travail !
    Dès cet après-midi, nous rallions la Trinité-sur-Mer, notre port d’attache. La mise en place des voiles et des cordages pour rendre le pont opérationnel va nous demander une semaine de travail. La phase d’entraînement débutera début octobre avec des sorties avec le plus de membres d’équipage possibles et, je l’espère, Marcel Van Triest, notre routeur. On peut espérer être en stand-by pour le 20 octobre. C’est une vision optimiste des choses qui peut se réaliser si nous ne rencontrons pas de problème technique majeur. »

    La probabilité d’une fenêtre avant la mi-novembre est extrêmement faible, mais il faut être prêt pour en saisir une si elle se présente. Partir assez tôt dans la saison peut également nous permettre de bénéficier d’une meilleure remontée de l’Atlantique, même s’il restera forcément une grande part d’inconnu. La saison est relativement courte, elle se termine en février. Plus on peut partir tôt, mieux on se porte. On partira quand le vent le permettra, quand la situation sera correcte, même si elle ne sera  idéale. »

    Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

    Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

     

  • Thomas Coville, le dernier candidat à un record autour du monde cet hiver, partira en solitaire sur son trimaran Sodebo Ultim. Le skipper a optimisé sa monture au cours d’un chantier d’été.

    Thomas Coville : « Nous avons fermé la circulation d’air qui rentrait dans le cockpit et influençait sur ma récupération. Grâce à une paroi en textile qui fait office de véranda, je serai davantage protégé du vent, des embruns et du froid. La structure que nous avons mise au point a l’avantage d’être très légère. Pendant le record, je vais passer beaucoup de temps dans cet espace tant pour les manœuvres, la veille et aussi le repos.
    Sodebo Ultim’ est plus léger que sur The Transat. En effet, le moteur de propulsion sera retiré à Brest et c’est un gain non négligeable de plus de 300 kilos.
    Il y a eu un gros boulot sur le système de réglage des foils qui est désormais hydraulique. Le réglage avec des bouts reste en place et sert de back up. 

    Pour tous les systèmes de réglages, que ce soit électronique ou hydraulique, nous avons tout doublé de façon à ne jamais être pris au dépourvu pendant le record. C’est comme quand tu prépares une fusée pour aller dans l’espace, en cas de défaillance il faut un plan B voire un plan C. »

    © Yvan Zedda / Sodebo

    © Yvan Zedda / Sodebo

L’actualité en bref

  • Le team MACIF dévoile son M24, trimaran de 24′ à foils. Ce bateau sert de laboratoire afin de valider les appendices du trimaran MACIF. La base est un Diam 24, doté de foils, et de safrans à plans porteurs. François Gabart effectue actuellement des tests sur une nouvelle version de safrans qui seront adoptés sur le maxi lors de sa remise à l’eau. Par ailleurs, le bateau sert également de support d’entrainement au skipper MACIF.
    Les photos du M24 sont visibles : ICI
  • Toujours concernant le Diam 24, la prochaine édition du Tour Voile fait le plein de concurrents avec 31 inscriptions et 4 wildcards pour des équipes étrangères. A découvrir également, l’interview de Jean Baptiste Durier, directeur du tour sur le Télégramme, il revient sur les modifications réalisés par MACIF sur le Diam 24. Une arrivée d’un Diam 24 à foils, si le projet est viable économiquement, semble être souhaitée.

    © Eloi Stichelbaut

    © Eloi Stichelbaut

  • Les trimarans Ultimes sont tous en chantier ou prêts à y entrer (pour Spindrift 2 et Idec Sport). Pas de révolutions à envisager, les différentes équipes travaillent à la fiabilisation de leurs bateaux et à quelques améliorations. Seulement trois bateaux sont inscrits à The Transat dans la catégorie Ultimes François Gabart sur MACIF, Yves le Blévec sur Actual, et Thomas Coville sur Sodebo Ultim.
    Une tentative de record autour du monde en solitaire est au programme de Thomas Coville l’hiver prochain.
    Les deux équipages de retour de leurs tentatives de Trophée Jules Verne, les skippers et les sponsors de Spindrift 2 et d’IDEC SPORT semblent prêts à retenter l’aventure l’hiver prochain.
  • A lire sur Course Au Large, (qui paraitra de nouveau sous forme papier cette année) les interviews des routeurs à terre Jean Yves Bernot et Marcel Van Triest. Les deux hommes épaulaient les équipes d’Idec Sport et de Spindrift 2 pour leurs choix météorologiques lors de leurs tentatives sur le Trophée Jules Verne.
  • Groupama Team France mené par Franck Cammas arbore de nouvelles couleurs, une livrée bleu-blanc-rouge a été dévoilée sur l’AC45F qui sera aligné sur les Louis Vuitton America’s Cup World Series (dont une étape aura lieu à Toulon les 10 et 11 septembre), et sur le futur AC45T et l’AC48 qui disputera la 35ème America’s Cup.
    Une interview du skipper à lire sur Voiles et Voiliers, qui livre des détails sur l’avancée des travaux  de l’AC45 Turbo et du design, et une autre de Jean Baptiste Epron, marin et designer de cette nouvelle livrée ici.
    © D.RAVON/ GROUPAMA TEAM FRANCE
  • Le team suisse TILT signe un partenariat avec l’équipe néo zélandaise Emirates Team New Zealand. L’équipe helvète laissera la barre de son GC32 au skipper de l’équipe kiwi Glenn Ashby sur le GC32 Racing Tour 2016. Par ailleurs le skipper aura un rôle dans la sélection et l’entrainement de l’équipe suisse qui sera amenée à disputer la Red Bull Youth America’s Cup sur AC45F.
Voile-Multicoques.org/Baptiste Morel

Voile-Multicoques.org/Baptiste Morel

Trophée Jules Verne : IDEC SPORT termine son tour du monde en 47 jours 14 heures et 47 minutes

L’équipage réduit d’IDEC SPORT aura connu une dernière frayeur lors de sa dernière nuit en mer avec une collision avec un OFNI vers 4 h du matin ; celle-ci brisant le safran du flotteur bâbord mais sans affecter la structure du bateau. Francis Joyon et ses cinq équipiers ont donc poursuivi leur route vers Ouessant.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

La ligne d’arrivée de ce tour du monde a été franchie à 17h50 avec un temps de 47 jours 14 heures et 47 minutes, ils réalisent le troisième meilleur temps sur le parcours, derrière Banque Populaire V et Spindrift 2 qui a coupé la ligne à 16h. Il réalisent le meilleur temps du bateau, qui avait détenu le Trophée Jules Verne sous les couleurs de Groupama de 2010 à 2012.

L’équipage de ce Trophée Jules Verne était constitué de Francis Joyon, Alex Pella, Clément Surtel, Boris Herrmann, Gwénolé Gahinet et Bernard Stamm.

Sur ce tour du monde, les six marins décrochent le meilleur partiel sur le tronçon Cap des Aiguilles-Cap Leeuwin en 5 jours 11 heures et 23 minutes.

L’équipage est attendu quai Malbert à Brest vers 20h.

 Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Francis Joyon :
« Il y en a eu beaucoup, des grands moments ! Je retiendrai un grand classique : le passage au cap Horn dans des conditions de mer très agréables et une lumière extraordinaire. Mais l’essentiel c’est le plaisir en équipage ! On a vraiment bien fonctionné ensemble, on s’est bien entendus. Nous étions assez complémentaires : nous étions plusieurs navigateurs solitaires embarqués ensemble sur un bateau d’équipage et ça a fait un bon mélange. On s’est donnés énormément sur le bateau, encore la nuit dernière, où il y a eu des grains à 48 noeuds. J’ai la voix un peu fatiguée mais c’est vrai que la nuit a été sans aucun repos à manœuvrer sans cesse dans des grains, à se bagarrer… mais on faisait tout avec bonne humeur, avec plaisir ! Un moment cette nuit, Bernard a été projeté violemment à travers le bateau, c’était vraiment brutal… Repartir ? Si on pouvait refaire une navigation en équipage avec ce bateau ce serait volontiers ensemble, oui ! On est tous sur un sentiment très positif par rapport à ça ! »

Bernard Stamm :
« Si je devais isoler un seul souvenir, ce serait un surf à 45 nœuds !  Je ne sais plus exactement où c’était, dans l’océan Indien je pense. J’étais à la barre… Le bateau est tout de même assez éprouvant entre 35 et 40 nœuds, mais quand tu restes de longs moments au-dessus de 40 nœuds c’est… et bien c’est mémorable ! »

Gwénolé Gahinet :
« Un souvenir fort c’est la première descente dans le Grand Sud, au sud des Kerguelen, puis de l’île Heard. On a été obligés de plonger très, très Sud pour faire cette trajectoire qui mène au record de l’océan Indien. C’était une entrée en matière assez dure, on a plongé jusqu’à quasiment 60 degrés Sud, dans de l’eau à 2 degrés. ET tu fonces même la nuit à 35 nœuds en te méfiant des icebergs… c’était assez fort et engagé, le froid était vraiment, vraiment dur. Une nuit, le bateau a carrément gelé ! Les filets ont gelé, le pont a gelé… c’est exceptionnel en navigation. C’était un grand moment ! Mais plus globalement ce qui est génial dans ce tour du monde c’est l’aventure humaine, la cohésion de l’équipage. On a passé de super moments, un super tour du monde. Nous étions tous assez différents avec plein d’histoires à nous raconter les uns aux autres. A chaque changement de quarts, il y avait plein d’anecdotes, plein d’échanges, de grands moments de rigolade… et c’est presque le principal ! »

Boris Herrmann :
« Un grand souvenir c’est la rencontre avec Spindrift près de la Nouvelle-Zélande. C’était incroyable de se retrouver à cet endroit-là après une moitié de tour du monde ! L’ambiance à bord était super, mais c’est tout le tour du monde, dans sa globalité, qui était un grand moment à vivre. Je pense avoir appris plein de petites choses dans cet équipage, avoir acquis un peu plus de maturité de navigateur. C’était une expérience enrichissante, avec les autres, à bord de ce magnifique bateau ! »

Clément Surtel:
« Le plus grand moment pour moi c’est le cap Horn. Sortir du sud en rasant ce caillou légendaire, que je passais pour la première fois, dans un coucher de soleil magnifique, c’ était quelque chose. C’est une belle image de libération du Grand Sud. Et il y avait une très bonne ambiance à bord, on s’est tous bien soutenus. On s’est découverts parce qu’on ne se connaissait pas vraiment avant de partir et ce n’est jamais évident à six sur un bateau, comme ça. On s’est bien marrés ! Et après 47 jours de mer et bien… on se connaît mieux ! »

Alex Pella :
« Ben sûr on est très contents d’arriver, de finir ce tour du monde avec un très bon chrono, même si on n’a pas battu le record. Il y a eu de grands moments de bonne ambiance à bord, je pense que vous l’avez ressenti à terre. S’il faut faire une seule ‘photo’ d’un instant magique, pour moi ce serait cet énorme iceberg croisé dans l’Atlantique sud pendant une journée ensoleillée magnifique.  Sur le pont, on était tous éblouis, à regarder ce spectacle comme s’il avait été posé là sur notre route, juste pour nous ! Et puis il y avait une très bonne ambiance à bord, moi j’aime bien rire, je trouve même que ça aide au rendement, à la performance, que ça aide quand les choses ne vont pas bien. C’est important… Il y avait des bonnes personnes à bord ! »